Déjà jeudi et le jeudi c’est poésie 💖. Que t’inspire cette image ?
Regarder et observer en silence,
Pas de bruit, rien ne bruit.
Seuls les arbres et les fleurs dansent.
Je souris.
Je colle mon œil davantage
Par le trou de la serrure sans âge.
J’aperçois une barrière,
J’y vais sans un regard en arrière.
Mais la porte résiste,
Je n’ai pas la clé.
Faudrait-il qu’elle existe
Pour que je puisse entrer.
Mon regard balaie
Ce qui me semble être un jardin.
Il s’envole par-dessus la haie,
J’ai rêvé que c’était le matin.
Rêver est toujours permis,
Pas de panneaux interdit.
Je ferme les yeux,
Le ciel est bleu.
Je sens les parfums m’entourer,
Quelqu’un prend ma main,
Je reviendrai demain,
J’aurai retrouvé la clé.
Un parfum qui change, un ciel moins bleu, des feuilles qui tombent et d’autres qui changent de couleurs, un soleil moins chaud et plus capricieux.
L’automne s’installe doucement poussant l’été à partir.
Bonjour le gilet sur les épaules et la flambée dans la cheminée.
Saluons le retour des grappes de raisin et des pommes de pin. Sentez-vous le parfum des champignons dans les bois ou cette odeur particulière quand vous marchez dans les feuilles ?
Même si l’automne annonce des jours plus courts et plus sombres, il amène avec lui ses couleurs flamboyantes. Le rouge, le jaune, l’orangé se mélangent offrant à nos regards des tableaux tous les jours différents.
J’ai pioché de-ci-delà des passages de poètes qui savaient si bien décrire cette saison.
Victor Hugo
L'aube est moins claire, l'air moins chaud, le ciel moins pur ;
Le soir brumeux ternit les astres de l'azur.
Les longs jours sont passés ;
Les mois charmants finissent.
Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent !
Comme le temps s'en va d'un pas précipité !
Il semble que nos yeux, qu'éblouissait l'été,
Ont à peine eu le temps de voir les feuilles vertes.
Pour qui vit comme moi les fenêtres ouvertes,
L'automne est triste avec sa bise et son brouillard,
Et l'été qui s'enfuit est un ami qui part...
Paul Verlaine écrivait,
Les sanglots longs
Des violons De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur Monotone…
Tandis que Maurice Carême entendait l'automne jouait de la musique,
L’automne, au coin du bois,
Joue de l’harmonica.
Quelle joie chez les feuilles !
Elles valsent au bras
Du vent qui les emporte…
Le romantique Alphonse de Lamartine le percevait ainsi,
…Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !
Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !...
Je terminerai avec celui de Théodore de Banville,
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne…
Ils étaient deux garçons et une fille,
Ils écoutaient de la musique.
Ils riaient, pas encore de béquille,
Et l'allure dynamique.
Ils buvaient du coca
Et chantaient blablabla.
Pas de soucis en tête
L'avenir devant eux.
Ils ne pensaient qu'à la fête
Ils étaient heureux.
Les années ont passé
La vie ne les a pas séparés.
Ils sont toujours deux garçons une fille
Ou plutôt deux hommes et une femme.
Ont-ils le vague à l'âme ?
Ils ne s'en font pas pour des vétilles.
Ils n'écoutent plus de la musique
Elle les rend mélancoliques.
Ils n'entendent plus bien
C'est eux les doyens.
Ils préfèrent donner les graines aux oiseaux,
Ça ne fatigue pas leurs cerveaux.
Le banc n'a pas changé lui !
Les années ne l'ont pas détruit.
Eux, ils ont juste vieilli !
C'est la vie !
Je partage cet acrostiche pour le fun, histoire de détendre un peu ma plume qui carbure depuis ce matin.
I nimitable ça c'est vrai ! 😂
S ociable évidemment !
A gaçante Il paraît !
B isounours c'est mon monde à moi, hélas !
E fficace obligée !
L ibre je déteste les contraintes !
L oyale gare à ceux qui trichent !
E clectique tous les goûts sont dans la nature
M achiavelique j'adore ce mot ! 😂
A mbitieuse accrocher la lune ? pas quand même !
R ouspèteuse j'avoue ! ma seconde nature !
I ndomptable comme ma crinière !
E mmerdeuse tout va ensemble, faut pas rêver !
D ébrouillarde ça dépend pour quoi !
A moureuse depuis longtemps du même homme ! la chance !
N aturelle pas assez à mon goût !
G affeuse sans commentaire !
E loquente ouais ! 😂
L impide comme le nez au milieu de la figure !
E conome si c'est vrai !