Bonjour toi 😉

Si tu tenais le livre entre tes mains, tu verrais bien qu’il ne reste plus beaucoup de pages. Voici l’avant dernier chapitre.

Chapitre 34

Les résultats des tests ADN du masque ne laissèrent planer aucun doute, il s’agissait bien des empreintes du Docteur Marteau. Faventiny était le seul à savoir. Il avait demandé qu’ils arrivent sur son bureau avec la mention personnel et aucun cachet.

Il était resté tard. Coralie en compagnie de ses parents était en sécurité. Il avait ordonné à ses deux acolytes de rentrer chez eux, il les mettrait au parfum aussi vite que possible. Il ne s’attendait pas à recevoir l’enveloppe rapidement.

Sidéré, Faventiny ne comprenait pas. Qui était son double ? Marteau ?

Le commandant tenait encore les papiers à la main quand son téléphone vibra, il ne connaissait pas le numéro.

Il répondit.

Juliette Tomys avait passé la nuit à la clinique vétérinaire. Elle n’avait pas réalisé qu’elle avait failli perdre son chien. Une intoxication alimentaire lui avait-on dit. Elle ne comprenait pas, il ne mangeait que ce qu’elle lui donnait.

Elle était enfin rassurée, son doberman Einstein était tiré d’affaire, elle pouvait repartir avec lui. Il n’était pas encore très gaillard, mais il la suivit les oreilles basses.

Le quartier était calme, le jour se levait à peine. Elle jeta un coup d’œil chez son voisin. Il devait être de garde, sa voiture n’était pas là.

Elle ouvrit son garage avec sa télécommande et rentra son véhicule. Einstein put sortir en toute sécurité sans être vu. Il fila directement s’allonger dans son panier.

Elle venait juste de se préparer un café quand elle entendit le bruit de freinage et les portières claquer. Elle leva le rideau de sa fenêtre de cuisine et découvrit avec stupeur un groupe de policiers armés et masqués se déployer dans le jardin de son voisin.

Elle aperçut le commandant Faventiny qui semblait diriger les opérations. Elle n’osa pas se montrer.

Quelques minutes à peine après leur débarquement, on frappa chez elle.

—  Ouvrez, Police !

En soupirant, elle déverrouilla sa porte et se trouva face à Faventiny. Elle l’apostropha vertement.

—  C’est pas une heure pour déranger les gens. Qu’est-ce qu’on va croire autour ? Qu’est-ce qui vous arrive encore ? Vous avez retrouvé la mémoire ?

Il ne prit pas le temps de lui répondre et demanda :

—  Savez-vous où est votre voisin ?

—  Bonjour d’abord ! vous voulez un café ? Et puis non, je ne sais pas où il est, je n’ai pas dormi chez moi. Mon chien était à la clinique. J’ai failli le perdre. J’avais autre chose à penser que de le surveiller.

Esteban et Hugo revenaient vers leur commandant et lui affirmèrent que Marteau avait disparu. La maison était vidée.

Stupéfaite, elle écarquilla les yeux.

—  En voilà une nouvelle ! Hier encore…

Elle s’interrompit et se frappa le front.

—  Je parie que c’est lui qui a empoisonné mon chien. Comme ça, je n’étais pas là pour regarder. Mais demandez aux voisins d’en face, ils ont certainement entendu quelque chose, un camion qui vient déménager ne peut pas passer inaperçu.

Hugo répondit :

—  Ils sont absents.

Faventiny ordonna de repartir, il salua rapidement Juliette Tomys et grimpa dans sa voiture embarquant avec lui ses deux collègues.

Il se dirigea toujours suivi des autres véhicules vers la maison qui l’avait hébergé. De la même façon, ils la découvrirent vidée et sans aucune trace à identifier.

Daniel donna un coup de poing dans le mur et cria :

— Trouvez-moi quelque chose, n’importe quoi du moment que j’ai une piste.

Mais ils eurent beau chercher, toute l’équipe déployée ne releva aucune empreinte. La baraque avait été nettoyée de fond en comble.

Faventiny appela l’hôpital et demanda à parler au médecin. On lui répondit qu’il était parti, une urgence dans sa famille. Il ne fut guère étonné.

Esteban proposa d’essayer avec Martine Joly. Elle n’avait aucune nouvelle de Marteau. Elle ne l’avait pas revu.

Il lui parla alors du carnet.

— Où est-il ? Vous l’avez lu ? Pourquoi ne m’avoir rien dit ?

— Commandant, avec votre amnésie, la découverte du masque, et maintenant cette disparation, nous n’avons pas eu une minute à nous, souffla Hugo qui se demandait où pouvait bien être ce carnet.

Il se souvenait l’avoir glissé dans sa poche. Ils devaient le lire au commissariat, mais Juliette Tomys avait débarqué avec le masque puis Marteau était arrivé. Il avait dû l’entrainer pour sortir par-derrière. Où était — il ?

— Alors ?

— Au bureau, dans mon tiroir.

Il ne pouvait être que là, pensa-t-il, mais une fois sur place, Hugo ne trouva rien. Il se revoyait emmener Juliette Tomys en la tenant par le bras, il s’était fait bousculer par un collègue. Le carnet serait-il tombé ? Pour une faute professionnelle, c’en était une belle, Faventiny n’allait pas la laisser passer. Et soudain, il se souvint de l’homme, ce n’était pas un flic, mais Karl qui faisait le ménage. Il étouffa un juron.

— Bordel, il me l’a volé.

Faventiny et Esteban fixèrent Hugo qui confessa tout.

— Il n’y a plus qu’à interroger Martine Joly.

Avec horreur, ils apprirent que la maison dont les Faventiny avaient hérité appartenait bel et bien à Frédéric Marteau. Martine Joly leur avait dit que le chirurgien faisait souvent des cauchemars et qu’il racontait qu’il avait tué un à un les voisins qui habitaient près de chez lui. Il n’avait jamais été inquiété parce que ce n’était pas lui qui faisait le sale boulot, tous, des repris de justice qui étaient payés grassement et qui disparaissaient ensuite.

Faventiny appela alors sa femme pour lui annoncer la nouvelle, mais ce qu’elle lui apprit le fit entrer dans une rage folle.

— Je te jure qu’il n’y est pour rien, c’est son clone.

— Comment as-tu pu croire une chose pareille ? Et surtout ne pas m’en parler ? 

— Je sais où il m’a emmenée, nous y allons si tu veux.

— Mais nous ne trouverons rien, j’en suis certain.

À nouveau, les voitures de police suivirent le commandant et ce qu’ils découvrirent les laissa muets de stupeur.

La maison n’avait pas été vidée, le sous-sol où Coralie les entraina non plus. Ils regardèrent le clone, le visage de Faventiny, feuilletèrent toutes les notes de Marteau qui racontaient ses recherches. Il avait tout consigné par écrit et priait qu’on lui pardonne. Une lettre d’adieu était adressée à Coralie où il la remerciait de lui avoir fait confiance. Faventiny était seul avec sa femme, les policiers s’activaient tout autour d’eux.

— Que veut-il dire ? demanda-t-il en baissant la voix.

— Il souhaitait que je lui laisse deux jours et ensuite il se livrerait.

— Tu l’as cru ? Te rends-tu compte que tu es sa complice ? Entrave à la justice tu connais ?  

C’est alors qu’il se souvint de l’appel qu’il avait reçu. Il jeta un coup d’œil autour de lui, personne ne leur prêtait attention, trop occupé à relever des empreintes et prendre des photos.

À suivre…

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…

3 réflexions sur “Un héritage empoisonné

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