Octobre sourires et chocolats

1er octobre ! Quelle chance, il tombe un vendredi et c’est donc la journée du sourire !

Mais ce n’est pas tout ! C’est aussi la journée mondiale du chocolat !

Alors entre sourires et chocolats, quelle belle journée !

Mais je n’oublie pas que c’est le mois d’octobre qui commence. Bienvenue à toi avec tes citrouilles d’Halloween et tes couleurs flamboyantes.

Extrait d’un poème d’Auguste Lacaussade : Les soleils d’Octobre

L’herbe que la pluie a mouillée

Se traîne frileuse et souillée ;

On n’entend plus de joyeux bruits

Sortir des gazons et des mousses ;

Les châtaigniers aux branches rousses

Laissent au vent tomber leurs fruits.

Auguste Lacaussade

À très vite …

Florilèges sur l’Automne

Ça commence toujours comme ça !

Un parfum qui change, un ciel moins bleu, des feuilles qui tombent et d’autres qui changent de couleurs, un soleil moins chaud et plus capricieux.

L’automne s’installe doucement poussant l’été à partir.

Bonjour le gilet sur les épaules et la flambée dans la cheminée.

Saluons le retour des grappes de raisin et des pommes de pin. Sentez-vous le parfum des champignons dans les bois ou cette odeur particulière quand vous marchez dans les feuilles ?

Même si l’automne annonce des jours plus courts et plus sombres, il amène avec lui ses couleurs flamboyantes. Le rouge, le jaune, l’orangé se mélangent offrant à nos regards des tableaux tous les jours différents.

J’ai pioché de-ci-delà des passages de poètes qui savaient si bien décrire cette saison.

Victor Hugo 

L'aube est moins claire, l'air moins chaud, le ciel moins pur ;
Le soir brumeux ternit les astres de l'azur.
Les longs jours sont passés ; 
Les mois charmants finissent.
Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent !
Comme le temps s'en va d'un pas précipité !
Il semble que nos yeux, qu'éblouissait l'été,
Ont à peine eu le temps de voir les feuilles vertes.

Pour qui vit comme moi les fenêtres ouvertes,
L'automne est triste avec sa bise et son brouillard,
Et l'été qui s'enfuit est un ami qui part...
Paul Verlaine écrivait, 

Les sanglots longs
Des violons De l’automne 
Blessent mon cœur
D’une langueur Monotone…

Tandis que Maurice Carême entendait l'automne jouait de la musique,
 
L’automne, au coin du bois,
Joue de l’harmonica.
Quelle joie chez les feuilles !
Elles valsent au bras
Du vent qui les emporte…
Le romantique Alphonse de Lamartine le percevait ainsi,

…Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !...


Je terminerai avec celui de Théodore de Banville,

Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne…

Bel automne à vous,

À très vite…

Avant – Après

Bonjour amis d’ici 😊

Ils étaient deux garçons et une fille, 
Ils écoutaient de la musique. 
Ils riaient, pas encore de béquille,
Et l'allure dynamique. 
Ils buvaient du coca
Et chantaient blablabla. 

Pas de soucis en tête
L'avenir devant eux. 
Ils ne pensaient qu'à la fête
Ils étaient heureux. 

Les années ont passé
La vie ne les a pas séparés.

Ils sont toujours deux garçons une fille
Ou plutôt deux hommes et une femme.
Ont-ils le vague à l'âme ? 
Ils ne s'en font pas pour des vétilles. 

Ils n'écoutent plus de la musique
Elle les rend mélancoliques. 
Ils n'entendent plus bien
C'est eux les doyens.

Ils préfèrent donner les graines aux oiseaux,
Ça ne fatigue pas leurs cerveaux. 

Le banc n'a pas changé lui ! 
Les années ne l'ont pas détruit. 
Eux, ils ont juste vieilli !
C'est la vie !


Acrostiche

Isabelle-Marie d’Angèle

Bonjour amis d’ici,

Je partage cet acrostiche pour le fun, histoire de détendre un peu ma plume qui carbure depuis ce matin.

I nimitable       ça c'est vrai ! 😂
S ociable          évidemment !
A gaçante         Il paraît !
B isounours      c'est mon monde à moi, hélas ! 
E fficace            obligée ! 
L ibre                 je déteste les contraintes !
L oyale              gare à ceux qui trichent !
E clectique        tous les goûts sont dans la nature

M achiavelique  j'adore ce mot ! 😂
A mbitieuse       accrocher la lune ? pas quand même ! 
R ouspèteuse     j'avoue ! ma seconde nature !
I ndomptable     comme ma crinière !
E mmerdeuse     tout va ensemble, faut pas rêver ! 

D ébrouillarde    ça dépend pour quoi ! 
A moureuse        depuis longtemps du même homme !  la chance ! 
N aturelle            pas assez à mon goût !
G affeuse             sans commentaire !
E loquente           ouais ! 😂
L impide              comme le nez au milieu de la figure !
E conome            si c'est vrai ! 

À très vite …

Au revoir Juin

Pour les amoureux de juillet,

Rassurez-vous, c’est gagné !

Plus que quelques jours à décompter

Et sur les plages vous bronzerez.

Mais pour ceux qui partent en août,

Le temps passe au compte-goutte,

Avant le départ sur les routes

Les valises et le casse-croûte.

Merci Monsieur Juin,

Tu es bien malin.

Tu m’as pris la main

Pour qu’on écrive aujourd’hui ce dialogue à deux mains

Il aurait été trop tard demain.

Janvier, te voilà !

Te voilà revenu Janvier comme chaque année !

Avec en premier la fête de ta galette.

Chouette !

La joie des enfants qui portent la couronne fait plaisir à regarder.

Ils se cachent sous la table pour choisir la part à donner.

Peut-être aussi aurons-nous la neige, Janvier !

Nous nous battrons à coup de boules givrées

Et construirons des bonshommes glacés.

An nouveau et nouvelle année, Janvier !

À tous les meilleurs vœux sur les joues rosées

Que nous ne pourrons pas embrasser

Cette année un virus s’est imposé, nous sommes masqués.

Un mois pour écrire, Janvier !

Sur des cartes, n’est-ce pas désuet ?

À voir le plaisir d’ouvrir le courrier

Cette tradition n’est pas oubliée.

Que vas-tu nous apporter Janvier ?

Du bonheur ? C’est à espérer.

L’année écoulée nous a chamboulés.

Fais un effort pour nous réconforter.

Nous comptons sur toi, Janvier

Pour nous faire retrouver

L’espoir et nous faire rêver

Comme toujours en début d’année !

Hiver, bonjour !

Au pays de l’hiver, bonjour le froid !

Ah oui, tu crois ?

Les arbres sont méchants !

Ils paraissent trop grands

Avec leurs corps sans feuilles

Ils nous regardent d’un drôle d’œil.

Pas questions avec le vent

De s’assoir sur les bancs.

La neige a tout recouvert

Disparu le manteau vert.

Au pays de l’hiver, pensons aux oiseaux !

Qui font le gros dos !

Dispersons les graines

Pour qu’ils viennent,

Dans les mangeoires,

Ils pourront y boire.

Au pays de l’hiver, Dame nature s’endort

Et nous offre un nouveau décor.

Du blanc, du gris

Des nuages gorgés de pluie.

Bonnets et pompons

Écharpe jusqu’au menton.

Au pays de l’hiver, pas trop de soleil

Et difficile le réveil.

Les jours sont trop courts,

Alors, commence le compte à rebours,

Pour que les fleurs s’éveillent

Et qu’elles nous émerveillent.

Seules les primevères

Font la fête en hiver.

Avec les pensées,

Elles égayent nos journées.

Faire plaisir

Le plaisir le plus délicat est de faire celui d’autrui

Jean de la Bruyère

C’est facile de faire plaisir avec un sourire, un mot gentil, un bouquet de fleurs, une attention, un coup de téléphone, une visite impromptue.

Il suffit parfois d’un mot, d’un geste. Plaisir d’avoir donné de la joie, d’avoir fait fleurir le bonheur.

Cassandre était seule dans sa chambre,

Son fils, enfin, un jour de novembre !

Elle l’attendait depuis longtemps

Le temps passe ici si lentement.

Il apportait avec lui

Des nouvelles des petits.

Des photos aussi

De plaisir, Cassandre rosit.

Raconte-moi tout, disait-elle

Cette fois, ce n’est pas du virtuel.

Il est bien là en face d’elle

Son cœur se colore de l’arc-en-ciel.

Les minutes s’égrènent

Cassandre en est la reine.

Je dois partir, murmure-t-il

Déjà ? s’arque le sourcil !

Je reviendrais, c’est promis !

Ne traîne pas mon chéri,

Embrasse les petits !

Avec le sourire, Cassandre s’endormit.

Catherine et son chapeau

Catherine coiffa son chapeau !

Les moqueurs l’appelaient son plumeau !

Elle n’en avait cure,

Il lui donnait fière allure.

Affublé de son couvre-chef,

Qui mettait son visage en relief,

Elle arpentait les rues

De son pas soutenu.

Chaque année le 25 novembre,

Elle ressemblait à s’y méprendre

À une de ces femmes vintages

Fières de leur apanage.

Sa chevelure à moitié cachée,

Elle se sentait belle et aimée.

Pourtant, pas d’homme à son bras

Seule à tout jamais, elle restera.

Il était parti un matin

Sur son bateau, le marin.

Jamais, il n’était revenu.

Il était porté disparu.

Ce chapeau, il lui avait offert

En l’embrassant, un soir d’hiver.

Il était parti après un baiser

Le 25 novembre de l’année.

Voilà pourquoi aujourd’hui,

À demi-cachée, de ses yeux la pluie,

Coule sans retenue

Pour son amour perdu.