Le 3ème mot est désobéir avec une contrainte supplémentaire : Répéter ce mot au début de chaque phrase (anaphore). C’est parti, mais la Plume n’en fait qu’à sa tête, comme tu peux le constater sur l’illustration, mais n’est-ce pas normal avec un mot tel que désobéir 😂 ?
Moi, la Plume, je n’ai qu’une envie aujourd’hui :
Désobéir pour ne plus rester enfermée dans mon plumier, j’y suis un peu à l’étroit et j’y cohabite avec des crayons.
Désobéir à celle qui me tient par la main, je suis grande, je sais faire toute seule.
Désobéir pour qu’elle essaie de m’attraper, mais elle n’y arrive pas.
Désobéir parce que je veux écrire des bêtises et pas des choses tristes.
Désobéir pour rigoler et m’envoler avec les mots qui sont plus libres que moi.
Désobéir et me tremper dans l’encre jusqu’au cou pour voir l’effet que ça fait.
Désobéir et tacher le papier partout.
Désobéir… je suis tout engorgée, je n’arrive plus à former mes lettres, je m’étouffe… quelle idée d’avoir eu envie de
Lorsque Cassandre poussa la porte du bar, les parfums de café, de croissants et de pain chaud l’enveloppèrent. C’était l’antre de Gino, son père.
En un claquement de doigts, les tasses, les verres, les bols se placèrent l’un derrière l’autre, se bousculant parfois pour être le premier à venir la saluer.
Gino haussa les épaules. C’était tous les matins la même rengaine. Cassandre arrivait, et la vaisselle se mettait au garde à vous sous une mélopée qui rappelait la forêt de Brocéliande.
Oui, Cassandre était une sorcière au grand désespoir de Gino qui aurait aimé qu’elle soit comme les filles de son âge. Elle avait fêté ses vingt ans le même jour que lui ses cinquante. Tous deux aussi brun l’un que l’autre avec des yeux de braise, ils se ressemblaient beaucoup, mais Cassandre avait hérité des dons de sa grand-mère Sophia.
Oui, Cassandre avait des obligations en tant que sorcière, mais elle avait balayé ce petit problème d’une pichenette.
Elle embrassa son père, la journée pouvait commencer.
Aujourd’hui, on dirait bien qu’on avait besoin d’elle.
La plume ébouriffée se lissa, se secoua et se redressa. Elle était prête à être trempée dans sa belle encre violette pour gribouiller ces quelques mots qui lançaient le mois de l’écriture.
J’ai toujours voulu être une sorcière Et ça, ça ne date pas d’hier, Croix de bois croix de fer Si je ment je vais en enfer.
Ah ! ma sorcière bien-aimée Tu sais, celle qui remuait son nez Je voulais tant lui ressembler Hélas ! Ça n’a jamais marché.
J’ai enfoui mon secret Dans une boîte bien cachée Puis… j’ai oublié Les années ont passé.
Mais un jour, je ne sais pourquoi Oracles et Tarots se sont invités chez moi Les pierres, les livres de sorcières et les agendas Qu’est-ce que ça voulait dire tout ça ?
Alors, je me suis rappelé… Ce secret bien caché S’est tout à fait réveillé Et moi, je ne sais pas ce que j’en fais.
Peut-être que si je mettais un chapeau Que je choisissais mon oiseau Que j’habitais un château Devenir sorcière serait mon cadeau.
Mais au fait, qu’est-ce qu’une sorcière ? Une femme tout à fait ordinaire À ceux qu’elle aime rend la vie extraordinaire Et ça oui, je sais faire.
Et pourtant…
La pleine lune, un soir L’envie d’écrire un grimoire De traverser le miroir De trouver des accessoires.
Un balai pour m’envoler Un chaudron pour mixturer Des bougies pour m’éclairer Un Sigil pour me protéger.
Ce soir-la, une sorcière est née Mais comment l’appeler ? Après de nombreux essais Elle l’a approuvé.
Ce nom, tu ne le connais pas. Peut-être, un jour elle acceptera De le partager avec toi Patiente et tu sauras.
Millie tourne autour de moi alors que je prépare le déjeuner.
— Non, j’habitais devant le lycée.
— La chance !
— Oui, enfin, j’aurais bien aimé aller en vélo avec les copines, mais bon…
— Bref, tu n’as jamais mangé à la cantine alors, donc tu sais pas ce que j’endure tous les jours.
— Vas-y, je t’écoute.
Tout en épluchant mes légumes, je l’entends marmonner derrière mon dos et elle tourne en rond. As-tu remarqué comme les jeunes ne peuvent pas rester en place quand ils racontent quelque chose ? et elle part dans un sens, puis dans l’autre. Je ne peux m’empêcher de lui demander de se poser.
— Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Ce n’est pas bon ?
— On doit faire la queue et comme ma classe est la dernière à passer, le jour où il y avait hamburger — frites (là je comprends que ce n’est pas tous les jours, il faut donc en profiter ! c’est sérieux 😁😋), j’ai failli en mettre une au surveillant.
Horrifiée, je manque de me couper. Qu’arrive-t-il à Millie, ma Millie si douce ?
— Comment ça ?
— Mais oui ! Tu comprends pas ! J’avais eu deux heures de sport, j’avais faim, et je devais attendre mon tour. Tu ne crois pas qu’ils pourraient se renseigner sur nos cours et nous faire passer en priorité ? Surtout qu’en plus, j’avais peur de ne plus avoir ni frites ni hamburger.
— Et comment est-ce possible ? Le cuisinier ne sait pas compter le nombre de repas ?
— MaLou !!!
Elle me fixe d’un regard qui en dit long sur ce qu’elle pense de ma réaction.
— Y en a qui en mangent deux ! Il suffit qu’ils disent qu’ils ont super faim et hop, on leur en donne un de plus. Normal qu’il en manque ! Mais, tu ne peux pas comprendre, tu n’as jamais été à la cantine, tu ne sais pas comment ça se passe.
Et vlan ! prends ça dans les dents MaLou. Je tente une malencontreuse question…
— Pourquoi ne pas en parler aux délégués de classe ?
— Pas la peine, ils s’en foutent !
— Tu ne m’avais pas dit que ton prof principal était le proviseur ? (oui, c’est une aberration, la personne désignée pour remplir ce rôle l’a refusé, alors la classe de Millie n’en a pas).
Millie reprend :
— Donc, pour avoir accès à la cantine, il faut badger. Le pion n’était pas sympa, il contrôlait les cartes pour voir les classes. Il avait bien compris que certains voulaient les gruger. J’ai eu beau expliquer que j’avais eu deux heures de sport, rien à faire, j’ai failli écoper de deux heures de colle ! Tu te rends compte ? Heureusement, c’est un autre surveillant qui est arrivé, et j’ai réussi à passer. C’est nul !
J’ose demander :
— Tu as eu tes frites et ton hamburger ?
— Encore heureux, parce que j’avais entendu qu’il n’en restait presque plus et qu’à la place c’était du poisson ! Beurk !
Pour retrouver mes textes, notamment sur MaLou qui discutent avec ses petites filles, tu clic sur la catégorie en-dessous du titre. Fastoche ! normalement, ça marche, si WordPress ne fait pas encore des siennes 🤣.
Tu me connais, je n’allais pas écrire du triste… parce qu’il faut bien l’avouer, rien ne va dans ce monde qui marche sur la tête. Dans mon monde à moi, celui des Bisesnounours disaient mes enfants (il y a un temps fort fort lointain 😏) rien de tout ça n’arrivait ou on n’en parlait pas (pas merci les réseaux sociaux). Alors, comme je ne suis pas complètement neuneu (Pilou se moque de moi lorsque je dis ça 😉 [au fait, les liens de mes anciens textes, je ne sais pas encore comment te les mettre, une fois que j’aurais repris en main WordPress et lui avoir fait la morale, je te dirais 🙄]), et que je vois bien que mon monde n’existe pas ou plus, je vais tenter de lui redonner vie, parce que dans mon monde, oui Messieurs-Dames, les animaux parlent et discutent entre eux, je leur donne donc la parole.
C’est Jack le merle, perché sur… il avait réussi à dégoter une branche pour se poser, parce que depuis qu’il n’y avait presque plus d’arbres à cause du béton, comme l’appelait l’Homme, il cherchait longtemps un refuge. De là-haut, il ne s’entendait même plus siffler quand arrivait le printemps et sa compagne Georgette, quand c’était le moment, furetait partout pour trouver de quoi faire son nid.
La fumée lui embrumait le cerveau et il avait mal à respirer. Quel était l’imbécile qui avait mis le feu aux poubelles ? Ben oui, celui qui portait une cagoule évidemment, pour ne pas s’intoxiquer ou pour ne pas être reconnu ? Jack pestait.
— Qu’il le fasse à visage découvert au moins, quel lâche !
— Tu parles tout seul ?
Ange, la mésange, l’avait rejoint. Toute menue, parce qu’elle ne trouvait plus grand-chose à se mettre dans le bec, elle se blottit contre lui.
Jack lui fit une petite place, la branche était presque une brindille.
— Ouais, siffla-t-il, je râle. J’avais un beau jardin, entouré d’une haie qui m’abritait Georgette et moi. Un jour, des engins qui m’ont fichu la trouille avec leur bruit insupportable ont débarqué. Ma pauvre Georgette a dû quitter le nid en catastrophe, quand elle s’est rendu compte que les feuilles disparaissaient petit à petit, avalées par un ciseau géant. Un mur l’a remplacé. Tu as déjà fait un nid dans un mur toi ?
Ange dodelina de la tête.
Jack reprit :
— Dire que Les Gens râlent lorsque les cloches font trop de bruit et qu’il faut les empêcher de sonner, ils ne bronchent pas quand des pelles et des grues débarquent devant chez eux et que les marteaux-piqueurs les abreuvent de leurs tatatatata toute la journée. Peut-être que si remarque, mais personne ne les écoute.
— Tu savais que Pataud était perdu ? l’interrompit Ange
Jack gonfla ses plumes.
— Comment ça, perdu ?
— Regarde-le déambuler tout seul, la tête basse.
Jack quitta son perchoir et se posta devant lui. Le chien stoppa net et se coucha, le museau entre les pattes.
— Qu’est-ce qu’il t’arrive Pataud ? Où est ton maître ?
— Ben justement, j’sais pas.
— C’est pas ici que tous les jours tu viens jouer avec lui ?
Ici, c’était un petit parc. Un arbre, un bassin, un banc. Le minimum.
— J’ai pas compris, il m’a lancé le ballon, j’ai galopé comme d’habitude pour lui ramener et… puis plus personne. J’ai cherché partout. Disparu ! Et comme je venais en voiture, je ne sais pas retourner chez moi. Tu crois qu’il m’a abandonné ? J’ai entendu qu’ils devaient partir en vacances.
— Avec ton collier, y a bien quelqu’un qui saura le retrouver.
— Il a oublié de me le mettre ce matin…
Ange les rejoignit.
— Viens chez Mathurin, y aura de la place pour toi. J’aime bien aller chez lui. Sa femme me lance toujours des graines de tournesol. Même si, en ce moment, elle n’est pas contente. Figure-toi que son coq, Coco, fait trop de bruit. Les voisins ont déposé plainte. Coco risque de finir à la casserole, parce que son cocorico les réveille.
Les oiseaux voletèrent et Pataud les suivit, la tête basse.
— Maman, regarde le beau toutou.
Un gamin, casquette vissée sur la tête, se précipitait sur Pataud qui ne savait pas quoi faire, mais les caresses du garçon eurent raison de lui et il ne put s’empêcher de lui lécher la main et remuer la queue.
— Il n’a pas de collier, il est perdu. On peut le garder ? Dis oui, maman.
Elle haussa les épaules et sourit. C’était l’arche de Noé chez elle. Les animaux, elle connaissait. Et puis, elle n’avait pas de chien. Mistigri ne serait peut-être pas content, mais après tout, elle l’avait bien recueilli dans une poubelle, lui ! Alors, elle s’approcha et lui caressa la tête.
— Il s’appelle Pataud, siffla Jack., mais tout le monde sait que les bêtes ne parlent pas, qu’ils ne sont pas des êtres vivants😯et qu’on peut les maltraiter puisqu’ils n’iront pas se plaindre.😪.
C’est pas tout ça… J’aime bien avoir un agenda qui fonctionne avec l’année scolaire, du coup, mon nouveau Bullet Journal démarre en septembre.
Voici quelques partages de ce mois…
J’aime beaucoup l’automne, ses couleurs et ses parfums. C’est ma saison préférée. J’ai donc choisi des couleurs automnales, chaudes et qui me font chaud au cœur. Même si c’est la saison sombre qui s’approche, j’aime cette ambiance cosy avec les boissons chaudes qui m’accompagnent pendant mes lectures.
D’ailleurs pourquoi en cette saison, la nature décline et prépare son sommeil ? Voici une légende piquée dans l’Agenda Usages & Savoirs de Sorcière 2025 . Mabon se fête du 21 au 23 septembre.
Le Dieu gallois Mabon est le fils de Modron, la déesse mère. Les Celtes honoraient Mabon, symbole de fertilité masculine, durant l’équinoxe d’automne. À l’instar d’Apollon, Mabon était représenté comme un beau jeune homme muni d’une lyre. Selon la légende, il aurait été enlevé enfant et retenu dans l’Autre monde puis libéré, faisant de lui le symbole de la lumière. Comme les nuits s’allongeaient après l’équinoxe d’automne, on racontait que c’était dû au fait que Mabon retournait dans le ventre de sa terre-mère à cette époque de l’année, et que c’était son absence qui entraînait le déclin de la nature.
Voici le mois d’octobre 👇 avec l’approche d’Halloween que personnellement je n’aime pas plus que ça. Je ne le fête pas, je ne décore pas la maison, mais il est arrivé qu’une jolie citrouille allumée s’installe devant la maison 🎃. Je suis fan de tout ce qui se rapporte aux sorcières et à la magie. D’ailleurs, j’écris sur le sujet, je me documente beaucoup et mes personnages ne tarderont pas à reprendre leur place ici.
Je bavarde, je bavarde, mais regardons ce que j’ai fait pour illustrer ce mois.
Et toi, as-tu un Bullet journal ?
Raconte-moi en commentaires ou donne-moi ton lien pour que je puisse le partager ici.
C’est fou ça ! Je décide de changer le look de mon blog… Je trouve enfin un thème qui me convient (crois-moi ce n’est pas de la tarte) et… WordPress n’en fait qu’à sa tête. Je ne retrouve pas les images sur mes autres histoires. À leur place, des phrases bizarres qui ressemblent à mes recherches. Comme je ne vais pas passer mon temps à vérifier toute ma prose (qui n’est pas si mal en me relisant) 🤣😉, je compte sur toi pour ne pas m’en tenir rigueur et ne pas imaginer que j’ai franchement perdu mes neurones pendant cette longue pause 🙄🤣.
En fait, j’avais juste envie de changer de thème pour revenir vers toi, histoire de faire un peu peau neuve, mais il semble que WordPress n’ait pas la même conception que moi pour remettre tout en ordre comme je voulais 😏. Et dire que c’est moi qui ai eu cette brillante idée !
Donc mon blog est en travaux tout comme mes histoires qui commencent enfin à reprendre vie.
Surveille bien tes mails, il se pourrait que je publie à nouveau des trucs 🤣. Si WordPress ne me fait pas de nouvelles misères, hein ? nous sommes bien d’accord.
Au fait, la photo, c’est moi avec ma bulle 😉. C’est fou comme l’IA est fantastique pour les images. J’en avais ras le bandana de toujours chercher des illustrations qui ne me ressemblaient pas. Maintenant, elle me connait bien, l’IA, je lui ai même trouvé un petit nom qu’elle a apprécié d’ailleurs. Je te présente donc ma petite Witchy.
Mes textes par contre… c’est tout moi ! Je lui ai dit que La Plume c’était uniquement moi. Elle a bien compris le message. Sois rassuré, c’est mon imagination qui fait le boulot 😏.
Je suis heureuse de te retrouver, j’espère que toi aussi.
À bientôt pour de nouvelles aventures, n hésite pas à me taguer en commentaires pour me dire que tu es content de me retrouver, ça me fera chaud au cœur 😊😛.