La galère de Décembre – Line Anker

Résumé

Le véritable amour transcendera-t-il le temps ?

Erwann ne supporte pas l’effervescence des fêtes de Noël. Que ce soit cette mielleuse hystérie collective, ou simplement sa famille soudainement oppressante, tout l’ennuie et l’énerve.

Seulement, cette année, il croise le chemin de Cassandre, son amour perdu…

Dix ans, c’est long et les choses ont bien changé. Désormais fiancée, mais surtout amnésique, Cassandre semble avoir définitivement tiré un trait sur ce qui les unissait. Pourtant, sur les conseils d’une petite fille aux yeux dorés, Erwann se prépare à se battre pour la reconquérir.

Réussiront-ils à se retrouver malgré les galères qui s’amoncellent entre eux ? Une chose est sûre, ils s’en souviendront de ce mois de décembre !

Mon avis

Quand je choisis un livre, peu importe la période, du moment que le résumé m’interpelle. La romantique que je suis n’a pas hésité en le découvrant, d’autant plus que les prénoms des héros m’ont plus d’emblée, surtout celui de Cassandre.

Si je m’en réfère au syndrome de Cassandre, je m’amuse. En effet, Cassandre, suite à un accident a perdu la mémoire, alors que dans la mythologie grecque, Cassandre a justement le don de prophétie et personne ne veut la croire à cause d’une malédiction.

C’est une histoire sucrée à souhait (ça tombe bien c’est la période de Noël) émouvante, où différents sentiments s’entrecroisent. La jalousie et les non-dits ont une place importante, mais le véritable amour sait toujours sortir son épingle du jeu.

Une blondinette aux yeux dorés et au bonnet rouge met régulièrement son grain de sel dans les différents chapitres. Elle est présente quand nos deux héros hésitent quant à la marche à suivre. Mais qui est-elle ? Pourquoi apparaît-elle justement à ces moments cruciaux ?

Une Mamy disparue et un héritage inattendu font de cette histoire un joli conte de fées qui se lit avec un réel plaisir. C’est roman qui m’a immédiatement transportée et m’a arraché quelques larmes.

Avec les deux héros, j’ai vécu la galère de décembre. J’ai respiré l’ambiance de Noël avec la famille d’Erwann, j’ai senti la froideur et la noirceur de celle de Cassandre, j’ai pesté contre Louis et partagé avec Erwann sa tristesse. Je me suis agacée avec Cassandre qui, même si elle savait qu’Erwann était l’homme de sa vie, n’arrivait pas à lui dire.

Pour résumer, c’est un cocktail charmant qui se boit avec plaisir et qui a un goût de Reviens-y.

À déguster sans modération, mais je vous aurais prévenu, amis lecteurs, vous pourriez avoir envie de ne plus quitter vos héros. Merci, Line Anker, de m’avoir fait découvrir votre plume, légère, fluide et agréable à parcourir.

Un cadeau pas comme les autres

Sur le blog de Jérome Daquin ici l’idée était d’offrir un cadeau pas comme les autres, la consigne était qu’il fallait que ce soit un humain mais pas un un animal. Il fallait écrire le mode d’emploi pour utiliser ce cadeau. Voici donc mon texte :

Quand la sonnette tintinnabula, Jules terminait de se raser. Un coup d’œil dans le miroir de l’entrée avant d’ouvrir la porte le rassura, il n’avait plus de mousse blanche sur le visage.

— Mais qu’est-ce que ?

— J’ai un colis pour vous. Vous êtes bien Jules CESAREZ ?

— Oui c’est bien moi, mais je n’ai rien commandé.

Le transporteur n’écoutait même plus. Pressé de terminer sa tournée, il déchargeait le carton, l’amenait dans le hall à l’aide d’un chariot, lui faisait signer le bon de livraison. Jules n’avait pas encore réagi qu’il était parti.

Heureusement qu’il était à l’endroit, parce qu’il n’était pas facile à remuer. Jules tourna autour. Les étiquettes « haut » « bas » « fragile » le rassuraient à moitié.

Curieux, il inspecta l’adresse. C’était bien lui. Jules CESAREZ, impasse des arènes.

Il alla chercher une paire de ciseaux dans le tiroir de son bureau et commença à enlever le papier qui enroulait le carton.

Pas un mot, pas une carte, rien ne le renseigna sur la provenance du cadeau. Sauf un post-it jaune où « Joyeux Noël » le narguait.

— Mais…

Jules n’en crut pas ses yeux surtout quand il se trouva face à une deux billes noires qui le fixaient.

— Mais…

— Ce n’est pas le mois de mai…

Il sursauta. Le cadeau parlait.

— Il va falloir que tu me programmes sinon, ça va vite tourner en rond et je n’aurais pas de conversation. 

Il arracha le carton et une femme de sa taille, de son âge, jolie, le regardait.

Jules était veuf depuis longtemps. Ses enfants ne cessaient de lui répéter de refaire sa vie, mais il n’y parvenait pas. Clothilde lui manquait trop.

Une notice d’explication était scotchée.

Pourquoi faire ? Il n’avait pas envie de ce cadeau bien trop encombrant. Ce n’était pas son truc tout ça. Un engin connecté ? Il avait internet parce que ses gosses lui avaient payé et insisté lourdement. Ils allaient l’entendre.

Il déploya quand même le papier. Il avait de la chance, il le français était en premier.

Tout d’abord, il devait trouver la clé pour la déverrouiller. Il chercha l’endroit pour l’introduire. Elle était si petite qu’une fois à sa place, il ne la voyait plus.

Aussitôt, les yeux de la dame battirent, comme si elle se réveillait d’un long sommeil.

Il parcourut le deuxième paragraphe. Il devait converser avec elle de manière à ce qu’elle enregistre ce qu’il aimait. Ainsi, elle pourrait dialoguer avec lui. Mais, ce qu’il n’avait pas lu c’est qu’il devait lui donner un prénom, auquel elle répondrait à chaque fois qu’il l’appellerait ou lui parlerait. C’était normal, quand même.

Jules se gratta la tête signe de profonde réflexion. Clothilde ? Impossible. Sa femme adorée allait se retourner dans sa tombe. Totalement immobile, l’inconnue ne bronchait pas, mais son regard semblait le suivre.

Julia, voilà ! comme ça, il ne l’oublierait pas. Jules et Julia. Donc, il devait le dire à haute voix et voir ce qu’il se passe.

Jules hésitait à parler à cette femme. Pourtant, il le murmura. Rien ne se produisit. Évidemment, il n’avait pas dû le dire assez fort.

— Julia !

Rien.

Il reprit la notice.

Si vous ne constatez aucune réaction, c’est que le prénom ne lui convient pas.

Jules jeta le papier sur la table et bougonna qu’elle aille se faire voir ailleurs. Il allait tout mettre à la poubelle et voilà. Sauf que… on ne jette pas une femme aux ordures. Comment allait-il expliquer ça à ses voisins s’il était aperçu. Il regarda à nouveau son cadeau et surpris, il découvrit une larme couler. Elle avait donc un cœur. Mais comment allait-il la nommer bonté divine ! comment savoir ce qui lui plaisait.

Comme il en avait l’habitude, il appela son épouse à l’aide.

— Si tu voyais ce qu’il m’arrive Clothilde !

Aussitôt, la dame s’agita. Stupéfait, il la contempla sortir de son carton, se secouer la robe, lisser ses cheveux et… lui sourire.

Il récupéra la notice et lut le troisième paragraphe.

— Parlez-lui comme à une personne, présentez-vous, elle enregistrera tout et saura ce qui vous fait plaisir au fur et à mesure de ce que vous lui raconterez, lui montrerez et lui apprendrez.

Jules se prit au jeu.

— Bonjour, je m’appelle Jules.

Ébahi, il l’entendit lui répondre.

— Enchantée, moi c’est Clothilde.

Et comme s’il la recevait comme une invitée, il lui offrit un café. Il alla chercher les tasses dans le buffet, mit en route la cafetière. Clothilde le suivait, enregistrait tous ses gestes et au moment où il allait la servir, elle lui désigna son fauteuil.

— Je vais le faire.

Il la regarda lui verser le liquide noir puis se diriger vers le placard. Elle y trouva une petite boite de biscuits qu’elle lui rapporta aussitôt.

Il lui saisit la main et chercha de l’autre la notice.

Le dernier paragraphe indiquait comment l’arrêter si elle devenait trop bavarde, trop active, bref si un bug survenait dans le programme.

Il froissa le papier.

Calendrier de l’avent

Les jours passent vite ! déjà le 8 décembre

Même moi j’ai mis mon bonnet de noël ! Ne suis-je pas beau ? 😊

Vive Saint-Nicolas ! Chez moi dans le nord, il se fêtait, et j’avais mes petits garçons ! Aujourd’hui, dans le Sud-Ouest, il ne se fête pas et mes petits sont devenus grands ! 😉

J’aime beaucoup cette illustration, vintage certainement, mais qui reflète vraiment pour moi la saison. 😉

Je crois que je me suis un peu lâchée sur les cadeaux 😂 Je suis quand même très adroite 🤣 et je roule à droite 🤣.

Je ne dis pas à demain mais à bientôt 😏

Lettre au Père Noël

Cher père Noël,

Je t’écris cette lettre même si cette année ce n’est pas comme d’habitude. Comment fêter Noël alors que je ne pourrais pas être avec tous les gens que j’aime ? Je n’avais pas envie d’habiller la maison de lumières, pas envie de faire le sapin. Mais comme je veux y croire quand même, j’ai mis tout mon cœur et mon imagination pour cette ambiance. C’est avec une playlist de Noël en sourdine que j’ai créé ce décor, histoire de faire comme si !

Vas-tu la recevoir cette lettre ? Seras-tu masqué quand tu l’ouvriras ? Auras-tu lavé tes mains avec ton gel ? Est-ce que tes lutins ont un masque vert et rouge ? Respectent-ils les gestes barrières ? Sont-ils assis à la même table ? Mangent-ils ensemble ?

Je te souhaite quand même de pouvoir faire ton travail, parce que toi, tu viens juste de te réveiller. Tu as dormi toute l’année pour te remettre de ta distribution de cadeaux de l’an dernier. Tu n’as donc pas su que 2020 a été bien compliqué. Pendant que tu ronflais, nous, nous n’avions plus le droit de sortir. Mais toi qui es habitué à rester enfermé toute l’année sauf au mois de décembre, ça n’a pas dû changer grand-chose. Comment fais-tu, hein ?

Alors s’il te plait, fais comme d’habitude. Donne à manger à tes rennes et passe dans nos maisons, histoire de croire que c’est quand même Noël.

Je ne demande pas grand-chose, juste du baume au cœur et du bonheur.

Décembre

Petit Paul installait son calendrier de l’Aven. C’était une belle maison qu’il avait confectionnée avec sa maman. Il l’avait aidée à la décorer avec des rennes, des pères Noël, des perles pour ouvrir les tiroirs. Maintenant, le meilleur était de mettre les chocolats dans chaque case.

Son plaisir était de bien vérifier qu’il n’en restait pas de l’année dernière. Il se rappelait n’avoir pas été sage tous les jours, peut-être qu’il avait été puni et qu’il n’avait pas eu le droit à la récompense habituelle.

Maman était allée chercher les gourmandises alors il en profitait pour ouvrir un à un les tiroirs.

Voilà, il en était sûr, il en restait un. Il ne fut pas assez rapide pour le cacher. Maman était déjà de retour avec les friandises.

— Que planques-tu ?

Honteux de s’être fait prendre aussi facilement, il le montra et avoua :

— Il y en avait un dans un tiroir. Je ne sais pas pourquoi.

Il se dandinait, les mains derrière le dos.

Sa maman lui ébouriffa les cheveux.

— Peut-être avais-tu été privé parce que tu avais fait une bêtise.

Il ne répondit pas.

— C’était l’année dernière. Tu es plus grand maintenant. Allez aide-moi à remplir les cachettes.

— Je peux le manger celui-là ?

— Crois-tu qu’il soit encore bon depuis un an qu’il est enfermé ?

Il le glissa dans sa poche. Il le goûterait quand il serait tout seul. Ce n’est pas un chocolat qui allait lui donner mal au ventre.

Il regarda avec envie ceux que maman déballait devant ses yeux. Ses préférés, ceux avec une noisette dedans. Même si papa, parfois disait qu’elle avait un goût de ranci, lui il les adorait. Il était difficile son père. Pas grave, il en mangerait davantage.

Ceux-là, les noirs, c’était pour lui justement. Les blancs pour maman. Lui, Petit Paul, il aimait tout.

— Nous allons acheter le sapin bientôt ?

— Sans doute.

— Un blanc comme l’année dernière ?

— Je ne sais pas Petit Paul.

— Il était beau, on aurait dit qu’il y avait de la neige. Mais, comme il n’était pas vraiment un sapin, il ne sentait pas pareil.

Petit Paul, en effet, avait remarqué qu’il n’avait pas de parfum et lui, ce qu’il aimait dans ces préparatifs, c’est que ça sentait bon dans toute la maison. Quand il rentrait de l’école et que l’arbre illuminé l’attendait, il était heureux. D’ailleurs, c’était la première chose qu’il faisait lorsqu’il se levait : appuyer sur le bouton pour que les guirlandes clignotent. Quand il le décorait avec ses parents, c’était lui qui donnait ses consignes. Il allait éteindre pour voir l’effet. Un vrai despote, comme disait papa, parce que Petit Paul ne cessait d’ordonner : fais comme ça, non pas là, oui c’est bien, tu mettre plus de jaune, etc. Ses parents restaient stoïques et pour une fois se laissaient faire sans rechigner. Ce n’était pas Noël tous les jours.

— J’ai fait ma liste aussi.

Ses parents ne savaient pas trop ce que pensait Petit Paul sur le vieillard en rouge. Maman ne voulait pas creuser la question et papa laissait faire. D’autant plus, que leur fils avait une petite sœur maintenant.

Il se colla le nez au carreau. Son espoir était qu’il neige. C’est vrai, en décembre, c’était possible. L’hiver allait bientôt être là, alors pourquoi, chez eux, il n’y avait jamais de flocons.

— Tu crois qu’il va neiger cette année ?

— Mon pitchoun, ce n’est pas moi qui règle la météo.

— Ce serait bien si je pouvais faire un vœu. Je pourrais faire des batailles de boules avec vous, et construire un bonhomme. Comme dans mes livres, je lui mettrais une carotte pour le nez, deux cailloux pour les yeux. Mon bonnet, tu sais celui de l’année dernière, il est trop petit maintenant, je lui poserais sur sa tête, autour du cou mon écharpe et tu pourras me prêter ton balai en paille ? Tu sais, celui qui sert à nettoyer la terrasse ?

Petit Paul avait pensé à tout… sauf qu’il n’y avait pas de neige.

— Pourtant, c’est le 1er décembre et normalement il neige.

Le film de Noël

Je viens de terminer de regarder un film de Noël. Peu importe le titre, il y a de toute façon des sapins à gogo, de la neige, des décorations partout dans toutes les maisons et dans les villes.

Incorrigible romantique, je suis passionnée par ce genre de fictions qui finit toujours bien. Esprit de Noël oblige 🎅.

Ils sont tous construits de la même manière : une intrigue, style une boutique qui va fermer ou une entreprise qui va être rachetée, puis une femme au sourire magnifique, et un homme qui n’est pas censé la rencontrer. Soit, ils se bousculent à l’entrée d’un magasin, soit l’un est le chef de l’autre. Je n’oublie pas la meilleure amie qui est de bon conseil et qui arrange les situations. Ajoutons des parents disparus et une tante qui, elle est toujours bien présente et s’occupe de sa nièce avec amour. Il faut bien qu’il y ait un peu de tristesse, parce que le bonheur ne se raconte pas, il n’y a rien à dire quand tout va bien.

Je note aussi que les héros apprécient tenir un mug de café ou chocolat ou lait de poule. Il y a des cookies qui cuisent dans le four et une dinde en préparation, des chants à profusion, des animaux comme un chien qui porte un bonnet à pompon ou des rennes 😃 harnachés de grelots.

Un bonhomme de neige se construit souvent, le père Noël est toujours aux entrées de magasins avec sa clochette et son inimitable Oh Oh Oh et les personnages sont pressés pour acheter leur sapin à la dernière minute, immense l’arbre. Je remarque qu’il en reste tout le temps et qu’ils sont tous beaux.

Et moi régulièrement, je sais comment ça va finir, parce que, avouons-le, ce n’est jamais compliqué à comprendre ces histoires même si vous arrivez en cours de route.

Mais j’aime ! Oui, c’est le monde des Bisounours, oui c’est pipé d’avance, et alors ? D’accord, les acteurs sont tous plus beaux les uns que les autres, et ils ont des sourires qui peuvent agacer parce qu’ils sont irrémédiablement de bonne humeur, sauf au moment de la larme obligatoire voyons… à 10 minutes de la fin. Je n’ai même pas l’idée d’imaginer que ça pourrait mal finir, parce que c’est ça qui fait la force des films de Noël, c’est de la guimauve, du bonbon sucré, du plaisir à consommer sans modération.

Tiens j’en regarderais bien un autre ! ❤