C’est le jour des enfants et que dirais-tu de chanter leurs comptines ?
Comme il pleut depuis ce matin, chantons sous la pluie ☂et mettons là à l’honneur, d’autant plus que je ne sais pas toi, mais le bruit de la pluie ça me plait bien 💖et ça m’apaise, d’ailleurs les bâtons de pluie ne sont-ils pas renommés pour la relaxation ?
Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
Il pleut, il fait beau temps
C’est la fête du serpent.
Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
Il pleut, il fait soleil
C’est la fête à l’arc en ciel.
Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
La grenouille a fait son nid
Dessous un grand parapluie.
Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
Il pleut, il fait beau temps
C’est la fête au paysan.
Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
Il mouille, il pleut
C’est la fête au poisson bleu
Il pleut, il pleut bergère,
Rentre tes blancs moutons.
Allons à ma chaumière,
Bergère, vite allons.
J’entends sur le feuillage,
L’eau qui coule à grand bruit.
Voici venir l’orage !…
Voilà l’éclair qui luit !
Entends-tu le tonnerre ?
Il roule en approchant.
Prends un abri, bergère,
À ma droite en marchant.
Je vois notre cabane,
Et tiens, voici venir
Ma mère et ma sœur Anne
Qui vont l’étable ouvrir.
Bonsoir, bonsoir ma mère,
Ma sœur Anne bonsoir,
J'amène ma bergère
Près de nous pour ce soir.
Va te sécher ma mie,
Auprès de nos tisons.
Sœur, fais-lui compagnie,
Entrez, petits moutons.
Soignons bien, ô ma mère
Son tant joli troupeau;
Donnez plus de litière
A son petit agneau.
C'est fait, allons près d'elle
Eh bien, donc, te voilà !
En corset qu'elle est belle
Ma mère voyez-la.
Soupons! Prends cette chaise,
Tu seras près de moi;
Ce flambeau de mélèze
Brûlera devant toi.
Goûte de ce laitage
Mais tu ne manges pas !
Tu te sens de l'orage ?
Il a lassé tes pas.
Eh bien! Voilà ta couche :
Dors-y bien jusqu'au jour;
Laisse-moi sur ta bouche
Prendre un baiser d'amour.
Ne rougis pas, bergère,
Ma mère et moi demain
Nous irons chez ton père
Lui demander ta main.
Petit escargot porte sur son dos sa maisonnette
Aussitôt qu'il pleut, il est tout heureux, il sort sa tête
Petit escargot porte sur son dos sa maisonnette
Aussitôt qu'il pleut, il est tout heureux, il sort sa tête
Petit escargot porte sur son dos sa maisonnette
Aussitôt qu'il pleut, il est tout heureux, il sort sa tête.
L’araignée Gipsy
Monte à la gouttière
Tiens voilà la pluie!
Gipsy tombe par terre
Mais le soleil a chassé la pluie
L’araignée Gipsy
Monte à la gouttière…
En relisant mon thriller, je me demande encore comment tout ça va finir 😂. Je ne te fais pas attendre davantage, voici le chapitre 20.
Chapitre 20
La maison abandonnée ne l’était plus tant que ça depuis que l’équipe de Faventiny l’avait envahie. Le courant était toujours branché, l’eau coulait, ils avaient de la chance. Une demande à la mairie avait été faite pour connaître les propriétaires. Tout était en règle.
Deux bureaux, des téléphones, des ordinateurs étaient installés dans la seule pièce à peu près potable de l’habitation. Elle était orientée de telle façon, et c’était en partie pour cela qu’elle avait été choisie, que de la fenêtre, ils pouvaient apercevoir la maison du Commandant. Une longue-vue avait pris place. Esteban avait déjà remarqué qu’il y avait de la lumière.
Hubert avait même hérité d’un grand tapis sur lequel il s’était allongé, le museau entre les pattes. Il ne dormait pas, il surveillait attentivement les va-et-vient de son maître qui devenait de plus en plus irritable depuis qu’il s’était rendu compte que Coralie ne répondait pas au téléphone.
— Je suis certain qu’il est avec elle.
— Tu nous as raconté qu’il était toujours sur tes talons. As-tu vu tes sbires par ici ? Il t’a bluffé, j’en suis sûr.
— Je ne peux pas prendre ce risque Hugo.
— Ton chien le reconnaitra, et ta femme du coup devinera que c’est toi le bon.
— Arrête de dire le bon. Ce type me fait froid dans le dos. Il me ressemble comme deux gouttes d’eau. Je ne sais pas ce qu’il mijote et surtout ce qu’il veut.
— Coralie bien sûr !
Daniel regarda Hugo et serra les poings.
— Tais-toi ! je vais y aller. Je prends la voiture. Vous gardez mon chien.
— Tu as ton micro ?
— Oui, vérifions une dernière fois.
Coralie fixait l’homme en face d’elle.
— Chérie, tu ne dois pas avoir peur. Je fais juste un essai. Regarde, j’ouvre les portes, tu n’es pas prisonnière. C’est moi, Daniel, ton Daniel.
— Je sais.
— J’imagine que tu as vu l’autre ? Qu’il t’a raconté n’importe quoi, par exemple, qu’il avait un chien qui allait me reconnaitre ? C’est du grand n’importe quoi. Je parie aussi qu’il t’a parlé d’une maison abandonnée où il allait se planquer.
Coralie ne put retenir un froncement de sourcils.
— Ah ! tu vois ! C’est moi chérie ! viens dans mes bras.
Elle hésita.
— Que faut-il que je fasse pour que tu me croies ?
Elle pensa aussitôt au mot magique que le couple employait quand ils étaient ensemble, mais elle se tut.
Soudain, il changea d’expression.
— Je suis désolé, un appel urgent que j’ai oublié de donner. Je vais dans mon bureau.
Surprise, elle le vit disparaitre alors que la voiture de son mari se garait devant le perron.
À nouveau, elle hésita. Elle regarda l’homme qui sortait du véhicule. Elle tenta de se dire que c’était certainement le Commandant, mais le doute s’était insinué en elle. Elle ne bougea pas quand il entra.
— Mais pourquoi tu ne répondais pas au téléphone ? Je m’inquiétais !
Il s’approcha d’elle. Elle recula.
— Coralie, c’est moi !
— Lui aussi le dit.
Sans qu’il comprenne ce qu’il lui arrivait, elle saisit l’arme qu’il avait à sa ceinture. Il se maudit de lui avoir appris comment faire pour se défendre. Elle avait bien retenu la leçon.
Son mari l’entendit alors appeler :
— Daniel ! Viens vite !
Il eut l’intime conviction qu’il allait vivre le pire cauchemar de sa vie. Sa propre femme ne l’avait pas reconnu et surtout ne lui faisait plus confiance.
Son double apparut dans l’embrasure de la cuisine.
— Chérie, mais ?
Il joua la surprise à la perfection.
— Incroyable ! Qui es-tu sale tordu pour me ressembler à ce point ?
Il lui envoya un coup de poing qui le fit chanceler. Il se mit à saigner aussitôt de l’arcade sourcilière.
— Appelle les collègues Cora, qu’il vienne coffrer ce type.
Toujours tenu en joug par sa femme, Daniel resta muet. Il n’espérait qu’une chose, Esteban le reconnaisse quand il arriverait. Pourvu qu’il ne débarque pas avec Hubert.
Coralie détourna alors l’arme.
— Comment m’as-tu nommée ?
Daniel en profita pour saisir le pistolet, mais l’autre avait été beaucoup plus rapide. Il partit en courant vers l’escalier.
Les deux étages furent franchis à vive allure, Daniel n’avait plus que quelques marches pour le rattraper quand un vertige le surprit. L’uppercut reçu auparavant l’avait sonné. Il s’écroula sur le palier alors que son double entrait dans le bureau et à nouveau le rire sardonique éclata dans les oreilles du Commandant. Il entendit cette fois-ci tu as gagné, mais je suis très mauvais perdant.
Coralie avait appelé Hugo et Esteban qui rappliquaient déjà, Hubert sur les talons.
Elle s’agenouilla auprès de son mari.
— Je suis désolée…
Il lui caressa le visage.
— Pas autant que moi. Je l’ai laissé s’enfuir.
— Commandant ? Vous allez bien ?
Esteban avait du mal à retenir le chien qui grognait et voulait entrer dans le bureau.
— Filons d’ici, tout de suite.
Il saisit sa femme par la main et ils dévalèrent l’escalier quatre à quatre. Ils sortirent en courant, grimpèrent dans la voiture d’Hugo. Esteban suivait dans la sienne avec Hubert qui aboyait comme un fou furieux pour être avec son maître.
Tu vas le payer cher ! Saleté de flic !
Tu as l’air de l’aimer ton clébard ! je vais lui faire sa fête, tu vas comprendre qu’il ne faut pas me défier.
— Vous dites que vous étiez face à lui ? Vous n’avez pas reconnu le Commandant ?
Esteban n’était pas convaincu.
Coralie pleurait.
— Je ne veux pas retourner dans la maison. Allons ailleurs tant que cette histoire n’est pas réglée. J’ai peur Dany.
C’est alors qu’ils entendirent une voiture se garer devant la bicoque. Daniel identifia Joseph.
Comment pouvait-il savoir ? L’homme entra et lui saisit les mains qu’il recouvrit des siennes.
— Partez rapidement d’ici, vous êtes en danger Commandant et votre clébard aussi.
— Mais… vous…
— Peu importe, l’argent ne peut pas tout faire. Je n’ai pas envie d’avoir des morts sur la conscience. Fuyez. Je vous dirais tout demain. Vous apprendrez qui est cet homme qui vous veut du mal. Faites vite, je vous en prie.
— Commandant, nous avons tout installé ici, nous n’allons pas tout démonter.
Joseph contempla les bureaux et ricana.
— Si vous saviez… ça ne sert à rien tout ça. Il est bien plus fort que vous. Allez partez et disparaissez. Je vais me débrouiller.
Faventiny fixa ses mains que Joseph tenait toujours. Il allait poser une question quand l’homme du regard lui fit comprendre de se taire.
Il prit sa femme par le bras et accompagné de ses collègues et du malinois, ils quittèrent les lieux.
Esteban ne put s’empêcher de dire que ça ne lui convenait pas de fuir devant l’ennemi, ce n’était pas le rôle d’un bon policier.
— Avance, on ne fuit pas, on fait ce qu’il faut pour mieux revenir et on sauve nos vies.
C’est en me promenant sur les blogs d’amis, que j’ai découvert celui de Josée. Comme c’est lundi et que je n’aime pas le lundi, pourquoi ne pas démarrer la semaine avec elle, histoire de la commencer de bonne humeur, avec entrain et bonheur 😉.
Son article sur le mot phare m’a interpellée, il est celui que tu auras choisi pour t’accompagner toute l’année.
Je n’ai pas cherché longtemps parce que ce mot m’est apparu rapidement comment une évidence. C’est Rire.
J’ai constaté que je ne riais plus aussi souvent qu’avant. Même si sur ce blog, tu me trouves amusante et rigolote, dans la vraie vie, mes éclats de rire se font plus rares.
Du coup, ce mot m’accompagnera toute cette année 2023. Qu’elle soit donc éclairée de sourires, de joie, gaieté, bonheur, et que chaque jour, un éclat de rire égaye la maison. Il parait que c’est très bon pour la santé, que ça fait travailler tout un tas de muscles et qu’une franche partie de rigolade équivaut à manger un steak 😂.
Merci Josée pour cette belle idée et toi qui passes ici, n’hésite pas à aller sur son blog, Josée distribue du bonheur à tout va 💖.
Toujours chez elle, elle nous fait part de ses 23 intentions et non pas résolutions pour cette année 2023 (d’où le chiffre 23). J’y réfléchis encore 😉et je reviendrai t’en parler 💖.
Je clôture aujourd’hui le chapitre Noël 😉avec cette citation 😁et que les rageux comme dit mon fils, ne me disent pas qu’ils n’ont jamais cru au Père Noël 😂.
Que c’est bon la galette ! Post pour les gourmands et les gourmandes 😉, oui parce qu’on m’a fait remarquer gentiment que mon blog semblait n’être adressé qu’aux femmes 😂. Effectivement, en y regardant bien, je n’ai pas respecté la parité 😁. Promis messieurs blogueurs ou blagueurs (il n’y a qu’une lettre qui change tu as vu ? ) qui me suivaient, je ne vais pas vous oublier 😂 .
J’aime la galette … mais laquelle ? Dans ma région de naissance (le Nord), n’existait que la galette à la frangipane. Quand je suis arrivée dans le Sud-Ouest, j’ai découvert la briochée sans fruits confits. Aujourd’hui, il y a celle aux pépites de chocolat. Laquelle préfères-tu ? Laquelle est faite dans ta région ?
J’avoue que celle aux pépites… c’est une pépite 😋😋
Aujourd’hui je n’ai pas eu la fève et toi ? Il y a des trucs pour la récupérer cette fève 😂Si tu es célibataire par exemple…(c’est valable aussi pour les hommes 😂)
Ou alors 😏
Mais je crois que ce sont les enfants qui ont le dernier mot 😉
À très vite…
Bon appétit 😋 et franchement ce n’est pas grave si tu n’as pas la fève 😂.
Marie-Sophie continue de tenir son journal et elle va de surprise en déconvenue. Comment sa meilleure amie a-t-elle pu faire ça ? Mais qu’a-t-elle donc fait ?
Noël est passé ! L’année est terminée, enfin !
Je regarde par la fenêtre, il fait gris. Je me sens patraque.
J’entends la machine à coudre de Mélusine. Elle est déjà au boulot. Elle a eu de nombreuses commandes, elle est ravie.
Enzo dort encore.
Le premier levé est toujours Archibald. Il a rejoint sa boulangerie et je ne vais pas tarder à aller le retrouver. Finalement, tenir sa boutique me plait bien.
Morgan est parti au marché.
L’année s’est terminée avec la découverte que le papa d’Enzo était Gabriel. C’est Archibald qui m’a expliqué. Notre amie voulait un enfant, je m’étais enfuie au Pays basque, nous ne pouvions pas en discuter ensemble. C’est vraiment par hasard qu’elle en avait parlé à Gabriel, un jour qu’il était venu lui demander où je me trouvais. Archibald était présent. Gabriel avait proposé l’adoption, Mélusine avait refusé. C’était trop long. Elle voulait avoir un bébé tout de suite, seulement, elle n’avait pas d’homme. Archi m’avait raconté qu’en riant, il s’était mis sur les rangs, mais quand il avait réalisé qu’elle serait d’accord, il s’était mis en colère et était parti en claquant la porte. L’envie d’avoir un enfant tournait en boucle dans la tête de Mélusine, elle n’avait que Gabriel sous la main. C’est là où je ne comprends pas comment il a pu accepter de coucher avec elle, oui, parce qu’ils avaient couché ensemble, une seule fois. Lorsque Archibald l’avait appris, il avait déboulé furieux chez Gabriel. Heureusement que Charles était là, il lui aurait cassé la gueule tellement il était fou de rage. Gabriel a toujours affirmé qu’il n’avait pas accepté la demande de Mélusine. Alors ?
Mélusine avait donc avoué qu’elle avait drogué Gabriel. Pour un toubib, bravo, il s’était fait avoir comme un bleu.
Gabriel venait d’apprendre en même temps que moi qu’Enzo était son fils. Pour le bien de notre filleul et pour qu’il passe de bonnes fêtes de Noël, nous n’avons rien dit. Mais en début d’année, nous avons fait promettre à Mélusine de lui dire qui était son père. C’est chose faite. Elle n’a pas reculé. Elle a convié Gabriel chez Saverio, Enzo l’accompagnait. Lorsqu’ils sont revenus, Enzo m’a dit qu’il avait un papa maintenant et qu’il allait le voir souvent parce qu’il travaillait à l’hôpital voisin. Je ne veux même pas connaître ce qu’a raconté mon amie. Tout est clair dans la tête d’Enzo, il est heureux. Quant à Gabriel, effectivement, il essaie de rattraper le temps perdu avec son fils. Mais lorsque Mélusine est présente, il ne croise jamais son regard. Je pense qu’il ne lui pardonnera pas de sitôt. De même, Archibald et moi avons du mal à accepter, mais Mélusine est notre amie depuis de nombreuses années, ça n’excuse rien, je sais bien.
Il est temps de me préparer pour partir à la boulangerie.
Je rencontre François en route. Héloïse est chez ses grands-parents. Il m’embrasse et demande des nouvelles de Mélusine. Ah si elle avait été plus patiente, elle aurait trouvé avec lui, un père formidable. Il craque complètement pour elle.
— J’ai appris pour Enzo.
Stupéfaite, je fais les yeux ronds.
— Je comprends ta surprise, mais il devait avoir envie d’en parler. Il s’est confié à Héloïse.
François hésite à m’interroger, je le vois à sa manière de mettre ses mains dans les poches puis de les enlever. Nous continuons notre chemin en silence et soudain il se décide et s’arrête.
— Ils sont ensemble ?
Je reste à sa hauteur et le contemple. Pour gagner du temps, je demande :
— Tu parles de Mélusine et Gabriel ?
Il hoche la tête et son regard s’évade au loin. Cet homme est amoureux et malheureux, car il sait que ses sentiments ne sont pas partagés.
— Je ne crois pas non !
— Pourquoi est-il revenu alors ?
Comment lui dire qu’à la base Gabriel revenait pour moi et qu’il venait d’apprendre qu’il était papa.
— Tu devrais en parler avec Mélusine. Pourquoi ne lui avoues-tu pas ce que tu ressens ?
— Je l’ai fait et je me suis pris un râteau. Elle m’a répondu qu’elle avait souhaité avoir un enfant toute seule et que sa vie de célibataire lui convenait tout à fait. Je ne comprends pas alors pourquoi cet homme est là. J’avais cru qu’elle avait eu recours à une insémination artificielle.
Nous sommes arrivés, nous entrons ensemble. Archibald me sourit. Je passe dans l’arrière-boutique pour me laver les mains et me changer. Archibald a décidé que je devais avoir une blouse au logo de sa boulangerie. Il sert François et retourne dans son laboratoire.
Avant de sortir, sa baguette à la main, François me demande :
— Je n’ai vraiment aucune chance ?
C’est à ce moment-là que je prends ma décision. Je ne peux pas laisser Mélusine s’en tirer comme ça, sans rien dire. Elle a beau être mon amie, elle a fait n’importe quoi. Elle s’est servie de Gabriel, c’est le moins qu’on puisse dire et quand je vois les yeux tristes de cocker de François, je pense que la vie est vraiment mal faite. Si elle avait rencontré cet homme plus tôt… elle n’a même pas imaginé que je pouvais être amoureuse de Gabriel. Je regarde s’éloigner François.
Furibarde, je retrouve Archibald.
— Tu te rends compte que Mélusine n’a pas pensé une seconde à moi ? Et si j’étais revenue du Pays basque avec la ferme intention de me laisser séduire par Gabriel ?
Mon ami hausse les épaules.
— Tu ne dis rien ?
— Que vas-tu faire ? Briser une amitié de plus de vingt ans ? C’est sa vie, son choix. Je ne cautionne pas du tout, mais ça la regarde.
— Et si Enzo pose des questions sur son père ? Si en grandissant il demande pourquoi il n’aime plus sa maman ? Si c’est à cause de lui ? Et Gabriel tu y as pensé ?
J’en attrapai la nausée. J’ai dû pâlir, Archibald me soutint et me fit assoir.
La cloche de l’entrée retentit, je me redressai et retournai derrière mon comptoir, affichant mon plus beau sourire. Si on m’avait dit à quel point je pouvais être si bonne comédienne, je ne l’aurais pas cru.
Voici le thème hébergé chez Tiniak, où tout est super bien expliqué. Je te mets dessous un petit résumé.
Pour thème censé inspirer vos nouvelles, poèmes, pamphlets et autres scribouilles, je vous propose donc celui-ci : “Frutti di mare”.Avec, autant que possible, tout ou partie de cette liste de mots, un rien maraboutée (3 mots minimum) : Tutti frutti, frutti di mare, marée [montante ou descendante*], dentier de, [d’eux ou de*] crabe, crabouille, ouille la la ! [là, je dis*] amen, aménité, ite missa est.
Voici ma participation 😂
As-tu déjà vu danser un crabe sur Tutti Frutti d’Elvis Presley ? Moi Aglaé, la pieuvre aux 8 bras, si !
Lui, c’est Sébastopol, le crabe aux pinces de travers.
Je suis moche et je m’en fous.
Il est amoureux de moi et je suis sa passion tout autant que sa musique. Il n’a pas compris que lorsque je m’approche de lui c’est pour le dévorer. Il pense toujours que c’est pour l’embrasser le con !
Je me planque derrière les rochers et quand c’est la marée descendante, je sors de ma cachette. Figure-toi que j’ai le mal de mer, ça la fout mal pour une pieuvre, mais que veux-tu on ne choisit pas !
Qu’est-ce qu’il m’agace à se déhancher sur Elvis ! Je ne peux m’empêcher de sourire ! Ouais, c’est encore plus moche une pieuvre qui rigole ! j’en perds mon dentier. Me voilà bien, je pars à sa recherche.
Mais qu’est ce … Sébastopol me le ramène, accroché à ses pinces. Imagine le tableau !
Du coup, ce n’est pas encore aujourd’hui qu’il fera mon déjeuner, il m’a ramené mon dentier ! Circulez y a rien à voir, ite missa est ! J’aime bien me prendre pour le curé parfois et lui il ne sera pas encore aujourd’hui ma curée !
J’ai défait mon sapin et que pense-t-il à ton avis ?
Mon beau sapin
Mon beau sapin
N’est plus.
Aujourd’hui, les boules ont disparu
Pour toujours, il s’est éteint.
Après avoir été choisi
Il va retrouver ses amis.
Il ne s’en est pas mal sorti
Quand il les découvre eux tous rabougris.
Il n’est pas malheureux
Il a fait son temps
Il a rendu heureux
Grands et petits enfants.
Il se souvient…
Entouré de cadeaux multicolores
Il était le roi de la fête.
Ravi de voir les petites têtes
Aux boucles brunes et d’or
Se presser à son pied
Pour découvrir avec bonheur
Ce qu’ils avaient commandé.
Aujourd’hui, l’aube est grise
Terminées les lumières
Le spleen est de mise
Ce n’est pas comme hier !
Il le savait de toute façon
C’était son choix
Quand il avait vu les garçons
Venir dans le bois.
Il n’est pas triste
C’est sa vie
Il n’était pas là en touriste
Alors il sourit.