À recycler !

Bonjour toi 😉

C’est en regardant Monsieur, lunettes sur le nez, déchiffrer le papier pour trier nos poubelles, que j’ai eu l’idée de ce billet.

Nous sommes bien d’accord, ce texte que j’écris ne remet nullement en question le tri, le recyclage, et tutti quanti. Je me suis juste amusée à traduire ce que nous ressentons face à ce nouveau parcours pour nos poubelles.

Un agent très gentil est venu nous expliquer et nous laisser la pub pour que nous nous rappelions ce qu’il faut faire pour éviter des débordements.

Actuellement, nous avons deux poubelles. Une jaune pour les cartons et les bouteilles en plastique, une verte pour les ordures ménagères. Je ne compte pas les containers verre installés à divers endroits.

Le mois prochain, nous aurons toujours nos deux poubelles mais une troisième sera installée par quartier. Et c’est là que ça se complique . Je te raconte ça en histoire.

— Pour la poubelle verte, on y met tout ce qu’on ne met pas dans la jaune et la marron.

— La marron ?

— Oui, tu sais bien, la nouvelle.

— Heu non je ne sais pas. Bref, continue.

— Dans la jaune, on y met… (coup d’œil sur le papier) les emballages plastiques,

— Comme avant, il n’y a rien de changé.

— Si, on pourra rajouter tous les emballages en plastique.

— Heu …

— Les pots de yaourt…

Interruption

— Même s’ils sont sales ?

— Heu oui sans doute.

— Ah bon ! T’es sûr ?

— Regarde c’est écrit. Ne m’interromps pas toutes les cinq secondes, c’est déjà compliqué comme ça. Donc, les bouteilles d’huile…

J’ouvre la bouche pour poser ma question, mais les gros yeux de monsieur me la font refermer. (Je réfrène avec difficulté une envie de rire devant son air sérieux).

— Les bouteilles de lait, toutes les barquettes,

— Le mac do ?

— Heu… sinon on ne mange plus Mac do.

— Les boites à Pizza ?

— On n’en mange plus non plus.

— C’est le gars du camion qui va être content, maugréais-je, j’aime bien ses pizzas.

— Et on n’aura plus les burgers ?

Ah non, si les ados s’en mêlent on n’est pas sorti de l’auberge.

— J’aime bien les frites moi, les paquets on les mettra où ?

Monsieur reprend la main, après tout c’est lui le chef de famille.

— C’est écrit qu’il n’y a pas besoin de les laver, il suffit qu’ils soient bien vidés.

— Du coup, s’il reste des champignons de la pizza et de la tomate séchée, on fait comment ? C’est dans quelle poubelle ?

— Et si je ne termine pas tout mon burger, je jette la viande dans les ordures ménagères, et la boite dans la jaune. (Nous sommes anti gaspi je rappelle quand même et nous ne mangeons pas Mac Do tous les jours 😏).

— Concernant les yaourts, l’opercule au-dessus ne va pas dans la poubelle jaune…

— Quoi ? (tous en même temps) il faudra trier ça aussi ?

— Je crois que oui.

— Et ben, on va y penser du temps devant la poubelle. Papa, va falloir que tu nous fasses un bel endroit pour les entreposer, parce que si on doit y rester des plombes…

Monsieur continue sans relever.

— Il y un calendrier. La jaune ne sera pas ramassée toutes les semaines.

— Et ben, on n’a pas intérêt à la remplir trop vite.

— Sinon on en mettra un peu dans la verte !

En chœur

— À quoi ça sert alors le tri ?

Je n’ai pas parlé des déchets verts que nous portons à la déchetterie évidemment.

N’oublie pas… quand tu pique-niques, la nature est heureuse de t’accueillir dans son coin de verdure, alors laisse-là telle que tu as aimé la trouver 😉. J’aime bien de temps en temps faire ma donneuse de leçon 🤣.

À très vite…

Jeudi Poésie – Charles Guérin (1873-1907)

Bonjour toi 😉

Je te retrouve avec le jeudi poésie. J’ai choisi un poème de saison.

Mars. Un oiseau, fauvette ou grive, je ne sais,
Chante amoureusement dans les feuilles nouvelles,
Et, transi de rosée encore, sèche ses ailes
Au soleil dans le jeune azur et le vent frais.

Les rosiers déterrés poussent des bourgeons roses.
L'orme a verdi, l'air est rayé de moucherons,
Et le vaste jardin sonore où nous errons
Nous salue au sortir de ses métamorphoses.

Là, dans l'ombre, pendue à d'invisibles fils,
Une goutte d'eau ronde et limpide étincelle
Et cette perle, o bien-aimée, a pour jumelle
Une larme qui point et brille entre vos cils.

Vous pleurez, contre moi tendrement inclinée,
Paie, vaincue enfin par la sûre douceur
Que la nature emploie à vous fondre le cœur,
Et tout entière offerte à votre destinée.

Vous pleurez, sans vouloir m'entendre, infiniment,
De vous sentir si faible en face de vous-même,
Et, pauvre être docile à l'homme qui vous aime,
Le baiser qui nous lie accroît votre tourment.

De ma bouche pourtant la vôtre se détache ;
Votre regard troublé me fuit, et, non moins prompt,
Rougissant d'une honte heureuse, votre front
Se creuse un nid obscur dans mon sein et s'y cache.

Vous restez là, confuse, à vous plaindre tout bas
Alors, ô gémissante et craintive colombe,
J'attire votre tête ardente qui retombe,
Et je l'étreins avec orgueil entre mes bras.

Et vous levez les yeux sur moi puis, pour me plaire,
Votre visage, encore malgré vous convulsif,
D'un arrière-sourire incertain et pensif
Et pareil aux premiers soleils de l'an, s'éclaire.

Charles Guérin (1873-1907)




À très vite…

Atelier écriture 2022 #4

Bonjour toi 😉

Je participe à l’atelier d’écriture de Marie ici . Que m’inspire cette image ?

Jules contemplait ses chaussures. Il n’osait pas rentrer chez lui. Il craignait de se faire gronder. Il savait bien qu’il n’aurait pas dû racler le bout de ses pieds sur le béton, maman ne cessait de lui répéter que ça les abîmait. Elle n’allait pas lui en acheter une paire toutes les semaines.

Mais c’était tellement chouette de faire de la trottinette. Quand elle allait vite, il adorait freiner et laisser trainer ses pieds. Oui, mais voilà, ses chaussures n’appréciaient pas du tout le sort qu’il leur réservait.

En plus, il les aimait ses baskets rouges. Bien sûr, elles avaient perdu un peu de leur couleur éclatante, mais quand même ! Il était le seul de la classe à en posséder de cette couleur. C’était lui qui les avait repérées dans le magasin.

Maman l’avait prévenu qu’elles ne résisteraient pas au régime qu’il leur imposerait. Elles n’étaient pas assez solides. Il avait insisté et promis sur la tête de son doudou qu’il ferait attention. Oui, mais ça, c’était il y a deux semaines.

Aujourd’hui, il restait planté devant la route à traverser pour rentrer chez lui. Il avait peur de se faire disputer et aussi… de perdre son doudou. Ne dit-on pas qu’en promettant sur la tête de quelqu’un, qu’il lui arrivait malheur si la promesse n’était pas respectée ?

Tête basse, il soupira.

— Jules ?

Surpris, il leva la tête et découvrit sa grand-mère.

— Bonjour mon chéri. Tu m’attendais ? Je parie que tu es pressé d’aller faire du shopping avec moi comme je te l’avais promis. Dis-moi qu’est-ce qu’il te ferait plaisir ?

À ton avis que va demander Jules ?

À très vite…

Manèges à gogo

Bonjour toi 😉

Lorsque j’étais gamine, j’aimais monter sur les manèges. Celui-ci que j’appelais Les chevaux de bois me faisait rêver. Aujourd’hui, on dit le Carrousel (😊).

Combien de fois ai-je rêvé que je pourrais faire comme Mary Poppins 🤣

Il n’y avait pas que ces manèges qui me plaisaient, j’aimais aussi ceux à sensation. Ils me faisaient rire aux éclats. Notamment, celui de la chenille. (Note à moi, les manèges à sensation ont bien changé 🤣).

Aujourd’hui, ce n’est plus moi qui fais coucou à mes parents quand je passe devant eux 😉, je suis de l’autre côté 😊.

J’avoue qu’il m’arrive toujours de monter avec mes enfants et de rire toujours autant. Par contre, j’évite aujourd’hui les grands manèges à sensation. J’avoue j’ai la trouille 😁. C’est fou quand on vieillit, on ne voit plus les choses de la même façon.

Par contre, si le prix s’est envolé, les rires des enfants et les parfums des fêtes foraines avec la barbe à papa, les gaufres, les churros, les frites (ça c’est plus dans le nord et dans mes souvenirs) n’ont pas changé.

Et toi, aimes-tu toujours cette ambiance de fête foraine ? Quels souvenirs en as-tu ?

À très vite…

Bonjour Mars

Bonjour toi 😉

Aujourd’hui, pas de suite de Marie-Sophie, c’est le mois de mars qui est à l’honneur.

Ce matin, en ouvrant ma fenêtre, j’ai respiré et j’ai senti que c’était le mois des poètes. Verlaine est né un 30 mars. À Metz, chaque année à cette date, sa statue s’habille.

Nous sommes le 1er mars et j’ai l’impression que les fleurs le savaient. Hier encore (tiens ça me rappelle une chanson 😉) elles n’exhalaient pas ce même parfum.

C’est fou comme l’esprit fait vite le raccourci. C’est le mois de mars, et même s’il est celui des giboulées, c’est le mois du printemps.

Qui dit printemps, dit renouveau et réveil de la nature. Les arbres se garnissent de feuilles alors que d’autres fleurissent. Les oiseaux font leur nid, le merle siffle.

Dans la maison, l’envie d’ouvrir en grand et longtemps les fenêtres, histoire de changer l’air de l’hiver se fait sentir.

Je suis allée à la pêche aux dictons ou proverbes, ils sont nombreux 😊je vous en ai choisis quelques-uns :

Mars est un mois élégant, il se met sur son trente-et-un.

Si les rivières débordent en mars, elles déborderont tous les mois de l’année.

Quand il gèle en mars, il gèle autant de fois en mai.

Pour la dame et le cavalier, violettes de février ; pour les catins et les paillards, violettes du mois de mars. (elles sont fleuries dans mon jardin depuis février 😉).

C’est dans le mois de mars que tente de s’ouvrir l’anémone sauvage aux corolles tremblantes (Alfred de Musset).

Le 6 mars, à la sainte Colette, commence à chanter l’alouette.

De Saint-Jean de Dieu (08/03) à Saint-Grégoire (12.03), vents et giboulées font notre désespoir.

Quand mars se déguise en été, avril prend ses habits fourrés.

Bienvenue à toi Mars 2022 et apporte-nous du bonheur, de l’amour (beaucoup, nous en avons besoin), de l’espoir et de la joie.

J’aime beaucoup le mois de mars et toi ?

À très vite…