Bonjour toi 😉

Voici le chapitre 21 de mon thriller. Je me régale autant à le relire et le partager. J’ai l’impression de le découvrir à nouveau 😏.


Chapitre 21

— Qu’est-ce t’as foutu Joseph ?

— Je ne suis pas d’accord avec ton plan.

— Ah ! tu ne vas pas recommencer, c’est qui le boss ?

— Qu’est-ce qu’il t’a fait ce flic ? Hein ? Tu vas me le dire ? Il ne t’a jamais fait de mal quand t’étais gosse. Ne me raconte pas que c’est parce qu’il t’a piqué ta gonzesse, je ne te croirai pas.

— Tu peux pas comprendre.

— Si ! J’y étais moi quand tout le monde se moquait de toi. C’est même moi qui…

— Arrête j’te dis ! Je ne veux plus rien entendre et fous le camp, je vais faire sauter la baraque. Ce serait idiot qu’il t’arrive quelque chose, pense à ta gosse. Karl prendra le relai avec le flic.

— Tu vas déraper, j’te répète !

— C’est pas parce qu’on est amis depuis longtemps que tu dois me dicter ce que je dois faire ! T’étais bien content d’avoir l’argent non ? Ta gamine va vivre, ce serait dommage qu’elle n’ait plus de papa ?

— Je ne veux pas avoir de morts sur la conscience, ça ne faisait pas partie du plan. Il était question d’un jeu, je te l’accorde, tordu.

— Les règles ont changé, voilà tout !

Joseph écrasa sa cigarette.

Sophia Clarky était seule à l’institut médico-légal quand Faventiny débarqua.

— Bonjour Commandant ! Un problème ?

— Bonjour ! Coralie m’a demandé de venir vous chercher. Un corps a été retrouvé au bord d’un lac. Vous pouvez m’accompagner pour la rejoindre ? Je vous emmène.

— Je préviens Vincenzo de mon absence.

Elle bipa son collègue et suivit Faventiny.

— Pourquoi ne m’a-t-elle pas appelée elle-même, Commandant ?

— Elle était occupée.

— Depuis quand vous déplacez-vous vous-même ?

Elle sourit.

— Vous ne pouviez pas envoyer Hugo ?

Il ne répondit pas. Ils arrivaient au bord du lac. Elle n’aperçut pas l’équipe habituelle et aucune voiture n’était stationnée.

— Nous sommes les premiers ? demanda-t-elle surprise

Il stoppa le véhicule, ouvrit la portière et lui ordonna de sortir.

— Vous êtes de mauvaise humeur Commandant ? Pourquoi me parlez-vous comme ça ?

— Tu vas la fermer oui ?

Stupéfaite, elle ne trouva rien à répliquer. Faventiny n’était pas du genre à monter le ton de cette façon, surtout pas avec elle. Il était plutôt du style à respecter les collègues.

— Alors, viens et regarde bien ! Tu vas faire passer un message à ton toubib !

Il la tira brutalement par le bras. Elle faillit s’étaler dans l’herbe, se prit les pieds dans la lanière de sa sacoche. Sa poigne ferme l’empêchait de s’enfuir.

— Tu vois ?

Il la fit mettre à genoux devant un corps. Du bout de sa chaussure, il le retourna. Elle reconnut alors une femme qui ressemblait à fortement à celui qu’elle avait examiné, il y avait quelques jours.

— Quand vous aurez fini de vous foutre de ma gueule ! Tu voix cette femme, elle est morte à cause de vos conneries. Et si vous ne faites pas ce que je veux, il t’arrivera la même chose. Fais passer le message !

Il la lâcha et s’en alla en courant.

Choquée, Sophia essaya avec difficulté de saisir son portable et de biper son collègue.

— Vincenzo ?… Viens, je… le Commandant… il a… tué… une…

— Au… secours… j’ai mal…

Sophia regarda le corps à ses pieds. La femme n’était pas morte. Elle réagit rapidement pour l’aider et tenter de la rassurer. Elle envoya aussi l’adresse de l’endroit où elle se trouvait à son collègue.

Vincenzo montra le message au Commandant et à Coralie. 

— Allons-y immédiatement !

— Mais… Commandant… Sophia disait…

Coralie le stoppa net.

— C’est lui le Commandant Faventiny, Vincenzo. Regarde son chien !

Couché à ses pieds, le museau entre les pattes, Hubert ne bronchait pas. Vincenzo s’inclina.

Esteban et Hugo étaient déjà partis sur les lieux du crime. Ils y trouvèrent une Sophia complètement paniquée. Elle saisit les mains d’Hugo et lui affirma avoir vu Faventiny.

— Il était comme fou ! Il me parlait mal. Il m’a menacée. Il était méchant je t’assure !

Elle s’était mise à le tutoyer. Le policier ne sut quoi répondre, cette histoire devenait vraiment inexplicable. Lui-même ne s’était jamais trouvé face à l’imposteur et il se demandait s’il reconnaitrait son Commandant qu’il côtoyait tous les jours.

Quand Daniel Faventiny arriva sur les lieux, accompagné de Coralie, Sophia se planta devant lui et l’apostropha vertement en lui tapant sur la poitrine de ses poings.

 — Qui me dit que vous êtes Daniel Faventiny ? Vous étiez là tout à l’heure, vêtu de la même façon. Votre voix était identique. Vous m’avez assuré que la prochaine victime serait moi. Vous étiez…

Elle craqua et se mit à pleurer. Vincenzo l’emmena hors de la scène.

Faventiny s’approcha alors de la femme, maintenant allongée sur une civière, une couverture lui tenait chaud. Quand elle reconnut le Commandant, elle hurla :

— C’est… lui… qui m’a fait du mal… Arrêtez-le ! C’est… lui…

— Non, madame, je suis le Commandant Faventiny. Celui qui a tenté de vous assassiner est un imposteur.

Elle ferma les yeux et essaya de saisir ses mains. Daniel revit le même geste qu’avait fait Joseph. Il se laissa faire.

Avec difficulté, elle souleva ses paupières. Elle formula un chut et perdit connaissance.

Coralie la fit aussitôt évacuer avec Vincenzo et Sophia. Elle resta sur les lieux avec ses collègues de la police scientifique afin de relever les empreintes sur le sol.

Daniel lâcha son chien. Hubert partit en courant dans les fourrés.

— C’est du lourd, là Commandant ! S’il se met à tuer des gens en votre nom, les Bœufs-Carottes vont s’en mêler et, je ne parie pas cher de votre matricule.

— Préviens le Procureur, tu es bien avec lui, suggéra Hugo.

— Je ne sais pas comment taire cette histoire. Le corps va arriver à l’hôpital, va être examiné, il va y avoir une enquête, je ne peux pas l’éviter.

— Il n’y a que la victime qui peut assurer que ce n’est pas vous. Il s’agit de Cécilia Joly non ?

— Il faut absolument qu’il la croie morte.

Daniel, à ce moment précis, pensa à celle qui lui avait fait signe de se taire, tout comme Joseph précédemment.

Il répéta le même geste à ses collègues et déclara :

— J’ai un appel, je le prends.

Hugo et Esteban le regardèrent faire semblant de parler à son portable.

— Mauvaise nouvelle, Cécilia Joly est décédée.

Il s’approcha de sa femme pour lui communiquer l’information et en rajouta une couche.

— Dommage, elle aurait pu nous en raconter un peu plus.

Il saisit ensuite son carnet et écrivit Je suis certain qu’il entend tout ce que je dis. Qu’est-ce qu’elles ont mes mains ? Pourquoi Joseph et Cécilia Joly les recouvrent ?

Il montra ses notes à Esteban et Hugo.

— Peut-être qu’elles ont été greffées !

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…

2 réflexions sur “Un héritage empoisonné

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