Ça commence toujours comme ça !

Un parfum qui change, un ciel moins bleu, des feuilles qui tombent et d’autres qui changent de couleurs, un soleil moins chaud et plus capricieux.

L’automne s’installe doucement poussant l’été à partir.

Bonjour le gilet sur les épaules et la flambée dans la cheminée.

Saluons le retour des grappes de raisin et des pommes de pin. Sentez-vous le parfum des champignons dans les bois ou cette odeur particulière quand vous marchez dans les feuilles ?

Même si l’automne annonce des jours plus courts et plus sombres, il amène avec lui ses couleurs flamboyantes. Le rouge, le jaune, l’orangé se mélangent offrant à nos regards des tableaux tous les jours différents.

J’ai pioché de-ci-delà des passages de poètes qui savaient si bien décrire cette saison.

Victor Hugo 

L'aube est moins claire, l'air moins chaud, le ciel moins pur ;
Le soir brumeux ternit les astres de l'azur.
Les longs jours sont passés ; 
Les mois charmants finissent.
Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent !
Comme le temps s'en va d'un pas précipité !
Il semble que nos yeux, qu'éblouissait l'été,
Ont à peine eu le temps de voir les feuilles vertes.

Pour qui vit comme moi les fenêtres ouvertes,
L'automne est triste avec sa bise et son brouillard,
Et l'été qui s'enfuit est un ami qui part...
Paul Verlaine écrivait, 

Les sanglots longs
Des violons De l’automne 
Blessent mon cœur
D’une langueur Monotone…

Tandis que Maurice Carême entendait l'automne jouait de la musique,
 
L’automne, au coin du bois,
Joue de l’harmonica.
Quelle joie chez les feuilles !
Elles valsent au bras
Du vent qui les emporte…
Le romantique Alphonse de Lamartine le percevait ainsi,

…Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !...


Je terminerai avec celui de Théodore de Banville,

Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne…

Bel automne à vous,

À très vite…

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