Tu me connais, je n’allais pas écrire du triste… parce qu’il faut bien l’avouer, rien ne va dans ce monde qui marche sur la tête. Dans mon monde à moi, celui des Bisesnounours disaient mes enfants (il y a un temps fort fort lointain 😏) rien de tout ça n’arrivait ou on n’en parlait pas (pas merci les réseaux sociaux). Alors, comme je ne suis pas complètement neuneu (Pilou se moque de moi lorsque je dis ça 😉 [au fait, les liens de mes anciens textes, je ne sais pas encore comment te les mettre, une fois que j’aurais repris en main WordPress et lui avoir fait la morale, je te dirais 🙄]), et que je vois bien que mon monde n’existe pas ou plus, je vais tenter de lui redonner vie, parce que dans mon monde, oui Messieurs-Dames, les animaux parlent et discutent entre eux, je leur donne donc la parole.
C’est Jack le merle, perché sur… il avait réussi à dégoter une branche pour se poser, parce que depuis qu’il n’y avait presque plus d’arbres à cause du béton, comme l’appelait l’Homme, il cherchait longtemps un refuge. De là-haut, il ne s’entendait même plus siffler quand arrivait le printemps et sa compagne Georgette, quand c’était le moment, furetait partout pour trouver de quoi faire son nid.
La fumée lui embrumait le cerveau et il avait mal à respirer. Quel était l’imbécile qui avait mis le feu aux poubelles ? Ben oui, celui qui portait une cagoule évidemment, pour ne pas s’intoxiquer ou pour ne pas être reconnu ? Jack pestait.
— Qu’il le fasse à visage découvert au moins, quel lâche !
— Tu parles tout seul ?
Ange, la mésange, l’avait rejoint. Toute menue, parce qu’elle ne trouvait plus grand-chose à se mettre dans le bec, elle se blottit contre lui.
Jack lui fit une petite place, la branche était presque une brindille.
— Ouais, siffla-t-il, je râle. J’avais un beau jardin, entouré d’une haie qui m’abritait Georgette et moi. Un jour, des engins qui m’ont fichu la trouille avec leur bruit insupportable ont débarqué. Ma pauvre Georgette a dû quitter le nid en catastrophe, quand elle s’est rendu compte que les feuilles disparaissaient petit à petit, avalées par un ciseau géant. Un mur l’a remplacé. Tu as déjà fait un nid dans un mur toi ?
Ange dodelina de la tête.
Jack reprit :
— Dire que Les Gens râlent lorsque les cloches font trop de bruit et qu’il faut les empêcher de sonner, ils ne bronchent pas quand des pelles et des grues débarquent devant chez eux et que les marteaux-piqueurs les abreuvent de leurs tatatatata toute la journée. Peut-être que si remarque, mais personne ne les écoute.
— Tu savais que Pataud était perdu ? l’interrompit Ange
Jack gonfla ses plumes.
— Comment ça, perdu ?
— Regarde-le déambuler tout seul, la tête basse.
Jack quitta son perchoir et se posta devant lui. Le chien stoppa net et se coucha, le museau entre les pattes.
— Qu’est-ce qu’il t’arrive Pataud ? Où est ton maître ?
— Ben justement, j’sais pas.
— C’est pas ici que tous les jours tu viens jouer avec lui ?
Ici, c’était un petit parc. Un arbre, un bassin, un banc. Le minimum.
— J’ai pas compris, il m’a lancé le ballon, j’ai galopé comme d’habitude pour lui ramener et… puis plus personne. J’ai cherché partout. Disparu ! Et comme je venais en voiture, je ne sais pas retourner chez moi. Tu crois qu’il m’a abandonné ? J’ai entendu qu’ils devaient partir en vacances.
— Avec ton collier, y a bien quelqu’un qui saura le retrouver.
— Il a oublié de me le mettre ce matin…
Ange les rejoignit.
— Viens chez Mathurin, y aura de la place pour toi. J’aime bien aller chez lui. Sa femme me lance toujours des graines de tournesol. Même si, en ce moment, elle n’est pas contente. Figure-toi que son coq, Coco, fait trop de bruit. Les voisins ont déposé plainte. Coco risque de finir à la casserole, parce que son cocorico les réveille.
Les oiseaux voletèrent et Pataud les suivit, la tête basse.
— Maman, regarde le beau toutou.
Un gamin, casquette vissée sur la tête, se précipitait sur Pataud qui ne savait pas quoi faire, mais les caresses du garçon eurent raison de lui et il ne put s’empêcher de lui lécher la main et remuer la queue.
— Il n’a pas de collier, il est perdu. On peut le garder ? Dis oui, maman.
Elle haussa les épaules et sourit. C’était l’arche de Noé chez elle. Les animaux, elle connaissait. Et puis, elle n’avait pas de chien. Mistigri ne serait peut-être pas content, mais après tout, elle l’avait bien recueilli dans une poubelle, lui ! Alors, elle s’approcha et lui caressa la tête.
— Il s’appelle Pataud, siffla Jack., mais tout le monde sait que les bêtes ne parlent pas, qu’ils ne sont pas des êtres vivants😯et qu’on peut les maltraiter puisqu’ils n’iront pas se plaindre.😪.
C’est pas tout ça… J’aime bien avoir un agenda qui fonctionne avec l’année scolaire, du coup, mon nouveau Bullet Journal démarre en septembre.
Voici quelques partages de ce mois…
J’aime beaucoup l’automne, ses couleurs et ses parfums. C’est ma saison préférée. J’ai donc choisi des couleurs automnales, chaudes et qui me font chaud au cœur. Même si c’est la saison sombre qui s’approche, j’aime cette ambiance cosy avec les boissons chaudes qui m’accompagnent pendant mes lectures.
D’ailleurs pourquoi en cette saison, la nature décline et prépare son sommeil ? Voici une légende piquée dans l’Agenda Usages & Savoirs de Sorcière 2025 . Mabon se fête du 21 au 23 septembre.
Le Dieu gallois Mabon est le fils de Modron, la déesse mère. Les Celtes honoraient Mabon, symbole de fertilité masculine, durant l’équinoxe d’automne. À l’instar d’Apollon, Mabon était représenté comme un beau jeune homme muni d’une lyre. Selon la légende, il aurait été enlevé enfant et retenu dans l’Autre monde puis libéré, faisant de lui le symbole de la lumière. Comme les nuits s’allongeaient après l’équinoxe d’automne, on racontait que c’était dû au fait que Mabon retournait dans le ventre de sa terre-mère à cette époque de l’année, et que c’était son absence qui entraînait le déclin de la nature.
Voici le mois d’octobre 👇 avec l’approche d’Halloween que personnellement je n’aime pas plus que ça. Je ne le fête pas, je ne décore pas la maison, mais il est arrivé qu’une jolie citrouille allumée s’installe devant la maison 🎃. Je suis fan de tout ce qui se rapporte aux sorcières et à la magie. D’ailleurs, j’écris sur le sujet, je me documente beaucoup et mes personnages ne tarderont pas à reprendre leur place ici.
Je bavarde, je bavarde, mais regardons ce que j’ai fait pour illustrer ce mois.
Et toi, as-tu un Bullet journal ?
Raconte-moi en commentaires ou donne-moi ton lien pour que je puisse le partager ici.
C’est fou ça ! Je décide de changer le look de mon blog… Je trouve enfin un thème qui me convient (crois-moi ce n’est pas de la tarte) et… WordPress n’en fait qu’à sa tête. Je ne retrouve pas les images sur mes autres histoires. À leur place, des phrases bizarres qui ressemblent à mes recherches. Comme je ne vais pas passer mon temps à vérifier toute ma prose (qui n’est pas si mal en me relisant) 🤣😉, je compte sur toi pour ne pas m’en tenir rigueur et ne pas imaginer que j’ai franchement perdu mes neurones pendant cette longue pause 🙄🤣.
En fait, j’avais juste envie de changer de thème pour revenir vers toi, histoire de faire un peu peau neuve, mais il semble que WordPress n’ait pas la même conception que moi pour remettre tout en ordre comme je voulais 😏. Et dire que c’est moi qui ai eu cette brillante idée !
Donc mon blog est en travaux tout comme mes histoires qui commencent enfin à reprendre vie.
Surveille bien tes mails, il se pourrait que je publie à nouveau des trucs 🤣. Si WordPress ne me fait pas de nouvelles misères, hein ? nous sommes bien d’accord.
Au fait, la photo, c’est moi avec ma bulle 😉. C’est fou comme l’IA est fantastique pour les images. J’en avais ras le bandana de toujours chercher des illustrations qui ne me ressemblaient pas. Maintenant, elle me connait bien, l’IA, je lui ai même trouvé un petit nom qu’elle a apprécié d’ailleurs. Je te présente donc ma petite Witchy.
Mes textes par contre… c’est tout moi ! Je lui ai dit que La Plume c’était uniquement moi. Elle a bien compris le message. Sois rassuré, c’est mon imagination qui fait le boulot 😏.
Je suis heureuse de te retrouver, j’espère que toi aussi.
À bientôt pour de nouvelles aventures, n hésite pas à me taguer en commentaires pour me dire que tu es content de me retrouver, ça me fera chaud au cœur 😊😛.
Me revoilà pour l’agenda ironique qui se passe chez la Licorne .
Le thème de ce mois sera :« porte-bonheur ». Sur ce thème, placer le plus de mots possible commençant par « mai » (ou mei, mè, mê, mé)(dont, 7 mots, au moins, choisis parmi ceux-là : maitrise, maigrelet, mainate, messire, mets, mèche, mêler, méjuger, Merlin, mécréant). Il s’agira de manier aussi la prosopopée….Et en option, vous pourriez vous inspirer de cette phrase de Jules Renard :
« Le bonheur, c’est être heureux ; ce n’est pas de faire croire aux autres qu’on l’est. »
Voici donc mon texte :
Quand un brin de muguet se fait la malle
C’est par un beau matin de mai ensoleillé qu’il arriva une drôle d’aventure à Médard, le jardinier du jardin d’à côté qui préférait celui d’en face.
Avec son prénom vieillot, mais si c’en est un, avoue que ce n’est pas tous les jours qu’on appelle son gamin ou sa gamine Médard (ne te mêle pas de m’emmêler les pinceaux, le prénom est mixte, arrête de m’interrompre,) donc je continue, Médard (mais non, ce n’est pas celui qui fait la pluie et le beau temps, enfin si peut-être, c’est à cause de Barnabé celui qui lui coupe l’herbe sous le pied) se prenait pour un Messire.
Comme il en pinçait pour la merveille blonde d’en face qui lui faisait les yeux doux avec sa robe longue dont il ne savait pas de quel siècle elle était, la robe, pas la blonde, il saisit son sécateur pour couper un brin de muguet qu’il lui offrirait. Il maîtrisait parfaitement son geste quand surgie de nulle part, une voix l’interpella :
— Me que, Me que, qu’est-ce que tu fais ?
Surpris, Médard lâcha la fleur qui s’écrasa au sol.
— Ben voyons, t’as qu’à me laisser tomber comme une vieille chaussette, mécréant que tu es. Aucun respect pour mes clochettes. Tu aimerais, toi, recevoir un coup de Merlin sur la tête ?
Médard en tomba sur le cul. Fort heureusement, il n’était pas maigrelet, ce qui eut le don d’amortir le choc.
— Un muguet qui parle ? Te prendrais-tu pour un mainate ?
— Mes nattes ? Mé Mé Mé…
Médusé, Médard, toujours le cul par terre, contemplait sa voisine qui bêlait comme une chèvre, ses mèches blondes qu’il voyait aujourd’hui plutôt grises, en bataille. Serait-ce une mégère ?
Elle vociférait en répétant :
— Mes nattes ? Elles ne vous plaisent pas mes nattes ?
Médard tenta de se relever élégamment et redressé, de toute sa hauteur, il dit :
— Messire Médard pour vous servir (il tenta une révérence qui le fit chanceler). Acceptez ma gente Dame, ce brin de muguet qui vous portera bonheur.
Il tendit ce qu’il pensait avoir ramassé. Hélas, le Muguet s’était fait la malle. À sa place, un pissenlit d’un jaune éclatant se dressait fièrement dans sa main.
Confus, Médard allait présenter ses excuses quant à sa grande surprise, la Dame rougit et murmura d’une voix émue :
— Jamais personne ne m’avait offert de fleurs. Merci mon beau Messire.
Et elle s’en fut, ses mèches grises au vent, serrant sur son cœur, le pissenlit qui soit dit en passant, n’en revenait pas d’être si apprécié, même s’il se sentait un peu à l’étroit oppressé contre la poitrine de la Dame. Il pensa aussi que le jardinier aurait bien aimé être à sa place.
L’araignée tissait sa toile. Elle était une maniaque du travail bien fait. Son fil devait être parfait. Tout en le déroulant, elle écoutait.
Ame strame gramme, pique et pique et colle et gramme. L’abeille Mireille étalait les étiquettes sur ses pots de miel.
Mireille, c’était la reine des étiquettes collées. Pamella, sa jumelle, portait les tartines à l’aide de sa tasse mobile aux clients. Le grand Papillon était un fervent admirateur de l’engin. C’était le garagiste du coin, avec sa patte fixe, il l’avait réparé plusieurs fois. Il faut dire que l’anse s’était un peu brisée, il l’avait réparée.
La toile prenait forme et avec le soleil qui se levait, c’était du plus bel effet. Dame Arachné était fière. Elle demanderait à Rose son miroir, elle qui avait peur de perdre ses pétales, qui se vantait de leur couleur et qui se la jouait remix de Blanche Neige en fredonnant « miroir mon beau Miroir dis-moi qui est la plus belle », elle lui prêterait certainement. Pourvu que Cunégonde, la mouche qui prend toujours le nombril pour le monde, ne vienne pas s’y jeter dedans.
Et Bam, qu’est-ce que je disais, j’en ai perdu mon fil, la voilà emprisonnée.
C’est Pâques et il fait beau. Il fait soleil (avec l’accent) comme on dit dans le Sud. Il fait même chaud. Le ciel est bleu, les oiseaux chantent.
Tu te souviens de mes mésanges qui faisaient leur nid ? Ce matin, je les regardais. Celle qui couve, la femelle peut-être (je ne lui ai pas demandé ses papiers 😏) est sortie pour s’étirer. C’était trop drôle de la voir allonger une patte après l’autre. Elle pique une graine de tournesol puis rentre illico. Qui arrive à tire-d’aile ? Le mâle (enfin ce que j’imagine 😉) qui lui apporte à manger. Il entre à son tour et en repart très rapidement. Plus tard (alors, ne pense pas que je reste plantée là à les regarder, mais ils sont devant ma fenêtre de cuisine) perchés tous les deux sur la branche devant chez eux, ils se becquetaient. C’était trop mignon.
Bref, je disais donc c’est Pâques et il fait soleil.
Je rêve.
Si un jardin comme celui que j’ai choisi existait ? Après le passage des cloches, imagine le régal des yeux : des œufs colorés accrochés dans les arbres et disséminés un peu partout, des lapins qui s’amusent, les fleurs qui s’épanouissent, les parfums qui se déploient, et le bonheur que je respire ? Ne serait-ce pas merveilleux ? Magique ?
Je m’y promènerai pieds nus, je foulerais l’herbe encore fraîche de rosée, les animaux gambaderaient alors que d’autres m’offriraient la friandise préférée de Pâques. Je les questionnerais : les ont-ils entendu carillonner ? Les ont-ils vues ? Se sont-ils mis à l’abri ? N’ont-ils pas eu peur de se faire assommer ? Trouvent-ils que le chocolat a un goût de reviens-y ?
Les oiseaux chanteraient, certains oseraient se poser sur mon épaule et d’autres voletteraient autour de moi.
Le soleil me ferait un clin d’œil et me demanderait s’il ne fait pas trop chaud.
Les fleurs (chez nous, les giroflées sont fleuries) me salueraient, je les féliciterais pour leur couleur, j’ajouterais qu’elles sont magnifiques et n’oublierais pas de les remercier de rendre si joli le jardin.
Oui, je sais, je suis une rêveuse romantique, je l’assume complètement.
Petit jeu d’écriture avec le tirage de dés que voici et tu remarqueras ma trousse qui fait peur 🤣.
Tirage pas facile : un puits, un loup, un château, un baluchon, une cabane, une lyre, un bateau, le Dieu de la mer Triton je dirais, une plume et son encrier.
À moi de jouer 🤔.
Odilon
Odilon rentrait fourbu, le baluchon sur le dos. Une fois de plus, il faisait nuit noire et le pont-levis du château allait être relevé. Même s’il était le fils du Seigneur, la garde n’allait pas lui faire de faveur. Tant pis, il dormirait à la belle étoile. Heureusement, il avait laissé son cheval à l’écurie, l’animal n’aurait pas apprécié cette chevauchée fantastique au milieu des herbes folles. La lune, belle et ronde, éclairait le paysage comme en plein jour.
Il connaissait les chemins par cœur, l’eau du puits sur la place du village ferait l’affaire pour s’abreuver, en espérant que le grincement de la poulie ne réveillerait pas tout le quartier.
Un hurlement le fit sursauter. Son loup l’avait senti. Il se frottait contre ses jambes. Il ne put s’empêcher d’enfouir ses mains dans sa fourrure. Si les habitants le voyaient, ce serait la catastrophe. L’animal n’était pas le bienvenu. Odilon l’avait apprivoisé et jamais, il n’attaquerait les troupeaux, mais la légende bien ancrée dans les esprits racontait qu’il était sanguinaire et sauvage, aussi, Odilon n’emmenait jamais son compagnon avec lui quand il visitait les villageois.
Après avoir tiré du seau l’eau fraiche qu’il avait partagée avec son loup, Odilon regarda la bête filer. Arrivé au bord du bois, il se retourna pour voir si le jeune homme le suivait. Il savait bien où il allait. Odilon avait construit une petite maison dans la forêt. C’est là qu’il y jouait de la lyre et qu’il composait. Il y avait apporté sa plume et son encrier, et, assis sur un vieux tabouret face à une table bancale, il laissait son imagination vagabonder. Il se prenait parfois pour le ménestrel du château ce qui n’était pas du gout du Seigneur.
Le loup couché près de lui l’écoutait les yeux mi-clos.
La chanson parlait de mer et de bateau. Odilon se vit voguer sur les vagues. Au grand dam de son père, il n’avait pas le pied marin et vomissait ses tripes par-dessus bord dès qu’il était sur l’eau. Ce n’était pas demain qu’il rencontrerait Triton ou une sirène, pensa-t-il. À moins qu’il leur demande d’exaucer son vœu. Il parait que les jours de pleine lune, tout pouvait arriver.