Ce qui me fait sortir aujourd’hui de ma tanière, c’est toi et tes messages qui me demandez si je vais bien, si j’ai décidé de faire autre chose, si je dors (j’avoue je souris), si j’écris toujours, pourquoi je n’écris plus, qu’est-ce qu’il se passe, j’ai loupé un truc, tu me le dirais si ça n’allait pas, y a quelque chose qui va pas…
Je vois les messages, je les lis, je pense faudrait quand même que je m’y remette, puis les jours passent, le temps file et aujourd’hui enfin, je reviens vers toi.
Mon bureau était embarrassé. J’ai fait la poussière, j’ai ouvert mon ordi et je suis face à l’écran.
Comment t’expliquer ?
J’ai plein d’idées dans la tête, mais je n’arrive pas à les coucher sur le papier. Rien ne me plait, je rature et finalement j’arrête et je me dis que c’est nul.
Je vais réapprendre à écrire, solliciter mon cerveau et lui donner à manger avec des pensées piochées ici et là et tant pis si c’est décousu, si ça ne ressemble à rien, je suis en mode rééducation.
Tiens pourquoi ne pas commencer maintenant avec ce sujet ? J’ai ce bouquin une année d’écriture créative de Agathe Carella. Je l’ouvre à la date du jour 9 mars et que lis-je ?
Durant sa lune de miel, une jeune mariée se rend compte que son nouvel époux n’est pas celui qu’elle croyait être…
Pour le coup ça commence bien ! 🤔😏 Allez c’est parti… ?
Quand Julia ouvrit les yeux, elle fut surprise de ne pas le trouver allongé près d’elle. La veille au soir, alors qu’ils débarquaient à l’hôtel retenu par la famille, elle avait senti que quelque chose clochait. Elle avait mis ça sur le compte du voyage. C’est vrai qu’ils étaient partis le lendemain de leur mariage et entre le traiteur qui était tombé malade, sa robe perdue chez la couturière et son fiancé qui se demandait où était passé son frère, les derniers jours avaient été éprouvants, mais Dieu merci tout était rentré dans l’ordre et tout avait été parfait.
Julia repoussa la couette. Le soleil lui faisait de l’œil par la fenêtre, elle se leva pour aller admirer le paysage qui s’offrait à elle. Elle aperçut alors Jean qui bavardait autour de la piscine. Il faisait de grands gestes et la fille qui lui faisait face ne semblait pas comprendre ce qu’il souhaitait. Julia le vit hausser les épaules et s’en aller.
Elle eut juste le temps d’enfiler le peignoir blanc mis à sa disposition que Jean entrait dans la chambre.
— Tu me vouvoies maintenant ? demanda-t-elle en s’approchant de lui.
— Heu…
Il la regarda en soupirant.
— Bon OK, la blague a assez duré. Je suis désolé, mais nous n’allons pas pouvoir rester ici.
Julia ouvrit de grands yeux.
— L’hôtel ne te plait pas ? Nous l’avions pourtant choisi ensemble. Tu m’avais dit vouloir me faire découvrir la Provence de ton enfance et…
— Vous ne vous rendez pas compte que je ne suis pas… enfin… la personne que vous croyiez ? Arrêtez de me tutoyer, nous ne nous connaissons pas.
Mais qui était donc cet homme épousé dans la joie il y avait à peine une journée ?
— Jean, si c’est une blague, elle ne me plait pas beaucoup.
— Et voilà que ça recommence, je ne suis pas Jean. Je m’appelle Balthazar.
La jeune femme éclata de rire.
— Comme le perroquet de la jardinerie ? OK, c’est un jeu de rôle ? Moi, c’est Peggy, comme l’oiseau que j’avais gamine. Je ne sais même pas si je t’en avais parlé.
— Vous ne le pouvez pas, nous ne nous sommes jamais vus.
— De mieux en mieux, j’adore. On fait connaissance alors ?
Elle s’approcha de lui.
— Non, non, on ne fait rien du tout. Nous repartons dans une heure. Pour le règlement, vous vous arrangerez avec votre famille.
— Mais enfin, qu’est-ce qu’il t’arrive ? Il n’y avait pourtant pas de champignons hallucinogènes dans le menu, tu délires complètement. Tu es malade ? Tu veux que j’appelle un médecin ?
— Qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans Je ne suis pas votre mari, je ne vous connais pas et je me demande ce que je fais ici ?
— Rien.
— Comment ça, rien ?
— Je ne comprends rien à ce que tu dis. Je t’ai épousé hier, tu étais Jean. Voilà !
Elle se mit à pleurer.
— Ah ! pas de larmes, j’ai horreur de ça, je fais n’importe quoi parce que je ne supporte pas les femmes qui pleurnichent. Faites vos valises, je vous ramène chez vous.
— On ne se connait pas et tu sais où j’habite ?
Elle l’espérait de tout son cœur.
— Je vous attends en bas. La mienne n’est pas défaite.
Il sortit en claquant la porte.
Julia se précipita sur son portable et fit celui de son mari. Son téléphone ne devait pas être loin. Elle ne l’entendit pas sonner, mais elle reconnut sa voix.
— Julia ? Réveille-toi…
Elle ouvrit les yeux. Le soleil envahissait la chambre et Jean était allongé près d’elle.
— J’ai commandé le petit déjeuner, tu préfères le prendre ici ou au bord de la piscine ?
La petite voix que j’appelle intuition, celle qui dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Ce qui est amusant, c’est le choix de ce prénom. Florie. Je pense te l’avoir déjà dit mais je le répète :
Florie marque profondément les esprits par son côté affectif, son sens de l’écoute et son intuition hors du commun. Imaginative et sensible à l’aspect irrationnel de l’existence, elle affiche un certain penchant pour la magie, les mystères et le merveilleux.Cette femme émotive se montre impulsive, impatiente et colérique. D’une franchise assez déroutante, Florie ignore le sens du mot « tact ».Son impulsivité la pousse à parler et à agir sans vraiment réfléchir aux conséquences.
Il n’y a pas de hasard que des rendez-vous.
Bref, j’ai envie aujourd’hui de discuter avec elle d’un sujet qui me titille, parce que je ne dois pas me mentir, cette intuition elle est quand même pas mal au point, mais je ne la suis pas souvent et je me dis alors Ah c’est dommage 🤔 (ça me rappelle une chanson 🎶).
C’est donc une conversation entre la Plume et Florie. (Florie est en bleu)
— Mes personnages me filent entre les doigts, ils ne disent pas ce que j’ai envie, ça ne colle pas.
— Normal, laisse – les vivre leur vie. Si toi, on te t’oblige et que ça ne te plait pas, tu ne vas pas le faire.
— Oui enfin, si, je vais le faire, mais en râlant.
— Ben voilà, t’as qu’à faire pareil avec tes personnages. Ils ont envie de se rebeller, laisse-les faire. Je te le répète, tu es trop lisse La Plume. Le monde des Bisounours n’existe pas ou plus.
— Je ne sais pas écrire de la colère.
— Ben, tu prends un crayon et tu te lâches sur le papier au lieu de le dire. Imagine que c’est un de tes personnages, il a bien le droit d’avoir son caractère lui aussi.
— Tu crois ?
— T’as qu’à essayer, tu ne risques pas grand-chose. Exemple : Marie-Sophie, il ne lui arrive que des choses bien. Ce n’est pas ça la vie, d’accord ? Regarde y a rien qui va en ce moment, transpose-le dans ton cahier. Tu verras qu’ils sauront se débrouiller.
— Moi, j’ai envie de lire des trucs sympas et rigolos, pas des textes qui ne font pas rêver.
— Alors, ne râle pas si t’arrive pas à écrire. Dans ta tête, si c’est le chaos, déverse-le nom d’une pipe !
— Tu m’agaces !
— Parce que je dis la vérité et que ça te dérange et puis avoue, c’est facile de raconter des choses toutes belles, toutes gentilles. Mais, on s’embête après non ? Sors de ta zone de confort, La Plume. Tu vas t’éclater, j’en suis sûre. De toute façon, le bonheur, ça ne se raconte pas, ça se vit tout simplement, il n’y a rien à dire. Quand ça va mal, c’est pas pareil. J’avais bien aimé le film Vice-Versa, tu as bien compris qu’il ne peut pas y avoir tout le temps de la joie, il faut de la colère pour y revenir après.
Pour la suite de Muguette, tu es coincée, je vois bien que t’as envie qu’elle parte en vrille, ben ose ! Si elle veut tromper Jasmin, elle le trompe, même si c’est contraire à tes principes. Au pire, c’est lui, comme ça, elle sera furax ou malheureuse, mais tu auras de quoi écrire.
— Je ne sais pas quoi te répondre.
— C’est parce que j’ai raison.
— Pas sûre !
— Et voilà que tu recommences. Laisse tomber alors. Va ramasser des fraises tiens !
— Pourquoi des fraises ?
— Oh ça ou autre chose, j’te parle plus, tu ne m’écoutes pas de toute façon.
Je ne sais pas toi, mais j’aime cette saison. J’avais écrit un poème en 2017 et en le relisant, je me dis que j’étais très inspirée. Je me suis même fait la réflexion qu’il n’était pas de moi, j’ai cherché si j’avais mis une référence, que nenni, c’est bien de moi. Décidément, je me dis que j’ai perdu ma plume quelque part 🤔. Le voici, je l’avais intitulé Octobre, le sobre 👇.
Quand tu arrives octobre, L’automne a déjà enfilé sa robe. Alors, prends ton temps ! Car tu annonces celui des mois suivants.
S’il te plait, encore un peu de soleil Pour ne pas craindre le brutal réveil ! Car si tu n’as pas de manteau Tu devras t’en trouver un bientôt !
Si tu nous entoures de brumes, Bonjour les rhumes ! Si tu es en bruine, L’hiver est en ruine !
Octobre fête les grands-pères ! Et on l’espère, À sa fin dans la cuve sera le raisin ! Alors Halloween ne sera pas loin Gare aux sorcières en brodequins !
Pourquoi le sobre ? Je me souviens de ne pas avoir trouvé d’autre rime qui me plaise et finalement, ça lui va bien la sobriété, sachant que le beaujolais nouveau n’arrivera cette année qu’en novembre 😁.
Voici le poème que j’écrirais aujourd’hui 👇
Ici, il fait soleil, Normal, je suis dans le sud Dans mon enfance, c’était déjà rude Octobre, il faisait gris au réveil.
J’aimais bien les bonnets L’écharpe autour du nez Ici, c’est juste le gilet Qu’on oublie même d’enfiler.
J’ai quand même le regret De ne plus avoir de saison L’automne, c’est ma préférée Avec ses couleurs à foison.
Je me souviens de mon grand jardin Avec ses arbres qui, de bon matin Me saluaient quand je partais Pour retrouver le lycée.
Je foulais le sol tapissé de feuilles Rouges, marrons et dorées Des érables qui bordaient les allées J’avais parfois le bonjour d’un écureuil.
Ici de bon matin, c’est le soleil Qui me fait de l’œil Dame nature m’émerveille Elle me souhaite un bon réveil Qu’avec plaisir je cueille.
Je ne t’ai pas encore présenté mon nouveau Bullet Journal (Bujo).
Le voici 👇
Les pages vides que j’ai préparées 👇
Celles que j’ai illustrées au gré de mes envies 👇
Ma page de Septembre 👇
Celle qui termine le mois 👇
Ma page d’octobre est prête mais… ce sera pour la prochaine fois 😁.
Et toi, as-tu un Bullet Journal ? N’hésite pas à le partager ci-dessous, je serais heureuse de le découvrir. Peut-être fais-tu autre chose, raconte-moi 😉.
Bonjour toi 😉. C’est étrange de retrouver des textes écrits, il y a quelques années. Celui-ci date de 2018.
Hey oh ! Hey Oh ! On repart au boulot !
Avec un nouveau sac à dos Des habits tout beaux. Les petits ont le cœur gros Les grands arrivent en moto. Ce n’est pas du mélo !
Idées nouvelles plein la tête, Reprendre la bicyclette, Ne pas rester sur la banquette, On n’est pas des mauviettes ! Faire du sport ça se fête !
C’est la rentrée, Aurevoir l’été. Oui, ce n’est pas gagné Mais on a toute l’année.
Qu’écrirais-je aujourd’hui ? Déjà, l’illustration changerait, l’humeur du jour n’étant pas la même.
Et je ne repars pas au boulot 😂 mais j’ai repris l’ordi 😂 et les écritures.
Alors ce texte deviendrait …
Septembre, je reprends la plume Vais-je encore savoir écrire ? Évidemment, pensais-je dans un éclat de rire, Pas question d’être dans la brume.
Le jardin magnifique Me fait de l’œil par la fenêtre Avec mon crayon c’est magique Les mots s’alignent et font la fête.
Oubliées dans le tiroir mes personnages Qui ne demandent qu’à reprendre vie. Ils n’ont même pas pris ombrage De ne plus faire de bruit.
Bonjour Marie-Sophie et ses amis, Salut à toi Elsbeth-Isobel, quelle sorcière es-tu devenue ? Et toi Héloïse, comment se porte ta maman Charly ? La Plume s’affole, elle s’est souvenue Qu’elle ne t’avait pas tout dit, Connais-tu la famille Toscani ? Le cahier avec elle est réapparu.
Quelle joie de la retrouver Et de pouvoir son histoire continuer Un jour, je te la raconterai Ou des bribes, je te partagerai.
Et qu’en est-il de Muguette ? Elle, elle n’en fait qu’à sa tête La Plume a bien du mal à canaliser Cette héroïne au côté un peu déjanté.
À défaut de muguet que je n’ai pas dans mon jardin au grand dam de Monsieur Chéri qui ne parvient pas à en faire venir 🤔, je t’offre ce bouquet cueilli ce matin par lui💐, un mélange de roses, gerbera et pivoine.
Comment est-il possible que mon dernier billet date de début Avril alors que ce mois vacille et s’en va doucement pour laisser la place à Mai ?
Du coup, je partage mon bullet journal. Tu y verras que mon humeur est au beau fixe même si ce n’est pas facile tous les jours 😛mais ça doit être pareil pour toi.
Bref, voici mon humeur du mois. Je crois que le truc que j’ai vraiment fait c’est…manger des poules et des poissons en chocolat et encore, ce n’est pas tout à fait vrai parce que depuis que le Covid s’est invité chez moi sans ma permission, il y a de ça plus d’un an je ne compte plus, je n’aime plus du tout le chocolat 😣😯 et ça c’est pas une blague !
Le contenu écrit pour mon Mood Board est tiré de l’agenda de Parole de Sorcière.
Comment ça tu n’as pas encore terminé le tome 2 de Muguette ?
Eh bien non ! Et pourquoi donc ?
Figure-toi que j’ai repris mon bouquin et j’ai relu ce que j’avais écrit. Pourquoi a-t-il fallu que je fasse la même chose avec Noël à la maison des cœurs blessés ? Au fond de moi, je savais !
Georges mon héros est bien meilleur que le Jasmin de Muguette.
Au fil des pages, je répétais devant l’air narquois de Monsieur Chéri, c’est moi qui ai inventé ça ? Cette romance de Noël, je l’adore ! Il n’y a que moi, en fait, parce que je ne sais pas et comment le savoir, si ce que j’écris, c’est bien. Bref !
Revenons à Muguette. Je ne sais pas si le fait qu’elle ait eu une petite fille l’a assagi, toujours est-il que je ne parviens pas à lui redonner le ton mordant qu’elle avait avant.
Et Jasmin ? Je le trouve bien trop calme, sans répartie, et pas rigolo du tout. Je comprends tout à fait ma Muguette qui refuse de vivre avec lui. Me voilà bien !
J’écris trois phrases, je rature. Je laisse passer quelque temps, je m’y remets avec une autre piste, rebelote ça ne matche pas.
Trop d’idées, trop de personnages qui me titillent, parce qu’il faut bien l’avouer, le premier tome appelle une suite.
Alors, je jette tout en vrac ce qui me passe par la tête et je sais qu’il va y avoir un sacré travail de débroussaillage.
Jasmin n’est plus directeur des Impôts (pour le moment 😏), il cesse de se lamenter et reprend les rênes du domaine familial. Qu’il en impose que diable !
Je n’ai pas encore la réaction de Muguette.
Trois ans ont passé quand même et sa fille n’est plus un bébé. Je te rappelle que sa meilleure amie, Prune, avait accouché en même temps qu’elle, seulement elle a fait un déni de grossesse et refuse de s’occuper de son enfant dont elle affirme qu’il n’est pas à elle.
Tu vois un peu dans quelle galère je suis pour dépatouiller ça et que mon histoire ressemble à quelque chose qui me plaise et surtout tienne la route ?
Voilà donc l’explication du pourquoi je suis moins sur le blog 😏.
Autre chose, quand Muguette est sortie de mon imagination, elle était ma thérapie… C’était il y a plus de cinq ans… Plus apaisée aujourd’hui, Muguette l’est aussi…
Je célèbre le printemps à ma manière 😁, je ne sais pas si la météo est au courant que c’est aujourd’hui 😂. De ma fenêtre je vois le ciel gris et j’entends le vent souffler 🌬, il faudra lui dire quand même au ciel que c’est le printemps 😏. Voilà pourquoi, ici, il est arrivé.
Je reviens vite te parler de Muguette qui me prend un peu beaucoup de temps.