Samedi Chansons

Bonjour toi 😉

Michel Polnareff a repris la chanson Lettre à France et il sort un nouvel album le 18 novembre intitulé Michel Polnareff chante Polnareff .

J’aime beaucoup le clip, tu le découvriras ci-dessous ainsi que les paroles de cette chanson qui m’émeut toujours autant, quant au piano… tu le sais déjà, j’aime 💖.

Il était une fois
Toi et moi
N’oublie jamais ça
Toi et moi

Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi tout bas
Tu es à six heures de moi
Je suis à des années de toi
C’est ça être là-bas
La différence
C’est ce silence parfois au fond de moi

Tu vis toujours au bord de l’eau
Quelquefois dans les journaux
Je te vois sur des photos et moi loin de toi
Je vis dans une boîte à musique
Électrique et fantastique
Je vis en Chimérique
La différence
C’est ce silence parfois au fond de moi

Tu n’es pas toujours la plus belle
Et je te reste infidèle
Mais qui peut dire l’avenir de nos souvenirs
Oui, j’ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
L’amour c’est fait de ça

Il était une fois
Toi et moi
N’oublie jamais ça
Toi et moi

Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi là-bas
Oui j’ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
Je pense à toi tout bas

Bon samedi 💖

À très vite…

Un héritage empoisonné

Bonjour toi 😉

J’ai pensé que j’avais assez trainé comme ça pour vous partager la suite de mon thriller. Voici le chapitre 10 et les précédents sont ici, histoire de vous rafraichir la mémoire 😉

Chapitre 10

Les empreintes de Martine Marteau étaient sur le papier. Elle avait donc écrit ce mot avant de mourir. Voulait-elle en parler ? C’était peut-être pour cette raison qu’elle avait été assassinée. Quel était le rapport ?

Faventiny assis face à ses deux collègues saisit alors son portable.

— D’accord, j’arrive !

Le commandant ne prit pas de gants pour appréhender Frédéric Marteau à l’hôpital.

— Vous allez me suivre, toubib.

— Vous avez trouvé qui a assassiné ma femme ?

— Ce n’est pas le sujet pour l’instant.

— J’ai des rendez-vous.

— Ils attendront.

Institut — médico-légal

— J’espère que les empreintes sont fichées, parce qu’il y en a beaucoup et c’est toujours les mêmes.

— Tu veux dire qu’il n’y avait qu’une personne ?

— C’est évident.

— Je parie pour le mari, dit Vincenzo. Je ne le sens pas ce type.

— Non, ce n’est pas Frédéric Marteau.

— Comment peux-tu en être aussi certaine ?

— Parce que celles que je retrouve partout sur elle sont celles de Martine Marteau.

Sophia en laissa tomber son stylo et Vincenzo siffla entre ses dents.

— Elle se serait suicidée ?

— Ne dis pas de bêtises Vincenzo. Il faut être complètement folle pour se lacérer le visage, le corps et s’étrangler ensuite.

— L’assassin avait sans doute des gants, émit Sophia.

— C’est certain, et c’est bien la seule chose qu’on peut affirmer.

****

— Pouvez-vous me dire docteur ce que vous cachez derrière cette porte ?

— Un bureau.

— Pourquoi avoir mis une fermeture blindée ?

— Il s’agit de recherches, je ne voulais pas que n’importe qui tombe dessus.

— Il suffisait de donner un tour de clé.

— Il y a une femme de ménage qui vient deux fois par semaine. Je ne vous apprendrai pas que ce genre de personnes peut être très curieux. Mais si vous le souhaitez Commandant, je vous ouvre la porte sans problème. Votre équipe de bras cassés n’aura pas besoin de la démolir.

Il glissa la clé dans la serrure.

— Voilà, entrez ! Si vous devez fouiller, faites-le avec ménagement. Ne me perdez pas mes notes.

Esteban et Hugo passèrent devant lui. Rien de bien spécial. Un bureau avec des étagères, des classeurs, un ordinateur.

— Nous embarquons votre portable.

— Faites ! je compte sur votre discrétion.

L’équipe scientifique s’installa dans la pièce afin de relever les empreintes.

— Vous ne trouverez que les miennes, personne n’y vient à part moi.

— C’est ce que nous allons vérifier, docteur. Sortons et laissons-les travailler.

Une fois redescendu dans le salon, Faventiny montra le papier.

— Regardez ce que nous avons découvert ici, sous le canapé.

Frédéric lut ce qui était écrit. Surpris, il leva les yeux vers Daniel.

— De qui parle-t-on ? Cette adresse, je ne la connais pas.

— C’est la mienne.

— Il faut donc que je me méfie de vous ?

Faventiny ne réagit pas.

— C’est vous qui avez tué ma femme ?

Frédéric Marteau restait de marbre tout en accusant le commandant.

— Que dois-je faire ? Appeler la police ? Mais non, elle est déjà là.

Le ton ironique de Marteau faillit faire sortir de ses gonds Faventiny. Esteban le devança.

— Arrêtez vos conneries. Votre femme voulait peut-être parler de vous.

— Qui vous dit que c’est elle qui l’a écrit ?

— Ses empreintes.

— Donc, si je vous suis bien. Elle prétend qu’il faut se méfier de moi et elle ajoute l’adresse du Commandant ?

— Peut-être pour que j’enquête sur vous !

— Pourquoi n’est-elle pas allée vous voir directement ?

— Elle n’en a peut-être pas eu le temps.

— Cessez vos réflexions idiotes Faventiny. Puis-je retourner travailler ?

Ils n’avaient rien pour le retenir davantage.

— Allez-y, mais restez à notre disposition.

— Vous claquerez la porte en sortant. Il ne manquerait plus que je sois cambriolé.

Le chirurgien parti, Faventiny ordonna à ses deux acolytes de refaire une enquête de voisinage.

Esteban et Hugo se dispersèrent.

Daniel grimpa à l’étage et interrogea l’équipe scientifique.

 — Qu’avez-vous trouvé ?

— Rien !

— Des empreintes ?

— Toutes les mêmes !

— Les siennes certainement. Tenez-moi au courant.

Il sortit et s’appuya contre sa voiture. Esteban discutait avec la plus proche voisine. Elle montra du doigt Daniel.

— C’est lui qui était là hier soir !

— C’est le commandant Faventiny, vous devez vous tromper.

— Ah ! c’est un flic ! N’empêche, c’est lui qui est venu, mais ce n’était pas cette voiture.

— Vous avez une idée de l’heure ?

— J’allais regarder ma série. Je dirais 21 h à tout casser, mais vous savez avec les pubs, ça ne commence pas toujours comme c’est prévu.

— Merci madame. Voulez-vous venir rencontrer le Commandant, ainsi vous pourrez nous dire si c’était bien lui ?

— Il ne va pas me faire d’histoires ? Après tout, qu’est-ce que j’en ai à faire moi !

— Pas du tout, au contraire. Si vous pouvez aider pour l’enquête !

Elle suivit Esteban et sans aucune discrétion détailla Daniel. Esteban expliqua la situation à son supérieur.

— Bonjour madame. Commandant Faventiny.

— Bonjour !

— Vous confirmez donc que c’est bien lui qui était chez Madame Marteau ?

— Martine ne s’appelait pas Marteau. Elle n’était pas mariée.

Daniel tiqua.

— Vous êtes certaine ?

— Sûre ! Martine venait souvent bavarder avec moi. Nous faisions en plus de la gym ensemble. Elle n’était pas en couple avec le docteur, c’était juste une copine.

Ceci pouvait expliquer pourquoi le chirurgien ne semblait pas si accablé par sa mort. Daniel reprit :

— Elle habitait ici ?

— Non, mais elle était régulièrement là. Je lui disais que je le trouvais bizarre moi cet homme, mais elle répétait que je me faisais des idées. En tout cas ça bardait hier soir. Surtout quand vous êtes arrivé, vous !

— À l’heure que vous avez indiquée, je ne pouvais pas être ici, madame. J’étais encore au bureau avec deux collègues qui pourront vous le confirmer. Je venais d’être appelé sur une autre affaire.

— Ah ben alors, vous devez avoir un sacré sosie. On raconte que chacun a le sien, le vôtre, il était là hier soir. Mais, maintenant que vous le dites, je n’en suis plus certaine, vous me paraissez plus grand.

— Comment pouvez-vous le savoir ?

Elle se mit à rire.

— Passez sous le panier de basket, là… oui… Allez-y !

Daniel soupira, mais fit ce qu’elle demandait. Instinctivement, il se baissa. La voisine affirma alors :

— C’est bien ce que je pensais, vous n’êtes pas de la même taille. Hier, le bonhomme qui vous ressemblait est passé dessous comme tous les soirs sans se baisser.

— Vous êtes une sacrée observatrice, madame.

— Une vraie curieuse oui ! c’est ce que mon mari me reproche. Pour une fois que ça peut servir.

— Mais vous ne deviez pas regarder votre série ? Si vous étiez devant votre fenêtre, vous risquiez de la rater.

— J’ai une télé dans ma cuisine comme ça je peux préparer les repas sans perdre de temps. J’ai entendu la voiture arriver, j’ai levé la tête. Je lavais les légumes dans l’évier et la fenêtre est au-dessus. Elle donne de ce côté. Tenez, vous n’avez qu’à vérifier.

— Vous reconnaitriez le véhicule ?

— Noir, mais la marque ça !

— Ce n’était pas celui du docteur ?

— Je ne sais pas, il change tout le temps.

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…

Je dis Poésie

Bonjour toi 😉

Nouvelles de mon jardin ? Je laisse la parole à mon bégonia rouge.

Le Bégonia rouge

C’est moi le rouge bégonia
Et même s’il fait froid
Alors que le soleil brille gris
Ce matin je suis surpris.

J’ai fleuri tout l’été
Alors que je souffrais
De la chaleur
Je comptais les heures. 

Pour me désaltérer
Il ne fallait pas y compter
Alors j’hivernais
En plein été. 

Ce matin je suis surpris
Encore et encore je fleuris
D’un rouge flamboyant
Ai-je été prévoyant ? 


J’ai bonne mine
Vive les vitamines
Que j’ai emmagasinées
Pendant l’été sans me disperser. 

Ne suis-je pas magnifique ? 
Mon feuillage n’est pas catastrophique
Je suis fier d’encore fleurir
Et de ne pas comme certain flétrir. 

Je trône toujours
Pour combien de jours
Sur la table du jardin
À l’ombre c’est certain. 

Encore combien de temps
Hier demain maintenant
Je serai le plus beau
Mais plus le petit nouveau.

Qui me remplacera ? 
Moi le rouge bégonia
Qui fleurit encore
Et n’est pas encore mort. 


© Isabelle -marie d’Angèle (Novembre 2022)

À très vite…

L’allée du château

Bonjour toi 😉

Je t’emmène avec moi en compagnie de MaLou, Millie, Lou et Pilou.

MaLou a décidé d’embarquer Millie (9 ans), Pilou (8 ans) et Lou (4 ans) dans une promenade qu’elles n’ont jamais faite et aussitôt, elle est assaillie de questions auxquelles elle n’a pas le temps de répondre.

— C’est où ?

— C’est quoi ?

— C’est loin ?

— Il faut mettre les bottes ?

Dans tous les cas, elles sont déjà en train d’enlever les chaussons pour enfiler les baskets. Avec le scratch, Lou y arrive du premier coup, même si parfois, elle demande de l’aide en implorant :

— Tu serres bien le cratch !

Il fait encore beau, pas besoin de manteau et les voilà parties.

MaLou explique qu’elles vont aller sur l’allée du château. Les réactions sont différentes.

Millie s’empresse de rêvasser.

— Ce serait trop bien que tu habites là-bas (au château). Tu imagines ? Maman me laisserait au bout de l’allée et tu viendrais me chercher. PaLou aurait préparé une brioche et on pourrait goûter dans ton château. Ce serait trop bien.

Pilou n’a pas du tout la même attitude. Armée d’un bout de bois qui a office d’être un couteau magique, elle coupe à tour de bras tout ce qu’elle trouve sur son passage : fleurs sauvages, mauvaises herbes. Elle galope loin devant, on dirait un cabri, parle toute seule et s’invente des histoires. Elle ramasse tout ce qui l’intéresse, branchage, feuilles, qu’elle aimerait bien que je garde à la maison. Elle remplit ses poches de trésors. Elle revient de temps en temps vers moi pour me montrer comment son arme merveilleuse fonctionne.

— T’as vu MaLou comme il marche bien.

Je répète à tout va qu’elle pourrait rester avec nous, mais mes mots se perdent le long de l’allée, elle est déjà repartie.

— C’est encore loin ?

Lou la plus petite prend son temps et traine un peu la patte.

— J’ai mal aux jambes.

— Si tu veux, j’appelle PaLou. Il viendra te rechercher en voiture.

C’est immédiat, tout va bien et elle reprend sa route. Ô grand jamais, elle ne louperait l’allée du château. Heureusement pour moi, car je suis certaine que PaLou n’aurait pas sorti la voiture pour faire 1 km et encore je ne suis pas sûre qu’il y soit ce kilomètre.

La voilà enfin cette allée avec le château tout au bout. Il n’a rien de celui de la Belle au Bois dormant. Il est en travaux, il accueille l’été un food truck et la population du village pour regarder le cinéma en plein air, mais il a l’avantage d’avoir effectivement un très long chemin qui fait rêver et Millie ne s’en prive pas.

Sa main dans la mienne, elle imagine. Les chiens par-ci, les chevaux par-là, la grille qui s’ouvre à notre approche, moi, qui l’attend en haut du perron. Il ne manque que la calèche qui s’arrête devant moi (la voiture a disparu, finalement c’est mieux d’arriver comme ça).

Lou est devant nous et marche tranquillement, les mains dans les poches, le nez au vent. Parfois, elle se penche pour ramasser une fleur, un brin d’herbe, une chose qu’elle a trouvée belle et qu’elle m’offre avec son grand sourire charmeur.

— Tu le mettras dans l’eau à ta maison.

Pilou galope dans tous les sens, coupant par-ci, fauchant par-là avec son arme magique. Elle est la première à arriver devant la grille fermée avec des panneaux qui nous signalent qu’il y a des caméras et qu’il ne faut pas s’approcher.

Lou se colle aux barreaux et regarde la cour. Elle ne sait pas lire, elle s’en moque de ce qui est écrit. Pilou, la grande aventurière aurait bien envie d’entrer. Bien sûr que non, faisons demi-tour.

Elles sont ravies de la promenade. De hauts arbres se balancent au gré du vent et j’avoue que moi aussi, mon imagination s’envole et je suis prise en flagrant délit par Millie qui saisit ma main et demande :

— À quoi tu penses ? Tu vas écrire une histoire ?

— Quelle idée ! gloussais-je. Allez on repart les filles.

Et Pilou nous devance encore, Lou trainasse et s’arrête. Elle s’accroupit et contemple une fleur enfin à ce qui lui ressemble. Elle la regarde avec attention puis se relève. Millie tient toujours ma main.

© Isabelle-Marie d’Angèle (novembre 2022).

À très vite…

Un héritage empoisonné

Bonjour toi 😉

J’imagine que tu ne te souviens plus de l’histoire de ce thriller 🧐 Ici tu trouveras tous les chapitres précédents. Nous en étions restés au chapitre 8, voici donc … le 9 😉 .

Chapitre 9

Sophia et Vincenzo accueillaient un nouveau cadavre. Une femme. Habitués à ce genre de réception, ils bavardaient et commentaient la pendaison de crémaillère chez les Faventiny.

— Notre miroir dans l’entrée est bien choisi. Le commandant n’a pas hésité à l’installer rapidement. Je ne savais pas qu’il était aussi bricoleur, remarqua Sophia en recouvrant le corps d’un drap blanc.

— Pourquoi tu lui remets, il va falloir le découper !

— Un peu de respect Vincenzo. Imagine qu’elle nous entende.

— Ne me refais pas ce coup-là ! les morts sont morts, point barre.

— J’sais pas ! Peut-être qu’il y a une vie finalement après.

— Après quoi ?

— Après la vie, idiot !

— Ouais ! la mort. Qu’est-ce qu’on doit s’embêter à dormir tout le temps.

Vincenzo regarda la femme qui avait été salement amochée.

— Elle a sacrément morflé, c’est un carnage. Il lui a réglé son compte. J’espère qu’elle est décédée rapidement.

— Recouvre-là, je te dis, et arrête de jouer au vautour.

— J’adore l’image !

Il éclata de rire et se pencha davantage pour la renifler.

— Au fait, elle est belle la cave du commandant ?

— Pourquoi au fait ? C’est quoi le rapport ?

— Je te vois humer la morte, je pense à Hugo qui en faisant tourner son verre respirait le vin en même temps.

— Il te plait bien le flic, avoue !

— Mais cesse de me taquiner. Donc, cette cave ?

— Il y a effectivement de belles bouteilles.

— Elles doivent coûter du fric pour qu’il faille une clé pour y entrer.

Son collègue la regarda, ahuri.

— Tu m’fais quoi là ! la cave n’a pas de porte. Tu descends l’escalier et tu as tous les rayons devant toi, enfin sur la droite.

— Le commandant est revenu la chercher. Tiens, demande à Coralie, elle arrive.

****

Le commandant Faventiny et ses collègues avaient découvert le corps d’une femme le matin même et celui-ci avait déjà été transporté à l’institut médico-légal.

— Regarde, voilà le mari.

Hugo désignait un homme qui avançait à grands pas vers eux.

— Où est ma femme ?

Faventiny montra sa carte et présenta ses co-équipiers.

— Bonjour monsieur ! Vous êtes ?

— Le docteur Marteau. Frédéric Marteau. Où est ma femme ? Je veux la voir.

— Elle a déjà été transportée à la morgue pour son autopsie.

— Je désire encore la contempler ! Je suis chirurgien, je souhaite la regarder une dernière fois avant qu’elle ne soit découpée en morceaux.

Daniel Faventiny tiqua.

— Vous devriez savoir que les collègues de l’institut médico-légal ne charcutent pas les corps. Où étiez-vous hier soir ?

Le commandant n’avait pas aimé la réaction de Marteau, aussi il ne prit pas les précautions d’usage pour l’interroger.

— De garde à l’hôpital. Vous pourrez vérifier.

— Vous êtes chirurgien plasticien si je ne me trompe. Vous opérez même la nuit ?

— On se connait ?

Frédéric Marteau le fixa d’un air supérieur.

— C’est écrit sur votre plaque à l’entrée.

— Évidemment !

Il soupira et se dirigea vers le bar et saisit la bouteille de whisky.

— Je vous propose quelque chose ?

Les trois hommes se regardèrent. Qui était cet homme pour avaler un verre d’alcool à 8 h du matin ? En offrir ensuite à des flics comme si de rien n’était.

— Ah j’oubliais ! jamais pendant le service !

— Docteur, vous vous entendiez bien avec votre femme ?

— En voilà une question ! Bien sûr !

— Vous ne semblez pourtant pas très accablé !

— J’ai l’habitude de cacher mes émotions avec mon métier.

— Vous ne devez pas côtoyer de grands malades, mais surtout des patients qui veulent changer d’apparence physique.

— Et voilà encore un qui pense que les personnes qui viennent me voir n’ont pas besoin d’aide. Savez-vous ce que c’est que de se sentir moche toute sa vie ?

Les trois hommes contemplèrent Frédéric Marteau qui affichait un visage balafré.

— Vous ne l’aviez pas remarqué ? Je ne vous crois pas. J’ai été brûlé. Voilà. Greffes, encore des greffes… bref ! Vous imaginez pourquoi je comprends mes patients et que je souhaite être présent à leurs côtés quand ils découvrent leur nouvelle physionomie ?

Le commandant n’avait pas envie de s’éterniser sur cet homme qu’il n’appréciait pas.

— Si vous voulez nous suivre, vous pourrez reconnaitre votre femme.

Dans la voiture, Daniel appela Coralie et la prévint de son arrivée. Le corps était visible, les premières constatations annonçaient que l’épouse de Marteau avait été lacérée à coups de couteau puis étranglée. Elle n’était malheureusement pas morte sur le coup.

Coralie venait de découvrir la fiche du cadavre allongé sur la table.

Daniel poussa la porte et entra dans la pièce froide. Il salua Sophia et Vincenzo et adressa un sourire à sa femme. Le chirurgien était derrière lui.

— Si vous souhaitez vous approcher pour reconnaitre votre épouse.

Il accrocha alors le regard de Coralie.

— Bonjour, Frédéric, désolée de te retrouver dans de telles circonstances.

Daniel Faventiny réprima un geste de surprise et demanda.

— Je n’ai donc pas besoin de vous présenter, vous vous connaissez ?

— Bonjour Coralie.

Il se tourna vers le commandant et murmura.

— Nous avons fait nos études ensemble.

Il revint sur Coralie.

— Heureux de te revoir.

Elle leva doucement le drap. Il se pencha.

— C’est Martine, ma femme.

— J’ai quand même quelques questions à vous poser, toubib.

— Daniel, ça peut attendre, je… l’interrompit Coralie.

— Vous vous appelez par vos prénoms ? Vous travaillez ensemble peut-être !

— Faventiny est mon mari.

— Félicitations.

Frédéric Marteau se tourna vers le commandant.

— On se connait aussi.

Il rabaissa le drap sur sa femme et fit demi-tour.

— Je suis à votre disposition quand vous le désirerez, vous savez où me trouver.

Avec désinvolture, il jeta une carte de visite sur un des bureaux et s’en alla.

Coralie et ses collègues ne pipèrent mot. Faventiny réagit brutalement.

— Il se prend pour qui ce mec ! d’où je le connais ?

Il appela Esteban et lui demanda d’aller immédiatement l’interroger à son domicile et avec Hugo chercher des indices dans la maison.

— Mais ça a déjà été fait ce matin non ?

— Certainement pas comme je le voudrais. Hugo et Esteban savent parfaitement comment je bosse. Je compte sur eux pour me trouver ce que je cherche.

— Et que cherches-tu ?

— C’est eux qui vont me le dire.

Coralie haussa les épaules.

— Frédéric Marteau est un gars gentil. Il en bavé quand il était gosse. Tu as vu son visage ?

— Ouais ! et alors ?

Sa femme ne répondit rien. Effectivement, ça n’avait aucun rapport.

Chez Frédéric Marteau

Esteban était un fin limier et Faventiny le savait. Il mit un point d’honneur à fouiller chaque pièce, chaque tiroir. Il poussa toutes les portes. Il était certain qu’une lui résisterait et ce fut le cas. Impossible de la faire bouger. Elle était blindée ou quoi ? Il y avait forcément quelque chose à cacher derrière.

Hugo revint vers lui avec un papier à la main.

— Regarde ce que je viens de trouver sous le tapis du salon.

Méfiez-vous de lui

L’adresse du commandant était écrite en dessous.

© Isabelle-Marie d’Angèle

À suivre…

À très vite…

Au clair de la Louve – Tome 4 – Rime de Bervuy

Bonjour toi 😉

Je viens partager avec toi ma dernière lecture. Comme je l’ai déjà dit, je ne suis d’habitude pas fan de fantasy. Pourtant, ici, c’est quand même le 4ème tome que je découvre toujours avec autant de plaisir. Je me suis attachée à ces héros hors du commun, Maryhead est une sorcière et Renan un vampire, avoue que ce n’est pas habituel. Je te laisse découvrir ci-dessous le résumé et mon ressenti.

Une fois de plus, la famille Mancini vient assombrir l’horizon de Maryhead et Renan.

Les doutes et les questions se multiplient et les épreuves finissent par balayer toutes leurs certitudes. La réalité a différentes facettes.

Sauront-ils trouver un chemin autre que celui tracé pour eux par les fantômes du passé ?

Ce que j’aime chez cette auteure c’est qu’elle ne laisse rien au hasard. Quand tu crois que tout va s’arranger pour nos deux héros, il se passe un truc qui remet tout en question.

Maryhead est une sorcière immortelle qui se change en louve, c’est un personnage très fort, comme tu peux t’en rendre compte. Malheureusement ou heureusement pour le lecteur, sinon ce ne serait pas drôle, elle ne peut pas tout contrôler surtout quand un vampire, ici c’est une femme, Fedora Mancini, s’en prend à elle bien qu’elle soit censée être détruite.

Mais, tu vas me dire, un vampire est déjà mort non ? Là est le problème, et son âme alors, que devient-elle ? Ne voilà-t-il pas que, comme elle est très forte cette Fedora et surtout très méchante et machiavélique au possible, qu’elle peut reprendre forme dans un corps… tu ajoutes à ça qu’elle avait fait de Renan sa chose, ce vampire magnifique et amoureux de Maryhead, tu penses bien qu’elle ne va pas les laisser filer leur belle histoire sans s’en mêler.

Renan, est un seigneur obscur (n’hésite pas découvrir les tomes précédents pour savoir comment il l’est devenu), peut vivre le jour, parfois, boire un peu d’alcool, mais n’avale rien d’autre que du sang quand il doit se nourrir, veille sur sa jolie sorcière, mais à son tour, il peut devenir fou, surtout lorsque l’auteure aussi diabolique que ses héros, s’amuse à semer des embûches que tu n’imagines même pas sur leur chemin.

Alors, que dire de ce nouvel opus si ce ne n’est que j’ai compris rapidement qu’il y aurait une suite, car il est quasiment impossible d’abandonner ainsi nos personnages sur ce goût d’inachevé. En effet, rien n’est terminé, loin de là, surtout quand le passé s’en mêle et ajoute son grain de sel, histoire de redistribuer les cartes. Je pourrais même dire que tout va recommencer.

Je félicite chaleureusement l’auteure qui garde son lecteur en haleine jusqu’au bout. Je n’ai détecté aucun temps mort et ne me suis jamais ennuyée. Ce livre de 450 pages t’embarque au pays des vampires, des sorciers, des loups-garous, sans que jamais tu ne penses que ça ne peut pas exister.

Rime de Bervuy crée un univers, le sien où elle excelle, tout y est possible et j’en redemande alors que ce n’est franchement pas mon genre de prédilection. Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais et surtout accepter de se laisser emporter dans un monde imaginaire presque réel.

Pour les adeptes de fantasy, je le recommande fortement, pour les plus timides, croyez-moi, vous ne serez pas déçus du voyage.

À très vite…

Samedi Chansons

Bonjour toi 😉

Je retrouve mon jukebox 🙂

Je me doutais bien qu’il allait me faire des blagues ce jukebox pour se venger de l’avoir mis aux oubliettes pendant deux semaines.

Voilà ce qu’il me sort 😂

2ème essai 😂 décidément …

Ce jukebox a décidé de nous faire danser 😂. Tenterais-je un nouvel essai ?

Ok j’éteins 😂😂 ce n’est pas sérieux tout ça ! 😂

Bon samedi 😉

À très vite…

Journal de Marie-Sophie

Bonjour toi 😉

Il est temps de retrouver Marie-Sophie 🙂 et si tu es un peu perdu n’hésite pas à aller rechercher ses pérégrinations ici

— Comment ça tu as déjeuné avec lui ?

Mélusine m’attendait de pied ferme et dès que je passai la porte de la cuisine, elle ne me ménagea pas.

Une fois mon repas avalé avec Gabriel, j’étais repartie à la boulangerie reprendre ma place derrière le comptoir. Archibald ne m’avait posé aucune question et l’après-midi s’était terminée sans que je l’aperçoive. Il avait dû quitter son laboratoire, c’était très calme dans l’arrière-boutique.

J’étais revenue à pied comme d’habitude et j’avais pu constater que Morgan était rentré, sa camionnette étant garée devant chez lui. Il y avait de la lumière chez Charles mais la porte était fermée.

— Raconte et ne me cache rien. Pourquoi n’as-tu pas répondu à mes messages ?

Mon amie était furibonde et je ne comprenais pas vraiment pourquoi.

— Il n’y a pas grand-chose à dire et si tu dois être en énervée après quelqu’un, va donc voir Charles, c’est lui qui a donné notre adresse.

Surprise, elle se calma aussitôt. Je l’interrogeai :

— Tu n’as quand même pas cru que c’était moi qui l’avais appelé ?

— J’ai eu un doute.

Ce fut à mon tour d’être stupéfaite et la colère gronda en moi.

— Vous me prenez tous pour qui ? Où est le problème sincèrement ? Gabriel est un ami qui voulait prendre de mes nouvelles, c’est tout. Il avait des jours de congés, il en a profité pour venir ici.

Je m’approchai de l’évier pour me laver les mains. J’entendais Enzo qui chantonnait, il devait être dans sa chambre en pyjama. Je rentrais tard les jours où je tenais la boulangerie. Mélusine nous avait préparé un gratin dauphinois, je reconnaissais son parfum.

— Archibald est là ?

— Non.

— Tu as vu Morgan ?

— Non.

Je soupirai. Comment avouer que Gabriel allait travailler à une quinzaine de kilomètres de chez nous ? Je levai les yeux et j’aperçus Morgan qui traversait le jardin. Il caressa au passage le chat qui se pavanait devant lui alors que son chien le précédait. Il entra dans la cuisine, m’attrapa par le cou et m’embrassa. Il sentait bon, je me serrai contre lui.

— Comment va Gabriel ? me murmura-t-il dans le creux de l’oreille.

Il se détacha et me regarda en souriant. Avec Morgan, tout était simple.

— Il est en vacances ici ?

Il piqua un grain de raisin dans la corbeille de fruits et s’appuya contre la paillasse. Je répondis aussitôt sans rien lui cacher, les mots venaient tout seul.

— Figure-toi qu’il va bosser à l’hôpital.

Morgan saisit la dernière grappe et mit doucement une graine dans ma bouche.

— C’est Saverio qui m’a prévenu qu’un homme était avec toi et qu’il te dévorait des yeux.

Je rougis instantanément. Tout se savait ici et très vite.

— J’aime quand tu deviens toute rouge.

Il termina les fruits et reprit :

— Normal qu’un homme te trouve jolie, tu l’es.

— Comment as-tu compris que c’était Gabriel ? Saverio ne le connait pas.

Morgan se mit à rire.

— Il me l’a décrit, il a bien dû le regarder pour m’en faire un tel portrait, ça n’a pas été difficile de le reconnaitre.

Mélusine qui avait disparu dès l’arrivée de Morgan réapparut comme par enchantement. Je la soupçonnai même d’avoir écouté dans le couloir.

Elle ne fit aucun commentaire et commença à préparer le dîner en remuant bruyamment les casseroles. Morgan posa sa main sur son épaule.

— Tout va bien Mélusine. Marie-Sophie a tout à fait le droit de rencontrer un copain. J’en ai dit autant à Archibald qui était furieux contre Charles.

Mon amie bougonna tout en préparant la salade. Enzo déboula et installa les assiettes sur la table. Il savait qu’il pourrait ainsi regarder un petit peu la télé avant d’aller se coucher.

Archibald arriva peu après. Il rapportait un gâteau basque.

— C’est de la part de Cybèle.

Il s’approcha de moi et m’embrassa sur la joue.

— Désolé pour tout à l’heure. On oublie ?

Mon portable sonna à ce moment-là, le visage de Gabriel apparut. Archibald soupira mais ne fit aucun commentaire, Morgan me regarda, Mélusine croisa les bras et Enzo cria :

— Pourquoi tu réponds pas marraine ?

© Isabelle-Marie d’Angèle (novembre 2022).