Le spleen du Pop-Corn qui voulait exploser de joie – Raphaëlle Giordano

Bonjour toi 😉

Après mon retour de lecture sur Le bazar du zèbre à pois que tu peux retrouver ici voici celui sur le dernier livre de Raphaëlle Giordano, le spleen du pop-corn qui voulait exploser de joie.

Joy travaille dans une agence de celebrity marketing qui connecte des talents VIP avec de grandes marques. Dans ce monde d’image et de luxe, mieux vaut être brillant. Mais Joy ne se sent pas vraiment de talents particuliers et afin de compenser, elle se met toujours plus de pression. Elle, que son père surnommait enfant son  » p’tit pop-corn  » tant elle irradiait de gaieté, se retrouve aujourd’hui au bord de l’implosion jusqu’à en développer un toc digital qui lui donne l’illusion de garder le contrôle.

Pour couronner le tout, à la veille de Noël, voilà qu’on lui confie la délicate mission d’organiser l’événement des dix ans de l’agence. C’est là que le destin intervient pour la mettre sur le chemin de Benjamin, jeune entrepreneur plein de vie et d’optimisme. Lui et sa petite troupe ont la joie contagieuse, et cette rencontre va bouleverser Joy dans ses certitudes. Le temps de la  » désapplication  » serait-il venu ? Mais attention, car un pop-corn qui éclate, ça fait du bruit. Beaucoup de bruit…

Je ne vais pas te mentir, j’ai préféré le bazar du zèbre à pois que j’ai trouvé plus attrayant et nouveau. Ici, rien de ce que l’on connait déjà.

Joy travaille dans une boîte celebrity marketing où elle est débordée, se fait manipuler, a du mal avec ses collègues, bref, elle a perdu toute sa joie de vivre et sa confiance en elle. Ce sujet a été traité maintes et maintes fois, j’en entends parler tous les jours. C’est bizarre parce qu’en lisant le résumé, je n’ai pas été interpellée par ça, c’est la rencontre avec Benjamin, le jeune entrepreneur qui m’a décidée. Comme quoi le résumé a bien fait son rôle avec la phrase d’accroche Lui et sa petite troupe ont la joie contagieuse… .

Oui, mais voilà… effectivement, Benjamin et sa troupe (Carmen et Rayane) ne sont pas des tristes. J’aime beaucoup Carmen et ses premières fois…

En fait, Carmen qui n’est plus de première jeunesse a décidé de ne pas se laisser abattre par la fuite des ans et participe à des premières fois… par exemple poser nue et se faire peindre 🙂. Tu vois, c’est dans ces chapitres-là que je me régale parce que Raphaëlle Giordano est bourrée de nouvelles idées. Je ne vais pas te dire que c’est ce que j’aimerais faire, mais plutôt le concept d’essayer des premières fois (pour ne pas mourir idiot comme dirait mes enfants 🤣, ok je suis bien trop méfiante, casanière, bref, je m’éloigne du sujet 😏). Carmen est celle qui reprend sa vie en main et je cite repart à la conquête de sa vie et de sa liberté. Elle se bouge pour faire simple 🙂.

Ensuite, il y a la présentation de l’entreprise de Benjamin qui est sympa. En la découvrant, tu vois une Joy qui planifie tout, refuse les surprises et la perte de temps, se laisser convaincre par le jeune homme. Pourtant, elle n’y met pas du sien, n’a jamais le sourire et ne se déride facilement, elle en viendrait même à le perturber.

Ils sont tout à fait opposés, mais on le sait, les contraires s’attirent et c’est ce qui va arriver, mais on n’est pas dans une romance, ni une histoire d’amour, même si Joy est courtisée et folle de son patron (oui, je t’avais prévenu, rien de nouveau) époux de surcroit (bien sûr) de la patronne (évidemment) qui trompe son mari avec le stagiaire (ah ?).

Tout ça mélangé fait que… ça va exploser… comme les pop-corn et ça fait du bruit…

Bon… ou je suis passée complètement à côté du message ou il n’y en avait pas et tout va bien et c’était quand même un moment de lecture agréable même si je m’attendais à autre chose.

Alors, je te laisse le découvrir même si j’avoue que je ne t’en ai pas fait un très grand éloge, mais peut-être que toi tu l’as lu d’une autre façon et dans ce cas, n’hésite pas à me le dire, je serais ravie d’avoir un avis différent.

Je termine en te disant que c’est une lecture qui va te faire sourire, te redonner l’envie d’avoir confiance en toi et dans la vie et d’en reprendre le contrôle.

© Isabelle-Marie d’Angèle (janvier 2023).

À très vite…

D’écume et de sang – Mireille Calmel

Bonjour toi 😉

Je viens partager avec toi une de mes dernières lectures. Ce livre, je l’ai lu ou plutôt devrais-je dire dévoré de la première à la dernière page. Tu le sais, je suis une fan inconditionnelle de Mireille Calmel et j’achète les yeux fermés ses nouveaux romans. Celui-ci est écrit à la première personne, ce qui est assez rare chez cette auteure. Immédiatement, j’ai été happée par l’histoire.

La confession bouleversante de Jeanne de Belleville, pirate au courage inouï…

 » Je n’avais pas le droit de l’aimer. Pourtant, il nous a suffi d’un seul regard échangé pour que nous sachions que nous étions l’un à l’autre et que nous le resterions jusqu’à notre dernier souffle. Pas un instant je n’ai cessé de penser à lui, d’être à lui.

Alors, quand le roi de France me l’a arraché en toute injustice, tout cet amour, immense, éperdu, s’est transformé en haine. Et cette soif de vengeance a fait de moi l’être impitoyable que l’Histoire a retenu sous le nom de la « Tigresse bretonne’.

Pour que ma vérité s’entende, voici ma confession. Sans espoir de pardon. Et sans regrets. « 
Jeanne de Belleville,
dame de Clisson et de Montaigu. 25 avril 1359

Tout d’abord, si tu regardes la couverture de ce roman, tu sais que c’est d’une femme dont il va être question. Avec le mot écume dans le titre, tu penses à la mer, il n’y a qu’à voir les bateaux. Le mot sang t’indique qu’il ne va pas s’agir d’une histoire à l’eau de rose. L’héroïne est belle, rousse, la couverture a fait son travail, tu es happée.

Le résumé… La confession bouleversante de Jeanne de Belleville, pirate au courage inouï. Tout est dit dans la première phrase. Quand tu continues et que tu lis je n’avais pas le droit de l’aimer. D’accord, c’est une histoire d’amour.

Mais quelle histoire … Il n’y aucun répit dans ce roman historique. D’ailleurs, c’est souvent avec les romans de Mireille Calmel que je découvre l’Histoire. Si les professeurs d’Histoire avaient ce talent de conteur, ce serait magnifique et on ne s’ennuierait pas une seconde pendant leurs cours (parenthèse, ils sont un peu… 😂).

Tout commence par un regard. Jeanne tombe amoureuse au premier regard à 13 ans d’Olivier de Clisson, l’ennemi juré de son père. C’est à partir de là que toute la vie de Jeanne change, à cause d’une haine entre sa famille et celle des Clisson.

Les évènements s’enchainent, Jeanne est battue par son père et sa mère ne lui pardonnera jamais. Toutes deux le quittent et quand Jeanne se retrouve seule, sa maman étant décédée, elle devra à nouveau faire face à la haine de son père qui la mariera de force à un homme dont la méchanceté n’a pas de limite et dont la haine envers les Clisson est la même.

Entourée par les gens fidèles à la mémoire de sa mère et grâce à qui elle a été entrainée à se battre, à vivre auprès de la nature, elle saura faire face.

Olivier de Clisson, qui n’a jamais oublié le regard échangé avec Jeanne, veille de loin sur elle, et au fil de ma lecture, je suis stupéfaite par la force qu’il déploie pour protéger celle qui lui a ravi le cœur. Au gré de la vie de Jeanne, je découvre un amour profond, fidèle et solide qui résiste à toutes les épreuves même au-delà de la mort.

Oui, car Olivier de Clisson n’a pas que des amis et trahi, il sera décapité. Commence alors pour Jeanne, une seconde vie pour le venger. Sous la plume de Mireille Calmel, se dévoile alors la tigresse, sans état d’âmes pour tuer tous ceux qui ont trahi son mari et elle porte bien ce nom de Tigresse bretonne.

Je pourrai tellement encore te raconter mais je ne peux le faire sans spoiler aussi je te laisse découvrir Jeanne de Belleville.

Si tu aimes les romans historiques et les femmes combattante et combatives, ce livre est fait pour toi. Je te garantis de passer un moment de lecture exceptionnel.

© Isabelle-Marie d’Angèle (janvier 2023).

À très vite…

VENENUM – Sylvain Gillet

Bonjour toi 😉

Lorsque Sylvain Gillet m’a contactée pour le service de presse de son nouveau roman noir, je n’ai pas hésité alors que ce n’est pas mon genre de lecture de prédilection, comme quoi, la confiance dans l’auteur était réciproque puisqu’il m’a proposé de le chroniquer tout comme je l’avais fait pour Commedia Nostra.

Embauché sur une croisière transatlantique Lisbonne-New York, le guitariste Abel Diaz enquête, sans qu’on lui demande, sur la mort soi-disant naturelle de Orville Montgomery, un compagnon musicien parti trop tôt pour le Paradis du Blues.

En France, le commissaire Ange Amadeo fait face à une série de meurtres de prostituées.

Y a-t-il un lien entre tous ces crimes ? Une fois son neurone à intrigue titillé, ce guitariste au douloureux passé va remettre en question ce qui parait incontestable, en creusant des pistes et en se posant des questions dont sa compagne, la très bavarde guitare Linda, ne sera pas la dernière à se moquer.

Une investigation mêlant meurtres croisés de plus ou moins longue date et loufoqueries diverses, durant laquelle Abel fera face aux venins du passé qui continuent d’empoisonner le présent.

Lorsque je commence ma lecture, je me demande pourquoi je me suis laissée embarquer dans cette histoire. Je ne suis pas patiente et j’aime quand ça démarre rapidement. Ici, l’auteur doit planter le décor, faire les présentations et tout ça prend quelques pages. Je découvre le bateau, l’équipe de musiciens qui accompagne Abel Diaz ainsi que la très jolie fille d’Orville Montgomery. Puis débarquent les croisiéristes, puis le personnel, ça en fait du monde et du coup tous ces gens sont potentiellement coupables de meurtre si meurtre il y a.

Mais lorsque ça commence, je suis happée illico. Je retrouve la plume gouailleuse de Sylvain Gillet ainsi que son humour à la Audiard.

Abel Diaz est musicien. Son instrument fétiche ? La guitare, dénommée Linda, avec laquelle il dialogue souvent. Elle n’a pas sa langue dans sa poche et n’hésite pas à le remettre vertement à sa place, l’avertir des dangers, voire lui faire la tête si le guitariste ose jouer sans elle.

Je note d’ailleurs que les dialogues ne sont pas nombreux hormis ceux avec Linda et quelques interrogatoires menés à la façon Diaz. Abel se pose énormément de questions et celles-ci peuvent embrouiller le lecteur. Et justement…

Son ami, Orville Montgomery, est retrouvé mort dans sa cabine et c’est Abel qui a eu droit à son dernier coup de fil, l’appelant à l’aide.

Alors que tout un chacun affirme que le vieux jazzman est décédé naturellement, Abel Diaz pense le contraire et il va tout faire pour le prouver.

Et voilà la machine qui se met en marche, je suis ça très sérieusement, mais l’auteur a le don de me perdre dans les réflexions d’Abel Diaz. J’avoue qu’il se pose beaucoup de questions, mais elles auront toutes une réponse.

Sylvain Gillet n’a rien laissé au hasard et le tout est superbement bien ficelé. J’aurais bien aimé partager avec toi certaines répliques, mais sorties de leur contexte, elles ne veulent plus rien dire aussi, je te laisse les découvrir, tu ne seras pas déçu si tu es fan d’enquêtes policières.

Lorsque j’arrive dans les dernières pages, je suis scotchée parce que rien, mais alors rien ne m’avait préparé à cette chute, quoique… Tous les indices sont importants, n’oublie pas, et puis… pourquoi parle-t-on de ce commissaire Ange Amadeo (qui m’a bien fait rire) ? Je t’ai mis la puce à l’oreille ? Je t’ai donné envie de découvrir ce roman noir truffé de bonnes répliques ?

Je félicite chaleureusement l’auteur et le remercie tout autant pour ce bon moment de lecture.

© Isabelle-Marie d’Angèle (décembre 2022).

À très vite…

Au clair de la Louve – Tome 4 – Rime de Bervuy

Bonjour toi 😉

Je viens partager avec toi ma dernière lecture. Comme je l’ai déjà dit, je ne suis d’habitude pas fan de fantasy. Pourtant, ici, c’est quand même le 4ème tome que je découvre toujours avec autant de plaisir. Je me suis attachée à ces héros hors du commun, Maryhead est une sorcière et Renan un vampire, avoue que ce n’est pas habituel. Je te laisse découvrir ci-dessous le résumé et mon ressenti.

Une fois de plus, la famille Mancini vient assombrir l’horizon de Maryhead et Renan.

Les doutes et les questions se multiplient et les épreuves finissent par balayer toutes leurs certitudes. La réalité a différentes facettes.

Sauront-ils trouver un chemin autre que celui tracé pour eux par les fantômes du passé ?

Ce que j’aime chez cette auteure c’est qu’elle ne laisse rien au hasard. Quand tu crois que tout va s’arranger pour nos deux héros, il se passe un truc qui remet tout en question.

Maryhead est une sorcière immortelle qui se change en louve, c’est un personnage très fort, comme tu peux t’en rendre compte. Malheureusement ou heureusement pour le lecteur, sinon ce ne serait pas drôle, elle ne peut pas tout contrôler surtout quand un vampire, ici c’est une femme, Fedora Mancini, s’en prend à elle bien qu’elle soit censée être détruite.

Mais, tu vas me dire, un vampire est déjà mort non ? Là est le problème, et son âme alors, que devient-elle ? Ne voilà-t-il pas que, comme elle est très forte cette Fedora et surtout très méchante et machiavélique au possible, qu’elle peut reprendre forme dans un corps… tu ajoutes à ça qu’elle avait fait de Renan sa chose, ce vampire magnifique et amoureux de Maryhead, tu penses bien qu’elle ne va pas les laisser filer leur belle histoire sans s’en mêler.

Renan, est un seigneur obscur (n’hésite pas découvrir les tomes précédents pour savoir comment il l’est devenu), peut vivre le jour, parfois, boire un peu d’alcool, mais n’avale rien d’autre que du sang quand il doit se nourrir, veille sur sa jolie sorcière, mais à son tour, il peut devenir fou, surtout lorsque l’auteure aussi diabolique que ses héros, s’amuse à semer des embûches que tu n’imagines même pas sur leur chemin.

Alors, que dire de ce nouvel opus si ce ne n’est que j’ai compris rapidement qu’il y aurait une suite, car il est quasiment impossible d’abandonner ainsi nos personnages sur ce goût d’inachevé. En effet, rien n’est terminé, loin de là, surtout quand le passé s’en mêle et ajoute son grain de sel, histoire de redistribuer les cartes. Je pourrais même dire que tout va recommencer.

Je félicite chaleureusement l’auteure qui garde son lecteur en haleine jusqu’au bout. Je n’ai détecté aucun temps mort et ne me suis jamais ennuyée. Ce livre de 450 pages t’embarque au pays des vampires, des sorciers, des loups-garous, sans que jamais tu ne penses que ça ne peut pas exister.

Rime de Bervuy crée un univers, le sien où elle excelle, tout y est possible et j’en redemande alors que ce n’est franchement pas mon genre de prédilection. Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais et surtout accepter de se laisser emporter dans un monde imaginaire presque réel.

Pour les adeptes de fantasy, je le recommande fortement, pour les plus timides, croyez-moi, vous ne serez pas déçus du voyage.

À très vite…

Un peu, beaucoup, à la folie – Liane Moriarty

Bonjour toi 😏

Voilà ce que j’écoute en écrivant ce billet, tu l’écoutes avec moi ?

Maintenant que tu es dans la même ambiance que moi, je partage avec toi mon retour de lecture.

Trois couples épanouis. De charmants enfants. Une amitié solide. Et un barbecue entre voisins par un beau dimanche ensoleillé : tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment. Alors, pourquoi, deux mois plus tard, les invités ne cessent-ils de se répéter : « si seulement nous n’y étions pas allés » ?
Après le succès du Secret du mari, traduit dans 55 pays, et de Petits secrets, grands mensonges, adapté par HBO, Liane Moriarty continue de dévoiler la noirceur qui rôde sous les vies ordinaires et nous plonge au cœur des redoutables petits mensonges et des inavouables secrets de l’âme humaine… Fin, décapant, et jubilatoire.

Tu le sais, ce n’est pas le premier roman que je lis de cette auteure. Une fois de plus, Liane Moriarty m’emmène dans son univers stressant, angoissant, où je me pose mille questions à la fois et où j’ai envie de tourner les pages pour connaître la fin.

Mais qu’est-ce qu’il y a bien pu arriver ce jour de barbecue ? Je te garantis que tu vas en feuilleter des pages et en découvrir des secrets avant de tout pouvoir mettre bout à bout et enfin comprendre ce qui s’est réellement passé. Je me suis même dit un moment ah ce n’était que ça, pas la peine d’en faire tout un flan. Oui, mais voilà, l’histoire n’était pas finie…(tu m’étonnes 😂)

Clémentine et Erika sont amies. Enfin c’est ce que je lis et crois au début du livre, mais au fur et à mesure que je découvre leur vie, je m’interroge sur leur amitié et surtout sur Erika.

De secrets en révélations, je reste coite. Au fil du roman, tu te rends compte que ce barbecue finalement était ordinaire, mais…

Voilà tout est dans le mais…

Des couples qui se connaissent relativement bien, qui se disent amis, mais quand on tente d’ajouter d’autres personnes à ces amis, les conflits commencent, la jalousie et les questionnements apparaissent. Autour d’un verre, les langues se délient pour certains alors que d’autres sont en retrait, et justement ceux qui se mettent à part savent peut-être ce qui s’est réellement passé. Oui, mais voilà, quand on ne supporte pas trop l’alcool, la mémoire se fait la malle, ce n’est vraiment pas de chance !

Le comble c’est qu’au fil des pages ton avis évolue sur tel ou tel héros. À tel chapitre tu l’aimes, au suivant il t’insupporte et t’agace. Tous ces héros ont chacun leur caractère, leurs problèmes et tout s’imbrique parfaitement au fil des découvertes.

À ce petit monde s’ajoute un voisin grincheux… Quel rôle joue-t-il dans ce fichu barbecue ? Oui c’est bien ce que tu te demandes au fil des pages, parce qu’il s’invite régulièrement dans les conversations et puis un jour, on n’en parle plus… enfin presque plus…

Je te laisse à tes questionnements sans réponse, mais peut-être l’as-tu lu, il n’est pas récent ce bouquin, mais j’aime bien aussi piocher dans ce qui est paru il y a quelque temps, je ne suis pas dans l’actualité et je peux me faire ma propre idée sans être spoiler.

Bonne lecture.

Mais au fait, que lis-tu ?

Pour terminer en musique, voici ce qui est apparu sur mon flow 🎶

À très vite…

Toutes les dernières fois – Carole Duplessy-Rousée

Bonjour toi 😉

Voici un retour de mes dernières lectures.

Pour la famille Cheylard, rien n’est plus fort que les liens du sang. À Ruoms, en Ardèche méridionale, l’entreprise de construction et de rénovation qu’ont créée Magdalena et Damian compte désormais leurs trois fils, César, Martin et Bastian, et la petite dernière, Elena, jeune femme libre et indomptable. À la bastide, chacun vit en toute indépendance mais jamais très loin des autres.

Sous la chaleur brûlante de l’été, alors que la récolte des pêches va commencer, l’arrivée d’un saisonnier espagnol bouleverse ce bel équilibre et provoque une véritable onde de choc au sein de la famille. Les enfants s’interrogent, Bastian surtout, tant sa ressemblance avec l’Espagnol est frappante. Qui est ce mystérieux inconnu et qu’est-il vraiment venu faire à Ruoms ? Rongé par le doute, il finit par demander des explications à sa mère sur les origines de sa naissance, mais celle-ci s’enferme dans le silence. Prise au piège, Magdalena comprend qu’elle ne pourra plus taire bien longtemps un secret qu’elle garde en elle depuis quarante-deux ans. Accompagné de sa sœur, Bastian se rend en Espagne pour tenter de trouver des réponses. Ces bouleversements intérieurs auront-ils raison de la belle entente qui régnait jusqu’alors dans la fratrie ?

Tu le sais, j’aime les sagas familiales, celle-ci ne faillit pas à la règle même si elle est abordée différemment. Je m’explique : même si les liens familiaux sont bien présents, on est loin de la grande famille. Trois fils une fille, mais chacun est célibataire.

Tout ce petit monde travaille ensemble dans la rénovation, le père est toujours en activité et la mère fait la comptabilité.

Chacun vient diner le soir avec les parents. Ils n’ont que la cour à traverser, ils vivent ensemble non pas dans la même maison, mais dans des dépendances rénovées. La famille est là, mais je ne la trouve pas chaleureuse, ça ne change rien au fait que j’ai beaucoup aimé le roman. C’est juste une autre manière de représenter les liens du sang. Après, l’histoire se déroule en Ardèche, le caractère des gens est peut-être ainsi.

Elena, la petite dernière de quarante ans est certainement la plus rebelle. Elle vit sa vie et n’accepte aucune réflexion sur son train de vie. Elle sort avec ses amis, fait la fête et n’hésite pas à embarquer un homme avec elle s’il lui plait. Par contre, elle refuse toute attache.

Tout ce petit monde vit sa petite vie tranquille jusqu’à ce qu’un saisonnier qui ressemble étrangement à Bastian vienne tout chambouler comme un chien dans un jeu de quilles.

Un énorme secret va alors ressurgir et mettre à mal toute la tranquillité de la famille Cheylard. Magdalena, la mère qui règne sur sa famille, ne tolérant aucun écart, va devoir faire face. Va-t-elle le faire d’ailleurs ? Certainement, mais à sa manière et j’ai été déroutée. C’est alors que les enfants vont se rendre compte que finalement, ils ont tous été orientés par cette femme, dans leurs choix.

La famille qui semblait si unie va se fissurer peu à peu. Entre l’ainé de la famille, César, père d’une adolescente, qui va tomber amoureux d’une femme bien plus jeune que lui, et Elena qui au contraire ne veut pas entendre parler de ce client qui semble craquer sur elle, Magdalena va mettre un horrible marché dans les mains de ses enfants. Quant à Bastian, la découverte de ce qui lui a été caché va fortement le perturber et comme je le comprends. Il pourra compter sur sa sœur pour l’épauler dans la quête d’une vérité.

Magdaléna qui a pourtant beaucoup à se faire pardonner va, à mon humble avis, faire tout le contraire. Elle ne m’est pas sympathique cette femme ou alors je suis passée à côté d’elle. En parallèle, Damian le père de famille, je le trouve digne. Même lui ne reconnait pas sa moitié alors qu’ils ont fait un bon bout de chemin ensemble.

Amour, amitié, sens du devoir et liens du sang, tout y est et j’ai une préférence pour Elena, cette femme indépendante qui sait ce qu’elle veut mais n’hésite pas à venir en aide quand on lui demande.

As-tu lu ce livre ? Qu’en as-tu pensé ? Tu passeras un bon moment de lecture si tu fais le choix de le découvrir.

À très vite…

Un si bel horizon – Françoise Bourdin

Bonjour toi 😉

Quand un livre de Françoise Bourdin paraît, je n’hésite pas. Le gros problème c’est qu’il m’est impossible de le laisser attendre dans ma PAL. L’autre ennui et de taille, c’est qu’une fois commencé, il est quasiment impossible de ne pas le terminer alors que je sais parfaitement qu’il me faudra attendre un an pour lire le prochain !

Je partage avec toi mon retour de lecture.

Sur l’île de beauté l’histoire d’une famille unie pour le meilleur et pour le pire…

Depuis la mort du patriarche Ettore Bartoli, c’est son épouse Lisandra qui a repris les rênes de l’Hôtel Bleu Azur, un des fleurons de l’hôtellerie corse. Epaulée par deux de ses quatre enfants, Giulia et Ange – ce dernier étant le successeur désigné pour reprendre un jour le célèbre hôtel du flamboyant cap Corse – Lisandra n’a jamais manqué d’énergie pour faire prospérer l’ancienne petite auberge du grand-père d’Ettore, jusqu’à obtenir, au fil des ans, sa quatrième étoile.
Mais le travail en famille est parfois paradoxalement un challenge plus difficile que les autres entreprises. Tout en essayant de laisser le plus d’initiatives possible à ses enfants, respectant leurs idées de changement, d’amélioration, de modernisation des conditions d’hébergement des clients, parfois même en allant jusqu’à donner raison à la jeunesse, Lisandra, qui a conscience de vieillir, n’est pourtant pas prête à s’effacer.
Et puis, au-delà de l’intendance de l’hôtel et du domaine, et des difficultés du quotidien – de la gestion du personnel et des egos, à celle de la clientèle exigeante voire capricieuse, en passant par les problématiques liées la récente crise sanitaire – il y a les tracas personnels de tout un chacun. Giulia qui élève seule son fils de 10 ans Matteo, Ange qui est fiancé à Inès, la belle espagnole qui ne s’intègre pas au clan très fermé des Bartoli, Lucca le frère aîné, jeune avocat brillant qui a tout pour être heureux, si ce n’est que sa femme et lui n’arrivent pas à avoir l’enfant qui manque à leur bonheur… et que l’adoption n’est pas une option pour Lucca. Et enfin Orso, le troisième fils Bartoli. Orso dont le tempérament borderline inquiète et mobilise la famille, Orso qu’il faut surveiller à chaque instant comme le lait sur le feu….

Je retrouve avec plaisir et comme toujours l’ambiance familiale chaleureuse. Un hôtel 4 étoiles dirigé par une femme, Lisandra, de main de maître.

Une fois n’est pas coutume, il n’y a pas de couple. Les enfants de Lisandra sont célibataires, même si Ange est prêt à se marier avec la belle Inès.

Mais quand on est propriétaire d’un tel établissement renommé, il faut faire de nombreux sacrifice afin que son statut reste en haut de l’affiche, la concurrence est rude et Lisandra va devoir accepter que ce qui a été créé par le patriarche évolue. Ce n’est pas toujours facile de laisser la main et de se sentir mise à l’écart même si ce n’est pas ce que veulent ange et Giulia. Le thème de la vieillesse est ici abordé avec bienveillance, on ne peut que bien comprendre ce que ressent Lisandra qui a donné sa vie pour que son hôtel soit aujourd’hui ce qu’il est.

Je retrouve donc la plume de Françoise Bourdin qui connait parfaitement comment rendre les sentiments de chacun humain.

Entre jalousie, amour, méfiance, les héros de ce nouvel opus font briller leur héritage, avec brio.

Que ne feraient-ils pas pour leur frère Orso au tempérament borderline. Je ne savais pas exactement ce que signifiait cette maladie. Orso voudrait être plus indépendant, mais il doit être continuellement surveillé. Peut-être faudrait-il lui faire confiance ?

Ce que j’apprécie dans les livres de Françoise Bourdin c’est que rien n’est laissé au hasard et à chaque fois, j’ai l’impression de vivre avec eux leur histoire. Les sentiments qu’ils éprouvent sonnent juste et peuvent permettre au lecteur de comprendre le comportement d’une personne parce que dans le roman, l’auteur a décrit exactement ce qu’il vit ou a vécu.

Une fois de plus, cette saga familiale m’a emportée et chaque héros joue son rôle à la perfection. Je t’invite à découvrir ce roman qui se déroule en Corse et où avec tact, Françoise Bourdin nous rappelle que les habitants aiment leur île et qu’il ne faut pas l’abîmer.

À très vite…

Les trois clés – Nora Roberts

Bonjour toi 😉

À découvrir absolument, je te prédis un long et beau moment de lecture.

Malory, gérante d’une galerie d’art, Dana, bibliothécaire passionnée, et Zoé, mère aimante d’un garçonnet, reçoivent une étrange invitation à se rendre un soir dans un manoir. Elles y sont accueillies par un couple qui leur raconte une mystérieuse légende, celle de trois sœurs ensorcelées et privées de leur liberté. Seules les dénommées « élues » pourront la leur rendre. À la surprise générale, Malory, Dana et Zoé se voient proposer un contrat à trois millions de dollars ! Pour obtenir le gain, chacune doit trouver, en seulement vingt-huit jours, une clé. Leur quête menée à bien, la malédiction sera vaincue…

Je t’avais dit qu’il s’agissait d’un pavé de 1050 pages. Magnifique !

Trois clés, trois femmes, trois quêtes.

Malory, gérante d’une galerie d’art, Dana, une bibliothécaire et Zoé une maman qui adore son gamin. Apparemment, elles n’ont rien en commun. Alors pourquoi se retrouve-t-elle sur un tableau qui relate une légende bien mystérieuse avec trois sœurs qui leur ressemblent étrangement.

J’ai été envoûtée immédiatement par ce roman que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher. Pourtant toutes ces pages à découvrir, ce n’est pas rien. Cruel dilemme ! Si je lis trop vite, je vais me retrouver bien démunie quand il sera terminé, mais si je tarde trop, j’y reviens sans cesse.

Ajoute à ces trois jolies héroïnes, trois hommes : Flynn, Jordan et Brad. Quelle surprise, ils se connaissent ces trois amis et ils vont faire partie intégrante de la quête des jeunes femmes.

Tu mélanges à ça un brin de magie avec un couple adorable sorti d’un autre monde et un méchant sorcier qui doit absolument empêcher que les trois clés soient réunies et tu te es plongé dans un contexte merveilleux et en même temps angoissant.

Chacune a un mois pour réussir sa quête à la fin de laquelle, elle récupérera une clé. Si une des trois échoue, les trois sœurs ensorcelées du tableau resteront pour toujours privées de liberté.

C’est un bel hymne à l’amitié. Ces trois femmes qui ne se connaissaient pas, il y a trois mois, seront liées à jamais, au départ par la légende qui affirment qu’elles sont les élues, ensuite parce qu’elles s’apprécient mutuellement et ne peuvent plus se passer l’une de l’autre. Il en ira de même pour les trois hommes.

Je te donne un aperçu des quêtes :

Tu chercheras beauté, vérité et courage. Isolé, un des trois éléments ne saurait subsister. Deux sans le troisième sont incomplets. Cherche en toi et découvre ce qui te reste encore à apprendre. Trouve ce que convoite tout particulièrement l’obscurité. Cherche au-dehors, là où la lumière l’emporte sur l’ombre. Des larmes d’argent sont versées pour le chant qu’elle crée, car elle est issue des âmes. Regarde au – delà, regarde à travers, vois où s’épanouit la beauté et où chante la déesse. Tu rencontreras peut-être la peur, tu rencontreras peut-être des tourments, mais à ce que tu cherches, l’amour rompra le sortilège, le cœur forgera la clé et l’amènera à la lumière.

N’hésite pas à faire ce voyage et trouve aussi les trois clés afin de libérer ces trois ensorcelées. Parfois, la fiction se mêle à la réalité et le passé au présent. Regarde, observe, cherche en toi…

Bonne lecture.

À très vite…

À la recherche d’Alice Love – Liane Moriarty

Bonjour toi 😉

Je te parle aujourd’hui de ce roman de Liane Moriarty.

Il a suffi d’une chute de quelques secondes pour qu’Alice Love efface dix années de sa vie : lorsqu’elle se relève, avec une grosse bosse sur la tête, elle est convaincue d’avoir vingt-neuf ans, d’être enceinte de son premier enfant, au comble du bonheur avec son mari, Nick, dont elle est follement amoureuse.
Or Alice a trente-neuf ans, trois enfants, et s’apprête à divorcer.
Que s’est-il passé ? Comment a-t-elle pu devenir cette femme autoritaire et obsédée par le sport (elle qui déteste ça) ? Comment elle et Nick, son amour de toujours, en sont-ils arrivés là ? Pourquoi est-elle en froid avec sa sœur adorée ?
En s’efforçant de reconstituer le puzzle de cette décennie oubliée, Alice découvrira si son amnésie est une malédiction ou une bénédiction…

Est-ce une malédiction ou une bénédiction d’avoir perdu dix ans de sa vie ? Là est la question. Lorsqu’Alice s’en rend compte, elle panique et comme je la comprends.

Elle se souvient qu’elle est enceinte de son premier enfant alors qu’on lui apprend qu’elle en a trois. Elle est follement amoureuse de son mari et elle découvre qu’elle va divorcer, tu ne paniqueras pas toi, à sa place ?

Ce qui est affolant dans cette histoire c’est que, à chaque fois, Alice va de surprise en surprise et fait des gaffes. Quand elle apprend que le nouveau mari de sa mère s’appelle Roger, elle s’exclame qu’elle n’en connait qu’un : le père de son mari, mais ça ne peut pas être lui… eh bien si.

Extrait : « Le seul Roger que je connaisse c’est le père de Nick, pouffa Alice, car franchement le père de Nick était un peu ridicule. Sa mère la dévisagea : Eh bien c’est de ce Roger que je parle ma chérie. Roger, mon mari.

Maman a épousé Roger ? Mais… Roger ? Vraiment ? »

C’est ainsi tout au long du roman. Alice ne comprend pas pourquoi elle n’est plus aussi proche de sa sœur Élisabeth, pourquoi on lui parle toujours de sa meilleure amie qui est décédée et pourquoi cette impression qu’on lui cache quelque chose.

Les retrouvailles avec ses enfants sont parsemées d’inquiétude de part et d’autre.

Extrait : Tu te rappelles comment on conduit ? On est en retard, tu vas peut-être devoir dépasser un peu les limitations de vitesse.  Tu as retrouvé la mémoire.

Mais aussi de la part d’Alice : Vous regardez la télé d’habitude avant d’aller à l’école ?

L’apparence d’Alice a aussi changé, elle semble ne plus se préoccuper de son apparence comme avant, ce qui soulève des questions :

Tu t’es brossé au moins les cheveux ce matin ? Parce que tu as l’air un peu… crado sans vouloir t’offenser.

Et puis la rencontre avec le directeur d’école qui est en fait son amant alors qu’elle ne s’en souvient pas.

Et bien sûr, Nick, le mari qui pense qu’elle joue la comédie alors que l’on comprend qu’ils sont toujours amoureux, mais que des non-dits sont latents, mais à cause de qui ou de quoi se sont-ils séparés ?

Pourquoi Alice et Élisabeth, sœurs proches, se sont-elles éloignées l’une de l’autre ?

Une page après l’autre, je découvre les pièces du puzzle. Liane Moriarty a ce talent de nous laisser régulièrement sur notre faim, alors évidemment, il est difficile de lâcher le roman.

Le lecteur est tenu en haleine jusqu’à la fin, le dernier mot.

Je le recommande vivement parce qu’il y a aussi de bons moments de rigolade et j’avoue, j’admire cette Alice qui ne lâche rien pour retrouver sa vie.

As tu déjà lu ce roman ? Qu’en as-tu pensé ?

À très vite…

La cerise sur le gâteau – Aurélie Valognes

Bonjour toi 😉

Voici enfin mon retour de lecture sur La cerise sur le gâteau d’Aurélie Valognes. On connaît l’auteur pour son goût des titres faisant référence à des expressions, tu te souviens certainement de Mémé dans les orties, Au petit bonheur la chance (dans ma PAL donc pas encore lu 😁)En voiture Simone (je l’ai lu sous le titre Nos adorables belles-filles), Minute Papillon et son dernier pas encore acheté La ritournelle.

J’imagine que tu sais aussi ce que veut dire La cerise sur le gâteau, non ? c’est tout simplement, le petit truc positif qui vient s’ajouter à tout ce qui va déjà bien, ça pourrait être ça c’est le pompon 😂 quoique quelquefois, ce n’est pas toujours positif, bref !

On est parti pour mon retour de lecture dont je te présente le résumé 👇

La vie est mal faite : à 35 ans, on n’a le temps de rien, à 65, on a du temps, mais encore faut-il savoir quoi en faire…

Bernard et Brigitte, couple solide depuis 37 ans, en savent quelque chose.

Depuis qu’elle a cessé de travailler, Brigitte profite de sa liberté retrouvée et de ses petits-enfants. Pour elle, ce n’est que du bonheur. Jusqu’au drame : la retraite de son mari !

Car, pour Bernard, troquer ses costumes contre des pantoufles, hors de question. Cet hyperactif bougon ne voit vraiment pas de quoi se réjouir. Prêt à tout pour trouver un nouveau sens à sa vie, il en fait voir de toutes les couleurs à son entourage !

Ajoutez à cela des enfants au bord de la crise de nerfs, des petits-enfants infatigables, et surtout des voisins insupportables qui leur polluent le quotidien…

Et si la retraite n’était pas un long fleuve tranquille ?

Un cocktail explosif pour une comédie irrésistible et inspirante.

Déjà en découvrant le résumé, je me suis dit : C’est un drame d’être à la retraite ?

Effectivement, pour Bernard, c’est la catastrophe. Il n’accepte pas du tout d’être mis ainsi sur la touche, au point même de renvoyer un CV à son entreprise au cas où ils auraient besoin de lui parce que les jeunes qui le remplacent ne savent pas faire et que lui, il sait !

D’entrée, j’entends parfaitement son mal-être. Pourtant, je me dis que la retraite n’arrive pas du jour au lendemain. Elle se prépare. D’ailleurs, Aurélie Valognes, par l’intermédiaire de son héroïne Brigitte, t’en parle avec ses week-ends de comment gérer sa retraite, ce qu’il faut faire pour ne pas être toujours dans les pattes de son conjoint, parce que tu comprends bien que, lorsque tu es 8 h par jour au boulot, te retrouver le même temps et plus avec ton ou ta chérie, ça devient compliqué. On a bien vu pendant le confinement tous ces couples qui se sont séparés parce qu’ils ne se supportaient pas.

Comment dire… Évidemment, que c’est un bon moment de lecture, parce que tu t’amuses du comportement de Bernard qui passe de ne rien faire à tout faire exagérément. Bien sûr que le tri, l’écologie, le manger sain, prendre soin de la planète c’est bien et c’est ce qu’il faudrait faire, mais j’ai trouvé le trait poussé un peu trop loin. J’entends tous les jours ce qu’il faut ou ne pas faire, j’entends tous les jours comment trier ses poubelles, qu’il faut manger sain, qu’il faut faire du sport, ne pas utiliser trop sa voiture (pour la pollution je parle hein ! pas pour le prix de l’essence remarque ça aide 😂), faire de la récup (ce mot me saoule d’avance, c’est vrai que récupération c’est plus long à dire et ça fait moins joli), customiser ses vêtements ou autre chose (le rendre à ton goût traduire lui donner une seconde vie)… alors, je ne suis pas du tout contre ça, mais je n’avais pas envie de le lire à toutes les pages. Voilà ! J’ai la fâcheuse impression qu’aujourd’hui, nous devenons tous des assistés, nous ne savons plus rien faire tout seuls, il faut qu’on nous conseille.

Bien sûr que les scènes sont amusantes, c’est du Aurélie Valognes quand même ! Alors justement… J’ai été déçue ben oui !

Alors oui j’ai aimé parce que c’est fluide, facile à lire et j’avoue que j’aime la plume d’Aurélie Valognes. J’hésite quand même à acheter pour l’instant son dernier. C’est très axé sur la retraite et tous ses tracas et je n’avais pas l’impression pourtant que les retraités vivaient ce repos comme « forcé ». Quand on lit ses remerciements et le pourquoi de ce roman écrit pendant le confinement, je comprends ce qu’elle a voulu faire passer comme message, mais je reste un peu dubitative. Cet opus ne sera pas mon coup de cœur.

Pourtant, il y a des moments de franche rigolade notamment avec les voisins, je te laisse les découvrir. Mais là encore, je trouve le trait forcé et la cerise sur le gâteau… à mon avis, il y en a plusieurs. C’est tellement beau pour être vrai… mais c’est un roman, ne l’oublions pas.

Bon… en relisant ma prose, j’ai l’impression de l’avoir sabré 😂 ce n’est pas le cas, juste mon ressenti. Et non, je ne me suis pas servie de ce roman pour déverser ma colère 😂 c’est juste qu’en le lisant voilà ce que j’ai ressenti, une sorte d’agacement qui ne m’a pas lâchée.

Est-ce aussi parce que je suis une toute jeune retraitée (anticipée et obligée, mais c’est un autre sujet) et que je ne le vis pas du tout de cette manière, mais plutôt à la manière de Brigitte qui vit ça comme une liberté retrouvée, notamment pour faire ce que je veux quand je veux ?

La semaine prochaine, si je l’ai terminé parce que c’est un pavé quand même, je te parle de À la recherche d’Alice Love de Liane Moriarty. J’aime beaucoup cette auteure et là l’écriture n’est pas la même.

Alors toi, as-tu lu et connais-tu Aurélie Valognes ? Peut-être que tu n’as pas du tout le même avis sur ce retour de lecture? On en discute en commentaires.

Connais-tu Liane Moriarty ? J’ai lu Petits et grands mensonges et Le secret du mari. Sinon que lis-tu ?

À très vite…