Dimanche Musique

Bonjour toi 😉

Je t’apporte le petit déjeuner afin que tu prennes des forces pour danser avec Mika. J’adore son énergie et cette musique met la pêche pour la journée, je l’écoute souvent aussi je te la partage.

Et c’est parti 🎶🎶🎶

Bon dimanche 💖

À très vite…

Journal de Marie-Sophie et Archibald

Bonjour toi 😉

Marie-Sophie

L’été était passé à une allure grand V. Les deux mois avaient filé sans que je m’en rende compte. Les touristes avaient afflué et la boulangerie n’avait pas désempli. Archibald avait finalement recruté une jeune femme à mi-temps pour les jours où je partais avec le food truck. Elle s’appelait Maddi Artola et était une amie de François. Il nous l’avait chaudement recommandée et nous n’avons pas été déçus.

Je me regardai dans le miroir de la salle de bains. J’affichai un sourire béat qui ne me quittait pas. C’était arrivé comme ça, un soir…

Archibald et moi étions rentrés à pied comme d’habitude. Je lui racontais ma journée, il faisait de même. Soudain, j’entendis une cavalcade derrière moi. Instinctivement, je saisis la main d’Archibald, un troupeau de moutons dévalaient le sentier. La bergère et son chien suivaient. Elle nous salua en s’excusant de nous avoir fait peur, mais les clôtures du pré ayant été endommagées, elle ne pouvait y laisser ses animaux. C’était un voisin qui l’avait prévenue parce qu’une brebis, plus curieuse que les autres, s’était aventurée sur la route.

Le troupeau était passé, mais Archibald n’a pas lâché ma main et je n’avais rien fait pour lui reprendre. Je savais que nous pouvions emprunter un sentier pour gagner du temps. Nous ne le faisions jamais, parce que nous préférions rester sur le chemin habituel, mais ce soir-là, il s’y engouffra m’entrainant avec lui. Comme deux gamins, nous éclatâmes de rire en courant sur ce sentier dérangeant les petits animaux. Puis, il s’arrêta. Il saisit mon visage entre ses mains, plongea ses yeux dans les miens, cherchant peut-être une réponse à sa question. J’avais le cœur qui battait la chamade et je sentais le sien s’affoler également contre le mien. Il approcha sa bouche de la mienne. Je le connaissais par cœur, mais je n’avais jamais été aussi près de ses lèvres.

J’eus peur de ne pas aimer. Pas facile de passer du stade de meilleur ami à… amant.

Oui, ce soir-là, tout bascula et depuis, j’avais les étoiles plein les yeux. Pourtant, il m’avait fait jurer de ne rien raconter à personne, même pas à Mélusine. Il voulait que ça reste notre secret, pendant un certain temps. Je lui promis et je me rappelai encore son rire.

Il m’enleva les brindilles accrochées à mes cheveux, je me souviens de ses mains si caressantes. Jamais je n’aurai imaginé qu’il pouvait les avoir si douces. C’est alors que je regrettai tout ce temps perdu.

Quand nous sommes rentrés à la maison, il n’y avait personne. Mélusine était chez François. Notre secret ne fut pas éventé.

Et depuis, les jours passaient et nous agissions comme si de rien n’était. Archibald n’hésitait pas à venir me rejoindre dans ma chambre, je n’avais pas encore osé le retrouver. C’était facile pour lui, il se levait tôt, il suffisait qu’il décale son réveil et il s’arrêtait à ma porte.

— Je peux entrer ?

Je fis signe à Mélusine qui se planta devant moi.

— Dis-moi, c’est parce qu’il fait les viennoiseries qu’Archibald se lève aux aurores ? Je ne dormais pas, il faisait trop chaud. Il est descendu de bonne heure.

Je baissai la tête pour qu’elle ne voie pas mon sourire et fis celle qui n’avait rien entendu.

— Figure-toi qu’Enzo voulait lui demander quelque chose hier matin, et il n’était pas dans sa chambre.

— Enzo se lève si tôt ?

Je finissais de me coiffer et passais devant elle pour aller préparer le petit déjeuner.

Archibald arrivait et il déposa les viennoiseries toutes chaudes sur la table.

Archibald

Depuis que MarieSophe était devenue ma femme, même si nous ne sommes pas mariés, je la trouvais encore plus belle.

Ce matin-là, Mélusine me cueillit par surprise dans la cuisine.

— Salut toi ! tu te lèves bien tôt ! Je t’ai entendu.

— Il fait chaud, je ne dors pas bien ici, à la boulangerie il fait plus frais.

— Mais bien sûr, ricana-t-elle, avec tes fours allumés, tu m’en diras tant. Avoue plutôt que tu t’es trouvé une petite copine et que tu vas la retrouver.

Elle rit et se tourna vers Marie-Sophie. La chipie avait les yeux qui pétillaient.

— Tu ne sais rien toi ? lui demanda-t-elle.

Marie-Sophie haussa les épaules. Mélusine insista :

— On la connait ?

— Tu affabules, tu crois sincèrement que j’ai le temps pour ça ?

— C’est vrai que tu ne vois personne, à part nous, mais tu dois bien avoir envie parfois de…

— Je n’ai pas l’intention de venir dans vos lits les filles, je me débrouille.

J’éclatai de rire et enchainai :

— Voilà le petit déjeuner, donnez-moi votre avis.

Je quittai aussitôt la cuisine, regrettant de ne pas embrasser Marie-Sophie, mais c’est Pépé Charles qui me topa dès que je franchis le portail du jardin.

— Salut mon garçon !

Lui c’est l’inverse qu’il avait remarqué.

— Dis-moi, tu pars plus tard non, le matin ? Si tu dors davantage, tant mieux.

Pourquoi ai-je eu l’impression qu’il se moquait de moi ? Il me tapa sur l’épaule, me fit un clin d’œil et s’en alla en sifflotant.

Pas facile de cacher ma joie et mon bonheur. J’étais certain que tout le monde savait… je souhaitai vraiment garder notre secret. C’était tout neuf et je savourai ces moments volés.

Alors que j’arrivai à la boulangerie pas encore ouverte, j’aperçus Gabriel. Il me fit signe et me rejoignit.

— C’est toi que je voulais voir, dit-il en me serrant la main.

Je l’invitai à entrer dans mon laboratoire.

— Je me demande comment tu fais pour supporter cette chaleur.

— Question d’habitude.

Je revêtis ma tenue blanche attendant qu’il me parle.

— J’ai besoin de ton avis. Il y a un moment que Morgan est rentré et Marie-Sophie semble heureuse. Crois-tu qu’elle soit passée à autre chose et que je pourrai à nouveau tenter ma chance ?

Je pris le temps de répondre sentant une vague de jalousie m’envahir. Je ne connaissais pas ce sentiment et aussitôt je le détestai. La jalousie ? Pas pour moi, je me l’étais promis. J’en avais trop souffert gamin ! je l’interrogeai tout en sortant mes baguettes du four.

— Je pensai que tu avais lâché l’affaire ?

— Hum ! on voit bien que tu n’es pas amoureux toi ! si tu crois que c’est facile !

— Désolé, je ne me doutais pas que tu étais aussi mordu.

Je devais vraiment prendre sur moi pour lui répondre calmement.

— Alors ? Toi qui la connais bien, tu es son meilleur ami, tu dois bien savoir si elle a rencontré quelqu’un ?

J’hallucinai ! Je n’aurai jamais imaginé que Gabriel viendrait me parler de Marie-Sophie de cette façon. Nous n’étions plus des gamins et à l’écouter, j’avais l’impression de me trouver face à un ado.

Il dut s’en rendre compte à mon soupir et haussement de sourcils.

— D’accord, je suis complètement idiot.

— Tente ta chance, tu verras bien.

— Sérieux ? Tu penses que j’ai une chance ?

Je regrettai aussitôt ma réplique à découvrir son sourire béat et surtout d’avoir fait promettre à Marie-Sophie de garder le secret sur nous deux.

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…

Camille et Philémon

Bonjour toi 😉

Un jour, quelqu’un m’a demandé pourquoi l’âge de mes héros tournait souvent au tour de la trentaine voire quarantaine. Je n’ai pas su répondre surtout qu’en insistant, la question a été :

— Ce n’est pas difficile d’écrire à un âge qu’on n’a pas ?

C’est rigolo cette question. Entre mes petits personnages qui ont 5, 6 ans et les adultes de 35 ans je me suis interrogée : non, ce n’est pas compliqué de parler d’un âge qu’on n’a pas ou plus.

Alors il n’en fallait pas plus pour que j’imagine un nouveau héros qui se situe autour de la soixantaine, peut-être plus ?

Je l’ai appelé immédiatement Camille, ne me demande pas pourquoi, je n’en sais rien. Je la pose sur un banc, seule.

Au début, elle se souvient, elle monologue dans sa tête en regardant la nature. Et puis, quelqu’un va s’approcher d’elle. Ce sera Philémon, et lui son prénom, qui m’est venu aussi spontanément me rappelle un jeune commercial qui s’était présenté ainsi. Aussitôt j’avais eu la référence de Philémon et Baucis et ça l’avait fait sourire parce que ses parents avaient eu également cette idée. Je n’avais jamais rencontré de Philémon auparavant 😉 des commerciaux si !

Alors c’est parti pour l’histoire de Camille, ce n’est pas ma vie, juste des réflexions et des mots glanés ici et là.

Dieu que ça faisait du bien de se trouver un peu seule. Camille souriait en pensant ça, c’était compliqué. Les enfants s’étaient envolés et menaient leur barque, elle se plaignait parfois de ne pas les voir souvent et lorsqu’ils débarquaient, même si elle était ravie, ça faisait beaucoup de bruit et bousculait son quotidien. La préparation des repas, les petits-déjeuners qui n’en finissaient pas parce que personne n’avait un rythme identique. Son homme était beaucoup plus placide qu’elle et lui répétait que ça ne servait à rien de s’énerver. Il avait certainement raison.

Un banc lui tendait les bras. Elle aimait bien ce coin tranquille d’où elle pouvait contempler à loisir l’étang et les oiseaux qui venaient s’y désaltérer. Si elle avait de la chance, elle assisterait au ballet des hirondelles, même s’il n’y en avait plus beaucoup.

Elle s’assit puis regarda le ciel bleu. Il allait encore faire chaud. C’était bien la chaleur, elle n’aurait pas mal au dos. Elle soupira. En vieillissant, elle veillait à ne pas devenir une TAMALOU. Plus jeune, elle se moquait des plus vieux qui avaient toujours mal quelque part. Quand elle rencontrait une de son âge, la première question était souvent la même ? Quoi de neuf ? La réponse aussi était la même tout est vieux, à part mes douleurs et c’était parti pour la litanie des bobos. Camille ne parlait jamais de ses misères, elle avait de la chance, elle n’avait pas à se plaindre, elle allait bien et son homme aussi, jusqu’à quand ?

Perdue dans ses pensées, elle ne s’était pas aperçue qu’un homme s’était assis à l’autre bout du banc. Elle ne l’avait jamais vu dans le quartier. Il ne devait pas être du village. Camille était un peu curieuse, mais elle n’allait pas engager la conversation avec un inconnu. On entendait tellement de choses horribles en ce moment à la télé qu’elle se demanda même si elle n’allait pas quitter son banc. Il ne faudrait pas qu’elle se fasse assassiner bêtement, là, à son endroit favori. Peut-être qu’il la noierait dans l’étang et qu’un jour son corps remonterait à la surface. Elle serait découverte par des enfants ou des joggeurs, quelle horreur !

Machinalement, elle avait dû porter sa main à sa bouche, l’homme sans la regarder lui dit :

— Il ne faut pas avoir peur, moi j’ai confiance.

Surprise, elle ne sut que dire. Il se tourna vers elle. Quel âge pouvait-il avoir ? Elle était incapable de le situer. Pas jeune, pas vieux, paisible. Oui, c’est ça, c’est le premier mot qui lui vint à l’esprit en le contemplant. Un peu honteuse parce qu’elle se rendait compte qu’elle se sentait bien auprès de lui, elle se détourna et tenta de se focaliser sur les oiseaux.

— Regardez, les hirondelles vous offrent leur plus belle danse.

Pourquoi avait-elle l’impression qu’il savait tout d’elle ? D’ordinaire, elle se serait agacée que cet homme vienne lui squatter son banc. C’est vrai quoi, pourquoi débarquer ici ? Elle ne l’avait jamais vu. Comment l’interroger sans paraitre indiscrète ?

— Je m’appelle Philémon.

Stupéfaite, elle imagina qu’il lisait dans ses pensées.

— Rassurez-vous, il m’arrive aussi de me demander ce qui se passe dans la tête des gens.

Il la regardait, un léger sourire aux lèvres. Elle ne put s’empêcher de lui répondre :

— C’est vrai que le monde marche sur la tête.

Il soupira.

Finalement, pourquoi ne pas engager la conversation, elle en saurait sans doute davantage sur lui. Il lui inspirait confiance.

— Vous venez d’emménager ici ? Je ne vous ai jamais rencontré.

— C’est normal, vous êtes souvent prise par toutes vos activités.

C’était énoncé sans méchanceté, juste une constatation. Il n’avait pas répondu à sa question. Pourquoi se sentit-elle le besoin de se justifier immédiatement.

— Je voudrais bien vous y voir vous ! Ce n’est pas parce que je suis à la retraite que je n’ai rien à faire.

— Ce n’est pas ce que j’ai dit. Vous avez travaillé toute votre vie, c’est normal d’en profiter aujourd’hui.

— Ce n’est pas ce que pensent les autres. Vous savez les vieux, ils ne servent plus à grand-chose quand ils ne travaillent plus.

— Croyez – vous ? Les vieux comme vous les appelez sont les souvenirs. Lorsqu’ils ne seront plus là, personne ne pourra plus raconter, on oubliera. J’ai beaucoup d’estime pour eux. Prenez le cas de vos enfants, ne font-ils pas appel à vous quand ils ont besoin de votre aide ?

— Si, mais ça ne compte pas, c’est normal ! Vous êtes à la retraite vous ?

— Parfois j’ai beaucoup de travail, parfois moins, mais je suis toujours sur le qui-vive.

— Vous ne devez pas rire tous les jours alors.

— Lorsque j’ai réussi à donner le sourire, si ! Apaiser est mon domaine de prédilection.

Le silence s’installa. Ils étaient chacun assis à un bout du banc et regardaient dans la même direction. Camille cherchait le métier qu’il pouvait bien faire. Médecin ? Maître Yoga ? Elle haussa les épaules, son petit-fils la reprendrait et dirait que c’était Maitre Yoda. Elle oublia de contempler les oiseaux qui s’ébattaient dans l’eau, elle ne vit pas le petit vautour qui tournoyait dans le ciel et n’entendit pas son cri, parasitée par sa curiosité mal placée.

— Cessez de vous poser des questions, écoutez votre cœur et les signes autour de vous.

Il en avait de bonnes lui ! Elle pensa qu’il ne devait pas vivre dans le même monde qu’elle. Peut-être qu’il était bourré de fric et regardait du coup le monde différemment. Mais oui, c’était certainement ça. Ou alors, c’était un illuminé. La Ginette, elle les appelait comme ça, ceux qui avaient de drôles d’idées qu’on dirait qu’ils habitaient sur une autre planète. Évidemment, il ne pouvait pas comprendre qu’elle craignait qu’il arrive des malheurs à ses enfants, qu’elle ne savait pas comment elle allait finir le mois, parce que justement à la retraire, on n’avait pas le même salaire qu’avant, et puis il fallait changer le lave-linge qui était très vieux, elle ne se voyait pas laisser s’entasser les vêtements dans la corbeille.

Elle pensa à sa voisine qui allait mal depuis que son mari l’avait quittée, elle devrait passer lui remonter le moral, elle se dit qu’elle devrait rentrer préparer le repas. Elle soupira, sa pause était terminée. L’apaisement qu’elle avait ressenti au début s’était fait la malle et toutes les questions qu’elle se posait et dont elle n’avait pas les réponses dansaient la sarabande dans sa tête. Et si elle tombait malade, qui s’occuperait de son homme et de son chien ? Aurait-elle assez d’argent pour aller en maison de retraite ? Elle ne souhaitait pas être à la charge de ses enfants.

Elle se tourna vers Philémon, il avait disparu.

Aujourd’hui, c’est une Camille tristounette que je t’ai présentée. Une Camille différente reviendra, elle peut être toi ou ta voisine, elle se posera autant de questions, n’aura toujours pas les réponses parce qu’elle craint l’avenir et qu’elle ne sait pas de quoi il sera fait, mais Camille peut-être aussi très optimiste, pleine de pep’s et d’envie de découvrir de nouvelles choses ou de faire ce que pendant sa vie active, elle n’a pas eu le temps d’exploiter.

Mais qui est Philémon ?

© Isabelle-Marie d’Angèle (Juin 2023).

À très vite…

Lundi, je vais te raconter un truc

Bonjour toi 😉

Je vais te raconter un truc Lundi.

Dans un message envoyé à mon frère pour les fêtes de Pâques, après les salutations d’usage et le Joyeuse Pâques, j’avais glissé mine de rien Tu peux m’appeler tu sais, juste comme ça, même si tu n’as rien à me dire.

Dans mon monde de Bisesnounours, les frères et sœurs s’entendent bien, s’appellent pour rien, s’invitent pour rien et passent se voir quand ils n’habitent pas trop loin l’un de l’autre.

Dans la vraie vie, ce n’est pas tout à fait ça…

Mais quand le numéro de ton frangin s’affiche, tu es toute contente.

– Salut, comment tu vas ?

– Comme tu m’as dit que je pouvais t’appeler même quand je n’avais rien à te dire, ben voilà, je t’appelle, mais je n’ai rien à te dire.

– Bah tu vas bien trouver à me raconter quelque chose, raconte-moi tes enfants et petits-enfants par exemple, je ne les connais pas vraiment.

Alors il raconte, les études de l’un, l’idée de faire un tour de l’Europe à pied un autre, les problèmes de racisme pour un autre encore, et puis l’éloignement des enfants qu’ils ne voient pas comme il le voudrait, les nouvelles qui n’arrivent pas assez vite et les appels qui se font rares, il ne demande rien, il prend ce qu’on lui donne. Tout va bien pour lui, pas de problème de santé.

Ah nous avons bien parlé, une bonne demi-heure me dit mon portable. Quand il me dit au revoir et qu’il remarque que finalement pour quelqu’un qui n’avait rien à dire, il en a raconté des trucs, je ris et je lui dis Ciao, je n’ai pas le temps d’ajouter à bientôt. C’est mon frère ça, droit à l’essentiel, c’est fini on raccroche !

Il m’a fait plaisir cet appel, mais je réalise une chose, il ne m’a pas demandé de raconter mes enfants. Et la blessure à nouveau se réveille, commence à piquer…

Rappelle-moi mon mot phare de l’année ? Ah oui, sourire…

À très vite…

MaLou et Millie, bavardages

Bonjour toi 😉

— Dis MaLou, tu aimerais aller sur la lune toi ?

Pourquoi cette question ? Millie a montré son cahier d’écrivain à MaLou, oui c’est comme ça qu’il s’appelle son cahier de production d’écrits.

Millie a dû y répondre, dire pourquoi et ce qu’elle imaginerait là-bas.

MaLou feuillette et parcourt les mots de Millie et en oublie de répondre à la question. Elle est rapidement rappelée à l’ordre.

— C’est vrai que t’es jamais montée en avion, alors une fusée !

Éclats de rire des deux protagonistes.

— Oui imagine un peu la trouille que j’aurais.

— D’accord, mais fais comme si tu y allais.

MaLou imagine le paysage lunaire qui ne l’inspire pas du tout. Millie reprend :

— Tu pourrais en écrire des choses.

— Ah oui ? Avec ma combinaison de cosmonaute et mon crayon qui s’envolerait dans l’univers ?

MaLou imagine la scène et se met à rire aussitôt imitée par Millie.

— Ce serait trop drôle !

— Pauvre crayon perdu à jamais. Il tournerait en rond sans jamais plus pouvoir écrire un mot. Franchement Millie, même avec beaucoup d’imagination, je n’arrive pas à me projeter aussi loin.

— Ce serait extraordinaire quand même ! Surtout quand on reviendra et qu’on racontera tout ce qu’on a vu.

Millie en parle comme d’un voyage tout à fait normal en voiture ou en train, en avion ou en bateau.

— Après tout, ce n’est qu’une fusée.

— C’est vrai ça ! Pense un peu, il n’y aurait pas d’embouteillage là-haut.

— Je verrais les étoiles de près, peut-être que je pourrais en décrocher une.

— Alors là, je ne sais pas trop, je crois que plus on s’approche, plus elles s’éloignent.

— Si tu ne viens pas, je te verrais d’en haut, tu serais toute petite.

— Pour le coup, oui, je serai minuscule, peut-être que tu ne me reconnaitras même pas. Tu sais quoi ? Je crois que ce qui me plairait bien sur la lune, c’est qu’on ne pèse pas lourd et qu’on marche en sautant.

— Tu crois qu’on pourrait se donner la main ?

— Bien sûr, mais avec nos combinaisons, ce ne serait pas trop pratique.

— Tu saurais la conduire toi, la fusée ?

— Heu… Déjà que je me perds quand les panneaux changent de place alors…

— Ouais, ben on n’est pas arrivé alors !

Elles éclatent de rire.

À très vite…

MaLou, Lou, Pilou et Venise

Bonjour toi 😉

Vive les vacances, Pilou et Lou sont parties à Venise.

Hormis les photos envoyées par les parents à MaLou et PaLou, où ils ont admiré la place Saint-Marc, le palais des Doges, le pont Rialto, les pâtes dévorées par Lou qui se moquaient pas mal de prendre la pause pour immortaliser l’instant 😂, la traversée en vaporetto, les maisons de couleur de Burano, la bibliothèque où l’on monte sur des tas de livres (si c’est vrai), les ruelles en labyrinthes, MaLou avait bien envie de connaître l’avis de Pilou et Lou.

De vraies globe-trotters les gamines, elles s’envolent en avion comme si elles partaient en voiture alors que MaLou n’est jamais montée dedans.

— C’est vrai MaLou t’as jamais pris l’avion ? Pourtant c’est rudement bien !

Cris horrifiés des petites filles.

Bref, MaLou, à l’occasion de la fête des grands-mères, (elle se demande toujours d’ailleurs pourquoi au téléphone, Pilou et Lou s’exclament Bonne Fête MaLou, elle croit toujours qu’elles se trompent de numéro 😏, ça fait quand même 10 ans que ça dure cette histoire de grand-mère 😂) reçoit un coup de fil, enfin de smartphone 😂 (ça se dit ça ?). Après le traditionnel  Bonne fête MaLou, celle-ci en profite pour connaître comment s’est passé le voyage, elles ont certainement plein de choses à raconter, Venise c’est magnifique, pense-t-elle. Elle imagine déjà les bavardages sans fin sur les livres de la bibliothèque, les maisons de couleurs, le…

— Ben tu sais quoi ? Y a une mouette qui m’a piqué mon gâteau ! Même que j’ai pas pu finir mon goûter, il était au chocolat en plus ! J’te passe papa !

😂😂😂

À très vite…

Journal de Marie-Sophie

Bonjour toi 😉

Je ne m’attendais pas à la tournure qu’allait prendre la vie de Marie-Sophie, bon, mes personnages n’en font qu’à leur tête de toute façon 😏.

Je suis enceinte ! voilà une nouvelle à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

C’est Gabriel qui m’a fait la prise de sang. Il ne m’a pas trouvée en forme quand il était venu diner à la maison et je n’ai pas compris pas ce qui l’avait alerté, peut-être son flair de toubib. Il faut dire que depuis ma tentative d’en finir, je suis surveillée comme le lait sur le feu.

Le jour où je ne travaillais pas à la boulangerie, j’étais allée à l’hôpital où le résultat était tombé rapidement. Je revois la tête de Gabriel quand il m’a tendu la feuille.

— Tu as lu ? lui demandais-je innocemment. À voir ta tête, je crois que oui.

J’avais baissé les yeux et il m’avait fallu quelques minutes pour réaliser. Lorsque je rencontrai son regard, je bafouillai un ce n’est pas possible auquel il avait répondu :

— Tu n’es pas heureuse ? Si je comprends bien ce n’était pas prévu.

Je n’avais pas réagi. Il me parla alors des futurs examens à faire, des rendez-vous à programmer pour le suivi de ma grossesse, mais je n’avais rien enregistré.

Depuis, je ne savais pas quoi faire. Les mots tournaient en rond dans ma tête. Je devrais annoncer la nouvelle à Morgan, c’était la première chose à faire sauf que je n’y arrivais pas et je ne comprenais pas pourquoi. Je posais régulièrement la main sur mon ventre en imaginant ce petit être qui grandissait en moi, oui je crois que j’étais heureuse, mais je réalisais que j’avais envie de l’avoir toute seule ce bébé. C’était malin d’avoir tant critiqué Mélusine, je ne valais pas mieux qu’elle surtout que là, il y avait bien un papa.

Je devais bien me l’avouer, le retour de Gabriel avait tout chamboulé. Que faire si ce n’est me tourner vers mon ami de toujours ? Il serait de bon conseil j’en étais certaine.

Un soir, quand nous nous étions retrouvés tous les deux pour fermer la boulangerie, je parlais à Archibald. Je ne m’attendais pas à voir ses yeux se remplir de larmes et qu’il me serre dans ses bras.

— C’est merveilleux MarieSophe, tu vas avoir un bébé. Quelle bonne nouvelle, je suis tellement heureux pour toi.

Il me fixait la mine réjouie et ajouta en riant :

— Quel cachottier Morgan, je l’ai encore vu ce matin et il ne m’a rien dit le bougre ! Ah ! il sait tenir sa langue le coquin !

— Il n’est pas au courant.

Stupéfait, Archibald se recula pour mieux me regarder.

— Attends, pourquoi ne lui as-tu rien dit ? Je ne sais pas moi, mais dans tes films de romance, la fille profite d’un moment de complicité pour annoncer la nouvelle avec des petits chaussons enrubannés dans une boîte, un truc comme ça, tu vois. Toi, la plus romantique des nanas que je connaisse, tu n’as pas fait ça ? Il faut que tu m’expliques là !

— C’est Gabriel qui…

Archibald s’éloigna de moi et gronda :

— Décidément, il est revenu pour foutre le bordel, lui ! 

Mon ami arpentait la boulangerie, les mains dans les poches. Il fulminait.

— Pourquoi est-ce lui qui est courant MarieSophe ? Ne me dis pas que tu craques pour lui ? Morgan ne mérite pas ça, je l’aime vraiment ce type.

— Mais que vas-tu t’imaginer ? C’est Gabriel le médecin qui est au courant. Il ne m’a pas vue bien, il a voulu me faire une prise de sang, c’est tout.

— Comme par hasard pour savoir si tu étais enceinte ? Tu sais qu’un test en pharmacie aurait pu faire l’affaire ? De quoi se mêle-t-il ? Il est revenu te tourner autour MarieSophe et toi tu le laisses faire. C’est sûr qu’apprendre qu’Enzo était son fils a dû changer ses plans.

Archibald bougonnait, il était furieux. Je me souvenais du temps où Gabriel était apparu dans ma vie et qu’il habitait en face de chez moi, Archibald ne l’aimait pas. Je pensais que c’était du passé, il semblerait que ce ne soit pas le cas.

— Je vais lui parler !

— Tu ne vas rien faire du tout Archi !

— Alors tu annonces illico presto la nouvelle à Morgan.

Je grondai à mon tour :

— Est-ce que je me mêle de ton histoire avec Cybèle ?

Il fronça les sourcils et se campa devant moi, les mains sur les hanches.

— Quel est le rapport ?

— Toi aussi tu pourrais lui parler et lui dire que tu en pinces pour elle !

— Je l’ai fait.

— Et tu ne m’as rien dit ?

Je sens la colère monter, il ne m’avait jamais rien caché.

— Pour la bonne raison que je me suis pris une fin de non-recevoir. Se prendre un vent à mon âge, pas de quoi en faire des histoires.

Je m’approchai de lui et posai ma main sur son bras.

— Tu es triste ?

— Même pas ! Je crois que je suis condamné à rester célibataire.

Il saisit mon visage et me regarda droit dans les yeux.

— MarieSophe, dis-moi pourquoi tu ne veux pas en parler à Morgan ? Tu n’es pas heureuse ? Rassure-moi, tu le désires ce bébé ?

Je baissai la tête, il me la releva aussitôt. Je murmurai :

— Laisse-moi un peu de temps. C’est tout nouveau de toute façon.

— Et si tu en discutais avec Mélusine ?

Je soupirais. Ce n’était plus comme avant avec elle et je n’avais pas envie d’écouter ses conseils. Archibald le comprit. Il me prit par les épaules.

— Allez viens, rentrons, je garderai ton secret le temps qu’il te faudra. Mais, tel que je connais Morgan, il ne sera pas long à le découvrir.

© Isabelle-Marie d’Angèle (janvier 2023).

À très vite…

Journal de Marie-Sophie

Bonjour toi 😉

Les journées à la boulangerie passent toujours très vite. Morgan vient souvent me faire un petit coucou. Il en profite pour ramener du pain pour le repas du soir. C’est bientôt la fermeture, il ne reste pratiquement rien sur les étagères. Pour en avoir discuté avec Archibald, il est ravi. Si ça continue comme ça, ce qu’il a investi sera récupéré. Il a toujours l’idée de son food truck. Il ne parle guère de Cybèle Iraola, et j’avoue qu’avec l’histoire de Gabriel et Mélusine, la jeune femme m’est complètement sortie de la tête. Mais quand on parle du loup, la voilà qui entre dans la boutique.

Elle me sourit puis regarde, navrée, l’étal vide.

— Je crois que je suis encore arrivée trop tard.

— Il reste une baguette aux céréales, c’est tout, je suis désolée. Mais pourquoi ne réservez-vous pas le matin, ainsi ça vous éviterait de vous déplacer pour rien.

Sur ces entrefaites, Archibald nous rejoint, souvent nous fermons la boutique ensemble et repartons tous les deux.

— Bonsoir Cybèle.

Il lui fait la bise.

— Je vais prendre la baguette et pour demain vous me gardez le pain spécial, c’est d’accord ?

Je note sur le grand cahier ce qu’elle souhaite. Elle paie et s’en va.

Surprise, j’interroge mon ami du regard.

— Elle ne devait pas avoir envie de discuter, grommelle Archibald. On ferme, je t’aide à ranger.

J’avais déjà fait le plus gros, il restait le coup de balai à passer. La caisse était faite. Ce n’est pas l’argent de la baguette qui allait changer grand-chose.

— Saverio m’a parlé d’une femme qui pour quelques heures accepterait de faire le ménage ici. C’est celle qui s’occupe des chambres d’hôtes de François, ainsi tu pourrais repartir plus tôt le soir.

— C’est toi le patron.

Archibald tire les stores et descend le volet roulant, nous sortirons par-derrière. Je le vois qui suspend son geste, il ouvre la porte et Mélusine apparait, seule.

— J’ai laissé Enzo avec Morgan, nous rassure-t-elle. Je voulais te parler, tu veux bien MarieSophe ?

Archibald fait mine de s’en aller, mais elle le retient par la main. Il nous entraine alors dans son fournil où l’odeur de pain distille toujours une ambiance de zénitude.

Elle ne s’embarrasse pas de préambule et attaque d’entrée. Je la reconnais bien là, elle va droit au but.

— Je suis désolée Marie-Sophie si je t’ai blessée. C’est vrai que je n’ai pas réfléchi aux conséquences, j’étais complètement obnubilée par cette envie d’avoir un bébé et Gabriel m’a semblé l’homme de la situation.

— L’homme de la situation ?

Je suis stupéfaite.

— Oui enfin… il était le seul que je connaissais et en qui j’avais confiance.

— Et si j’étais amoureuse de lui ? Tu y as pensé ?

D’un coup, la situation m’échappe. Je n’ai plus envie de savoir ni de comprendre, comme l’a dit Archibald c’est son histoire. C’est elle qui s’en dépatouillera quand Enzo posera des questions. Je la regarde dans les yeux, hausse les épaules et grommelle :

— Laisse tomber, tout ça n’a plus d’importance. Enzo est là, tu es heureuse avec lui, il l’est aussi parce qu’il a trouvé un papa. C’est toi seule qui géreras la situation quand le moment sera venu.

— Je ne voudrais pas que notre amitié en pâtisse, murmure-t-elle.

— Tu ne crois pas qu’il fallait y penser avant ?

— Que dois-je faire ?

Comme toujours, elle a le don de m’émouvoir. Archibald qui n’a rien dit, passe un bras autour de mes épaules et répond à ma place.

— Rien. Laisse le temps faire son œuvre, on verra bien.

— Marie-Sophie ?

Je ne sais même plus quoi dire. Cette situation me dépasse, je soupire.

— On rentre ? Je suis un peu fatiguée.

Archibald nous entraine, ferme la porte derrière lui et nous faisons le chemin en silence. J’entends au loin les bêlements des brebis, je respire l’air vif de la soirée. J’aperçois vite les lumières de notre maison.

Nous arrivons et Enzo se jette dans les bras de sa mère comme s’il ne l’avait pas vue depuis longtemps, ce qui fait éclater de rire Morgan. Il a préparé le dîner et ça sent rudement bon. Il a dû faire une soupe avec tous les légumes qu’il n’avait sans doute pas vendus au marché. Je passe à la salle de bains pour me laver les mains et c’est alors qu’une nausée me prend par surprise. Je n’ai rien avalé depuis le midi, pourtant ce n’est pas ce qui manque chez Archibald. Pas question d’alerter mes amis, ils en feraient tout un fromage. Je retourne dans la cuisine où je les retrouve qui papotent joyeusement. Mélusine emmène Enzo pour qu’il prenne son bain, je commence à mettre la table. On frappe au carreau, c’est Gabriel.

Enzo qui a reconnu sa voix quand il nous a salués, descend en trombe l’escalier, torse nu, et se jette dans ses bras. Son bonheur fait plaisir à voir. Gabriel l’embrasse.

— Maman m’a dit que c’était bientôt les inscriptions pour la maternelle. Tu m’y amèneras avec elle ?

Mélusine est revenue chercher son fils, l’eau du bain étant prête. Elle a entendu la question, elle répond à la place de Gabriel.

— Ce n’est pas encore la rentrée, tu as bien le temps d’y penser.

Il n’écoute pas et prend la tête de son père dans ses mains l’obligeant à le regarder bien face.

— Tu viendras ?

— Si je ne suis pas de garde, oui, je viendrai. D’ailleurs, Mélusine, ça tombe bien que tout le monde soit là. J’aimerais régulariser la situation à la mairie. 

Un silence de plomb s’installe dans la cuisine, seul Enzo qui ne comprend pas demande :

— Tu veux dire quoi papa ? C’est quoi régula…riser ?

C’est la première fois qu’il l’appelle comme ça. Gabriel et Mélusine pâlissent en même temps.

Morgan répond aussitôt :

— Gabriel va écrire sur un papier qu’il est ton papa, vu qu’il n’a pas pu le faire quand tu es né.

Enzo va avoir trois ans, il se contente de l’explication.

Je regarde Mélusine. Elle qui voulait avoir un enfant toute seule, c’est raté. Gabriel a bien l’intention de faire valoir ses droits et je suis tout à fait d’accord avec lui. Il ne perd pas de temps et je vois au froncement de sourcils de mon amie qu’elle n’avait pas prévu ça. Je ne peux m’empêcher de penser comme une gamine bien fait ! non mais qu’est-ce qu’elle a cru elle ! Je te fais un gosse dans le dos et basta ? Je connais un peu Gabriel, c’est un mec bien, il ne va pas fuir ses responsabilités, d’autant plus qu’avec la situation qu’il a, Mélusine aura moins de soucis à se faire pour l’éducation de son fils. Mes pensées vagabondent et je ne peux m’empêcher d’en vouloir à Mélusine. Je chasse ces idées aussitôt.

— Je rajoute un couvert, lui demandais-je en souriant.

— Je m’assois à côté de toi après que j’ai mis mon pyjama.

Enzo fait un clin d’œil à son père et rejoint sa mère qui n’a toujours pas bougé. Elle suit enfin son fils qui a grimpé les marches à toute vitesse.

Gabriel s’approche alors de Morgan et je l’entends lui dire :

— Tu as bien de la chance !

Leurs regards se croisent. Je ne comprends pas ce qu’il veut dire, je romps un bout de pain pour me donner une contenance et parce que j’ai faim. Pourtant, je le trouve bien fade.

© Isabelle-Marie d’Angèle (Janvier 2023).

À très vite…

Je dis Poésie

Bonjour toi 😉

Mon merle est revenu et il fanfaronne devant ma fenêtre. Pris en flagrant délit de grignotage, je lui dédie cette poésie. Je crois bien qu’il n’est pas vraiment parti mais il se faisait rare autour de la maison. Il a joué l’équilibriste et j’en ai profité pour capturer ses exploits, les clichés où il battait des ailes pour garder l’équilibre sont trop floues pour que je les partage.

Qui vois-je là ?
Jack, le merle noir 
Qui a pris pour abreuvoir
La boule de graisse
À grignoter, il s’empresse !

C’est bien la première fois
Qu’ici je te vois
Picorer ça et là
Tu es bien maladroit. 
Mésanges et tourterelles
Ont l’habitude, elles,
De se balancer au gré du vent
Sans se casser les dents. 

Elles n’ont pas de dents
Me siffles-tu, 
Je le sais bien chenapan, 
C’était pour la rime, vois-tu !
Te voilà déjà retour parmi nous, 
Annoncerais-tu le printemps ? 
Bien sûr que non mille Diou !
Mais comme j’avais du temps
Je suis venu chez toi 
J’ai trouvé par hasard
Cette boule de choix
Je ne suis pas froussard !
J’ai tenté ma chance,
Il n’y avait pas affluence,
J’en ai profité 
Pour goûter 
Ce nouveau met et j’avoue
L’avoir trouvé à mon goût. 

Promis je reviendrai 
Et cette fois je tenterai
D’être plus adroit
De moi tu ne te moqueras pas. 


© Isabelle-Marie d’Angèle (janvier 2023).
À très vite…

Mot phare de l’année

Bonjour toi 😉

C’est en me promenant sur les blogs d’amis, que j’ai découvert celui de Josée . Comme c’est lundi et que je n’aime pas le lundi, pourquoi ne pas démarrer la semaine avec elle, histoire de la commencer de bonne humeur, avec entrain et bonheur 😉.

Son article sur le mot phare m’a interpellée, il est celui que tu auras choisi pour t’accompagner toute l’année.

Je n’ai pas cherché longtemps parce que ce mot m’est apparu rapidement comment une évidence. C’est Rire.

J’ai constaté que je ne riais plus aussi souvent qu’avant. Même si sur ce blog, tu me trouves amusante et rigolote, dans la vraie vie, mes éclats de rire se font plus rares.

Du coup, ce mot m’accompagnera toute cette année 2023. Qu’elle soit donc éclairée de sourires, de joie, gaieté, bonheur, et que chaque jour, un éclat de rire égaye la maison. Il parait que c’est très bon pour la santé, que ça fait travailler tout un tas de muscles et qu’une franche partie de rigolade équivaut à manger un steak 😂.

Merci Josée pour cette belle idée et toi qui passes ici, n’hésite pas à aller sur son blog, Josée distribue du bonheur à tout va 💖.

Toujours chez elle, elle nous fait part de ses 23 intentions et non pas résolutions pour cette année 2023 (d’où le chiffre 23). J’y réfléchis encore 😉et je reviendrai t’en parler 💖.

Et toi quel est ton mot phare ?

Bon début de semaine 💖

À très vite…