Mai

En mai, fais ce qu’il te plait !

Après Avril où ne te découvre pas d’un fil en référence à la météo très capricieuse, le mois de mai avec son soleil printanier et ses températures agréables nous invite effectivement à faire ce qu’il nous plait.

Vous imaginez un peu le bazar si chacun faisait à sa mode c’est-à-dire au gré de sa fantaisie ?

Alors je me lance, je fais ce qu’il me plait et partage au gré de ma fantaisie ce que j’ai repéré sur le mois de mai.

Chaque année, parait-il, la nature nous offre le mois de mai pour se faire pardonner Février. Encore ce mois ? Le pauvre, il n’a que 28 jours voire 29, et tout le monde lui tombe dessus.

Avons-nous eu un mois d’avril pluvieux ? Si oui, Mai sera joyeux !

J’ai trouvé ce proverbe formidable : la rosée de mai fait tout beau ou tout laid 😉 allons, pas trop de risque là ! À vous de choisir comment vous voyez les choses, c’est le verre à moitié vide ou à moitié plein.

Mai sans rose rend l’âme morose j’ai de la chance, adieu âme morose, j’ai déjà deux roses dans le jardin.

Le mois de mai se met sur son 31 en référence à ses 31 jours. Entendez-vous les autres mois Janvier, Mars, Juillet, Août, Octobre et Décembre s’agacer ? Du calme, les amis, Mai fait ce qui lui plait !

Et le muguet dans tout ça ? Il est beau, il représente la pureté, le bonheur, et il est très parfumé. À l’époque de la renaissance, on offrait un branchage le 1er mai pour écarter les malédictions de l’hiver. Charles IX ayant reçu un brin de muguet lors d’une visite de la Drôme, il décida de faire la même chose tous les ans.

Pourquoi porte-t-il bonheur ? Lors d’une première, Félix Mayol, auteur de la chanson Viens Poupoule arbore à sa boutonnière du muguet. Il fit salle comble, ce soir-là. Il le considéra comme son porte-bonheur.

Mais le saviez-vous ? Le muguet est toxique : ses clochettes et même son eau dans laquelle il a trempé. Comme quoi, tout ce qui est joli et parfumé n’est pas sans danger… Mais ça c’est une autre histoire ! 😊

Janvier, te voilà !

Te voilà revenu Janvier comme chaque année !

Avec en premier la fête de ta galette.

Chouette !

La joie des enfants qui portent la couronne fait plaisir à regarder.

Ils se cachent sous la table pour choisir la part à donner.

Peut-être aussi aurons-nous la neige, Janvier !

Nous nous battrons à coup de boules givrées

Et construirons des bonshommes glacés.

An nouveau et nouvelle année, Janvier !

À tous les meilleurs vœux sur les joues rosées

Que nous ne pourrons pas embrasser

Cette année un virus s’est imposé, nous sommes masqués.

Un mois pour écrire, Janvier !

Sur des cartes, n’est-ce pas désuet ?

À voir le plaisir d’ouvrir le courrier

Cette tradition n’est pas oubliée.

Que vas-tu nous apporter Janvier ?

Du bonheur ? C’est à espérer.

L’année écoulée nous a chamboulés.

Fais un effort pour nous réconforter.

Nous comptons sur toi, Janvier

Pour nous faire retrouver

L’espoir et nous faire rêver

Comme toujours en début d’année !

Hiver, bonjour !

Au pays de l’hiver, bonjour le froid !

Ah oui, tu crois ?

Les arbres sont méchants !

Ils paraissent trop grands

Avec leurs corps sans feuilles

Ils nous regardent d’un drôle d’œil.

Pas questions avec le vent

De s’assoir sur les bancs.

La neige a tout recouvert

Disparu le manteau vert.

Au pays de l’hiver, pensons aux oiseaux !

Qui font le gros dos !

Dispersons les graines

Pour qu’ils viennent,

Dans les mangeoires,

Ils pourront y boire.

Au pays de l’hiver, Dame nature s’endort

Et nous offre un nouveau décor.

Du blanc, du gris

Des nuages gorgés de pluie.

Bonnets et pompons

Écharpe jusqu’au menton.

Au pays de l’hiver, pas trop de soleil

Et difficile le réveil.

Les jours sont trop courts,

Alors, commence le compte à rebours,

Pour que les fleurs s’éveillent

Et qu’elles nous émerveillent.

Seules les primevères

Font la fête en hiver.

Avec les pensées,

Elles égayent nos journées.

Calendrier de l’avent

Les jours passent vite ! déjà le 8 décembre

Même moi j’ai mis mon bonnet de noël ! Ne suis-je pas beau ? 😊

Vive Saint-Nicolas ! Chez moi dans le nord, il se fêtait, et j’avais mes petits garçons ! Aujourd’hui, dans le Sud-Ouest, il ne se fête pas et mes petits sont devenus grands ! 😉

J’aime beaucoup cette illustration, vintage certainement, mais qui reflète vraiment pour moi la saison. 😉

Je crois que je me suis un peu lâchée sur les cadeaux 😂 Je suis quand même très adroite 🤣 et je roule à droite 🤣.

Je ne dis pas à demain mais à bientôt 😏

Lettre au Père Noël

Cher père Noël,

Je t’écris cette lettre même si cette année ce n’est pas comme d’habitude. Comment fêter Noël alors que je ne pourrais pas être avec tous les gens que j’aime ? Je n’avais pas envie d’habiller la maison de lumières, pas envie de faire le sapin. Mais comme je veux y croire quand même, j’ai mis tout mon cœur et mon imagination pour cette ambiance. C’est avec une playlist de Noël en sourdine que j’ai créé ce décor, histoire de faire comme si !

Vas-tu la recevoir cette lettre ? Seras-tu masqué quand tu l’ouvriras ? Auras-tu lavé tes mains avec ton gel ? Est-ce que tes lutins ont un masque vert et rouge ? Respectent-ils les gestes barrières ? Sont-ils assis à la même table ? Mangent-ils ensemble ?

Je te souhaite quand même de pouvoir faire ton travail, parce que toi, tu viens juste de te réveiller. Tu as dormi toute l’année pour te remettre de ta distribution de cadeaux de l’an dernier. Tu n’as donc pas su que 2020 a été bien compliqué. Pendant que tu ronflais, nous, nous n’avions plus le droit de sortir. Mais toi qui es habitué à rester enfermé toute l’année sauf au mois de décembre, ça n’a pas dû changer grand-chose. Comment fais-tu, hein ?

Alors s’il te plait, fais comme d’habitude. Donne à manger à tes rennes et passe dans nos maisons, histoire de croire que c’est quand même Noël.

Je ne demande pas grand-chose, juste du baume au cœur et du bonheur.

Décembre

Petit Paul installait son calendrier de l’Aven. C’était une belle maison qu’il avait confectionnée avec sa maman. Il l’avait aidée à la décorer avec des rennes, des pères Noël, des perles pour ouvrir les tiroirs. Maintenant, le meilleur était de mettre les chocolats dans chaque case.

Son plaisir était de bien vérifier qu’il n’en restait pas de l’année dernière. Il se rappelait n’avoir pas été sage tous les jours, peut-être qu’il avait été puni et qu’il n’avait pas eu le droit à la récompense habituelle.

Maman était allée chercher les gourmandises alors il en profitait pour ouvrir un à un les tiroirs.

Voilà, il en était sûr, il en restait un. Il ne fut pas assez rapide pour le cacher. Maman était déjà de retour avec les friandises.

— Que planques-tu ?

Honteux de s’être fait prendre aussi facilement, il le montra et avoua :

— Il y en avait un dans un tiroir. Je ne sais pas pourquoi.

Il se dandinait, les mains derrière le dos.

Sa maman lui ébouriffa les cheveux.

— Peut-être avais-tu été privé parce que tu avais fait une bêtise.

Il ne répondit pas.

— C’était l’année dernière. Tu es plus grand maintenant. Allez aide-moi à remplir les cachettes.

— Je peux le manger celui-là ?

— Crois-tu qu’il soit encore bon depuis un an qu’il est enfermé ?

Il le glissa dans sa poche. Il le goûterait quand il serait tout seul. Ce n’est pas un chocolat qui allait lui donner mal au ventre.

Il regarda avec envie ceux que maman déballait devant ses yeux. Ses préférés, ceux avec une noisette dedans. Même si papa, parfois disait qu’elle avait un goût de ranci, lui il les adorait. Il était difficile son père. Pas grave, il en mangerait davantage.

Ceux-là, les noirs, c’était pour lui justement. Les blancs pour maman. Lui, Petit Paul, il aimait tout.

— Nous allons acheter le sapin bientôt ?

— Sans doute.

— Un blanc comme l’année dernière ?

— Je ne sais pas Petit Paul.

— Il était beau, on aurait dit qu’il y avait de la neige. Mais, comme il n’était pas vraiment un sapin, il ne sentait pas pareil.

Petit Paul, en effet, avait remarqué qu’il n’avait pas de parfum et lui, ce qu’il aimait dans ces préparatifs, c’est que ça sentait bon dans toute la maison. Quand il rentrait de l’école et que l’arbre illuminé l’attendait, il était heureux. D’ailleurs, c’était la première chose qu’il faisait lorsqu’il se levait : appuyer sur le bouton pour que les guirlandes clignotent. Quand il le décorait avec ses parents, c’était lui qui donnait ses consignes. Il allait éteindre pour voir l’effet. Un vrai despote, comme disait papa, parce que Petit Paul ne cessait d’ordonner : fais comme ça, non pas là, oui c’est bien, tu mettre plus de jaune, etc. Ses parents restaient stoïques et pour une fois se laissaient faire sans rechigner. Ce n’était pas Noël tous les jours.

— J’ai fait ma liste aussi.

Ses parents ne savaient pas trop ce que pensait Petit Paul sur le vieillard en rouge. Maman ne voulait pas creuser la question et papa laissait faire. D’autant plus, que leur fils avait une petite sœur maintenant.

Il se colla le nez au carreau. Son espoir était qu’il neige. C’est vrai, en décembre, c’était possible. L’hiver allait bientôt être là, alors pourquoi, chez eux, il n’y avait jamais de flocons.

— Tu crois qu’il va neiger cette année ?

— Mon pitchoun, ce n’est pas moi qui règle la météo.

— Ce serait bien si je pouvais faire un vœu. Je pourrais faire des batailles de boules avec vous, et construire un bonhomme. Comme dans mes livres, je lui mettrais une carotte pour le nez, deux cailloux pour les yeux. Mon bonnet, tu sais celui de l’année dernière, il est trop petit maintenant, je lui poserais sur sa tête, autour du cou mon écharpe et tu pourras me prêter ton balai en paille ? Tu sais, celui qui sert à nettoyer la terrasse ?

Petit Paul avait pensé à tout… sauf qu’il n’y avait pas de neige.

— Pourtant, c’est le 1er décembre et normalement il neige.