Thriller : Un héritage empoisonné

Résumé

Coralie et Daniel Faventiny sont jeunes mariés et ont hérité d’une superbe bâtisse qui ressemble à un château. Il est commandant à la brigade criminelle, elle est médecin légiste.

Ils ne sont pas arrivés depuis dix minutes que déjà, des petites choses les intriguent comme des sels de bain autour du jacuzzi, un lit fait avec leur parure de draps, et aussi une porte qui claque alors qu’elle est censée être inhabitée depuis longtemps.

Mais de qui vient cette maison et pourquoi l’ont-ils reçue en cadeau de mariage ?

Chapitre 1

La maison était superbe. Ils l’apercevaient à travers la brume matinale. Une mare au bout du parc accueillait un couple de canards. Il devait faire froid, car de légères vapeurs s’élevaient au-dessus de l’eau, mais ça n’avait pas l’air de déranger les volatiles.

Le chemin pour parvenir à la demeure était bordé de platanes. Ils étaient encore feuillus et leurs couleurs attestaient que la saison automnale était commencée. Il faudrait certainement arranger cette route remplie d’ornières. La voiture qui s’y aventurait cahotait à qui mieux mieux. Le couple riait. C’était normal qu’ils affichent leur bonne humeur, ils venaient d’hériter de cette bâtisse. Les clés serrées dans les mains de la jeune femme indiquaient qu’elle était bien à eux cette baraque. Ce terme ne correspondait pas vraiment, petit château serait plus approprié. Plusieurs toits se superposaient et une tourelle dominait le tout. Une envolée de marches conduisait jusqu’à l’entrée principale alors qu’une autre porte était en rez-de-chaussée.

Le couple était arrivé devant. L’homme coupa le moteur et regarda sa voisine.

— Bienvenue chez nous madame Faventiny.

Coralie et Daniel venaient de se marier. Ils n’avaient pas encore réalisé qu’ils avaient hérité de cette superbe demeure. Ils avaient trouvé dans l’urne déposée dans leur salle de réception, une enveloppe parmi d’autres, particulière. Elle recelait une clé, une adresse, et le titre de propriété.

Ils avaient longuement hésité avant de se décider à accepter ce cadeau. Pas de noms de notaire, pas de signature, rien qui leur permettait d’apprendre d’où venait cette surprise. Ils avaient l’un comme l’autre peu de famille et ce n’était pas un de leurs amis qui auraient pu leur offrir cette demeure.

Ils arrivaient donc, ce jour d’octobre, chez eux.

Ils sortirent en même temps de la voiture, curieux de découvrir comment était l’intérieur de la bâtisse.

— C’est immense pour nous deux, non ?

— Nous pourrons faire des tas d’enfants, répondit son mari en lui faisant un clin d’œil.

— Oui enfin pas tout de suite ! J’ai du boulot moi !

— Et pas moi peut-être ?

Ils rirent tous les deux. Elle était médecin légiste, lui, commandant à la brigade criminelle.

— On décharge nos valises ?

— Voyons d’abord l’intérieur !

Elle grimpa les marches. Arrivée devant l’entrée, elle leva les yeux. La tourelle lui donna le vertige. Elle enfila la clé dans le trou de la serrure, la porte s’ouvrit rapidement, sans grincement.

— Dis donc, même pas besoin d’huile !

Ils étaient à peine à l’intérieur qu’un bruit au loin dans la maison claqua.

— Tu as entendu ?

— Sans doute un courant d’air quand nous sommes entrés.

— Il faudra vérifier les ouvertures.

— Ah ! tu ne vas pas commencer Dany, ne joues pas au flic avec moi.

Il ne répondit pas et entraina sa compagne dans l’escalier qui menait à l’étage.

— Tu as remarqué ?

— Quoi encore ?

— Il ne fait pas froid !

Effectivement, pour une maison qui devait être fermée depuis longtemps, il n’y avait aucune trace d’humidité et d’air cru.

— Et ça ne sent pas le renfermé, répliqua Daniel.

— C’est génial ! Il n’y aura pas de gros travaux à faire.

— Si c’était le cas, nous pourrions toujours la revendre. S’il ne fait pas froid, il ne devait donc pas y avoir une fenêtre ouverte, remarqua Daniel.

— Il ne fait pas non plus, une température en dessous de zéro, Dany. Dis-moi ce qui te tracasse, tu ne l’aimes pas la maison ?

— Je suis très méfiant. Mais continuons de visiter.

Coralie partit devant et poussa les portes de l’étage une à une. Elle resta pantoise face à la salle de bains.

— Tu as vu Daniel ?

Comme il ne répondait pas, elle se regarda dans le miroir. Jolie brunette aux cheveux longs toujours attachés. Pourquoi avoir une telle masse lui répétait sa collègue si tu dois souvent les remonter. Personne ne pouvait comprendre. Sans sa tignasse, elle se sentait toute nue. Et puis Daniel l’aimait ainsi.

Un jacuzzi la narguait. Dernier modèle, s’il vous plait ! Ce qui l’intrigua encore plus c’est que différents sels de bains et de gels douche étaient disposés sur le rebord. Si son homme voyait ça, il allait de nouveau se poser des questions. C’était bizarre quand même !

Deux vasques faisaient face à la glace. Elle n’aperçut aucune serviette accrochée.

Elle ressortit de la pièce et poursuivit ses investigations, en ouvrant les portes les unes après les autres. Trois chambres de dimensions raisonnables se suivaient. Elle appela à nouveau son mari. Laquelle allaient-ils choisir ?

— Daniel ?

— Je suis en bas. Viens voir la cuisine.

Elle dévala l’escalier.

— Du chêne ! mazette !

— Pour le coup, ce n’est pas moderne.

— Tu aimes chérie ?

— Je ne vais pas faire la difficile et puis franchement, quand le camion va débarquer avec toutes nos affaires, la pièce prendra une tout autre allure.

— D’ailleurs, leur arrivée est pour quand ?

Coralie regarda sa montre.

— J’imagine qu’ils ne vont plus tarder.

— Viens, continuons notre visite. Quelle chambre préfères-tu ma puce ?

Ils repartirent à l’étage. C’était bizarre de découvrir une maison qui allait devenir la leur alors qu’ils ne l’avaient jamais vue. Par rapport à leur appartement, classe, d’accord, il n’y avait pas photo, ici il y avait de la place pour recevoir leurs amis.

— J’ai réfléchi que nous pourrions pendre la crémaillère prochainement non ?

Ils étaient sur le palier et poussèrent la première porte. Coralie stupéfaite contempla le lit.

— Tu as vu ? Il est fait ! Je suis certaine qu’il ne l’était pas quand je suis venue tout à l’heure.

— La personne est rudement rapide. Quand je pense à nos galères pour bien tirer la couette.

— Daniel, je ne plaisante pas. Il y a quelques instants, tu râlais parce que tu avais entendu une porte claquer, et là, tu n’es même pas étonné ? De toute façon, je ne dormirais pas dans ces draps. Imagine qu’ils soient sales ?

Elle s’approcha pour les sentir. Un subtil parfum d’adoucissant lui chatouilla les narines.

— C’est le même que le nôtre. Fleur de coton.

En se penchant sur le lit, elle reconnut sa parure.

— Mais regarde ! C’est celle que nous avions encore hier soir !

Daniel saisit son portable. Il allait appeler ses collègues quand un klaxon retentit. Coralie jeta un coup d’œil par la fenêtre, le camion de déménagement était devant la porte.

— Tu feras ça tout à l’heure, nos meubles sont arrivés.

À suivre

Feel good : C’est à cause de la clé

Résumé

Cléo Rose 25 ans. Réceptionniste d’hôtel dans une petite ville touristique. Fille de directeur et directrice d’école, elle n’a pas voulu suivre leur parcours et a passé un BTS Tourisme. Diplôme en poche, elle a trouvé ce poste dans cet hôtel 4 étoiles grâce à la notoriété de son père, fils et petit-fils d’une famille connue de la ville.

Arsène Maestro, 45 ans. Réalisateur très connu en quête de son héroïne pour son prochain film. Avec son meilleur ami et scénariste Claudio Copa, ils sillonnent les routes à la recherche du coup de cœur.

Par un pur hasard, Cléo va croiser sa route à cause ou grâce à une clé perdue. De quiproquos en situations inattendues, Cléo et Arsène vont dérouler tambour battant le film qui va changer leur vie.

Chapitre 1

— Vise un peu la rouquine ! Là !

Claudio Copa montra du doigt la jolie fille qui se mettait presque à quatre pattes dans le caniveau. Scénariste et meilleur ami d’Arsène Maestro, le réalisateur de renom, il sentait l’adrénaline courir dans ses veines. Depuis des semaines, ils cherchaient tous deux l’héroïne du nouveau film de Maestro.

— Arrête-toi je te dis !

— Je vais trouver une place de parking, ne t’énerve pas.

— Regarde ! Elle est trop marrante avec ses immenses lunettes qui lui tombent sur le bout du nez. Et ses cheveux ? Tu as vu ses boucles ?

— D’accord, Claudio, j’ai compris, tu as craqué pour cette nana. Qui te dit qu’elle a une belle voix ?

— Baisse ta vitre !

— Mais…

— Baisse ta vitre, je te dis !

La rouquine en question commençait à en avoir ras le bol de ce client à qui tout était permis parce qu’il avait la bourse bien remplie. Ses lunettes glissaient à cause de la chaleur. Ses cheveux qu’elle tentait vainement de jeter vers l’arrière n’en faisaient qu’à leur tête grâce au vent qui venait de se lever. Elle prit sa voix professionnelle, celle dont ses collègues disaient qu’elle faisait penser à celle des aéroports qui annonçaient les vols.

— Je vous assure que Noé n’a pas pu perdre vos clés, il est bien trop perfectionniste.

Pourtant, elle se pencha pour les chercher au sol. Elle sentit le regard des hommes dans son dos. Sa tenue de réceptionniste avec sa mini-jupe serrée et son chemisier ouvert n’était vraiment pas top pour se mettre à quatre pattes dans le caniveau.

Une fois s’être bien rincé l’œil du spectacle, le client mal luné tâta à nouveau ses poches et éclata de rire.

— Vous avez raison, les voilà !

Il les lui glissa sous le nez et lui tendit la main pour l’aider à se relever. Ce faisant, elle avisa une Audi noire, vitre baissée. Elle apostropha l’homme qui la fixait.

— Vous voulez une photo ?

Claudio éclata de rire alors que Arsène fronçait les sourcils.

— Je ne suis pas sûr que…

— Va te garer ! C’est elle je te dis !

Cléo Rose reprit son poste à la réception ainsi que son sourire figé. Encore une heure, elle aurait terminé sa journée. À elle, le maillot et la plage, puis elle retrouverait Sidonie qui tenait la buvette de la paillote.

Elle enregistra les fiches des nouveaux arrivants, donna des clés, remplit les registres, répondit au téléphone pour les demandes de réservations. Elle ne se rendit pas compte que deux hommes, assis dans les fauteuils de l’accueil, la contemplaient.

Arsène Maestro s’imprégnait des gestes de la jeune femme. Il filmait déjà ses cheveux roux emmêlés, captait sa bouche aux lèvres pleines, découvrait ses yeux verts et sa taille fine. Pas très grande, elle pourrait correspondre au rôle principal de son long métrage, une comédie relatant la vie d’une fille qui n’a pas sa langue dans sa poche. En costume, elle serait magnifique. En effet, Ludivine, jeune femme de bonne famille ne voulait pas suivre la voie toute tracée dictée par son père, un vieux grincheux.

— Alors ? Murmura Claudio, n’avais-je pas raison ?

— Allons lui parler, on verra bien.

Ils attendirent que le dernier client soit parti avec ses bagages pour l’approcher.

— Bonjour !

Claudio entama la conversation le premier. Elle leva la tête. Les deux hommes reçurent en plein cœur le regard vert de deux émeraudes.

— Vous vous êtes bien rincé l’œil ? Ça vous a plu ?

Elle les avait donc reconnus. Arsène sourit alors que son scénariste rougissait. Il prit les choses en main. C’était toujours la même chanson, Claudio faisait le malin, puis il restait pétrifié et ne savait plus quoi dire. Devant une belle femme, il perdait tous ses moyens.

Il se présenta.

— Arsène Maestro. Excusez mon ami, il est parfois un peu…

Il hésita.

 — Lourd ?

— C’est le moins que l’on puisse dire.

Elle jeta discrètement un coup d’œil à la pendule. Plus que cinq minutes. Elle espérait que sa collègue n’allait pas être en retard. Avec un peu de chance, c’est elle qui pourrait s’occuper de ces deux pots de colle. Avec un soupir de soulagement, elle la vit arriver.

— Si vous voulez bien m’excuser, je vous abandonne avec Françoise.

Elle ne leur laissa pas placer un mot, salua celle qui la remplaçait, le sourire aux lèvres. Elle lui indiqua en un temps record les dernières nouvelles et quitta les deux hommes. Mais Arsène Maestro l’arrêta dans son élan.

— En fait, c’est vous que nous venions voir. Ça tombe très bien que vous ayez terminé votre journée, nous allons pouvoir discuter tranquillement.

Stupéfaite, elle planta ses yeux verts dans l’étonnante couleur de gris bleu de son interlocuteur et le toisa.

— Pour qui vous prenez-vous ? Vous savez des gens comme vous qui me draguez, j’en rencontre régulièrement. Désolée, j’ai déjà donné. Bonne continuation dans notre belle région, messieurs.

Elle les quitta alors que sa collègue dissimulait un sourire. Claudio Copa, qui avait retrouvé la parole lui demanda :

— Elle est toujours comme ça votre copine ?

Françoise qui aimait bien la compagnie masculine n’hésita pas ;

— Oui, elle a un fichu caractère, mais pas moi !

Elle accompagna sa réponse d’un clin d’œil qui ne laissait aucun doute sur ses intentions.

Arsène Maestro sourit.

— Désolé mademoiselle, mais vous ne correspondez pas tout à fait à l’idée que je me suis faite de mon personnage principal.

— Vous faites du cinéma ?

Très intéressée, Françoise en oubliait les autres clients qui commençaient à s’impatienter. Elle fut rappelée à l’ordre par son chef qui la surveillait depuis le départ de Cléo.

Les deux hommes la saluèrent et se mirent en quête de la rouquine.

— C’est malin ! Si elle est sortie par-derrière, nous l’avons perdue.

— Vous cherchez quelqu’un ?

Le responsable de la réception s’approchait des deux amis. Il avait reconnu le réalisateur.

— Monsieur Maestro, je suis ravi que vous vous installiez dans notre hôtel. Vous aviez réservé ? Si ce n’est pas le cas, je vais voir ce que je peux faire.

Les deux hommes se regardèrent et se comprirent. Ils allaient prendre une chambre. C’était le seul moyen pour retrouver la jeune fille.

La notoriété du réalisateur fit son œuvre. Ils se trouvèrent tous deux dans une magnifique suite de laquelle, ils apercevaient au loin sur l’océan.

— Vous avez des bagages ?

Arsène donna ses clés de voiture et indiqua où elle était garée. Le garçon d’étage lui affirma que le nécessaire allait être fait pour que son véhicule intègre le parking de l’hôtel.

Le réalisateur lui glissa un généreux pourboire et en profita pour l’interroger. — Vous parlez de Cléo ? Une rouquine à l’accueil, je ne vois qu’elle. Je sais où vous pouvez la trouver. Sur la plage, devant la paillote. Il n’y en a qu’une, vous ne pourrez pas la rater. Elle y retrouve toujours sa copine.

À suivre…

Le sablier du temps des Dieux – PENELLOPE VAN HAVER

Résumé

À une époque très lointaine, harmonie et bien-être primaient dans l’Éther. Dans cet espace vaporeux, toutes les anciennes générations de déités résidaient dans le palais de l’Olympe.

Chronos, dieu suprême du Temps, régnait en Maître, notamment grâce au pouvoir d’un sablier unique, indispensable à l’immortalité.

Mais les Dieux se lassent de leur situation.

Pour les distraire, des jeux sont organisés, afin de leur apporter plus de reconnaissance.

Cependant, la colère gronde inexorablement dans l’Éther.

Et lorsque les dieux s’ennuient, leur vraie nature refait surface, au point que le pouvoir de Chronos, jusque-là jamais surpassé ni même égalé, se retrouve menacé.

Malheureusement, lorsque la balance perd son équilibre, le Chaos apparait…

Qu’adviendra-t-il des dieux ?

Mon avis

Je salue en prime abord le choix de la couverture qui met à l’honneur le sablier, le héros de ce livre.

J’ai lu ce roman avec plaisir même si je ne suis pas une grande adepte de ce genre, un brin fantastique. J’avoue avoir été intriguée par le résumé et agréablement surprise par l’écriture de Pénellope Van haver.

Fan de mythologie, j’ai été happée par l’histoire superbement racontée. Ce livre trouverait tout à fait sa place en dessin animé tellement les images apparaissent au fil des pages au gré de mon imagination. Ce qui me fait sourire, c’est que pour en avoir discuté avec l’auteure, elle pensait le publier en y mettant justement des illustrations. Personnellement, c’est fantastique qu’en lisant, je me fasse ma propre idée et c’est ici le cas. Je verrais bien également une conteuse assise au coin du feu, nous raconter ce roman.

Péneloppe Van Haver a une plume fluide avec un vocabulaire riche. Elle connaît parfaitement son sujet et nous entraine avec elle dans son monde, je dirais féérique. C’est un livre très coloré. Elle a ce don, que les mots se transforment aussitôt en image. J’avoue avoir été envoûtée par son histoire que je recommande vivement.

De jeunes adolescents pourraient aussi en faire la lecture. Ils seront très agréablement surpris et découvriront les méandres de la mythologie de façon ludique.

À consommer sans modération, il est très instructif, parce que mine de rien, il vous transmet un message que je vous laisse savourer. Oui, c’est le mot, c’est un livre à savourer.

Les petits papiers de Marie-Lou – Corinne Javelaud

Résumé

Fêlures secrètes dans une dynastie bordelaise.

Dans les années 70, Marie-Lou Beltran, serveuse à L’Auberge du bonheur, vit avec sa fille, Dora, et sa mère, Luce, dans la maison familiale du quartier des Chartrons à Bordeaux. La main verte de Luce et les talents culinaires de Marie-Lou font merveille pour créer un cocon harmonieux.

Un trouble naît lorsque pour son anniversaire, Marie-Lou offre à Dora une magnifique poupée, dénichée chez un antiquaire. Les femmes Beltran constatent bientôt que la poupée suscite des phénomènes étranges.

Un médium prétend qu’elle est habitée par l’esprit d’un proche assassiné. Comment ne pas penser au père de Marie-Lou, Josué, et à son oncle, Féréol, morts en héros sur leurs arpents de vigne à Saint-Émilion, alors sous la botte allemande ?

Prise dans un engrenage de manifestations surnaturelles, butant sur le silence de Luce, Marie-Lou va devoir affronter les démons d’une histoire familiale tourmentée…

Mon avis

Je retrouve avec plaisir la plume de Corinne Javelaud. Une fois de plus, je suis subjuguée par son art de la description et sa manière de plonger le lecteur immédiatement dans l’intrigue.

Je commence donc l’histoire dans les rues de Bordeaux, puis dans l’auberge où travaille Marie-Lou. La présentation des héros est comme à son habitude très concrète. J’imagine très vite Marie-Lou, puis Luce. La boutique d’antiquités de Jean-Marie de la Romière est quant à elle sublime.

J’admire également le climat qui règne chez sa mère, Luce. Une belle maison où je me sens bien et que j’aperçois grâce aux mots distillés de-ci de-là par l’auteur. De plus, les talents culinaires de Marie-Lou sont mis à l’honneur alors je partage les parfums qui s’échappent de sa cuisine. Entre l’une, férue de botanique et l’autre de recettes ancestrales, je suis gâtée et l’ambiance y est très chaleureuse.

Il manque à tout cela un brin de romance. Elle prend les traits de Virgile Vincy. Est-il bien ce qu’il prétend être, je vous laisse le découvrir.

Toute une palette de personnages tient bien rôle, comme Jean-Marie de la Romière, Clovis le cousin de Marie-Lou, sans oublier la poupée Emilie offerte à la fille de Marie-Lou, Dora, qui m’entraine dans une atmosphère délirante. À partir de là apparaissent les petits papiers, d’où le titre Les petits papiers de Marie-Lou.

D’une ambiance cosy et chaleureuse, je passe à une période troublée où même un médium et un exorciste interviennent.

Les secrets de famille cachés sont amenés à se dévoiler et les protagonistes, comme Luce, Clovis et Virgile me surprennent. Petit à petit, Luce est obligée de raconter ce qu’elle a voulu taire à sa fille.

La plume de Corinne Javelaud est ainsi, elle vous embarque sans vous laisser de répit. Chaque chapitre vous révèle un mystère et je tourne les pages avec avidité pour connaitre la suite.

Je vous recommande chaleureusement ce nouveau roman de Corinne Javelaud, vous passerez, amis lecteurs, un très bon moment.

La galère de Décembre – Line Anker

Résumé

Le véritable amour transcendera-t-il le temps ?

Erwann ne supporte pas l’effervescence des fêtes de Noël. Que ce soit cette mielleuse hystérie collective, ou simplement sa famille soudainement oppressante, tout l’ennuie et l’énerve.

Seulement, cette année, il croise le chemin de Cassandre, son amour perdu…

Dix ans, c’est long et les choses ont bien changé. Désormais fiancée, mais surtout amnésique, Cassandre semble avoir définitivement tiré un trait sur ce qui les unissait. Pourtant, sur les conseils d’une petite fille aux yeux dorés, Erwann se prépare à se battre pour la reconquérir.

Réussiront-ils à se retrouver malgré les galères qui s’amoncellent entre eux ? Une chose est sûre, ils s’en souviendront de ce mois de décembre !

Mon avis

Quand je choisis un livre, peu importe la période, du moment que le résumé m’interpelle. La romantique que je suis n’a pas hésité en le découvrant, d’autant plus que les prénoms des héros m’ont plus d’emblée, surtout celui de Cassandre.

Si je m’en réfère au syndrome de Cassandre, je m’amuse. En effet, Cassandre, suite à un accident a perdu la mémoire, alors que dans la mythologie grecque, Cassandre a justement le don de prophétie et personne ne veut la croire à cause d’une malédiction.

C’est une histoire sucrée à souhait (ça tombe bien c’est la période de Noël) émouvante, où différents sentiments s’entrecroisent. La jalousie et les non-dits ont une place importante, mais le véritable amour sait toujours sortir son épingle du jeu.

Une blondinette aux yeux dorés et au bonnet rouge met régulièrement son grain de sel dans les différents chapitres. Elle est présente quand nos deux héros hésitent quant à la marche à suivre. Mais qui est-elle ? Pourquoi apparaît-elle justement à ces moments cruciaux ?

Une Mamy disparue et un héritage inattendu font de cette histoire un joli conte de fées qui se lit avec un réel plaisir. C’est roman qui m’a immédiatement transportée et m’a arraché quelques larmes.

Avec les deux héros, j’ai vécu la galère de décembre. J’ai respiré l’ambiance de Noël avec la famille d’Erwann, j’ai senti la froideur et la noirceur de celle de Cassandre, j’ai pesté contre Louis et partagé avec Erwann sa tristesse. Je me suis agacée avec Cassandre qui, même si elle savait qu’Erwann était l’homme de sa vie, n’arrivait pas à lui dire.

Pour résumer, c’est un cocktail charmant qui se boit avec plaisir et qui a un goût de Reviens-y.

À déguster sans modération, mais je vous aurais prévenu, amis lecteurs, vous pourriez avoir envie de ne plus quitter vos héros. Merci, Line Anker, de m’avoir fait découvrir votre plume, légère, fluide et agréable à parcourir.

Le miroir aux revenants – Nicole Provence

Résumé 

« Jure que tu garderas le secret avant d’ôter complètement la housse, ou ne reviens jamais ! » Cette phrase inscrite sur le grand miroir d’une vieille armoire m’a fichu la trouille de ma vie. Puis l’âme de mon arrière- grand- tante Agathe m’est apparue à travers une lumière jaune : mon sosie, comme une deuxième Ophélie qui avait aussi ma voix. Fan des romans d’Agatha Christie, elle m’a demandé de trouver l’assassin de son ami Théophile Lecouvreur, jardinier de son vivant. C’est ainsi que je me suis lancée dans une incroyable enquête, sans me douter que des lumières d’âmes seraient mes alliées.

Mon avis

J’ai l’habitude de lire Nicole Provence et quand elle m’a proposé de découvrir son roman jeunesse, je n’ai pas hésité, parce que je connais sa plume et son style.

Je les ai parfaitement retrouvés ici, avec des personnages ados mais tout aussi attachants.

Ophélie déménage avec son frère et sa maman. Elle déteste cette nouvelle baraquecomme elle l’appelle. Et pourtant, elle est pleine de surprises. Ophélie en fera rapidement l’expérience.

Quelle frayeur quand elle aperçoit a tante Agathe à travers le miroir et que celle-ci vient dans sa chambre… mais elle n’est pas la seule.

Quelle incroyable enquête menée par Ophélie et d’autres personnages qui sont plus ou moins liés.

Je retrouve aussi un brin de romance, distillé de-ci-delà, comme l’auteur sait si bien le faire. Adepte de ce genre d’histoire, je me suis régalée. Je n’imaginais même pas que Nicole Provence aurait pu oublier ce qui fait son succès dans ses romans. Je la félicite pour avoir mis sa plume au service de lecteurs plus jeunes.

J’ai beaucoup aimé cette histoire légère qui s’adresse à un public d’adolescents. Le langage est fluide, facile, et tout à fait à leur portée. Il ne pourra pas laisser indifférentes les filles romantiques et avides d’un brin de suspense.

Et qui n’a pas eu envie de traverser le miroir pour découvrir l’autre côté ?

Qu’importe le chemin – Martine Magnin

Résumé

« À nous, parents inquiets et ignorants, la recherche fébrile dans les dictionnaires médicaux, le décryptage impossible des graphiques d’électro-encéphalogrammes et l’interprétation plus que hasardeuse des – bilans biologiques. Le regard froid et technique des médecins blasés, leur arrogance expérimentée, hautaine et fuyante. De l’autre côté, la maladresse et l’extrême compassion des amis et de la famille n’arrangeaient rien. Leur compassion maladroite et pesante nous hérissait, on s’empêchait de les repousser avec brusquerie, ce n’était pas le moment de parler ou de partager, c’était juste le moment de comprendre et de se battre. C’était le moment de crier en silence. »

Un jour, en rentrant de vacances, Alexandre, 8 ans, fait une crise. Panique générale. La vie bien ordonnée de sa mère s’effondre. Qu’importe le chemin retrace le combat à contre-courant d’une mère et de son fils. Diagnostiqué épileptique, Alexandre sera un petit garçon fragile et sensible, puis un jeune homme en proie à de lourdes addictions qui lui feront connaître les tourments de la rue et la violence de l’enfermement psychiatrique. Sa mère sera présente à chaque instant. Sans jamais céder au désespoir ni au fatalisme, Martine Magnin livre un témoignage poignant et sincère sur l’amour d’une mère face à un enfant en dérive. »

Mon avis

Le premier mot qui me vient à l’esprit est poignant.

Non, l’histoire de Martine Magnin racontée dans ce livre n’est pas un conte. Elle aurait pu commencer par Il était une fois, sauf qu’il n’y a pas de prince charmant, seulement beaucoup et énormément d’amour tout au long de ma lecture. C’est écrit avec justesse et sans pitié. Martine Magnin ne larmoie pas sur son sort, elle accepte et ce n’est pas facile.

Cet amour est celui d’une maman qui gère au jour le jour les galères de ce que la vie lui réserve avec son fils.

J’ai eu beaucoup de mal à découvrir de page en page son histoire. Je craignais à chaque nouveau chapitre, une mauvaise nouvelle.

Je salue la pugnacité et le courage de cette maman qui ne baissera jamais les bras même si parfois, elle a honte. Honte d’avoir envie d’être sans Alexandre pour pouvoir souffler, honte de voler quelques instants de bonheur dans les bras d’un homme, honte d’accepter qu’il parte loin d’elle. Mais elle en a tant besoin pour ne pas s’écrouler, parce que si elle tombe, qui sera là pour le tenir à bout de bras son gamin ?

Que dire de ses amies, de véritables pépites qui répondent toujours présentes lorsqu’elles les appellent au secours. Combien de fois, ai-je pensé qu’est-ce que j’aurais fait moi à sa place ? Parce qu’il ne faut pas croire que ce genre de choses n’arrive qu’aux autres. Quand Martine Magnin a appris que fils était épileptique et que le chemin allait être long pour soigner cette maladie, j’ai eu mal. Comment réagir devant la douleur de son enfant et lui expliquer avec des mots simples que la vie vient de basculer pour eux deux et que ça ne sera plus jamais comme avant ?

Alexandre grandit, c’est l’adolescence qui se profile. Il en a ras le bol de ses médicaments quotidiens, lui, ce qu’il veut, c’est mener une existence normale. Pour ça, prendre d’autres drogues afin d’oublier et faire semblant d’être comme les jeunes de son âge est facile, mais à quel prix. S’ajoute alors, une nouvelle descente aux enfers pour la maman. Ces addictions coûtent chères à tous points de vue. Quel courage a Martine Magnin d’accompagner coûte que coûte Alexandre dans cette quête de bonheur artificiel et surtout d’aider à l’en sortir.

Qu’elle est longue et difficile cette route emplie de doutes et de chutes. Elle ne baissera jamais les bras et portera son fils jusqu’au bout.

Je termine par ses mots :

« Qu’importe le chemin, on récolte toujours ce que l’on s’aime ».

La Louve Cathare – Mireille Calmel

Résumé

Paris, novembre 1226, quelques jours avant le couronnement de saint Louis…

L’impétueuse Griffonelle, petite voleuse de seize ans, assiste en pleine rue au meurtre sauvage de sa mère. Rapidement, les soupçons se portent sur Amaury de Montfort, le fils de celui qui a mené la croisade en Occitanie et brûlé des centaines de cathares.

Pourquoi ce crime abominable ? à son tour, Griffonelle est la cible de Montfort. De la religion cathare, pourtant, la jeune femme ne sait rien. Il la traque, exigeant qu’elle lui remette une carte dont elle ignore jusqu’à l’existence ; une carte recherchée par les proches du roi et qui mènerait à une mine d’or cachée en Occitanie, au cœur de la Montagne Noire.

Pour échapper à cet homme et survivre, elle doit découvrir au plus vite ce que sa mère a dissimulé. Mais bientôt, tandis que les assassinats se multiplient dans l’entourage du roi, l’impitoyable vengeance d’une femme plane sur Griffonelle…

Une femme dont le nom est à jamais maudit : la Louve cathare.

Meurtres, passion amoureuse, trahisons

Un grand roman d’aventures dans les rues sombres et mystérieuses de Paris

Mon avis

Je remercie XO éditions de m’avoir envoyé ce service presse. Comme toujours, je suis immédiatement plongée dans l’ambiance historique de l’époque. Mireille Calmel a le don de vous y embarquer aussitôt avec ses personnages principaux tout d’abord, puis son décor, s’ensuivent les parfums, les costumes. Les livres de l’auteur sont construits et écrits de la même façon, mais à chaque fois, je pense que c’est mon préféré, mais c’est faux. Vous savez, quand vous êtes interrogés à la sortie d’une salle de cinéma, vous dites spontanément que c’est le meilleur film… Ici, c’est pareil, mais ce n’est pas vrai. Ils ont tous ce petit quelque chose qui vous fait aimer l’héroïne, Griffonelle dans ce roman retient toute l’attention.

Je me crois aussi dans la Cour des Miracles avec Triboulet, le nain, l’ami fidèle de Griffonnelle. Tous deux volent, chipent l’argent des riches, sans être arrêtés.

Évidemment, une menace plane sur la jeune fille qui n’en a cure finalement. Elle est amoureuse. Mais voilà, celui qui fait battre son cœur n’est pas celui qu’elle croit. J’apprécie beaucoup les ruses déployées pour le rencontrer d’ailleurs.

De même, un de ses plus fidèles amis est-il vraiment ce qu’il prétend être ?

Qui est la louve cathare ? Est-elle dangereuse ? Quel est le lien avec Griffonnelle ?

Une fois de plus, les sentiments des plus nobles aux plus abominables se croisent et s’entrechoquent.

J’ai lu ce livre à la vitesse où se déroulent les évènements. Les situations s’enchaînent sans temps mort, et que dire de l’incendie de Notre-Dame qui nous replonge dans celui plus récent.

Je savais que l’auteur avait un faible pour cet édifice, souvent présent dans ses histoires. Il est vrai que Notre-Dame de Paris existe depuis 1163, le roman ici se passe en 1226. Mireille Calmel nous explique d’ailleurs en fin de cet opus pourquoi elle a placé l’incendie à cette époque.

Alors êtes-vous prêts à découvrir NA LOBA ? Chut, ce nom est maudit et ne doit pas être prononcé, c’est à vos risques et périls.

Coup de cœur ❤❤ pourtant, il faudra s’armer de patience. Vous êtes prévenus, comme à chaque roman de l’auteur, ça se termine avec un cliffhanger, évidemment !

Un Noël saupoudré d’espoir – Nathalie Brunal

Résumé

Dolly, disparue prématurément à16 ans, se voit proposer de revenir sur Terre pour redonner le sourire à ses proches.

Elle se glisse dans la peau de Gabrielle, jeune journaliste venue observer la magie de Noël, si particulière dans leur petite ville.

Mon avis

Quand j’ai refermé ce livre, je me suis sentie bien. Cette petite lueur d’espoir annoncée était bien présente.

L’histoire de Dolly est très émouvante. Alors que la jeune fille est morte d’une leucémie à 16 ans et qu’elle est projetée dans le long couloir blanc qui l’amène devant Lui, je retrouve la plume légère de Nathalie Brunal.

Je m’amuse beaucoup en découvrant la section des anges gardiens, le rire tonitruant du grand Chef que l’on n’imagine pas du tout comme ça, mais c’est bien normal, puisque personne ne l’a jamais vu. Le ton du roman est donné, ce n’est pas parce que Dolly est décédée que ça va être triste. Franchement, la vie là-bas telle qu’elle est décrite par l’auteur est fort sympathique. Je comprends que personne n’en revienne.

Donc Dolly va devoir redescendre sur terre, c’est un ordre ! il ne faut pas exagérer, le grand chef c’est lui qui décide. Redonner le sourire à sa famille, voilà sa mission. Pas facile, surtout que personne ne doit la reconnaître, sinon retour là-haut, illico presto, Lui ne rigole pas.

Elle est en formation, un tuteur va la surveiller : Peter, gourmand comme il n’est pas permis, amusant, blagueur, et… trouillard.

Que dire des costumes hilarants proposés à nos deux acolytes, de la jeunesse de l’héroïne qui, ne l’oublions pas est morte à 16 ans, ne connaît donc pas tout de la vie… Un régal à certains moments, et justement parce qu’elle est partie trop tôt, elle a envie d’aller au bout de ce qu’elle aurait pu vivre… Émotion garantie.

Je ne vais pas raconter l’histoire et comment Dolly, ou plutôt Gabrielle, va s’y prendre et si elle va réussir, mais je peux vous assurer que vous allez passer un excellent moment de lecture. Entre émotion et franche rigolade, vous allez suivre avec bonheur la jeune fille et Peter son tuteur, un brin gaffeur.

Les bons sentiments se succèdent et je retrouve l’amitié infaillible, le sens de la famille, une voisine un tantinet curieuse, et surtout Noël et ses chocolats, ses décorations, sa neige. Oui, un livre que je classerais dans ceux que je relirais avec plaisir et un coup de cœur à glisser sous le sapin.

Une seconde chance ? Pourquoi pas …

Il faut toujours croire en ses rêves d’enfant – Corinne Falbet Desmoulin

Résumé

Après « LES CADEAUX DU COEUR » et « LE RÊVE DES ÎLES », « IL FAUT TOUJOURS CROIRE EN SES RÊVES D’ENFANT » est le troisième tome d’une trilogie. Cependant, chaque roman peut être lu indépendamment. Vous retrouverez dans cet opus les univers de Violaine, auteure malentendante qui a su toucher le cœur de ses lecteurs. Son passé va la rattraper. Pourquoi un inconnu la menace-t-il en lui envoyant des lettres anonymes ? Quel secret poignant cache-t-elle, qui va soudain éclater en plein jour ? Qui est cette mystérieuse Florence, se trouvant si souvent sur son chemin ? De leur côté, Romane et Célestin vont devoir affronter l’adolescence difficile de leur fille Emma. Comme dans le deuxième tome, le jeune Gabriel amène sa propre vision pleine d’humour sur la situation. À travers son écriture fluide, précise et poétique, Corinne Falbet-Desmoulin offre à nouveau dans cet ouvrage un suspense soutenu, un regard sur ses personnages empli d’émotion et de tendresse, ainsi qu’un dénouement auquel personne ne s’attendait.

Mon avis

Je connais la plume de Corinne Falbet-Desmoulin, mais je n’ai pas lu les deux premiers tomes de cette trilogie. Comme le dit l’auteur, le lecteur peut très bien découvrir ce troisième opus sans avoir vu les deux premiers. C’est vrai, mais je le regrette un peu.

Cette histoire est très émouvante et très prenante. Elle est écrite par une main douce qui trace tout en délicatesse le parcours de Violaine.

Violaine est une écrivaine malentendante, mais ce n’est pas vraiment le sujet, il est abordé, sans s’y attarder. Oui, elle rencontre des difficultés pour aller au-devant de son public, d’ailleurs elle le craint, mais quand son éditrice lui propose un contrat, même avec appréhension, elle accepte, parce qu’elle veut faire plaisir aux gens et les rendre heureux. C’est le fil conducteur du roman. L’amour est partout, le bien d’autrui aussi, le bonheur qui se découvre peu à peu, la peur, l’aveu, que de beaux sentiments qui ne peuvent laisser la lectrice que je suis indifférente.

Corinne Falbet-Desmoulin a le don de vous embarquer avec des mots simples dans son univers et dans celui de ses héros. La lecture est agréable, touchante. J’ai eu l’impression d’assister à un film qui se déroule, tranquillement, sans un bruit, comme dans la vie de tous les jours. Les chapitres s’enchainent naturellement toujours à la première personne, alors que les acteurs changent. Que ce soit Violaine, Romane, Ernesto, tous parlent en leur voix propre, à l’instant, qu’il soit gai ou triste.

Certains passages m’ont bouleversée, je vous laisse les découvrir, mais la chute est à l’image de Violaine. Il ne pouvait pas en être autrement.

C’est un beau roman qui vous serre le cœur, je vous le conseille parce qu’il faut toujours croire en ses rêves d’enfant.