Jeudi Poésie – Charles Guérin (1873-1907)

Bonjour toi 😉

Je te retrouve avec le jeudi poésie. J’ai choisi un poème de saison.

Mars. Un oiseau, fauvette ou grive, je ne sais,
Chante amoureusement dans les feuilles nouvelles,
Et, transi de rosée encore, sèche ses ailes
Au soleil dans le jeune azur et le vent frais.

Les rosiers déterrés poussent des bourgeons roses.
L'orme a verdi, l'air est rayé de moucherons,
Et le vaste jardin sonore où nous errons
Nous salue au sortir de ses métamorphoses.

Là, dans l'ombre, pendue à d'invisibles fils,
Une goutte d'eau ronde et limpide étincelle
Et cette perle, o bien-aimée, a pour jumelle
Une larme qui point et brille entre vos cils.

Vous pleurez, contre moi tendrement inclinée,
Paie, vaincue enfin par la sûre douceur
Que la nature emploie à vous fondre le cœur,
Et tout entière offerte à votre destinée.

Vous pleurez, sans vouloir m'entendre, infiniment,
De vous sentir si faible en face de vous-même,
Et, pauvre être docile à l'homme qui vous aime,
Le baiser qui nous lie accroît votre tourment.

De ma bouche pourtant la vôtre se détache ;
Votre regard troublé me fuit, et, non moins prompt,
Rougissant d'une honte heureuse, votre front
Se creuse un nid obscur dans mon sein et s'y cache.

Vous restez là, confuse, à vous plaindre tout bas
Alors, ô gémissante et craintive colombe,
J'attire votre tête ardente qui retombe,
Et je l'étreins avec orgueil entre mes bras.

Et vous levez les yeux sur moi puis, pour me plaire,
Votre visage, encore malgré vous convulsif,
D'un arrière-sourire incertain et pensif
Et pareil aux premiers soleils de l'an, s'éclaire.

Charles Guérin (1873-1907)




À très vite…

Atelier écriture 2022 #4

Bonjour toi 😉

Je participe à l’atelier d’écriture de Marie ici . Que m’inspire cette image ?

Jules contemplait ses chaussures. Il n’osait pas rentrer chez lui. Il craignait de se faire gronder. Il savait bien qu’il n’aurait pas dû racler le bout de ses pieds sur le béton, maman ne cessait de lui répéter que ça les abîmait. Elle n’allait pas lui en acheter une paire toutes les semaines.

Mais c’était tellement chouette de faire de la trottinette. Quand elle allait vite, il adorait freiner et laisser trainer ses pieds. Oui, mais voilà, ses chaussures n’appréciaient pas du tout le sort qu’il leur réservait.

En plus, il les aimait ses baskets rouges. Bien sûr, elles avaient perdu un peu de leur couleur éclatante, mais quand même ! Il était le seul de la classe à en posséder de cette couleur. C’était lui qui les avait repérées dans le magasin.

Maman l’avait prévenu qu’elles ne résisteraient pas au régime qu’il leur imposerait. Elles n’étaient pas assez solides. Il avait insisté et promis sur la tête de son doudou qu’il ferait attention. Oui, mais ça, c’était il y a deux semaines.

Aujourd’hui, il restait planté devant la route à traverser pour rentrer chez lui. Il avait peur de se faire disputer et aussi… de perdre son doudou. Ne dit-on pas qu’en promettant sur la tête de quelqu’un, qu’il lui arrivait malheur si la promesse n’était pas respectée ?

Tête basse, il soupira.

— Jules ?

Surpris, il leva la tête et découvrit sa grand-mère.

— Bonjour mon chéri. Tu m’attendais ? Je parie que tu es pressé d’aller faire du shopping avec moi comme je te l’avais promis. Dis-moi qu’est-ce qu’il te ferait plaisir ?

À ton avis que va demander Jules ?

À très vite…

Manèges à gogo

Bonjour toi 😉

Lorsque j’étais gamine, j’aimais monter sur les manèges. Celui-ci que j’appelais Les chevaux de bois me faisait rêver. Aujourd’hui, on dit le Carrousel (😊).

Combien de fois ai-je rêvé que je pourrais faire comme Mary Poppins 🤣

Il n’y avait pas que ces manèges qui me plaisaient, j’aimais aussi ceux à sensation. Ils me faisaient rire aux éclats. Notamment, celui de la chenille. (Note à moi, les manèges à sensation ont bien changé 🤣).

Aujourd’hui, ce n’est plus moi qui fais coucou à mes parents quand je passe devant eux 😉, je suis de l’autre côté 😊.

J’avoue qu’il m’arrive toujours de monter avec mes enfants et de rire toujours autant. Par contre, j’évite aujourd’hui les grands manèges à sensation. J’avoue j’ai la trouille 😁. C’est fou quand on vieillit, on ne voit plus les choses de la même façon.

Par contre, si le prix s’est envolé, les rires des enfants et les parfums des fêtes foraines avec la barbe à papa, les gaufres, les churros, les frites (ça c’est plus dans le nord et dans mes souvenirs) n’ont pas changé.

Et toi, aimes-tu toujours cette ambiance de fête foraine ? Quels souvenirs en as-tu ?

À très vite…

Bonjour Mars

Bonjour toi 😉

Aujourd’hui, pas de suite de Marie-Sophie, c’est le mois de mars qui est à l’honneur.

Ce matin, en ouvrant ma fenêtre, j’ai respiré et j’ai senti que c’était le mois des poètes. Verlaine est né un 30 mars. À Metz, chaque année à cette date, sa statue s’habille.

Nous sommes le 1er mars et j’ai l’impression que les fleurs le savaient. Hier encore (tiens ça me rappelle une chanson 😉) elles n’exhalaient pas ce même parfum.

C’est fou comme l’esprit fait vite le raccourci. C’est le mois de mars, et même s’il est celui des giboulées, c’est le mois du printemps.

Qui dit printemps, dit renouveau et réveil de la nature. Les arbres se garnissent de feuilles alors que d’autres fleurissent. Les oiseaux font leur nid, le merle siffle.

Dans la maison, l’envie d’ouvrir en grand et longtemps les fenêtres, histoire de changer l’air de l’hiver se fait sentir.

Je suis allée à la pêche aux dictons ou proverbes, ils sont nombreux 😊je vous en ai choisis quelques-uns :

Mars est un mois élégant, il se met sur son trente-et-un.

Si les rivières débordent en mars, elles déborderont tous les mois de l’année.

Quand il gèle en mars, il gèle autant de fois en mai.

Pour la dame et le cavalier, violettes de février ; pour les catins et les paillards, violettes du mois de mars. (elles sont fleuries dans mon jardin depuis février 😉).

C’est dans le mois de mars que tente de s’ouvrir l’anémone sauvage aux corolles tremblantes (Alfred de Musset).

Le 6 mars, à la sainte Colette, commence à chanter l’alouette.

De Saint-Jean de Dieu (08/03) à Saint-Grégoire (12.03), vents et giboulées font notre désespoir.

Quand mars se déguise en été, avril prend ses habits fourrés.

Bienvenue à toi Mars 2022 et apporte-nous du bonheur, de l’amour (beaucoup, nous en avons besoin), de l’espoir et de la joie.

J’aime beaucoup le mois de mars et toi ?

À très vite…

Lundi lectures

Bonjour toi 😉

Une nouvelle semaine commence et comme tous les lundis, je viens parler de mes lectures. J’en ai deux en cours.

Celui-là, tu le connais, j’en ai déjà parlé ici . Je rame avec ce roman parce qu’il est un peu trop lent à mon goût. Je m’y remets mais j’ai envie de plus de gaieté, c’est pour ça que j’en choisis un autre.

Celui-ci est d’un autre genre, je te dis tout ci-dessous 👇

La folie douce d’une comédie gourmande et sexy

Charlotte, dite Charlie, avait un objectif dans la vie : faire prospérer sa boutique de cupcakes.

Quelle était la probabilité qu’elle se retrouve poursuivie par la mafia russe avec pour seule protection un flic sexy mais pas franchement aimable ?

Avec ce duo qui fait des étincelles, Fleur Hana nous régale d’hilarantes joutes verbales.

Sous le soleil de la Côte d’Azur, ce cocktail explosif de romance, d’action et d’humour est irrésistible !

Je me régale avec cette comédie romantique et policière. La plume de Fleur Hana est fraîche. J’adore ! Je vous raconterai plus en détail quand j’aurais terminé ma lecture, J’espère pour lundi prochain.

Je te parle maintenant d’un service presse que j’ai reçu cette semaine de Calmann Lévy Territoires. À paraître le 2 Mars 2022.

Ronde de la vérité et des apparences en terre corrézienne.

À la mort de sa mère adoptive, Clarence Desprez revient s’installer en ce début des années 1960 dans la maison de son enfance, à Saint-Geniez-ô-Merle, cité perchée de Corrèze. Jeune ornithologue, il trouve là un endroit idéal pour se livrer à l’observation du milan royal, une espèce qu’il veut faire protéger.
Clarence attribue d’abord la sourde inimitié que lui vouent les gens du pays à son hostilité déclarée envers la chasse mais découvre que, avant de l’abandonner et de disparaître, sa mère naturelle avait laissé dans la région un parfum de scandale. Il parvient néanmoins à vaincre la méfiance de la fille d’une personnalité
locale, Philippa Beaulieu, cavalière émérite qui s’entraîne au haras de Pompadour pour devenir jockey.
L’irruption d’une séduisante inconnue passionnée de courses hippiques, qui révèle à Clarence avoir été proche de sa mère, sème le trouble. Ensorcelé, le jeune homme ne voit pas qu’on lui tend un piège machiavélique…

Je connais déjà la plume de Corinne Javelaud pour avoir chroniqué ses livres. C’est elle d’ailleurs qui m’a proposé celui-ci une fois de plus et je l’en remercie vivement. Je suis fière de sa confiance 💖. N’hésite pas à découvrir ses livres ici ou ici. Je les ai lus tous les 3 et chroniqués.

Et toi que lis-tu ? Bon début de semaine 😊.

À très vite…

Dimanche Citation

Bonjour toi 😉

George Sand disait

Le souvenir est le parfum de l’âme

N’est-elle pas jolie cette citation pour accompagner ton dimanche ?

Un souvenir, un parfum… Je suis dotée d’une bonne mémoire olfactive, c’est ainsi que mes souvenirs reviennent, grâce ou à cause d’une fragrance. Je n’ai qu’à fermer les yeux et je saurais exactement ce que ce parfum m’évoque. J’aime à penser que le souvenir est le parfum de l’âme.

Bon dimanche à toi 💖

À très vite…

Gourmandises

Bonjour toi 😉

Du côté de chez Ma ici c’est la semaine gourmandises. C’est un thème qui me va tout à fait parce que je suis une gourmande, une épicurienne. J’aime faire la cuisine, moins la pâtisserie mais je me débrouille.

La dernière photo prise est celle-ci 👎

Merveilles

On les appelle suivant les régions, les bugnes, les merveilles (chez nous), les beignets de carnaval…

Mais il y a aussi les souvenirs des belles poignées de châtaignes que nous faisions à la campagne. Aujourd’hui, mon chéri repris la tradition et a trouvé la recette pour les faire griller à la poêle.

Les châtaignes

Toutes ces gourmandises se grignotent en famille dans la joie et la bonne humeur.

Que dire de mes madeleines ? J’essaie désespérément de les garder dans des boîtes pour tenter de voir si elles se conservent 😂. Mais, elles n’ont guère le temps de se conserver avec la bande de gourmands que j’ai à la maison 😂. Celles-ci sont natures, celles aux pépites de chocolat ont disparu 😂.

Mes madeleines

Une autre gourmandise que nous trouvons sur la table du petit déjeuner, les confitures faites par mon chéri. Ma préférée, celle à la prune d’Ente, souvenir de mes vacances. J’ai toujours l’odeur du four à prunes quand elles sèchent, c’est la même quand la confiture glougloute dans la cuisine.

Confitures à gogo

J’arrête là mes gourmandises… et je n’ai pas parlé du chocolat décliné sous toutes ses formes 😂.

À très vite…


Samedi Chanson

Bonjour toi 😉

Je branche le juke-box 🎵 et je fouille 😊. J’oriente mon choix parce que j’ai envie de vous faire retourner dans les années 70. Je suis et je resterai une fan inconditionnelle de Joe Dassin. D’ailleurs, le prénom Joe apparait plusieurs fois dans mes histoires. C’est comme ça, il ne sera jamais égalé, ses fils tentent de chanter comme lui, mais je ne leur trouve rien en commun. Je partage aujourd’hui celle qui m’émeut à chaque fois. Ce n’est qu’un mot… Salut .

Salut, c'est encore moi
Salut, comment tu vas?
Le temps m'a paru très long
Loin de la maison j'ai pensé à toi

J'ai un peu trop navigué
Et je me sens fatigué
Fais-moi un bon café
J'ai une histoire à te raconter

Il était une fois quelqu'un
Quelqu'un que tu connais bien
Il est parti très loin
Il s'est perdu, il est revenu

Salut, c'est encore moi
Salut, comment tu vas?
Le temps m'a paru très long
Loin de la maison j'ai pensé à toi

Ba ba ba ba

Tu sais, j'ai beaucoup changé
Je m'étais fait des idées
Sur toi, sur moi, sur nous
Des idées folles, mais j'étais fou

Tu n'as plus rien à me dire
Je ne suis qu'un souvenir
Peut-être pas trop mauvais
Jamais plus je ne te dirai

Salut, c'est encore moi
Salut, comment tu vas?
Le temps m'a paru très long
Loin de la maison j'ai pensé à toi

Ba ba ba ba

Joe avait le don de raconter des histoires dans chacune de ses chansons. J’en partagerai certainement d’autres avec vous mais mon juke-box est bien garni et pas figé dans les années passées alors …

En mettant de l’ordre dans mon blog, que vois-je ? J’ai déjà publié sur Joe Dassin 😂. C’est un fait, il est mon chanteur favori 😍. Promis, la semaine prochaine, je laisse mon juke-box faire son boulot tout seul ! 😊

Et toi ? Quel est le chanteur ou la chanteuse qui dépasse tous les autres ?

À très vite…

Jeux d’écriture

Bonjour toi 😉

Tu l’as bien compris, j’aime me promener au fil des blogs et je découvre l’atelier d’écriture de la bulle atmosphérique ici .

Avec les mots vacances, soupape, discours, horloge, soupir, zone, accumuler, procession, candeur, rente et l’ajout de 5 mots ayant pour terminaison – aire, j’ai inventé une petite histoire. J’ai corsé la chose en les mettant dans l’ordre de suggestion. Voici ce que ça donne 👎

Aglaé et Casimir partaient en vacances. Ils chargeaient avec méthode la voiture. Tout était classé comme dans Tetris. Rien ne dépassait et chacun tirait un point d’honneur à être le meilleur. Ils n’étaient pas adversaires, non, plutôt exemplaires.

Les jumeaux, Alex et Aline, les regardaient avec admiration.

— Papa c’est quand qu’on part ?

Casimir pour les faire patienter, se mit au volant et tourna la clé de contact. Rien.

Consternés, ils se regardèrent en silence. Aglaé murmura.

— Je parie que c’est la soupape de sécurité, le garagiste t’avait prévenu. Mais tu as voulu en faire uneaffaire personnelle. Tu as décidé toi-même que tu allais réparer ça tout seul. Nous voilà bien.

— Du coup, on sera quand même à la mer pour mon anniversaire ? demanda Aline, remplie d’espoir.

Casimir se lança dans un discours dont il avait le secret pour se disculper. Sa femme et les enfants jetèrent un œil discrètement sur l’horloge du tableau de bord et lâchèrent en même temps un soupir de lassitude. Il parla de sa zone de confort qu’il avait voulu quitter. Il expliqua qu’il ne désirait pas accumuler les factures en allant encore chez le réparateur. En procession devant lui, femme et enfants l’écoutaient religieusement un sourire aux lèvres.

Ils connaissaient par cœur ce discours qu’il récitait toujours avec candeur quand il était en faute. En attendant, l’heure tournait et les envies de baignade au bord de la mer s’éloignaient à vue d’œil.

Aglaé prit le taureau par les cornes et appela leur sauveur. Malheureusement, en plein inventaire, il ne put les dépanner.

Ils s’assirent en rond devant le véhicule. Puis Casimir se tapa le front de sa main.

— Et si je demandais de l’aide à Tante Agathe ? Sa voiture toute neuve dort dans son garage depuis belle lurette. J’ai refusé qu’elle me verse une rente, ce serait extraordinaire qu’elle me fasse faux bond. Ils se levèrent en même temps. Les enfants reprirent du poil de la bête et Aline se projeta immédiatement dans les vagues bleues.

À très vite…