Aujourd’hui, je partage avec toi Le Boléro de Maurice Ravel interprété par l’orchestre philarmonique de Radio-France.
Cette œuvre m’a toujours subjuguée et je le suis encore en regardant la vidéo. Chaque musicien a sa place et je tire mon chapeau au percussionniste qui garde le même rythme jusqu’à la fin. D’ailleurs le chef d’orchestre vient l’applaudir quand c’est terminé. J’espère que tu passeras un bon moment musical tout comme cela l’a été pour moi.
Lorsque je faisais de la danse, il y a de ça quelques années 😁 c’est avec cette œuvre que nous avions clôturé le gala. Nous entrions chacune notre tour sur un morceau. Je me souviens de la magie de l’instant. Je l’ai retrouvé aujourd’hui en regardant ces musiciens.
Faventiny est-il toujours porté disparu ? Son chien Hubert l’a-t-il retrouvé ? Voici le chapitre 25, il te donnera quelques indices 😁.
Chapitre 25
Esteban et Hugo faisaient une patrouille de routine. Ce n’est pas parce que le Commandant Faventiny avait disparu que toutes les affaires en cours s’arrêtaient. Bien sûr qu’ils auraient préféré s’occuper de retrouver leur supérieur, mais malheureusement ils n’avaient pas leur mot à dire.
Soudain, Esteban qui parcourait du regard les trottoirs s’écria :
— Arrête-toi Hugo ! Ce n’est pas Hubert là-bas !
Il mit aussitôt les warnings et ils sortirent de la voiture en courant. Esteban eut peine à reconnaître l’animal. Pourtant, dès que le chien l’aperçut, il s’avança doucement vers lui. Il était à bout de forces. Esteban l’attrapa par son collier et le caressa.
— Que t’est-il arrivé ? Tu es dans un sale état et tu dois avoir faim.
Hugo ouvrit la porte arrière de la voiture et aida Hubert à grimper dedans. Il se coucha et ferma les yeux.
— On l’amène voir Coralie et on avise après !
— Oui, il est épuisé.
L’arrivée du Malinois à l’institut médico-légal fit sensation. Esteban le portait dans ses bras. Dès qu’il aperçut sa maîtresse, il dressa les oreilles.
Elle lui mit aussitôt un bol d’eau à disposition.
— On a bien de la viande fraîche ici, mais je doute que ça te plaise ! dit Vincenzo.
— Quel nul ! répliqua Sophia. Il faut aller acheter des croquettes. J’y vais si tu veux Coralie.
Elle n’attendit pas la réponse et partit en courant.
— Où l’avez-vous aperçu ? demanda Coralie, le museau du chien posé sur ses genoux.
— Près de l’hôpital.
— Que faisait-il là-bas ?
— Patientons ! Il va reprendre ses forces, et là nous verrons bien.
Daniel Faventiny, enfermé depuis une semaine, commençait à trouver le temps long. Pourtant, il n’avait pas à se plaindre. Il avait de la nourriture à satiété, sa blessure à l’épaule avait été soignée d’une main de maître, mais il ne se souvenait de rien. Il soupçonnait ses ravisseurs de le droguer.
La pièce où il était séquestré était agréable. Il y avait une fenêtre qui donnait sur un parc magnifique et une salle de bains était attenante.
Sa mémoire était défaillante et il perdait la notion du temps. Il n’avait pas l’heure. Son portable avait disparu. Il tentait de se repérer à la lumière du jour. Mais il avait la fâcheuse impression de dormir beaucoup et alors qu’il se croyait le matin quand il ouvrait les yeux, il voyait peu à peu la nuit envahir sa chambre. Il ne parlait à personne. Ses plateaux étaient apportés pendant qu’il sommeillait et des vêtements propres l’attendaient toujours posés au même endroit, sur une chaise près de la porte.
Il avait trouvé dans la salle de bains son eau de toilette et des serviettes comme chez lui.
Son gel douche et son shampoing étaient les mêmes également.
Celui qui l’avait enfermé le connaissait parfaitement. La nourriture variée était celle qu’il aimait avec ses plats préférés et les tenues ressemblaient beaucoup à celles qu’il portait. Daniel était de plus en plus troublé et il tentait de passer le plus longtemps possible sous le jet froid pour se rafraichir les idées.
Ce matin-là, il décida de rester scotché à la fenêtre. Peut-être apercevrait-il quelque chose qui le mettrait sur la voie de l’endroit où il se cachait. Il vit la voiture. Un homme montait dedans. Il ne réussit pas à voir de qui il s’agissait. Il allait quitter son poste d’observation quand il le reconnut. Son chien ! Hubert l’avait trouvé. Il eut les larmes aux yeux lorsqu’il se rendit compte qu’il avait perdu de sa superbe et qu’il suivait le véhicule avec difficulté. Pauvre bête !
Coralie occupée n’avait pu prendre soin d’Hubert. De plus, un animal n’était pas admis dans les locaux. Sophia accompagnée d’Hugo étaient partis chez elle. Tous deux avaient tenté de lui redonner fière allure. Ils l’avaient douché et avaient ri ensemble. Il n’avait pas apprécié et s’ébrouait sans cesse. Il avait repris du poil de la bête grâce à la rasade de croquettes dispensée par Sophia.
Maintenant qu’il était redevenu à peu près normal, Hubert grattait sans cesse à la porte. Il voulait sortit et gémissait.
— Je suis certain qu’il va nous emmener voir son maître, dit Hugo.
— Qu’est-ce qu’on fait alors ?
— Je vais le ramener au commissariat. Le procureur est dans les locaux. Il dira ce qu’il faut faire. Je n’ai pas de formation avec les chiens. S’il m’échappait, j’aurais l’air malin, déjà que je n’ai pas de laisse !
— Appelez-le, le Proc !
Mais son portable sonna. C’était Esteban qui venait aux nouvelles.
La conversation terminée, Hugo confirma qu’il allait ramener Hubert au commissariat.
C’était sans compter sur l’esprit vif du chien qui dès qu’il comprit qu’il allait partir, leur échappa une fois la porte ouverte.
Sophia et Hugo tentèrent de le rappeler, mais c’était peine perdue. Hugo entraina sa compagne vers son véhicule, ils sautèrent dans la voiture et suivirent Hubert comme il pouvait. L’animal était intelligent. Il ralentit sa course. La langue pendante, il les attendit devant l’hôpital.
Hugo bipa Esteban. Le commandant Faventiny serait-il hospitalisé ? Blessé ? Quand Coralie apprit la nouvelle, elle joignit son ami Frédéric Marteau. Peut-être saurait-il quelque chose ? Elle fut déçue, son mari n’était pas inscrit sur les registres.
Elle refit le numéro de ses collègues. Esteban l’avait au téléphone quand il l’interrompit.
— Votre ami s’en va et… Mais…
— Quoi ? Que se passe-t-il ?
Coralie s’impatientait. Sa frustration augmenta d’un cran quand Esteban lui raccrocha au nez après lui avoir dit qu’il la rappellerait.
— Regarde le chien !
— Et le chirurgien ! il cherche quelqu’un !
— Heureusement pour nous, il ne peut pas nous voir et Hubert s’est planqué dès qu’il l’a aperçu.
— Il a sorti son portable !
Stupéfaits, les deux policiers regardèrent les deux hommes s’approcher de Marteau. Hugo s’empressa de les prendre en photo. Leurs visages étaient bien visibles. Peut-être étaient-ils fichés ?
— Je te parie qu’ils cherchent le chien !
— Où est-il d’ailleurs ?
Hugo entendit alors un bruit suspect contre la portière. C’était Hubert qui avait fait le tour sans se faire voir. Il lui ouvrit.
Esteban en profita pour rappeler Coralie.
— Avez-vous parlé d’Hubert à votre ami ?
— Évidemment, pourquoi ?
— Alors, je crois qu’il est impliqué dans l’enlèvement du Commandant.
Quand Faventiny père apprit l’affaire, il entra dans une rage folle devant la lenteur de réaction des policiers.
— Mais qu’attendez-vous pour intervenir !
Le Procureur dut faire preuve de prudence pour canaliser la fougue du colonel qui entendait bien retrouver son fils dès le soir même.
— Je vous en prie, nous ne savons pas si c’est bien lui qui cache Daniel.
— Je suis certain que le chien le sait, lui !
— Nous n’avons rien pour arrêter Marteau ! Avec un bon avocat, il sera dehors immédiatement.
Daniel Faventiny luttait pour ne pas s’endormir. En vain !
Quand il rouvrit les yeux, il ne reconnut pas la pièce où il s’était couché.
Comme c’est le jour des enfants, je continue ma promenade dans mon monde Disney.
Il y a Disney et les Princesses, aujourd’hui, je t’emmène chez Disney et les animaux. Il a le chic pour nous faire aimer ces bestioles qui dans la vraie vie ne sont pas toujours sympathiques 😁.
Prenons Bernard et Bianca par exemple, quelles adorables souris ! Elles sont d’un chic ! Pourtant, si tu les croises chez toi, tu n’as qu’une envie… t’en débarrasser 😂. Figure-toi que lorsque je vois une libellule, je pense aussitôt à Evinrude 😉. Quant à l’albatros, j’ai beau scruter le ciel, je n’en aperçois pas souvent 😉.
De même, si tu as un renard dans ton poulailler, tu ne vas pas lui serrer la patte et pourtant, il me semble bien gentil dans Robin des Bois. N’est -il pas craquant avec son chapeau à plumes ? Quant à Lady Marianne, avoue qu’une renarde ainsi a la classe !
Comment ne pas citer Bambi, cet adorable faon et ses amis Panpan le lapin et la moufette Fleur. Mes enfants n’aimaient pas le début parce que la maman disparait.
Le Lion n’est pas non plus un animal qu’on aimerait caresser… quoique lorsqu’il est petit, c’est une belle peluche. Ah ce roi Lion avec ses amis aussi moches qu’attachants, c’est ça la magie Disney.
Ne sont-ils pas beaux ces dalmatiens ? 101 c’est quand même beaucoup 😉. Ici, tu retrouves la méchanceté des hommes dans la peau d’une Cruella d’enfer 😁. Je m’amuse souvent à repérer les maîtres avec leurs chiens qui souvent se ressemblent. Disney avait vu juste 😂 moi-même avec Oxybulle, j’ai autant les cheveux en bataille qu’elle avec ses poils coiffés en couette 🥴 (j’ai abandonné les couettes je te rassure 😂).
Quittons la terre pour explorer les fonds marins avec la Petite Sirène. Un crabe qui apprend à sourire, il fallait le faire quand même ! Tu t’imagines parler à un crabe qui marche de travers sur la plage ? Moi j’évite, j’ai trop peur qu’il me pince. Quant à la méduse… sans commentaires 😁.
Je continuerai la semaine prochaine parce que des animaux, il y en a encore tellement !
Ne viens pas me dire que la Saint-Valentin, c’est tous les jours, qu’on n’est pas amoureux qu’un jour dans l’année, que c’est du commercial tout ça, bref ! Avoue que tu es bien content quand ton amoureux ou amoureuse te la souhaite même sans cadeau 😉.
J’ai choisi la chanson de Michel FugainForteresse pour illustrer cette journée, j’y ai mis mes propres paroles, ben oui, sinon ce n’est pas drôle !
Je te mets le lien avec la vidéo. J’ai choisi celle où Michel Fugain chante avec Maurane, histoire de nous mettre dans l’ambiance Nostalgie.
Je te mets ici la bande son et mes paroles en dessous
L’amour se construit sans cesse
Il a tellement besoin de tendresse
Qu’à cause de tous les tourments
Il s’étouffe lentement.
L’amour a besoin de lumière
Pour briller sans faire de manière
S’afficher comme deux amants
Qui s’embrassent amoureusement
Tourne, tourne, tourne le temps
Tout autour des amants.
L’amour se construit sans cesse
Pas un jour, sans la promesse,
De s’aimer à chaque instant
Alors qu’arrive un ouragan.
Qui balaie les années de liesse,
Pourtant vous vous étiez fait la promesse
De vous aimer éternellement
Mais l’amour à fichu le camp.
Tourne, tourne, tourne le temps
Tout autour des amants.
L’amour se construit sans cesse,
Même dans les moments de faiblesse
Il suffit parfois d’un baiser
Pour se sentir apaisé.
L’amour se fait caresse,
Quand plus rien ne le blesse
Un geste un sourire,
Et c’est le bonheur à venir.
Tourne tourne tourne le temps,
Tout autour des amants….
Tourne tourne tourne le temps
Tout autour des amants.
N'oublie pas ... quand on est amoureux c'est tous les jours... J'arrête, je ne suis pas là pour te donner des conseils, tu sais faire 😁.
Alors oui, c’est la Saint-Valentin 💖, oui je suis romantique et fan de romance et tout et tout 😉, mais je suis aussi une sacrée nana qui n’a pas toujours envie de faire comme tout le monde et d’être en décalé.
L’histoire de Marie-Sophie continue mais ce n’est pas de ma faute si ce n’est pas la fête des amoureux dans sa vie 😂
Morgan était rentré chez lui, mais je ne le reconnaissais pas. Il y eut cette réflexion lancée à Gabriel quand j’étais venue le chercher. Alors que je m’approchais de lui pour l’embrasser, il s’était reculé et avait tancé le médecin :
– Pourquoi me dis-tu que je suis avec cette… dame (il me désigna du menton) alors que tu en pinces pour elle, ça saute aux yeux. Je ne suis pas idiot.
Sans lui laisser le temps de répondre, il m’apostropha et j’eus du mal à reconnaitre sa voix, tellement elle était grinçante.
– Et vous ? Pourquoi me faire croire que nous habitons ensemble alors que je n’en ai absolument aucun souvenir ? Par contre, je sais parfaitement que toi, toubib, tu es amoureux d’elle.
Il se leva tranquillement, refusant qu’on l’aide alors que je voyais bien qu’il avait la tête qui tournait, il chancelait légèrement, il demanda où était Saverio.
La voix du barman résonna derrière moi, j’ignorais qu’il l’avait appelé.
– Désolé Marie-Sophie, me glissa-t-il à l’oreille, c’est moi qui le ramène, il n’a pas voulu que ce soit quelqu’un d’autre.
Agacée, j’apostrophai Morgan d’un ton que j’espérais ferme :
– De toute façon, ta maison est au bout de mon jardin, nous nous verrons régulièrement. Et ne raconte pas de bêtises, il n’y a absolument rien entre Gabriel et moi. S’il te plait abandonne cette façon de parler avec moi, je ne te reconnais plus.
– Alors nous sommes deux !
Il passa devant moi, adressant un signe de tête à Gabriel qui lui tendit des papiers et l’invita à se rendre à l’accueil pour les formalités de sortie. Il quitta la chambre sans un regard vers moi.
La colère grondait et je courus derrière lui alors que Gabriel tentait de me retenir. J’attrapai Morgan par l’épaule, l’obligeait à se retourner, et d’une voix tremblante que j’eus du mal à maîtriser, je débitai :
– Sais-tu que j’ai quitté ma maison pour toi ? Mes amis m’ont suivie, Archibald a repris sa boulangerie, Mélusine son activité de couturière. Même Pépé Charles a tout vendu pour nous rejoindre. Ne me raconte pas qu’il voulait être auprès de ta mère, c’est aussi parce qu’il souhaitait que nous soyons réunis. D’accord, nous ne vivons pas sous le même toit, mais nous partageons tellement de choses. Tu m’as aidé pour la maison, tu as tout fait pour qu’Archibald s’intègre dans le village. Nous sommes heureux tous ensemble, ne me dis pas que tu ne te souviens de rien. Si c’est le cas… alors je repartirai et tu te retrouveras tout seul comme un con. J’attends que tu me le dises en face Morgan ! Un jour, tu risqueras de regretter ton choix.
Je le lâchai, passai devant lui et lui criai :
– Tu me trouveras à la boulangerie, je vais reprendre mon poste chez Archibald. Il m’avait laissé ma journée pour que je puisse m’occuper de toi, mais comme tu n’as pas besoin de moi, je m’en vais.
Je filai vers la sortie sans me retourner. Il ne devait pas voir combien j’étais malheureuse et que les larmes emplissaient mes yeux.
J’entendis Saverio m’appeler. Je savais qu’il craignait que je ne fasse une bêtise, mais maintenant que j’avais un bébé dans le ventre, je ne le mettrai en danger pour rien au monde.
Gabriel me rattrapa et me dit que la mémoire de Morgan allait lui revenir, que je devais être patiente. Je haussai les épaules et sortis de l’hôpital.
Je passai tout d’abord chez moi où je retrouvai Mélusine entourée de ses coupons de tissus multicolores. Elle s’était installée dans une pièce qu’elle avait aménagée à son goût. Je lui racontai tout. Elle me prit dans ses bras, mais je me dégageai en lui disant que ça ne se passerait pas comme ça, s’il me rejetait, je repartais n’importe où, mais jamais il ne saurait qu’il avait un gamin. Aussitôt, Mélusine m’affirma qu’elle me suivrait et que nous élèverions nos enfants seules, nous ne serions pas les premières mères célibataires dans ce cas-là. Elle m’assura qu’elle n’avait aucune attache et que sa boutique en ligne, qu’elle soit ici ou ailleurs n’avait aucune importance. Elle ajouta tout de même que si la mémoire de Morgan était défaillante c’était peut-être parce que je devrais lui parler du bébé et enfin m’installer avec lui. Aurait-il senti un danger avec Gabriel ?
– Je te dis ça, mais je ne dis rien, je suis très mal placée pour te donner des conseils, et elle me fit un clin d’œil.
Je me changeai et repartis à pied vers la boulangerie. C’était pépé Charles qui était derrière le comptoir. Il tenait la conversation aux clients et la file s’allongeait jusque sur le trottoir. Dès qu’il m’aperçut, il lança à la cantonade qu’il abandonnait son poste, mais qu’on pouvait le retrouver au bar de Saverio pour continuer de bavarder autour d’un café.
Aussitôt, tous m’interrogèrent sur la santé de Morgan. Je les rassurai en affirmant qu’il allait bien et je commençai à distribuer des baguettes et des pains en tout genre à tour de bras.
Archibald vint aux nouvelles quand la boutique fut vide.
– Heureusement que tu es arrivée, j’ai bien cru que tout le village allait s’installer ici. Je peux préparer une autre fournée, il ne reste plus rien.
Il me demanda comment ça s’était passé avec Morgan. Je lui racontais tout et ajoutais comme à Mélusine que je n’hésiterais pas à partir.
Archibald me sidéra par sa réponse :
– Je trouve le food truck de mes rêves et je te suis. Nous sillonnerons les routes, une fois que nous aurons dégoté une grande maison pour nous tous, parce qu’avec les deux gamins, il nous faut un pied à terre pour qu’ils puissent aller à l’école.
– Tu es sérieux ? Tout ce que tu as créé ici, tu l’abandonnerais ?
– Sans hésiter, sans toi MarieSophe, je ne peux pas respirer. Mélusine et toi, vous êtes ma famille. Il y a maintenant Enzo et puis le petit bout là…
Il posa sa main sur mon ventre. Les larmes me montèrent aux yeux instantanément. Archibald ferait un excellent papa si Morgan ne se souvenait pas de moi.
Quand nous rentrâmes le soir à la maison, il n’y avait que Mélusine et Enzo et quatre couverts installés sur la table. Morgan n’était pas là, mon amie ne l’avait pas vu. Il y avait pourtant de la lumière chez lui.
Les premiers crocus sont sortis 🙂. L’année dernière, ils étaient violets 😂 mystère de la nature.
Ici, je te confirme que nous sommes toujours dans le jardin, chez nous 😉 où mandarinier et citronnier sont en pleine forme. Nous avons goûté les mandarines et le goût n’a rien à voir avec les fruits qu’on achète. Evidemment, Monsieur Chéri les a recouverts d’un voile blanc pour qu’ils ne gèlent pas et ça marche !
Voici mon azalée tout en boutons. Il est rentré tous les soirs et ressorti chaque matin afin de prendre le soleil, un peu comme nous en fait 🙂.
Bienvenues à mes giroflées qui sont toutes nouvelles. J’aime leur parfum légèrement poivré. Il n’y en avait pas dans le jardin. Un jour que Monsieur Chéri et moi faisions un tour à la jardinerie et que je les ai découvertes, je n’ai pas hésité. Il n’y en pas souvent du coup j’en ai profité. Pour l’instant, elles sont toujours en pot et se sentent bien, je ne sais pas encore si elles prendront leur place en pleine terre.
Voilà pour le moment ce que nous avons dans le jardin. Les jonquilles fleuries il y a quelques temps sont toujours là, par contre les autres bulbes ne sont pas encore sortis de terre.
Et toi, si tu as la chance d’avoir un jardin, comment est – il ?
Belle journée à toi et à bientôt d’autres nouvelles, c’est vrai que le printemps approche, j’entends les mésanges siffler à qui mieux mieux. Vont-elles comme l’année dernière, faire leur nid dans leur nichoir habituel ?
Je te propose un morceau de Brahms joué avec panache. Dis-moi ce que tu en penses en commentaires. J’adore l’ambiance et ça met la pêche pour la journée 🙂.
— Une semaine que mon fils a disparu et vous n’avez pas la moindre piste ?
Le colonel Gérard Faventiny marchait de long en large dans le bureau du Procureur.
— Enfin, Monsieur le Procureur, ce n’est pas sérieux ?
— Les fouilles dans la maison n’ont rien donné. Nous n’avons pas retrouvé le chien. Aucun indice.
— Avez-vous inspecté du côté du Docteur Marteau ? Je ne le sens pas cet homme !
— Les collègues de Daniel avaient trouvé un article le concernant, mais ce qui aurait pu nous intéresser à disparu.
— Vous êtes en train de me dire que celui que nous recherchons a toujours une avance sur vous ? Ne me faites pas rire, ce n’est pas la première fois que vous devez avoir affaire à ce genre de situation. Des tordus, il en existe depuis la nuit des temps. Reprenons cette enquête depuis le début voulez-vous ? Cette maison d’où vient-elle ? Personne de notre famille ni de celle de ma belle-fille ne s’est manifesté, cet héritage est le départ de tout.
Le Procureur n’aimait pas recevoir des ordres, mais le Colonel à la retraite, réputé pour sa pugnacité et son œil de lynx avait raison, il dut l’admettre. Cette affaire n’avait pas été menée comme il fallait.
— Convoquez-moi les deux acolytes de mon fils.
— Enfin Colonel, puis-je me permettre de vous rappeler que vous êtes à la retraite et que…
— Il s’agit de mon fils là ! s’emporta Faventiny père. Je me fous de la hiérarchie, de l’administration, de ma retraite, je vais régler cette enquête et coffrer cet individu qui se fait passer pour Daniel que vous le vouliez ou non ? Compris ? Appelez le Directeur général et exposez-lui la situation, je suis certain qu’il acceptera que je travaille avec vous.
Hugo Cortilla et Esteban Blaviso, quoiqu’en pense le colonel Faventiny, n’avaient pas chômé. Ils étaient retournés à l’hôpital pour interroger Cécilia Joly. Elle avait repris connaissance, mais malheureusement, sa mémoire était parfois défaillante. Elle parlait souvent du Docteur Marteau qu’elle appelait Frédéric. Selon elle, c’était un bon médecin et ses patients l’appréciaient. Esteban avait tenté de la faire parler du jour où elle avait été attaquée, elle fermait alors les yeux et se taisait. Un nom pourtant revenait régulièrement, Merci.
Les deux policiers avaient tout d’abord pensé que la victime les remerciait de leur aide. Mais remis dans son contexte, Hugo avait penché davantage pour un nom. Ils avaient épluché son emploi du temps et avaient noté qu’elle était suivie par un psychiatre. Quand ils découvrirent son nom, Antoine MERCY, ils décidèrent d’aller lui rendre une petite visite. Ils eurent la mauvaise surprise d’apprendre qu’il était en congé.
— Tu ne trouves pas aberrant que tous les indices, les uns après les autres, disparaissent ? Nous n’avons rien à nous mettre sous la dent, gémit Esteban.
— Tentons de refaire une enquête de voisinage autour de la maison. Il y a bien quelqu’un qui va se souvenir de quelque chose.
— Allons-y, mais je n’y crois plus.
— Esteban, ce métier m’a appris qu’il ne fallait jamais lâcher. Il y a toujours une explication, ou un tout petit quelque chose que nous n’avons pas vu.
Dès la disparition du Commandant, Coralie avait choisi de dormir dans son bureau à l’institut médico-légal. Sophia lui proposa aussitôt de l’accueillir chez elle.
Mais, une fois la maison fouillée entièrement et n’ayant révélé rien de suspect, Coralie voulut y retourner. Il fut décidé avec l’accord du Procureur que Coralie ainsi que les collègues de Daniel s’y installent. La bâtisse était assez grande pour recevoir toute l’équipe. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle vit débarquer ses beaux-parents. Le colonel retraité comptait bien mener à bien cette affaire et mettre un point d’honneur à retrouver son fils rapidement. Anne-Marie suivait également. Coralie se sentit aussitôt épaulée et rassurée. Elle se faisait beaucoup de souci pour son mari. Elle ne connaissait pas l’étendue de sa blessure. Quand elle était couchée, elle se rappelait encore qu’elle avait failli soigner l’autre. Heureusement que le malinois avait bien fait son boulot. Elle aurait tant aimé le retrouver ce chien. Elle était certaine qu’il cherchait son maître et qu’il allait lui ramener.
Hubert faisait attention de ne pas se faire prendre. Il se méfiait de l’être humain comme de la peste. Il ne faisait confiance qu’à Daniel. L’autre qui se faisait passer pour lui, il allait lui régler son compte dès qu’il le pourrait. Il avait suivi la voiture, son flair ne l’avait pas trompé. Il était bien arrivé où se trouvait son véritable maître. Il l’avait vu être descendu du véhicule. Il ne s’était pas montré, il avait bien compris que l’autre ne l’aimait pas. Depuis plusieurs jours, il montait la garde. Son pelage devenait gris et sale, sa fourrure commençait à le démanger, il avait déniché de quoi boire. Pour la nourriture, il s’était débrouillé comme il avait pu. Il pensait à son maître. Malheureusement, il sentait que ses forces déclinaient s’il ne mangeait pas. Il allait falloir qu’il retrouve sa maîtresse. Ensuite, il ramènerait l’homme qui l’avait éduqué, ici.
Soudain, il dressa l’oreille, l’autre sortait. Il l’avait senti, mais… il ne le reconnut pas. Il avait changé de visage, pourtant c’était son odeur, il en était certain. Il s’ébroua. Il fallait qu’il le suive. À contrecœur, il abandonna l’endroit où vivait son maître.