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  • Logorallye – Rencontre inattendue

    30 Mai 2023
    Défis-Challenges

    Bonjour toi 😉

    Connais-tu le logorallye ? Il s’agit avec des mots imposés d’écrire une histoire. C’est souvent le cas dans l’agenda ironique. Ici, je te partage un texte écrit avec les mots imposés en gras dans le texte. J’aime beaucoup faire cet exercice. Et toi ?

    Elle est bien bonne celle-là !

    Alors que je devais passer une journée sereine à lézarder sur la plage face à l’océan, ne voilà-t-il pas qu’un homme triste à souhait avec une mine de six pieds de long venait s’asseoir près de moi.

    — Je ne vous dérange pas ?

    Polie, je rétorquais que la plage était à tout le monde.

    — Vous pouvez rester comme ça à regarder les vagues ? Moi je ne pourrais pas.

    — Je ne vous le demande pas !

    — Il me rend dépressif !

    L’envie me démange de le planter là, mais un gamin tout excité arrive avec son seau, sa pelle et son râteau. Il s’installe face à nous et commence à creuser. Évidemment, mon voisin ne peut pas s’empêcher de l’asticoter :

    — Tu es tout seul ? Tu ne peux pas aller plus loin, tu me déranges. En plus, tu me balances plein de sable sur les jambes.

    Je faillis lui répondre que c’était lui aussi qui s’était installé à côté de moi, mais comme je n’avais pas envie de m’enguirlander avec lui, je me tus. C’était une superbe journée ensoleillée, je souhaitais en profiter. Je me demandais si je n’allais pas changer de place quand le gamin rétorqua :

    — Je ne suis pas tout seul. Mes amis vont arriver.

    Je souris in petto. Il ne va pas apprécier le stressé d’à côté, surtout qu’une troupe de garçons et filles déboulaient en riant et en se bousculant. Comme au ralenti, je vis alors mon voisin se lever et leur faire signe qu’il fallait partir plus loin. C’est qu’il grognait le bougre. À croire que l’océan lui appartenait et qu’il ne voulait absolument pas le partager.

    — Pourquoi on ne peut pas se mettre là ? t’as réservé ? C’est écrit ton nom ?

    Hou la, ça va se gâter. Moi qui rêvais d’une matinée tranquille pour oublier que ma voiture avait joué à la capricieuse en ne voulant pas démarrer, c’était raté. Elle m’avait filé le bourdon cette coquine rien qu’à penser aux réparations à venir. Elle n’est plus toute jeune ma titine. Du coup, pour évacuer mon humeur morose, j’avais emprunté la route de la plage à pied. J’étais heureuse de pouvoir profiter de cette journée en solitaire face à l’immensité du grand bleu. En passant devant la boulangerie, j’avais salué la propriétaire. Elle est amusante, Josette, elle désire toujours parler d’jeunes. J’ai beau lui dire que notre langue est chantante et belle à souhait, elle n’arrête pas de faire des phrases bizarres. Tiens aujourd’hui encore, elle m’a balancé un « çavaplutôtpasmal » au lieu de me dire ça va bien.

    Mais revenons au malotru d’à côté qui ne semble pas vouloir lâcher sa place.

    — Mais comment elle me parle la gamine ! Vous en pensez quoi vous ?

    C’est à moi qu’il s’adresse là ? Je m’amuse de sa tête renfrognée et réponds sachant que je vais l’agacer davantage.

    — Comme ci comme ça.

    — Ce n’est pas une réponse, répondez à la question.

    Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire.

    — Allons calmez-vous ! Vous avez des enfants ?

    Je ne l’imaginais pas me répondre de cette façon enthousiaste. Ce n’était plus le même homme, je n’en revenais pas.

    — Oui, j’en ai 3. Une fille et deux garçons.

    — Alors vous devriez comprendre que ces gosses ont envie de faire des châteaux de sable.

    — Oui, mais pas devant moi. Regardez j’ai amené avec moi tout mon matériel. Comment voulez-vous que je peigne maintenant s’ils sont toujours face à moi à bouger dans tous les sens.

    Je n’avais pas remarqué qu’il était arrivé avec tout son attirail.

    — Vous disiez tout à l’heure que vous étiez dépressif devant l’océan et vous allez passer votre temps à le peindre ? Je ne comprends pas.

    — C’est une commande et ma cliente est impatiente. J’avoue ne jamais l’avoir fait auparavant.

    — Quel dommage !

    — Bref, ce n’est pas tout ça, je dois m’installer et ces gamins m’embarrassent la vue et l’esprit.

    — Zen mon bon monsieur ! Il fait beau, le soleil brille, tout va bien. Non ?

    Il maugréa dans sa barbe. Enfin, façon de parler, parce qu’il n’en avait pas.

    Je le regardais poser son chevalet. J’avais envie de rire. Il n’allait pas rester longtemps. C’était la marée montante et les rouleaux se rapprochaient à vue d’œil. Les enfants qui avaient construit de beaux châteaux n’en avaient cure. Au contraire, ils espéraient bien que l’eau petit à petit allait s’engouffrer dans leurs remparts. Leur bonne humeur me ravissait le cœur et me donnait l’enviederienfaire de la journée.

    Tout en surveillant l’océan qui grignotait peu à peu la plage, je jetais des coups d’œil discrets au peintre installé à côté de moi. Complètement habité par son art, il ne faisait plus attention à ce qui l’entourait. Quand une vague plus coquine que les autres recouvrit les châteaux des gamins, déclenchant leurs éclats de rire, mon voisin s’écria, horrifié.

    — Vais-je devoir déménager ?

    — Vous devriez même vous hâter.

    Je me levais d’un bond pour éviter que ma serviette ne soit trempée. L’inconnu lui, n’eut pas cette chance. Palettes, pinceaux et toile posés près de lui furent balayés en un rien de temps. Les enfants qu’il avait tant invectivés plus tôt vinrent aussitôt l’aider à ramasser son matériel. Heureusement, le chevalet avait résisté. Curieuse, je jetais un coup d’œil. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un paysage bucolique au lieu d’une immensité bleue.

    — Oui je sais, je n’ai pas peint ce qu’elle voulait.

    — Mais pourquoi ? En tout cas, vous avez un don c’est indéniable. Ce paysage ne ressemble en rien à ce que vous avez devant vous. Vous avez tout imaginé.

    — J’ai l’habitude.

    — Quel talent vraiment.

    Je regardais autour de lui et constatais que ses affaires récupérées par les enfants s’étaient éparpillées. Je les rassemblais près de lui et remerciais les gamins qui recommencèrent à creuser avec patience.

    Stupéfaite, je contemplais l’homme qui continuait à peindre, mais quelque chose clochait. Son chevalet avait bougé, il n’était plus face à l’océan, mais cela ne semblait pas le déranger.

    J’installais donc ma serviette plus loin.

    — Vous ne parlez plus ? Seriez-vous déprimée à force de le regarder ? Je vous avais prévenue.

    Je ne comprenais pas à qui il s’adressait, il ne me regardait pas. Il devait vraiment être habité par sa création.

    Il reprit, lâchant sa toile des yeux et se penchant vers l’endroit où j’étais assise auparavant.

    — Je vous trouve bien calme.

    Alors je compris. Cet homme était aveugle. Ses lunettes noires m’avaient leurrée. Il ne semblait pas vouloir que je m’en aperçoive. Je m’approchais de lui.

    — Je vous regardais peindre.

    Il tourna aussitôt la tête vers moi, surpris.

    — Vous m’avez fait peur. Vous avez une jolie voix, je m’en rends compte à présent. Avec le chahut des enfants, je ne vous avais pas entendue. Musicale à souhait, elle fait plaisir à écouter.

    Heureusement qu’il ne me voyait pas rougir. Je sentais mes joues devenir brulantes. J’avais oublié que ses autres sens étaient exacerbés, il éclata de rire.

    — Ne rougissez pas.

    — C’est le soleil, j’y suis très sensible.

    — Si vous le dites.

    Je le regardais faire. Son travail était splendide. Rien à voir avec une marine, mais ce paysage était… je m’approchais plus près et constatais avec surprise que peu à peu le ciel bleu se mêlait à ce qui paraissait être… mais oui la mer… Je restais fascinée.

    — Vous peignez aussi ?

    — Pas du tout, j’ai deux mains gauches pour le dessin.

    — La peinture n’est pas du dessin.

    — Quand même ça y ressemble un peu. Je n’ai guère d’imagination pour ce genre de travail.

    — Je suis certain que vous en avez pour d’autres.

    Il continuait à me parler alors que son pinceau virevoltait sur sa toile.

    — Fermez la bouche.

    Comment diable avait-il pu se rendre compte que je l’avais gardée ouverte tout en contemplant l’œuvre qui prenait forme.

    Tout à coup, il stoppa son travail et appela les enfants qui bavardaient plus loin toujours affairés à leurs châteaux.

    — J’entends le marchand de glaces. Tenez, je vous donne un billet, allez vous faire plaisir.

    Surpris par sa générosité, ils ne comprirent pas tout de suite.

    — Je suis certain qu’il y a une petite gourmande parmi vous, me serais-je trompé ?

    Les garçons se tournèrent vers une blondinette qui se pourléchait déjà les babines.

    — Je te sens motivée pas vrai ? Allez filez, c’est moi qui régale !

    Les enfants ne se firent pas prier et détalèrent.

    — Vous aviez l’air d’un ours mal léché tout à l’heure, et maintenant vous leur offrez des glaces ?

    Pensive, je le regardais. Il rangeait ses affaires. S’il ne voyait rien, il était extrêmement doué. Je ne parvenais pas à imaginer vivre sans contempler le soleil. Rien que les jours de pluie où il faisait sombre, je perdais le moral alors…

    — Ce n’est pas vous tout à l’heure qui me disiez d’être zen ! Je ne suis pas malheureux. Je suis malvoyant depuis ma naissance. Ce n’est pas un accident. Je ne connais donc pas toutes ces choses dont vous n’arriveriez pas à vous passer. Les parfums, les ambiances, les sons me chantent une belle musique dans la tête.

    — Comment avez-vous su que je m’étais rendu compte de votre handicap ?

    — Lorsque vous vous êtes approchée de moi. Je n’étais pas tourné du bon côté.

    — Je suis désolée.

    — Ne le soyez pas. C’est ma vie. Je suis heureux et pas nostalgique du tout. De quoi pourrais-je l’être d’ailleurs ?

    Il avait remballé ses affaires. Les enfants revenaient avec leur glace. Ils le remercièrent chaleureusement.

    — Alors ces parfums ?

    Sans se tromper, il désigna le chocolat, la fraise, l’abricot et la vanille. Il salua tout ce petit monde et se tournant vers moi il dit :

    — Méfiez-vous de ne pas vous faire bousculer par une vague.

    Je n’eus pas le temps de ranger ma serviette, je perdis l’équilibre et me retrouvais trempée des pieds à la tête. Il éclata de rire tout comme les enfants, ravis de voir que leurs châteaux tenaient encore debout, eux !

    © Isabelle-Marie d’Angèle

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  • Journal de Marie-Sophie

    19 Mai 2023
    Marie-Sophie

    Bonjour toi 😉

    Nous étions toutes les deux, Mélusine et moi. Elle m’avait accompagnée dans le food truck, ce qui lui permettait de montrer ce qu’elle confectionnait, avec tous ces bouts de tissus multicolores elle avait du succès. Elle avait des mains de fée mon amie, elle portait bien son prénom, une vraie sorcière.

    Entre la vente du pain et ses bavardages, nous n’avons pas vu passer la matinée. Elle avait distribué ses adresses sur les réseaux sociaux et non, elle n’avait pas de boutique physique, juste virtuelle. Il avait fallu qu’elle explique tout ça aux mamies qui ne comprenaient pas toujours, mais dans l’ensemble avec le sourire, elle réussissait à convaincre.

    Ravie mon amie, je la regardais noter sur son cahier toutes les commandes qu’elle avait pu faire. Je crois que son plus gros succès était les Tote bags en coton qu’elle fabriquait. Chacune y allait de sa personnalisation, j’étais heureuse pour elle.

    Je profitai du calme revenu, midi n’étant pas loin et nous allions remballer, pour faire ma curieuse.

    — Comment ça va avec François ?

    Elle rit.

     — Je me demandais quand tu allais m’en parler, plutôt bien. Je crois que finalement, je vais en tomber amoureuse, mais je te rassure tout de suite, pas question de vivre ensemble. Je tiens trop à mon indépendance et à notre vie en communauté avec Archibald.

    Nous n’avions pas vu un petit groupe de personnes qui s’approchaient avec table de pique-nique et fauteuils. L’un d’eux me demanda :

    — Est-ce que ça pose problème si on s’installe ici pour manger vos spécialités ?

    Je le reconnaissais. Il avait acheté des sandwichs au fromage de chèvre et au miel.

    — Ce serait sympa de déjeuner entre nous, il n’y a pas de bar, ça nous manque un peu de nous retrouver entre amis. Vous n’y voyez pas d’inconvénients ?

    Mélusine et moi, nous nous sommes regardées. L’idée ne nous était pas venue, mais pourquoi pas après tout ? Par contre, si nous devions rester plus longtemps que prévu, il faudrait prévenir Archibald que je ne pourrais pas être à l’heure à la boulangerie.

    Je contemplai ces personnes d’un certain âge qui s’installaient tranquillement sur la place, devant notre food truck. Nous n’avions que de l’eau à leur offrir, mais ils s’étaient organisés et avaient apporté un petit barricot de vin.

    — Vous avez d’autres sandwichs ?

    Mélusine s’en occupa, avec le fromage de chèvre et le miel de Morgan, nous pouvions encore un peu assurer, mais bientôt, nous n’aurions plus rien. Je réfléchissais à ce que nous pourrions imaginer pour les prochaines fois.

    J’appelai Archibald pour le tenir au courant. Il n’était jamais à court d’idée, il me dit qu’il allait voir avec Saverio. Il avait toujours du jambon basque et du fromage en réserve, pourquoi ne pas lui en acheter ou même utiliser les recettes qu’il proposait à ses clients. Si nous étions en retard, Archibald serait derrière le comptoir et si ça devait se reproduire souvent, il penserait à embaucher quelqu’un à mi-temps.

    Le groupe bavardait à qui mieux, riait, et Mélusine et moi voyions bien qu’ils étaient heureux de prendre l’air sur la place tous ensemble.

    J’en profitai pour relancer la conversation sur François.

    — Il est d’accord François pour vivre séparé ?

    — Nous n’avons pas vraiment abordé le sujet, mais je crois qu’il a compris qu’il ne devait pas m’obliger à déménager chez lui. De toute façon, avec ses chambres d’hôtes, il est assez occupé.

    — Donc tu n’as pas l’idée de fonder une famille avec lui ?

    Elle haussa les sourcils.

    — En voilà une drôle de question. Non, je suis bien avec Enzo et la vie que je mène avec toi et Archibald me convient tout à fait. Je ne crois pas que j’arriverai à me détacher de vous deux.

    — Et si Archibald tombait amoureux et s’en allait ?

    Elle éclata de rire.

    — Alors là, ce n’est pas demain la veille qu’il s’en aille.

    Je notais qu’elle n’avait pas relevé s’il tombait amoureux. Elle baissa la voix et demanda :

    — Et toi MarieSophe ? Tu as oublié Morgan ? Ton cœur est à nouveau libre pour sentir ce qu’il se passe autour de toi ?

    — Tu parles de Gabriel ?

    — Pas du tout. Lui, ça se voit qu’il en pince pour toi, mais pas toi.

    Elle se tourna vers le groupe qui remballait leur table et leurs chaises et qui nous remerciait avec grand sourire de leur avoir permis de s’installer.

    — À la semaine prochaine, nous crièrent-ils.

    Mélusine les regarda s’en aller et me dit :

    — Tu crois que nous devrions faire des frites la prochaine fois ?

    — Je ne suis pas sûre que ça marcherait et le food truck n’est pas équipé pour ça. Il faudrait certainement d’autres autorisations.

    Nous commençâmes à remballer et sans la regarder je lui racontai la rencontre faite avec le jeune couple Philippine et Georges.  

    — Tu te rends compte, ils étaient meilleurs amis, et ils sont devenus mari et femme.

    Mélusine ne répondit pas, mais je la vis sourire. Le silence s’installa. C’est elle qui la première reprit :

    — Jamais Archibald n’avouera que ses sentiments pour toi ont évolué. Il a bien trop peur de casser quelque chose entre vous.

    Ce fut mon tour de rester muette. Je n’avais donc pas rêvé. Archibald ne voyait pas en moi une amie, mais bien plus.

    Mélusine posa sa main sur mon bras.

    — Et toi MarieSophe ? Ne crois-tu pas que si tu n’as jamais voulu t’installer chez Morgan, c’est aussi à cause des sentiments que tu as pour Archi ? Réfléchis bien, sonde ton cœur, je suis certaine que tu as déjà la réponse. Rien que le fait d’avoir tenté de l’embrasser pour rigoler est une moitié de solution.

    — Et si ça ne marchait pas ? Je le connais depuis tellement longtemps ?

    — Et alors ?

    — Tu ne penses pas que ça changerait quelque chose dans notre fonctionnement à tous les trois ?

    — Je serai toujours votre amie, juste vous serez un couple, mais tu sais, tu vas devoir ramer pour qu’Archibald accepter de voir en toi autre chose qu’une amie. Il est fou amoureux de toi, ça se voit comme le nez au milieu de la figure, mais il ne tentera rien.

    Nous avions terminé de ranger, nous pouvions repartir. Le retour se fit en silence. Quand nous arrivâmes devant la maison, Clémentine devait nous guetter derrière sa fenêtre. Elle sortit et je compris aussitôt qu’il se passait quelque chose.

    — Charles a disparu. Il m’a dit qu’il allait chercher le pain comme d’habitude, Archibald ne l’a pas vu et personne du village non plus.

    © Isabelle-Marie d’Angèle

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  • Haïku du jour

    18 Mai 2023
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Cueillir les fruits avec son papa que du bonheur 💖 c’est du moins ce à quoi j’ai pensé en découvrant cette illustration. Elle m’a inspiré cet haïku que je te partage.

    Le même chapeau
    Plaisir de cueillir les fruits
    Souvenir de Lui
    
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  • Héloïse et le petit chaperon rouge

    17 Mai 2023
    Héloïse et Stefano

    Bonjour toi 😉

    Rödluvan (little red riding hood), illustration by Sofia Gregersen Cardell

    Le plaisir d’Héloïse était lorsqu’on lui racontait une histoire, c’était de tout changer et d’inventer autre chose.

    Elle connaissait par cœur celle du Petit Chaperon rouge, mais Héloïse avait beaucoup d’imagination. Voici ce qu’elle lu à Stefano.

    Il était une fois une petite fille qui aimait bien s’habiller en rouge. Sa maman lui avait cousu un manteau et un bonnet de cette couleur. Comme elle avait fait de la confiture, elle lui proposa d’en porter à sa grand-mère.

    — Tu ne parleras pas à des inconnus, dit maman. Et passe à la boulangerie prendre une baguette, ça fera plaisir à Mamie.

    Le petit chaperon rouge fit ce que sa maman lui dit. Mais, le pain frais lui faisait tellement envie que pendant le chemin, elle en grignota le crouton, puis un autre bout. Elle pensa qu’avec de la confiture ce serait encore meilleur, elle s’assit sur le bord du trottoir et ouvrit le pot. C’est alors que des petits oiseaux se groupèrent autour d’elle pour manger les miettes.

    — Bon appétit petite fille, dit un monsieur qui s’arrêta devant elle.

    Elle ne répondit pas parce que sa maman lui avait défendu de parler à des inconnus.

    — Tu veux bien me faire goûter ta confiture ? C’est quel parfum ?

    Le petit chaperon rouge tendit le bout de pain qu’elle allait mettre à la bouche. Stupéfaite, elle regarda l’homme se transformer en loup.

    — Ah ben ça alors ! qu’est-ce qu’elle était bonne ta confiture, mais que vais-je devenir en loup moi !

    — Tu es gentil ou méchant ? demanda-t-elle.

    — Je n’en sais rien. Normalement, je suis gentil, mais là, mystère !

    — Viens avec moi dans le bois, je vais te montrer la maison de ma grand-mère, tu verras bien si tu as envie de la manger ou pas.

    — Je crois avoir lu cette histoire et ça finit mal, je ne veux pas perdre ma peau.

    — C’est mon histoire, tu ne peux pas connaitre la fin, c’est moi qui décide.

    — Tu sais, les animaux comme moi, les hommes ne les aiment pas trop. Et ta grand-mère va avoir peur de moi.

    Le petit chaperon rouge enleva le foulard de la même couleur qu’elle avait autour du cou et entoura celui du loup.

    — Avec ça, tu es comme un chien apprivoisé. Viens avec moi.

    C’est alors qu’un garçon s’approcha d’eux.

    — Tu n’aurais pas vu mon grand-père ? Il devait m’attendre ici pendant que j’achetais du pain. C’est la première fois que je fais les courses tout seul.

    Le petit chaperon rouge se gratta la tête. Elle ne savait pas trop comment elle allait se sortir de ce guêpier.

    — C’est moi ton grand-père, murmura le loup.

    Le gamin se mit à pleurer et ses larmes faisaient de grosses billes qui coulaient sur la patte de l’animal. Il redevint alors normal.

    Le petit chaperon rouge se leva puis essuya les miettes qui collaient à ses lèvres et elle se rendit compte qu’elle avait mangé tout le pain et la confiture.

    Stefano éclata de rire :

    — Sacrée gourmande, ça ne m’étonne pas de toi. Mais ça n’a plus rien à voir avec l’histoire.

    — C’est grave ? Moi, j’aime pas trop quand les loups sont méchants et dévorent les mamies, et puis ils ont dit à la télé qu’il fallait tout changer les mots dans les livres. Alors voilà, c’est fait !

    © Isabelle-Marie d’Angèle (mai 2023)

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  • J’aime un voyou au grand coeur

    16 Mai 2023
    J’aime un voyou au grand coeur

    Bonjour toi 😉

    Chapitre 9



    Il m’embrassait, je répondais à son baiser. Je me délectais de son parfum. Je passais ma main dans son dos et caressais son tatouage. J’adorais ses muscles. Il fourrageait dans mes cheveux, me léchait le creux de l’oreille. Sa langue était râpeuse et…

    Je me réveillais en sursaut. Pistole ronronnait à qui mieux mieux dans mon cou. Putain, mais qu’est-ce que c’est que ce rêve, plutôt un cauchemar. Je repoussai gentiment mon chat qui sauta du lit et s’enfuit en miaulant vers la cuisine.

    Je me levai et repensai aussitôt à la soirée de la veille. François n’était pas resté bien longtemps. Il m’avait promis que dès qu’il saurait qu’un nouveau braquage se préparait, il me préviendrait. C’était le deal que nous avions passé pour que j’accepte de ne pas le dénoncer. Il était parti frôlant une fois de plus mes lèvres.

    Je ne savais pas encore comme j’allais me sortir de ce guêpier. J’étais certaine que le capitaine Kawas fleurerait rapidement l’entourloupe. Je pouvais lui faire confiance, mais jusqu’à quel point ?

    Dans la cuisine, je préparai mon café. Vivre seule avait du bon, je n’avais de compte à rendre à personne. Je pris une douche et m’habillais avec mon sempiternel Jeans et une chemise propre.

    J’allumai l’ordinateur et ma tasse d’espresso à la main, je m’asseyais au bar. Mon portable vibra, c’était Paco. J’avais du mal à l’appeler François, ça l’avait fait rire.

    — Bien dormi ?

    Je trouvai sa voix sexy dès le matin et je rougis en repensant à mon rêve.

    — Hum !

    — Je te dérange ?

    — J’allais partir.

    — Je voulais juste te dire que j’avais aimé le baiser sur ta bouche. Tu crois que nous pourrions avoir une histoire tous les deux ?

    La surprise me cloua le bec. Je me revis gamine juchée en haut de l’arbre où nous étions cachés par les feuilles.

    — Un jour on se mariera, disait Paco. Je te le promets.

    — Mais ça va pas dans ta tête ? Comment tu peux savoir ?

    — Tu verras que c’est vrai, je ne raconte jamais de mensonges.

    — Je n’habite pas à côté, tu feras comment ?

    — Je te retrouverai, foi de Paco.

    Le portable à la main, j’écoutais ce qu’il me disait.

    — Quand tu es entrée la première fois dans mon bureau, je t’ai immédiatement reconnue, mais j’ai fait semblant. Je ne t’ai jamais oubliée Angèle. Je vais t’avouer quelque chose… tu m’écoutes ?

    Je répondis d’une petite voix oui. Je n’étais plus le commandant Merlin qui dirigeait une équipe d’hommes, j’étais la petite fille qui regardait avec admiration ce garçon qui me faisait passer de merveilleuses vacances dans les arbres.

    Il reprenait :

    — Quand j’ai su que tu étais commandant ici, j’ai tout fait pour avoir ma mutation dans la même ville que toi.

    Stupéfaite, je haussai les sourcils et remarquai qu’il en avait mis du temps.

    — Les mutations ne se font pas du jour au lendemain. D’autant plus que pour attirer ton attention, il fallait bien que je trouve une solution.

    — Tu es en train de me dire que tes vols ne servent qu’à me faire intervenir ?

    J’étais furieuse, mais il réfuta aussitôt cette accusation.

    — Bien sûr que non, mais ça m’a aidé.

    — Paco, ça ne va pas le faire entre nous. Je suis flic, t’as oublié ? 

    Je raccrochai le cœur en déroute, avalai mon café et attrapai blouson et arme et sortis en claquant la porte.

    J’éteignis ma moto et allais enlever mon casque lorsque deux hommes surgirent devant moi. Casquettes vissées sur la tête, lunettes sur le nez, je les scannai rapidement de mon regard de lynx.

    — Vous êtes la copine de Destrée ? demanda l’un d’eux.

    Surprise, je ne répondis pas immédiatement. Le second m’attrapa le bras tandis que son acolyte me murmurait à l’oreille :

    — Laissez tomber, sinon votre ami aura de sérieux problèmes.

    J’aperçus Joe le collègue de garde, qui s’approchait.

    — Un problème commandant ?

    — Ah parce qu’en plus t’es flic ? ajouta-t-il très bas.

    Il me lâcha, releva la tête et répondit.

    — Du tout, nous regardions sa bécane.

    J’enlevai mon casque et fis signe à Joe de laisser tomber et le suivis sans me retourner. Mais il me semblait avoir reconnu l’un deux.

    — Vous êtes sûre commandant ? Celui qui vous parlait, je l’ai déjà vu.

    — Il a dû repérer ma moto.

    Joe n’était pas convaincu. Théo Kawas qui était arrivé tôt me salua et Joe lui raconta ce qui venait de se passer.

    — En tout cas, commandant, je serais vous, je ne la laisserais pas trainer devant le commissariat, même avec son antivol. Je vous apporte votre café.

    Le capitaine m’accompagna dans mon bureau. J’attachai mes cheveux et lui demandai les nouvelles.

    — Toujours les mêmes jeunes qui s’amusent avec leur mobylette sur la route, un braquage de voiture et un SDF complètement saoul qu’on a dû emmener à l’hôpital.

    — Tu racontes ? Un problème avec ta moto ?

    Je me levai pour fermer la porte.

    — C’est si grave que ça ?

    Mon portable vibra. Un SMS apparut.

    Je suis désolé de t’avoir embarqué dans cette histoire. Fais ce que tu as à faire. Paco.

    Je tentais de l’appeler. Il ne répondit pas.

    — Viens Théo, il y a un problème chez François.

    Il ne posa pas de question et me suivit en courant. Il prit le volant et nous partîmes en flèche chez mon ami d’enfance. Théo stoppa devant la porte ouverte. Je sautai au bas du véhicule, mon arme à la main.

    Dans l’entrée, Tuck était allongé, il avait dû recevoir une balle, le sang coulait d’une blessure à la patte. Il gémissait.

    — Où est ton maître ?

    Théo l’avait trouvé. Il était roulé en boule dans son salon, roué de coups, mais vivant. Sa première question fut pour son chien et il voulut se lever pour aller le rassurer.

    — Je vais l’emmener chez un vétérinaire et toi à l’hôpital. Tu nous raconteras tout ensuite.

    — Tu es en danger Angèle.

    Le capitaine Kawas l’entendit et m’interrogea du regard. Il demanda :

    — C’est en rapport avec les hommes de ce matin ? Qu’est-ce qu’il se passe commandant ?

    Les secours arrivèrent rapidement. Tuck et son maître furent embarqués, le premier pour la clinique vétérinaire, le second pour les urgences.

    Une fois dans la voiture qui nous ramenait au commissariat, mon collègue se mit en colère.

    — Tu vas me parler Angèle ? Qu’est-ce qu’il y a avec ce Paco de pacotille ?

    Je regardais mon complice depuis des années. Jamais, il ne s’était mis dans cet état.

    — Vous y allez fort Capitaine !

    Je tentais de sourire, mais il ne s’en laissa pas conter.

    — Ah tu veux du vous ! D’accord, alors Commandant, vous me décevez beaucoup.

    À suivre…

    © Isabelle-Marie d’Angèle

    À très vite…
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  • La famille

    15 Mai 2023
    Billet d’humeur, J’ai quelque chose à vous dire

    Bonjour toi 😉

    En l’honneur de la journée internationale des familles, je me souviens…

    * des week-ends où mes parents recevaient mes frères et sœurs. J’allais acheter à la boulangerie en face de la maison, la fameuse tarte au libouli spécialité du Nord.

    * des grandes vacances où la maison pas du tout adaptée pour recevoir 15 personnes… recevait quand même 15 personnes. Repas sur la terrasse (heureusement il faisait toujours beau) du petit déjeuner au dîner.

    * des petits déjeuners pantagruéliques de l’été avec la spécialité de la Lise faite que le mercredi. Je ne connais pas la recette, le boulanger n’a jamais voulu donner sa recette. Ici, c’est une photo de la brioche vendéenne qui ressemble un peu… mais de loin 😉. En tout cas, c’était rudement bon, si tu connais la recette, n’hésite pas à me le dire en commentaires.

    * les grandes fêtes Noël, Pâques, la Pentecôte, l’Ascension. Les fêtes religieuses étaient particulièrement célébrées chez nous. Sans oublier, tous les baptêmes, communions et les mariages.

    * les repas tout simplement sans qu’on ait quelque chose à fêter, juste pour le plaisir de se retrouver.

    Parfois, je me demande comment mes parents faisaient pour réussir à réunir tout le monde. Il est vrai que nous avions une grande maison, ça facilitait les couchages.

    Aujourd’hui, c’est d’un compliqué tout ça. Je n’ai pas réussi à recréer ces ambiances familiales, les emplois du temps sont toujours archi-bookés. La maison peut accueillir les familles mais une journée ensemble c’est déjà le bout du monde, les caractères sont tellement forts, dirais-je ! 😉. Et puis, il y a tellement de sujets de conversation à éviter que Monsieur Chéri et moi finissons par comprendre pourquoi les Anciens parlaient du temps, c’est neutre ! Mais avoue que ça restreint beaucoup la conversation. Il ne faut jamais grand-chose pour qu’une mèche soit allumée sans que tu t’en rendes comptes. Drôle de vie !

    Pour terminer je partage ce texte qui reflète bien l’ambiance familiale dont je me souviens.

    Placée au centre de la pièce, au centre de la vie, je trône. Je suis parfois petite et sers de route au tout petit qui fait glisser ses voitures. Je sais devenir très grande et très longue, c’est lorsque je revêts mes habits de fête. Je me pare alors de mille feux avec mes verres en cristal, mes serviettes brodées en forme de chapeau, et mes couverts d’argenterie. Des bougies scintillent sur moi et j’adore quand le monde est autour de moi et me complimente. Ils me touchent, s’exclament, m’admirent, et je suis la plus heureuse du monde. Sans moi, elle serait bien vide la pièce. C’est moi qui l’accueille quand il déploie son journal et qu’elle, elle ouvre son courrier. C’est encore moi qui me fais toute petite quand elle pose ses coudes sur moi, qu’elle prend appui pour se relever ou quand elle pose sa tête entre ses bras et qu’elle pleure.

    Qui suis-je ? En bois, en fer forgé, en plastique, je m’adapte à toutes les situations. Qu’il fasse beau, qu’il pleuve, qu’il neige, je suis là. Parfois ronde, rectangulaire, hexagonale, ou carrée, je participe à tout, même sur des roulettes. Quelques fois bancale, abîmée ou retapée, je suis là. Je peux être colorée ou brute de décoffrage. Pour un pique-nique ou un mariage, je suis là.

    Tu as deviné ? Regarde bien, je ne suis jamais loin de toi.

    © Isabelle-Marie d’Angèle (mai 2023)

    À très vite…
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  • Journal de Marie-Sophie

    12 Mai 2023
    Marie-Sophie

    Bonjour toi 😉

    Voici la suite du journal de Marie-Sophie. La voilà en Food truck et ça a l’air de bien marcher. Petite surprise ! J’ai invité deux de mes personnages d’une autre histoire, Philippine et Georges de la romance de Noël Noël à la maison des coeurs blessés.

    Voilà, c’est fait, le Food-truck était à nous et Cybèle Iraola s’était envolée retrouver son homme. Nous sommes seuls maitres à bord.

    Le planning établi par Archibald était tellement ultracarré que j’avais la frousse de me louper. Je n’étais pas fichue de respecter un plan, et il le savait le bougre. Quelle partie de rigolade nous avions eue lorsque j’avais pris le volant pour la première fois, histoire d’avoir l’engin bien en main. Archibald assis à la place du passager me guidait. Finalement, pas trop compliqué la conduite.

    Jamais je n’aurai imaginé que nous aurions un tel succès. Évidemment, il n’y avait pas foule devant le comptoir, mais il n’était jamais resté vide et la curiosité des gens faisait plaisir à voir. Les personnes âgées étaient ravies d’avoir de la compagnie et les autres voulaient goûter à tout. En peu de temps, l’étal des fromages de chèvre avait été dévalisé, les baguettes d’Archibald étaient parties rapidement. Heureusement qu’il avait prévu des corbeilles remplies qu’il n’avait pas exposées pour pouvoir faire des sandwichs à la demande. À un moment donné, je voyais les Basques sortir de leur maison tout d’abord pour regarder. Nous étions sur la place du village, bien en vue. Archibald s’était occupé des autorisations, il ne voulait pas d’histoire avec d’éventuels collègues. Il avait bien vérifié qu’il n’y avait pas de boulangerie à qui il pourrait faire du tort sans le vouloir. Si bien que les gens étaient heureux de goûter son pain sans avoir à courir au supermarché qui était le plus prés.

    Les habitants désiraient tout connaitre et surtout quand nous repasserions. Archibald avait établi un calendrier. Nous ne devions faire la tournée que 3 jours par semaine dans 3 villages. Ravis de savoir que nous reviendrons la semaine suivante, les clients s’interrogeaient, pouvaient-ils passer commande ? Pourquoi pas ? Comme j’avais l’habitude d’emporter un cahier pour des remarques glanées ici et là, je n’hésitais pas à noter les noms et les demandes. J’écrivis en rouge d’acheter un agenda, sinon j’allais m’emmêler les pinceaux.

    Archibald avait affiché son adresse avec une photo de la boulangerie où il y avait ses coordonnées.

    Lorsque je vis arriver le couple main dans la main, je pensais immédiatement qu’il faisait chic et je les enviais aussitôt. Archibald me fila un coup de coude et murmura à mon oreille :

    — Des touristes, j’en mets ma main à couper.

    — Pari tenu !

    Nous regardions en souriant l’homme et la femme qui s’avançaient vers nous. Il était plus âgé qu’elle, mais qu’est-ce qu’il dégageait comme classe. Il ôta ses lunettes de soleil pour nous parler. Heureusement que j’étais dans le food truck parce qu’il devait au moins mesurer 1 m 90, Archibald devait être de la même taille.

    Instantanément, je fus charmée par sa voix. Archibald fut plus rapide que lui :

    — Bonjour, vous connaissez un peu mes produits ?

    C’est elle qui répondit, avec ses yeux verts rieurs, elle était à croquer.

    — Pas du tout, nous sommes en vacances.

    En riant, Archibald et moi nous nous tapâmes dans la main en criant :

    — Gagné !

    Et tout aussitôt, mon ami s’excusa :

    — Nous avions fait le pari que vous étiez des touristes !

    Le couple éclata de rire également. Lui, dit en la prenant par les épaules :

    — Philippine et moi, adorons aussi faire ce petit jeu.

    — Oui, depuis le temps… depuis combien de temps on se connait, mon cœur ?

    Surprise, mais ne pouvant pas être trop curieuse, je l’interrogeai :

    — Pas des dizaines d’années quand même !

    Il rit.

    — Oh, ma Philippe, je l’ai vue grandir.

    — Nous étions les meilleurs amis du monde avant de nous rendre compte qu’en fait, nous nous aimions d’amour.

    Elle piqua un baiser sur les lèvres de son compagnon. Le silence s’installa. Elle dit alors :

    — C’est Georges qui vous a surpris pour que vous restiez muets comme des carpes ?

    Archibald retrouva aussitôt la parole et éluda la question en leur tendant une assiette avec des morceaux de pain.

    — Goûtez-moi ça et dites-moi ce que vous en pensez.

    Je les regardais avec envie. Ils semblaient si amoureux l’un de l’autre.

    Ils bavardaient avec Archibald et lui demandèrent où se situait sa boulangerie. Ils étaient sur Biarritz au grand hôtel. Ils étaient d’une simplicité à couper le souffle et pourtant j’étais certaine qu’ils étaient pleins aux as. Il n’y avait qu’à voir la voiture garer sur la place. Une Porsche noire qui en jetait, on ne voyait qu’elle.

    — Vous êtes là pour longtemps ? demandais-je

    — Hélas non, Georges ne peut pas s’éloigner beaucoup à cause de son travail. N’est-ce pas mon cœur ?

    Il lui fit un clin d’œil. Leur complicité n’était pas factice. J’étais sous le charme. Je regardais ce qu’ils avaient pris, les encaissais et leur souhaitais de belles vacances. Ils repartirent main dans la main. Archibald passa un bras autour de mes épaules.

    — On s’est pas mal débrouillé non ? On remballe ?

    J’acquiesçais de la tête. Il était temps de plier bagage, je tenais la boulangerie l’après-midi.

    En faisant la route, assise à côté d’Archibald, je repensais à ce couple. Je me tournais vers Archi, j’ouvris la bouche pour lui en parler, mais il me coupa le sifflet par un :

    — Oublie ! Ce serait une très mauvaise idée.

    Est-ce qu’il penserait à la même chose que moi ? Cette Philippine et ce Georges étaient bien des amis d’enfance apparemment. J’aurais bien aimé les revoir et discuter avec elle et puis je haussai les épaules, je ne la connaissais pas après tout, elle n’allait pas me raconter sa vie. Je tentai de les oublier et me repassai la superbe matinée que nous venions de vivre.

    © Isabelle-Marie d’Angèle (mai 2023).

    À très vite…
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  • Jeux des questions

    4 Mai 2023
    Défis-Challenges

    Bonjour toi 😉

    C’est chez Marlabis ici que j’ai trouvé ces questions. Va y faire un tour, tu y trouveras tout un tas de choses sympathiques.

    Je me lance 😂

    1-Pour quelles raisons tu réponds à mes questions ?

    En voilà une question qu’elle est bonne. Je me le demande encore 😉, j’en avais envie tout simplement.

    2- Vous écoutez quoi en ce moment ?

    Juste à l’instant, c’est Jenifer : les choses simples.

    3- C’est quoi le dernier truc que tu as mangé ?

    Un carré de chocolat avec mon café.

    4- Comment vas-tu en vérité ?

    Bien je pense. J’ai parfois le moral en berne mais je m’évertue pour qu’il ne le reste pas longtemps. Je sais que le cerveau aime les choses négatives alors je lui en propose des positives.

    5- Une femme : Plutôt pantalon ou jupe ?

    Les deux mon général 😂. Le pantalon l’hiver et la jupe l’été.

    Un Homme, plutôt kilt ou bermuda ? Pour les hommes, le kilt ? bof ! Le bermuda oui mais pas à fleurs 😁. Après, un homme en costume m’a toujours fait rêver avec la chemise ouverte pas de cravate. (Dans mes histoires, les hommes sont souvent ainsi 😂).

    6- Pourquoi les chats passent-ils leur temps à sortir ou rentrer ?

    Je pose la même question pour les toutous. Je ne sais pas, ils ont certainement des trucs à faire. Peut-être que nous aussi, sans nous en rendre compte nous faisons pareil, on se lève, on se rassoit, on se relève pour aller chercher un truc. Fais attention, je suis certaine qu’ils nous imitent.

    7- Quelle est ta lecture du moment ? Tout l’monde peut y répondre à sa guise.

    Sans regrets de Françoise Bourdin. C’est son tout dernier puisqu’elle nous a quittés. Le titre m’interpelle du coup.

    8- Notez le 1er mot qui vous vient à l’esprit quand on vous dit : maison, terre, pluie.

    Parfum. La nature qui vient de recevoir une belle averse sent divinement bon.

    9- Quand vous êtes-vous senti pour la 1ère fois dans la peau d’un adulte ?

    Que je n’aime pas cette question. Je n’ai pourtant pas le syndrome de Peter Pan, mais je ne sais pas si je suis vraiment une adulte alors que j’ai 3 grands enfants. Peut-être que j’ai eu l’impression de le devenir quand je me suis mariée, j’avais 18 ans. Après la vie se charge de te rappeler à l’ordre. Je crois que le pire est arrivé quand j’ai perdu mes parents à neuf mois d’intervalle. Là oui, j’ai compris que la vie me jouait un drôle de tour.  

    10 -Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée hier ?

    Attends, qu’est- ce que j’ai fait hier ? Ah oui, c’était une journée pourrie, il n’arrivait que des trucs pas rigolos. Il doit bien y avoir un truc pourtant qui soit chouette… Ben oui, le sourire de mon homme bien sûr.

    Voilà, j’ai répondu à toutes les questions. Si tu as envie de faire de même, n’hésite pas et va chez ici

    À très vite..
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  • Héloïse veut faire du vélo

    3 Mai 2023
    Héloïse et Stefano

    Bonjour toi 😉

    Mercredi, jour des enfants, c’est avec plaisir que je retrouve mes petits personnages Héloïse et Stefano.

    Héloïse aimerait bien faire du vélo. Stefano voulait lui prêter le sien.

    — Non, j’en veux pas, c’est un de garçon.

    Stefano haussa les épaules, il ne voyait pas la différence.

    – Il est bleu.

    — Ne me dis pas que tu en veux un rose ?

    Joe qui avait entendu la conversation intervint :

    — Il y a longtemps que c’est fini cette histoire, du rose pour les filles et du bleu pour les garçons.

    — C’est pas vrai. Mes copines, elles ont des vélos roses.

    Papa Joe fronça les sourcils et Charlie qui passait par là éclata de rire.

    — Héloïse, je t’ai bien vu jouer au foot pas plus tard qu’hier. C’est pourtant un jeu de garçons non ?

    La petite fille ouvrit de grands yeux et brava sa mère.

    — C’est pas pareil, il y a des équipes de filles dans le football.

    — Et ? insista Papa Joe.

    — Ben… je veux un vélo rose voilà.

    Joe et Charlie rirent de concert. Stefano y ajouta son grain de sel.

    — Dis plutôt que tu préfères avoir un vélo neuf à toi que d’avoir le mien trop petit pour moi.

    Héloïse se dandina d’un pied sur l’autre. Elle était démasquée. Charlie lui proposa :

    — Nous ne savions pas que tu avais envie de faire du vélo, tu n’en avais jamais parlé, ce qu’on peut faire c’est que tu essaies sur celui de Stefano et si ça te plait et que tu débrouilles, promis, tu pourrais choisir celui dont tu rêves.

    — Le vélo de mon fils est en très bon état, ajouta Joe qui ne trouvait pas utile d’en acheter un nouveau qui dans un an serait devenu trop petit. Il préférait attendre, mais il se tut.

    Héloïse accepta du bout des lèvres. Joe vérifia la selle et l’ajusta à la taille de la fillette. Elle n’était jamais montée sur une bicyclette aussi papa Joe remarqua :

    — Je crois me rappeler où sont rangées les petites roues, ça serait plus facile pour commencer.

    Héloïse n’était pas d’accord, elle voulait être une grande tout de suite. Pour montrer qu’elle savait faire et surtout qu’elle pourrait avoir rapidement un vélo bien à elle, elle grimpa sur l’engin. Charlie tenta de lui tenir la selle et d’avancer avec elle, de peur qu’elle tombât n’ayant peut-être pas encore l’équilibre, mais Héloïse donna un gros coup de pédale et la voilà partie.

    Surpris, Stefano qui avait failli être renversé se recula en criant alors que Papa Joe et Charlie, ébahis, contemplèrent Héloïse, très fière d’elle qui s’échappait par le portail.

    Surpris, Stefano qui avait failli être renversé se recula en criant alors que Papa Joe et Charlie, ébahis, contemplèrent Héloïse, très fière d’elle qui s’échappait par le portail.

    Affolée, Charlie se mit à courir derrière elle. Il ne passait pas souvent des voitures sur ce chemin, mais il suffisait que Mathurin rentrât avec son tracteur et c’était l’accident, mais Héloïse revint toute guillerette. Elle posa pied à terre et afiirma à Stefano.

    — Je ne l’ai même pas abimé, il roule super vite. Merci.

    Elle se tourna vers Papa Joe et sa maman.

    — Alors, on y va quand choisir mon vélo ?

    Charlie fronça les sourcils, sa fille la regardait d’un air frondeur qui ne lui plut pas.

    — On a le temps et tu serais gentille de nous parler sur un autre ton s’il te plait. Ce vélo, comme tu l’as dit toi-même, fonctionne très bien. Il peut faire l’affaire pour quelques jours, histoire de voir comment tu te comportes avec lui. D’ailleurs, ce serait bien que dès que serons tous disponibles, nous partions faire une promenade ensemble, ce serait l’occasion de t’inculquer quelques règles du Code de la route. Tu n’as pas été très prudente de sortit ainsi sans regarder.

    Héloïse baissa la tête. Elle n’avouera pas qu’elle n’avait jamais fait de vélo de sa vie.

    — Je te parle, Héloïse.

    Papa Joe voudrait intervenir, ce n’était pas non plus une catastrophe, mais le ton qu’avait employé Charlie le stoppa dans son élan. C’était une histoire entre ses deux femmes et il sentait qu’il ne devait pas s’en mêler. Le regard de Charlie quand elle fixait sa gamine, il l’avait déjà vu, il le mettait toujours mal à l’aise comme si elle détenait un pouvoir particulier.

    — Pardon maman.

    Stefano se gratta la tête, il avait la même mimique que son père. Décidément, c’était à n’y rien comprendre avec les filles. Il était pourtant certain qu’Héloïse n’avait jamais fait de vélo.

    Il en fut encore plus convaincu quand celle-ci passa devant lui et lui fit un clin d’œil.

    © Isabelle-Marie d’Angèle (Mai 2023).

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  • J’aime un voyou au grand cœur

    2 Mai 2023
    J’aime un voyou au grand coeur

    Bonjour toi 😉

    Voici le chapitre 8. Il va te falloir un peu de patience pour connaitre la suite, je suis à flux tendu comme qui dirait l’autre 😂.

    Chapitre 8



    J’étais à peine descendue de ma moto que Luc Grégoras se garait devant chez moi. Je le regardais venir vers moi, tout sourire, un carton de la pâtisserie qu’il affectionnait à la main. Le médecin légiste, vêtu d’une veste, d’une chemise noire et d’un jeans, n’avait pas la même allure que lorsqu’il était affublé de sa combinaison blanche. Il était bel homme et sa joie de me voir ne faisait aucun doute. Il était amoureux, ça crevait les yeux.

    Il déposa la gourmandise sur ma table de la terrasse et me prit dans ses bras.

    — Déjà debout ? Tu es allée te promener en moto ?

    Et le voilà avec ses questions. Il était bien gentil Luc, mais il m’embarrassait. Il attendait ma réponse. J’éludai en l’entrainant dans la maison. Pistole arrivait tout heureux de me retrouver, mais lorsqu’il aperçut Luc, il s’arcbouta et fit demi-tour. Mon chat n’aimait pas le légiste, allez savoir pourquoi.

    — Tu ne regardes pas ce que j’ai apporté de la pâtisserie ?

    Déçu, Luc enlevait son blouson et l’accrochait au porte-manteau.

    — Tu as laissé la boîte dehors !

    Il alla la rechercher alors que moi, j’appelais Kawas. C’était lui qui m’avait envoyé le message tout à l’heure. J’en profitais pour lui donner le numéro de la plaque d’immatriculation que j’avais gardé en mémoire.

    Luc qui revenait m’apostropha alors que je raccrochais.

    — Tu es en repos si je ne me trompe ?

    — Écoute Luc, il y a encore eu un vol ce matin, je vais aller au commissariat. J’ai des choses à vérifier. Je suis désolée.

    Mais il me retint par le bras.

    — Angèle, je pensais que nous pourrions passer une journée tranquille tous les deux.

    Je ne le laissai pas finir, me dégageai rapidement et l’invitai à repartir. Je n’avais pas envie de le retrouver chez moi à patienter. Nous n’étions pas un couple.

    Je récupérai mon arme enfermée dans la bibliothèque et l’attendis pour qu’il sorte avec moi lui signifiant que je ne voulais pas qu’il reste à la maison.

    Il haussa les sourcils, mais ne dit rien. Il reprit son blouson et se dirigea vers sa voiture sans me regarder.

    Théo avait trouvé à qui appartenait le véhicule quand je le rejoignis dans mon bureau. Je m’attelais aussi au fichier des personnes susceptibles de correspondre à celles que j’avais aperçues. Évidemment, les deux hommes entrevus le matin dans la forêt n’en faisaient pas partie.

    Je racontai tout au capitaine.

    — Je suis certaine que Destrée sait quelque chose, mais il n’est pas mêlé à l’histoire. Peut-être du chantage ?

    — J’ai la vidéo du braquage.

    Je me penchai sur l’écran.

    — C’est un copycat. On veut faire porter le chapeau à ce Robin des Bois. Quelqu’un se sert de lui pour faire ces vols. Je parie que c’est pour ça qu’il a dû grimper à son mur d’escalade et avoir son accident. Blessé, il ne pourrait rien faire.

    — Un peu léger ton histoire.

    — Je vais retourner chez Destrée.

    — Je t’accompagne.

    — Ce n’est pas officiel.

    — Tu n’es pas de garde, je te rappelle, moi si. C’est moi qui mènerai l’interrogatoire et nous visionnerons l’enregistrement.

    S’il fut surpris de voir débarquer la voiture de police, François n’en montra rien. Il avait troqué son jogging contre un pantalon noir et un tee-shirt blanc. Tuck ravi de me retrouver posa ses pattes sur mes épaules. Il fallut que son maître le rappelle à l’ordre sèchement pour qu’il m’abandonne tout penaud, la queue basse. Le capitaine Kawas le salua, lui expliqua le but de notre visite et lança l’enregistrement.

    Je me tenais en retrait afin de capter la réaction de mon ami d’enfance. À la vue de la vidéo, je repérai aussitôt son sourire et sa réponse claqua :

    — Des amateurs !

    — Tu les connais ?

    Je le regardai dans les yeux. Le capitaine s’en mêla :

    — Si vous savez quelque chose, il est de votre devoir de nous le dire.

    — Ces personnes ne sont pas des férus d’escalade ni d’arcs. Ils ont tenté de ressembler à ce voleur, c’est tout.

    — Lequel ? demanda Kawas.

    — Celui de la banque.

    — Pourquoi pensez-vous que ce n’est pas le même ? insista mon collègue.

    François se mit à rire.

    — Vous êtes venu faire une enquête en fait ! Vous avez une commission rogatoire ?

    Il se tourna vers moi.

    — Angèle ? Je suis suspecté de quelque chose ? Si c’est le cas, j’ai besoin d’un avocat ?

    Je calmai le jeu aussitôt.

    — Mais non François, tes réponses nous ont surpris. Tu es tellement sûr de toi.

    Je tentai de l’alerter, mais mon collègue fut plus rapide que moi. Il s’approcha de Destrée.

    — Écoutez-moi, je ne veux pas que le commandant, sous prétexte que vous êtes son ami d’enfance soit dans une situation très inconfortable. Alors, si vous savez quelque chose dites-le.

    — C’est simple, j’ai lu la vidéo du premier vol à la banque et ce n’est pas comparable, vous aviez affaire à un archer professionnel. Pas ici. Vous n’avez qu’à regarder la position de l’arme et la manière dont il tire les flèches. En plus, c’est un montage, c’est impossible qu’il ait réussi à atteindre sa cible.

    — Vous pensez à un client en particulier ?

    Je sentis l’hésitation imperceptible de François et je souris intérieurement quand il répondit :

    — Non, je ne vois pas.

    Kawas le remercia et lui rappela que s’il se souvenait de quelque chose, il pouvait passer au commissariat.

    Je suivis mon collègue quand François m’attrapa par la main.

    — Puis-je venir chez toi, ce soir ?

    Je hochais la tête. Comme nous avions échangé nos numéros le matin même, j’en profitais, pour lui envoyer mon adresse.

    Il était 19 heures quand je vis s’arrêter sa voiture devant chez moi. Il apportait une bouteille de vin blanc.

    Je lui ouvris la porte et Pistole se faufila entre nos jambes. Il se mit à miauler et à ronronner contre celles de François. Surprise par cet accueil, je ne réalisai pas tout de suite que mon ami l’avait pris dans ses bras, le caressait puis l’installait sur son épaule. Pistole frottait sa tête contre la sienne. On pourrait penser qu’ils se connaissaient depuis toujours.

    — Alors comme ça, tu es Pistole !

    Il entra chez moi et pourquoi ai-je eu l’impression immédiate qu’il était à sa place. Il posa la bouteille sur la table basse du salon et se tourna vers moi.

    — Merci pour ce matin, tu n’as rien dit.

    Il me caressa la joue.

    — Angèle, je ne veux pas que tu aies des soucis à cause de moi, je vais te raconter la vérité. Tu agiras en conséquence. Mais auparavant, j’ai une chose à faire.

    Il s’approcha et ses yeux me sondèrent, sa main sur ma nuque m’attira lentement vers lui. Il ne sentit aucune résistance de ma part alors il posa délicatement ses lèvres sur les miennes. C’était doux comme une caresse. Ses yeux n’avaient pas quitté les miens. Quand il se recula, immédiatement un manque m’envahit.

    — C’est moi le Robin des Bois dont tout le monde parle. Mais je ne suis pas un voleur. Je ne veux que la justice, moi. Les deux hommes que tu as vus ce matin, c’est eux qui me font chanter. Ils ont compris que c’était moi l’auteur des braquages, mais eux, ils veulent garder l’argent. Si je n’avais pas été blessé, c’est moi qui aurais commis ce vol et l’aurait redistribué. Je n’agis jamais au hasard, mais eux ne pensent qu’à l’argent et je dois les prévenir à chaque fois que je prépare un holdup. Je n’étais pas d’accord tu penses bien, alors ils m’ont obligé à grimper et ont agi à ma place. Je savais que j’allais tomber mais je savais aussi comment ne pas trop me faire mal.

    À suivre…

    © Isabelle-Marie d’Angèle

    À suivre…
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