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  • Bavardages sur Petit Paul

    11 mars 2022
    Billet d’humeur

    Bonjour toi 😉

    As-tu remarqué que les héros de nos livres ne vieillissent pas toujours ?

    Que ce soit chez Sylvain et Sylvette, chez Alice, le club des 5 ou le clan des 7, les héros ont toujours le même âge. Quelle chance que le temps n’ait pas de prise sur eux. Peut-être devrais-je devenir un personnage récurrent de roman pour ne pas vieillir 😂. Fantômette ne prend pas une ride, elle a environ neuf ans comme ses lectrices. J’imagine que lorsque ses adeptes grandissent, elles passent à autre chose.

    Les superhéros ne changent pas et même s’il leur arrive de multiples aventures, ils s’en remettent souvent et meurent rarement (même si… je dis ça je ne dis rien).

    Si tu t’intéresses à l’âge d’Hercule Poirot, tu vas t’y perdre 😉.

    Tout ça pour en venir à mon personnage Petit Paul.

    Lorsque je l’ai créé, il avait 5 ans. Il a toujours 5 ans.

    Pourquoi ? Parce que j’aime comme il parle à cet âge-là. Il pose des questions, il bavarde avec ses parents avec ses mots à lui et il n’a pas sa langue dans sa poche.

    Extrait :

    – Dis papa, c’est quoi le printemps ? C’est quand qu’il arrive ? Il vient en voiture ?

    Papa sourit et répond patiemment :

    – C’est une saison. Tu sais, comme l’hiver. Tu connais les autres saisons ?

    – C’est quoi les saisons ?

    Papa soupire. Tellement fort que Petit Paul a l’impression que les feuilles de l’arbre ont bougé. Il se met à rire.

    – Pourquoi tu ris ?

    – T’as fait bouger les feuilles en soufflant. Alors c’est quoi le printemps ?

    – Je t’ai répondu, une saison, comme l’hiver, l’automne et…

    – C’est quoi l’automne ?

    – Quand les feuilles tombent et que la nature change de couleur.

    – Pourquoi elle change de couleur ?

    – Parce que c’est l’automne.

    Papa se rend compte que sa réponse ne répond pas à la question. Il reprend :

    – Il y a aussi l’été comme saison, tu sais quand il fait chaud et que tu vas dans la piscine.

    – Alors le printemps, ce n’est pas quelqu’un ?

    – Quelqu’un ?

    – Toi et maman vous me dites d’attendre le printemps dehors, je croyais que c’était comme quand tu me disais d’aller attendre Papy et Mamy, j’attendais au portail, mais en fait, il n’y a personne qui va venir. Je pouvais attendre longtemps moi !

    – Le printemps c’est la nature qui change. Tu entends ?

    – J’entends rien.

    – Écoute mieux, tu n’entends pas les oiseaux ? Le merle siffle, il fait ses vocalises.

    – C’est quoi des vocalises ?

    – C’est quand il chante sur plusieurs tons. Regarde les fleurs qui sortent de terre c’est un peu comme quelqu’un qui arrive. Quand j’ai planté les bulbes…

    – C’est quoi les bulbes ?

    – Attends, laisse-moi finir, et je te montrerai. Je disais, quand j’ai planté les bulbes en automne, j’ai attendu longtemps, et tu vois ma patience est récompensée, elles sortent de terre parce que ça va être le printemps, elles, elles le savent. Tu vois là, les fleurs jaunes ? Ceux sont les jonquilles et celles avec de l’orange, les narcisses,

    – Et celles-là, les roses et violettes ?

    – Les jacinthes. Respire leur parfum. Tu aimes ?

    Petit Paul prit sa respiration et mit son nez dans les fleurs. Il éternua et éclata de rire.

    – Et puis, le printemps c’est aussi, l’herbe qui pousse sur les pelouses regarde, je vais devoir passer la tondeuse. La nature se réveille petit à petit. Les oiseaux font leur nid. Regarde les tourterelles, écoute-les roucouler. Les arbres se couvrent de fleurs petit à petit, le forsythia est tout jaune et le seringa se remplume, regarde, il devient tout vert et là tu vois, il y a les bourgeons qui donneront des fleurs.

    Tout en parlant, Papa montre à son petit garçon les arbustes fleuris, les oiseaux posés sur la margelle du puits, puis il respire à pleins poumons les bras levés vers le ciel et dit :

    – Tu le sens ce printemps qui arrive ? Dans l’air ce n’est pas pareil…

    Petit Paul est sceptique. Il respire lui aussi les bras levés et ne sent pas trop la différence avec hier, mais il ne veut pas faire de peine à son papa qui a l’air si content de lui. D’un coup, il lève le nez et dit :

    – Hum ! Tu crois que c’est le printemps cette odeur ?

    Papa sourit.

    – Non, ça je crois que c’est le gâteau au chocolat de maman.

    – C’est à n’importe quelle saison le gâteau au chocolat !

    – Peut-être qu’elle veut fêter le printemps à sa manière. As-tu compris ce que c’est le printemps ?

    – Oui, c’est une… saison… comme l’hiver, l’été, l’automne. Et on le voit parce que les arbres remettent des feuilles, que les fleurs sortent de la terre et que les oiseaux chantent.

    – Tu es un champion !

    – Dis c’est quoi les bulbes ?

    Un jour, j’ai décidé de le faire rencontrer Muguette, l’héroïne de mon premier livre. Mes deux personnages ont fait connaissance en bavardant sur un banc en automne. Il n’avait toujours pas sa langue dans sa poche et n’a pas hésité à faire la morale à Muguette. Celle-ci ayant elle aussi un fort caractère, elle s’est laissée embobiner par ce petit bonhomme qui levait la tête pour la regarder.

    Extrait :

    – Pourquoi tu parles toute seule ?

    Muguette se retourna et ne vit personne.

    – J’ai bien entendu parler quand même, je deviens folle, maugréa-t-elle.

    – Non, je suis là. Baisse les yeux, tu me verras. Je suis plus petit que toi.

    Un petit garçon la fixait. Chapeau sur la tête, les bras dans le dos, il ne baissait pas les yeux.

    – Tu parles toute seule, je t’ai entendu. Tu disais que tu avais froid. Tu sais, c’est normal, l’été est fini. Regarde, j’ai un chapeau.

    Muguette regardait ce petit bout d’homme qui ne la lâchait pas des yeux.

    – Tu as perdu tes parents ?

    – D’abord on dit bonjour, mon papa m’a dit que c’était la première chose à dire quand on parlait avec quelqu’un.

    – Il n’a pas dit aussi de ne pas parler à des inconnus ? siffla Muguette

    – T’es en colère ?

    Le problème c’est que Petit Paul dans l’histoire de Muguette va être obligé de grandir…

    Et toi qu’en penses-tu de ces personnages qui ne grandissent pas ? As-tu un avis sur la question ?

    À très vite…
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  • Jeux d’écriture – Les fées et le printemps

    10 mars 2022
    Jeux d’écriture

    Bonjour toi 😉

    Ici chez Marie, un nouvel atelier d’écriture avec ces mots à placer dans l’ordre : euphorie, menthe, cassette, plan, hydratation, secours, reprographie, filtration, fontaine, nuage.

    Voici donc ma participation :

    C’était l’euphorie au pays des fées. Installées dans leur jardin, leur royaume invisible pour l’homme, l’une sur une corolle de fleurs, l’autre sur une branche de tilleul, elles humaient l’odeur de menthe qui se dégageait du massif.

    Le printemps se profilait et il était l’heure de découvrir la cassette.

    La reine, Titiana, de sa baguette, l’ouvrit. Comme chaque année, chacune savait qu’elles devraient suivre le plan bien établi depuis la nuit des temps.

    Les plus curieuses Margot et Flora se penchèrent sur la feuille rose. Mélusine et Viviane pouffèrent comme d’habitude. Elles parièrent entre elles que la première chose qu’elles devraient surveiller et réguler était la bonne hydratation des graines, des fleurs, du terrain, blablabla.

    Titiana les regarda et leur intima d’un coup de baguette sur leurs ailes de se tenir à carreau.

    — Au secours, fit mine de crier Mélusine en se secouant.

    Devant l’air offusqué de Titiana et le coup de coude de Viviane, elle se tint coite et baissa la tête. Ce n’était pas le moment de la ramener, elle pourrait être mise à pied et devoir rester enfermée dans son bocal. Elle se rappelait qu’elle n’était pas à prendre avec des pincettes quand il s’agissait du règlement.

    Pour la première fois de l’histoire, une reprographie de la nature apparut.

    — Il faut bien être à la page, remarqua la reine.

    Toutes les fées battirent des ailes, joyeuses. Elles applaudirent devant ce qu’elles découvraient.

    — Vous savez bien mes amies, que la nature n’en peut plus de tous ces déchets qui se déposent partout. Même l’eau en a perdu de sa pureté cristalline. Aussi, pour la première fois, nous allons devoir procéder à sa filtration.

    Toutes soupirèrent. Elles le voyaient bien que personne ne faisait plus attention à Dame Nature. Celle-ci était d’ailleurs venue se plaindre à maintes reprises, notamment quand elle comprit que la fontaine de vie s’essoufflait. Elles avaient réussi à la remettre à peu près d’aplomb, mais elle restait fragile. Un rien pouvait la faire basculer…

    Mais les fées étaient optimistes et travailleuses, elles veilleraient comme toujours. C’était le moment de recevoir de la main de la reine toute l’énergie suffisante pour tenir toute la saison avant l’approche de l’été. Elles baissèrent la tête et un nuage de poudre de fée s’abattit sur elles. Elles s’ébrouèrent en secouant leurs ailes, éclatèrent de rire et s’envolèrent chacune pour être à leur poste.

    À très vite…
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  • Jeudi poésie

    10 mars 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Cette photo est la mienne. Elle m’a inspiré le poème qui suit.

    En promenade

    En promenade, la fillette
    Toute guillerette
    Abandonne ses grands-parents,
    Assis sur un banc. 
    
    Ils contemplent le fleuve
    Où quelques oiseaux s’abreuvent. 
    
    Elle les laisse tranquille
    Et telle une anguille
    Part à la cueillette
    Parmi l’herbe et les fleurettes. 
    
    Accroupie dans la prairie, 
    De ses petites mains aguerries 
    Elle amasse herbe et sable
    Et façonne, imperturbable. 
    
    Fière de son travail, 
    Bombant le poitrail
    Elle montre son œuvre
    Ils applaudissent tant qu’ils peuvent. 
    
    Sur le banc, l’œuvre abandonnée, 
    Un brin, inachevée,
    Reste, par le vent, caressée. 
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle (Mars 2022).
    
    À très vite…

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  • Marie-Sophie s’installe

    8 mars 2022
    Marie-Sophie

    Bonjour toi 😉

    Je partage la suite de Marie-Sophie…

    Le camion de déménagement est reparti et mes meubles ont pris leur place. La maison est spacieuse et je m’y sens bien. J’ai l’impression immédiate que j’ai trouvé mon chez-moi.

    Morgan est venu nous aider. Il m’a saluée comme si de rien n’était et que nous nous étions quittés la veille. Enzo et lui ont fait ami-ami aussitôt. Mélusine l’a embrassé puis s’est affairée à ranger son bazar dans la pièce qu’elle s’était choisie.

    Je me pose et regarde autour de moi. Morgan s’approche. Il avait apporté du miel. La fenêtre de la cuisine est ouverte et j’entends les oiseaux chanter. Le parfum de la nature m’envahit.

    — Je fais chauffer de l’eau pour un thé ? Tu as ça dans tes placards ?

    Mélusine qui apparait comme par magie ouvre une porte et lui désigne la boite. Il s’active sans dire un mot.

    Mon amie s’approche de moi, son fils dans les bras. Il suce sa tétine et ne va pas tarder à s’endormir.

    — Tu as tout ce qu’il te faut pour sa chambre, m’inquiétais-je ?

    — Du moment qu’il a son doudou, tout va bien, me rassura-t-elle.

    — Tu ne regrettes rien ?

    — Du tout.

    — Même pas Archibald ?

    Elle éluda la question et répondit :

    — Je vais coucher Enzo.

    J’entendis l’eau qui tremblotait dans la bouilloire, Morgan qui attrapait les mugs et touillait le miel. Je ne le regardais pas, mais tous les bruits me parvenaient comme au ralenti. Je le sentis s’approcher de moi. Je me tournais vers lui, il me tendit ma tasse.

    — Nous fêterons votre arrivée plus dignement plus tard.

    Toujours ce vouvoiement qui mettait une barrière entre nous. Ses yeux ne me lâchaient pas.

    — Merci.

    Mélusine revenait. Elle prit le mug préparé pour elle sur la table et se joignit à nous. C’est ainsi que nous découvrirent Célestine et Charles.

    — Alors ?

    Charles s’approcha de moi et m’embrassa.

    — Bien installée ?

    Il fixa sur la tasse et haussa les sourcils.

    — De l’eau chaude ? Tu n’as rien de mieux à offrir mon garçon ?

    Morgan sourit.

    — Plus tard.

    Mais Charles ne voulut rien savoir. Il se tourna vers Célestine.

    — Vous ne dites rien à votre fils ? Vous n’êtes pas d’accord ?

    Ils m’attendrissaient tous les deux. Elle distinguée dans sa robe parme et ses petites chaussures assorties, lui avec sa salopette en jeans et sa chemise à carreaux. J’entendis pour la première fois sa voix, douce comme une caresse.

    — Morgan ?

    Je contemplais la mère et le fils et je compris en un instant l’amour qui les unissait et le respect qu’ils avaient l’un pour l’autre.

    Il s’inclina, s’excusa et repartit vers sa maison.

    — Ne t’inquiète pas, petite, il n’a pas loin à aller.

    Charles avait posé sa main sur mon épaule. Mélusine s’approcha de moi et passa un bras autour de ma taille. C’est alors qu’un bruit de voiture retentit.

    J’entendis Morgan parler. Je sentis que Charles pressait davantage mon épaule et Mélusine se dégager puis me prendre la main. Morgan n’était pas seul, il discutait avec quelqu’un.

    Je les vis apparaitre tous les deux au fond de mon jardin, ils poussèrent le portail en bois.

    — Regardez qui j’ai trouvé !

    Archibald tout sourire me tendait les bras.

    — Tu n’as quand même pas imaginé que tu allais partir sans m’embrasser ?

    Stupéfaite, je me laissais câliner par mon meilleur ami.

    — Alors ? On l’a boit, cette bouteille. Tu as bien des verres quelque part, petite ?

    A très vite…

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  • Atelier écriture 2022 #4

    2 mars 2022
    Jeux d’écriture

    Bonjour toi 😉

    Je participe à l’atelier d’écriture de Marie ici . Que m’inspire cette image ?

    Jules contemplait ses chaussures. Il n’osait pas rentrer chez lui. Il craignait de se faire gronder. Il savait bien qu’il n’aurait pas dû racler le bout de ses pieds sur le béton, maman ne cessait de lui répéter que ça les abîmait. Elle n’allait pas lui en acheter une paire toutes les semaines.

    Mais c’était tellement chouette de faire de la trottinette. Quand elle allait vite, il adorait freiner et laisser trainer ses pieds. Oui, mais voilà, ses chaussures n’appréciaient pas du tout le sort qu’il leur réservait.

    En plus, il les aimait ses baskets rouges. Bien sûr, elles avaient perdu un peu de leur couleur éclatante, mais quand même ! Il était le seul de la classe à en posséder de cette couleur. C’était lui qui les avait repérées dans le magasin.

    Maman l’avait prévenu qu’elles ne résisteraient pas au régime qu’il leur imposerait. Elles n’étaient pas assez solides. Il avait insisté et promis sur la tête de son doudou qu’il ferait attention. Oui, mais ça, c’était il y a deux semaines.

    Aujourd’hui, il restait planté devant la route à traverser pour rentrer chez lui. Il avait peur de se faire disputer et aussi… de perdre son doudou. Ne dit-on pas qu’en promettant sur la tête de quelqu’un, qu’il lui arrivait malheur si la promesse n’était pas respectée ?

    Tête basse, il soupira.

    — Jules ?

    Surpris, il leva la tête et découvrit sa grand-mère.

    — Bonjour mon chéri. Tu m’attendais ? Je parie que tu es pressé d’aller faire du shopping avec moi comme je te l’avais promis. Dis-moi qu’est-ce qu’il te ferait plaisir ?

    À ton avis que va demander Jules ?

    À très vite…

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  • Bonjour Mars

    1 mars 2022
    Billet d’humeur, Citation, Mois

    Bonjour toi 😉

    Aujourd’hui, pas de suite de Marie-Sophie, c’est le mois de mars qui est à l’honneur.

    Ce matin, en ouvrant ma fenêtre, j’ai respiré et j’ai senti que c’était le mois des poètes. Verlaine est né un 30 mars. À Metz, chaque année à cette date, sa statue s’habille.

    Nous sommes le 1er mars et j’ai l’impression que les fleurs le savaient. Hier encore (tiens ça me rappelle une chanson 😉) elles n’exhalaient pas ce même parfum.

    C’est fou comme l’esprit fait vite le raccourci. C’est le mois de mars, et même s’il est celui des giboulées, c’est le mois du printemps.

    Qui dit printemps, dit renouveau et réveil de la nature. Les arbres se garnissent de feuilles alors que d’autres fleurissent. Les oiseaux font leur nid, le merle siffle.

    Dans la maison, l’envie d’ouvrir en grand et longtemps les fenêtres, histoire de changer l’air de l’hiver se fait sentir.

    Je suis allée à la pêche aux dictons ou proverbes, ils sont nombreux 😊je vous en ai choisis quelques-uns :

    Mars est un mois élégant, il se met sur son trente-et-un.

    Si les rivières débordent en mars, elles déborderont tous les mois de l’année.

    Quand il gèle en mars, il gèle autant de fois en mai.

    Pour la dame et le cavalier, violettes de février ; pour les catins et les paillards, violettes du mois de mars. (elles sont fleuries dans mon jardin depuis février 😉).

    C’est dans le mois de mars que tente de s’ouvrir l’anémone sauvage aux corolles tremblantes (Alfred de Musset).

    Le 6 mars, à la sainte Colette, commence à chanter l’alouette.

    De Saint-Jean de Dieu (08/03) à Saint-Grégoire (12.03), vents et giboulées font notre désespoir.

    Quand mars se déguise en été, avril prend ses habits fourrés.

    Bienvenue à toi Mars 2022 et apporte-nous du bonheur, de l’amour (beaucoup, nous en avons besoin), de l’espoir et de la joie.

    J’aime beaucoup le mois de mars et toi ?

    À très vite…
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  • Jeux d’écriture

    25 février 2022
    Jeux d’écriture

    Bonjour toi 😉

    Tu l’as bien compris, j’aime me promener au fil des blogs et je découvre l’atelier d’écriture de la bulle atmosphérique ici .

    Avec les mots vacances, soupape, discours, horloge, soupir, zone, accumuler, procession, candeur, rente et l’ajout de 5 mots ayant pour terminaison – aire, j’ai inventé une petite histoire. J’ai corsé la chose en les mettant dans l’ordre de suggestion. Voici ce que ça donne 👎

    Aglaé et Casimir partaient en vacances. Ils chargeaient avec méthode la voiture. Tout était classé comme dans Tetris. Rien ne dépassait et chacun tirait un point d’honneur à être le meilleur. Ils n’étaient pas adversaires, non, plutôt exemplaires.

    Les jumeaux, Alex et Aline, les regardaient avec admiration.

    — Papa c’est quand qu’on part ?

    Casimir pour les faire patienter, se mit au volant et tourna la clé de contact. Rien.

    Consternés, ils se regardèrent en silence. Aglaé murmura.

    — Je parie que c’est la soupape de sécurité, le garagiste t’avait prévenu. Mais tu as voulu en faire uneaffaire personnelle. Tu as décidé toi-même que tu allais réparer ça tout seul. Nous voilà bien.

    — Du coup, on sera quand même à la mer pour mon anniversaire ? demanda Aline, remplie d’espoir.

    Casimir se lança dans un discours dont il avait le secret pour se disculper. Sa femme et les enfants jetèrent un œil discrètement sur l’horloge du tableau de bord et lâchèrent en même temps un soupir de lassitude. Il parla de sa zone de confort qu’il avait voulu quitter. Il expliqua qu’il ne désirait pas accumuler les factures en allant encore chez le réparateur. En procession devant lui, femme et enfants l’écoutaient religieusement un sourire aux lèvres.

    Ils connaissaient par cœur ce discours qu’il récitait toujours avec candeur quand il était en faute. En attendant, l’heure tournait et les envies de baignade au bord de la mer s’éloignaient à vue d’œil.

    Aglaé prit le taureau par les cornes et appela leur sauveur. Malheureusement, en plein inventaire, il ne put les dépanner.

    Ils s’assirent en rond devant le véhicule. Puis Casimir se tapa le front de sa main.

    — Et si je demandais de l’aide à Tante Agathe ? Sa voiture toute neuve dort dans son garage depuis belle lurette. J’ai refusé qu’elle me verse une rente, ce serait extraordinaire qu’elle me fasse faux bond. Ils se levèrent en même temps. Les enfants reprirent du poil de la bête et Aline se projeta immédiatement dans les vagues bleues.

    À très vite…

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  • Au fil de mes personnages

    25 février 2022
    Billet d’humeur, Héloïse et Stefano, J’ai quelque chose à vous dire

    Bonjour toi 😉

    Il existe dans mes cahiers des personnages qui ont eu une histoire et c’est tout. Pourquoi ? Je n’en sais fichtre rien.

    J’ai pourtant eu l’envie, un jour, de les créer, de leur inventer une vie. Lorsque je fouille dans mes cahiers, je trouve :

    Héloïse
    Stefano
    Héloïse et Stefano

    Extrait d’un texte :

    Héloïse avait débarqué dans la maison de Stefano un jour de pluie. Mais depuis ce jour, il faisait toujours soleil dans le cœur du gamin.

    Elle était arrivée avec son vieux doudou tout moche qu’elle traînait derrière elle…

    Charlie aussi était entrée dans la vie de Stefano, bouleversant tout sur son passage. Mais elle, ce n’est pas une vieille peluche qu’elle traînait, c’était des cartons de livres, un ordinateur et des carnets de toutes les couleurs. Elle avait envahi tout l’espace au grand plaisir de Joe.

    Joe, c’était le père de Stefano. Un grand gaillard, à la barbe mal rasée qui piquait. Toujours affublé d’un chapeau en cuir de cow-boy. Ses bras étaient tellement immenses, qu’il pouvait les prendre tous les deux en même temps. Il y ajoutait même Charlie, et ils riaient tous aux éclats.

    ….

    Il y avait aussi l’histoire de ma sorcière Nicky …

    Nicky et Sam

    Extrait :

    – Tu ne vas pas recommencer Samantha, je te répète que je ne suis pas une sorcière. Cesse de divaguer et de t’inventer des histoires…..

    Qu’est-ce qu’il t’a pris de venir ici ? Et tu ne pouvais pas t’habiller plus discret ?

    – Je t’emmène Nicky, réunion à Salem !

    Elle lui donna la main et ils disparurent ensemble dans un nuage de fumée, laissant ébahie Sam qui avait oublié son sac et revenait le chercher…..

    Stoppée dans son élan, elles se regardèrent toutes les deux. Nicky posa à nouveau sa main sur le front de son amie qui faillit éclater de rire mais se retint devant son air grave.

    – Sam, j’ai bien peur que tu sois devenue une sorcière….

    Ces personnages dorment au fond de leur cahier. Un jour, ils se réveilleront et certainement, ils auront des choses à me raconter, ils m’empliront la tête et me pousseront à écrire.

    T’arrive-t-il à toi aussi d’avoir des personnages qui n’ont plus d’histoire ?

    À très vite…

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  • Jeudi Poésie, Mes Haïkus

    24 février 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Un jour, je me suis essayé à écrire des Haïkus. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un petit poème japonais qui se décline en 3 vers et comporte 17 syllabes. Il évoque un sentiment particulier, il est souvent inspiré de la nature ou d’une saison.

    Je partage ici ceux que j’avais imaginé pour le printemps

    Abeilles mutines			
    encerclent les fleurs pour leur		
    miel au goût sucré
    
    
    
    Deux arbres serrés		
    étroitement enlacés 
    fruits et fleurs mêlés
    

    Comme je suis gourmande, j’avais aussi écrit des haïkus sur la gourmandise

    Chocolat léché
    sur la glace vanillée
    plaisir assuré
    
    
    Crêpe au chocolat
    avec de la chantilly
    cuillère à la main
    
    
    
    

    Ici, c’est une autre gourmandise 😉

    Un cœur aguiché
    par des seins mutins dressés
    alléché il est 
    
    
    Epaule voilée
    par vent coquin dénudée
    épaule à croquer 
    

    Et toi ? Connais-tu les haïkus ? En écris-tu ?

    À très vite…
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  • Marie-Sophie, Un nouveau départ (suite)

    22 février 2022
    Marie-Sophie

    Bonjour toi 😉

    Je suis certaine que tu attendais la suite de Marie-Sophie 😉. La voici 👇

    Effectivement, Morgan était le fils de Célestine. Comment aurais-je pu le savoir ?

    Alors Marie-Sophie, comme dirait Mélusine Si tu avais demandé son nom de famille, tu aurais fait le rapprochement.

    Et bien non ma vieille, je ne l’aurais pas fait, tout simplement parce que je ne connaissais pas le nom de Célestine, l’amie de pépé Charles.

    Je me suis trouvée bête et je suis restée un long moment la feuille à la main. Lorsque j’ai enfin réalisé, j’ai couru retrouver Charles qui m’a accueillie d’un sévère Tu en as mis du temps !

    J’ai roumégué et j’ai même eu le culot de lui demander pourquoi il ne m’avait rien dit. Il a haussé les épaules et a répondu À ton avis ?

    Je suis repartie tête basse chez moi et j’ai appelé Mélusine. Mon amie s’est esclaffée. Elle était au courant. J’ai imaginé qu’Archibald était au parfum lui aussi et ça m’a été confirmé rapidement par Mélusine qui m’a avoué que tous les deux s’en voulaient de me cacher ça. J’étais vraiment mal apparemment !

    Résultat des courses, tout s’est enchainé très vite. La maison de mes parents s’est vendue illico presto et j’ai commencé à réfléchir. Oui ça m’arrive.

    Je ne pouvais pas rester à côté et voir de nouvelles personnes envahir l’endroit où j’avais grandi était au-dessus de mes forces. C’est encore Mélusine qui m’a soufflé l’idée de partir rejoindre Morgan. J’ai rétorqué aussitôt :

    — Tu en as de bonnes toi ! ça ne te ferait rien que je m’en aille toute seule, que je t’abandonne Enzo et toi. Quant à Archibald tu y as pensé ? Nous n’avons jamais été séparés nous trois.

    Sa réponse m’avait scotchée.

    — Qui te dit que je ne veux pas partir avec toi ? Tu n’as qu’un mot à prononcer et j’emballe mes rubans, mes tissus et mes boutons et je te suis. Enzo sera ravi. Il ne va pas encore à l’école, il se créera des copains n’importe où.

    — Mais tes clients ?

    — Je m’en ferais d’autres.

    Elle balaya d’un revers de main toutes mes réflexions.

    — Alors ?

    Voilà comment je me retrouve aujourd’hui à terminer ma valise. Ma maison est vide. Je regarde avec mélancolie mes pièces démunies. Qu’est-ce que ça résonne ! Il n’y a plus que les murs, l’âme de la bâtisse s’en va avec moi.

    C’est Morgan qui a trouvé l’endroit de mes rêves. Caché derrière la sienne, je ne l’avais jamais vu, mais lui, il savait que c’était à vendre et en bon état. Quelques coups de peinture et un rafraichissement global des pièces suffiraient pour que je puisse m’installer rapidement.

    Je n’ai pas compris comment Mélusine s’était débrouillée, mais elle a réussi à garder sa clientèle d’ici. Avec les réseaux sociaux et sa boutique en ligne, elle a déjà préparé le terrain. Bien sûr, ses habituées ont tiré un peu la tête, parce qu’elles ne pourront plus venir bavarder avec elle, mais Mélusine a su les rassurer. Elles papoteraient autrement et ce ne serait pas vraiment du virtuel puisqu’elles se connaissaient.

    Là où le bât blesse, c’est Archibald. Il a accueilli la nouvelle sans broncher. Il perd pourtant ses deux amies d’un coup ainsi que son filleul. Si Mélusine pouvait facilement vendre ses tissus en ligne, je voyais mal Archibald faire de même avec son pain.

    Quant à Charles, il est ravi de la situation parce qu’il va lui aussi, quitter sa maison et venir habiter avec Célestine dans la petite chaumière que Morgan gardait comme chambre d’hôtes.

    Il s’est séparé de son bric-à-brac sans un remords. Le fait de me suivre lui fait tellement chaud au cœur qu’il balaie lui aussi d’un revers de main tout ce qu’il a vécu dans sa maison. Je l’admire. À son âge, il repart à zéro et sans aucun état d’âme. Je ne sais pas s’il m’aurait suivie si Célestine était restée ici. Je n’ai pas osé lui poser la question. J’imagine quand même assez mal la chaumière envahie par Charles et son bricolage. J’espère sincèrement qu’il s’adaptera facilement et qu’il ne regrettra pas son choix.

    Parfois, je me dis que tout ça est trop beau pour être vrai. J’ai quand même payé le prix fort. Je n’ai plus de travail et je me demande comment je vais faire. J’aurais pu garder le télétravail, mais mon chef souhaitait que je passe au moins deux jours par semaine au bureau. La séparation s’est toutefois bien déroulée, mais je me retrouve sans boulot, sans mari, sans enfant à plus de trente ans.

    Mélusine, avec son optimisme à rude épreuve, me serine que Morgan n’attend qu’un mot de moi pour qu’il devienne mon homme. Je ne suis pas prête parce qu’il y a un truc dont je ne vous ai pas parlé, c’est Gabriel. Il serait ravi d’être comparé à un truc.

    J’ai le cœur en vrac quand j’y pense. Il habite toujours en face de chez moi. Lorsqu’il a appris que maison était en vente, il a accouru, catastrophé.

    Quand je repense à ce moment, j’en ai encore le cœur qui bat la chamade. Il m’avait prise aussitôt dans ses bras et m’avait murmuré à l’oreille qu’il m’aimait. Sa bouche s’était égarée sur mes lèvres et moi, je ne savais plus quoi faire. Pourquoi me disait-il ça maintenant ? Pourquoi l’avais-je laissé faire ? Parce que sa bouche était douce, que son parfum m’enivrait, et que… j’avoue, ça me faisait du bien. Enfin, un homme m’aimait, moi, Marie-Sophie.

    Je n’en ai parlé à personne. Mélusine et Archibald ne savent rien. Gabriel a promis qu’il viendrait me rendre visite et qu’il attendrait le temps qu’il faudrait. Je n’ai pas eu le courage de le détromper, mais au moment où il me disait ça, j’ai revu le visage de Morgan. Je me suis détestée aussitôt. J’aurais dû lui avouer, mais je me suis tue. Pourquoi ? L’idée que Morgan ne souhaitait pas construire sa vie avec moi m’a effleurée et… qu’ai-je imaginé alors ? Que j’avais Gabriel en réserve. Je ne suis pas fière de moi.

    — Tu es prête ?

    Mélusine et Enzo m’attendent. Tout à mes pensées, je ne les ai pas entendus arriver. Mon filleul se jette dans mes bras. Je ferme ma valise. Le camion de déménagement est déjà en route. Ce soir, je serais dans ma nouvelle maison. Archibald n’est pas venu nous dire au revoir.

    À très vite…
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