Ne viens pas me dire que la Saint-Valentin, c’est tous les jours, qu’on n’est pas amoureux qu’un jour dans l’année, que c’est du commercial tout ça, bref ! Avoue que tu es bien content quand ton amoureux ou amoureuse te la souhaite même sans cadeau 😉.
J’ai choisi la chanson de Michel FugainForteresse pour illustrer cette journée, j’y ai mis mes propres paroles, ben oui, sinon ce n’est pas drôle !
Je te mets le lien avec la vidéo. J’ai choisi celle où Michel Fugain chante avec Maurane, histoire de nous mettre dans l’ambiance Nostalgie.
Je te mets ici la bande son et mes paroles en dessous
L’amour se construit sans cesse
Il a tellement besoin de tendresse
Qu’à cause de tous les tourments
Il s’étouffe lentement.
L’amour a besoin de lumière
Pour briller sans faire de manière
S’afficher comme deux amants
Qui s’embrassent amoureusement
Tourne, tourne, tourne le temps
Tout autour des amants.
L’amour se construit sans cesse
Pas un jour, sans la promesse,
De s’aimer à chaque instant
Alors qu’arrive un ouragan.
Qui balaie les années de liesse,
Pourtant vous vous étiez fait la promesse
De vous aimer éternellement
Mais l’amour à fichu le camp.
Tourne, tourne, tourne le temps
Tout autour des amants.
L’amour se construit sans cesse,
Même dans les moments de faiblesse
Il suffit parfois d’un baiser
Pour se sentir apaisé.
L’amour se fait caresse,
Quand plus rien ne le blesse
Un geste un sourire,
Et c’est le bonheur à venir.
Tourne tourne tourne le temps,
Tout autour des amants….
Tourne tourne tourne le temps
Tout autour des amants.
N'oublie pas ... quand on est amoureux c'est tous les jours... J'arrête, je ne suis pas là pour te donner des conseils, tu sais faire 😁.
Alors oui, c’est la Saint-Valentin 💖, oui je suis romantique et fan de romance et tout et tout 😉, mais je suis aussi une sacrée nana qui n’a pas toujours envie de faire comme tout le monde et d’être en décalé.
L’histoire de Marie-Sophie continue mais ce n’est pas de ma faute si ce n’est pas la fête des amoureux dans sa vie 😂
Morgan était rentré chez lui, mais je ne le reconnaissais pas. Il y eut cette réflexion lancée à Gabriel quand j’étais venue le chercher. Alors que je m’approchais de lui pour l’embrasser, il s’était reculé et avait tancé le médecin :
– Pourquoi me dis-tu que je suis avec cette… dame (il me désigna du menton) alors que tu en pinces pour elle, ça saute aux yeux. Je ne suis pas idiot.
Sans lui laisser le temps de répondre, il m’apostropha et j’eus du mal à reconnaitre sa voix, tellement elle était grinçante.
– Et vous ? Pourquoi me faire croire que nous habitons ensemble alors que je n’en ai absolument aucun souvenir ? Par contre, je sais parfaitement que toi, toubib, tu es amoureux d’elle.
Il se leva tranquillement, refusant qu’on l’aide alors que je voyais bien qu’il avait la tête qui tournait, il chancelait légèrement, il demanda où était Saverio.
La voix du barman résonna derrière moi, j’ignorais qu’il l’avait appelé.
– Désolé Marie-Sophie, me glissa-t-il à l’oreille, c’est moi qui le ramène, il n’a pas voulu que ce soit quelqu’un d’autre.
Agacée, j’apostrophai Morgan d’un ton que j’espérais ferme :
– De toute façon, ta maison est au bout de mon jardin, nous nous verrons régulièrement. Et ne raconte pas de bêtises, il n’y a absolument rien entre Gabriel et moi. S’il te plait abandonne cette façon de parler avec moi, je ne te reconnais plus.
– Alors nous sommes deux !
Il passa devant moi, adressant un signe de tête à Gabriel qui lui tendit des papiers et l’invita à se rendre à l’accueil pour les formalités de sortie. Il quitta la chambre sans un regard vers moi.
La colère grondait et je courus derrière lui alors que Gabriel tentait de me retenir. J’attrapai Morgan par l’épaule, l’obligeait à se retourner, et d’une voix tremblante que j’eus du mal à maîtriser, je débitai :
– Sais-tu que j’ai quitté ma maison pour toi ? Mes amis m’ont suivie, Archibald a repris sa boulangerie, Mélusine son activité de couturière. Même Pépé Charles a tout vendu pour nous rejoindre. Ne me raconte pas qu’il voulait être auprès de ta mère, c’est aussi parce qu’il souhaitait que nous soyons réunis. D’accord, nous ne vivons pas sous le même toit, mais nous partageons tellement de choses. Tu m’as aidé pour la maison, tu as tout fait pour qu’Archibald s’intègre dans le village. Nous sommes heureux tous ensemble, ne me dis pas que tu ne te souviens de rien. Si c’est le cas… alors je repartirai et tu te retrouveras tout seul comme un con. J’attends que tu me le dises en face Morgan ! Un jour, tu risqueras de regretter ton choix.
Je le lâchai, passai devant lui et lui criai :
– Tu me trouveras à la boulangerie, je vais reprendre mon poste chez Archibald. Il m’avait laissé ma journée pour que je puisse m’occuper de toi, mais comme tu n’as pas besoin de moi, je m’en vais.
Je filai vers la sortie sans me retourner. Il ne devait pas voir combien j’étais malheureuse et que les larmes emplissaient mes yeux.
J’entendis Saverio m’appeler. Je savais qu’il craignait que je ne fasse une bêtise, mais maintenant que j’avais un bébé dans le ventre, je ne le mettrai en danger pour rien au monde.
Gabriel me rattrapa et me dit que la mémoire de Morgan allait lui revenir, que je devais être patiente. Je haussai les épaules et sortis de l’hôpital.
Je passai tout d’abord chez moi où je retrouvai Mélusine entourée de ses coupons de tissus multicolores. Elle s’était installée dans une pièce qu’elle avait aménagée à son goût. Je lui racontai tout. Elle me prit dans ses bras, mais je me dégageai en lui disant que ça ne se passerait pas comme ça, s’il me rejetait, je repartais n’importe où, mais jamais il ne saurait qu’il avait un gamin. Aussitôt, Mélusine m’affirma qu’elle me suivrait et que nous élèverions nos enfants seules, nous ne serions pas les premières mères célibataires dans ce cas-là. Elle m’assura qu’elle n’avait aucune attache et que sa boutique en ligne, qu’elle soit ici ou ailleurs n’avait aucune importance. Elle ajouta tout de même que si la mémoire de Morgan était défaillante c’était peut-être parce que je devrais lui parler du bébé et enfin m’installer avec lui. Aurait-il senti un danger avec Gabriel ?
– Je te dis ça, mais je ne dis rien, je suis très mal placée pour te donner des conseils, et elle me fit un clin d’œil.
Je me changeai et repartis à pied vers la boulangerie. C’était pépé Charles qui était derrière le comptoir. Il tenait la conversation aux clients et la file s’allongeait jusque sur le trottoir. Dès qu’il m’aperçut, il lança à la cantonade qu’il abandonnait son poste, mais qu’on pouvait le retrouver au bar de Saverio pour continuer de bavarder autour d’un café.
Aussitôt, tous m’interrogèrent sur la santé de Morgan. Je les rassurai en affirmant qu’il allait bien et je commençai à distribuer des baguettes et des pains en tout genre à tour de bras.
Archibald vint aux nouvelles quand la boutique fut vide.
– Heureusement que tu es arrivée, j’ai bien cru que tout le village allait s’installer ici. Je peux préparer une autre fournée, il ne reste plus rien.
Il me demanda comment ça s’était passé avec Morgan. Je lui racontais tout et ajoutais comme à Mélusine que je n’hésiterais pas à partir.
Archibald me sidéra par sa réponse :
– Je trouve le food truck de mes rêves et je te suis. Nous sillonnerons les routes, une fois que nous aurons dégoté une grande maison pour nous tous, parce qu’avec les deux gamins, il nous faut un pied à terre pour qu’ils puissent aller à l’école.
– Tu es sérieux ? Tout ce que tu as créé ici, tu l’abandonnerais ?
– Sans hésiter, sans toi MarieSophe, je ne peux pas respirer. Mélusine et toi, vous êtes ma famille. Il y a maintenant Enzo et puis le petit bout là…
Il posa sa main sur mon ventre. Les larmes me montèrent aux yeux instantanément. Archibald ferait un excellent papa si Morgan ne se souvenait pas de moi.
Quand nous rentrâmes le soir à la maison, il n’y avait que Mélusine et Enzo et quatre couverts installés sur la table. Morgan n’était pas là, mon amie ne l’avait pas vu. Il y avait pourtant de la lumière chez lui.
Les premiers crocus sont sortis 🙂. L’année dernière, ils étaient violets 😂 mystère de la nature.
Ici, je te confirme que nous sommes toujours dans le jardin, chez nous 😉 où mandarinier et citronnier sont en pleine forme. Nous avons goûté les mandarines et le goût n’a rien à voir avec les fruits qu’on achète. Evidemment, Monsieur Chéri les a recouverts d’un voile blanc pour qu’ils ne gèlent pas et ça marche !
Voici mon azalée tout en boutons. Il est rentré tous les soirs et ressorti chaque matin afin de prendre le soleil, un peu comme nous en fait 🙂.
Bienvenues à mes giroflées qui sont toutes nouvelles. J’aime leur parfum légèrement poivré. Il n’y en avait pas dans le jardin. Un jour que Monsieur Chéri et moi faisions un tour à la jardinerie et que je les ai découvertes, je n’ai pas hésité. Il n’y en pas souvent du coup j’en ai profité. Pour l’instant, elles sont toujours en pot et se sentent bien, je ne sais pas encore si elles prendront leur place en pleine terre.
Voilà pour le moment ce que nous avons dans le jardin. Les jonquilles fleuries il y a quelques temps sont toujours là, par contre les autres bulbes ne sont pas encore sortis de terre.
Et toi, si tu as la chance d’avoir un jardin, comment est – il ?
Belle journée à toi et à bientôt d’autres nouvelles, c’est vrai que le printemps approche, j’entends les mésanges siffler à qui mieux mieux. Vont-elles comme l’année dernière, faire leur nid dans leur nichoir habituel ?
Je te propose un morceau de Brahms joué avec panache. Dis-moi ce que tu en penses en commentaires. J’adore l’ambiance et ça met la pêche pour la journée 🙂.
— Une semaine que mon fils a disparu et vous n’avez pas la moindre piste ?
Le colonel Gérard Faventiny marchait de long en large dans le bureau du Procureur.
— Enfin, Monsieur le Procureur, ce n’est pas sérieux ?
— Les fouilles dans la maison n’ont rien donné. Nous n’avons pas retrouvé le chien. Aucun indice.
— Avez-vous inspecté du côté du Docteur Marteau ? Je ne le sens pas cet homme !
— Les collègues de Daniel avaient trouvé un article le concernant, mais ce qui aurait pu nous intéresser à disparu.
— Vous êtes en train de me dire que celui que nous recherchons a toujours une avance sur vous ? Ne me faites pas rire, ce n’est pas la première fois que vous devez avoir affaire à ce genre de situation. Des tordus, il en existe depuis la nuit des temps. Reprenons cette enquête depuis le début voulez-vous ? Cette maison d’où vient-elle ? Personne de notre famille ni de celle de ma belle-fille ne s’est manifesté, cet héritage est le départ de tout.
Le Procureur n’aimait pas recevoir des ordres, mais le Colonel à la retraite, réputé pour sa pugnacité et son œil de lynx avait raison, il dut l’admettre. Cette affaire n’avait pas été menée comme il fallait.
— Convoquez-moi les deux acolytes de mon fils.
— Enfin Colonel, puis-je me permettre de vous rappeler que vous êtes à la retraite et que…
— Il s’agit de mon fils là ! s’emporta Faventiny père. Je me fous de la hiérarchie, de l’administration, de ma retraite, je vais régler cette enquête et coffrer cet individu qui se fait passer pour Daniel que vous le vouliez ou non ? Compris ? Appelez le Directeur général et exposez-lui la situation, je suis certain qu’il acceptera que je travaille avec vous.
Hugo Cortilla et Esteban Blaviso, quoiqu’en pense le colonel Faventiny, n’avaient pas chômé. Ils étaient retournés à l’hôpital pour interroger Cécilia Joly. Elle avait repris connaissance, mais malheureusement, sa mémoire était parfois défaillante. Elle parlait souvent du Docteur Marteau qu’elle appelait Frédéric. Selon elle, c’était un bon médecin et ses patients l’appréciaient. Esteban avait tenté de la faire parler du jour où elle avait été attaquée, elle fermait alors les yeux et se taisait. Un nom pourtant revenait régulièrement, Merci.
Les deux policiers avaient tout d’abord pensé que la victime les remerciait de leur aide. Mais remis dans son contexte, Hugo avait penché davantage pour un nom. Ils avaient épluché son emploi du temps et avaient noté qu’elle était suivie par un psychiatre. Quand ils découvrirent son nom, Antoine MERCY, ils décidèrent d’aller lui rendre une petite visite. Ils eurent la mauvaise surprise d’apprendre qu’il était en congé.
— Tu ne trouves pas aberrant que tous les indices, les uns après les autres, disparaissent ? Nous n’avons rien à nous mettre sous la dent, gémit Esteban.
— Tentons de refaire une enquête de voisinage autour de la maison. Il y a bien quelqu’un qui va se souvenir de quelque chose.
— Allons-y, mais je n’y crois plus.
— Esteban, ce métier m’a appris qu’il ne fallait jamais lâcher. Il y a toujours une explication, ou un tout petit quelque chose que nous n’avons pas vu.
Dès la disparition du Commandant, Coralie avait choisi de dormir dans son bureau à l’institut médico-légal. Sophia lui proposa aussitôt de l’accueillir chez elle.
Mais, une fois la maison fouillée entièrement et n’ayant révélé rien de suspect, Coralie voulut y retourner. Il fut décidé avec l’accord du Procureur que Coralie ainsi que les collègues de Daniel s’y installent. La bâtisse était assez grande pour recevoir toute l’équipe. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle vit débarquer ses beaux-parents. Le colonel retraité comptait bien mener à bien cette affaire et mettre un point d’honneur à retrouver son fils rapidement. Anne-Marie suivait également. Coralie se sentit aussitôt épaulée et rassurée. Elle se faisait beaucoup de souci pour son mari. Elle ne connaissait pas l’étendue de sa blessure. Quand elle était couchée, elle se rappelait encore qu’elle avait failli soigner l’autre. Heureusement que le malinois avait bien fait son boulot. Elle aurait tant aimé le retrouver ce chien. Elle était certaine qu’il cherchait son maître et qu’il allait lui ramener.
Hubert faisait attention de ne pas se faire prendre. Il se méfiait de l’être humain comme de la peste. Il ne faisait confiance qu’à Daniel. L’autre qui se faisait passer pour lui, il allait lui régler son compte dès qu’il le pourrait. Il avait suivi la voiture, son flair ne l’avait pas trompé. Il était bien arrivé où se trouvait son véritable maître. Il l’avait vu être descendu du véhicule. Il ne s’était pas montré, il avait bien compris que l’autre ne l’aimait pas. Depuis plusieurs jours, il montait la garde. Son pelage devenait gris et sale, sa fourrure commençait à le démanger, il avait déniché de quoi boire. Pour la nourriture, il s’était débrouillé comme il avait pu. Il pensait à son maître. Malheureusement, il sentait que ses forces déclinaient s’il ne mangeait pas. Il allait falloir qu’il retrouve sa maîtresse. Ensuite, il ramènerait l’homme qui l’avait éduqué, ici.
Soudain, il dressa l’oreille, l’autre sortait. Il l’avait senti, mais… il ne le reconnut pas. Il avait changé de visage, pourtant c’était son odeur, il en était certain. Il s’ébroua. Il fallait qu’il le suive. À contrecœur, il abandonna l’endroit où vivait son maître.
Je t’emmène rencontrer Cendrillon, les souris,la marraine et le prince charmant évidemment 😉💖.
Attention au château de la Belle au bois dormant et à la fée maléfique qui pourrait t’endormir pour quelques années. Heureusement que Dame Flora, Dame Pimprenelle et Dame Flora veillent.
Au château de la Belle et la Bête, c’est une autre histoire … Allons voir si la rose n’a pas perdu ses pétales.
Dans le monde des Aristochats, il s’en passe des choses avec Duchesse, O’Malley, Berlioz, Toulouse et Marie. Sans compter que le méchant Edgard monte un plan machiavélique. Heureusement que Napoléon et Lafayette veillent.
Nous retournerons dans mon univers Disney, j’ai encore tellement de choses à partager avec toi. J’espère que tu as passé un bon moment j’ai été ravie de faire ce voyage avec toi.
Je me demande qui a écrit ce thriller, j’en ai des frissons dans le dos 😁.
Chapitre 23
— C’est d’ici que tu surveilles tout ce qui se passe chez eux ?
— Oui ! Ils ne se doutent rien.
— Pourtant, elle sait qu’il y a une pièce supplémentaire ?
— Elle y est venue, mais n’a rien vu de mon installation. Je ne suis pas fou.
Les deux hommes regardaient le couple assis dans le salon.
— Je n’ai pas compris pourquoi il a enlevé son alliance. Je vais avoir besoin de toi Joseph, pour mieux le surveiller. Je ne peux faire confiance qu’à toi, même si je sais que tu n’es pas d’accord avec toutes mes idées.
— Karl et Richard ?
— Tu les avais bien cernés. Ils ne pensent qu’à l’argent et ils ont la gâchette facile.
— Tu veux dire que je suis tout seul maintenant ?
— Pourquoi ? Aurais-tu peur ?
— Non, mais je suis surpris. J’ai du mal à te croire.
— Tu avais raison, j’ai eu tort.
— Tu vas laisser tomber ?
— Oui ! c’était ridicule et insensé. Coralie ne m’aimera jamais. Autant, la garder comme amie.
— Tu m’étonnes. Tu aurais monté toute cette machination pour rien ?
Il éteignit l’ordinateur.
— Viens partons d’ici !
Joseph ne se fit pas prier. Cet endroit lui faisait froid dans le dos.
— Je déclenche le passage secret.
Joseph commença à descendre l’escalier. Il faisait sombre et l’atmosphère humide. Cette maison comportait tellement de pièces inconnues qu’elles l’angoissaient. Il se retourna pour l’attendre. Il ouvrit la bouche. Le cri resta bloqué dans sa gorge.
Le premier coup sur la tête le fit chanceler. Il voulut se rattraper à la rampe. Il n’en eut pas le temps. Un coup de pied dans le ventre et il perdit l’équilibre. Il dévala la vingtaine de marches et stoppa sa course en bas. Une mare de sang s’écoulant sur le sol en terre battue.
Karl et Richard l’attendaient. Ils le poussèrent du pied pour vérifier qu’il était bien mort.
— Il a son compte patron !
— Emmenez-le et jetez-le dans l’eau.
— Mais son corps va remonter à la surface…
— Je voudrais bien voir la tête du commandant quand il s’en apercevra.
— Tu n’as rien entendu ?
Le bruit de la chute dans l’escalier s’était répercuté dans la maison.
Coralie qui venait de recevoir un mail ne répondit pas à sa question.
— J’ai les résultats de ton analyse de sang. Il y a des substances illicites. Tu es drogué Daniel. C’est ça qui te donne mal à la tête. Tu peux aussi avoir des pertes de mémoire. Tu m’écoutes ?
— Oui ! Coralie ! Mais, je te dis que j’ai entendu du bruit.
Il saisit son arme.
— Pourquoi ne veux-tu pas garder Hubert avec toi ? Il aurait réagi.
— Je crains qu’il ne se fasse tuer par ce timbré !
Il regarda par la fenêtre et prit son portable.
— Ne bouge pas !
Il mit un doigt sur sa bouche et composa le numéro du commissariat.
— Je vais sortir par la porte du salon, tu refermes derrière moi.
Elle le vit disparaitre derrière les arbres du parc.
Il reconnut le bruit du corps qu’on balance dans l’eau. Il n’eut pas la patience d’attendre l’arrivée de ses collègues et fonça. Il allait le dégommer ce tordu qui se faisait passer pour lui.
Il aperçut les deux hommes qui se tenaient près de la mare, Karl et Richard. Il avança doucement, l’arme braquée sur eux.
Un coup de feu retentit.
Karl et Richard agirent vite. Ils soulevèrent Faventiny et le portèrent rapidement dans le coffre de la voiture cachée plus loin. Ils entendaient déjà les sirènes de police qui hurlaient. Elle démarra.
La substitution n’avait pris que quelques minutes.
Esteban et Hugo sautèrent de leur véhicule armes à la main. Hugo se pencha aussitôt sur son chef. Une tache rouge s’étalait autour de son épaule.
Esteban faisait le tour de la propriété. Coralie qui avait perçu le coup de feu accourait. Elle se jeta sur son mari qui ouvrait les yeux. Hugo appela les secours.
— Vous m’avez fichu une de ces trouilles Commandant ! La plaie ne paraît pas grave. Avez-vous vu quelque chose ?
— Là… dans la mare !
Faventiny se redressa difficilement. Coralie inspecta sa blessure.
— Montre ! Je déboutonne ta chemise !
Alors que l’équipe d’intervention arrivait, Hugo et Esteban remarquèrent un corps.
Ils revenaient quand Claude Darcin, le procureur freina brusquement devant eux. Hubert jaillit comme un fou de la voiture et pila face au Commandant. Il montra les dents et grogna. Daniel lui intima l’ordre de se coucher. Le chien ne l’écouta pas.
Coralie se recula aussitôt. Hugo et Esteban sortirent leurs armes.
— Hauts les mains !
— Mais… vous délirez !
Darcin prit Hubert par le cou et lui parla à l’oreille. Il réagit immédiatement et plaqua le commandant au sol.
— Mais c’est moi, mon chien, tu ne me reconnais pas ?
Il aboyait de plus belle et devenait de plus en plus menaçant.
— Alors chef ? Vous ne vous souvenez plus du nom de votre animal ?
Esteban le releva brutalement. Hugo lui passa les menottes.
— Vous perdez complètement la tête, je serais à votre place je réfléchirais à deux fois avant de me traiter de la sorte.
Coralie s’approcha de lui.
— Où est mon mari ?
Il n’eut pas le temps de répondre qu’une salve de balles balaya la scène. Le procureur tira brutalement par la main Coralie pour qu’elle se couche au sol. Esteban et Hugo se mirent à couvert pour riposter aux tirs. En un rien de temps, une voiture folle aux vitres teintées s’arrêta devant le pseudo commandant. Une portière s’ouvrit, il sauta à l’intérieur, encore menotté. Elle dérapa et envoya un nuage de poussière. Le moteur rugit et reprit sa course. Tout s’était déroulé en quelques instants toujours sous une pluie de balles qui empêchaient les policiers d’intervenir.
Coralie se releva.
— Personne n’est blessé ?
Tous firent signe que non. L’équipe de secours retirait l’homme de la mare. Esteban et Hugo reconnurent aussitôt Joseph.
Le procureur se tourna vers eux et les interrogea. Esteban répondit.
— Le Commandant nous avait prévenus qu’il avait entendu un corps balancé à l’eau. Il est intervenu sans nous attendre. Quand nous sommes arrivés, ce n’était pas lui qui était à terre, mais nous ne nous sommes rendu compte de rien. Même pas sa femme apparemment.
Le procureur reprit :
— D’où venaient les tirs ? Pas de la voiture quand même ! Faites le tour. Je suis désolée Madame Faventiny, mais votre maison va être mise sous surveillance. Vous ne pouvez plus rester ici toute seule. Je vais dépêcher une équipe pour qu’elle soit fouillée de fond en comble.
— Vous l’avez déjà fait !
— Je sais et nous n’avions rien trouvé. Cette fois-ci, nous allons utiliser tous les moyens que nous avons à notre disposition.
Darcin regarda autour de lui, le silence était oppressant. Il cria :
C’est chez Carnets paresseux ici que ça se passe .
Le thème : Mélanger des légumes et des jours de la semaine. Placer au moins ces 4 mots nuage, tapage, dindon, bouillon. Bien sûr, tu en mets d’autres, sinon ton histoire va être un peu courte 😂.
Voilà donc mon histoire 😉 sur une illustration de Gallica/Bnf .