Aller au contenu principal

Agenda ironique Août Bilan Billet d'humeur Blog personnel Calendrier de l'Avent Calendrier de l'été Challengeécriture Chanson Chroniques littéraires Citation Conte Dimanche Défis Ecriture En attendant Noël Enfants Enquêtepolicière Eté Fenêtre sur le jardin Haïkus Humeur du jour Humour Jardin Jeux d'écriture Jour des enfants Lecture lue Lectures Mois Musique Noël Photos Poème Poésie Raconte moi ta semaine roman romance romance contemporaine Semaine passée Sorcière Souvenirs texte Thriller Vacances À suivre

  • Journal de Marie-Sophie

    6 janvier 2023
    Marie-Sophie

    Bonjour toi 😉

    Marie-Sophie continue de tenir son journal et elle va de surprise en déconvenue. Comment sa meilleure amie a-t-elle pu faire ça ? Mais qu’a-t-elle donc fait ?

    Noël est passé ! L’année est terminée, enfin !

    Je regarde par la fenêtre, il fait gris. Je me sens patraque.

    J’entends la machine à coudre de Mélusine. Elle est déjà au boulot. Elle a eu de nombreuses commandes, elle est ravie.

    Enzo dort encore.

    Le premier levé est toujours Archibald. Il a rejoint sa boulangerie et je ne vais pas tarder à aller le retrouver. Finalement, tenir sa boutique me plait bien.

    Morgan est parti au marché.

    L’année s’est terminée avec la découverte que le papa d’Enzo était Gabriel. C’est Archibald qui m’a expliqué. Notre amie voulait un enfant, je m’étais enfuie au Pays basque, nous ne pouvions pas en discuter ensemble. C’est vraiment par hasard qu’elle en avait parlé à Gabriel, un jour qu’il était venu lui demander où je me trouvais. Archibald était présent. Gabriel avait proposé l’adoption, Mélusine avait refusé. C’était trop long. Elle voulait avoir un bébé tout de suite, seulement, elle n’avait pas d’homme. Archi m’avait raconté qu’en riant, il s’était mis sur les rangs, mais quand il avait réalisé qu’elle serait d’accord, il s’était mis en colère et était parti en claquant la porte. L’envie d’avoir un enfant tournait en boucle dans la tête de Mélusine, elle n’avait que Gabriel sous la main. C’est là où je ne comprends pas comment il a pu accepter de coucher avec elle, oui, parce qu’ils avaient couché ensemble, une seule fois. Lorsque Archibald l’avait appris, il avait déboulé furieux chez Gabriel. Heureusement que Charles était là, il lui aurait cassé la gueule tellement il était fou de rage. Gabriel a toujours affirmé qu’il n’avait pas accepté la demande de Mélusine. Alors ?

    Mélusine avait donc avoué qu’elle avait drogué Gabriel. Pour un toubib, bravo, il s’était fait avoir comme un bleu.

    Gabriel venait d’apprendre en même temps que moi qu’Enzo était son fils. Pour le bien de notre filleul et pour qu’il passe de bonnes fêtes de Noël, nous n’avons rien dit. Mais en début d’année, nous avons fait promettre à Mélusine de lui dire qui était son père. C’est chose faite. Elle n’a pas reculé. Elle a convié Gabriel chez Saverio, Enzo l’accompagnait. Lorsqu’ils sont revenus, Enzo m’a dit qu’il avait un papa maintenant et qu’il allait le voir souvent parce qu’il travaillait à l’hôpital voisin. Je ne veux même pas connaître ce qu’a raconté mon amie. Tout est clair dans la tête d’Enzo, il est heureux. Quant à Gabriel, effectivement, il essaie de rattraper le temps perdu avec son fils. Mais lorsque Mélusine est présente, il ne croise jamais son regard. Je pense qu’il ne lui pardonnera pas de sitôt. De même, Archibald et moi avons du mal à accepter, mais Mélusine est notre amie depuis de nombreuses années, ça n’excuse rien, je sais bien.

    Il est temps de me préparer pour partir à la boulangerie.

    Je rencontre François en route. Héloïse est chez ses grands-parents. Il m’embrasse et demande des nouvelles de Mélusine. Ah si elle avait été plus patiente, elle aurait trouvé avec lui, un père formidable. Il craque complètement pour elle.

    — J’ai appris pour Enzo.

    Stupéfaite, je fais les yeux ronds.

    — Je comprends ta surprise, mais il devait avoir envie d’en parler. Il s’est confié à Héloïse.

    François hésite à m’interroger, je le vois à sa manière de mettre ses mains dans les poches puis de les enlever. Nous continuons notre chemin en silence et soudain il se décide et s’arrête.

    — Ils sont ensemble ?

    Je reste à sa hauteur et le contemple. Pour gagner du temps, je demande :

    — Tu parles de Mélusine et Gabriel ?

    Il hoche la tête et son regard s’évade au loin. Cet homme est amoureux et malheureux, car il sait que ses sentiments ne sont pas partagés.

    — Je ne crois pas non !

    — Pourquoi est-il revenu alors ?

    Comment lui dire qu’à la base Gabriel revenait pour moi et qu’il venait d’apprendre qu’il était papa.

    — Tu devrais en parler avec Mélusine. Pourquoi ne lui avoues-tu pas ce que tu ressens ?

    — Je l’ai fait et je me suis pris un râteau. Elle m’a répondu qu’elle avait souhaité avoir un enfant toute seule et que sa vie de célibataire lui convenait tout à fait. Je ne comprends pas alors pourquoi cet homme est là. J’avais cru qu’elle avait eu recours à une insémination artificielle.

    Nous sommes arrivés, nous entrons ensemble. Archibald me sourit. Je passe dans l’arrière-boutique pour me laver les mains et me changer. Archibald a décidé que je devais avoir une blouse au logo de sa boulangerie. Il sert François et retourne dans son laboratoire.

    Avant de sortir, sa baguette à la main, François me demande :

    — Je n’ai vraiment aucune chance ?

    C’est à ce moment-là que je prends ma décision. Je ne peux pas laisser Mélusine s’en tirer comme ça, sans rien dire. Elle a beau être mon amie, elle a fait n’importe quoi. Elle s’est servie de Gabriel, c’est le moins qu’on puisse dire et quand je vois les yeux tristes de cocker de François, je pense que la vie est vraiment mal faite. Si elle avait rencontré cet homme plus tôt… elle n’a même pas imaginé que je pouvais être amoureuse de Gabriel. Je regarde s’éloigner François.

    Furibarde, je retrouve Archibald.

    — Tu te rends compte que Mélusine n’a pas pensé une seconde à moi ? Et si j’étais revenue du Pays basque avec la ferme intention de me laisser séduire par Gabriel ?

    Mon ami hausse les épaules.

    — Tu ne dis rien ?

    — Que vas-tu faire ? Briser une amitié de plus de vingt ans ? C’est sa vie, son choix. Je ne cautionne pas du tout, mais ça la regarde.

    — Et si Enzo pose des questions sur son père ? Si en grandissant il demande pourquoi il n’aime plus sa maman ? Si c’est à cause de lui ? Et Gabriel tu y as pensé ?

    J’en attrapai la nausée. J’ai dû pâlir, Archibald me soutint et me fit assoir.

    La cloche de l’entrée retentit, je me redressai et retournai derrière mon comptoir, affichant mon plus beau sourire. Si on m’avait dit à quel point je pouvais être si bonne comédienne, je ne l’aurais pas cru.

    © Isabelle -Marie d’Angèle (janvier 2023)

    A très vite…
    J’aime Chargement…
    1 commentaire sur Journal de Marie-Sophie
  • Agenda ironique janvier

    5 janvier 2023
    Défis-Challenges

    Bonjour toi 😉

    Voici le thème hébergé chez Tiniak, où tout est super bien expliqué. Je te mets dessous un petit résumé.

    Pour thème censé inspirer vos nouvelles, poèmes, pamphlets et autres scribouilles, je vous propose donc celui-ci : “Frutti di mare”.Avec, autant que possible, tout ou partie de cette liste de mots, un rien maraboutée (3 mots minimum) :
    Tutti frutti, frutti di mare, marée [montante ou descendante*], dentier de, [d’eux ou de*] crabe, crabouille, ouille la la ! [là, je dis*] amen, aménité, ite missa est.

    Voici ma participation 😂

    As-tu déjà vu danser un crabe sur Tutti Frutti d’Elvis Presley ? Moi Aglaé, la pieuvre aux 8 bras, si !

    Lui, c’est Sébastopol, le crabe aux pinces de travers.

    Je suis moche et je m’en fous.

    Il est amoureux de moi et je suis sa passion tout autant que sa musique. Il n’a pas compris que lorsque je m’approche de lui c’est pour le dévorer. Il pense toujours que c’est pour l’embrasser le con !

    Je me planque derrière les rochers et quand c’est la marée descendante, je sors de ma cachette. Figure-toi que j’ai le mal de mer, ça la fout mal pour une pieuvre, mais que veux-tu on ne choisit pas !

    Qu’est-ce qu’il m’agace à se déhancher sur Elvis ! Je ne peux m’empêcher de sourire ! Ouais, c’est encore plus moche une pieuvre qui rigole ! j’en perds mon dentier. Me voilà bien, je pars à sa recherche.

    Mais qu’est ce … Sébastopol me le ramène, accroché à ses pinces. Imagine le tableau !

    Du coup, ce n’est pas encore aujourd’hui qu’il fera mon déjeuner, il m’a ramené mon dentier ! Circulez y a rien à voir, ite missa est ! J’aime bien me prendre pour le curé parfois et lui il ne sera pas encore aujourd’hui ma curée !

    © Isabelle-Marie d’Angèle (janvier 2023)

    À très vite…
    J’aime Chargement…
    20 commentaires sur Agenda ironique janvier
  • Je dis Poésie

    5 janvier 2023
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    J’ai défait mon sapin et que pense-t-il à ton avis ?

    Mon beau sapin

    Mon beau sapin
    N’est plus.
    Aujourd’hui, les boules ont disparu
    Pour toujours, il s’est éteint. 
    
    Après avoir été choisi
    Il va retrouver ses amis. 
    Il ne s’en est pas mal sorti
    Quand il les découvre eux tous rabougris. 
    
    Il n’est pas malheureux
    Il a fait son temps
    Il a rendu heureux
    Grands et petits enfants. 
    
    Il se souvient…
    
    Entouré de cadeaux multicolores
    Il était le roi de la fête.
    Ravi de voir les petites têtes
    Aux boucles brunes et d’or
    Se presser à son pied
    Pour découvrir avec bonheur
    Ce qu’ils avaient commandé.
    
    Aujourd’hui, l’aube est grise
    Terminées les lumières
    Le spleen est de mise
    Ce n’est pas comme hier !
    
    Il le savait de toute façon
    C’était son choix
    Quand il avait vu les garçons
    Venir dans le bois.
    
    Il n’est pas triste
    C’est sa vie
    Il n’était pas là en touriste
    Alors il sourit. 
    
    
    

    © Isabelle-Marie d’Angèle (janvier 2023)

    À très vite…
    J’aime Chargement…
    13 commentaires sur Je dis Poésie
  • Mots d’enfants

    4 janvier 2023
    Jour des enfants

    Bonjour toi 😉

    Si tu ne sais pas par où commencer, commence par sourire 🙂

    Alors je t’offre pour sourire ces mots d’enfants 🙂

    Regarde Mamie, il y a une étoile d’araignée sur la porte 😂

    Aux sports d’hiver… Mamie j’ai enfilé ma combine maison 🙂

    Regarde, je sais faire le cochon pendule 😂

    As-tu mis ton pyjama ? Pas besoin, je dors en poils 😂

    Je veux apprendre à faire de la musique, plus tard j’aimerais faire du chantage 😂

    Mamie, tu fais des yeux durs ? 😂

    Dis, comment on conjugue le verbe courir au passé facile ? 😉

    J’adore tes tomates farceuses 😂

    À très vite…
    J’aime Chargement…
    9 commentaires sur Mots d’enfants
  • Un héritage empoisonné

    3 janvier 2023
    Un héritage empoisonné

    Bonjour toi 😉

    C’est reparti 😉

    Je sais que tu l’attendais… voilà un nouvel épisode.. peut-être 2 😂

    Chapitre 18

    Le psychiatre Antoine Mercy avait noté tout ce qu’avait raconté Cécilia Joly. Il n’avait montré aucun signe de surprise pour ne pas la déstabiliser et l’empêcher de continuer. Il l’avait écoutée jusqu’au bout.

    — Vous comprenez qu’il est vraiment malade ?

    — Vous devriez en parler à la police, je vous le répète.

    — Vous avez promis Docteur.

    Il enregistra son dossier et le fit glisser sur une clé USB, puis il l’effaça de son ordinateur. Il la regarda s’en aller ne sachant que faire. Il y a des jours où il regrettait ce que représentait le secret médical.

    — Qu’est-ce que c’est que ça ?

    Hubert fit sensation à son arrivée au commissariat.

    Hugo et Esteban trouvèrent le chien superbe et l’idée du procureur géniale.

    — Je n’ai plus qu’à espérer que Coralie soit d’accord.

    — Pour l’instant, faites-lui faire le tour du pâté de maisons qu’il prenne ses marques.

    — Commandant, Marteau est à l’accueil. Vous pouvez le recevoir ? 

    — Emmenez l’animal, qu’il ne le voit pas ici. Je t’appellerai quand il sera parti.

    — Pourquoi ne voulez-vous pas qu’il le rencontre ?

    — Je préfère qu’il fasse d’abord connaissance avec les gens qu’il doit protéger, travailler et aimer. Par la suite, j’aviserai.

    Esteban s’empara de la laisse et sortit par la porte de secours.

    — Tu as déjà bossé avec les chiens ?

    — Oui, et le Proc. le savait. Va chercher le toubib, je suis curieux d’apprendre ce qu’il va me raconter.

    Marteau entra dans le bureau de Faventiny en pays conquis, ce qui eut le don de mettre immédiatement de mauvaise humeur Daniel. Son mal de tête empira. Avec tout ça, il n’avait pas encore pris de médicament.

    — Quand comptiez-vous me l’annoncer que la femme assassinée chez moi n’était pas ma compagne, mais sa sœur jumelle ?

    Daniel se massa les tempes. Décidément, il avait l’impression d’avoir toujours un métro de retard avec ce toubib. Son mal de tête le rendait nerveux. Marteau s’en aperçut.

    — Vous avez une migraine où je me trompe ? J’emporte régulièrement du paracétamol dans ma sacoche, prenez-en un !

    Il sortit un cachet de son emballage et le tendit à Faventiny.

    — Merci, je le prendrai tout à l’heure. Pour répondre à votre question… je…

    Faventiny s’excusa, il devait respirer à l’extérieur.

    Frédéric Marteau regarda Hugo.

     — Il n’avait pas l’air bien. Je repasserai. J’imagine que vous n’avez rien à m’annoncer de plus et que sans la présence de votre commandant, vous n’allez pas parler ?

    Cortilla hocha la tête. Le chirurgien se leva et le salua.

    — À bientôt.

    Daniel respirait à fond. Sa migraine à l’air libre se calmait un peu. Il marchait de long en large sur le trottoir face au commissariat. Il vit sortir Marteau. Il ne le sentait pas ce type. Il saisit son portable. Il afficha le numéro de sa femme et appuya sur la touche.

    — Excusez-moi vous avez du feu ?

    Un homme moustachu le regardait en souriant.

    — Désolé, je ne fume pas.

    — Vous pouvez me suivre s’il vous plait ?

    Faventiny éclata de rire.

    — En général, c’est moi qui dis ça. On s’est déjà vus ?

    — Ne faites pas d’histoire Commandant et faites comme si nous étions deux amis.

    Daniel n’eut pas le temps de saisir son arme. Il avait toujours son téléphone à la main.

    — Suivez-moi Faventiny si vous souhaitez rencontrer celui qui vous ressemble tant.

    Une voiture s’arrêta près d’eux. L’inconnu le poussa à l’intérieur, le véhicule démarra.

    — Daniel ?

    Coralie entendait la conversation. Le portable était tombé dans le caniveau. Elle comprit que le moteur accélérait et plus rien.

    Affolée, elle appela son bureau.

    Esteban rentrait avec le chien.

    — Il n’est pas là, le Commandant ?

    — Dehors sans doute. Marteau était là, il est au courant que sa femme avait une jumelle et que c’est elle qui a été assassinée.

    — Et alors ?

    — Rien, le chef avait très mal à la tête, il est sorti prendre l’air.

    Hugo saisit le combiné téléphonique tandis que Esteban toujours accompagné du chien partait à la recherche de son supérieur.

    — Hugo Cortilla à l’appareil.

    Esteban était à peine sur le trottoir que le Malinois se mit à tirer sur sa laisse. Il eut de la peine à le suivre. Ils traversèrent la route à vive allure. Soudain, Hubert se baissa et attrapa dans sa gueule le portable de Faventiny.

    Hugo parvenait à l’entrée quand Esteban revenait, le chien Hubert courant devant lui.

    Essoufflé, il tendit le téléphone à son collègue.

    — C’est… Hubert… qui l’a trouvé… Le Commandant a…

    — Été enlevé oui ! Je sais. Sa femme était avec lui en ligne quand c’est arrivé !

    Faventiny était assis dans une pièce relativement agréable. L’inconnu qui l’avait embarqué était face à lui.

    — Soyez patient Faventiny, vous allez bientôt être mis au parfum.

    Daniel pensa qu’il avait de la chance que sa migraine eut disparu. Il devait être au top de ses capacités pour comprendre ce qui allait se passer. La porte s’ouvrit.

    — Alors Commandant ? Quelle surprise de se retrouver se trouver face à son double ?

    Daniel écarquilla les yeux, stupéfait. L’effet était bluffant. Il avait face à lui son jumeau. La forme du visage, la coupe de cheveux, la tenue identique et la voix, c’était lui. Il avait eu affaire à des tordus dans sa carrière, mais aujourd’hui, il sentit que c’était différent. Il ne fit aucun commentaire et attendit.

    — Vous avez perdu votre langue ?

    Comme Faventiny ne répondait toujours pas, son double reprit :

    — Vous avez raison, c’est moi qui vais vous parler.

    Il désigna l’inconnu qui l’avait emmené.

    — Je vous présente Joseph, voici Karl et Richard. Mon équipe, JOKARI. Vous avez certainement dû y jouer n’est-ce pas ? Vous lancez la balle, elle revient… bref je ne vais pas vous expliquer les règles. En gros, tout ce que vous ferez, direz, me sera directement commenté, raconté. Ils seront toujours devant, derrière ou autour de vous. Vous ne les apercevrez pas, ils sont très discrets et se fondront dans les décors. Ils seront informés de tout, vous ne devrez alors pas faire de bêtises, sinon… un gage !

    Trois hommes de taille et de morphologies différentes se présentèrent à lui.

    — Je vous explique. J’adore jouer. Vous avez dû vous rendre compte que votre femme, vos parents, vos équipes n’ont rien vu. Je sais parfaitement tout de vous. Nous allons donc nous interchanger au gré de mes envies. Je dis bien MES envies. Par exemple, vous irez déjeuner avec vos collègues, vous vous absenterez quelques minutes et je prendrais votre place. Ne froncez pas les sourcils, cela va être très amusant. Évidemment, je n’y connais rien en matière de police, alors… peut-être que vos confrères penseront que vous devenez fou… Par contre avec la gent féminine, je me débrouille assez bien… D’accord, vous m’avez compris, rien qu’à voir votre tête. J’ai cru entendre qu’en ce moment vous avez une drôle d’enquête sur les bras, un double qui veut prendre votre place, une femme de chirurgien assassinée…

    Chapitre 19

    Il éclata de rire.

    — À partir de maintenant, nous sommes deux, vous et moi, mais nous ne sommes qu’un pour les autres. Au fait, je suis heureux que votre migraine ait disparu. Ne vous inquiétez pas, ce médicament a fait ses preuves. Toujours muet ?

    Faventiny le regarda.

    — C’est dans quel but tout ça ?

    — Patience commandant ! Ah ! j’oubliais… votre maison… c’était la mienne auparavant. Je la connais par cœur. Vous aviez aimé mon accueil avec vos draps ? Les sels de bain ? Le chauffage ? Vous pouvez chercher, les voisins qui m’avaient aperçu ont disparu… D’ailleurs, votre jardin est un superbe cimetière, la mare également.

    Il se frotta les mains.

    — Ne vous avisez pas d’aller faire des fouilles… sinon, le gage qui vous tombera dessus, ne vous fera pas plaisir. Pensez à votre femme, vos parents ! Ce serait dommage qu’il leur arrive malheur non ?

    Une fois de plus, il éclata de rire. Mais le silence et le sang-froid dont faisait preuve le Commandant commencèrent à l’agacer.

    — Vous n’avez toujours rien à me dire ?

    — On se connait ? Je vous ai fait coffrer ?

    Son double haussa les épaules.

    — Peu importe. Maintenant, vous allez repartir tranquillement chez vous. Je vous abandonne le choix d’inventer votre histoire. N’oubliez pas… JOKARI vous surveille.

    À nouveau, il laissa éclata sa joie puis il le quitta. Son rire résonnera longtemps à ses oreilles.

    Joseph lui fit signe de se lever.

    — Allez commandant, je vous ramène.

    Hubert sentit l’arrivée de son maître avant qu’il n’apparaisse. Alors que Hugo Cortilla et Esteban Blaviso étaient au téléphone, ils virent démarrer le chien.

    — Tout doux mon beau !

    Le malinois le léchait heureux de le revoir. Il le reniflait en poussant de légers gémissements.

    — Commandant ? Vous nous avez flanqué une de ces frousses !

    Ses deux acolytes se précipitèrent vers lui pour lui serrer la main.

    — Calmez-vous, je n’étais pas loin.

    — Ta femme ! Appelle — là, elle est aux quatre cents coups ! Tiens, ton téléphone, c’est ton chien qui l’a retrouvé dans le caniveau.

    Faventiny le prit et le remit dans sa poche.

    — C’est dingue comme ta bestiole est folle de toi. Depuis que tu es parti, elle est couchée à nos pieds. Elle t’a senti arriver bien avant nous.

    Daniel caressait Hubert. Celui-ci le buvait des yeux.

    — Alors Commandant ? On avait envie d’une petite virée comme ça sans nous ?

    Esteban riait alors qu’un homme en blouse bleue entrait dans le bureau.

    — Ah pardon !

    — Depuis quand le ménage est-il fait dans la journée ?

    Hugo allait le pousser hors de la pièce quand son supérieur l’arrêta d’un geste.

    — Laisse ! Il vient juste vider les poubelles non ?

    Il avait reconnu Joseph. Hubert grogna aussitôt, mais Joseph le regarda. Il approcha sa main et le caressa. Le Malinois se tut. Joseph murmura :

    — Tu es bien beau toi, ce serait dommage qu’il t’arrive quelque chose. Je veillerai à ce que ça ne soit jamais le cas, tu as ma parole.

    Il leva les yeux vers le Commandant.

    — Désolé, de vous avoir dérangé. Je reviendrai plus tard.

    Il fit demi-tour et ajouta avant de s’en aller pour de bon :

    — Je n’aime pas qu’on fasse mal aux animaux.

    Daniel le suivit dans le couloir à la grande surprise de ses collègues.

    — Joseph ? Que voulez-vous dire ?

    Il se retourna et soupira.

    — Commandant, faites gaffe. Tant que vous aurez affaire à moi… Enfin… comprenez que je suis le moins méchant des trois. Mais j’ai besoin d’argent, ma gosse doit subir une opération et…

    Il se reprit rapidement, mais murmura tellement bas que Faventiny dut se pencher pour entendre.

    — Il n’aime pas les chiens, ce serait une catastrophe…

    Il s’en alla.

    — Depuis quand discutez-vous avec ceux qui font le ménage, Commandant ?

    Esteban le regardait surpris, la porte du bureau ouverte.

    Daniel haussa les épaules et répondit :

    — Etre gentil avec les animaux ça ne peut pas faire de mal, pas vrai ? Ce n’est pas un boulot facile tous les jours.

    Il poussa Esteban dans la pièce et tout en continuant de parler écrivit sur un post-it On nous observe, je ne sais pas comment, mais ne parlez pas boulot ou alors rien d’important. Répondez juste à mes questions.

    Esteban fit glisser le papier devant Hugo.

    — Je vais appeler ma femme pour la rassurer.

    ****

    — Déconne pas Joseph ! Tu connais les ordres. Moi, je n’ai pas d’état d’âme !

    Karl, le plus petit des trois, tout en rondeur, fumait une cigarette sur le balcon. Richard le grisonnant à lunettes, hocha la tête.

    — Ouais ! Jo pense à ta fille. Il a raison Karl !

    — Vous ne trouvez pas complètement tordue cette histoire ?

    — Moi je m’en fous ! J’ai besoin de sous, je prends et je ne me pose pas de questions.

    — Et si ça vire au vinaigre ?

    — Ce ne sera pas de notre faute. Fais ce que le boss a dit. Tu surveilles. Il dérape, tu balances. D’ailleurs, tu ne devrais pas y être ?

    — Non, c’est son tour.

    — Regarde bien ton planning, sinon… fais gaffe de ne pas te retrouver entre quatre planches !

    Coralie était rentrée chez elle et fut surprise de trouver son mari déjà là.

    — Comme ça tu es rassurée ma chérie.

    — Mais qu’est-ce qu’il s’est passé ?

    — Rien de bien important. Un indic qui devait me rendre un service.

    Elle se pendit à ses lèvres.

    — J’ai eu une de ces frousses !

    Il savoura le baiser et la serra plus fort dans ses bras.

    — J’ai un truc à régler, je suis dans mon bureau.

    Le téléphone de Coralie sonna.

    — Chérie, je vais arriver. J’ai une surprise pour toi. Je t’envoie un message quand je suis à l’embranchement pour entrer chez nous. Tu pourras m’y rejoindre ?

    Coralie s’essuya la bouche avec dégoût !

    — Je te présente Hubert !

    Coralie caressa le chien qui la lécha aussitôt.

    — Chérie, tu vas bien écouter ce que je vais te dire, sans m’interrompre. Si je t’ai fait venir ici c’est pour que nous ne soyons pas dans la maison avec Hubert. Esteban va arriver le chercher d’ici quelques minutes. Lui et Hugo vont s’installer dans une bicoque abandonnée à côté. Ils seront près de nous en cas de besoin. Non, ne t’affole pas. Nous sommes en train de monter un plan. Tu vas continuer ta vie comme d’habitude comme si de rien n’était. Quoiqu’il se passe, tu restes la même. Je sais, ça va être difficile, mais fais-moi confiance, je t’en prie. Je ne serais jamais loin de toi.

    Elle se serra contre lui puis trouva ses lèvres. Comment pouvait-il avoir les mêmes ? Elle sentit la nausée monter. 

    Coralie rentra seule chez elle.

    — Je t’ai cherchée partout, où étais-tu ?

    Elle sourit malgré la peur qui l’envahissait. Elle s’imagina face à un cadavre qu’elle ouvrait et garda son sang-froid.

    — J’étais dans le jardin. Je pensais que nous pourrions planter des fleurs. Nous avons la chance d’avoir de l’espace maintenant, profitons-en ! Quand nous étions en appartement, nous ne pouvions pas le faire. Tu es d’accord ?

    Elle sursauta quand elle entendit un bruit bizarre.

    — N’aie pas peur ma chérie ! Avec ce tordu qui peut entrer et sortir comme il veut dans la maison, j’ai trouvé qu’installer la fermeture automatique des portes était une belle idée.

    À suivre…

    © Isabelle-Marie d’Angèle

    À très vite…
    J’aime Chargement…
    2 commentaires sur Un héritage empoisonné
  • Début d’année

    2 janvier 2023
    Billet d’humeur, J’ai quelque chose à vous dire

    Bonjour toi 😉

    Et voilà… c’est fini…

    Noël est passé et il faudra attendre l’année prochaine pour se retrouver dans cette ambiance que j’affectionne particulièrement.

    Est-ce parce que je me souviens des Noëls d’enfance ? Est-ce parce que j’ai la nostalgie des réunions de famille où toute le monde se rassemblait ? Je ne sais pas…

    Ce qui est certain c’est que chaque année, une fois Noël passé, une mélancolie s’empare de moi. Elle disparait légèrement pour fêter l’an nouveau et réapparait rapidement pour démarrer l’année. Et comment dire ? Le 2 janvier c’est un lundi 🥴 et tu le sais je n’aime pas le lundi. Je vais devoir vraiment ramer pour faire en sorte que le spleen ne m’envahisse pas complètement et que je ne vous submerge pas avec ma mélancolie 😂.

    Le mois de janvier est celui de mon anniversaire, mais à chaque fois, j’ai tendance à me retourner en arrière et à me dire que c’était quand même bien Noël et qu’il va falloir attendre longtemps pour que ça revienne. Une vraie gamine !

    Alors justement, si je me retourne, que m’a apporté cette année 2022 ?

    J’en avais parlé en famille et c’est alors qu’on m’a fait remarquer que je ne voyais que du négatif. J’ai réfléchi (oui ça m’arrive) et voici ce qui en ressorti.

    J’ai repris le sport et ça, ce n’était pas gagné. Le confinement m’avait bien habituée à rester planquée derrière mon écran. Je n’ai toujours pas l’envie de rencontrer du monde (ça, c’est depuis mon Burn out), mais je m’améliore 😏. Grâce à l’achat d’un vélo électrique, je peux suivre Monsieur Chéri dans ses sorties cyclistes sans m’épuiser au bout de 15 kms 😁. Et puis, tu l’as vu, Oxybulle faisait aussi partie des ballades.

    J’ai repris dernièrement la marche. J’essaie de faire au moins mes 5kms par jour voire 6 et presque 7, mais ça ce n’est pas tous les jours et là encore ma petite chienne me suit. Musique sur les oreilles, je vagabonde au gré du vent et me vide la tête, ce qui fait de la place pour de nouvelles intrigues.

    Cette année, j’ai bien partagé mon blog. J’ai été très sérieuse, j’ai instauré un plan que j’ai respecté à peu près. J’ai raconté des histoires, j’avoue que je ne me suis pas trop livrée. Tu ne sais pas grand-chose de moi, mais est-ce utile ? Si tu me suis assidument tu peux lire entre les lignes.

    Quand je regarde les réseaux sociaux et les blogs, je me rends compte que chacun fait son bilan et prend des résolutions.

    Je n’aime pas les bilans ça me rappelle trop la comptabilité 😂 et surtout cette fichue balance qui doit être équilibrée. L’est-elle ? Je ne préfère pas me poser la question.

    Les résolutions ? Je n’en prends pas parce que je ne suis pas fichue de les respecter. Je suis une vraie rebelle, tout ce qui est obligé me prend la tête et je préfère n’en faire… qu’à ma tête 😂 et au feeling.

    Alors justement ce feeling par définition veut dire intuition. Tu te rappelles de Florie ? Mon double, mon moi qu’on ne voit pas, mais qui ressort régulièrement. Je vais plus l’écouter et si ça clash ben tant pis ! Tu ne trouves pas que mon blog est trop lisse ? 😉. Bon après, je ne vais pas me mettre en colère tous les jours 😂.

    Il y a un truc que j’aimerai bien… c’est qu’on parle davantage. Mais est-ce ce blog qui n’est pas fait pour ça ? Est — ce que ce n’est pas facile de discuter dans les commentaires ? Affaire à suivre.

    Alors cette année, je vais faire de mon mieux comme l’an dernier. Je vais faire ce que je peux pour qu’elle se passe bien. Je vais voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide et si des pierres tombent sur ma route, j’en ferai des ponts plutôt que des murs.

    Il parait qu’à chaque problème il y a une solution, s’il n’y en a pas, c’est que ce n’est pas un problème 🥴.

    Je trouve que je suis très inspirée pour un lundi ! 😂

    Je cesse mon bavardage et je vais reprendre petit à petit le cours des publications normales (mais qu’est-ce que la normalité chez moi ? 😉). Tu vas donc retrouver mes chroniques parce que j’ai lu pas mal, mon thriller 😂, Marie-Sophie, et… ça tu verras bien, je ne vais pas tout te dire non plus ! 😂

    Encore belle année 2023 à toi 💖

    © Isabelle-Marie d’Angèle (janvier 2023).

    À très vite…
    J’aime Chargement…
    9 commentaires sur Début d’année
  • Héloïse et le rêve de Noël

    23 décembre 2022
    Héloïse et Stefano, Jour des enfants

    Bonjour toi 😉

    Noël approche à grands pas et te souviens-tu de l’histoire d’Héloïse et Stefano, tu peux la retrouver ici. Voici la fin 👇.

    Charlie avait le don pour décorer la maison de papa Joe. Héloïse était en admiration. Tout ce que touchait sa maman se transformait en quelque chose de magnifique. Héloïse était certaine que jamais la maison de papa Joe n’avait été aussi belle.

    Stefano approuvait et ses yeux brillaient. Il se rappelait vaguement que lorsque sa maman était encore là, son père allait chercher un sapin pour le garnir de boules multicolores. Mais aujourd’hui il était triste, petit à petit ses souvenirs s’estompaient et Charlie prenait toute la place.

    Ils étaient bien allés tous les quatre choisir le bel arbre vert chez un l’horticulteur, ami d’enfance de Joe. Ils avaient eu du mal à se décider, mais ils étaient finalement tombés d’accord sur un sapin qui trônait dans la pièce à vivre, à savoir la grande cuisine avec son immense cheminée. Il y en avait bien une autre qui faisait office de salon, comme l’appelait pompeusement Joe, parce qu’elle avait un canapé où les chats aimaient s’y blottir et que la télé qu’ils allumaient rarement était installée, mais vu qu’ils y passaient peu de temps, l’arbre avait pris sa place là où Charlie faisait mijoter ses petits plats.

    Héloïse avait ouvert la fenêtre de son calendrier de l’avent. Deux jours restaient avant Noël. La maison était prête, Charlie avait sorti la farine, les œufs et les emporte-pièces pour les biscuits. Héloïse s’accouda à la table et ferma les yeux. Deux jours avant de savoir si son rêve allait se réaliser.

    — Tu es occupée Charlie ?

    Une bourrasque s’engouffra dans la cuisine quand Papa Joe entra. Héloïse était en admiration devant lui. Il enleva son chapeau et secoua ses boucles emmêlées. Il s’approcha de la jeune femme, lui piqua un baiser sur la joue et ébouriffa au passage la tête de la petite fille.

    — Je t’emmène.

    Il siffla son chien pour qu’il rentre.

    — Toi aussi Héloïse, tu me guideras dans mon choix. Stefano est déjà dans mon carrosse.

    Charlie essuya ses mains au tablier qu’elle quitta rapidement et sans s’interroger davantage saisit son manteau et le suivit. Héloïse posa son bonnet à pompon de guingois sur sa tête et enfila à la hâte sa doudoune rouge.

    — Tu sais où on va ? murmura la gamine à l’oreille de Stefano.

    — Aucune idée.

    Ce n’était pas souvent qu’ils allaient au village. Les deux enfants ébahis découvrirent alors le traineau du père Noël. Charlie descendit rapidement du 4×4 et se dirigea vers le bonhomme à la barbe blanche.

    Héloïse le reconnut, c’était celui de son rêve. Son petit cœur s’accéléra surtout quand il la vit et lui fit un clin d’œil. Charlie leur fit signe.

    Stupéfaits, Stefano, Héloïse et Joe furent invités à s’asseoir dans le traineau.

    — Pourquoi il fait nuit ? murmura Stefano à l’oreille d’Héloïse.

    Charlie qui avait entendu répondit aussitôt :

    — N’est-ce pas mieux pour voyager dans le ciel ?

    Le vieil homme s’installa à l’avant.

    — Vous êtes bien au chaud ?

    Les plaids rouge et blanc recouvraient les enfants. Joe enfonça son chapeau sur les oreilles et saisit la main de Charlie.

    Comment était-ce possible ? Héloïse serrée contre Stefano ouvraient grandes ses mirettes. Ils voyageaient dans le ciel, à bord d’un traineau tiré par quatre rennes. Jamais, elle n’avait pensé que ça pouvait arriver. Elle pouvait presque toucher les étoiles.

    Soudain il amorça une descente et se posa délicatement dans la neige. Entouré de sapins, c’était le calme absolu.

    — Je m’occupe de mes bêtes, je reviens.

    Le vieillard encore leste pour son âge, mais d’ailleurs quel âge avait-il ? Héloïse pensait qu’il était très très vieux, mais après tout, elle n’en savait rien.

    Ils se retrouvèrent seuls, tous les quatre, autour d’un feu qui crépitait. Qui l’avait allumé ? Ils s’assirent près des flammes qui grimpaient haut dans le ciel noir. Joe avait d’assez grands bras pour serrer contre lui Charlie et les deux enfants. Il murmura :

    — Vous ai-je déjà dit que je suis le plus heureux des hommes ?

    Il regarda Stefano.

    — Je t’aime tellement mon fils.

    Il essuya une larme qui perlait au bord des cils de son gamin.

    — C’est le froid, dit Stefano bravement.

    Joe fit mine de le croire.

    — Et toi mon petit lutin, dit-il en s’adressant à Héloïse, depuis que tu es entré dans ma vie, tu es un rayon de soleil au quotidien. J’ai quelque chose à te demander, mais avant il faut que j’aie l’accord de ta maman.

    Il saisit la main de Charlie et plongea son regard dans celui de la jeune femme.

    — Accepterais-tu de devenir ma femme ? Je sais bien que c’est désuet et je ne suis pas très fort pour les demandes en mariage, mais…

    Charlie l’interrompit :

    — Oui.

    Le feu crépita et le vieillard en rouge réapparut.

    — Ah je vois que vous vous êtes mis au chaud. Mes rennes sont prêts à repartir, vous aussi ?

    — Héloïse ? Tu dors ?

    Charlie regardait sa gamine accoudée toujours à la table.

    — Je croyais que tu allais m’aider pour les biscuits, mais…

    Héloïse se frotta les yeux. Elle avait encore rêvé. Elle soupira.

    Une bourrasque s’engouffra dans la cuisine quand Papa Joe entra. Il avait un drôle d’air. Stefano était derrière lui.

    La voix cassée il enleva son chapeau et déposa un petit cadeau sur la table. Devant la mine surprise de Charlie, il haussa les épaules et dit :

    — Je n’ai pas la patience d’attendre Noël, depuis ce matin, je tourne en rond. J’ai fini par en discuter avec mon fils et nous sommes tombés d’accord, je… t’offre ta surprise aujourd’hui, comme ça tu l’auras pour… enfin… si tu veux bien…

    Héloïse n’avait jamais vu Papa Joe comme ça, il se tordait les mains comme elle quand elle avait fait une bêtise et qu’elle ne savait pas comment l’avouer.

    — Vas-y papa, fais pas ta mauviette.

    Stefano poussait son père vers Charlie.

    Joe tendit la petite boite enrubannée de rouge à la jeune femme. Elle s’essuya les mains, les joues rosies de plaisir.

    — J’adore les surprises.

    Délicatement, elle enleva le ruban et commença à déplier le papier. Héloïse admirait sa mère. Elle, elle déchirait toujours tout, trop impatiente. Maman, elle, prenait tout son temps et c’était à chaque fois pareil.

    Charlie ouvrit le petit couvercle de la boîte. Un anneau apparut, tout simple. Héloïse se pencha et le découvrit en même temps. Elle se frotta les yeux et se pinça, histoire d’être certaine que ce n’était pas encore ce fichu rêve qui revenait.

    Joe balbutiait :

    — Ce n’est pas trop mon truc les demandes en mariage, mais…

    — Bref, papa aimerait bien qu’on forme une vraie famille, l’interrompit Stefano qui avait honte de son père, lui toujours si sûr de lui. Moi, je suis d’accord, même si je n’oublierai jamais ma maman, mais je veux bien que tu deviennes un petit peu la mienne.

    Charlie se jeta dans les bras de Papa Joe. Héloïse baissa la tête, c’est certain, elle allait se réveiller.

    — Et toi mon petit lutin, j’aimerai savoir… Papa Joe saisit son visage et la regarda tendrement, si ta maman veut bien, accepterais-tu que je devienne ton papa même si…

    Héloïse éclata en sanglots, se blottit contre lui et hoqueta :

    — C’est le plus beau Noël de ma vie.

    Charlie proposa alors d’aller fêter ça au village peut-être y aurait-il une surprise.

    C’est en arrivant sur la place que les enfants émerveillés découvrirent le traineau du père Noël.

    Héloïse s’échappa des mains de Charlie pour courir vers lui bousculant au passage les gamins qui souhaitaient lui parler. Elle se jeta dans les bras du bonhomme en rouge et lui murmura un merci tremblant dans les oreilles. Le vieux monsieur à la barbe blanche la regarda de ses yeux plissés, esquissa un sourire et la serra dans ses bras.

    © Isabelle-Marie d’Angèle (décembre 2022).

    À très vite…
    J’aime Chargement…
    Aucun commentaire sur Héloïse et le rêve de Noël
  • Citations sur Noël

    20 décembre 2022
    Billet d’humeur, J’ai quelque chose à vous dire

    Bonjour toi 😉

    Je sais bien que ce n’est pas le jour de la citation mais pourquoi rester dans le cadre ? Ambiance Noël toujours 💖🎄💖

    Guillaume Apollinaire disait C’est Noël, il est grand temps de rallumer les étoiles

    Mère Térésa ajoutait C’est Noël chaque fois que vous souriez à votre frère et lui tendez la main.

    Saint François d’Assise murmurait C’est en donnant que nous recevons.

    Charles Dickens pensait Il est bon d’être des enfants et jamais mieux qu’à Noël, quand le Créateur lui-même était un enfant.

    N’oublie pas … Comme Winston Churchill, Noël est une saison de réjouissance mais aussi de réflexion.

    À très vite…
    J’aime Chargement…
    Aucun commentaire sur Citations sur Noël
  • Si j’étais le Père Noël

    19 décembre 2022
    Billet d’humeur

    Bonjour toi 😉

    Si j’étais le Père Noël…

    En voilà une question !

    Je crois que je ferais en sorte de rétablir l’équilibre. J’ai bien réfléchi (oui ça m’arrive 😂).

    Pour ce faire, je distillerai une poignée de poudre de perlimpinpin que j’appellerais tolérance. Si chacun oubliait les trop de ou pas assez, l’équilibre se ferait tout seul. Si chacun y mettait un peu plus d’amour, tu ne crois pas que ça irait mieux ?

    Regarde un peu l’équilibriste sur son fil, il ne faut pas grand-chose pour que ça bascule d’un côté ou de l’autre. Alors contrebalance pour ne pas te casser la figure 😊.

    Agis de la même façon, quand ça penche d’un côté, tu rétablis le tir et surtout… sois heureux avec ce que tu possèdes et ne cherche pas à piquer ce que le voisin, lui, il a. Pose toi la bonne question : Est-ce que tu serais plus heureux ? Si ça lui convient à lui, est-ce que ça te conviendrait à toi ?

    Si j’étais le Père Noël, je mettrais un peu plus de plomb dans la cervelle de chacun, même dans la mienne. Bien sûr que c’est bien de vouloir progresser, mais garde l’équilibre. À vouloir tout, tu n’auras plus rien.

    La nature, les animaux y arrivent, (quand on ne s’en mêle pas 🥴) pourquoi pas nous ?

    Je sais, c’est complètement fou comme idée, utopique même ! Mais n’est-ce pas ça la magie de Noël ?

    Et toi ? Si tu étais le Père Noël, tu ferais quoi ?

    Gardons le sourire, j’enfourche mon vélo pour la distribution 😉🎅

    Bon lundi 💖

    À très vite…
    J’aime Chargement…
    3 commentaires sur Si j’étais le Père Noël
  • Histoires de sourires

    16 décembre 2022
    Billet d’humeur, J’ai quelque chose à vous dire

    Bonjour toi 😉

    Si je reprends mon calendrier de l’Avent, sourire à un inconnu, as-tu déjà essayé ?

    Alors dans ce monde bizarroïde plusieurs scénarii s’offrent à toi. Comme je suis assez joueuse, j’imagine …Evidemment, je me suis inspirée de scènes vécues, vues, regardées, va savoir… Amuses-toi à faire le tri dans ce qui est la réalité ou pas 😁.

    Ernest avait l’habitude de promener son chien. Celui-ci tirait sur sa laisse parce que son maître n’allait pas assez vite. Il trainait un peu la patte, mais Médor pas du tout. Fougueux et plein de vie, il avait envie de sentir l’herbe là-bas…

    Augustine était sourde comme un pot aussi pour se faire respecter par Lino, son berger australien elle lui hurlait dessus. Pauvre bête qui ne savait pas si elle le disputait ou si elle lui faisait un compliment vu que le ton était toujours le même.

    Médor repéra aussitôt son congénère. De même taille, mais pas du tout de la même race, lui, il serait plutôt un croisement d’un chien avec un autre… il tira plus fort.

    Ernest suivit parce qu’il ne voulut pas lâcher la laisse et arriva ce qui devait arriver, elles s’emmêlèrent et l’homme faillit s’étaler devant Augustine. Elle lui fit son plus beau sourire oubliant qu’elle n’avait pas mis son dentier.

    — Vous ne vous êtes pas fait mal ? Lino couché !

    Le chien mort de trouille s’allongea instantanément et Ernest ne sut que dire devant le ton employé et le sourire qui lui fit froid dans le dos. Il ne put que bégayer un Excusez-moi en se baissant pour dégager la laisse et sans demander son reste, aussi vite qu’il le put, il s’enfuit, Médor se faisant trainer parce que lui avait envie de jouer avec son nouveau copain. Les gens sont vraiment bizarres, se dit Ernest. Pourquoi me criait-elle dessus ? Je n’ai pourtant rien fait de mal.

    Augustine quant à elle pensa tout haut : quel malotru ! ça m’apprendra à sourire à un inconnu.

    Morale de cette histoire : Vérifie toujours que tu aies ton dentier avant de sourire 😁🥴.

    Ginette faisait son footing tous les matins. Elle ne croisait pas souvent grand monde et ça l’arrangeait, du genre plutôt sauvage, la solitude lui allait très bien.

    Robert venait d’emménager. Il ne connaissait pas trop l’endroit, mais féru de course à pied il décida de découvrir son nouvel environnement. Il chaussa ses baskets et prit le premier chemin qui se présentait à lui.

    Il repéra rapidement la joggeuse qui s’avançait vers lui. Elle allait sans doute pouvoir le renseigner sur les itinéraires intéressants. Elle semblait être du coin et vu les foulées qu’elle allongeait, pourquoi ne pas s’entrainer avec elle ?

    Il lui fit son plus beau sourire quand elle arriva à sa hauteur et tenta un début de conversation :

    — Bonjour !

    À peine un salut et Ginette ne ralentit même pas sa course. Pour qui se prend — il ce mec ? Ce n’est pas parce qu’il s’est parfumé qu’il doit se croire tout permis. Il a dû renverser la bouteille.

    Dépité, Robert continua sa course en solitaire.

    Morale de cette histoire 1 : Si tu pars faire ton jogging, oublie le déo Axe, ça ne marche pas à tous les coups et tu sais bien que la pub est mensongère, les filles ne tombent pas à tes pieds.

    Morale de cette histoire 2 : N’imagine pas que tous les mecs veuillent te draguer quand ils te font un sourire, ils veulent peut-être juste te dire bonjour.

    Gérard et Huguette ont l’habitude de faire une promenade digestive. Ils avancent tranquillement sur ce petit chemin qu’ils empruntent régulièrement.

    Marcelle se sent bien seule. Voilà quelques semaines que son compagnon est parti pour le long voyage. Elle n’a pas encore osé refaire les balades qu’ils arpentaient ensemble main dans la main, mais aujourd’hui, le soleil l’incite à prendre l’air. Triste, elle se met en route.

    Tête baissée, elle avance, le cœur en déroute et les yeux noyés. Elle n’a pas vu le couple en face d’elle qui s’écarte pour la laisser passer sur ce chemin étroit. C’est en levant la tête qu’elle croise leurs regards. Elle affiche alors un sourire tremblant et s’excuse de sa distraction.

    Ils lui rendent son sourire et engagent la conversation. Ils ont l’habitude de faire cette promenade après leur repas, ils habitent juste à côté. Si ça l’intéresse, elle peut se joindre à eux, c’est toujours plus agréable à plusieurs, on peut discuter et faire connaissance, bien sûr si ça ne la dérange pas.

    Marcelle accepte, cette première sortie en solitaire était vraiment trop difficile.

    Morale de cette histoire : Fais confiance à la vie, un sourire ne t’engage à rien, mais il peut t’apporter tellement.

    Lulu n’aime pas l’école. C’est pourtant sa 1ère rentrée, mais il sait que ça ne va pas être son truc parce qu’il va quitter sa maman, d’ailleurs rien qu’à voir comment elle s’y prend pour lui faire un câlin, il a tout compris, la séparation n’est pas loin.

    Clara adore retrouver ses copines de crèche. Elle commence l’école aujourd’hui, mais elle a déjà aperçu Lily qui était arrivée, elle embrasse sa mère et part mettre son sac au porte-manteau comme une habituée.

    Elle manque renverser Lulu qui s’accroche aux bras maternels comme à une bouée de sauvetage.

    — Faut pas pleurer !

    Lulu lève la tête et rencontre deux yeux bleus entourés de deux couettes avec des élastiques en forme de cerise. Le tout est accompagné d’un sourire éblouissant. Il oublie sa peine et sourit en retour.

    — La petite souris est passée ? T’en as de la chance, moi ma dent n’est pas encore tombée, mais regarde elle bouge.

    Morale de cette histoire : Un sourire édenté n’a pas le même impact à trois ans qu’à 70 😂.

    © Isabelle-Marie d’Angèle (Décembre 2022)

    À très vite…

    J’aime Chargement…
    2 commentaires sur Histoires de sourires
Page Précédente
1 … 57 58 59 60 61 … 83
Page Suivante
  • Facebook
  • Instagram

Un site WordPress.com.

Chargement des commentaires…
  • S'abonner Abonné
    Isabelle-Marie d'Angèle
    Rejoignez 207 autres abonnés

    Vous avez un compte WordPress.com ? Connectez-vous maintenant.

  • Isabelle-Marie d'Angèle
    Voir le site dans le Lecteur
    Gérer les abonnementsS’inscrireConnexion
    Signaler ce contenu
    Réduire cette barre
%d