Nouveau roman

Une romance comme j’aime à les écrire :

« Je vous présente Georges Debastido, mon colocataire. Il joue aussi le rôle d’ami, de confident, et même d’amoureux quand ça m’arrange. Malheureusement, il ne sera jamais mon amant. Pourquoi ? Parce que j’ai trop de seins et pas assez de barbe ! Georges préfère les garçons. »

C’est du moins ce qu’il lui a toujours affirmé !

Lorsque Philippine, toujours vierge, rencontre Victorien Ambielho, elle voit en lui l’homme qu’elle attendait. Si elle n’hésite pas à franchir le pas, les regrets arrivent aussitôt.

Qui est réellement cet homme, ennemi juré de la famille Debastido, qui s’incruste dans la vie de Philippine et de Georges ? Pourquoi est-elle utilisée dans cette rivalité, en apparence, professionnelle ?

Seule la maison des cœurs blessés pourra permettre de trouver les réponses. Parfois, les miracles de Noël ne sont pas ceux qu’on attendait…

Sortie en mars

L’annonce de Mélusine

Je suis déçue et malheureuse. Pourquoi mon amie Mélusine ne m’a rien dit ? Je me souviens que lorsque nous étions gamines, nous nous racontions tout. Adolescentes, il n’y avait pas de secrets entre nous. Je partageais tout de ma vie, pourquoi ne m’a-t-elle pas parlé ? Je ne connais même pas son chéri ?

Je suis statufiée les bras ballants devant sa porte.

– Rentre, ne reste pas dehors.

– Tu es certaine ?

Je ne reconnais pas ma voix. Quand j’ai l’impression qu’on m’a trahie, je deviens agressive. Mélusine le sait.

– Ne fais pas ta mauvaise tête MarieSophe. Entre !

Elle me tire par le bras sans ménagement.

– Je ne pouvais pas t’en parler, tu m’as lâchement abandonnée.

Vlan ! Prends ça dans les dents. J’encaisse sans mot dire.

– C’est vrai non ?

J’opine et tente un vague :

– Le portable ? La vidéo ?

– Je voulais te le dire de vive voix. Et puis… je ne pouvais pas me déplacer.

– Pourquoi, tu as des problèmes ?

Aussitôt, je m’inquiète.

– Au début oui, mais aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre.

Je n’ose pas lui poser de questions, alors que ma curiosité est à son comble. Qui est l’heureux élu ? Pour quand est prévue la naissance ? Sait-elle si c’est un garçon ou une fille ?

Devant mon silence, elle sourit.

– C’est pour janvier et il n’y a pas de papa.

J’ouvre de grands yeux.

– Il y avait, mais il n’y a plus.

Je me tais toujours enregistrant les informations au fur et à mesure.

– C’est un petit mec. Je l’appellerai Enzo.

Je ne sais pas quoi dire, tellement je me sens abandonnée. Elle vient s’assoir près de moi et passe un bras autour de mes épaules.

– Tu seras sa marraine. Nous allons former une belle famille tu verras, avec Archibald et toi.

– Je suis heureuse pour toi, mais tu n’as pas peur de ne pas y arriver toute seule ? Le papa, c’est le motard dont tu m’avais parlé cet été ?

– Je suis une grande, je saurais faire. Le père, ça n’a pas d’importance.

– Quand même Mélusine, tu…

– Il m’a laissé tomber avant d’être au courant, donc…

– Mais… vous ne vous étiez pas protégés ?

Elle se lève et met en route la bouilloire électrique. Elle sort les mugs et installe le tout sur la table.

– J’ai cru que c’était sérieux… Je me suis trompée.

– Tu ne prenais pas la pilule ?

– Si… mais j’avais arrêté. J’ai la trentaine MarieSophe, j’avais envie d’avoir un bébé. Il était là, voilà !

– Tu veux dire que c’est tombé sur lui, mais que ça aurait pu être quelqu’un d’autre ?

Elle ne répond pas. Quelle piètre amie je suis, pour ne pas m’être rendu compte qu’elle désirait un enfant. Je n’ai pas à la juger. Je me lève à mon tour et la prends dans mes bras, puis je pose ma main sur son ventre et murmure :

– Bonjour, Enzo je suis ravie d’avoir un filleul.

– Ah ! vous êtes là les filles ! Je m’en doutais !

Archibald nous rejoint.

– Alors, tu as appris la nouvelle ? Mélusine va nous faire un petit ! Entre toi la marraine et moi le parrain, il ne va pas être sans rien ce gamin. Pas trop surprise ? je souhaitais qu’elle t’en parle. Mais tu la connais, elle voulait te voir en vrai. Je suis certain que ça t’a fait de la peine de ne pas être au parfum.

Il me tend les bras et je m’y blottis. Que ferais-je sans lui ?

– Au fait, Raphaël est venu chercher sa baguette. Je lui ai annoncé que tu étais revenue. Il va passer te voir ce soir.

– Je croyais que nous allions manger tous les deux ?

– Mais oui, je l’ai prévenu qu’il ne reste pas longtemps.

Je soupire. Je suis rentrée, mais tout est comme je l’ai laissé. Enfin pas tout à fait, pensais-je en contemplant Mélusine. Mon téléphone vibre. Je le saisis et quand je vois le nom qui s’affiche, je me dis que décidément, rien n’est simple dans ma vie. C’est Morgan !

Marie-Sophie rentre chez elle

Je retrouve ma maison avec plaisir. Je n’ai averti personne de mon arrivée. Je stoppe ma voiture devant chez moi et sors mes bagages. Un œil sur la bâtisse de Charles. Ses volets sont ouverts et j’entends son chien japper. Il ne doit pas être loin. Vite, je dois filer avant qu’il ne se rende compte de mon retour. Je n’ai pas envie de raconter… Morgan.

Quand je pense à lui, je le revois triste d’apprendre que je vais rentrer chez moi, mais faisant bonne figure. Il s’était habitué à savoir la chaumière habitée, comme il dit, et ça va lui faire tout drôle de ne plus apercevoir ma bouille tous les matins pour reprendre ses mots.

J’étais obligée de partir. Tout d’abord pour mettre en ordre mon télétravail, et aussi pour retrouver mes amis. Une autre question me taraude. Et si je changeais de vie ?

J’ai terminé de ranger mes affaires. Je me prépare un café et l’odeur agréable se répand dans ma maison. On frappe au carreau et je sais immédiatement de qui il s’agit.

— Bonjour MarieSophe ! Que je suis heureux de te retrouver. Quand j’ai vu ta voiture devant la porte et tes volets ouverts, tu ne peux pas imaginer comme j’étais content. Tu as bonne mine, petiote ! ça t’a fait du bien de prendre l’air.

Il m’embrasse chaleureusement et me serre un peu plus longuement dans ses bras. Il m’a manqué. Je retrouve avec plaisir sa barbe qui pique, son vieux pull qui sent le feu de bois mélangé à son eau de toilette. Ses yeux me sondent.

— Alors tu me racontes ? Si tu veux, pour le déjeuner, nous pouvons faire ça ensemble ? J’ai bricolé un bœuf bourguignon.

Je souris. Charles et sa cuisine. Il en fait toujours trop et régale ses amis. Il pourrait faire la concurrence à Clovis.

— C’est gentil pépé, mais il faut que j’appelle mon chef et que je m’organise pour le télétravail.

— D’accord, mais tu sais où me trouver. Tu peux débarquer à l’heure du déjeuner ou plus tard, je ne mange pas à l’heure, moi !

Il s’en va.

Morgan m’a bien répété que la chaumière ne serait pas louée tant que je ne lui aurais pas annoncé mes intentions. Si je veux revenir chez lui pour travailler, pas de problème. J’ai quand même argumenté que le loyer allait mettre à mal mes économies. Il a haussé les épaules en disant qu’on verrait ça.

Lorsque je pense à lui, je deviens toute rouge. Nous avons pourtant gardé le vouvoiement, et jamais un geste de sa part ne m’a laissé imaginer qu’il pouvait avoir des sentiments pour moi. Seul, son sourire figé quand je lui ai annoncé mon départ l’a trahi, mais il n’a pas cherché à me retenir.

Je décide d’aller acheter du pain. J’en profiterai pour saluer mes amis Archibald et Mélusine.

La mercerie n’est pas encore ouverte. C’est vrai qu’acheter des bouts de tissus, des boutons et des babioles ne font pas partie de l’essentiel, aussi elle doit être chez elle. J’y passerais tout à l’heure. J’entre dans la boulangerie.

— MarieSophe ?

Archibald me repère immédiatement. Son sourire chaleureux me montre à quel point je lui ai manqué. Il vient vers moi. Heureusement qu’il n’y a personne parce qu’il me prend dans ses bras et m’embrasse. Après Charles, je me sens encore mieux. C’est l’odeur de brioche qu’il dégage mélangé à son parfum d’homme, je suis gâtée. J’ai toujours aimé et aujourd’hui d’autant plus.

— Tu vas bien ?

Quand il prononce ces mots, je sais qu’il le pense vraiment et qu’il attend une réponse.

— Oui.

— Et Morgan ?

Je suis surprise. Il a des antennes ce n’est pas possible !

— Ne joue pas à ça avec moi MarieSophe, je te connais. Nous en parlerons ce soir si tu veux, j’apporte tout comme d’habitude. Nos petits repas devant la télé m’ont manqué.

— Va pour ce soir. Mais, il n’y a rien entre Morgan et moi. D’ailleurs, il est beaucoup plus âgé que moi.

Il éclate de rire et repasse derrière son comptoir. 

— À ce soir !

Il m’a quand même donné une baguette toute craquante comme j’aime en me faisant un clin d’œil.

J’emprunte le jardin de Mélusine et frappe à sa porte. Je sais qu’elle est là, il y a sa voiture et j’entends de la musique.

Elle m’ouvre et s’exclame aussitôt en me tendant les bras :

— MarieSophe, enfin ! Je suis trop contente de te revoir.

Stupéfaite, je contemple mon amie. Mélusine affiche un ventre rond. Elle attend un bébé.

Quelques mots …

Il n’y a point de génie sans un grain de folie

Aristote

Quand j’ai décidé d’écrire, j’ai pensé que j’étais folle de me lancer dans cette aventure. C’est pour ça que la citation d’Aristote me va tout à fait. Après, avoir du génie, ça c’est une autre histoire 😊.

J’ai commencé par quelques mots sur une page blanche

Entre vous et moi qu’elle sera la rencontre ? Tout est à écrire, la page est blanche, alors ….
Rencontre entre le stylo et une feuille
ici https://leshistoiresdisabelleminibulle.blogspot.com/2017/01/histoire-dunerencontre-abracadabrante_29.html C’était en janvier 2017.

En février 20217, j’écrivais ma première nouvelle « A tous Cœurs » qui a été jusqu’en finale sur https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/a-tous-coeurs

En automne 2017 c’est « Une idée de génie » toujours https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/une-idee-de-genie

Ensuite, l’idée d’écrire chaque début de mois un texte pour le présenter m’est venue et je le fais toujours. C’est ainsi que dernièrement novembre est apparu sur https://isabellemariedangele.com/2020/11/01/novembre/

Un jour, un personnage m’est venu comme ça ! Muguette. Je l’ai imaginée, je l’ai fait parler. Elle était seule, je lui ai trouvé des amies, un amoureux. J’ai affublé tout ce petit monde de prénoms originaux. Le livre de M comme Mug est écrit et publié. https://isabellemariedangele.com/boutique/

Quand vous regardez les enfants, ils sont porteurs de tellement de choses parce qu’ils ne trichent pas, qu’évidemment, je leur ai donné la parole et un exemple parmi tant d’autres, Petit Paul nous parle du printemps ici https://leshistoiresdisabelleminibulle.blogspot.com/2018/03/petit-paul-attend-le-printemps.html. Pourquoi ne rencontrerait-il pas Muguette ? en octobre 2018 c’est chose faite ici https://leshistoiresdisabelleminibulle.blogspot.com/2018/09/rencontre-en-automne-de-muguette-et.html

Marie-Sophie est la dernière née https://isabellemariedangele.com/2020/10/27/265/ Elle parle à la première personne et c’est la seule de tous mes personnages.

Je ne vous parle de Philippine et Georges qui eux, ont vécu une drôle d’histoire pendant Noël à la maison des cœurs blessés, ni des Toscani qui eux, je ne sais pas encore comment ça va finir 😉.

Voilà ! au départ il n’y avait que quelques mots sur une page blanche, c’était la rencontre d’un stylo avec une feuille…

Marie-Sophie se pose des questions

Suivez les péripéties la suite de MarieSophe sur Marie-Sophie

Je n’en reviens pas qu’il y ait la fibre dans ce coin perdu. Il semble que ça ne l’est pas tant que ça.

Installée face à mon écran, je triture mon téléphone. Charles me manque. Si je reste ici plus longtemps, que va-t-il penser ? Il est seul, d’autant plus en ce moment avec ce confinement. Il ne va plus pouvoir rencontrer sa Célestine. Mais je me rappelle qu’il m’avait dit qu’il faisait Skype avec elle. Mes amis aussi me manquent. Je ne peux pas leur reprocher de m’avoir ennuyée. C’est le silence radio. Je connais leur numéro par cœur, qui vais-je avoir en premier ? Mélusine sera sans doute plus disponible.

C’est le cœur battant que j’appuie sur la touche où la photo de mon amie est affichée. Elle répond à la première sonnerie

— Ah quand même !

J’en étais sûre, elle va m’enguirlander.

— Comment vas-tu MarieSophe ?

C’est mal connaître Mélusine et je ne peux plus l’arrêter.

— Archibald et moi, nous t’avons fichu la paix. Il a bien vu qu’il avait dérapé la dernière fois. Tu as bien eu raison de t’enfuir. Moi, par contre tu aurais pu me prévenir, j’aurais compris. Ne t’inquiète pas pour Charles, nous l’avons mis au parfum. Il t’embrasse d’ailleurs et il dit que tu prennes ton temps pour réfléchir. Alors comment vas-tu ?

Je souris. Je sais tout en quelques secondes. C’est tout Mélusine.

— Bien.

— Tu vas rentrer ?

— Justement…

— C’est vrai qu’avec le confinement, tu vas devoir faire attention. Tu es bien installée ? Tu es toute seule ? Tu t’es fait des amis ? Ne m’oublie pas quand même, sinon je vais être jalouse.

— Mon chef m’a demandé si je pouvais faire du télétravail.

— Mais c’est super ! Tu as de la connexion là où tu es ?

— Oui j’ai tout ce qu’il faut. Mais…

— Je sais, nous allons te manquer et Charles aussi. Mais…

Je sens une hésitation dans la voix de mon amie.

— Quoi ? Un problème avec Archi ?

— Non, il va bien. C’est un peu compliqué dans sa boulangerie, mais il gère. Par contre moi, je ne fais que du click and collect.

Mélusine a toujours su s’adapter à toutes les situations, elle s’entendrait bien avec Morgan. Bien qu’il soit éloigné de tout, il a un site et ses commandes y affluent dessus. Depuis le confinement, il a de plus en plus de paniers à préparer. Il les emmène au marché. Ses clients les récupèrent.

Un silence s’installe. Mélusine éclate de rire.

— Allez demande-moi ! je sais que tu en meurs d’envie.

— Je ne vois pas ce que tu veux dire !

— Ah bon ! Alors pour les nouvelles, je vais t’en apprendre une belle. Tu étais au courant que Gabriel avait une sœur ? Elle est venue habiter chez lui. Mais à ce que raconte Charles, ça ne se passe pas très bien. Elle a toujours peur que son gamin soit malade. Gabriel est souvent sur le pied de guerre. Entre son boulot d’urgentiste et sa frangine qui lui en fait voir de toutes les couleurs, il préfère rester à l’hôpital. Charles pense même qu’il y dort.

— C’est grave ?

— Son neveu ? Je ne crois pas, mais sa sœur le couve comme le lait sur le feu. Au moindre rhume, elle s’imagine qu’il a le virus. C’est pour ça qu’elle a débarqué chez son frère.

Je réalise que je suis heureuse d’apprendre que la femme aperçue chez Gabriel fait partie de sa famille.

— Alors, si je ne rentre pas tout de suite, vous n’allez pas m’en vouloir ? Vous garderez un œil sur Charles ?

— Célestine le fait très bien.

— Elle vient chez lui ?

— Ils détournent le confinement à leur manière. Il va chercher son pain en même temps qu’elle. Elle fait un bout de chemin avec lui. Il a compté qu’il n’y avait pas plus d’un kilomètre entre eux deux. Donc, il en profite pour promener son chien de son côté.

Je souris « Sacré Charles ».

— Je préviens Archibald, il sera content d’avoir de tes nouvelles. Au fait, si tu as de la connexion, nous pourrions nous faire des vidéos.

— C’est une bonne idée.

— Alors on fait comme ça. Je t’embrasse MarieSophe.

Mélusine a raccroché. Je ne sais pas pourquoi je me sens bien seule. J’ai comme la bizarre impression qu’elle ne m’a pas tout dit.

Bienvenue à vous

Vous qui passez chez moi et vous arrêtez, je souhaite avant tout que vous vous sentiez bien, aussi je vous accueille avec joie et chaleur.

Vous trouverez chez moi les histoires que j’écris au gré de mes humeurs et de mes envies, mes personnages récurrents comme par exemple Muguette, Mug pour les intimes, qui a eu la chance d’être publiée. Vous souhaitez la connaître davantage, faites un tour à la boutique, vous trouverez le lien qui vous intéresse pour vous procurer M comme Mug.

Vous découvrirez aussi Marie-Sophie qui parle à la première personne et qui raconte sa vie. Je l’aime beaucoup, elle est amusante, elle me fait penser un peu à moi 😍.

J’avoue mes personnages sont très bavards.