Un héritage empoisonné

Bonjour toi 😉

Pour mes lecteurs assidus, je partage un nouveau chapitre. J’ai bien compris ton impatience 😂.

Chapitre 32

Faventiny fit signe à ses collègues de l’emporter. Esteban s’en chargea avec répugnance. Hugo resta avec son supérieur. Celui-ci s’assit à son bureau et prit la parole.

— Madame Tomys, je vais vous demander d’être très prudente et de ne parler de rien à qui que ce soit. J’espère que votre amie fera de même.

— Elle va s’occuper d’un autre service. Je lui ai raconté l’histoire.

Les deux policiers soupirèrent. Quelles bavardes ces femmes. Elles ne se rendaient pas compte qu’elles avaient affaire à un grand malade qui n’avait pas hésité à tuer dès qu’il se sentait en danger.

— Ne craignez rien, reprit Juliette Tomys, comprenant qu’elle les avait inquiétés. Mon amie est tenue au secret professionnel, rien ne dit qu’il s’agit du docteur Marteau qui a fait ce visage, même si tout prouve le contraire.

Les deux hommes ne répondirent pas. Ils la remercièrent et l’invitèrent à rentrer chez elle. Daniel lui suggéra alors :

— Peut-être pourriez-vous prendre quelques jours de vacances ?

— En voilà une idée !

Esteban entra en trombe dans le bureau.

— Commandant, Frédéric Marteau est à l’accueil. Il souhaite vous parler.

Hugo entraina aussitôt Juliette Tomys pour la faire sortir par-derrière. Il était temps, Marteau poussait la porte sans y être invité devant l’air stupéfait des policiers.

— Commandant, je n’apprécie pas vos manières. Vous auriez pu me prévenir que ma compagne n’était pas morte !

— Qui ? Quelle compagne ?

Le chirurgien souffla.

— C’est vrai, vous êtes amnésique ! Il y a quelqu’un qui pourrait me renseigner ?

Hugo rétorqua froidement :

— Croyez-vous que nous appréciions vos manières ? Vous entrez ici comme dans un moulin, on ne vous a jamais appris à frapper ?

— Excusez-moi, mais je ne comprends pas pourquoi un de vos collègues fait le planton devant la chambre de ma compagne.

— Ne faites pas l’imbécile, vous savez bien qu’elle a été agressée ! répondit Hugo.

— Et vous n’avez toujours pas trouvé qui est l’assassin ?

— Je vous rappelle que votre amie n’est pas morte.

— C’est ce que j’avais cru comprendre, mais je me suis trompé.

Hugo et Faventiny se regardèrent. Comment pouvait-il le savoir ?

Soudain Daniel se prit la tête dans les mains.

— Vous ne vous sentez pas bien commandant ? s’affola Hugo.

— Un souvenir… idiot… Jokari.

Marteau sursauta et Faventiny s’en aperçut, mais ne fit aucune réflexion. Le chirurgien se reprit aussitôt.

— Un souvenir d’enfance sans doute. C’est un jeu.

— Non… ce n’est pas un jeu. Joseph, Karl, Richard, Jokari.

Il se tourna vers Hugo.

— Ça te dit quelque chose ?

— Joseph ? Vous avez eu un homme balancé dans votre mare. Il s’appelait Joseph. Karl et Richard ne sont pas ceux qui discutaient avec vous docteur ?

Faventiny se retourna vers le chirurgien.

— De quoi parlez-vous ? Je ne connais pas ces noms.

Hugo tapota sur l’ordinateur et tourna l’écran vers lui. Les clichés des deux hommes apparurent.

— Je ne vois pas.

— Pourtant, vous conversiez avec eux, il y a plus d’une semaine. Le commandant était séquestré à ce moment-là.

Hugo montra la preuve de ce qu’il avançait.

— Depuis quand me surveillez-vous ? s’insurgea le médecin.

— Depuis que votre compagne a été assassinée. Je vous rappelle quand même qu’on l’a trouvée chez vous, morte.

— D’ailleurs où en êtes-vous ?

— Répondez à ma question. Vous connaissez ces deux hommes ?

Faventiny n’avait toujours pas dit un mot et laissait son collègue mener l’interrogatoire. Le chirurgien se pencha et examina la photo.

— Peut-être des anciens patients !

— Je ne pense pas. Ils sont tous deux des repris de justice.

— Et alors ? Ils n’ont pas droit aux soins ?

— Je doute qu’ils aient les moyens de payer mes interventions, ironisa Hugo.

Faventiny ne disait toujours rien. Frédéric Marteau se leva.

— J’étais venu chercher des renseignements et finalement, je me retrouve à devoir me justifier. Puis-je m’en aller ?

— Restez à notre disposition, nous allons certainement avoir des questions à vous poser, répondit Hugo.

Seuls, les deux hommes se regardèrent.

— Il était donc en relation avec mon double pour avoir entendu que sa femme était morte.

— Tu avais encore ton alliance ce jour-là.

— Il a dû lui faire mon visage.

Esteban revenait et leur annonça qu’ils auraient les résultats d’ici 24 heures.

— Ils ne peuvent pas faire plus vite ?

— Je leur ai demandé.

Fréderic Marteau sortit du commissariat perturbé. Rien ne se déroulait comme il voulait et surtout, il sentait bien qu’il perdait pied. Ses fichus médicaments diminuaient ses facultés de réflexion et de concentration. Il remarqua dans le bar d’en face, deux femmes attablées autour d’un café. Il reconnut sa voisine et l’agent de service qui avait nettoyé son bureau. Il soupira. Il allait, une fois de plus, devoir faire place nette. Il les surveilla de loin. Juliette Tomys reprit sa voiture alors que Corinne Vitrail enfourchait son scooter et se dirigeait vers son lieu de travail.

Le portable de Marteau vibra dans sa poche. Lorsqu’il découvrit qui l’appelait, il décrocha aussitôt et ne laissa pas parler son interlocutrice.

— Coralie ? J’ai besoin de ton aide. Peux-tu me rejoindre au café près de l’hôpital, celui qui est dans la petite rue ?

Il coupa la conversation avant qu’elle ne réponde. Il espéra qu’elle pourrait venir le retrouver. Lorsqu’il rangea son téléphone, les deux femmes avaient disparu.

Perplexe, Coralie regarda son portable.

— Un problème ? demanda Sophia.

— Je vais m’absenter un moment, si mon mari ou un de ses collègues m’appellent, tu leur dis que je suis au café près de l’hôpital.

— Tu vas voir le toubib ? Ce n’est pas une bonne idée d’y aller seule.

— Vous vous trompez sur son compte.

Elle enfilait déjà son manteau.

Vincenzo tenta de lui barrer le passage, mais elle le repoussa gentiment.

— Je n’en ai pas pour longtemps, ne craigniez rien.

Elle n’était pas encore dans sa voiture que Sophia appelait le commissariat.

Frédéric Marteau guettait Coralie. Dès qu’il l’aperçut, il courut vers elle, l’attrapa par le bras et l’entraina vers son véhicule. Elle tenta de se rebiffer, mais il la tenait fermement.

— Mais lâche-moi, qu’est-ce qu’il te prend ?

Il ne lui répondit que lorsqu’elle fut assise. Il démarra et dit :

— Je t’assure que je ne voulais pas lui faire de mal.

Coralie le regardait qui fixait la route. Elle se rendit compte qu’il la conduisait hors de la ville.

— Où m’emmènes-tu ?

— Chez moi.

— Pourquoi ?

— Je vais tout te raconter, mais promets-moi de ne pas me juger.

Inquiète, elle se demanda alors si ses collègues n’avaient pas eu raison en lui intimant de faire attention à cet ami qu’elle ne reconnaissait pas.

Dès que Faventiny et ses deux acolytes parvinrent au café, ils comprirent rapidement que Coralie et le médecin n’y étaient pas. Daniel tapa le poing sur le capot du véhicule de police.

— Où l’a-t-il emmenée ?

— Chez lui, hasarda Esteban.

À suivre…

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…

Jeudi Poésie

Bonjour toi 😉

Pommeau, L’arrosoir

Pommeau, l’arrosoir
Abreuvait les fleurs le soir.
Il adorait sentir l’eau couler
Qui le rafraichissait
De sa journée où il était
Au soleil resté. 

Une fois sa mission remplie
Il contemplait avec envie
Les fleurs se redresser.

Il pouvait dire merci
À Margelle, le puits
Qui le remplissait sans répit. 

Pourtant ce matin,
Son ami était chagrin
L’eau s’était enfuie
Normal, il n’y avait plus de pluie. 

"Désolé Pommeau, s’exclama-t-il
Finalement, mon eau n’est pas futile
Mais au contraire très utile,
Il en aura fallu des années
Pour apprendre à ne pas la gaspiller.
Je veux bien un peu t’en donner
Si tu n’es pas percé. 
Arrose celles qui en ont besoin
Les autres attendront demain".

L’eau est précieuse
Parfois miraculeuse.

Depuis, Pommeau se sent investi 
De garder cette eau
De son ami le puits

Comme un véritable cadeau.

© Isabelle-Marie d’Angèle (mars 2023)

À très vite…

Agenda ironique – Mars – Rappel

Bonjour toi 😉

Si tu veux encore participé à l’agenda ironique de Mars, tu peux toujours. Je rappelle que la date butoir est le 28 Mars.

Petite piqure de rappel ? Tu trouveras tout ici et je te le mets ci-dessous en image 👇.

Va donc voir ce que les ironiques marsiens ont déjà raconté chez Marinade d’histoires, chez PoLétique et Tocs , chez Gibulène, chez Lissamara, chez Jobougon, Chez Mijo, chez Victorhugotte, chez Duff John et chez Toutloperaoupresque .

Au plaisir de te lire 🙂

À très vite…

Quand j’étais enfant…

Bonjour toi 😉

Qu’est-ce que je faisais lorsque j’étais gamine et que je fais toujours 😂 parce que je suis une éternelle gamine 🙂.

Toujours du vélo avec mon toutou à l’arrière par contre 😂. J’ai troqué le short pour le cuissard mais le sourire est le même quand ça va vite, les cheveux volent sous le casque parce que l’âge me rend plus prudente 😉 mais je me mets toujours en danseuse pour bien prendre le vent et je ris aux éclats.

Je ne ramasse plus les pommes parce que je n’ai plus de pommiers mais j’aimais le faire avec maman qui faisait ensuite de la compote avec tous les fruits rouges comme ma couleur préférée. Qu’est-ce qu’on en passait du temps à éplucher ces pommes !

Je m’assois toujours sur une marche dans le jardin. Je ferme les yeux et j’écoute. Lorsque je pars en promenade, c’est aussi sous un arbre ou dans un champ que je me mets à l’ombre pour respirer la nature.

J’aimerai bien pouvoir encore cueillir des fleurs des champs. Ces bouquets là restent de loin mes préférés.

Danser sous la pluie ☂🎶 oui mais en ce moment, il ne pleut pas ! Dans ma région du nord, il pleuvait souvent et le ciel n’était pas souvent bleu. Si je ne sortais pas quand il pleuvait, je ne serais jamais sortie 😂. Je me souviens aussi que je faisais du vélo sous la pluie et je me faisais disputer ensuite parce que j’allais attraper froid.

Aujourd’hui, dans ma région du sud-ouest, le ciel est souvent bleu, il fait beaucoup plus chaud et la pluie se fait rare.

Jouer à Fifi Brin d’acier comment dire… même si mes cheveux sont encore longs, ils ne le sont plus autant et j’ai abandonné les nattes, je n’en fais qu’une l’été quand il fait vraiment très chaud. Il m’arrive encore de mettre des collants rayés 😂.

Piquer des fous rire avec ma fille, c’est toujours d’actualité 😂 et pas qu’avec elle d’ailleurs 😉

Ci-dessous, c’est toujours vrai, le chapeau qui s’envole 😊. J’ai toujours aimé me promener cheveux au vent et le sourire aux lèvres.

Toujours un livre à la main, c’est hier comme aujourd’hui et le sourire est le même quand je suis dans ma bulle, sans les nattes bien sûr !

Je ne joue plus de piano 🙄 je n’ai jamais été vraiment douée mais je me débrouillais. J’ai pourtant toujours un synthétiseur, ce n’est pas la même chose, c’est sympa pour faire de la musique mais je n’en fais plus. Par contre, j’ai toujours une musique en fond quand je suis sur mon ordi et que j’écris.

J’ai fait de la danse classique puis du jazz… les années passent, j’ai abandonné, par manque de temps, les enfants, la vie quoi… Quand l’occasion se présente, je danse avec Monsieur Chéri, le rock and roll. J’ai fait aussi de la country.

J’ai joué longtemps à la poupée et au fur et à mesure que les années passaient, les histoires devenaient de véritables romans. C’est la plume qui a remplacé mes poupées aujourd’hui 😂. Je me souviens que je faisais l’école à mon chien, il se tenait très bien. Les copines qui m’agaçaient en classe avaient droit à de très mauvaises notes dans mes histoires et à d’énormes punitions😂.

Et toi, quels souvenirs d’enfants peux-tu me raconter ?

À très vite…

Un héritage empoisonné

Bonjour toi 😉

😱🧐🤔 tout est dit 😂

Chapitre 31

Le téléphone de Coralie sonna. Elle ne reconnut pas le numéro. Elle décrocha. C’était une femme à l’appareil. Elle ne comprit pas immédiatement ce qu’elle lui disait, elle semblait paniquée et ses propos étaient incohérents.

— S’il vous plait, aidez-moi… Il m’a vue… Je suis en danger… Votre mari… il veut le tuer. Vous devez me croire.

— Allo ? Qui est à l’appareil ?

— Cécilia Joly.

— Qui vous a vue ? De qui parlez-vous ?

— Il va venir me chercher, on va l’écouter, il est médecin. Je vous en prie, aidez-moi.

— J’arrive et je préviens la police.

Coralie raccrocha et appela aussitôt Esteban ou Hugo. Ce fut le deuxième qui répondit. Hugo lui intima fermement de rester là où elle était. Accompagné d’Esteban, il partit à la clinique où se reposait la compagne de Frédéric Marteau.

Choquée, Coralie retrouva Sophia et Vincenzo.

— Pauvre femme, j’espère qu’il ne lui arrivera rien, s’exclama Sophia.

— De qui parlait-elle ? demanda Coralie.

Ils dirent en même temps :

— De ton copain le chirurgien.

Coralie réfuta leur réponse.

— Impossible, Fred n’est pas un meurtrier.

Ses deux collègues haussèrent les épaules et ne firent aucune objection.

— Tu vas raconter ça au commandant ?

— À quoi ça sert Sophia, il ne se souvient de rien. Il ne sait pas même qui elle est.

La jeune femme et Vincenzo se concertèrent du regard. Coralie les examina se donner des coups de coude comme s’ils avaient envie de lui dire quelque chose.

— Cessez de tergiverser, s’agaça leur supérieure, parlez-moi.

Vincenzo se lança.

— Ne te fâche pas, mais Sophia et moi, nous croyons que le commandant n’a pas perdu la mémoire.

Coralie haussa les sourcils.

— Ce serait bien en effet, malheureusement, ce n’est pas le cas.

Elle leur tourna le dos pour rejoindre son bureau et se planter devant son ordinateur.

— Pourquoi nous fuis-tu, Coralie ? Tu ne nous fais pas confiance ?

Le téléphone sonna au bon moment. Ses collègues l’abandonnèrent à regret.

Esteban et Hugo arrivèrent rapidement à la clinique. Ils trouvèrent Cécilia Joly, en proie à une crise d’angoisse. Elle fut pourtant soulagée de les voir. Aussitôt, elle montra son sac. Hugo lui apporta. Elle le saisit et chercha à l’intérieur. Elle tendit un carnet rouge à Hugo. Il eut juste le temps de le mettre dans sa poche que la porte s’ouvrait à la volée.

— Cécilia ?

La jeune femme sursauta. Les policiers regardèrent le chirurgien sans faire un geste.

— Bonjour messieurs.

Il était accompagné d’une infirmière.

— Je ne voulais pas le croire quand on m’a dit que tu étais ici ma chérie !

— Je ne suis plus ta chérie. Je sais ce que tu m’as fait.

Il se tourna vers l’infirmière. Elle lui tendit une seringue.

— Si vous pouviez sortir messieurs.

Hugo et Esteban refusèrent de bouger.

— Nous venions chercher madame Joly, nous avons un mandat d’amener. Le procureur Claude Darcin désirait l’interroger et comme nous avons appris qu’elle était apte à nous parler et pouvait à répondre à nos questions, nous l’emmenions à son bureau. Pouvez- vous nous suivre, madame.

— Montrez-moi votre papier ? Je doute que ma patiente soit capable de faire quoi que ce soit, n’est-ce pas Cécilia ?

Il la tenait fermement par le bras et la fixait. Elle se mit à trembler et à balbutier qu’elle était d’accord pour partir avec les policiers.

— Tu n’es pas en état ma chérie.

Il se tourna vers Hugo et Esteban.

— Vous reviendrez, messieurs, ma compagne est avant tout une malade et elle doit se reposer.

Il fit signe à l’infirmière pour qu’elle l’aide à se recoucher dans son lit. Les deux hommes n’insistèrent pas. Esteban intercepta le regard affolé de Cécilia Joly qui l’enjoignait de ne pas la laisser.

Une fois dans le couloir, Hugo appela le procureur pour l’informer de la situation. Il décida qu’un policier serait de garde devant la porte et qu’elle ne pourrait pas sortir sans autorisation. Elle était un témoin.

Dans leur voiture, Hugo et Esteban n’étaient pas tranquilles. Le regard affolé de Cécilia Joly leur avait fait comprendre qu’elle avait peur de son compagnon.

— Partons d’ici, nous découvrirons ce qu’il y a dans le carnet au commissariat.

Juliette Tomys avait gardé ce que lui avait apporté son amie et l’avait mis dans un sac plastique. Elle décida de le porter à la police. Cette histoire allait trop loin, elle ne voulait pas avoir d’ennuis.

Elle avait mal dormi surtout que son chien ne cessait de grogner comme s’il sentait un danger rôder autour de sa maîtresse.

Elle se leva tôt, avala un café et sortit sa voiture. Son sac en plastique était au fond de sa besace. Elle n’était pas rassurée, surtout qu’elle voyait son voisin faire de même. Elle monta dans son véhicule sans le regarder et démarra en vitesse.

À l’accueil du commissariat, elle demanda à parler au commandant Faventiny. À sa grande surprise, il vint en personne, accompagné de ses deux acolytes.

— Vous avez retrouvé votre mémoire ?

Il se tourna vers Hugo, interrogatif. Celui-ci répondit à sa place.

— Non, il ne se souvient pas de vous, madame Tomys. Suivez-nous, vous avez quelque chose de plus à apporter à l’enquête ?

Une fois dans le bureau, elle saisit son sac et balança la poche plastique. Esteban l’ouvrit et recula d’un pas, écœuré.

— C’est pas beau à voir, je sais !

Hugo s’approcha à son tour. Il faillit vomir. Quand vint le tour de Daniel, Esteban le retint par le bras.

— Attendez commandant, vous allez être surpris !

Il se pencha et saisit ce qu’il restait de son visage. Il le souleva, le regarda sans aucune émotion.

— Il ressemble bien à celui qui m’avait séquestré. Où l’avez-vous trouvé ?

— C’est une amie qui fait le ménage à l’hôpital qui me l’a rapporté. Il était sous le bureau du chirurgien Frédéric Marteau.

Daniel Faventiny resta de marbre. Ses collègues admiraient sa maîtrise. Hugo était encore pâle à faire peur. Le commandant reprenait.

— Je n’ai pas retrouvé la mémoire. Rappelez-moi qui vous êtes ?

— Juliette Tomys, la voisine de Marteau. Je vous avais dit qu’un homme qui vous ressemblait était venu le soir du meurtre de sa compagne, enfin sa sœur jumelle. J’ai même cru que c’était vous, mais vous étiez plus grand.

Daniel hocha la tête.

— Quand ma copine m’a ramené ça, j’ai pensé que ça vous intéresserait. Mais si vous ne vous souvenez de rien, pfff !

Elle haussa les épaules et se laissa tomber sur une chaise.

— Je ne vous dis pas comme j’ai mal dormi. Mon chien n’arrêtait pas de grogner. J’avais la frousse comme si ce masque me mettait en danger.

— Nous allons l’analyser. Les traces d’ADN doivent être dessus. Nous allons enfin savoir qui voulait tant me ressembler.

À suivre…

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…

Le printemps est revenu

Bonjour toi 😉

Hello, le printemps est là ! et dans le jardin ça se voit, ça s’entend et ça se sent.

Les primevères se portent bien.

Tu aperçois les jonquilles et les jacinthes. Ci-dessous des grandes 😉.

Ici des plus petites.

Le rosier démarre ci-dessous 😊

Les pivoines sortent de terre et sont en pleine forme 💐.

Le tapis de violettes s’en donne à cœur joie et embaume 🌺.

1ère tulipe, les autres se font attendre 🌹.

Le forsythia est en fleurs 💐.

Alors lui, le 1er œillet, joue à cache-cache , j’adore cette fleur 💖 pour son parfum poivré.

Belle journée à toi qui passes ici 💐💖.

À très vite…

Samedi Musique

Bonjour toi 😉

Et si on parlait un peu générique de feuilletons ? Alors celui-là, impossible d’y couper 😂mais ça ne nous rajeunit pas tout ça 😂.

Bon samedi 💖💐 et dis-moi, c’était qui tes acteurs préférés ? Alors moi, l’inoubliable Bobby Ewing. Ok, il a vieilli lui aussi 😂

À très vite…

Un héritage empoisonné

Bonjour toi 😉

Même si c’est la journée mondiale du sommeil 🥱😴, je ne vais pas m’endormir sur mes lauriers. La fin du thriller approche, je partage donc un nouveau chapitre. Non, non, on ne se recouche pas 😂

Chapitre 30

Daniel Faventiny accompagné de son malinois partit en promenade. L’animal l’entraîna à plusieurs kilomètres de chez lui. Le commandant avait emporté un sac à dos et avait prévenu qu’il sortait prendre l’air. Même s’ils étaient inquiets, ses parents ne firent aucune remarque. Daniel leur avait montré qu’il avait son portable. Il était donc joignable à tout moment.

Le colonel le regarda disparaître au bout de l’allée. Sa femme posa son menton sur son épaule et soupira.

— Tu sais ce que je crois Anne-Marie ? murmura Gérard Faventiny, c’est que notre fils a parfaitement recouvré la mémoire voire même qu’il ne l’a jamais perdue.

Son épouse se recula pour mieux le contempler.

— Il ne nous mettrait jamais dans le doute comme ça !

— Pour les besoins de l’enquête, si évidemment. J’aurais fait la même chose. Tu n’as pas remarqué comment il regarde Coralie ? Et surtout comment, elle, elle vit cette amnésie ? Elle ne semble pas inquiète du tout, pas malheureuse. Elle ne cherche pas à stimuler sa mémoire parce qu’elle sait que c’est inutile. Sois rassurée, ma chérie, ton fils a toute sa tête.

Anne-Marie soupira et se blottit à nouveau dans les bras de son mari.

— Je suis déçue qu’il ne nous fasse pas confiance.

— Ce n’est pas une question de confiance, c’est de la prudence tout simplement.

— Si tu es sûr de ça, alors tant mieux.

— Cette affaire doit être résolue, Anne-Marie.

Juliette Tomys buvait le café tranquillement, postée à son carreau. Elle regardait son voisin qui montait dans sa voiture comme chaque jour. Il partait à l’hôpital. Soudain, elle aperçut son amie Corinne Vitrail qui s’arrêtait devant chez elle. Lorsqu’elle descendit de son scooter, le médecin baissa la glace. Juliette entrebâilla sa fenêtre pour écouter. Corinne enlevait son casque quand elle se rendit compte que Frédéric Marteau la fixait. Surprise de le trouver là, elle s’approcha du véhicule.

— Bonjour Docteur. Vous habitez ici ?

— Il paraît. Et vous ?

Le ton froid et coupant employé la stoppa net dans son élan d’expliquer qui elle venait voir.

— Pas du tout, je fais d’autres ménages pour arrondir mes fins de mois. J’ai garé mon engin sur le trottoir, mais je crois que je me suis trompée d’adresse.

Elle fit mine de chercher sur son téléphone, remit son casque et enfourcha son scooter.

— C’est bien ce que je pensais ! Désolée, je suis déjà en retard. À bientôt docteur, bonne journée.

Elle démarra alors que Frédéric Marteau remontait sa glace, et s’en allait. Elle fit le tour du pâté de maisons, vérifia qu’il avait bien disparu et revint chez Juliette Tomys. Celle-ci vint à sa rencontre, ouvrit le portail et l’invita à mettre son scooter dans son garage.

— Il n’avait pas l’air de bon poil. Je pensais qu’il était déjà parti. C’est la première fois que je le croise ici.

Corinne entra à la suite de Juliette et posa son sac sur la table.

— Tu désires un café ?

Juliette lui en versait une tasse.

— Oui je veux bien. Quand tu me racontais tes histoires avec ta copine qui s’est fait assassiner, je ne voulais pas le croire qu’il pouvait être aussi bizarre. Mais comme je l’ai vu ce matin, je comprends mieux. Ce n’est pas le même homme.

— Qu’est-ce qui t’amène ? Tu ne viens jamais si tôt d’habitude, c’est pour ça d’ailleurs que tu l’as croisé.

— Il faut que je te parle d’un truc et tu me diras si ça a un lien avec ce que tu me racontais.

Frédéric Marteau entra dans son bureau après avoir salué ses collègues et sa secrétaire. Il avait mal dormi. Lorsqu’il était rentré chez lui la veille, il n’avait eu de cesse de penser qu’il avait oublié quelque chose d’important. Ses absences lui reprenaient. Le stress et l’alcool ne faisaient pas bon ménage avec son traitement et il avait forcé la dose de neuroleptiques pour pouvoir être au top avec Faventiny. Évidemment, il avait droit aux effets secondaires, surtout qu’il avait bu pour oublier sa défaite. Il devait avoir une sale tête parce que ses collègues l’avaient regardé bizarrement.

Il jeta un œil sur son agenda et laissa échapper un soupir de soulagement. Il avait devant lui une heure avant son premier rendez-vous.

Il se planta devant le miroir et tenta de se remémorer la scène d’hier. Il se revoyait arracher son visage. Il s’était déchiqueté. Qu’en avait-il fait ? Il vérifia sa poubelle et ne trouva rien. Il se baissa pour inspecter sous son bureau.

— Bordel ! la femme de ménage est passée.

Il repensa alors à Corinne devant chez sa voisine. Elle lui avait raconté une histoire à dormir debout, il en était certain. Une simple coïncidence ? Il n’y croyait pas. Il ne l’avait jamais vu dans son quartier. Elle avait paru surprise de le voir là et ne pas savoir qu’il y habitait. Ce soir, il irait questionner Juliette Tomys. Elle pourrait peut-être le renseigner, elle qui était toujours au courant de tout. Après tout, elle s’était peut-être vraiment trompée d’adresse.

Daniel reconnut immédiatement la maison où il avait été séquestré la première fois. Son chien à ses pieds, lui léchait les mains.

— Tu m’avais suivi jusqu’ici ?

Le regarde empli d’amour ne le lâchait pas. Daniel s’accroupit pour le caresser. Il entendit alors une voiture stopper devant la bâtisse. Il se baissa davantage pour ne pas être aperçu. Deux hommes qu’il connaissaient bien descendirent du véhicule : Karl et Richard.

Ils entrèrent dans la maison. Daniel hésita. Il remarqua un voisin sans doute, qui venait dans sa direction. Il allait emprunter le même sentier que lui certainement. Daniel fit mine de refaire son lacet et se leva quand il arriva face à lui. Hubert ne broncha pas. Ils se firent un signe de tête. L’inconnu chaussé de bottines de randonnées et d’un bâton de marche le dépassa lorsque Daniel l’interpella.

— Excusez-moi monsieur ?

Il s’arrêta et se tourna vers lui. Il mit sa main à son chapeau pour le saluer. Daniel reprit :

— J’ai certainement dû me tromper. Cette maison est bien à vendre ? Je ne la pensais pas si éloignée de tout.

L’homme répondit :

— Ce serait bien si elle changeait de propriétaire, le médecin qui l’occupe est spécial comme les personnes qui viennent chez lui. C’est pas que je veux faire ma mauvaise langue, il peut recevoir n’importe qui vu qu’il est docteur. À mon avis, c’est des zinzins de la tête ! Alors, si la baraque est à vendre, je serais bien content et croyez-moi, il n’ y aura pas que moi. Le quartier est sympa et la boulangerie n’est pas loin.

Heureux de bavarder, Daniel ne parvenait pas à en placer une. Il réussit quand même à l’interroger de nouveau.

— Vous connaissez peut-être le nom du propriétaire ?

— Pour sûr ! C’est le chirurgien de la plastique, Marteau qu’il s’appelle. Je ne lui ferais pas confiance avec un nom pareil, enfin moi ce que j’en dis, mais je bavarde, je bavarde, je n’arriverais jamais à faire mon nombre de pas. Bien le bonjour, monsieur, et bonne chance pour votre recherche.

À suivre…

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…