Lundi de bonne humeur

Bonjour toi 😉

Tu le sais maintenant que je n’aime pas le lundi 🙄 et va savoir pourquoi 😏. Donc, comme je n’aime pas le lundi, je vais bavarder avec toi et faire en sorte qu’il soit comme un autre jour.

Il pleut ! ça n’arrange pas mes affaires ☂🌧surtout quand je regarde par la fenêtre en face de moi. Que vais-je pouvoir raconter pour que cette ambiance tristounette change de bord 🤔.

Ouais, je répète c’est lundi et j’ai la patate 😏 bof !

Même pas vrai 😁 et en plus, c’est un peu comme si j’étais toujours en vacances 🤐 mais chut !

Heu … après tout pourquoi pas ! Je me vois bien te souhaiter un bon week-end, imagine un peu ta tête, tu vas penser illico, non mais elle a fumé la moquette ou quoi ! ou si tu es beaucoup plus diplomate excuse-moi mais tu vas bien ? 😁

C’est vrai ça ! au pire 🤣

Bref ! Nous sommes lundi, ça tu l’as compris ! mais nous sommes aussi surtout le 28 novembre et dans … attends je compte 29, 30 …2 jours, nous sommes le 1er décembre. Et qui dit 1er décembre, dit calendrier de l’Avent.

Et tu sais quoi ? Je t’en ai préparé un que je trouve super joli !… Si c’est vrai qu’il est beau ! Chaque jour du mois de décembre, tu pourras le découvrir ! Regarde, j’ai déjà les mugs 💖.

De plus, je vais pouvoir écouter les chansons de Noël que je pourrai te partager. D’ailleurs, pendant le mois de décembre, note bien que tu vas passer en mode Noël.

Alors, elle n’est pas belle la vie ? Il pleut, il fait pas chaud, c’est lundi, mais c’est bientôt décembre 💖.

Bon lundi et tu sais quoi ? J’ai la patate 💖🤣 tu vois que ça marche !

À très vite…

Samedi Chansons

Bonjour toi 😉

Juke box s’il-te-plait 😉

Joli choix, j’aime toujours autant sa voix. J’ai nommé Monsieur Eddy.

La dernière séance – Eddy Mitchell

La lumièr’ revient déjà
Et le film est terminé
Je réveille mon voisin
Il dort comme un nouveau-né
Je relèv’ mon strapontin
J’ai une envie de bailler
C’était la dernièr’ séquence
C’était la dernièr’ séance
Et le rideau sur l’écran est tombé

La photo sur le mot fin
Peut fair’ sourire ou pleurer
Mais je connais le destin
D’un cinéma de quartier
Il finira en garage
En building supermarché
Il n’a plus aucune chance
C’était sa dernièr’ séance
Et le rideau sur l’écran est tombé

Bye bye les héros que j’aimais
L’entracte est terminé
Bye bye rendez-vous à jamais
Mes chocolats glacés, glacés

J’allais rue des Solitaires
À l’école de mon quartier
À 5 heures j’étais sorti
Mon père venait me chercher
On voyait Gary Cooper
Qui défendait l’opprimé
C’était vraiment bien l’enfance
Mais c’est la dernière séquence
Et le rideau sur l’écran est tombé

Bye bye les filles qui tremblaient
Pour les jeunes premiers
Bye bye rendez-vous à jamais
Mes chocolats glacés, glacés

La lumière s’éteint déjà
La salle est vide à pleurer
Mon voisin détend ses bras
Il s’en va boire un café
Un vieux pleure dans un coin
Son cinéma est fermé
C’était la dernièr’ séquence
C’était sa dernièr’ séance
Et le rideau sur l’écran est tombé

J’ai le choix dans tous ses tubes 😊. Je fouille et je trouve ça 😊 la classe ! J’en ai des frissons en écoutant.

Ici, je suis en admiration devant les pianistes, les musiciens et … Pascal Obispo 😉

Et celle-ci 💖

Et celle-ci 💖

Je termine avec les trois vieilles canailles 💖💖 Johnny, Eddy et Jacques. Séquence nostalgique peut-être mais ça fait tellement du bien de les revoir tous les trois. Avoue que tu chantes toute la musique que j’aime , elle vient de là, elle vient du blues.

Bon samedi en musique 🎶🎶

À très vite…

Chapeau !

Bonjour toi 😉

Vive Sainte Catherine !😊

Le dicton bien connu est À la Sainte Catherine, tout bois prend racine mais c’est aussi l’expression coiffer Sainte Catherine qui s’adresse à toutes les jeunes femmes de 25 ans qui sont toujours célibataires.

Comme je suis fan de chapeaux, même si ce n’est plus la mode comme autrefois, je te partage mon florilège de chapeaux. Il n’y a pas à dire, c’était classe quand même ! Bon d’accord, si tu es à un spectacle et que tu as ça devant toi, tu ne vas pas voir grand chose 😂.

J’avoue ce n’est pas terrible 😂

Voyage dans le temps … À notre époque, tu nous vois comme ça dans le métro ? 😂. D’accord, imaginons nous à une soirée printanière 😉.

Beaucoup plus actuel

Pour prendre le café en terrasse (aujourd’hui il pleut mais on fait comme si 😉)

Et si nous regardions un peu du côté des actrices 😊 un peu de glamour ça fait toujours plaisir.

Ici Vivien Leigh dans Autant on emporte le vent , inoubliable Scarlett O’Hara.

Sissi impératrice interprétée par Romy Schneider

En version western ? Jane Seymour dans le docteur Quinn

Version Disney Mary Poppins, Julie Andrews

Le style Brigitte Bardot, ici dans Viva Maria (1965)

Elle savait parfaitement le porter 😉

Le train sifflera trois fois avec Grace Kelly

Audrey Hepburn dans My Fair Lady

Greta Garbo dans Mata Hari

Meryl Streep dans Out of Africa

Julia Roberts dans Pretty Woman

Penelope Cruz et Salma Hayek dans Bandidas

Dowtown Abbey avec dans le rôle de Violet Crowley Maggie Smith

Isabelle Adjani dans Diane de Poitiers

Catherine Deneuve dans les demoiselles de Rochefort

Bonne fête à toutes les Catherine et n’hésite pas en commentaires à partager d’autres chapeaux 😉.

À très vite…

Haïku du jour

Bonjour toi 😉

Ne sont-ils pas jolis ces arbres entrelacés ? Je les ai capturés et les libèrent ici. Ils m’ont inspiré cet haïku. Peut-être sont-ils Philémon et Baucis ?

Te rappelles-tu cette légende de la mythologie grecque ? Philémon et Baucis vivaient chichement dans une chaumière. Pas besoin d’être riche pour être heureux. Un jour, deux vagabonds frappèrent à leur porte. Heureux de recevoir de la visite, ils les accueillirent avec chaleur et firent tout pour qu’ils soient bien reçus.

Ces deux vagabonds étaient Zeus et son fils Hermès. Ils réalisèrent alors les vœux des deux vieillards, qu’ils ne soient jamais séparés et transformés en arbre à leur mort.

Deux arbres enlacés
Tels Philémon et Baucis
Amour éternel


À très vite…

Blagues du mercredi

Bonjour toi 😉

C’est mercredi, jour des enfants et pourquoi pas faire des jeux de mots ? J’ai trouvé ça 😂

Connais tu tous les pluriels des mots ?

Un flagrant – Des lits
Un cas – Des colles
Un évier – Des bouchers
Un mur – Des crépis

Une moue – Des goûters
Un propos – Des placés
Un sirop – Des râbles
Un drogué – Des foncés
Un fâcheux – Des agréments

À très vite…

Oups !

Bonjour toi 😉

Non mais comment est-ce possible d’avoir oublié la Sainte Cécile, patronne des musiciens, fêtée le 22 novembre ? 🙄😏

Comment est-ce possible moi la fan de musique ? Celle qui en écoute tous les jours, qui écrit avec elle, qui se tient à l’affût des nouveautés, qui se laisse bercer par elle ?

Pour me faire pardonner cet oubli, pourquoi ne ferais-je pas un petit À la…

À la Sainte Cécile
ne bouge pas d’un cil
À la Sainte Cécile
joue du piano sur ton île
À la Sainte Cécile
tout devient facile
À la Sainte Cécile
fuis les imbéciles
À la Sainte Cécile la musique
emplit ton domicile
À très vite…

Journal de Marie-Sophie

Bonjour toi 😉

S’il y a bien quelque chose que Marie-Sophie déteste, c’est bien la trahison et le mensonge 🙄.

Je ne voulais pas ouvrir les yeux. J’étais bien dans mon cocon. Je savais que dès que je bougerais, les questions fuseraient de toute part et je n’avais ni l’envie ni la force d’y répondre. Tout allait recommencer, la boule au ventre, la peur de sortir et de parler à mes amis. Je n’avais plus le courage. Pourquoi Saverio était-il passé par là ?

Parce que ce n’était pas ton heure ! Tu as encore tellement de choses à vivre.

Je ne pouvais plus retenir mes larmes. C’était la voix de maman que j’entendais. Je serrai les yeux, peut-être allais-je l’apercevoir ? Je la cherchais désespérément, mais la voix s’était tue et je ne vis personne. Mes paupières se relevèrent lentement. J’étais dans ma chambre. Tournée vers la fenêtre, je reconnus aussitôt l’érable pourpre dont les feuilles balayaient la vitre. Je compris aussi que j’étais seule, mais j’entendais des chuchotements en bas. Soudain, un léger bruit me fit tourner la tête vers la porte. Enzo me regardait. Il n’osait pas entrer. Il me fit un petit signe de la main, je lui fis aussitôt chut en mettant mon doigt sur mes lèvres puis l’invitais à me rejoindre. Il n’hésita pas et s’assit sur mon lit.

— Tu m’as fait peur marraine, tu sais bien que l’eau est froide en ce moment, tu allais tomber malade.

Il chuchotait. Mélusine avait certainement édulcoré la situation. Pour lui, j’avais juste eu envie de prendre un bain.

— Tu as raison, je suis un peu bête parfois.

Je parlais doucement. Il se blottit contre moi.

— Dis… heureusement que le chien de Saverio t’a vue, j’aurais été trop triste si…

Bravache, il essuya en douce une larme.

— Tu sais, Morgan depuis trois jours, il ne mange plus et ne dort plus.

Surprise, je l’interrogeai :

— Trois jours ? Ça fait si longtemps que je dors comme une marmotte ?

— Oui même que parrain et lui se relayaient à côté de toi pour te surveiller. Le médecin est passé, mais il a dit qu’il fallait te laisser te reposer. Ils n’ont pas voulu que tu ailles à l’hôpital. Gabriel était très inquiet et pas d’accord, mais ils disaient que c’était de sa faute tout ça. Morgan l’a même fichu à la porte et s’est mis en colère contre maman. C’est parrain qui a réussi à le calmer. Il est bien mon parrain, je suis allé dormir avec lui dans sa chambre quand il ne te surveillait pas. Maman était trop triste, je ne l’ai jamais vue comme ça. Quand t’es pas là marraine, rien n’est pareil. C’est ce que parrain n’arrêtait pas de répéter à Mélusine. Il s’est fâché aussi contre elle. J’ai voulu prendre sa défense, mais il m’a pris dans ses bras et m’a dit que c’était des histoires de grande personne. Du coup, Morgan m’a emmené et c’est François qui m’a gardé avec Héloïse.

Il se tut, Morgan venait d’entrer dans ma chambre. Lorsqu’il réalisa que j’étais réveillée, un sourire éclaira aussitôt son visage, mais il n’atteignit pas ses yeux. Il avait mauvaise mine, je ne l’avais jamais vu ainsi.

Je lui tendis les bras, il s’y blottit. Enzo toujours contre moi ne bougeait pas. Du coup, je les entourai tous les deux et les serrai contre moi.

— Je te demande pardon ! murmura Morgan à mon oreille.

Pourquoi s’excusait-il ? Ce serait plutôt à moi de le faire, mais je le sentis sangloter contre moi. Puis il se releva et saisit son portable.

— Je reviens, j’ai promis d’appeler Archibald dès que tu serais réveillée, Mélusine tient la boulangerie, il la préviendra et j’imagine qu’il va rappliquer aussitôt.

Il se tourna vers Enzo et lui demanda de rester avec moi.

— Tu veux boire quelque chose ? Manger un gâteau ?

Il avait dû recevoir des consignes et il prenait son rôle très au sérieux. Je repoussai la couette et découvris que j’étais en pyjama. Je ne me souvenais pas l’avoir enfilé.

Je posais délicatement les pieds par terre lorsque Morgan réapparut.

— Je vais t’aider.

Il attrapa ma main et je me levai. Un léger vertige me saisit, mais il ne dura pas. Je me blottis dans ses bras.

— J’ai prévenu aussi le médecin, enfin… Gabriel.

Il avait hésité sur le prénom, mais il me regarda dans les yeux.

— À moins que tu ne veuilles pas qu’il s’occupe de toi.

Je secouai la tête, rien n’avait d’importance. J’entendis une cavalcade dans l’escalier et Archibald déboula dans la chambre. Lui aussi avait mauvaise mine. Morgan se détacha de moi pour lui laisser la place.

— Tu m’as fait tellement peur MarieSophe !

Lui aussi essuya furtivement une larme.

— Pleure pas parrain, elle va bien marraine. Elle a fait un sacré gros dodo. Tu viens avec nous ?

Morgan me passa un pull par-dessus la tête pour que je ne prenne pas froid et tenue par lui d’un côté et par Archibald de l’autre, je descendis l’escalier.

Charles avait dû aussi être prévenu, il arrivait accompagné de Célestine. Aucun ne me posa de questions, mais je sentis que Pépé Charles avait eu du chagrin, ses yeux étaient rougis. Morgan mit en route la cafetière, Archibald avait amené du pain frais et une brioche. La vie semblait reprendre son cours.

Et Gabriel entra à son tour, il me regarda et je compris en un éclair. Ces yeux-là, je venais de les croiser il y a quelques minutes, c’était ceux d’Enzo. Comment mon amie avait-elle pu me cacher ça ? Je n’arrivais pas à réfléchir et calculer quand elle avait couché avec Gabriel, alors qu’elle savait que j’en pinçais pour lui. Enzo était-il au courant ? Et Archi ? C’est ce qui expliquerait peut-être sa colère contre Mélusine.

Perdue dans mes pensées, je n’avais pas dû entendre la question que me posait Gabriel, car il se pencha vers moi et déjà il me prenait mon pouls.

— Comment te sens-tu ? Te souviens-tu quelle année nous sommes ? Comment t’appelles-tu ?

Ah si j’avais pu tout oublier…

— Je m’appelle Marie-Sophie et toi tu t’appelles Gabriel.

Je me tournai vers Morgan.

— Lui c’est mon amour et lui, je désignai Archibald, mon meilleur ami, et puis, là c’est Charles et Célestine.

Rassuré Gabriel me lâcha. Qu’est-ce que j’avais mal ! Y avait-il un remède pour calmer ce sentiment de trahison que je ressentais ? Les questions tournaient en boucle et les souvenirs affluèrent. C’est quand j’étais revenue du Pays basque que j’avais découvert qu’elle était enceinte. Elle avait donc profité de mon absence. Je me rappelais aussi que lors de mon déménagement, les lèvres de Gabriel s’étaient égarées sur les miennes. Je n’avais alors pas fait encore mon choix à ce moment-là. Apparemment, pour lui et Mélusine c’était consommé. Et puis les paroles de Mélusine s’imprimèrent dans mon esprit, elle ne voulait pas d’homme. Elle répétait qu’elle avait fait son bébé toute seule.

Morgan s’approcha de moi.

— Cesse de te poser des questions, tu auras les réponses rapidement. Mélusine a promis.

Comme toujours, il avait compris, mais moi je me demandais s’il était au courant et depuis combien de temps. Même à lui, je ne pouvais pas faire confiance ? J’avais horreur d’être tenue à l’écart sous le prétexte qu’il faille me protéger. Et qu’avait-elle promis Mélusine ? Me dire la vérité ou encore m’édulcorer l’histoire ? Tout ça tourne dans ma tête et l’envie de repartir me coucher, m’endormir et ne plus me réveiller revint me titiller.

— Viens avec moi !

Archibald m’attira vers lui et sans demander l’avis de qui que ce soit, il m’entraîna à l’extérieur. Il me fit grimper dans son Foodtruck et démarra. Je savais que lui ne me trahirait pas, jamais.

© Isabelle-Marie d’Angèle (22 novembre 2022).

À très vite…

Un héritage empoisonné

Bonjour toi 😉

L’angoisse monte …

Chapitre 13

Le lendemain matin, alors que Coralie préparait le café, Daniel demanda sans la regarder.

— Elle est vraiment bien la pièce en haut du 2e étage !

Coralie versa le breuvage noir dans les tasses et répondit :

— Tu as éteint le radiateur ? Nous ne connaissons pas la facture d’électricité qui va nous tomber dessus. Cette maison est certainement un gouffre à chauffer.

Il accusa le coup, mais n’en montra rien. Il y avait bien un homme qui lui ressemblait, qui parlait avec sa femme se faisant passer pour lui, qui habitait avec eux et était à l’affût de leurs moindres gestes. Il avala son café rapidement prétextant des rendez-vous urgents et l’embrassa.

— Attends-moi, je pars en même temps que toi.

Elle mit les mugs dans l’évier, saisit son sac, ses clés de voiture et suivit son mari. Ils se firent un signe de la main au bout du chemin et filèrent chacun de leur côté.

— C’est une histoire de fous, Daniel !

Hugo Cortilla avait écouté avec attention le récit de son commandant.

— Nous avons donc deux affaires sur les bras. Le meurtre de la femme de Marteau et celui qui se fait passer pour moi.

— À ce propos, je vais recevoir sa sœur aujourd’hui, Cécilia Joly. La compagne du chirurgien s’appelait Martine Joly.

— Tu me tiens au courant Hugo. Esteban, nous allons repartir chez moi et nous allons trouver cette pièce. Coralie sait certainement comment y entrer, mais je ne me voyais pas décemment lui demander. Je pourrais ainsi démasquer plus facilement l’imposteur.

— C’est un jeu dangereux commandant. Imaginez qu’elle vous prenne vous, pour le méchant ! Elle n’a pas fait la différence hier soir. Il a donc votre voix, votre physique, il est habillé comme vous. Vous avez affaire à un solide adversaire. Pourquoi, vous ne voulez pas en parler au procureur ?

— Pour qu’il pense que je suis détraqué ?

— Peut-être que ça finira par arriver. Vous ne pourrez plus rien faire, une fois que vous serez derrière les barreaux. Il a quand même fait sortir un cadavre sous votre nom et toute votre équipe n’a rien remarqué. C’est juste votre signature qu’il ne maîtrise pas. 

— Allons chez moi, ouvrons l’œil et arrête de me vouvoyer.

Coralie se stationna à sa place habituelle. Avant de descendre, elle saisit son portable et composa un numéro.

— Docteur Marteau j’écoute !

— Frédéric ? C’est Coralie.

— Quelle bonne surprise ! Vous avez trouvé l’assassin de ma femme et c’est toi qui vas me l’annoncer ?

— Ce n’est pas pour ça que je t’appelle. Il faut que je te parle. Tu es libre pour déjeuner ?

— Aujourd’hui ?

Elle l’entendit remuer des papiers. Il devait certainement consulter son agenda.

— Je ne vais pas pouvoir, mais j’ai un peu de temps avant mes premiers rendez-vous de la matinée. Rejoins-moi au bar en face de l’hôpital.

— C’est d’accord, je te remercie.

Elle repéra son copain de fac rapidement. Il avait commandé un café et tenait sa tasse à la main quand elle parvint jusqu’à lui. Il se leva aussitôt pour la saluer. Ils s’embrassèrent comme au bon vieux temps.

— Comme toujours, un café à la main, tu n’as pas changé.

— Comme tu vois. Alors, raconte-moi ce qui te tracasse, je n’ai pas beaucoup de temps.

— Tu vas toujours à l’essentiel toi !

Elle leva le bras pour appeler le garçon.

— Un chocolat me fera du bien.

Le serveur prit sa commande.

— Fred, il y a un type qui se fait passer pour mon mari. Tu crois que c’est possible de faire un truc pareil ?

Il en lâcha sa tasse et le café se répandit sur la table. Aussitôt, le garçon vint nettoyer et en proposa un autre que Fred accepta.

— Qu’est-ce que tu sous-entends ?

— Je suis certaine que quelqu’un veut se faire passer pour lui. Il a son visage et souhaite lui ressembler. Je me souviens que tu avais la phobie de ça quand nous faisions nos études, que quelqu’un puisse voler l’identité d’une personne en prenant sa tête. Tu riais parce que tu pensais que personne ne t’aurait envié ton physique, mais tu soutenais que l’idée de cloner des humains de cette façon…

— Attends je t’arrête tout de suite. Le clonage, ce n’est pas la même chose. Tu parles juste de l’apparence si j’ai bien compris. Tu en as discuté avec ton flic ?

— Bien sûr que non, je ne veux pas l’inquiéter.

— Tu devrais, c’est grave.

— S’il sait que je suis venue te voir alors qu’il y a une enquête sur toi, il ne va pas apprécier. Je compte sur ta discrétion.

— D’ailleurs, où en est-on ?

— Je ne suis pas dans les confidences. Par contre… pourquoi as-tu fait croire que Martine était ta femme ?

— C’était plus facile que de dire ma compagne. De plus, personne ne m’a rien demandé.

— Fred, arrête tes sarcasmes. Tu as une enquête criminelle sur le dos, il va bien falloir qu’on trouve qui a tué ton amie.

— Justement… il paraît qu’un homme qui ressemble à ton mari est venu chez moi le soir du meurtre, murmura-t-il mi-figue mi-raisin.

Coralie, surprise ne répondit pas. Il ajouta :

— C’est la voisine qui me l’a dit.

— Tu comprends bien que Daniel est visé. Tu pourrais te renseigner parmi tes collègues ? Un inconnu aurait pu demander des choses bizarres comme refaire son visage et…

— J’en vois tous les jours des gens comme ça Coralie. En général, ils viennent avec une photo. Mais promis, je vais voir ça pour toi.

— Tiens-toi à carreau concernant l’enquête. Je sais bien que tu ne serais pas capable de faire de mal à une mouche, moi ! Peut-être as-tu des ennemis et que c’est à toi qu’on en voulait après tout ?

Stupéfait, il la contempla.

— Je n’avais même pas pensé à cette idée. Ton commandant serait d’accord avec cette hypothèse ?

— Nous ne parlons jamais boulot à la maison.

Elle se leva.

— Je m’en vais, tu as du travail et moi aussi. Merci de m’avoir écoutée. Je paie en sortant.

— Laisse, c’est pour moi.

Daniel Faventiny et Esteban Blaviso étaient désappointés. Ils avaient tout essayé pour trouver un éventuel bouton qui délivrerait un passage. Ils avaient fait chou blanc. Le commandant était furieux.

— Incroyable ! Où est donc planquée cette fichue fenêtre ?

— Je ne vois qu’une solution, demander à votre femme. Vous avez tort de vous taire. Cette histoire va tourner mal.

— Pour le choper ce tordu, je n’ai que cette solution.

— Désolé, je ne suis pas d’accord.

— Cherchons encore.

Son portable bipa.

— Oui Hugo !

Le silence s’installa au fur et à mesure que Faventiny écoutait son collègue. Esteban semblait lire sur le visage de Faventiny sa stupéfaction. Quand il rangea son téléphone, il donna un coup de poing sur le mur.

— Commandant ?

— Cécilia Joly est la jumelle de Martine, et c’est elle la véritable compagne de Marteau. Elles s’étaient échangées parce que Cécilia avait peur du toubib. Le problème c’est qu’elle ne veut pas parler et on n’a rien pour l’obliger à le faire, surtout si elle est en danger. Il ne faut surtout pas que le médecin l’apprenne.

— Il y a donc bien un souci avec lui.

— Pas que… Hugo en passant devant l’hôpital ce matin a aperçu Marteau qui sortait du bar d’en face. Ma femme était avec lui.

© Isabelle-Marie d’Angèle

À suivre…

À suivre…