Janvier, te voilà !

Te voilà revenu Janvier comme chaque année !

Avec en premier la fête de ta galette.

Chouette !

La joie des enfants qui portent la couronne fait plaisir à regarder.

Ils se cachent sous la table pour choisir la part à donner.

Peut-être aussi aurons-nous la neige, Janvier !

Nous nous battrons à coup de boules givrées

Et construirons des bonshommes glacés.

An nouveau et nouvelle année, Janvier !

À tous les meilleurs vœux sur les joues rosées

Que nous ne pourrons pas embrasser

Cette année un virus s’est imposé, nous sommes masqués.

Un mois pour écrire, Janvier !

Sur des cartes, n’est-ce pas désuet ?

À voir le plaisir d’ouvrir le courrier

Cette tradition n’est pas oubliée.

Que vas-tu nous apporter Janvier ?

Du bonheur ? C’est à espérer.

L’année écoulée nous a chamboulés.

Fais un effort pour nous réconforter.

Nous comptons sur toi, Janvier

Pour nous faire retrouver

L’espoir et nous faire rêver

Comme toujours en début d’année !

Hiver, bonjour !

Au pays de l’hiver, bonjour le froid !

Ah oui, tu crois ?

Les arbres sont méchants !

Ils paraissent trop grands

Avec leurs corps sans feuilles

Ils nous regardent d’un drôle d’œil.

Pas questions avec le vent

De s’assoir sur les bancs.

La neige a tout recouvert

Disparu le manteau vert.

Au pays de l’hiver, pensons aux oiseaux !

Qui font le gros dos !

Dispersons les graines

Pour qu’ils viennent,

Dans les mangeoires,

Ils pourront y boire.

Au pays de l’hiver, Dame nature s’endort

Et nous offre un nouveau décor.

Du blanc, du gris

Des nuages gorgés de pluie.

Bonnets et pompons

Écharpe jusqu’au menton.

Au pays de l’hiver, pas trop de soleil

Et difficile le réveil.

Les jours sont trop courts,

Alors, commence le compte à rebours,

Pour que les fleurs s’éveillent

Et qu’elles nous émerveillent.

Seules les primevères

Font la fête en hiver.

Avec les pensées,

Elles égayent nos journées.

Faire plaisir

Le plaisir le plus délicat est de faire celui d’autrui

Jean de la Bruyère

C’est facile de faire plaisir avec un sourire, un mot gentil, un bouquet de fleurs, une attention, un coup de téléphone, une visite impromptue.

Il suffit parfois d’un mot, d’un geste. Plaisir d’avoir donné de la joie, d’avoir fait fleurir le bonheur.

Cassandre était seule dans sa chambre,

Son fils, enfin, un jour de novembre !

Elle l’attendait depuis longtemps

Le temps passe ici si lentement.

Il apportait avec lui

Des nouvelles des petits.

Des photos aussi

De plaisir, Cassandre rosit.

Raconte-moi tout, disait-elle

Cette fois, ce n’est pas du virtuel.

Il est bien là en face d’elle

Son cœur se colore de l’arc-en-ciel.

Les minutes s’égrènent

Cassandre en est la reine.

Je dois partir, murmure-t-il

Déjà ? s’arque le sourcil !

Je reviendrais, c’est promis !

Ne traîne pas mon chéri,

Embrasse les petits !

Avec le sourire, Cassandre s’endormit.

Catherine et son chapeau

Catherine coiffa son chapeau !

Les moqueurs l’appelaient son plumeau !

Elle n’en avait cure,

Il lui donnait fière allure.

Affublé de son couvre-chef,

Qui mettait son visage en relief,

Elle arpentait les rues

De son pas soutenu.

Chaque année le 25 novembre,

Elle ressemblait à s’y méprendre

À une de ces femmes vintages

Fières de leur apanage.

Sa chevelure à moitié cachée,

Elle se sentait belle et aimée.

Pourtant, pas d’homme à son bras

Seule à tout jamais, elle restera.

Il était parti un matin

Sur son bateau, le marin.

Jamais, il n’était revenu.

Il était porté disparu.

Ce chapeau, il lui avait offert

En l’embrassant, un soir d’hiver.

Il était parti après un baiser

Le 25 novembre de l’année.

Voilà pourquoi aujourd’hui,

À demi-cachée, de ses yeux la pluie,

Coule sans retenue

Pour son amour perdu.