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  • Un héritage empoisonné

    4 avril 2023
    Un héritage empoisonné

    Bonjour toi 😉

    Si tu tenais le livre entre tes mains, tu verrais bien qu’il ne reste plus beaucoup de pages. Voici l’avant dernier chapitre.

    Chapitre 34

    Les résultats des tests ADN du masque ne laissèrent planer aucun doute, il s’agissait bien des empreintes du Docteur Marteau. Faventiny était le seul à savoir. Il avait demandé qu’ils arrivent sur son bureau avec la mention personnel et aucun cachet.

    Il était resté tard. Coralie en compagnie de ses parents était en sécurité. Il avait ordonné à ses deux acolytes de rentrer chez eux, il les mettrait au parfum aussi vite que possible. Il ne s’attendait pas à recevoir l’enveloppe rapidement.

    Sidéré, Faventiny ne comprenait pas. Qui était son double ? Marteau ?

    Le commandant tenait encore les papiers à la main quand son téléphone vibra, il ne connaissait pas le numéro.

    Il répondit.

    Juliette Tomys avait passé la nuit à la clinique vétérinaire. Elle n’avait pas réalisé qu’elle avait failli perdre son chien. Une intoxication alimentaire lui avait-on dit. Elle ne comprenait pas, il ne mangeait que ce qu’elle lui donnait.

    Elle était enfin rassurée, son doberman Einstein était tiré d’affaire, elle pouvait repartir avec lui. Il n’était pas encore très gaillard, mais il la suivit les oreilles basses.

    Le quartier était calme, le jour se levait à peine. Elle jeta un coup d’œil chez son voisin. Il devait être de garde, sa voiture n’était pas là.

    Elle ouvrit son garage avec sa télécommande et rentra son véhicule. Einstein put sortir en toute sécurité sans être vu. Il fila directement s’allonger dans son panier.

    Elle venait juste de se préparer un café quand elle entendit le bruit de freinage et les portières claquer. Elle leva le rideau de sa fenêtre de cuisine et découvrit avec stupeur un groupe de policiers armés et masqués se déployer dans le jardin de son voisin.

    Elle aperçut le commandant Faventiny qui semblait diriger les opérations. Elle n’osa pas se montrer.

    Quelques minutes à peine après leur débarquement, on frappa chez elle.

    —  Ouvrez, Police !

    En soupirant, elle déverrouilla sa porte et se trouva face à Faventiny. Elle l’apostropha vertement.

    —  C’est pas une heure pour déranger les gens. Qu’est-ce qu’on va croire autour ? Qu’est-ce qui vous arrive encore ? Vous avez retrouvé la mémoire ?

    Il ne prit pas le temps de lui répondre et demanda :

    —  Savez-vous où est votre voisin ?

    —  Bonjour d’abord ! vous voulez un café ? Et puis non, je ne sais pas où il est, je n’ai pas dormi chez moi. Mon chien était à la clinique. J’ai failli le perdre. J’avais autre chose à penser que de le surveiller.

    Esteban et Hugo revenaient vers leur commandant et lui affirmèrent que Marteau avait disparu. La maison était vidée.

    Stupéfaite, elle écarquilla les yeux.

    —  En voilà une nouvelle ! Hier encore…

    Elle s’interrompit et se frappa le front.

    —  Je parie que c’est lui qui a empoisonné mon chien. Comme ça, je n’étais pas là pour regarder. Mais demandez aux voisins d’en face, ils ont certainement entendu quelque chose, un camion qui vient déménager ne peut pas passer inaperçu.

    Hugo répondit :

    —  Ils sont absents.

    Faventiny ordonna de repartir, il salua rapidement Juliette Tomys et grimpa dans sa voiture embarquant avec lui ses deux collègues.

    Il se dirigea toujours suivi des autres véhicules vers la maison qui l’avait hébergé. De la même façon, ils la découvrirent vidée et sans aucune trace à identifier.

    Daniel donna un coup de poing dans le mur et cria :

    — Trouvez-moi quelque chose, n’importe quoi du moment que j’ai une piste.

    Mais ils eurent beau chercher, toute l’équipe déployée ne releva aucune empreinte. La baraque avait été nettoyée de fond en comble.

    Faventiny appela l’hôpital et demanda à parler au médecin. On lui répondit qu’il était parti, une urgence dans sa famille. Il ne fut guère étonné.

    Esteban proposa d’essayer avec Martine Joly. Elle n’avait aucune nouvelle de Marteau. Elle ne l’avait pas revu.

    Il lui parla alors du carnet.

    — Où est-il ? Vous l’avez lu ? Pourquoi ne m’avoir rien dit ?

    — Commandant, avec votre amnésie, la découverte du masque, et maintenant cette disparation, nous n’avons pas eu une minute à nous, souffla Hugo qui se demandait où pouvait bien être ce carnet.

    Il se souvenait l’avoir glissé dans sa poche. Ils devaient le lire au commissariat, mais Juliette Tomys avait débarqué avec le masque puis Marteau était arrivé. Il avait dû l’entrainer pour sortir par-derrière. Où était — il ?

    — Alors ?

    — Au bureau, dans mon tiroir.

    Il ne pouvait être que là, pensa-t-il, mais une fois sur place, Hugo ne trouva rien. Il se revoyait emmener Juliette Tomys en la tenant par le bras, il s’était fait bousculer par un collègue. Le carnet serait-il tombé ? Pour une faute professionnelle, c’en était une belle, Faventiny n’allait pas la laisser passer. Et soudain, il se souvint de l’homme, ce n’était pas un flic, mais Karl qui faisait le ménage. Il étouffa un juron.

    — Bordel, il me l’a volé.

    Faventiny et Esteban fixèrent Hugo qui confessa tout.

    — Il n’y a plus qu’à interroger Martine Joly.

    Avec horreur, ils apprirent que la maison dont les Faventiny avaient hérité appartenait bel et bien à Frédéric Marteau. Martine Joly leur avait dit que le chirurgien faisait souvent des cauchemars et qu’il racontait qu’il avait tué un à un les voisins qui habitaient près de chez lui. Il n’avait jamais été inquiété parce que ce n’était pas lui qui faisait le sale boulot, tous, des repris de justice qui étaient payés grassement et qui disparaissaient ensuite.

    Faventiny appela alors sa femme pour lui annoncer la nouvelle, mais ce qu’elle lui apprit le fit entrer dans une rage folle.

    — Je te jure qu’il n’y est pour rien, c’est son clone.

    — Comment as-tu pu croire une chose pareille ? Et surtout ne pas m’en parler ? 

    — Je sais où il m’a emmenée, nous y allons si tu veux.

    — Mais nous ne trouverons rien, j’en suis certain.

    À nouveau, les voitures de police suivirent le commandant et ce qu’ils découvrirent les laissa muets de stupeur.

    La maison n’avait pas été vidée, le sous-sol où Coralie les entraina non plus. Ils regardèrent le clone, le visage de Faventiny, feuilletèrent toutes les notes de Marteau qui racontaient ses recherches. Il avait tout consigné par écrit et priait qu’on lui pardonne. Une lettre d’adieu était adressée à Coralie où il la remerciait de lui avoir fait confiance. Faventiny était seul avec sa femme, les policiers s’activaient tout autour d’eux.

    — Que veut-il dire ? demanda-t-il en baissant la voix.

    — Il souhaitait que je lui laisse deux jours et ensuite il se livrerait.

    — Tu l’as cru ? Te rends-tu compte que tu es sa complice ? Entrave à la justice tu connais ?  

    C’est alors qu’il se souvint de l’appel qu’il avait reçu. Il jeta un coup d’œil autour de lui, personne ne leur prêtait attention, trop occupé à relever des empreintes et prendre des photos.

    À suivre…

    © Isabelle-Marie d’Angèle

    À très vite…
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  • Fleur d’avril tient par un fil

    1 avril 2023
    Mois, Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Et si j’écrivais un texte sur Avril, le mois où les fleurs leur parfum distillent, puis dans le jardin défilent ?

    — Tu vas te mettre en péril, me dis-tu.

    — Mais non c’est facile.

    Deal ?

    La fée Avril

    La fée Avril, ce matin est fébrile.

    Elle a perdu ses espadrilles et ne pourra pas danser le quadrille. 

    Avec elles, la Fée Avril se sentait si agile.

    Sans elles, ce ne sera pas facile.

    Certaine que c’est son cousin Achille qui lui piqué ses espadrilles,

    Elle lui demande asile. Après tout, il est de sa famille.

    Elle est habile, la fée Avril. Elle endort Achille avec son babil.

    Qu’elle n’est pas la surprise de la Fée Avril de découvrir Basil,

    Le chien d’Achille. Il dort sur ses espadrilles.

    Quel chenapan ce Basile !

    — File ! s’exclame la Fée Avril

    Au cri de sa cousine, Achille ses yeux écarquillent.

    — Que t’as fait mon chien si docile ? Ce n’est qu’une paire d’espadrille, murmure Achille.

    Aux pieds de son maître, Basile se faufile, et s’allonge tranquille.

    — Pas la peine de te faire de la bile, tu pourras le danser ton quadrille. Je pourrai même te conduire à la ville, deal ?

    Il lui tend sa main gracile. Les yeux de la fée Avril brillent, tous deux danseront le quadrille au bal du mois d’Avril.

    Sa jolie robe, elle enfile.

    © Isabelle-Marie d’Angèle (avril 2023).

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  • Agenda Ironique Avril 2023

    1 avril 2023
    Défis-Challenges, Reblog

    Bonjour toi 😉

    Ce n’est pas un poisson mais … l’agenda ironique d’avril est déjà en ligne .
    Merci Max-Louis pour ce nouveau sujet, à vos claviers les Agendistes ironiques d’avril.
    Il n’y a pas de quoi fouetter un chat mais quand même va falloir s’y mettre 😂.

    https://isabellemariedangele.com/wp-content/uploads/2023/04/image-1.png?w=398

    À très vite…

    Avatar de iotopLe dessous des mots

    Photographie Iotop 2023


    Bon jour à tous,

    Je suis désigné pour animer l’Agenda Ironique d’Avril 2023 suite à un vote et cela pour la cinquième fois (en fait, je tiens un registre sur un papyrus d’époque… industriel).

    Je suis heureux d’apporter ma pierre à l’édifice sur les hauteurs de l’Agenda Ironique avec toujours de belles floraisons textuelles d’année en année. D’ailleurs, je me demandais, si un jour, il ne faudrait pas tous les réunir sur un blog ?

    La Genèse de l’AI : ICI ou ICI et celui du mois de Mars 2023 : Isabelle-Marie d’Angèle

    Je vous propose le thème: CHAT

    Si le chat représente, au-delà des symboles et des configurations vivantes qui peuvent nous être familières, un félin de petite taille constitué de toutes ses facéties, la littérature n’est pas en reste pour lui apporter du poil de la bête. Aussi aux exemples, nous pouvons pêcher quelques éléments distingués :…

    Voir l’article original 162 mots de plus

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  • Agenda ironique -Mars- Résultats

    31 mars 2023
    Défis-Challenges

    Bonjour toi 😉

    Voici donc les résultats de l’agenda . C’est Lyssamara pour son texte L’effleure du mâle avec 29,17 % de votes.

    Vient ensuite Carnets paresseux avec Le réveil et le pissenlit et 20,83 % de votes.

    En 3ème position arrive avec 12,5% JoBougon avec Ne vous fiez pas aux apparences ex aequo avec VictorHugotte et son pissenlit qui voulait se faire aussi belle que la rose.

    Bravo à tous pour votre participation qui m’a sincèrement comblé de joie. C’était une belle expérience et je vous remercie de m’avoir permis de la vivre. Ce sera avec plaisir que j’hébergerai une autre fois cet agenda ironique.

    Pour l’heure et le mois d’avril qui se profile à l’horizon c’est chez Ledessousdesmots que vous aurez la chance de trouver le nouveau sujet de l’agenda, à 37,5% des votes.

    Je lui laisse donc le soin de vous proposer le nouveau sujet de l’agenda ironique qui je n’en doute pas une seconde sera tout aussi croustillant.

    Belle journée à tous et à très bientôt pour de nouvelles écritures ironiques.

    💖😊

    À très vite…
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  • Un héritage empoisonné

    31 mars 2023
    Un héritage empoisonné

    Bonjour toi 😉

    La fin est proche et j’avoue avoir un peu de mal à quitter mes héros 😏

    Chapitre 33

    Frédéric Marteau invita sa passagère à descendre de la voiture. Elle hésita, mais voyant qu’il ne l’obligeait en rien, elle le suivit.

    Elle n’était jamais rentrée chez lui. Elle fut surprise par l’ambiance chaleureuse qui se dégageait. Elle n’aurait jamais imaginé que son ami de faculté pouvait avoir aussi bon goût pour la décoration. Un grand canapé d’angle dans les tons taupe, moelleux à souhait occupait la pièce principale. Lorsque son mari et ses collègues avaient perquisitionné, ils n’avaient rien raconté et elle avait pensé que Marteau avait une maison banale et froide. Ce n’était pas le cas.

    C’est dans la cuisine américaine des plus fonctionnelles qui lui servit un café. Il la regarda droit dans les yeux et commença son récit :

    — Tout d’abord, il faut que tu saches que jamais je n’ai voulu te faire de mal, ni à toi ni à ton mari.

    Elle haussa les sourcils, mais ne l’interrompit pas. Il continua donc d’une voix monocorde.

    — J’ai toujours été fasciné par le clonage, je ne t’apprends rien. Alors, j’ai tenté une expérience. Veux-tu me suivre dans mon sous-sol ? N’aie crainte, je ne te ferai pas de mal et si tu as peur quand tu seras en bas, tu pourras repartir, je ne te retiendrai pas.

    Curieuse au fond d’elle-même, elle lui emboita le pas après avoir avalé son café. Elle s’immobilisa sur la dernière marche et contempla avec stupéfaction ce qui s’offrait à elle.

    Le sous-sol avait tout d’un centre de recherches avec ordinateur de la dernière génération. Elle se crut dans un film de Marvel avec les super-héros. Elle s’approcha de la vitrine où un homme la regardait. Marteau la laissa faire sans un geste pour la retenir.

    Elle se planta devant celui qui ressemblait trait pour trait à son mari. Daniel Faventiny était face à elle, habillé de vêtements qu’il avait l’habitude de porter.

    — Je n’ai plus réussi à le maîtriser, murmura Frédéric Marteau. Voilà pourquoi, il reste maintenant enfermé dans cette armoire. Tu vois, j’ai toujours la clé sur moi, il ne pourra plus faire de mal à personne.

    — Tu veux dire que c’est lui qui a tué ces hommes, a blessé Daniel, l’a kidnappé et lui a fait perdre la mémoire ?

    — Oui, je te le jure. Faventiny et ses collègues pensent que c’est moi avec un masque sur la tête qui ressemble à ton mari, mais c’est faux. C’est lorsque ma compagne a été attaquée que j’ai réalisé que ce clone s’était échappé. Je ne l’avais jamais enfermé parce que je n’avais pas imaginé qu’il pouvait prendre vie tout seul.

    — Peux-tu m’expliquer pourquoi tu lui as donné le visage du commandant ?

    Frédéric Marteau se mit à marcher de long en large, se gratta la tête, soupira, et commença à transpirer. Puis il lâcha :

    — Je voulais juste quelques minutes, quelques heures, être à sa place. Je tenais les rênes, il ne pouvait faire que ce que je lui disais. Mais… la machine a été plus forte que moi et j’ai été dépassé.

    — Je ne comprends toujours pas pourquoi tu n’as pas fait ton propre clone.

    Il s’agaça.

    — Avec mon visage ? Réfléchis un peu. Autant faire un beau clone, tu ne crois pas ?

    — En fait, tu as créé celui de mon mari.

    — Si tu veux, mais…

    Il la regarda.

    — Je suis désolé.

    — C’est donc ce truc qui m’a embrassée ? Qui me surveillait dans la maison ? Qui m’a enfermée ? Pourquoi n’as-tu rien fait à ce moment là quand tu as compris ce qui se passait ?

    Il haussa les épaules et avoua :

    — Je voulais m’amuser un peu et… d’accord, ton mari m’agace. Je suis jaloux.

    — Jaloux ? De quoi ? Je ne comprends pas.

    — Il a tout ce que je n’ai pas. Il est beau, il est commandant…

    Elle l’interrompit.

    — Tu es un chirurgien plasticien renommé, tu n’as rien à lui envier côté professionnel.

    Elle réalisa alors ce qu’il n’osait pas dire.

    — Tu es amoureux de moi ? Fred ? Réponds-moi !

    Il baissa la tête et murmura :

    — C’est arrivé sans que je m’en rende compte, mais je t’assure que tout ça n’était pas prémédité.

    — Tu vas tout raconter à la police.

    — Laisse-moi encore quelques jours, mon projet est pratiquement terminé et je vais changer son visage. Ce ne sera plus le commandant, mais moi. J’ai d’ailleurs le moule de mon visage. Je t’en prie, deux jours, pas plus. Je pourrai présenter ce clone et montrer le fruit de mes recherches.

    — Tu es fou Fred, jamais ça ne marchera. Il y a eu des morts, tu as usurpé le nom de mon mari, tu as volé son visage, j’ai bien vu la minuscule cicatrice.

    — Un travail minutieux de grande beauté, tu ne peux pas le nier.

    Elle regarda son ami. Il lui faisait pitié. Sa conscience professionnelle lui dictait de tout raconter et de l’arrêter, mais son air de chien battu la fit hésiter.

    — Deux jours ? Tu me le promets ?

    Il acquiesça.

    La voiture de police stoppa brutalement devant la maison du chirurgien. Faventiny et ses deux collègues se ruèrent sur la porte qu’ils faillirent défoncer lorsque Juliette Tomys les interpella.

    — Il n’est pas là, le toubib.

    Les trois hommes cessèrent leur vacarme.

    — Vous êtes certaine ?

    — Vous voyez bien qu’il n’y a pas son véhicule. Il est à l’hôpital comme tous les jours.

    Elle s’approcha d’eux et la mine curieuse les interrogea :

    — Alors ce masque ?

    Ils ne répondirent pas et remontèrent dans la voiture. Daniel cliqua sur le numéro de sa femme et à sa grande surprise, elle décrocha aussitôt.

    — Un problème Daniel ?

    Interloqué, il hésita, mais Coralie continua :

    — J’étais avec Marteau. Il m’avait demandé de le rejoindre au café près de l’hôpital, c’est pour ça que tu appelles non ? Tu es rassuré, tout va bien, il voulait juste me parler de sa compagne. Il ne comprend pas pourquoi, il y avait un policier devant sa porte, il souhaitait que j’intervienne pour qu’il puisse la voir, il semblerait que ce soit impossible.

    Quelque chose clochait, il le sentait. Ses collègues et lui ne les avaient pas aperçus dans le café. Coralie lui mentirait-elle ?

    — Où es-tu ?

    — Au l’institut médico-légal, où veux-tu que je sois ? Pourquoi m’appelais-tu ?

    — Pour rien, à tout à l’heure.

    Il raccrocha, perplexe.

    À suivre…

    © Isabelle-Marie d’Angèle

    À très vite…
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  • Haïku du jour

    30 mars 2023
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    C’est en marchant avec Oxybulle que j’ai regardé cet arbre fleuri, seul, mais qui s’en donne à cœur joie pour être le plus beau dans la nature.

    Je lui dédie cet Haïku.

    Bel arbre fleuri
    Tu te sens bien seul ici
    Pourtant je suis là
    
    
    À très vite…
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  • Agenda ironique-Mars-Votes

    29 mars 2023
    Défis-Challenges

    Bonjour à tous 😉

    Je tiens à vous remercier pour toutes vos participations à l’agenda ironique de mars aussi différentes les unes que les autres et toutes avec une belle histoire. Je l’ai dit à chacun et j’avais l’impression de me répéter, je les ai toutes aimées. Je le redis encore ici. Merci d’avoir jouer le jeu avec les contraintes que je vous avais données.

    Je vous rappelle les participations, un coup de relecture et hop, c’est le vote pour ton histoire préférée (j’avoue, ça va être compliqué 😉).

    Flowers Fields Forever
    Pour une bolée de cidre (A.I. de mars 2023)
    Maléficia et les herbes folles (A.I. Mars 2023)
    L’effleure du mâle
    Ne vous fiez pas aux apparences !
    Mélopée du jardin. ( AI mars 2023)
    LE PISSENLIT QUI VOULAIT SE FAIRE AUSSI BELLE QUE LA ROSE

    https://touslesdrapeaux.xyz/agenda_ironique.html

    AGENDA IRONIQUE DE MARS 2023
    J’ai de la graine de citrouille en moi
    Tranche de vie d’une sexagénaire – Blandine a fait un rêve
    Agenda ironique de Mars – Suite
    Le réveil et le pissenlit
    Agenda ironique de mars 2023: ma participation

    Place maintenant aux votes. J’espère n’avoir oublié personne et que le vote se déroulera bien (on dirait presque des élections super importantes 😂). C’est la première fois que je fais ça, donc je demande toute votre indulgence si un couac se glisse dans l’histoire, quelle ironie ce serait !

    Comme prévu, je vous laisse jusqu’au 30 pour voter.

    Si d’autres participants souhaitent héberger le prochain agenda, n’hésitez pas à le dire en commentaires.

    Rendez-vous le 31 mars pour les résultats 😊.

    À très vite…
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  • Journal de Marie-Sophie

    28 mars 2023
    Marie-Sophie

    Bonjour toi 😉

    Les jours passaient et mon ventre s’arrondissait. Je me sentais en pleine forme et avec mon poste à la boulangerie d’Archibald, ça passait vite.

    Morgan passait de temps en temps pour prendre de mes nouvelles. C’était fou comme ça me faisait bizarre qu’il me traite juste comme une amie, alors que je portais son enfant. Sa mémoire lui faisait toujours défaut enfin juste en ce qui me concernait. J’en venais à me demander si ça ne l’arrangeait pas finalement. Nos rapports étaient comme lorsque je l’avais rencontré la première fois et que j’avais séjourné dans la petite maison où habite maintenant Charles.

    Du coup, je passais beaucoup de temps avec mes amis, Enzo et… Gabriel.

    J’en parlais justement avec Mélusine. Elle me disait que finalement c’était peut-être ça qui ferait réagir Morgan, un peu de jalousie ne lui ferait pas de mal. Jamais ne laisser deux femmes se lancer dans ce genre d’aventures.

    Alors que Gabriel et moi discutions souvent ensemble, Mélusine se rapprochait de François au plus grand bonheur de celui-ci qui commençait à croire que peut-être son rêve le plus cher allait se réaliser.

    Je voyais aussi revenir plus souvent Cybèle. Elle s’arrangeait toujours pour venir en fin de matinée ou fin d’après-midi pour que nous puissions discuter. Ce midi-là, elle me proposa de déjeuner avec elle chez Saverio. Surprise et curieuse, j’acceptais.

    Elle choisit une table au fond de la salle après avoir salué un bon nombre d’habitués. Elle était connue Cybèle. Saverio vint prendre de mes nouvelles tout en notant la commande. Pas un mot sur Morgan.

    Cybèle n’attendit pas longtemps pour m’expliquer le pourquoi de son invitation.

    — Je ne vais pas pouvoir m’occuper du foodtruck comme Archibald le souhaitait.

    — Mais pourquoi ne pas lui dire vous-même ?

    — Parce que je souhaitais vous dire quelque chose…

    — Je croyais que nous tutoyions, lui glissais-je en souriant.

    — Pardonne-moi quand je suis stressée, j’ai un peu tendance à oublier. Je vais partir avec mon fils… son père… oui il y a un papa qui vit aux Etats-Unis nous propose de le rejoindre.

    Naïve, je croyais qu’elle vivait seule, c’était ce que j’avais cru comprendre quand Morgan m’avait mise en garde quand je pensais que Archibald et elle…

    — Ah c’est donc pour ça que toi et Archibald…

    Elle m’interrompit aussitôt :

    — Il n’y a jamais rien eu entre lui et moi, aucune équivoque. Son cœur est pris depuis longtemps de toute façon, Archibald n’est pas libre.

    — Mais il m’a dit qu’il s’était pris un vent quand il t’avait…

    Elle sourit :

    — Il ne m’a jamais rien demandé Marie-Sophie, Archibald est un gars très bien et il a toujours su qu’il y avait un homme dans ma vie.

    Je tombais de la lune. Pourquoi m’avait-il raconté des bobards ? Pour que je le laisse tranquille ?

    — J’en reviens à ma demande. J’aimerais bien que ce soit toi qui prenne la relève de ma petite entreprise, quand tu auras accouché évidemment.

    — Moi dans le foodtruck ? toute seule ?

    Je devais avoir les yeux exorbités car Cybèle éclata de rire et posa sa main sur la mienne. Elle me rassura aussitôt.

    — Archibald sera avec toi.

    — Mais il ne pourra pas abandonner sa boulangerie, je devrais conduire cet engin toute seule.

    — Je suis certaine qu’il saura s’organiser, il avait cette idée de toute façon. Une fois son pain cuit, il n’a pas besoin de rester dans sa boutique.

    — Et qui vendra son pain si je ne suis pas là ?

    — Archibald est le roi de l’organisation, il trouvera une solution. De toute façon, ce n’est pas pour tout de suite, laisse-toi le temps de fabriquer ton bébé. Je ne partirai qu’une fois que je serai certaine que ma petite entreprise sera reprise.

    — Tu n’as pas pensé à quelqu’un d’autre ? murmurais-je, inquiète.

    — Si ce n’est pas vous, effectivement, je la mettrai sur le marché, mais je voulais tout d’abord te la proposer. Tu ne rouleras pas sur l’or mais tu pourras t’en sortir. Et puis qui sait, Morgan souhaitera peut-être t’aider ?

    Elle sourit avec malice et ajouta :

    — Tout le village est au courant, c’est le secret de Polichinelle qu’il ne se souvienne de rien te concernant. C’est fou cette histoire, ajouta-t-elle, et ce n’est plus du tout le Morgan que je connaissais. Fuir ses obligations sachant qu’il va être papa, ce n’est pas non plus dans son caractère. C’est bizarre le cerveau quand même et c’est bien triste. En tout cas, je t’admire de continuer de le voir, ça ne doit pas être tous les jours facile.

    Nous terminâmes notre repas en bavardant de tout et de rien puis elle me quitta en m’enjoignant de réfléchir sérieusement à sa proposition.

    La première chose que je fis en arrivant à la boulangerie c’est d’en discuter avec Archibald. Comme je m’y attendais, il ne sembla pas étonné.

    — Tu étais au courant ?

    — Elle ne m’en avait pas parlé mais je savais qu’elle voulait vendre. Nous étions les premiers sur sa liste.

    — Nous ne sommes pas basques et loin d’être anciens dans le village, elle aurait pu penser à quelqu’un d’autre.

    — Mon pain a su la convaincre, dit-il en bombant le torse.

    — Je ne savais pas qu’elle sillonnait les routes avec son foodtruck.

    — Elle ne fait que les marchés des alentours. Elle ne s’éloigne pas. Elle aurait aimé mais elle ne souhaitait pas s’éloigner de son fils.

    Je réfléchissais. L’idée me tentait. J’avais le temps de m’y préparer, je n’en étais qu’à 4 mois de grossesse.

    — Au fait… tu le savais qu’elle n’était pas libre et tu l’avais toujours su.

    Il ne répondit pas.

    — Archi ? Pourquoi m’as-tu raconté des histoires ?

    La clochette retentit et Archibald s’avança pour saluer la première cliente de l’après-midi.

    — Vous faites un sacré beau couple tous les deux, lâcha la dame. Je prendrais bien le pain aux céréales.

    Archibald sourit et ne répondit pas. Il retourna dans son fournil. Je présentais le pain qu’elle glissa sans son sac en toile. Elle sortit son porte-monnaie et au moment de payer me glissa :

    — C’est vrai quoi ! Si Morgan vous laisse tomber, avec Monsieur Archibald vous serez heureuse. Et ne me racontez pas que vous êtes juste amis, rien qu’à voir comment il vous dévore des yeux, n’importe qui comprendrait qu’il est fou de vous.

    Archibald revint à ce moment-là. Sans réfléchir, je déclarais en riant :

    — Après tout pourquoi pas ?

    Et je piquais un baiser sur les lèvres de mon meilleur ami.

    Elle me tendit le compte juste, sourit et s’en alla.

    — C’est quoi ça ? gronda Archibald. Tu es tombée sur la tête ? Tout le village va être au courant, tu n’as pas trouvé meilleure idée pour mettre encore plus le bazar dans ta vie ?

    Furieux, il repartit dans son fournil en grommelant. La grossesse te fait faire vraiment n’importe quoi, pensais-je. Mais, insidieusement, l’idée que les lèvres d’Archibald étaient douces et que c’était assez agréable, s’insinua en moi. Je devais vraiment être en manque de câlins pour avoir agi comme ça et j’avais envie de m’amuser.

    © Isabelle-Marie d’Angèle (mars 2023).

    À très vite…
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  • Lundi

    27 mars 2023
    Billet d’humeur, J’ai quelque chose à vous dire

    Bonjour toi 😉

    J’ai imaginé que Lundi serait une personne…Je le vois d’une manière, il se voit d’une autre 😉.

    — Je parie que tu m’as créé comme ça parce que je m’appelle Lundi, ronchonne le 1er jour de la semaine.

    La Plume rit. C’est elle qui écrit et qui fait ce qu’elle veut. Effectivement, elle n’aime pas ce jour. Du coup, elle se le représente chauve et vieux.

    — C’est de la discrimination, râle Lundi. Tu ne m’aimes pas.

    La Plume s’interrompt.

    — C’est vrai que j’ai du mal avec le lundi mais parfois, ça m’est égal que ce soit lundi. Par exemple le Lundi de Pâque, ce n’est pas pareil.

    — Il ne peut pas y avoir des lundis de Pâques tous les lundis. Mais rien que pour ça, tu pourrais me faire plus beau. Déjà, j’ai un prénom ce n’est déjà pas si mal. LUNDI. N’empêche que les autres se moquent de moi en jouant sur les mots, style l’un dit… l’autre dit…. C’est malin.

    La Plume sourit.

    — D’accord, dis-moi ce qui te ferait plaisir.

    — Pourquoi des lunettes ?

    — Pourquoi pas ? Comme ça tu peux voir loin et prévoir toute la semaine, finalement, c’est toi le chef, si tu n’étais pas là, on resterait bloqué sur dimanche.

    — Avoue que tu aimerais bien et puis certains disent que c’est lui le 1er jour de la semaine, il faut toujours qu’il la ramène celui-là.

    — Ah non, toutes les boutiques sont fermées le dimanche 😂. D’accord je t’enlève les lunettes ou je t’en mets des plus jolies ?

    — Pourquoi vieux.

    — Tu existes depuis longtemps, je ne peux pas t’imaginer en bébé.

    — Plus musclé alors.

    — Tu n’es pas plus musclé mais tu fais plus jeune et je t’ai r’ habillé. Il faut prendre soin de tes vieux os.

    — Arrête de te moquer et comme tu le dis si bien, c’est moi qui donne le ton de la semaine, je dois avoir du punch ! C’est comme ça qu’on dit ?

    — Tu me fais écrire n’importe quoi, ronchonne la Plume, mais je laisse quand même le texte.

    — Je veux être grand.

    — Pas plus que les autres, tu fais 24 h comme tes copains.

    — Oui mais tu le dis toi-même, le lundi dure plus longtemps.

    La Plume sourit.

    — Pas faux ! Tu sais que tu es intelligent toi !

    — Et puis, il y en a qui m’aiment bien, et qui me prennent pour rallonger le dimanche. D’ailleurs, avec Vendredi c’est la guerre, parce que lui aussi il est choisi, c’est le début du week-end comme il dit. Il se la pète le gonze !

    — En fait, c’est bien ce que je pensais, tu es un râleur.

    — J’aime bien la mer.

    — C’est quoi le rapport ?

    — Imagine que je m’appelle Lundi Vague ?

    — Pourquoi pas Lundi Manche pendant que tu y es !

    — Lundi Rige, n’est pas mal non plus et comme c’est moi qui démarre la semaine…

    — Dis donc, tu l’as bien choisi ton nom. C’est toi qui fais le texte à ma place 😂.

    Vas-y Lundi
    Commence la semaine
    Mets ta main dans la mienne
    Tu es le chef jusqu’à minuit.
    
    
    
    À très vite…
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  • Un héritage empoisonné

    24 mars 2023
    Un héritage empoisonné

    Bonjour toi 😉

    Pour mes lecteurs assidus, je partage un nouveau chapitre. J’ai bien compris ton impatience 😂.

    Chapitre 32

    Faventiny fit signe à ses collègues de l’emporter. Esteban s’en chargea avec répugnance. Hugo resta avec son supérieur. Celui-ci s’assit à son bureau et prit la parole.

    — Madame Tomys, je vais vous demander d’être très prudente et de ne parler de rien à qui que ce soit. J’espère que votre amie fera de même.

    — Elle va s’occuper d’un autre service. Je lui ai raconté l’histoire.

    Les deux policiers soupirèrent. Quelles bavardes ces femmes. Elles ne se rendaient pas compte qu’elles avaient affaire à un grand malade qui n’avait pas hésité à tuer dès qu’il se sentait en danger.

    — Ne craignez rien, reprit Juliette Tomys, comprenant qu’elle les avait inquiétés. Mon amie est tenue au secret professionnel, rien ne dit qu’il s’agit du docteur Marteau qui a fait ce visage, même si tout prouve le contraire.

    Les deux hommes ne répondirent pas. Ils la remercièrent et l’invitèrent à rentrer chez elle. Daniel lui suggéra alors :

    — Peut-être pourriez-vous prendre quelques jours de vacances ?

    — En voilà une idée !

    Esteban entra en trombe dans le bureau.

    — Commandant, Frédéric Marteau est à l’accueil. Il souhaite vous parler.

    Hugo entraina aussitôt Juliette Tomys pour la faire sortir par-derrière. Il était temps, Marteau poussait la porte sans y être invité devant l’air stupéfait des policiers.

    — Commandant, je n’apprécie pas vos manières. Vous auriez pu me prévenir que ma compagne n’était pas morte !

    — Qui ? Quelle compagne ?

    Le chirurgien souffla.

    — C’est vrai, vous êtes amnésique ! Il y a quelqu’un qui pourrait me renseigner ?

    Hugo rétorqua froidement :

    — Croyez-vous que nous appréciions vos manières ? Vous entrez ici comme dans un moulin, on ne vous a jamais appris à frapper ?

    — Excusez-moi, mais je ne comprends pas pourquoi un de vos collègues fait le planton devant la chambre de ma compagne.

    — Ne faites pas l’imbécile, vous savez bien qu’elle a été agressée ! répondit Hugo.

    — Et vous n’avez toujours pas trouvé qui est l’assassin ?

    — Je vous rappelle que votre amie n’est pas morte.

    — C’est ce que j’avais cru comprendre, mais je me suis trompé.

    Hugo et Faventiny se regardèrent. Comment pouvait-il le savoir ?

    Soudain Daniel se prit la tête dans les mains.

    — Vous ne vous sentez pas bien commandant ? s’affola Hugo.

    — Un souvenir… idiot… Jokari.

    Marteau sursauta et Faventiny s’en aperçut, mais ne fit aucune réflexion. Le chirurgien se reprit aussitôt.

    — Un souvenir d’enfance sans doute. C’est un jeu.

    — Non… ce n’est pas un jeu. Joseph, Karl, Richard, Jokari.

    Il se tourna vers Hugo.

    — Ça te dit quelque chose ?

    — Joseph ? Vous avez eu un homme balancé dans votre mare. Il s’appelait Joseph. Karl et Richard ne sont pas ceux qui discutaient avec vous docteur ?

    Faventiny se retourna vers le chirurgien.

    — De quoi parlez-vous ? Je ne connais pas ces noms.

    Hugo tapota sur l’ordinateur et tourna l’écran vers lui. Les clichés des deux hommes apparurent.

    — Je ne vois pas.

    — Pourtant, vous conversiez avec eux, il y a plus d’une semaine. Le commandant était séquestré à ce moment-là.

    Hugo montra la preuve de ce qu’il avançait.

    — Depuis quand me surveillez-vous ? s’insurgea le médecin.

    — Depuis que votre compagne a été assassinée. Je vous rappelle quand même qu’on l’a trouvée chez vous, morte.

    — D’ailleurs où en êtes-vous ?

    — Répondez à ma question. Vous connaissez ces deux hommes ?

    Faventiny n’avait toujours pas dit un mot et laissait son collègue mener l’interrogatoire. Le chirurgien se pencha et examina la photo.

    — Peut-être des anciens patients !

    — Je ne pense pas. Ils sont tous deux des repris de justice.

    — Et alors ? Ils n’ont pas droit aux soins ?

    — Je doute qu’ils aient les moyens de payer mes interventions, ironisa Hugo.

    Faventiny ne disait toujours rien. Frédéric Marteau se leva.

    — J’étais venu chercher des renseignements et finalement, je me retrouve à devoir me justifier. Puis-je m’en aller ?

    — Restez à notre disposition, nous allons certainement avoir des questions à vous poser, répondit Hugo.

    Seuls, les deux hommes se regardèrent.

    — Il était donc en relation avec mon double pour avoir entendu que sa femme était morte.

    — Tu avais encore ton alliance ce jour-là.

    — Il a dû lui faire mon visage.

    Esteban revenait et leur annonça qu’ils auraient les résultats d’ici 24 heures.

    — Ils ne peuvent pas faire plus vite ?

    — Je leur ai demandé.

    Fréderic Marteau sortit du commissariat perturbé. Rien ne se déroulait comme il voulait et surtout, il sentait bien qu’il perdait pied. Ses fichus médicaments diminuaient ses facultés de réflexion et de concentration. Il remarqua dans le bar d’en face, deux femmes attablées autour d’un café. Il reconnut sa voisine et l’agent de service qui avait nettoyé son bureau. Il soupira. Il allait, une fois de plus, devoir faire place nette. Il les surveilla de loin. Juliette Tomys reprit sa voiture alors que Corinne Vitrail enfourchait son scooter et se dirigeait vers son lieu de travail.

    Le portable de Marteau vibra dans sa poche. Lorsqu’il découvrit qui l’appelait, il décrocha aussitôt et ne laissa pas parler son interlocutrice.

    — Coralie ? J’ai besoin de ton aide. Peux-tu me rejoindre au café près de l’hôpital, celui qui est dans la petite rue ?

    Il coupa la conversation avant qu’elle ne réponde. Il espéra qu’elle pourrait venir le retrouver. Lorsqu’il rangea son téléphone, les deux femmes avaient disparu.

    Perplexe, Coralie regarda son portable.

    — Un problème ? demanda Sophia.

    — Je vais m’absenter un moment, si mon mari ou un de ses collègues m’appellent, tu leur dis que je suis au café près de l’hôpital.

    — Tu vas voir le toubib ? Ce n’est pas une bonne idée d’y aller seule.

    — Vous vous trompez sur son compte.

    Elle enfilait déjà son manteau.

    Vincenzo tenta de lui barrer le passage, mais elle le repoussa gentiment.

    — Je n’en ai pas pour longtemps, ne craigniez rien.

    Elle n’était pas encore dans sa voiture que Sophia appelait le commissariat.

    Frédéric Marteau guettait Coralie. Dès qu’il l’aperçut, il courut vers elle, l’attrapa par le bras et l’entraina vers son véhicule. Elle tenta de se rebiffer, mais il la tenait fermement.

    — Mais lâche-moi, qu’est-ce qu’il te prend ?

    Il ne lui répondit que lorsqu’elle fut assise. Il démarra et dit :

    — Je t’assure que je ne voulais pas lui faire de mal.

    Coralie le regardait qui fixait la route. Elle se rendit compte qu’il la conduisait hors de la ville.

    — Où m’emmènes-tu ?

    — Chez moi.

    — Pourquoi ?

    — Je vais tout te raconter, mais promets-moi de ne pas me juger.

    Inquiète, elle se demanda alors si ses collègues n’avaient pas eu raison en lui intimant de faire attention à cet ami qu’elle ne reconnaissait pas.

    Dès que Faventiny et ses deux acolytes parvinrent au café, ils comprirent rapidement que Coralie et le médecin n’y étaient pas. Daniel tapa le poing sur le capot du véhicule de police.

    — Où l’a-t-il emmenée ?

    — Chez lui, hasarda Esteban.

    À suivre…

    © Isabelle-Marie d’Angèle

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