C’est au mois d’août…

Bonjour à vous,

Bienvenue à toi le mois d’août. Nous t’attendions depuis longtemps et voilà que tu arrives, mais n’as-tu pas oublié quelque chose ? LE SOLEIL ! 😂

Sur un air de C’est au mois d’août de Pierre Perret je fouille dans mes citations, mes proverbes et mes dictons.

Le premier attire mon attention et me fait rire Qui se marie le 1er août, la corde se met au cou ! Ah bon ?Je n’aime pas l’expression se mettre la corde au cou qui prend son origine au XVème siècle qui vient des vaincus qui se livrent. L’image du mariage dans tout ça en prend un sacré coup !

Quand il pleut en août, il pleut du miel et du vin, comme quoi le bonheur des uns fait le malheur des autres 😂. Les vacanciers crient J’veux du soleil et les viticulteurs appellent la pluie.

Quand août est pluvieux, septembre est souvent radieux. C’est vrai que l’arrière-saison est belle et tant pis pour ceux qui ont repris le travail. Ils râlent et ils ont bien raison. Heureux sont les retraités ou ceux qui n’ont pas d’enfants en âge scolaire. Les plages sont vides, le sable n’est que pour eux, et il y a du soleil ! Ne tardez pas trop pour la montagne… ne vous laissez pas surprendre par la neige 😂.

Je reste dubitative devant Quand août est pluvieux, août est radieux. Je ne sais pas comment le prendre… 😉 avec le sourire en tout cas.

Le 8 août, si tu t’appelles Dominique, c’est ta fête et ne te plains pas si le soleil pique. Je remarque que tous les dictons amènent une réflexion. La météo c’est un sujet incontournable et neutre finalement. Vous appelez un ami, un parent, et irrémédiablement après les salutations d’usage Tu as quel temps ? Et c’est parti pour au moins dix minutes de discussion sur le baromètre, le pluviomètre, la chaleur, le froid, et blablabla. Avouez !

Avec celui-là, surveillez le 1er, le 2 et le 3 août Tels les trois premiers jours d’août, tel le temps de l’automne.

Bref, installe-toi août et profitons encore de toutes ces belles soirées.

Si elles sont fraîches, j’enfilerai une petite laine comme disait ma maman, si elles sont chaudes je resterai plus longtemps à écouter les grillons et je m’enivrerai des parfums d’été. Il en y en a beaucoup si vous avez la chance d’être à la campagne.

Bel été à vous !

© Isabelle-marie d’Angèle.

Illustration Sophie Griotto

C’est les vacances

31 juillet. Chassé-croisé sur les routes des vacances.

Je me souviens…

Papa râlait parce que j’amenais toujours le truc qui n’entrait plus dans la voiture et sa phrase fétiche Je n’ai pas un J7, me revient en mémoire quand mon chéri me demande :

— C’est tout ? Il n’y a plus rien à prendre ?

Et c’est là que je me dis que peut-être, je pourrais encore aller chercher la paire de chaussures qui ira avec la robe, et un autre livre au cas où j’aurais tout terminé et que je n’aurais plus rien à lire, et l’écharpe ou le pull s’il fait froid… je ne pense pas à l’ordinateur qui pourrait me servir…

Devant le sourire goguenard de Chéri, je réponds.

— Non, il n’y a plus rien.

Il ne pousse pas le bouchon trop loin en ajoutant :

— Tu es sûre ?

Pour citer Michel Bussi, je dirais Le bonheur c’est simple. Il suffit d’y croire. Les vacances servent à ça. Le ciel sans nuages, la mer, le soleil. À faire le plein d’illusions pour le reste de l’année.

Papa disait lorsque la voiture démarrait et que nous quittions la maison :

— À partir de maintenant, ça décompte !

Que j’ai haï cette phrase.

William Shakespeare affirmait Si l’on passait l’année entière en vacances, s’amuser serait aussi épuisant que travailler.

Maman ajoutait :

— Il faut partir pour revenir.

Aujourd’hui, Être en vacances c’est n’avoir rien à faire et avoir toute la journée pour le faire. Rober Orben qui a dit ça ne pensait pas aux femmes qui ont toujours à s’occuper des enfants et à faire la cuisine… 😉.

La voiture est chargée et comme dans le jeu Tétris, tout s’imbrique, rien ne dépasse. On dirait que c’est fait pour ! Je suis admirative devant mon chéri qui classe ça d’une main de maître. Oui, c’est un classement, comme lorsqu’il range les courses sur le tapis roulant du supermarché et ensuite dans les sacs, puis dans le coffre, mais ça c’est une autre histoire.

Lorsque je regarde les véhicules qui nous croisent ou que nous doublons, je remarque des chargements qui brinquebalent, des vélos harnachés à la 6/4/2 comme dit mon chéri, des plaques d’immatriculation qui tiennent parce qu’elles veulent bien et qu’elles n’ont pas le choix.

Ils me font presque envie, parce que nous, ça ne se voit pas qu’on part en vacances.

Mais si… notre sourire béat en est la preuve puis l’odeur du café et des viennoiseries achetées avant de partir et qui seront dévorées au premier arrêt.

Et ça, c’est vraiment les vacances ! Il ne fait pas encore très chaud, la vapeur du café s’élève de la tasse, le croissant craque sous la dent.

Et je termine sur une citation de Georges Bernanos On peut faire très sérieusement ce qui nous amuse. Les enfants nous le prouvent tous les jours.

Je souffle sur mon café, ça fait des bulles, ça me chatouille le nez, je ris… J’ai dix ans, je sais que c’est pas vrai… mais j’ai dix ans quelque part…

© Isabelle-Marie d’Angèle

Romance : Cupidonetmoi.com

Chapitre 2

Marc Agosta descendit de son tracteur alors que Léandre sortait de sa grange.

— Salut l’ami !

Les deux hommes qui avaient fait leurs études agricoles ensemble se connaissaient depuis longtemps. Marc avait repris l’exploitation de ses parents plus spécialisée en céréales, alors que Léandre avait préféré s’occuper d’animaux.

— Tu m’offres un café ?

Marc, un rouquin à la tignasse emmêlée et toujours coiffée d’un béret, était souvent de bonne humeur. Quelques ridules d’expression apparaissaient d’ailleurs au coin de ses yeux verts plissés à cause du sourire qu’il affichait.

— Je suis à la bourre mon pauvre ! Mon réveil n’a pas sonné ! Mais je peux quand même t’offrir ton kawa du matin.

— À la bonne heure ! Je voudrais te parler de quelque chose.

— Allez entre !

Léandre s’effaça pour laisser entrer son ami. La familière odeur du café se répandait dans la salle aux tommettes rouges.

— Il fait toujours bon chez toi ! Dommage que tu vives tout seul.

Il promena son regard sur la pièce d’assez grandes proportions. Une cheminée faisait face à la table en chêne encadrée de deux bancs. Une cuisine fonctionnelle et dernier cri n’avait rien à envier à celle des chefs de restaurant. Léandre profitait de son peu de temps libre pour confectionner des petits plats. Il adorait ça et prenait plaisir à recevoir ses amis. Certes, il était célibataire, mais il ne vivait pas reclus dans sa maison. Sa sœur était la première à les goûter et à le féliciter. Clothilde avait des jumeaux, Clémence et Baptiste, âgés de huit ans. Ils aimaient venir passer des vacances chez leur oncle et par la même occasion chez leurs grands-parents.

— Ah tu ne vas pas recommencer, soupira Léandre, en sortant les bols de son buffet.

— Toutes les filles ne se ressemblent pas, tu sais. Ce n’est pas parce que ta Carlotta a changé d’avis qu’elles sont toutes pareilles.

— Enfin, elle avait quand même fait les mêmes études que moi et nous avions beaucoup de projets en commun.

— D’accord, l’odeur de ta Rosalie a pu l’indisposer. Avoue que ta vache est trop familière avec toi !

— Ce n’est pas de ma faute si elle n’aimait pas Charlotte. Elle a senti avant moi qu’elle n’était pas faite pour moi !

Tout en parlant, il versait le café dans les bols rouges.

— Tu n’avais pas quelque chose à me dire ? Si c’est pour la réunion des agriculteurs du village, j’irais si le maire ne la plante pas à 18 h. A-t-on idée aussi ! à cette heure-là, comment veux-tu que je sois libre ? Et les collègues ?

Il haussa les épaules. Il était un des seuls à avoir une exploitation de vaches laitières. Les autres pouvaient plus facilement se libérer, alors que lui, ses animaux connaissaient l’heure et pas moyen d’y déroger.

— Non, il s’agit d’autre chose.

Marc sortit son portable.

— Regarde ! J’ai trouvé un nouveau site de rencontres.

Léandre éclata de rire.

— Quand tu as une idée en tête toi !

— Elle n’est pas comme les autres. Tu rentres un pseudo.

Léandre l’interrompit.

— Comme les autres !

— Attends, je n’ai pas fini. Ton véritable nom est enregistré. Tu ajoutes ton adresse.

— Ben voyons pour que toutes les filles du coin apprennent que je cherche une femme.

— Justement, non ! Tes coordonnées sont rentrées dans la machine et c’est tout.

— Comment ça, c’est tout ?

— L’application sait donc que tu cherches une âme sœur et elle va la trouver pour toi.

— Ah oui ? Comme ça ? Elle saura sans savoir si j’aime les brunes, les blondes, les petites, les vieilles ?

— De toute façon, elle prospectera dans une autre région, c’est écrit. De cette façon, toi comme l’heureuse élue, vous devrez vous déplacer pour vous rencontrer.

— C’est ça, je vais faire des kilomètres pour voir une fille qui ne me plaira pas et la semaine d’après je recommencerai. C’est vrai que je n’ai que ça à faire.

À ce moment précis, la tête de Rosalie cogna contre la vitre.

— Non, mais regarde-là celle-là !

Léandre éclata de rire alors que son père entrait dans la cuisine.

— Elle te cherche mon garçon. Tu sais bien que c’est toi qui l’emmènes au pré ! Bonjour Marc !

Francis Castillo lui serra la main. Alors que Marc demandait :

— Alors je t’inscris ?

Francis interrogeait son fils du regard en lui montrant Rosalie.

— Oui c’est bon !

Il suivit son père. Rosalie sur les talons.

Marc pensa que la réponse était pour lui et tapa entrée sur son téléphone.

Dans le salon de coiffure de Léonie, les bavardages allaient bon train.

— Berthe a enfin trouvé chaussure à son pied.

— Ah bon ? Elle en aura mis du temps. Qui est l’heureux élu ?

La dame aux bigoudis sur la tête riait.

— Il s’appelle Pépin.

Mariette, le séchoir à la main, répondit.

— Berthe aux grands pieds était mariée à Pépin le Bref non ?

Léonie qui terminait d’encaisser une cliente se joignit à la conversation.

— C’est une blague ? Quel est le nom de cette application ?

— Cupidonetmoi.com.

— Ah quand même !

Mariette et Léonie se regardèrent perplexes.

 La dame aux bigoudis reprenait :

— On doit rentrer un pseudo, et son véritable nom. La machine fait le reste.

— Je n’y crois pas du tout. Par exemple, comment pourrait-elle savoir quel homme pourrait me convenir ?

— Tu n’as qu’à essayer Léonie, proposa son amie.

Elle saisit son téléphone et chercha l’application.

— C’est vrai ça, madame Capdabelle. Berthe a bien trouvé son Pépin, vous pourriez bien trouver vous aussi.

— Je ne connais pas d’histoire particulière rattachée à mon prénom, rétorqua Léonie.

— Ce n’est pas grave ça, répliqua Mariette. De plus, regarde, tu ne tomberas pas sur un de tes clients, la machine fait en sorte que vous voyagiez.

— Montre !

Léonie fit défiler les pages.

— Pour rigoler, alors !

— Vous ne risquez pas grand-chose madame, reprit la cliente aux bigoudis, seulement trouver le grand amour.

Léonie sourit. Pourquoi pas ?

Mariette appuya sur entrée.

Dans son sous-sol bien propre, la machine ronronna puis s’emballa. Les lumières clignotèrent.

— Ah ça ne va pas recommencer, s’inquiéta Jonathan.

Il tapota à nouveau sur son clavier et murmura à voix haute :

— Cupidonne ne me joue pas encore un sale tour !

Surpris, il entendit répondre :

— Je ne joue pas. Je travaille comme tu m’as programmé. Bonjour, Jonathan, et ne m’appelle pas Cupidonne. Je suis ton application Cupidonetmoi.Com. C’est ainsi que tu m’as créée et que je me prénomme.

— Pourquoi toutes ces lumières qui clignotent ? Peux-tu m’expliquer ?

— J’ai un petit problème. Mais ne te fais pas de soucis, je saurai le régler.

— N’oublie pas que je suis ton maître et que c’est moi qui peux te réparer.

Elle ne répondit pas.

Jonathan reprit son travail. Alice était absente et c’était tant mieux. Elle lui aurait encore fait des reproches ou se serait inquiétée.

— Je te propose un nouveau couple.

— Attends la directrice. Tu sais bien que c’est elle qui gère ça.

— D’accord Jonathan, je fais comme tu me l’as demandé, je lui envoie les fiches.

Un bruit de soufflerie, l’ordinateur chauffait. Une imprimante se mit en route puis cracha deux feuilles.

À suivre…

Feel good : C’est à cause de la clé

Résumé

Cléo Rose 25 ans. Réceptionniste d’hôtel dans une petite ville touristique. Fille de directeur et directrice d’école, elle n’a pas voulu suivre leur parcours et a passé un BTS Tourisme. Diplôme en poche, elle a trouvé ce poste dans cet hôtel 4 étoiles grâce à la notoriété de son père, fils et petit-fils d’une famille connue de la ville.

Arsène Maestro, 45 ans. Réalisateur très connu en quête de son héroïne pour son prochain film. Avec son meilleur ami et scénariste Claudio Copa, ils sillonnent les routes à la recherche du coup de cœur.

Par un pur hasard, Cléo va croiser sa route à cause ou grâce à une clé perdue. De quiproquos en situations inattendues, Cléo et Arsène vont dérouler tambour battant le film qui va changer leur vie.

Chapitre 1

— Vise un peu la rouquine ! Là !

Claudio Copa montra du doigt la jolie fille qui se mettait presque à quatre pattes dans le caniveau. Scénariste et meilleur ami d’Arsène Maestro, le réalisateur de renom, il sentait l’adrénaline courir dans ses veines. Depuis des semaines, ils cherchaient tous deux l’héroïne du nouveau film de Maestro.

— Arrête-toi je te dis !

— Je vais trouver une place de parking, ne t’énerve pas.

— Regarde ! Elle est trop marrante avec ses immenses lunettes qui lui tombent sur le bout du nez. Et ses cheveux ? Tu as vu ses boucles ?

— D’accord, Claudio, j’ai compris, tu as craqué pour cette nana. Qui te dit qu’elle a une belle voix ?

— Baisse ta vitre !

— Mais…

— Baisse ta vitre, je te dis !

La rouquine en question commençait à en avoir ras le bol de ce client à qui tout était permis parce qu’il avait la bourse bien remplie. Ses lunettes glissaient à cause de la chaleur. Ses cheveux qu’elle tentait vainement de jeter vers l’arrière n’en faisaient qu’à leur tête grâce au vent qui venait de se lever. Elle prit sa voix professionnelle, celle dont ses collègues disaient qu’elle faisait penser à celle des aéroports qui annonçaient les vols.

— Je vous assure que Noé n’a pas pu perdre vos clés, il est bien trop perfectionniste.

Pourtant, elle se pencha pour les chercher au sol. Elle sentit le regard des hommes dans son dos. Sa tenue de réceptionniste avec sa mini-jupe serrée et son chemisier ouvert n’était vraiment pas top pour se mettre à quatre pattes dans le caniveau.

Une fois s’être bien rincé l’œil du spectacle, le client mal luné tâta à nouveau ses poches et éclata de rire.

— Vous avez raison, les voilà !

Il les lui glissa sous le nez et lui tendit la main pour l’aider à se relever. Ce faisant, elle avisa une Audi noire, vitre baissée. Elle apostropha l’homme qui la fixait.

— Vous voulez une photo ?

Claudio éclata de rire alors que Arsène fronçait les sourcils.

— Je ne suis pas sûr que…

— Va te garer ! C’est elle je te dis !

Cléo Rose reprit son poste à la réception ainsi que son sourire figé. Encore une heure, elle aurait terminé sa journée. À elle, le maillot et la plage, puis elle retrouverait Sidonie qui tenait la buvette de la paillote.

Elle enregistra les fiches des nouveaux arrivants, donna des clés, remplit les registres, répondit au téléphone pour les demandes de réservations. Elle ne se rendit pas compte que deux hommes, assis dans les fauteuils de l’accueil, la contemplaient.

Arsène Maestro s’imprégnait des gestes de la jeune femme. Il filmait déjà ses cheveux roux emmêlés, captait sa bouche aux lèvres pleines, découvrait ses yeux verts et sa taille fine. Pas très grande, elle pourrait correspondre au rôle principal de son long métrage, une comédie relatant la vie d’une fille qui n’a pas sa langue dans sa poche. En costume, elle serait magnifique. En effet, Ludivine, jeune femme de bonne famille ne voulait pas suivre la voie toute tracée dictée par son père, un vieux grincheux.

— Alors ? Murmura Claudio, n’avais-je pas raison ?

— Allons lui parler, on verra bien.

Ils attendirent que le dernier client soit parti avec ses bagages pour l’approcher.

— Bonjour !

Claudio entama la conversation le premier. Elle leva la tête. Les deux hommes reçurent en plein cœur le regard vert de deux émeraudes.

— Vous vous êtes bien rincé l’œil ? Ça vous a plu ?

Elle les avait donc reconnus. Arsène sourit alors que son scénariste rougissait. Il prit les choses en main. C’était toujours la même chanson, Claudio faisait le malin, puis il restait pétrifié et ne savait plus quoi dire. Devant une belle femme, il perdait tous ses moyens.

Il se présenta.

— Arsène Maestro. Excusez mon ami, il est parfois un peu…

Il hésita.

 — Lourd ?

— C’est le moins que l’on puisse dire.

Elle jeta discrètement un coup d’œil à la pendule. Plus que cinq minutes. Elle espérait que sa collègue n’allait pas être en retard. Avec un peu de chance, c’est elle qui pourrait s’occuper de ces deux pots de colle. Avec un soupir de soulagement, elle la vit arriver.

— Si vous voulez bien m’excuser, je vous abandonne avec Françoise.

Elle ne leur laissa pas placer un mot, salua celle qui la remplaçait, le sourire aux lèvres. Elle lui indiqua en un temps record les dernières nouvelles et quitta les deux hommes. Mais Arsène Maestro l’arrêta dans son élan.

— En fait, c’est vous que nous venions voir. Ça tombe très bien que vous ayez terminé votre journée, nous allons pouvoir discuter tranquillement.

Stupéfaite, elle planta ses yeux verts dans l’étonnante couleur de gris bleu de son interlocuteur et le toisa.

— Pour qui vous prenez-vous ? Vous savez des gens comme vous qui me draguez, j’en rencontre régulièrement. Désolée, j’ai déjà donné. Bonne continuation dans notre belle région, messieurs.

Elle les quitta alors que sa collègue dissimulait un sourire. Claudio Copa, qui avait retrouvé la parole lui demanda :

— Elle est toujours comme ça votre copine ?

Françoise qui aimait bien la compagnie masculine n’hésita pas ;

— Oui, elle a un fichu caractère, mais pas moi !

Elle accompagna sa réponse d’un clin d’œil qui ne laissait aucun doute sur ses intentions.

Arsène Maestro sourit.

— Désolé mademoiselle, mais vous ne correspondez pas tout à fait à l’idée que je me suis faite de mon personnage principal.

— Vous faites du cinéma ?

Très intéressée, Françoise en oubliait les autres clients qui commençaient à s’impatienter. Elle fut rappelée à l’ordre par son chef qui la surveillait depuis le départ de Cléo.

Les deux hommes la saluèrent et se mirent en quête de la rouquine.

— C’est malin ! Si elle est sortie par-derrière, nous l’avons perdue.

— Vous cherchez quelqu’un ?

Le responsable de la réception s’approchait des deux amis. Il avait reconnu le réalisateur.

— Monsieur Maestro, je suis ravi que vous vous installiez dans notre hôtel. Vous aviez réservé ? Si ce n’est pas le cas, je vais voir ce que je peux faire.

Les deux hommes se regardèrent et se comprirent. Ils allaient prendre une chambre. C’était le seul moyen pour retrouver la jeune fille.

La notoriété du réalisateur fit son œuvre. Ils se trouvèrent tous deux dans une magnifique suite de laquelle, ils apercevaient au loin sur l’océan.

— Vous avez des bagages ?

Arsène donna ses clés de voiture et indiqua où elle était garée. Le garçon d’étage lui affirma que le nécessaire allait être fait pour que son véhicule intègre le parking de l’hôtel.

Le réalisateur lui glissa un généreux pourboire et en profita pour l’interroger. — Vous parlez de Cléo ? Une rouquine à l’accueil, je ne vois qu’elle. Je sais où vous pouvez la trouver. Sur la plage, devant la paillote. Il n’y en a qu’une, vous ne pourrez pas la rater. Elle y retrouve toujours sa copine.

À suivre…

L’effet papillon…. C’est à cause de la clé…

Il paraît que le battement d’ailes d’un papillon peut engendrer une tornade à l’autre bout du monde.

Et si le réveil n’avait pas sonné ? Et si vous aviez manqué un rendez-vous ? Et si vous étiez en panne de GPS ? Et si…Et si….

Je vous propose de découvrir un extrait de ma nouvelle histoire en cours d’écriture que vous pouvez retrouver https://www.fyctia.com/stories/c-est-a-cause-de-la-cle

Résumé :

Cléo Rose 25 ans. Réceptionniste d’hôtel dans une petite ville touristique. Fille de directeur et directrice d’école, elle n’a pas voulu suivre leur parcours et a passé un BTS Tourisme. Diplôme en poche, elle a trouvé ce poste dans cet hôtel 4 étoiles grâce à la notoriété de son père, fils et petit-fils d’une famille connue de la ville. Arsène Maestro, 45 ans. Réalisateur très connu en quête de son héroïne pour son prochain film. Avec son meilleur ami et scénariste Claudio Copa, ils sillonnent les routes à la recherche du coup de cœur. Par un pur hasard, Cléo va croiser sa route à cause ou grâce à une clé perdue. De quiproquos en situations inattendues, Cléo et Arsène vont dérouler tambour battant le film qui va changer leur vie.

Extrait :

— Vise un peu la rouquine ! Là !

Claudio Copa montra du doigt la jolie fille qui se mettait presque à quatre pattes dans le caniveau. Scénariste et meilleur ami d’Arsène Maestro, le réalisateur de renom, il sentait l’adrénaline courir dans ses veines. Depuis des semaines, ils cherchaient tous deux l’héroïne du nouveau film de Maestro.

— Arrête-toi je te dis !

— Je vais trouver une place de parking, ne t’énerve pas.

— Regarde ! Elle est trop marrante avec ses immenses lunettes qui lui tombent sur le bout du nez. Et ses cheveux ? Tu as vu ses boucles ?

— D’accord, Claudio, j’ai compris, tu as craqué pour cette nana. Qui te dit qu’elle a une belle voix ?

— Baisse ta vitre !

— Mais…

— Baisse ta vitre, je te dis !

La rouquine en question commençait à en avoir ras le bol de ce client à qui tout était permis parce qu’il avait la bourse bien remplie. Ses lunettes glissaient à cause de la chaleur. Ses cheveux qu’elle tentait vainement de jeter vers l’arrière n’en faisaient qu’à leur tête grâce au vent qui venait de se lever. Elle prit sa voix professionnelle, celle dont ses collègues disaient qu’elle faisait penser à celle des aéroports qui annonçaient les vols.

— Je vous assure que Noé n’a pas pu perdre vos clés, il est bien trop perfectionniste.

Pourtant, elle se pencha pour les chercher au sol. Elle sentit le regard des hommes dans son dos. Sa tenue de réceptionniste avec sa mini-jupe serrée et son chemisier ouvert n’était vraiment pas top pour se mettre à quatre pattes dans le caniveau.

Une fois s’être bien rincé l’œil du spectacle, le client mal luné tâta à nouveau ses poches et éclata de rire.

— Vous avez raison, les voilà !

Il les lui glissa sous le nez et lui tendit la main pour l’aider à se relever. Ce faisant, elle avisa une Audi noire, vitre baissée. Elle apostropha l’homme qui la fixait.

— Vous voulez une photo ?

Claudio éclata de rire alors que Arsène fronçait les sourcils.

— Je ne suis pas sûr que…

— Va te garer ! C’est elle je te dis !

Cléo Rose reprit son poste à la réception ainsi que son sourire figé. Encore une heure, elle aurait terminé sa journée. À elle, le maillot et la plage, puis elle retrouverait Sidonie qui tenait la buvette de la paillote.

Elle enregistra les fiches des nouveaux arrivants, donna des clés, remplit les registres, répondit au téléphone pour les demandes de réservations. Elle ne se rendit pas compte que deux hommes, assis dans les fauteuils de l’accueil, la contemplaient.

Arsène Maestro s’imprégnait des gestes de la jeune femme. Il filmait déjà ses cheveux roux emmêlés, captait sa bouche aux lèvres pleines, découvrait ses yeux verts et sa taille fine. Pas très grande, elle pourrait correspondre au rôle principal de son long métrage, une comédie relatant la vie d’une fille qui n’a pas sa langue dans sa poche. En costume, elle serait magnifique. En effet, Ludivine, jeune femme de bonne famille ne voulait pas suivre la voie toute tracée dictée par son père, un vieux grincheux.

— Alors ? Murmura Claudio, n’avais-je pas raison ?

— Allons lui parler, on verra bien.

Ils attendirent que le dernier client soit parti avec ses bagages pour l’approcher.

— Bonjour !

Claudio entama la conversation le premier. Elle leva la tête. Les deux hommes reçurent en plein cœur le regard vert de deux émeraudes.

— Vous vous êtes bien rincé l’œil ? Ça vous a plu ?

Elle les avait donc reconnus. Arsène sourit alors que son scénariste rougissait. Il prit les choses en main. C’était toujours la même chanson, Claudio faisait le malin, puis il restait pétrifié et ne savait plus quoi dire. Devant une belle femme, il perdait tous ses moyens.

Il se présenta.

— Arsène Maestro. Excusez mon ami, il est parfois un peu…

Il hésita.

 — Lourd ?

— C’est le moins que l’on puisse dire.

Elle jeta discrètement un coup d’œil à la pendule. Plus que cinq minutes. Elle espérait que sa collègue n’allait pas être en retard. Avec un peu de chance, c’est elle qui pourrait s’occuper de ces deux pots de colle…

Je ne vous ai pas oubliés

Vous pourriez penser que je vous ai oubliés ? Avouez ! Je ne vous en veux pas, mais j’ai plusieurs excuses 😊 Si c’est vrai !

Tout d’abord, j’écris tout le temps, tous les jours et ça me prend du… temps ! Même si l’expression Je n’ai pas le temps est fausse vu qu’il faut dire Je n’ai pas pris le temps de… Le résultat est le même, je n’ai pas eu le temps 😊.

Mais qu’est-ce qui a bien pris tout mon temps ?

La sortie de Noël à la maison des cœurs blessés et sa pub. J’avoue, c’est un métier que je ne maîtrise pas. L’écrire, oui ! le corriger oui ! le mettre en forme, je sais faire. J’ai même réussi à faire le broché, les marque-pages et les flyers. Mais le vendre et me vendre ça c’est une autre histoire !

Un autre concours l’effet papillon qui me plait beaucoup et auquel je participe sur https://www.fyctia.com/stories/c-est-a-cause-de-la-cle allez-y faire un tour, et dites-moi ce que vous en pensez.

Bon c’est déjà pas mal. Je ne compte pas le fait que j’ai un mari, des enfants, la maison, une petite chienne (qu’il faut que je coiffe !) un jardin que je surveille, des mésanges qui ont fait leur nid et à qui je donnais des graines de tournesol (je sais bien qu’elles doivent se débrouiller toute seule, mais j’étais trop contente de les voir venir à ma fenêtre).

J’ajoute que j’aime faire du vélo, lire, bref ! Vous l’avez compris, mon blog est passé un peu, un tout petit peu après tout ça !

J’avais préparé un billet d’humeur sur les nouveaux mots du dictionnaire, je l’ai retrouvé et il m’a fait rire. Pourquoi, ne l’ai-je pas partagé ? Si vous êtes sages et si vous me le demandez gentiment, je le publierais !

Donc, ces quelques mots, que je vais mettre dans l’étiquette J’ai quelque chose à vous dire, se terminent.

À très vite …

Mai

En mai, fais ce qu’il te plait !

Après Avril où ne te découvre pas d’un fil en référence à la météo très capricieuse, le mois de mai avec son soleil printanier et ses températures agréables nous invite effectivement à faire ce qu’il nous plait.

Vous imaginez un peu le bazar si chacun faisait à sa mode c’est-à-dire au gré de sa fantaisie ?

Alors je me lance, je fais ce qu’il me plait et partage au gré de ma fantaisie ce que j’ai repéré sur le mois de mai.

Chaque année, parait-il, la nature nous offre le mois de mai pour se faire pardonner Février. Encore ce mois ? Le pauvre, il n’a que 28 jours voire 29, et tout le monde lui tombe dessus.

Avons-nous eu un mois d’avril pluvieux ? Si oui, Mai sera joyeux !

J’ai trouvé ce proverbe formidable : la rosée de mai fait tout beau ou tout laid 😉 allons, pas trop de risque là ! À vous de choisir comment vous voyez les choses, c’est le verre à moitié vide ou à moitié plein.

Mai sans rose rend l’âme morose j’ai de la chance, adieu âme morose, j’ai déjà deux roses dans le jardin.

Le mois de mai se met sur son 31 en référence à ses 31 jours. Entendez-vous les autres mois Janvier, Mars, Juillet, Août, Octobre et Décembre s’agacer ? Du calme, les amis, Mai fait ce qui lui plait !

Et le muguet dans tout ça ? Il est beau, il représente la pureté, le bonheur, et il est très parfumé. À l’époque de la renaissance, on offrait un branchage le 1er mai pour écarter les malédictions de l’hiver. Charles IX ayant reçu un brin de muguet lors d’une visite de la Drôme, il décida de faire la même chose tous les ans.

Pourquoi porte-t-il bonheur ? Lors d’une première, Félix Mayol, auteur de la chanson Viens Poupoule arbore à sa boutonnière du muguet. Il fit salle comble, ce soir-là. Il le considéra comme son porte-bonheur.

Mais le saviez-vous ? Le muguet est toxique : ses clochettes et même son eau dans laquelle il a trempé. Comme quoi, tout ce qui est joli et parfumé n’est pas sans danger… Mais ça c’est une autre histoire ! 😊

Quarante abonnés 💖💖

Bonjour à vous 😊

Quand j’ai vu que vous étiez 40 abonnés à ce blog, sans compter ceux qui suivent ma page Facebook où là vous êtes 568 😍 oui je sais ça fait bien ! mais bon ! ce n’est rien par rapport à d’autres ! c’est juste un nombre ! Au départ, j’avais mis comme titre quarante followers, mais je préfère le mot abonné, beaucoup plus français.

C’est à vous les 40 qui êtes venus depuis peu que je m’adresse. Oui, vous, qui avez cliqué un jour sur un article au hasard, une histoire où l’héroïne vous a fait signe, une citation qui vous a interpellé, un billet d’humeur qui vous a fait rire, une chronique qui vous a fait envie d’acheter le livre. C’est tout ça que vous trouverez chez moi. C’est à vous que je dis Merci !

Je ne vais pas m’étendre sur tout ce que je fais ici, vous le savez ! Non, je vais plutôt m’étendre sur 40.

Quarante de fièvre ? Whaou, pas top !

Ali Baba et les quarante voleurs ? C’est mieux et je me souviens du film avec Fernandel et son accent. Mon papa me racontait l’histoire et j’adorais le moment où il disait Sésame ouvre-toi !  J’avais trop envie que ça arrive. Comme dans La sorcière bien-aimée j’aurais aimé savoir tortiller mon nez. Découvrir cette grotte pleine de trésors me faisait rêver.

Les quarante jours de Carême pour les chrétiens, et les quarante ans de Moïse et son peuple. Je suis d’accord, mes 40 abonnés n’ont rien à voir avec ça 😉.

Les quarante jours de déluge ! Noé et son arche. Après moi le déluge 😉.

Quarante, département des Landes. L’odeur des pins, les plages de Mimizan, Biscarosse, Hossegor. Dax et sa station thermale, sa féria et ses estrangers.

Vous n’auriez pas cru qu’en me suivant à quarante, ça ferait une belle caravane.

Et comme j’aime les expressions, je vous en cite une :

C’est reparti comme en quarante pour atteindre les 50, je pourrais alors parler des 50 nuances de Grey 😉 et vous me répondrez Je m’en fous comme de l’an quarante !

D’accord, il y en a deux ! C’est bien vous suivez ! Oui, à 40 😉.

Vous avez dit rouge

Bonjour à vous,

J’ai trouvé ça ce matin. J’aime beaucoup l’illustratrice, Mademoiselle Smoothie, et comme la citation me plaisait aussi je partage mon ressenti.

Audrey Hepburn… la classe ! Deux films me reviennent immédiatement en mémoire : Sabrina et Vacances romaines. Ils ne datent pas d’hier 1954 pour le premier et 1953 pour le second. Je n’étais pas née, mais quand je les ai regardés j’ai craqué !

Je suis une vraie romantique, alors ces deux films, que du gâteau. Quant à la coupe Sabrina, elle a fait des ravages à l’époque… Quelle classe ! Elle existe toujours et on l’appelle coupe Sabrina Vintage. Revoilà ce mot ! Finalement, il n’est pas si vintage, il est plutôt à la mode 😂.

La couleur rose ? Je suis plus rouge !

Un tempérament de feu, je vois souvent rouge. J’aime pas les feux rouges parce qu’ils m’empêchent d’avancer.

Rouge comme les joues ça m’arrive souvent.

Rougir de plaisir sans commentaires.

Rouge à lèvres pour la brune que je suis, mais en ce moment, pas trop de rouge cause masque !

Le rouge couleur de l’amour, de la passion, du danger aussi.

Je n’aime pas le vin rouge… il fallait bien une exception 😂.

Rire, éclater de rire. On dit que lorsqu’on rit c’est comme si on mangeait un bifteck.

Rire, fait travailler tous les zygomatiques et fait tellement de bien. Il existe des cours de rire. Ah ça vous fait rire ? Tant mieux c’est le but !

Croire aux baisers, bien sûr, sauf qu’en ce moment…

Stop ! Rouge, interdit, pas de mauvaise humeur ! Sinon, je vois rouge !

Si les filles joyeuses sont les plus jolies, alors j’ai ma chance ! 😉

Demain est un autre jour, c’est certain. Mais… demain c’est lundi, et même si je crois aux miracles, il sera toujours lundi et j’aime pas le lundi 😂

À bientôt…

Citations piquées au vol

Bonjour à vous.

Vous remarquerez qu’aujourd’hui, je vous dis bonjour. C’est vrai, quelle impolitesse ! Il faut toujours dire bonjour 😉.

Vous regarderez aussi l’illustration que j’ai choisie, une petite blonde qui vous porte des fleurs avec une tête que j’adore, et une brune qui réfléchit. Les deux sont moi, même si je suis brune.  Un peu rigolote, un peu pensive, quand il le faut. Bref !

Aujourd’hui citations à la volée piquées dans mon cahier !

Asmtramgram, pic et pic et colégram…

Tout le monde veut sauver la planète, mais personne ne veut descendre les poubelles. Je l’adore, elle est de Jean Yann. Vous penserez à moi quand vous les sortirez 😂.

Asmtramgram, pic et pic et colégram…

Le grand Dieu fit les planètes et nous, nous faisons les plats nets. Sacré Rabelais, il avait de l’humour dans Gargantua. J’adore ce jeu de mots. Peut-être que Thomas Pesquet y pensera en grignotant ses trucs en sachet 😂.

Asmtramgram, pic et pic et colégram…

Cacher son âge c’est supprimer ses souvenirs. Poète Arletty, elle ne savait pas que dire Atmosphère atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? Devenir vintage, comme j’aime bien le dire, c’est engranger des souvenirs. J’aime beaucoup l’idée.

Asmtramgram, pic et pic et colégram…

Ce n’est pas parce que l’homme a soif d’amour qu’il doit se jeter sur la première gourde. Pierre Desproges ne l’a pas raté celle-là. Je vous laisse la méditer 😂.

À bientôt