Je t’emmène rencontrer Cendrillon, les souris,la marraine et le prince charmant évidemment 😉💖.
Attention au château de la Belle au bois dormant et à la fée maléfique qui pourrait t’endormir pour quelques années. Heureusement que Dame Flora, Dame Pimprenelle et Dame Flora veillent.
Au château de la Belle et la Bête, c’est une autre histoire … Allons voir si la rose n’a pas perdu ses pétales.
Dans le monde des Aristochats, il s’en passe des choses avec Duchesse, O’Malley, Berlioz, Toulouse et Marie. Sans compter que le méchant Edgard monte un plan machiavélique. Heureusement que Napoléon et Lafayette veillent.
Nous retournerons dans mon univers Disney, j’ai encore tellement de choses à partager avec toi. J’espère que tu as passé un bon moment j’ai été ravie de faire ce voyage avec toi.
Je me demande qui a écrit ce thriller, j’en ai des frissons dans le dos 😁.
Chapitre 23
— C’est d’ici que tu surveilles tout ce qui se passe chez eux ?
— Oui ! Ils ne se doutent rien.
— Pourtant, elle sait qu’il y a une pièce supplémentaire ?
— Elle y est venue, mais n’a rien vu de mon installation. Je ne suis pas fou.
Les deux hommes regardaient le couple assis dans le salon.
— Je n’ai pas compris pourquoi il a enlevé son alliance. Je vais avoir besoin de toi Joseph, pour mieux le surveiller. Je ne peux faire confiance qu’à toi, même si je sais que tu n’es pas d’accord avec toutes mes idées.
— Karl et Richard ?
— Tu les avais bien cernés. Ils ne pensent qu’à l’argent et ils ont la gâchette facile.
— Tu veux dire que je suis tout seul maintenant ?
— Pourquoi ? Aurais-tu peur ?
— Non, mais je suis surpris. J’ai du mal à te croire.
— Tu avais raison, j’ai eu tort.
— Tu vas laisser tomber ?
— Oui ! c’était ridicule et insensé. Coralie ne m’aimera jamais. Autant, la garder comme amie.
— Tu m’étonnes. Tu aurais monté toute cette machination pour rien ?
Il éteignit l’ordinateur.
— Viens partons d’ici !
Joseph ne se fit pas prier. Cet endroit lui faisait froid dans le dos.
— Je déclenche le passage secret.
Joseph commença à descendre l’escalier. Il faisait sombre et l’atmosphère humide. Cette maison comportait tellement de pièces inconnues qu’elles l’angoissaient. Il se retourna pour l’attendre. Il ouvrit la bouche. Le cri resta bloqué dans sa gorge.
Le premier coup sur la tête le fit chanceler. Il voulut se rattraper à la rampe. Il n’en eut pas le temps. Un coup de pied dans le ventre et il perdit l’équilibre. Il dévala la vingtaine de marches et stoppa sa course en bas. Une mare de sang s’écoulant sur le sol en terre battue.
Karl et Richard l’attendaient. Ils le poussèrent du pied pour vérifier qu’il était bien mort.
— Il a son compte patron !
— Emmenez-le et jetez-le dans l’eau.
— Mais son corps va remonter à la surface…
— Je voudrais bien voir la tête du commandant quand il s’en apercevra.
— Tu n’as rien entendu ?
Le bruit de la chute dans l’escalier s’était répercuté dans la maison.
Coralie qui venait de recevoir un mail ne répondit pas à sa question.
— J’ai les résultats de ton analyse de sang. Il y a des substances illicites. Tu es drogué Daniel. C’est ça qui te donne mal à la tête. Tu peux aussi avoir des pertes de mémoire. Tu m’écoutes ?
— Oui ! Coralie ! Mais, je te dis que j’ai entendu du bruit.
Il saisit son arme.
— Pourquoi ne veux-tu pas garder Hubert avec toi ? Il aurait réagi.
— Je crains qu’il ne se fasse tuer par ce timbré !
Il regarda par la fenêtre et prit son portable.
— Ne bouge pas !
Il mit un doigt sur sa bouche et composa le numéro du commissariat.
— Je vais sortir par la porte du salon, tu refermes derrière moi.
Elle le vit disparaitre derrière les arbres du parc.
Il reconnut le bruit du corps qu’on balance dans l’eau. Il n’eut pas la patience d’attendre l’arrivée de ses collègues et fonça. Il allait le dégommer ce tordu qui se faisait passer pour lui.
Il aperçut les deux hommes qui se tenaient près de la mare, Karl et Richard. Il avança doucement, l’arme braquée sur eux.
Un coup de feu retentit.
Karl et Richard agirent vite. Ils soulevèrent Faventiny et le portèrent rapidement dans le coffre de la voiture cachée plus loin. Ils entendaient déjà les sirènes de police qui hurlaient. Elle démarra.
La substitution n’avait pris que quelques minutes.
Esteban et Hugo sautèrent de leur véhicule armes à la main. Hugo se pencha aussitôt sur son chef. Une tache rouge s’étalait autour de son épaule.
Esteban faisait le tour de la propriété. Coralie qui avait perçu le coup de feu accourait. Elle se jeta sur son mari qui ouvrait les yeux. Hugo appela les secours.
— Vous m’avez fichu une de ces trouilles Commandant ! La plaie ne paraît pas grave. Avez-vous vu quelque chose ?
— Là… dans la mare !
Faventiny se redressa difficilement. Coralie inspecta sa blessure.
— Montre ! Je déboutonne ta chemise !
Alors que l’équipe d’intervention arrivait, Hugo et Esteban remarquèrent un corps.
Ils revenaient quand Claude Darcin, le procureur freina brusquement devant eux. Hubert jaillit comme un fou de la voiture et pila face au Commandant. Il montra les dents et grogna. Daniel lui intima l’ordre de se coucher. Le chien ne l’écouta pas.
Coralie se recula aussitôt. Hugo et Esteban sortirent leurs armes.
— Hauts les mains !
— Mais… vous délirez !
Darcin prit Hubert par le cou et lui parla à l’oreille. Il réagit immédiatement et plaqua le commandant au sol.
— Mais c’est moi, mon chien, tu ne me reconnais pas ?
Il aboyait de plus belle et devenait de plus en plus menaçant.
— Alors chef ? Vous ne vous souvenez plus du nom de votre animal ?
Esteban le releva brutalement. Hugo lui passa les menottes.
— Vous perdez complètement la tête, je serais à votre place je réfléchirais à deux fois avant de me traiter de la sorte.
Coralie s’approcha de lui.
— Où est mon mari ?
Il n’eut pas le temps de répondre qu’une salve de balles balaya la scène. Le procureur tira brutalement par la main Coralie pour qu’elle se couche au sol. Esteban et Hugo se mirent à couvert pour riposter aux tirs. En un rien de temps, une voiture folle aux vitres teintées s’arrêta devant le pseudo commandant. Une portière s’ouvrit, il sauta à l’intérieur, encore menotté. Elle dérapa et envoya un nuage de poussière. Le moteur rugit et reprit sa course. Tout s’était déroulé en quelques instants toujours sous une pluie de balles qui empêchaient les policiers d’intervenir.
Coralie se releva.
— Personne n’est blessé ?
Tous firent signe que non. L’équipe de secours retirait l’homme de la mare. Esteban et Hugo reconnurent aussitôt Joseph.
Le procureur se tourna vers eux et les interrogea. Esteban répondit.
— Le Commandant nous avait prévenus qu’il avait entendu un corps balancé à l’eau. Il est intervenu sans nous attendre. Quand nous sommes arrivés, ce n’était pas lui qui était à terre, mais nous ne nous sommes rendu compte de rien. Même pas sa femme apparemment.
Le procureur reprit :
— D’où venaient les tirs ? Pas de la voiture quand même ! Faites le tour. Je suis désolée Madame Faventiny, mais votre maison va être mise sous surveillance. Vous ne pouvez plus rester ici toute seule. Je vais dépêcher une équipe pour qu’elle soit fouillée de fond en comble.
— Vous l’avez déjà fait !
— Je sais et nous n’avions rien trouvé. Cette fois-ci, nous allons utiliser tous les moyens que nous avons à notre disposition.
Darcin regarda autour de lui, le silence était oppressant. Il cria :
C’est chez Carnets paresseux ici que ça se passe .
Le thème : Mélanger des légumes et des jours de la semaine. Placer au moins ces 4 mots nuage, tapage, dindon, bouillon. Bien sûr, tu en mets d’autres, sinon ton histoire va être un peu courte 😂.
Voilà donc mon histoire 😉 sur une illustration de Gallica/Bnf .
Je partage aujourd’hui mon retour de lectures des 3 tomes du mystère de Soline, 3 romans de 480 pages environ. Tu le sais, je suis fan des sagas familiales, je te raconte ci-dessous ce que j’en ai pensé.
Alpes de Haute-Savoie, fin du 19e siècle. Louise Favre est âgée de douze ans lorsqu’une terrible catastrophe naturelle bouleverse sa vie.
2015. Jeune femme volontaire et intrépide, Soline Fauvel est pisteuse-secouriste et maître-chien d’avalanche. Animée par une farouche volonté d’indépendance, elle a quitté le foyer de ses parents adoptifs et se consacre à son travail, guidée par un don qui lui permet d’avoir des visions de personnes en péril.
Mais une mystérieuse personne tente d’éloigner d’elle tous ceux qui lui témoignent de l’affection, et semble prête à aller jusqu’au meurtre. Et si tout était lié à l’accident dont elle a été victime dans sa petite enfance, et qui l’a laissée sans aucun souvenir de ses origines.
Soline devra se plonger dans son passé pour découvrir la vérité et le lien invisible qui l’unit à Louise, jeune fille d’une autre époque, mais qui partage avec elle un même don et un même courage.
Août 2015. Soline cède au désespoir, certaine de ne jamais retrouver l’homme qu’elle aime. Le destin en décide autrement. Benjamin réapparaît, mais il n’est plus le même. Une nouvelle épreuve commence pour la jeune femme, qui doit le reconquérir, au prix de bien des angoisses. Et ses craintes grandissent lorsqu’un terrible cauchemar lui montre des visions d’horreur, d’autant plus que le mystérieux assassin rôde toujours.
Excédée mais déterminée, Soline décide de défier ce criminel insaisissable qui sème la mort autour d’elle. Comme pour l’encourager, de brèves visions l’entraînent au-delà du temps, pour revoir la belle Louise Favre dont le sourire la réconforte. Mais le fil invisible qui les relie demeure une énigme…
Dans le refuge que représente pour eux le vieux chalet du vallon des loups, Soline et Benjamin attendent patiemment le printemps qui verra la naissance de leur fille. Mais l’ombre menaçante du tueur les obsède et, comme son ami l’inspecteur Lambert, la jeune femme pressent que l’homme qui l’a harcelée peut réapparaître et lui nuire à nouveau, en semant la mort autour d’elle.
Guidée par son intuition, Soline commence aussi à douter de la sincérité de Benjamin. Son compagnon semble lui cacher une terrible vérité sur leur enfance et malgré sa promesse, il refuse d’en parler.
Soline, partagée entre le doute et la colère, trouve du réconfort dans les visions de plus en plus précises qu’elle a de Louise, cette belle inconnue d’un autre siècle et le lien puissant qui unit les deux femmes au-delà du temps est découvert par le plus grand des hasards.
Un dernier tome riche en suspense et en émotion qui lève enfin le voile sur le « mystère Soline ».
Marie-Bernadette Dupuy est adepte des sagas familiales qu’elle situe régulièrement dans de belles régions. Ici, nous sommes dans les Alpes de Haute-Savoie.
Elle nous raconte souvent l’histoire d’une héroïne, jolie, au caractère bien trempé, qui sait ce qu’elle veut et parfois à l’avant-garde sur son temps.
Dans cet opus, je découvre une jeune femme Soline, pisteuse-secouriste, accompagnée d’un superbe chien. Soline est assez indépendante. Elle a le don de voir les choses ce qui inquiète ses parents adoptifs. Dès le début, je sens qu’ils cachent quelque chose, comme s’ils craignaient qu’elle apprenne un secret. Celui de sa naissance peut-être ?
Hormis les beaux paysages, la justesse des sentiments des personnages, je l’avoue, Soline m’agace. Est-ce parce que j’ai connu des héroïnes décrites par l’auteure, plus dynamique, plus enjouée ? Soline a des difficultés avec le don qu’elle a reçu, il lui permet de voir une femme d’une autre époque. Cest vrai, je m’attendais à une Soline plus guerrière.
La vie de Soline est étroitement liée à celle de Louise Favre, née à la fin du 19e siècle. Au fil des pages, je voyage entre le monde actuel et celui de Louise. Je reconnais que la situation est déroutante et que Soline peut l’être, mais à chaque fois, elle semble trop fragile.
Soline a un coup de foudre pour Benjamin, mais elle est en danger. Tous ceux qu’elle aime ont un accident, et lorsqu’elle s’en rend compte, elle décide de rencontrer cet homme qui dépose régulièrement une rose devant chez elle ? Il ne lui veut pas du mal à elle, ce qui n’est pas le cas de ceux qui vivent près d’elle et qui ont des sentiments pour elle. S’ensuivra toute une série de péripéties.
Cette histoire est teintée de magie, d’enquête policière, d’amour, d’amitié, tout ça sur fond de paysage enneigé entouré de chiens-loups.
Il ya une chose que Soline ne perçoit pas, elle a beaucoup de charme et les hommes qui la côtoient semblent subjugués par elle. Cela suscitera pas mal de jalousie.
Les passages sur l’autrefois sont bien amenés et bien décrits. Je me promenais avec Soline, je respirais les parfums de bois dans la cheminée, j’entendais les cris lors des catastrophes que Louise Favre malgré son don de voyance ne pouvait empêcher, au contraire de Soline qui, elle, pouvait tenter de les éviter ou d’aider les secouristes pour retrouver les personnes qui ont eu un accident. Ce qui d’ailleurs est le point de départ de tous les ennuis de Soline.
Comment croire cette jeune femme qui sait ce qui va arriver ? N’est-elle pas liée à ces accidents ?
Effectivement, elle se sent seule, même si elle est bien entourée. Je la trouve soupe au lait, elle s’emporte facilement, surréagit rapidement pour pleurer tout aussi vite par la suite.
Les secrets de son compagnon et de ses amis ne lui plaisent pas et je le comprends, l’auteure en a bien joué et c’est ce qui m’a paru bien long. À chaque fois que Soline pensait découvrir la vérité, un détail venait tout remettre en question. Ceci peut expliquer ses colères et son mal-être et la peur que personne ne lui fasse confiance.
Alors, t’ai-je convaincu ? Toi qui aimes les grandes sagas, les romans de terroir, les héroïnes au cœur généreux, ces romans sont faits pour toi et tu passeras un bon moment de lecture.
Je te laisse réfléchir avec cette citation de Steven Spielberg. Nous avons toujours de bonnes idées que nous abandonnons parce qu’on nous a dit que c’était de mauvaises idées. Et si on se faisait un peu plus confiance ? Et si on écoutait notre intuition ? Tiens, je vais rajouter ça à mes intentions pour 2023 😉.
Quand je te disais que mes personnages m’embarquaient dans leurs péripéties, lis un peu ce qui arrive à Marie-Sophie 😉.
J’aurais dû lui parler… ce jour-là tout bascula…
J’étais à la boulangerie quand je vis débarquer Saverio. Il semblait très agité. Il me salua d’un signe de tête et passa dans le fournil. Comme il avait l’habitude de venir chercher ses commandes, je n’ai pas été surprise, mais mon portable bipa au même moment. C’était Gabriel. Inquiète, parce qu’il était tôt, j’ai pensé immédiatement à un accident, j’avais raison. Morgan était aux urgences.
Saverio revenait accompagné d’Archibald. Je lui tendis mon téléphone, incapable d’entendre ce que Gabriel allait me dire.
Saverio me prit dans ses bras. Il savait lui aussi. Morgan avait eu beaucoup de chance, sa camionnette était bonne pour la casse, mais lui il était indemne.
Saverio accepta de m’emmener immédiatement, Archibald appela Mélusine. Pépé Charles garderait Enzo. Célestine était déjà au chevet de son fils.
Alors que Saverio tentait de faire la conversation dans la voiture, je restai muette. Je posai ma main droite sur mon ventre comme pour protéger ce petit être qui grandissait en moi. Je n’arrêtais pas de penser que j’avais eu maintes occasions d’annoncer la nouvelle à Morgan, mais j’avais toujours reculé, prétextant que ce n’était jamais le bon moment. Tout à l’heure, je lui dirai, je me le suis promis, assise dans ce véhicule qui m’emmenait vers lui. Je réalisai alors que j’aimais Morgan, que sans lui, je n’étais pas grand-chose. Pourquoi fallait-il que je m’en rende compte aujourd’hui ?
Saverio se gara sur le parking et nous nous dirigeâmes vers les urgences. Gabriel m’y attendait. À croire qu’Archibald l’avait prévenu de mon arrivée, mais pas du tout, il avait été bipé parce qu’une ambulance déboulait sirène hurlante.
Gabriel eut juste le temps de me donner le numéro de la chambre où nous pouvions trouver Morgan. J’entendis qu’il murmurait vaguement quelque chose à Saverio, mais je fonçais sans l’attendre.
Sa maman était à son chevet. Elle se leva. Elle semblait sereine, je m’approchai de Morgan. Il me sourit.
— Tu es revenue ? Qui t’a prévenue ? Il y a longtemps pas vrai ? Il a fallu ce stupide accident pour que tu t’aperçoives que tu avais fait la plus belle erreur de ta vie ? Mais je te pardonne.
Je ne comprenais rien à ce qu’il racontait. Il saisit ma main et me tira vers lui. Célestine s’interposa et de sa voix douce me glissa :
— Ne fais pas attention, il est un peu confus. Les médecins m’avaient prévenue, mais je ne m’étais rendu compte de rien, ses propos étaient tout à fait normaux.
Saverio entra alors dans la chambre. Morgan se tourna vers lui et un nouveau sourire éclaira son visage.
— Saverio ! J’ai dû vous flanquer une sacrée trouille pour que tu te radines aussi vite. Regarde qui est là ? Je sais bien que tu ne l’aimais pas beaucoup, mais tu vois, elle est revenue. C’est toi qui l’as appelée ?
Saverio pâlit. Gabriel entra à son tour dans la chambre. Avec sa blouse blanche, il m’impressionna surtout dès qu’il prit sa voix de médecin pour demander à Morgan comment il allait et de lui décliner son nom et la date.
— Morgan Castille. Je crois que nous sommes en janvier.
— Peux-tu me dire qui sont ces personnes ?
Morgan s’exécuta de bonne grâce. Il nomma Saverio, Célestine sa maman, mais quand vint mon tour, mon cœur manqua un battement.
— Voici Marie, la femme de ma vie. Elle était partie, mais elle est revenue.
Gabriel le reprit gentiment :
— Marie-Sophie, tu veux dire, elle habite à côté de ta maison.
Sa voix fut sans appel et il retira sa main de la mienne.
— Je ne connais pas de Marie-Sophie. Toi, tu es Gabriel, je le sais, tu es le papa d’Enzo.
Patiemment, Gabriel continua :
— Exactement et comme tu le dis, Enzo vit avec Mélusine sa maman et Marie-Sophie que voilà. C’est avec elle que tu as fait ta vie.
Morgan me dévisagea et s’excusa :
— Je suis désolé…
Je m’approchais de lui et voulus lui reprendre sa main, comme nous avions l’habitude de le faire, de glisser mes doigts entre les siens. Il les cacha sous les draps et demanda à Saverio.
— Marie n’est donc pas revenue ?
Saverio répondit brutalement :
— Tu sais ce que je pensais d’elle. Elle n’était pas pour toi. C’est Marie-Sophie, ta femme.
— Non !
C’était sans appel et le cœur en lambeaux, je sortis en courant de la chambre. Gabriel me rattrapa dans le couloir et m’entraina à l’extérieur.
— C’est le choc qu’il a reçu sur la tête. Au scanner, il n’y a rien, mais il a certainement subi un traumatisme. Si tu avais vu la voiture, tu comprendrais qu’il a vraiment eu beaucoup de chance, il n’a aucune fracture. Sa mémoire lui fait un peu défaut, mais elle va revenir.
Je pleurai sans retenue dans ses bras, me moquant de ce que les infirmières pouvaient penser. Je hoquetai sur son épaule.
— Il ne savait pas encore pour ma grossesse.
— Tu pourras lui annoncer d’ici quelque temps, je te promets qu’il va se souvenir de toi.
— Je ne connaissais pas cette autre femme.
— Morgan a vécu avant toi, c’est normal qu’il ait déjà été amoureux. Je dois te laisser Marie-Sophie, j’appelle Archibald.
— Il ne pourra pas venir, il est occupé.
— Je n’en suis pas aussi certain que toi.
J’aperçus alors mon ami arriver en courant. Je lâchais Gabriel pour me jeter dans ses bras qui se refermèrent sur moi. En pleurant, je débitai que Morgan ne se souvenait pas de moi. Archi me caressa les cheveux et interrogea du regard Gabriel.
— Va le voir Archibald, peut-être que toi, il te reconnaitra et que tu seras le déclic.
Mon ami hocha la tête et nous suivîmes Gabriel. Il nous abandonna à l’accueil et nous repartîmes vers la chambre de Morgan. Dès qu’Archibald entra dans la pièce, le visage de Morgan s’éclaira.
— Ah ! te voilà, mon boulanger préféré. Tu as amené la baguette ?
J’attendis dans le couloir, effondrée.
Célestine et Saverio vinrent m’y rejoindre, ils m’annoncèrent que Morgan rentrerait chez lui rapidement. Ses examens étaient bons. Le neurologue n’avait rien détecté à part cette amnésie, qui ne concernait que moi apparemment. Morgan devrait rencontrer un psychiatre avant de sortir.
Archibald ne resta pas longtemps dans la chambre, il invita Célestine à y retourner et m’entraina ainsi que Saverio. Nous nous retrouvâmes au bar de celui-ci.
Tout le village était déjà au courant de l’accident de Morgan qui était connu comme le loup blanc. Chacun demandait des nouvelles, Saverio n’entrait pas dans les détails, il affirmait que son ami allait bien, qu’il avait eu beaucoup de chance et qu’ils le verraient rapidement. Il ne fit pas mention de son problème de mémoire, certain que c’était temporaire.
— Qui était cette Marie ?
Saverio soupira.
— Dis-moi la vérité, je ne suis pas idiote, Morgan ne vivait pas comme un moine avant de me rencontrer.
— Elle lui a fait beaucoup de mal, mais il n’a jamais voulu l’admettre qu’elle n’était pas pour lui. Quand elle est partie pour faire sa vie avec un touriste qui avait passé quelques semaines dans le département, un écrivain, il a mis des mois à encaisser la trahison. Un véritable coup de foudre, je dois le reconnaitre entre elle et cet homme. Le bouquin qu’il a publié sur la région a été un succès. Mais, il l’avait bel et bien oubliée, Marie-Sophie. Combien de fois est-il venu me dire ici au comptoir combien il était heureux avec toi. Tu es son rayon de soleil. Il ne rêve que d’une chose, c’est que tu deviennes sa femme et que vous ayez des enfants. C’est pour ça que je t’affirme qu’il va recouvrer la mémoire rapidement. Ce n’est pas possible autrement, il t’a dans la peau. La première fois qu’il t’a vue, il est aussitôt venu m’en parler et je le cite Tu sais Saverio, je crois que j’ai trouvé mon âme sœur.
Archibald posa sa main sur la mienne et la serra. Je levai alors la tête et affirmai :
— Je vais me battre, je vous garantis qu’il va se souvenir de moi.
Je ne pouvais pas laisser passer ça, la chandeleur ! Fête des chandelles et fête religieuse pour les catholiques. Je m’en tiens à la fête des crêpes 😋 juste pour le plaisir des papilles et des gourmands. Evidemment que je vais les faire sauter ce soir avec une pièce dans la main comme le veut la tradition, afin d’avoir de l’argent toute l’année 😁. Pour l’heure, c’est celle du Haïku 🙂.
Fête des crêpes
Il y en a pour tous les goûts
Chocolat pour moi
Les votes sont clos, l’agenda ironique migre ailleurs et je ne sais pas encore ce qu’il mijote et qui le mijote, mais quelle surprise de découvrir que mon texte arrive en 2ème place ex-aequo avec Carnets paresseux et Photonanie .
Fiou ! Que d’engoûments ! Les résultats du vote pour les contributions à l’A.I. de janvier 2023 se tiennent dans un mouchoir de poche, compris entre 15 et 22 mentions. En tout : 16 textes commis par 15 auteur.e.s; c’est atelier se porte comme un châle, en cette saison hivernale 😁 .
Seule en tête (22) : L’Adrienne, avec F comme Frutti (153 mots). Avec 22 mentions pour 22 participations au vote, il s’agit là d’une indéniable unanimité ! Bravo et merci pour elle.