Finalement, je vais créer une catégorie pour les À la… Tu retrouveras mes bafouilles là 😂. C’est parti pour la Sainte Germaine 😂, je te préviens, j’ai la plume malicieuse et un brin chipie, mais que veux-tu c’est la faute à la rime 😂. Tu peux en ajouter en commentaires, ne te prive surtout pas.
Les premières sont gentilles 😉
À la Sainte Germaine, au bout du chemin le domaine 😊
À la Sainte Germaine, prépare ta semaine 😊
À la sainte Germaine, Elle file la laine
Ici, ça commence à piquer 😂
À la sainte Germaine, gare à la mauvaise haleine 😂
À la Sainte Germaine, Messieurs rentrez votre bedaine 😂
À la sainte Germaine, tu dégaines ?
Aïe !
Je termine par celle- ci : À la Sainte Germaine, soleil pour toute la semaine 🌞🌞
C’est le jour des enfants et les enfants c’est aussi ça ! À force de les contempler, j’ai eu l’idée de cette histoire que je partage avec toi. Figure-toi qu’en la relisant, j’ai eu la larme à l’œil.
Ils en faisaient des allers et retours, pelle et seau à la main, bob sur la tête, pour piocher de l’eau. Accroupis face à face et très concentrés sur leur tâche, ils mouillaient le sable, remplissaient leur seau, le retournaient et tapaient avec leur pelle dessus afin de démouler une merveille de pâté.
Éclats de rire, course dans le sable, cris de joie quand les vagues les éclaboussaient et quand le seau se renversait et arrivait vide devant moi.
Je prenais forme peu à peu, ils étaient fiers de leur œuvre et très heureux. Debout devant elle, ils jaugeaient leur construction : rajouter une tour ici, un chemin là, trouver des coquillages pour la décoration et ils repartaient au galop vers l’océan.
Ils y passaient des heures à creuser avec leurs mains, se cacher dans le trou, vérifier que l’eau pénétrait petit à petit et que je ne risquais rien, car ils espéraient toujours me retrouver le lendemain matin.
Ils ont tout essayé : mettre un petit drapeau en haut de mes tours pour me reconnaître, me fabriquer très loin de cette eau qui leur grignotait irrémédiablement du terrain, faire une énorme tranchée autour de moi afin que je sois protégé. Rien n’y a fait.
J’ai tenté pourtant de résister. Je savais que le lendemain, mes bâtisseurs débouleraient en courant pour voir si je les attendais, mais petit à petit, les vagues venaient me lécher les pieds et alors mes fondations fondaient, s’effritaient, et je m’écroulais désespéré.
Un jour, mes deux compères ont mis tout leur cœur, je ressentais leur rage dans leurs coups de pelles assenés sur leur seau. J’étais magnifique avec mes tours, mes créneaux et mes coquillages qui formaient un joli chemin pour arriver au pont-levis et je sentais que cette fois j’allais résister. J’avais compris que la marée était plus basse que d’habitude et par chance ils avaient choisi de me construire plus haut sur la plage.
Quand ils m’ont quitté ce soir-là avec un dernier regard, j’ai eu envie de leur faire un clin d’œil et de leur dire que je les attendrais et déjà j’étais heureux à l’idée d’entendre leurs cris de joie le lendemain. Mais les châteaux de sable ne font pas de clin d’œil et je suis resté bien droit à ma place, bien décidé à résister coûte que coûte.
Le soleil s’est couché, et j’ai pu admirer cette merveille, car j’étais toujours debout, je ne m’étais pas écroulé comme les jours précédents. Les derniers promeneurs me contournaient et murmuraient entre eux en me regardant, j’étais fier. L’eau n’était pas arrivée jusqu’à moi, il était temps, je crois, mais cette fois-ci le ciel était avec moi. Je me préparais à passer ma première nuit sur la plage et à me laisser bercer par le bruit incessant des vagues. J’étais heureux.
Le soleil s’est levé, j’ai cligné des yeux, me suis regardé. J’étais toujours debout, rien n’avait bougé. Ravi, j’ai attendu.
Ils ne sont jamais venus, les vacances étaient terminées.
L’agenda ironique de juin 2022 se déroule chez le retour du Flying Bumici avec ces consignes : C’est à mon tour de vous accueillir ce mois-ci dans ce merveilleux rendez-vous littéraire et amical. Comme juin inaugure notre été, nous qui habitons l’hémisphère nord, quoi de mieux pour sujet qu’un des petits bonheurs par excellence de la belle saison et j’ai nommé le pique-nique. Ce sera le thème pour juin. Mais, pas de pique-nique sans les enquiquineuses comme les fourmis et autres insectes piqueurs ou suceurs, cette fois-ci ce seront des mots bien singuliers qui devront coûte que coûte s’inviter au pique-nique : flavescent, amphigourique, sycophante et nidoreux. Sans toutefois gâcher le pique-nique quand même. Et tant qu’aller pique-niquer en région, pourquoi ne pas y ajouter aussi un régionalisme ou deux ?
Voici donc ma participation 👇
Un pique-nique bruyant
C’était le pique-nique habituel organisé par le village. La bande de copains qui se connaissait depuis des années se retrouva une fois de plus à étaler la nappe rouge à petits carreaux.
Les jambons tournaient au barbecue et les femmes de l’association du Comité des Fêtes, préparaient les assiettes de hors-d’œuvre, la célèbre assiette gersoise.
Au fil du temps des trois garçons et des deux filles des années lycée, s’étaient ajoutés les compagnes et maris. Corentin était seul, il venait de se séparer de Sylvie. Elle n’avait jamais été tout à fait appréciée de l’équipe d’amis. Snob, une vraie pouf comme l’appelait Virginie, elle était loin d’avoir fait l’unanimité.
Alors que chacun s’activait à vider les paniers des couverts et des verres, Corinne s’approcha de Virginie pour lui glisser à l’oreille qu’elle était bien contente que la Pouf ne soit pas là.
— Avec ses cheveux flavescents, elle me faisait pitié.
— Je t’ai entendu, grogna Corentin. Avec tes mots à l’emporte-pièce auquel on comprend rien, tu ne vas pas recommencer. Étaler ton savoir, ça tu sais faire. On le sait que t’es prof !
— Et bé, ça commence bien, remarqua Philippe avec son accent du Midi bien prononcé. Qué passa ?
— Oh ça va, j’ai juste dit qu’avec ses cheveux blonds à la Maryline, elle faisait tache !
— Tu t’es tachée ? demanda l’amoureux de Corinne, Roméo, qui avait l’art de tout comprendre de travers. Il entendait une vache braire dans une étable, mais il ne savait pas laquelle, se moquaient ses copains.
Corinne haussa les épaules et continua d’installer les couverts sur la nappe.
Une musique d’ambiance offerte par un orchestre du coin jouait en sourdine. Le parfum des jambons qui braisaient attisaient l’appétit et les organisateurs commencèrent à rameuter la foule pour l’apéro.
Chacun retrouvait un ami, un voisin et le ton monta d’un cran. C’était bon enfant. Soudain, le bruit d’un tracteur résonna et effarés les gens aperçurent le Léonce qui faisait vrombir son engin.
— Il ne va pas faire ça ?
— Bien sûr que si, répondit Roméo. Il n’est pas content que le pique-nique se fasse à côté de de chez lui, le gonze n’a qu’à venir, mais il est bien trop près de ses sous.
— Tu parles, pour douze euros, il peut bien se fendre d’un billet, rétorqua Philippe le compagnon de Virginie.
— Boudu, s’écria Roméo, il va épandre son fumier.
Le président du comité des fêtes tenta une approche en faisant de grands signes à l’agriculteur. Celui-ci vint vers lui juché sur son tracteur qu’il n’arrêta pas. Il leur montra qu’il n’entendait rien.
— Quel Pègue (idiot) pesta Greg.
— Arrête ton moteur, cria le responsable de l’organisation, tu vois bien qu’on va déjeuner.
Léonce gesticulait et beuglait également. Personne ne comprenait son langage amphigourique d’où il ressortait qu’il devait absolument faire son travail avant la pluie.
— Quelle cagade !
Personne ne parvint à stopper ce mauvais coucheur et bientôt un parfum nidoreux envahit l’atmosphère, déclenchant le fou rire de Léonce qui s’évertuait à passer près de l’emplacement dédié au pique-nique.
— Tu l’avais pas prévenu ?
— Complètement barjo le mec !
— Il joue au sycophante, c’est sûr !
— C’est quoi ?
— On n’a plus qu’à remballer !
— Et les jambons ?
— Moi j’ai faim !
Chacun y allait de son petit mot alors que l’orchestre jouait l’Hymne de nos campagnes de Tryo.
Y a pas à dire, dans le Sud-ouest on sait s’amuser, pensait Corentin.
Il regardait avec ironie tout ce monde qui finalement trinquait en riant en levant bien haut le verre à chaque fois que le Léonce passait devant eux.
La bande de copains se regroupa autour de l’assiette gersoise composée de magret séché et de gésiers confits sur un lit de salade. Puis vint le tour de découper les jambons accompagnés de flageolets. Les verres se succédant au rythme du passage du tracteur, les voix s’envolaient, le ton montait, les rires fusaient. Suivant comment le couteau coupait, certain avait une tranche épaisse alors qu’autres voyaient le journal à travers. Les flageolets étaient servis à la louche et noyaient la viande.
— À nous !
L’orchestre entonna allez viens boire un p’tit coup à la maison et tout le monde se mit à danser au bruit de l’accordéon et du ronflons de Léonce.
Joli cru ce pique-nique ! Les habitants de la commune s’en souviendraient.
— Toi ?Flic ? Une fille ? Moi je serai Robin des Bois.
Je me réveillais en sursaut. Pistole, mon chat persan, feula. Je l’avais dérangé dans son sommeil. Il s’approcha de moi et se mit à ronronner contre mon oreille.
Je le caressai machinalement. Pourquoi ce rêve ? Ces souvenirs remontaient à plusieurs années.
Je repoussai la couette.
— Désolée Pistole.
Je le saisis et le posai au sol. Vexé, il dressa sa queue et sans un regard en arrière se dirigea vers la cuisine où il savait trouver ses croquettes préférées.
Je me postai devant la fenêtre et contemplai mon jardin. Lorsque je m’étais m’installée ici, j’avais immédiatement eu le coup de cœur pour cette maison. Les volets étaient bleus d’origine, je les avais repeints en rouge rapidement, ma couleur de prédilection.
Je vivais seule avec Pistole. Luc Grégoras, le médecin légiste qui travaillait avec moi, venait parfois me rejoindre. Il souhaitait que nous habitions ensemble, mais je suis pour le chacun chez soi. Je n’avais pas envie que mon équipe sache qu’il en pinçait pour moi. Il m’arrivait de l’accueillir alors que je ne connais pas sa maison. Il a l’art de me surprendre en débarquant à l’improviste. Un jour, je l’ai remis vertement en place lors d’une intervention, ses œillades et sa main posée subrepticement sur la mienne m’ont fait sortir de mes gonds. Il s’était platement excusé devant les collègues goguenards. Je n’ai pas besoin de commérages dans les couloirs de mon commissariat.
Je sortais de la douche quand mon portable m’avertit d’un message. Je le consultai rapidement, la serviette nouée autour de moi. Théo Kawas m’écrivait que le Maire avait récupéré l’argent volé. Le commissaire avait décidé de ne pas donner suite.
Quelle poisse ! pourquoi personne ne cherchait à mettre la main sur ce Robin des Bois de pacotille. Mon rêve me revint aussitôt en mémoire.
Je m’habillai en vitesse, pris le temps de caresser Pistole qui me tourna le dos et s’enfuit. J’éclatai de rire en lançant à ce soir Pistole. Je vérifiais qu’il avait de quoi se nourrir pour la journée, saisis mon arme cachée dans un tiroir de la bibliothèque et quittai la maison.
******
François Destrée accueillit Antoine Carlin avec le sourire.
— Je suis ravi, monsieur le maire, que vous ayez récupéré votre argent. Souhaitez-vous encore nous donner toute votre confiance en nous le laissant dans nos coffres ?
Le directeur souriait en tendant la main à son client.
— Avez-vous testé toutes vos alarmes, monsieur Destrée ? Je n’ai pas envie que ça recommence d’ici quelques jours.
— J’imagine que vous avez porté plainte. La police va faire son travail.
Le maire secoua la tête.
— Je préfère que cette affaire ne s’ébruite pas. Il n’y aura pas d’enquête, vous ne serez pas ennuyé.
Destrée haussa les sourcils, surpris.
— Pourquoi donc ?
Puis, il se tapa la main contre le front et ajouta :
— Je comprends, vous ne souhaitez pas faire de vagues avant les prochaines élections.
Antoine éluda la question.
— Je compte sur votre discrétion, monsieur Destrée.
— Je vous rappelle que le commandant de police est déjà venu ici.
— Ne vous inquiétez pas pour ça, Angèle Merlin ne vous ennuiera plus. Bonne journée.
Destrée le raccompagna jusqu’à la porte de son bureau et avant qu’il s’en aille, il lui demanda :
— Où en est votre projet de construction de supermarché ?
— Il va prendre quelques mois de retard.
Alors que j’entrais dans la banque et regardais à la dérobée le directeur, je notais en un clin d’œil son jeans foncé, sa chemise blanche, sa cravate et sa veste noires. Je saluais le maire qui me glissa en passant qu’il avait vu le commissaire et qu’il n’y avait plus d’enquête. Il pouvait toujours courir le chef, je voulais tirer cette affaire au clair.
Destrée m’aperçut et croisa les bras devant son bureau, un sourire goguenard sur les lèvres. Ce type m’agaçait. Quelque chose chez lui m’intriguait et je découvrirai ce que c’était. Je m’avançai vers lui.
— Que me vaut l’honneur de votre visite commandant ?
Il m’invita à entrer et s’effaça pour me laisser passer.
— Antoine Carlin a récupéré son argent, j’imagine qu’il est venu vous avertir.
— Il m’a dit aussi que je ne devrais plus avoir droit à votre visite, qu’il avait fait le nécessaire auprès de votre commissaire. Alors que faites-vous dans mon établissement ? Auriez-vous un problème avec votre compte en banque ?
— Figurez-vous que je suis intriguée. Comme vous le savez, je suis flic. J’aime bien fouiller. J’ai trouvé qu’il y a quelques semaines, la même aventure est arrivée dans une autre commune et contrairement à ici, l’argent avait été distribué aux habitants qui en avaient besoin.
Je regardais Destrée prendre le temps de faire le tour de son bureau, d’appeler son assistante pour qu’elle nous apporte un café. Rien que cette démarche me fit bondir.
— Je n’aime pas le café. Inutile de déranger quelqu’un pour venir me servir. Vous n’êtes pas capable de le faire vous-même ?
Cet homme avait le don de me faire sortir de mes gonds. J’étais pourtant bien entrainée à garder mon sang-froid dans toutes circonstances, je me surpris moi-même en entendant ma voix.
Il éclata de rire.
— Vous me rappelez quelqu’un.
Il se leva et m’incita à le suivre. Je lui emboitai le pas sans réfléchir. Il passa dans le bureau voisin et parla à la jeune femme qui sourit.
— La commande est annulée, me dit-il. Je vous invite devant le distributeur de boissons. Vous pourrez choisir ce qui vous fait plaisir. Pardonnez-moi, c’est vrai que je ne vous avais pas demandé ce que vous aimiez.
Il posa sa main dans mon dos pour me guider. Je frémis aussitôt à ce contact.
Il glissa une pièce et choisit un café long. Il me regarda et m’en tendit une autre.
Je la saisis machinalement et appuyais sur la touche chocolat. Une fois nos gobelets remplis, il reprit la conversation où je l’avais laissée.
— Vous disiez donc qu’une histoire identique était arrivée ?
— Figurez-vous que vous habitiez aussi dans cette commune.
Il haussa les sourcils.
— Je ne comprends pas. Vous m’accusez de quelque chose ?
Immédiatement, je sus que je faisais fausse route. Je n’avais que des suppositions, quelle conne ! je biaisais :
— Je pensais que vous aviez peut-être entendu ce qui était arrivé. La presse avait été assez discrète sur le sujet.
Il secoua tête.
— Je ne lis pas beaucoup les journaux. Je suis assez occupé. Mon temps libre, je le passe sur mon mur d’escalade ou à faire du sport. Je marche aussi beaucoup dans la nature.
— Je comprends, pour ma part, je fais de la moto. J’imagine que vous allez me critiquer.
— Chacun ses passions.
Il jeta son gobelet dans la poubelle.
— Si vous n’avez pas d’autres questions, je vais devoir vous laisser. J’ai des rendez-vous.
Avant que j’ajoute un mot, il me salua et m’abandonna. Cet homme m’intriguait beaucoup et je ne savais pas pourquoi. À mon tour, je me débarrassais de la tasse en plastique et prenais le chemin de la sortie.
À suivre…😀
N’hésite pas à me dire en commentaires ce que tu penses de mes héros. Je prendrai en compte tes remarques, nous pourrions même discuter 😉.
C’est la fête de Saint Antoine de Padoue. Ce n’est pas un scoop, je l’ai mainte et mainte fois entendu, Prie Saint Antoine pour retrouver ce que tu as perdu. Maman me le disait souvent mais elle ajoutait si tu ne le retrouves pas, c’est qu’il en a décidé ainsi et que ce n’était pas une bonne chose.
Un peu d’humour pour étayer ça ? J’ai fouillé et j’ai choisi ce qui me paraissait le mieux.
Je te présente aujourd’hui mon retour de lecture sur le tome 2 de Permets-moi de t’embrasser. Evidemment, il serait bien que tu aies découvert le premier tome, sinon, tu ne vas pas comprendre le cheminement des protagonistes. Je te fais un petit rappel du premier tome par le biais du résumé, le titre : Demande-moi de t’embrasser.
Malgré ses 26 ans, Benjamin ne laisse aucune place pour l’improvisation et les sentiments ! Rester maître de mes choix de conquêtes, ne jamais tomber amoureux, sont quelques-unes des règles du jeune homme, play-boy collectionneur d’aventures.
Leur travail, au sein de Shows & Events, va les amener à coopérer pour l’ouverture d’une nouvelle agence. Entre les règles que chacun s’impose et celles mises en place par leurs dirigeants, leur collaboration promet des étincelles et même quelques feux d’artifices…
Voici le tome 2
L’arrivée de Benjamin au sein de l’agence de Shows & Events a bouleversé les habitudes bien trop ordonnées de Marie. Approchant les 40 ans, la nouvelle directrice a de plus en plus de mal à rester de marbre face à son assistant. Cependant, difficile de faire confiance à ce jeune homme au passé trouble. Lui qui vivait sans attache en enchainant les aventures, Benjamin envisage maintenant de revoir son mode de fonctionnement. Malheureusement, les souvenirs douloureux remontent à la surface et l’empêche encore d’envoyer valser ses résolutions.
Dans le 1er tome, je fais connaissance avec Marie, jeune femme de 40 ans, maman d’une adolescente. Marie est veuve et n’a jamais oublié son mari, s’est jetée avec passion dans son travail, a élevé sa fille seule, et s’est imposé des règles strictes dont celle-ci, faire passer Charlotte avant tout. L’amour n’a pas sa place.
Ici, je retrouve Marie qui a été chamboulée par l’arrivée de son assistant Benjamin, âgé de 26 ans, qui ne la laisse pas indifférente.
Chamboulée jusqu’à quel point ? Remettre en cause tout ce qu’elle a construit depuis des années, à savoir la reconnaissance dans son job où la consécration dans cet opus est à portée de main ? Elle ne le veut pas. Mais le cœur a ses raisons que la raison ne connait pas et le beau Benjamin pourrait bien la faire changer d’avis.
Mais qui est véritablement Benjamin ? Celui qu’il prétend être ? Il n’a tout d’abord pas daigné avouer de qui il était le fils. Ensuite, alors qu’il semble amoureux de Marie, celle-ci se rend compte qu’il n’est pas toujours clair dans ses affirmations. Il est parfait dans son travail, elle n’y trouve rien à redire, mais dans sa vie amoureuse ce n’est pas si évident.
Pourtant Marie a envie de lui faire confiance. Tout au long du roman, je navigue entre l’agacement et susurre à l’oreille de Marie de ne pas se laisser avoir, et tout comme elle, j’évoque l’idée de donner une seconde chance à cet homme brisé.
Brisé ? Il l’a été. Par une femme qui l’a détruit, ce qui explique sa manière bien à lui de gérer ses amours. Mais avec Marie, il ne peut pas agir de la même façon. Adieu, les coups d’un soir, les fuites sans un mot, les bobards à dix balles que ses conquêtes avalaient sans broncher. Il est amoureux et hésite.
J’ai donc deux héros fous l’un de l’autre qui n’osent pas se lancer dans une belle histoire. À mes yeux, Marie est parfaite. Lui, beaucoup moins. Elle a quarante ans, il en a vingt-six et ça se voit dans sa tête.
Pourtant, l’auteure a su trouver les mots pour qu’ils s’accordent enfin et je me suis laissée prendre au jeu de cette séduction.
L’amitié est présente ainsi que la famille et la fille de Marie exprime également son rôle d’ado dans l’histoire. J’avoue que Beth Holland ne l’a pas épargné ce Benjamin, et une fois encore, j’en ai voulu à cet homme. Il a géré, il a expliqué et je reconnais que je n’aurais peut-être pas été aussi indulgente que Marie.
Des flash-backs m’ont parfois déroutée, mais ils ont leur place afin de comprendre parfaitement les réactions des héros. Chaque protagoniste a un passé comme tout un chacun et c’est grâce ou à cause de lui que nous devenons ce que nous sommes.
Dans ce 2ème tome, j’ai bien aimé aussi l’explication du titre. Un verbe peut parfois tout changer…
Si tu aimes la romance, les beaux et bons sentiments, ces histoires, tomes 1 et 2 sont pour toi. C’était agréable ce moment avec ces héros, pourquoi ne les embarquerais-tu pas dans ta valise pour les vacances, sachant que ces romans se lisent à tout moment de l’année.
La semaine prochaine je te parlerai de La cerise sur le gâteau d’Aurélie Valognes.
Je te retrouve encore parce que je n’aime pas mélanger les billets. Il y a le dimanche citation, j’ai partagé mon retour de ciné, je n’allais pas m’amuser sur des truc sérieux 😂.
Je fouille, je fouine et je trouve… me revoilou avec À la Saint…
Je suis allée voir le dernier film de Tom Cruise, Top Gun Maverick.
Je suis ressortie de la salle, le sourire jusqu’aux oreilles, encore un peu émue et les yeux brouillés. J’ai beaucoup aimé et je me suis régalée.
Mis à part le fait que j’aime l’acteur, c’est un beau film. Les scènes de voltiges dans le ciel sont spectaculaires.
De nombreux rappels à Top Gun évidemment jalonnent ce deuxième opus et c’est tant mieux.
Tom Cruise a vieilli, mais il est resté le même sur sa moto. Il est toujours au top dans son avion, autant tête brûlée qu’avant. Il n’a jamais oublié la mort de son ami et même s’il a été lavé de tout soupçon, il traine comme un boulet ce souvenir. Alors quand il se retrouve face au fils de son ami disparu… Franchement, va le voir, ça vaut le coup, tu passeras un moment. Mais je te rappelle que c’est un film américain, tu vas en prendre plein les yeux, tu peux même penser que tout ça n’est pas possible, mais oublie, après tout, là, comme on te répète souvent que la vie ce n’est pas du cinéma profite, là, tu y es au cinéma, alors tout est permis, même d’y croire pendant 2 heures. Et puis quand même, il y a Tom Cruise ! Bon OK, tu ne l’aimes pas ? Alors oublie, parce que c’est quand même lui la vedette et c’est du Tom Cruise tout craché 😂.
C’est la Saint Guy aujourd’hui et je me souviens que maman parlait des enfants turbulents en disant qu’ils avaient la danse de Saint Guy. C’est une expression évidemment, elle fait pourtant référence à une maladie caractérisée par des gestes brusques et involontaires. Mais, ce n’est pas le sujet, revenons à la citation choisie de Guy de Maupassant évidemment 😉.
De toutes les passions, la seule vraiment respectable me paraît être la gourmandise.
Guy de Maupassant
Qu’en penses-tu ? Ce n’est pas moi qui l’ai dit 😂 mais j’aurais pu 😉.