Bonjour toi 😉

Me voilà revenue 😂. Il est vrai que l’appel de cet agenda ironique a été assez fort, je l’ai entendu, en voici le contenu chez Lyssamara 👇

Voici donc mon texte qui devait commencer par : Le père et la mère de … habitaient un château, au milieu des bois, sur la pente d’une colline et je devais ajouter les mots pompon, tango, lignage, s’évanouir et s’accoutumer.

Le père et la mère de Gaspard habitaient un château au milieu des bois sur la pente d’une colline. Pas de chance, alors qu’ils avaient organisé un bal pour que leur fils trouve enfin chaussure à son pied, les plombs avaient sauté, un peu comme le bouchon de champagne que le majordome s’apprêtait à décapsuler ou comme le pétage de plomb qu’avait eu Gaspard quand il avait appris qu’on souhaitait le marier, de la même façon qu’aux siècles précédents. Le sabre à la main, le maître d’hôtel aurait bien pu se la trancher, cela aurait été le pompon, le clou de la soirée.

Qu’à cela ne tienne, une clique de domestiques apporta chandelier et bougies pour mettre de la lumière dans cette grande salle qui prenait une allure sinistre dans l’obscurité. Un orchestre étant en place, un tango argentin résonna aussitôt et un couple s’avança sur la piste. Lui en frac noir, elle en robe rouge et talons hauts, ils tournoyaient sur le parquet ciré dessinant des ombres sur les murs.

Qui eut la malencontreuse idée d’ouvrir plusieurs portes en même temps ? Un courant d’air froid s’infiltra dans la salle et toutes les flammes des bougies vacillèrent et s’éteignirent de concert (normal, ils y étaient un peu… au concert). Les invités poussèrent des petits cris de peur, de surprise ou autre (genre, mon Dieu, que se passe-t-il ? ou ciel, je me sens mal). Seul, Gaspard gardait le sourire et personne ne pouvait le voir. Il saisit la main de la fille en rouge et l’entraina dans les couloirs du château qu’il connaissait par cœur. Il n’en avait rien à faire du lignage lui, au grand dam de Madame qui ne parlait que de descendance aristocratique et d’ancêtres célèbres, il voulait danser le tango toute sa vie au bras de cette magnifique brune qui lui avait ravi le cœur en quelques minutes. 

Il entendait déjà les cris de sa mère qui n’allait pas manquer de s’évanouir quand elle apprendrait que son Gaspard allait convoler avec une danseuse. Ses parents n’avaient-ils pas organisé cette soirée pour qu’il trouve chaussure à son pied ? Voilà qui était fait, ils devraient s’y accoutumer. Chaussure à talons ou pas, il avait fait son choix et ça, c’était le pied ! L’histoire ne dit pas si la fille était d’accord ou pas, et les domestiques ayant rallumé les bougies, il fallut passer à table. Les propriétaires avaient une réputation à tenir quand même et Monsieur avait faim.

N’hésite pas à aller lire les autres participations chez Lyssamara et pourquoi pas participer ? Tu as encore jusqu’au 29 novembre 😉.

À très vite…

12 réflexions sur “Agenda ironique – Novembre

  1. Yes, on est loin de Gaspard des collines ou du bal mélancolique d’Yvonne de Gallais ! C’est doublement enlevé -dans tous les sens- et enjoué. Les contraintes ont chaussé leurs talons et glissent sans souci sur le parquet littéraire. J’aime bien aussi la fin sans faim, finalisée grâce à monsieur Père, qui, finalement, sert à quelque chose.

    Merci Isabelle !

    🙂

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  2. Chouette participation, elle respecte toutes les contraintes proposées par lyssamara et nous emmène sur un choix existentiel. Tu as fait le bon choix Gaspard, l’amour c’est le plus important.

    John Duff

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