Mercredi, jour des enfants, c’est avec plaisir que je retrouve mes petits personnages Héloïse et Stefano.
Héloïse aimerait bien faire du vélo. Stefano voulait lui prêter le sien.
— Non, j’en veux pas, c’est un de garçon.
Stefano haussa les épaules, il ne voyait pas la différence.
– Il est bleu.
— Ne me dis pas que tu en veux un rose ?
Joe qui avait entendu la conversation intervint :
— Il y a longtemps que c’est fini cette histoire, du rose pour les filles et du bleu pour les garçons.
— C’est pas vrai. Mes copines, elles ont des vélos roses.
Papa Joe fronça les sourcils et Charlie qui passait par là éclata de rire.
— Héloïse, je t’ai bien vu jouer au foot pas plus tard qu’hier. C’est pourtant un jeu de garçons non ?
La petite fille ouvrit de grands yeux et brava sa mère.
— C’est pas pareil, il y a des équipes de filles dans le football.
— Et ? insista Papa Joe.
— Ben… je veux un vélo rose voilà.
Joe et Charlie rirent de concert. Stefano y ajouta son grain de sel.
— Dis plutôt que tu préfères avoir un vélo neuf à toi que d’avoir le mien trop petit pour moi.
Héloïse se dandina d’un pied sur l’autre. Elle était démasquée. Charlie lui proposa :
— Nous ne savions pas que tu avais envie de faire du vélo, tu n’en avais jamais parlé, ce qu’on peut faire c’est que tu essaies sur celui de Stefano et si ça te plait et que tu débrouilles, promis, tu pourrais choisir celui dont tu rêves.
— Le vélo de mon fils est en très bon état, ajouta Joe qui ne trouvait pas utile d’en acheter un nouveau qui dans un an serait devenu trop petit. Il préférait attendre, mais il se tut.
Héloïse accepta du bout des lèvres. Joe vérifia la selle et l’ajusta à la taille de la fillette. Elle n’était jamais montée sur une bicyclette aussi papa Joe remarqua :
— Je crois me rappeler où sont rangées les petites roues, ça serait plus facile pour commencer.
Héloïse n’était pas d’accord, elle voulait être une grande tout de suite. Pour montrer qu’elle savait faire et surtout qu’elle pourrait avoir rapidement un vélo bien à elle, elle grimpa sur l’engin. Charlie tenta de lui tenir la selle et d’avancer avec elle, de peur qu’elle tombât n’ayant peut-être pas encore l’équilibre, mais Héloïse donna un gros coup de pédale et la voilà partie.
Surpris, Stefano qui avait failli être renversé se recula en criant alors que Papa Joe et Charlie, ébahis, contemplèrent Héloïse, très fière d’elle qui s’échappait par le portail.
Surpris, Stefano qui avait failli être renversé se recula en criant alors que Papa Joe et Charlie, ébahis, contemplèrent Héloïse, très fière d’elle qui s’échappait par le portail.
Affolée, Charlie se mit à courir derrière elle. Il ne passait pas souvent des voitures sur ce chemin, mais il suffisait que Mathurin rentrât avec son tracteur et c’était l’accident, mais Héloïse revint toute guillerette. Elle posa pied à terre et afiirma à Stefano.
— Je ne l’ai même pas abimé, il roule super vite. Merci.
Elle se tourna vers Papa Joe et sa maman.
— Alors, on y va quand choisir mon vélo ?
Charlie fronça les sourcils, sa fille la regardait d’un air frondeur qui ne lui plut pas.
— On a le temps et tu serais gentille de nous parler sur un autre ton s’il te plait. Ce vélo, comme tu l’as dit toi-même, fonctionne très bien. Il peut faire l’affaire pour quelques jours, histoire de voir comment tu te comportes avec lui. D’ailleurs, ce serait bien que dès que serons tous disponibles, nous partions faire une promenade ensemble, ce serait l’occasion de t’inculquer quelques règles du Code de la route. Tu n’as pas été très prudente de sortit ainsi sans regarder.
Héloïse baissa la tête. Elle n’avouera pas qu’elle n’avait jamais fait de vélo de sa vie.
— Je te parle, Héloïse.
Papa Joe voudrait intervenir, ce n’était pas non plus une catastrophe, mais le ton qu’avait employé Charlie le stoppa dans son élan. C’était une histoire entre ses deux femmes et il sentait qu’il ne devait pas s’en mêler. Le regard de Charlie quand elle fixait sa gamine, il l’avait déjà vu, il le mettait toujours mal à l’aise comme si elle détenait un pouvoir particulier.
— Pardon maman.
Stefano se gratta la tête, il avait la même mimique que son père. Décidément, c’était à n’y rien comprendre avec les filles. Il était pourtant certain qu’Héloïse n’avait jamais fait de vélo.
Il en fut encore plus convaincu quand celle-ci passa devant lui et lui fit un clin d’œil.
Journée des enfants, je te laisse avec mes petits héros Héloïse et Stefano. Parfois au détour d’une phrase, la vérité sort de la bouche des enfants 😉😊.
C’était le grand jour, Papa Joe construisait la cabane de Stefano et Héloïse.
Les gamins s’étaient levés de bonne heure, pas de grasse matinée alors que c’était mercredi. Le petit déjeuner avait été avalé à une vitesse grand V. Charlie n’eut même pas de réflexions à faire, les mains étaient lavées, les bouches essuyées, les bols portés sur le lave-vaisselle et la table débarrassée. Joe fit un clin d’œil amusé à sa moitié d’un air de dire que si c’était tous les jours comme ça, ce serait merveilleux.
— Nous sommes prêts.
Héloïse en salopette, casquette sur la tête l’attendait de pied ferme avec un papier à la main. Elle lui tendit et du haut de ses six ans, elle interrogea Joe sérieusement :
— Tu vas suivre mon plan hein ? Je t’ai tout écrit là.
Elle indiqua sur sa feuille les différents dessins. Joe saisit ce qui ressemblait à un plan. Effectivement, une cabane était bien représentée. Il fronça les sourcils.
— Il n’était pas question qu’elle soit installée en haut d’un arbre.
Charlie s’approcha et posa son menton sur l’épaule du grand gaillard. Elle bouscula son chapeau pour mieux voir. Joe avait tout l’air d’un cow-boy même le matin de bonne heure.
Elle murmura :
— Ce serait dangereux non ?
Héloïse montra l’escalier.
— Ah parce qu’en plus, il faut faire des marches ? demanda Joe.
— Comment veux-tu qu’on y monte sinon ?
Les yeux grands ouverts de la gamine le fixaient. Il se sentit idiot d’avoir posé la question.
Stefano regarda son père en haussant les épaules d’un air de dire qu’il n’y était pour rien.
Charlie interrogea la fillette :
— Sur quel arbre avez-vous imaginé cette cabane ?
Les enfants se tournèrent l’un vers l’autre. Ils avaient de ces questions les adultes. N’empêche qu’ils n’y avaient pas réfléchi.
— Ok, j’apporte tout le matériel et on voit ensemble ce qu’on peut faire, proposa Joe qui n’avait quand même pas que ça à faire.
Charlie leur emboita le pas. Elle devait y mettre son grain de sel. C’était elle qui s’était occupée de l’achat du bois malgré les dires de son homme qui ne cessait de répéter qu’elle ne trouverait pas ce qu’il fallait. Pourtant, il la laissa faire. Charlie était la reine du bricolage, il avait déjà remarqué qu’elle avait des doigts de fée et que tout ce qu’elle touchait s’arrangeait sur l’heure.
Les enfants aidèrent Joe à porter les planches sur la remorque du tracteur. Il y déposa son énorme boîte à outils. Héloïse adorait la regarder. Elle lui faisait penser au grand sac de Mary Poppins en moins joli. Joe en sortait tout un tas d’objets qui servait tous à quelque chose. Quand il fouillait à l’intérieur, ça faisait un drôle de bruit et il n’en fallait pas plus pour que la petite fille s’imagine une histoire. Elle se demanda si Dame Tournevis et Seigneur Marteau étaient réveillés.
Ils grimpèrent à côté du siège, Charlie marchait à côté d’eux, accompagnée du chien Texas qui gambadait autour d’elle.
Héloïse désigna le platane qui trônait au milieu du pré peu éloigné de la maison.
— Là, papa Joe, la cabane sera bien.
Il fronça les sourcils. Il n’avait pas pensé à cet arbre, il le regarda mieux en s’approchant. Il n’avait jamais remarqué ses branches qui s’élançaient vers le ciel de cette façon.
— Tu vois, tu fais une échelle et hop !
Il grommela :
— Y a qu’à évidemment. Avec ton crayon, c’est toujours facile.
Mais, il arrêta son tracteur et descendit en sifflotant. Héloïse et Stefano sautèrent de l’engin très excités.
Heureusement que Charlie était avec eux, le travail avançait vite et la cabane prenait forme. Joe ne comprenait pas tout et surtout pas comment les enfants avaient de telles facilités pour emboiter les planches les unes aux autres. Charlie lui dit que le vendeur lui avait vanté ce matériau et qu’il était fait exprès pour le montage rapide de ce genre de construction.
Depuis que Charlie était entrée dans sa vie, Joe s’interrogeait tous les jours sur les dons qu’elle développait. Certes, elle était douée mais quand même ! Cartésien comme il l’était, des choses incompréhensibles pour lui le titillaient souvent, mais devant le sourire angélique de Charlie et son regard limpide, il baissait les armes et abandonnait la partie qu’il savait perdue d’avance.
La cabane était terminée… dans l’arbre. Joe n’en revenait pas. Charlie avait insisté pour la monter et la consolider au milieu du platane qui semblait s’écarter au fur et à mesure que l’habitation des enfants s’installait. Ne restait que l’échelle de corde à accrocher.
— Ah et il ne faudra pas oublier les poubelles pour le tri, dit Héloïse d’une voix ferme. Le Maître à l’école nous a bien expliqué.
— Ben voyons, et je vais les trouver où ? grogna Joe.
— Ne fais pas ton hérisson, répondit calmement Charlie. Regarde, j’avais prévu.
Elle montra les boites avec des couvercles de différentes couleurs. Elle désigna, la jaune pour le plastique, la verte pour les ordures, la bleue pour le carton, et le composteur pour les épluchures.
— Mais ?
Joe souleva son chapeau pour se gratter la tête et demanda :
— Parce que tu crois que les enfants vont manger ici et avoir besoin de toutes ces poubelles.
— C’est pour faire comme une vraie maison, lui répondit avec aplomb Héloïse.
— CQFD, ajouta Stefano.
— Merci Papa Joe.
Héloïse planta deux grosses bises sonores sur ses joues puis elle tapa des mains.
Elle regarda Joe accrocher l’échelle de corde, puis elle le vit retourner à son tracteur. Curieuse, elle le suivit.
— Oh, une balançoire !
Elle ne put réprimer sa joie et se mit à tourner comme une toupie, les bras écartés, pendant que Joe installait à une autre branche la balançoire. Il vérifia la solidité et invita les enfants à l’essayer. Stefano s’y assit le premier et s’élança. Héloïse en admiration le regardait, ébahie.
— Tu me pousseras au début, je ne sais pas trop faire encore.
Joe entoura les épaules de Charlie et tous deux contemplèrent les gamins dont les joues rouges et les yeux brillants exprimaient leur bonheur.
C’est alors qu’ils entendirent le camion poubelle s’arrêter devant la maison. Héloïse le regarda et dit :
— Bientôt, ils ne vont plus avoir de travail, on leur fait tout le boulot.
Et Joe ajouta in petto et en plus on paie plus cher ! Charlie lui fila un coup de coude pour le faire taire. Il sourit mais il n’en pensait pas moins.
C’est mercredi et pourquoi pas laisser parler mes petits héros, Héloïse et Stefano. Comme quoi, une question anodine peut en amener une autre 🙄.
Stefano et Héloïse ont grandi. Il approchait les sept ans alors qu’elle avoisinait les six. Comme c’était mercredi, ils revenaient ensemble à pied de l’école. Ce n’était pas loin, ils bavardaient en partageant leurs secrets.
Héloïse n’hésitait jamais à demander l’aide de son petit compagnon.
— Tu pourras me faire réciter ma poésie ?
Elle n’était pas sûre d’elle. Elle apprenait vite, mais elle craignait souvent que sa mémoire flanchât.
La conversation prit un tour inattendu.
— Et puis tu sais ma copine Tina, elle est tombée.
— Oui, et, c’est grave ?
— Elle a des bleus partout. Elle m’a dit qu’elle n’avait même pas pleuré.
— Elle est tombée comment ?
— Des escaliers.
Stefano regarda sa sœur d’adoption.
— Tu parles bien de Tina, celle qui habite dans les nouvelles maisons ?
— Mais oui, pourquoi tu demandes ça ?
— Pour rien.
Ils arrivèrent chez eux et la bonne odeur de cuisine les cueillit aussitôt. Joe était justement en train de se laver les mains et Charlie, le tablier autour de la taille, tendit sa joue. Texas, le terre neuve leur fit la fête.
— Mathurin a proposé que vous alliez voir votre poulain Célestin cet après-midi.
Joe regarde les deux enfants en s’installant à table.
— Vous vous êtes lavé les mains ?
Charlie ne transigeait pas, pour le repas, chaque menotte devait être propre. Les gamins le savaient.
Ils s’assirent et la jeune femme apporta la soupe de légumes sur la table.
— J’aime pas ça ! ronchonna Héloïse.
Charlie lui en versa tout de même une louche dans son assiette et Joe y alla de sa petite phrase toute faite :
— Il faut que tu manges pour devenir grande.
— Maman n’a pas dû en manger beaucoup, elle ne t’arrive même pas aux épaules.
— C’est parce que je suis très grand.
— Et que je n’ai pas mis mes talons.
Tout le monde éclata de rire, sauf Héloïse qui regarda d’un drôle le liquide verdâtre devant elle.
— C’est à quoi ?
— Haricots verts, courgettes et…
— Je déteste les haricots verts.
Charlie soupira. Sa fille faisait la difficile en ce moment. Stefano, avait déjà terminé.
— Elle est très bonne ta soupe. Tu devrais la goûter Héloïse.
Elle accepta de tremper ses lèvres.
— Alors ?
— Hum, ça va.
— Tina est tombée des escaliers et a des bleus partout, déclara Stefano.
— T’étais pas obligé de le dire, rouspéta Héloïse. C’est ma copine. C’est à moi de le dire.
Charlie et Joe se regardèrent.
— Tina ? Ton amie qui vient de déménager dans les nouvelles maisons ?
— Pourquoi tu demandes ça ? Stefano aussi a fait pareil tout à l’heure.
Charlie enleva les assiettes creuses, ainsi que celle de sa fille qui l’avait terminée, et apporta le gratin de macaronis.
Les deux enfants applaudirent. Elle les servit en les prévenant que c’était chaud, qu’ils fassent attention de ne pas se brûler. La bouche pleine de pâtes et de fromage qui filait, Héloïse reprit oubliant les recommandations de Charlie.
— Même qu’elle n’a pas pleuré. Pourtant, elle en a beaucoup de bleus. Moi, j’aurais pleuré, c’est sûr !
— Elle les a montrés à ta maîtresse ? l’interrogea Charlie oubliant de la réprimander.
— Ben non, y a qu’à moi qu’elle l’a dit. C’est pas un secret, alors, je vous le raconte.
— Tu les as vus aujourd’hui seulement ?
— Mais non ! ça fait longtemps. Elle tombe souvent en fait.
Stefano regarda son père.
— Je croyais qu’il n’y avait pas d’escaliers dans ces maisons-là.
— Dis aussi qu’elle ment !
Héloïse se mit à pleurer.
— T’es méchant Stefano. Elle raconte pas des histoires ma copine. Même qu’elle raconte que son papa, il la frapperait si elle mentait.
— Nous te croyons ma chérie.
Charlie lui passa la main dans les cheveux et soupira. Décidément…
Une fois la table débarrassée, la vaisselle dans la machine et les enfants partis dans la salle de jeux, Charlie demanda à Joe.
— Tu sais parfaitement comme moi que cette petite est brutalisée par son père non ?
— Hum !
— Et alors ? On laisse faire ?
Joe soupira.
— Tu veux que j’en parle à la femme de Mathurin, elle est assistante sociale.
— Joséphine ? Oui, c’est vrai. Elle est au centre d’action sociale. Mais…
Charlie se détourna. Joe savait bien à quoi elle pensait.
Dans la salle de jeux, Héloïse discutait avec sa poupée. Stefano lisait.
— Pourquoi tu me fais mal ?
— Je ne te fais pas mal, je te frappe parce que tu as fait des bêtises.
— Oui, mais tu me fais mal.
Stefano leva la tête.
— Mais pourquoi tu fais ça à ta Barbie, Héloïse ?
— C’est pas grave, il faut bien, elle n’est pas sage. Tu sais, mais tu ne le répètes pas, mon papa, il faisait ça à maman. Elle croit que je le sais pas, mais j’ai tout vu. C’est pour ça qu’on est là. Elle avait peur qu’il me fasse du mal. Heureusement que ton papa, il n’est pas comme ça, et tu as bien de la chance !
Stefano resta muet. Héloïse n’avait pas l’air perturbé. Depuis qu’elle était arrivée avec Charlie, elle n’avait jamais fait allusion à cette histoire. La petite fille leva la tête et sourit :
— Tu voudras qu’on se marie quand on sera grands ?
— Tu as de ces questions Héloïse ! Comment veux-tu que je le sache ?
— Moi j’en suis certaine. Et toi ?
— Bah si tu en as envie.
— Sérieux ?
Héloïse lui sauta au cou.
— Viens, on va le dire à maman et papa Joe.
— Attends, il n’y a pas urgence !
— Ça veut dire quoi urgence ? C’est quand on va à l’hôpital ? Mais je ne suis pas malade.
— Non, Héloïse, ça veut dire que ce n’est pas pressé de les prévenir tout de suite.
— Pressé comme un citron ? Je ne comprends rien à ce que tu racontes. Moi, je veux le dire à maman.
Elle se leva et dévala l’escalier, faillit rater une marche, et fut cueillie par Joe qui la rattrapa de justesse.
— Combien de fois faudra-t-il te dire de ne pas courir dans les escaliers ?
Joe avait pris sa grosse voix.
— Je voulais dire quelque chose d’urgent à maman même si c’est pas pressé comme un citron. Mais je peux le dire à toi aussi. Avec Stefano on va se marier.
Le gamin qui descendait regarda son père. Celui-ci faillit éclater de rire devant la mine penaude de son fils.
— Félicitations les enfants ! Vous avez choisi une date ?
Héloïse répondit très sérieusement :
— Tu as de ces questions papa Joe ! Comment veux-tu que je le sache ?
Comme c’est le jour des enfants, je partage avec toi, le conte écrit pour Pâques avec mes personnages Héloïse et Stefano. Tu vas retrouver Joe et Charly les parents et toute l’ambiance un peu magique de cette famille. Ici c’était Noël 😉.
Je sais que Pâques n’est pas encore là, mais mercredi prochain il sera trop tard 😉.
Je t’embarque avec moi dans mon univers 😉.
— Tu crois qu’ils vont penser aux œufs de Pâques ?
Héloïse tourne en rond dans le jardin. Elle est face aux clapiers de Joe et discute avec les lapins. Si Stefano l’entendait, il se moquerait encore d’elle en lui répétant qu’elle n’est plus un bébé. Sauf qu’Héloïse n’est pas une enfant comme les autres. Très sensible, elle sent les choses et aujourd’hui plantée devant la lapine qui vient d’avoir des petits, elle lui parle. Elle l’a baptisée Hermine.
— Je sais bien que l’histoire des cloches qui déversent les œufs dans les jardins, ce n’est pas possible, mais moi je voudrais bien y croire quand même. Tu penses que tu pourrais m’aider ?
Hermine de couleur marron la regarde de ses grands yeux noirs tout en mâchonnant son brin de luzerne.
— Moi j’aimerais bien que les animaux parlent comme dans les livres. Tu n’en aurais pas envie toi ?
— Avec qui tu bavardes ?
C’est Joe, toujours affublé de son chapeau qui s’approche d’elle.
— Ne l’embête pas ! Elle doit s’occuper de ses lapereaux, n’y touche pas surtout, sinon elle pourrait les abandonner si elle sent ton odeur.
Héloïse soupire.
— D’accord, je m’en vais.
Joe qui descendait de son tracteur l’attrapa gentiment au passage quand elle passa devant lui.
— Attends, je ne t’ai pas demandé de partir, seulement de ne pas la toucher. Je t’ai déjà expliqué. Elle sent ton odeur et c’est étranger pour elle.
— Je sais, je ne l’ai pas caressée.
— Tu es toute triste, qu’est-ce qu’il t’arrive encore ?
— Rien !
Et elle le planta là. Joe soupira. Il avait bien compris que quelque chose la tracassait, mais il avait du travail, il haussa les épaules et remonta sur son engin.
— Et si j’allais voir les poules ? Peut-être qu’elles pourraient m’aider !
Stefano l’aperçut alors qu’il faisait du vélo dans le parc. Il vint à sa rencontre.
— Tu joues avec moi ? On fait la course ?
— Non, j’ai autre chose à penser.
Il éclata de rire.
— Ah oui ? Et à quoi ?
— Arrête de te moquer de moi, tu verras bien.
Il haussa les épaules et reprit son vélo. Les filles c’était d’un compliqué !
Héloïse entra dans le poulailler déclenchant des cot cot indigné de la basse-cour.
— Ne faites pas tant de bruit, j’ai besoin de vous.
Les volailles se turent aussitôt, comprenant qu’elle ne leur voulait pas de mal. Elles continuèrent leur balade nonchalante dans l’herbe.
— Vous pourriez vous arrêter de picorer quand même ! J’ai quelque chose à vous demander ! Pourriez-vous me faire de beaux œufs de Pâques colorés ? Et les disperser dans le jardin ?
Les bestioles ne relevèrent même pas la tête.
— D’accord, vous ne m’écoutez pas ! S’il vous plait votre attention !
Héloïse claqua les mains, ce qui pour effet de stopper net le picorage. Le coq majestueux se demanda alors ce qu’il se passait et vint à la rencontre de la petite fille. Il tendit le cou et s’approcha plus près.
— Elles ne te répondront pas, elles n’ont pas de langue.
Héloïse sursauta et se reprit aussitôt.
— Parce que toi tu en as une peut-être ?
— Moi je suis le maître ici, ce n’est pas pareil.
— C’est ça, fais le malin !
— Dis donc, tu pourrais me demander pourquoi je te parle au lieu de me faire un cours d’anatomie.
— Écoute Victor, je sais que tu es le chef de la basse-cour, mais…
— Comment m’as-tu appelé ? Victor ?
Il gonfla le jabot, sa crête rougit de plus belle et il se tourna vers ses poules.
— Vous avez entendu ? Je suis Victor.
— Il n’y a pas de quoi pavoiser, rétorqua une poulette plus délurée que les autres, au cou dégarni, une houppette ébouriffée sur la tête.
— Tu vois qu’elles parlent aussi !
Héloïse tapa des mains.
— Je vais vous demander de faire une surprise. Mais c’est un secret. Promis, vous tiendrez votre langue ?
Elles répondirent toutes ensemble.
— On n’en a pas de langue, on ne peut pas la tenir !
Elles caquetèrent de plus belle comme si elles avaient pris un fou rire. Gagnée par leur bonne humeur, Héloïse se mit à sauter partout dans le poulailler.
— Venez à côté de moi, je vais vous dire à quoi je pense.
— Tu sembles bien guillerette ce matin Héloïse ! c’est parce que les vacances sont là ?
Charlie regarde sa fille avec amour. Sa frimousse est barbouillée de chocolat.
— Tu as bien dormi !
— Oui ! J’ai une surprise ! Mais je ne te le dirais pas.
— Alors pourquoi en parles-tu ?
Stefano la taquine.
— Je suis certain que tu ne sauras pas tenir ta langue.
Héloïse en profite pour lui tirer justement. Comme elle est pleine de chocolat et de miettes, ce n’est pas très joli, et elle se fait remonter les bretelles par Joe qui n’admet pas qu’à table les enfants se comportent mal.
Une fois le petit-déjeuner débarrassé, Héloïse file s’habiller en vitesse. Stefano est surpris de la voir redescendre et courir vers le poulailler. Joe sourit.
— Je ne sais pas ce qu’elle mijote, mais ça la met de belle humeur. Je suis content. Il y avait quelques jours qu’elle semblait triste non ?
— Tu connais ma fille, elle est à fleur de peau.
— Hier, elle bavardait avec les lapins.
— Elle adore les animaux.
Stefano n’a pas attendu la fin de la conversation et il est parti la rejoindre. Qu’elle n’est pas sa surprise de l’entendre discuter avec le coq, les poules autour de lui ne bougent pas une aile. Le gamin n’ose pas faire de bruit.
— Alors, faites-moi voir ?
Les volailles s’écartent et Héloïse s’avance à l’endroit où elles se retrouvent toutes pour pondre. Dans la paille, elle découvre des œufs multicolores. La petite fille est ébahie.
— Vrai ! c’est vous qui avez fait ça !
Le coq se rengorge. Il a bien commandé ses femmes. Dans les différents nids, il y en a des bleus, des roses, des rouges, des jaunes, celui-là avec des traits verticaux, d’autres horizontaux, d’autres encore imitant des vagues.
— Et ce n’est pas fini, demain, ça recommence !
— Oui, mais ce n’est pas du chocolat qu’il y a dedans ? Si ?
Les poules caquettent à qui mieux mieux, comme si elles riaient.
— Goûte ! Tu verras bien !
Héloïse n’en croit pas ses yeux, elle a devant elle une douzaine d’œufs en chocolat. Elle en casse un petit bout et c’est rudement bon.
Stefano qui s’est approché ne comprend rien. Héloïse s’est accroupie et a cogné un œuf doucement par terre, et elle le met à la bouche, comme ça, alors qu’il n’est même pas cuit.
— Mais ça ne va pas Héloïse ! Tu vas être malade !
La fillette surprise lâche son précieux cadeau. Il s’écrase au sol et le jaune s’étale à ses pieds.
— Regarde ce que tu as fait, Charlie ne va pas être contente et Joe encore moins.
Héloïse contemple ses chaussures, les poules et Victor le coq qui hausse ses plumes. Il embarque ses volailles sans se retourner.
— Tu as tout gâché !
Héloïse se mit à pleurer. Stefano ne comprenait pas.
— Mais Hélo… Tu ne peux pas casser les œufs comme ça !
— Je ne les cassais pas, c’était ça ma surprise ! Ils sont en chocolat !
Stefano se gratta la tête.
— Regarde tes chaussures Héloïse, ce n’est pas du chocolat là !
— Tu comprends rien !
Elle le bouscula et s’enfuit en courant.
Hermine, la lapine, surveillait de son clapier ce qu’il venait de se passer. Elle se mit à glapir et aussitôt Victor le coq s’approcha.
— Tu as vu ? Fais quelque chose ! Moi, je suis enfermée, je ne peux rien faire. J’ai mes petits que je ne peux pas laisser.
— T’inquiète pas, je gère !
— Ah oui ? Et comment ?
— Je vais rentrer dans la maison et parler à Charlie.
— Ben voyons ! Tu vas te faire sortir à coup de balai sûr !
Victor gonfla le jabot, devint tout rouge et lança un cocorico tonitruant.
— Jamais personne ne me fera de mal, compris !
— Qu’est-ce qu’il se passe ici ?
Charlie est face à eux. Hermine se planque dans son clapier et Victor ne bouge pas d’un pouce.
— Répondez-moi !
Joe qui venait chercher son tracteur éclate de rire.
— Tu parles au coq ? Décidément, ta fille et toi vous ressemblez vraiment beaucoup.
Victor cligna de l’œil et de sa démarche fière repartit trouver ses poules.
Charlie éluda la question de Joe et ouvrit la porte de la cage pour nourrir la lapine. Elle disposa un peu de grains dans la mangeoire et mit un peu de luzerne sèche près d’elle, veillant bien à ne pas la toucher.
Celle-ci s’approcha des mains de la jeune femme et couina doucement. Charlie chuchota :
— Attends que Joe soit parti, je ne peux pas te parler.
Une fois seule, Charlie ouvrit la porte du clapier.
— Sors Hermine et fais ce que tu as à faire.
— Mes petits ?
— Ne t’inquiète pas pour eux. Fais attention de ne pas te faire surprendre par Joe.
La lapine détala.
Stefano rejoignit Héloïse dans sa chambre.
— Je suis désolé si je t’ai fait de la peine, mais je ne comprends rien à ce que tu racontes.
— Tu ne peux pas comprendre !
— Je sais tu me l’as déjà dit. Explique-moi alors !
— J’ai demandé aux poules de pondre des œufs de Pâques et ne ris pas !
Stefano s’assit sur le lit.
— Et donc ?
— Regarde !
Héloïse sortit de sa poche, deux œufs qu’elle avait réussi à emporter.
Stefano n’en crut pas ses yeux quand il les vit décorés.
Le lendemain matin, les enfants avalèrent leur petit-déjeuner à toute allure. Joe avait à peine terminé de boire son café qu’ils avaient déjà détalé, n’oubliant pas de débarrasser leurs bols.
— Quelle mouche les pique ce matin Charlie ? Tu es au courant de quelque chose ?
— Pas du tout, ils ont sans doute des choses à faire, des trucs de gosse.
— Je suis heureux qu’ils s’entendent aussi bien.
Il se leva et embrassa la jeune femme.
Héloïse entra en trombe dans le poulailler. Les poules affolées se mirent à courir dans tous les sens. Victor arriva les calmer.
— Allons les poulettes !
Héloïse se baissa pour caresser le coq. Stefano ouvrit de grands yeux.
— Alors, elles en ont pondu combien ?
— C’est un peu tôt encore, mais allons voir.
Stefano murmura à l’oreille de son amie :
— Mais qu’est-ce que tu fais ?
— Chut !
Émerveillés, les deux enfants contemplèrent les différents nids où des œufs bariolés étaient disposés.
— Tu pourras remercier Hermine qui a fait tout le travail.
— Pourquoi ?
— Regarde, elle a trouvé de jolis paniers et avec ses copines, elle a attaché des rubans. Tu pourras présenter tes surprises dedans. Mais, jusqu’à samedi, tu vas encore en avoir. Mes poulettes sont à fond.
— Merci, je t’adore !
Stefano ébahi vit Héloïse attraper Victor par les ailes et se mettre à danser avec lui dans l’herbe. Les volatiles ravis du spectacle caquetèrent en cadence.
— Mais qu’est-ce qu’il se passe là-bas, maugréa Joe qui allait quitter la cuisine. Tu entends ce boucan ?
— Ne t’inquiète pas, les volailles ont sans doute perçu un bruit bizarre. Tu sais ces bestioles ne sont pas très intelligentes.
— Tu parles c’est les gamins ! Stefano n’y est jamais autant allé que depuis qu’il connait ta fille.
— C’est un reproche ?
— Mais pas du tout, je suis heureux qu’il ait retrouvé le sourire. Mais je vais quand même y aller faire un tour.
— Laisse-les donc s’amuser !
— Non, je ne veux pas qu’ils fassent des bêtises.
Il mit son chapeau et à grandes enjambées, il partit rejoindre son fils et Héloïse. Charlie, à la fenêtre, siffla.
La porte d’un clapier s’ouvrit, Hermine se faufila à l’extérieur.
— Alors les enfants, que faites-vous encore dans le poulailler ?
Héloïse répondit aussitôt.
— Rien !
— Stefano ?
Il ne réagit pas.
— Je te parle gamin !
Stefano prit la main de la petite fille et l’entraina.
— Rien, papa. Je t’assure.
— Tu as ramassé les œufs ?
— C’est trop tôt, tu sais bien.
Joe sourit.
— Alors que faites-vous là ? Vous ne voyez pas que les poules sont affolées par votre présence ?
— Ben non, regarde !
En effet, le coq picorait tranquillement dans un coin, et ses comparses en rond autour de lui faisaient de même.
Plus loin, une lapine emportait un panier rempli d’œufs multicolores.
Enfin, le week-end arrivait. Héloïse était très excitée. Allait-elle avoir sa surprise et surtout, comment sa maman et Joe le prendraient-ils ? Elle se leva la première. Stefano dormait encore. Elle ne devait pas faire de bruit. Elle enfila un gros pull sur son pyjama, ses bottes en caoutchouc jaune à pois et hop, elle partit rejoindre ses amis dans le poulailler. C’était la grande effervescence. Hermine, debout sur ses pattes arrière plaçait les œufs colorés dans les paniers. Victor surveillait ses comparses qui étaient sagement installées sur leur nid.
C’était parfait. Héloïse tapait des mains tellement elle était heureuse. C’était magique. Elle seule pouvait voir ça. Seule… pas tout à fait.
— Tu es contente ?
La petite fille sursauta. Charlie était derrière elle.
— C’était une surprise, tu ne devais pas savoir.
— Je jouerais le jeu ne t’inquiète pas ma chérie.
— Tu n’es pas fâchée ?
— Bien sûr que non ! mais je ne voudrais pas que Joe se doute de quelque chose.
— Stefano n’a rien compris et n’a rien vu.
— Hum !
La jeune femme tapa dans ses mains et aussitôt Victor se mit presque au garde à vous devant elle.
— Je vous remercie. Vous avez bien travaillé. Je m’occupe du reste. Hermine, tu peux rejoindre ton clapier. Joe ne va pas tarder à venir, vous savez ce que vous devez faire.
En quelques secondes, la lapine se faufila dans l’herbe pour retrouver ses petits. Victor lança un tonitruant cocorico annonçant ainsi l’aube naissante, les poules se mirent à chanter et à sortir de leur nid, en s’ébouriffant.
Charlie ramassa les œufs bariolés, les paniers, et tout redevint comme avant. Elle saisit la main d’Héloïse dans la sienne et toutes deux reprirent le chemin de la maison pour préparer le petit-déjeuner comme si de rien n’était.
Le jour de Pâques, les enfants furent réveillés par un rayon de soleil coquin qui leur balaya le visage à travers les rideaux. L’odeur de chocolat chaud leur chatouilla les narines. Stefano, le premier, posa les pieds par terre et se frotta les yeux. Héloïse s’étira, un sourire sur les lèvres. Texas, le terre neuve monta l’escalier et doucement poussa la porte de la chambre. Il mit ses pattes sur la couette et murmura :
— Tu viens ?
Héloïse ébahie, demanda :
— Mais… tu parles ?
— Victor, le coq, ce volatile dressé sur ses ergots le fait bien lui, pourquoi pas moi ?
La fillette enserra de ses petits bras la grosse tête du chien et enfouit son visage dans la fourrure.
Une cloche retentit alors.
Joe qui préparait le café sursauta. Charlie posa une main sur son épaule. Elle appela les gamins. Une cavalcade résonna aussitôt et Texas ne fut pas le dernier à débouler dans la cuisine. Charlie ouvrit la porte et un doigt sur la bouche, les invita à contempler le spectacle.
Une pluie d’œufs tombait doucement du ciel.
Elle tendit aux enfants les paniers pour les récupérer. Ils partirent en courant dans le jardin, en riant aux éclats.
— Mais…
Joe ne pouvait pas croire ce qu’il voyait. Son caractère cartésien l’empêchait d’imaginer que des cloches pouvaient lâcher dans sa prairie des œufs en chocolat. Pourtant c’est ce qu’il se passait. Les enfants, excités, fouillaient l’herbe autour des arbres, débusquaient des trésors derrière les pots de fleurs. Certains, plus téméraires, s’étaient même posés sur la margelle du puits.
Charlie entrelaça ses doigts à ceux de son homme.
Victor lançait des cocoricos à tout va, les poules l’accompagnaient de leur cot cot heureux. Hermine, dans son clapier glapissait en cadence, et Texas, poussait de sa truffe, les œufs bien cachés.
— Joyeuses Pâques mon chéri !
Les enfants les rejoignirent émerveillés, les paniers pendus à chaque bras, bien remplis.
Texas aboya, Joe posa sa main sur sa tête. Stefano se glissa de l’autre côté et se serra contre lui. Héloïse se colla contre Charlie.
— J’ai faim, on prend le petit-déjeuner ?
C’était un dimanche tout à fait ordinaire finalement.
C’est mercredi et si comme les enfants, nous répondions aux questions ? Tu joues le jeu sans tricher, tu as le droit de faire comme si tu étais toujours enfant bien sûr ! C’est ça qui est amusant 😁.
🤡 Une vraie princesse ? Je ne crois pas. Par contre, les princesses m’ont toujours fait rêver. Je peux encore regarder La Belle au Bois dormant ou Cendrillon, sans parler de Sissi l’impératrice que je connais par cœur au grand désespoir de monsieur Chéri 😂.
🤡 Je ne suis plus casse-cou mais je l’ai été, quand je faisais du karting dans le jardin ou de la balançoire. Je m’envolais très haut et j’entendais les cris de maman tu vas tomber 😂. Idem, pour les grands manèges, j’adorais… mais j’ai la trouille maintenant.
🤡 Les jeux de ballon ? à la télé et que le foot. Pas de rugby, je suis hermétique à ses règles. Je n’ai pas beaucoup joué au ballon gamine et avec les garçons, ils étaient de vrais bruts et il semble que ça n’est pas changé 😂.
🤡 Je fais du vélo et de la marche mais je peux m’en passer, je ne déprimerai pas 😁.
🤡 Je n’ai pas collectionné de cailloux mais les poupées oui ! Je pense avoir l’âme d’une collectionneuse quand même, car j’ai des crayons et des cahiers de toutes sortes.
🤡 Alors la tête dans les nuages, oui oui oui et c’est bien pour ça que je ne trouve pas que le monde d’aujourd’hui me convient 😂. Combien de fois j’ai entendu et je l’entends encore À quoi penses-tu ? Tu es dans la lune ? Ohé reviens avec nous…
🤡 Si j’aime les livres ? Depuis toujours. J’ai commencé avec la Bibliothèque rose, puis la verte, la rouge et or et je suis passée aux livres pour adultes ensuite, je me souviens que le premier reçu était Les Dents de la Mer 😁. J’avais une trouille bleue en le lisant. Quand le film est sorti, je me suis dit que plus jamais je ne regarderai un film dont j’avais lu le livre. Idem pour l’homme qui parlait à l’oreille des chevaux, le livre était mille fois mieux, et tant pis pour les fans de Robert Redford 😂.
Gamine, je répondrai ça 😂
🤡 Oui une vraie princesse avec les longues robes et les longs voiles sur la tête.
🤡 Casse-cou ? je descends sur la rampe d’escalier, je saute plusieurs marches à la fois, je fais de la balançoire en tournant sur moi-même, je fais du vélo sans les mains.
🤡 J’aime pas les jeux de ballon. Sauf le ballon prisonnier.
🤡 Bof le sport ! à part la danse mais il parait que ce n’est pas du sport mais de l’art 🧐.
🤡 Pas de cailloux. La tête comme un caillou ça compte ?
🤡 Etourdie, oui, la tête dans les nuages oui, dans les rêves oui.
🤡 Et ma collection de Sylvain et Sylvette et d’Alice détective alors !!!
C’est à ton tour maintenant de répondre aux questions. Tu peux le faire sur ton blog et n’oublie pas de me taguer sinon je ne pourrai pas te lire ou dans les commentaires. Fais comme tu en as envie bien sûr 💖.
Qu’est-ce que je faisais lorsque j’étais gamine et que je fais toujours 😂 parce que je suis une éternelle gamine 🙂.
Toujours du vélo avec mon toutou à l’arrière par contre 😂. J’ai troqué le short pour le cuissard mais le sourire est le même quand ça va vite, les cheveux volent sous le casque parce que l’âge me rend plus prudente 😉 mais je me mets toujours en danseuse pour bien prendre le vent et je ris aux éclats.
Je ne ramasse plus les pommes parce que je n’ai plus de pommiers mais j’aimais le faire avec maman qui faisait ensuite de la compote avec tous les fruits rouges comme ma couleur préférée. Qu’est-ce qu’on en passait du temps à éplucher ces pommes !
Je m’assois toujours sur une marche dans le jardin. Je ferme les yeux et j’écoute. Lorsque je pars en promenade, c’est aussi sous un arbre ou dans un champ que je me mets à l’ombre pour respirer la nature.
J’aimerai bien pouvoir encore cueillir des fleurs des champs. Ces bouquets là restent de loin mes préférés.
Danser sous la pluie ☂🎶 oui mais en ce moment, il ne pleut pas ! Dans ma région du nord, il pleuvait souvent et le ciel n’était pas souvent bleu. Si je ne sortais pas quand il pleuvait, je ne serais jamais sortie 😂. Je me souviens aussi que je faisais du vélo sous la pluie et je me faisais disputer ensuite parce que j’allais attraper froid.
Aujourd’hui, dans ma région du sud-ouest, le ciel est souvent bleu, il fait beaucoup plus chaud et la pluie se fait rare.
Jouer à Fifi Brin d’acier comment dire… même si mes cheveux sont encore longs, ils ne le sont plus autant et j’ai abandonné les nattes, je n’en fais qu’une l’été quand il fait vraiment très chaud. Il m’arrive encore de mettre des collants rayés 😂.
Piquer des fous rire avec ma fille, c’est toujours d’actualité 😂 et pas qu’avec elle d’ailleurs 😉
Ci-dessous, c’est toujours vrai, le chapeau qui s’envole 😊. J’ai toujours aimé me promener cheveux au vent et le sourire aux lèvres.
Toujours un livre à la main, c’est hier comme aujourd’hui et le sourire est le même quand je suis dans ma bulle, sans les nattes bien sûr !
Je ne joue plus de piano 🙄 je n’ai jamais été vraiment douée mais je me débrouillais. J’ai pourtant toujours un synthétiseur, ce n’est pas la même chose, c’est sympa pour faire de la musique mais je n’en fais plus. Par contre, j’ai toujours une musique en fond quand je suis sur mon ordi et que j’écris.
J’ai fait de la danse classique puis du jazz… les années passent, j’ai abandonné, par manque de temps, les enfants, la vie quoi… Quand l’occasion se présente, je danse avec Monsieur Chéri, le rock and roll. J’ai fait aussi de la country.
J’ai joué longtemps à la poupée et au fur et à mesure que les années passaient, les histoires devenaient de véritables romans. C’est la plume qui a remplacé mes poupées aujourd’hui 😂. Je me souviens que je faisais l’école à mon chien, il se tenait très bien. Les copines qui m’agaçaient en classe avaient droit à de très mauvaises notes dans mes histoires et à d’énormes punitions😂.
Et toi, quels souvenirs d’enfants peux-tu me raconter ?
Pourquoi cette question ? Millie a montré son cahier d’écrivain à MaLou, oui c’est comme ça qu’il s’appelle son cahier de production d’écrits.
Millie a dû y répondre, dire pourquoi et ce qu’elle imaginerait là-bas.
MaLou feuillette et parcourt les mots de Millie et en oublie de répondre à la question. Elle est rapidement rappelée à l’ordre.
— C’est vrai que t’es jamais montée en avion, alors une fusée !
Éclats de rire des deux protagonistes.
— Oui imagine un peu la trouille que j’aurais.
— D’accord, mais fais comme si tu y allais.
MaLou imagine le paysage lunaire qui ne l’inspire pas du tout. Millie reprend :
— Tu pourrais en écrire des choses.
— Ah oui ? Avec ma combinaison de cosmonaute et mon crayon qui s’envolerait dans l’univers ?
MaLou imagine la scène et se met à rire aussitôt imitée par Millie.
— Ce serait trop drôle !
— Pauvre crayon perdu à jamais. Il tournerait en rond sans jamais plus pouvoir écrire un mot. Franchement Millie, même avec beaucoup d’imagination, je n’arrive pas à me projeter aussi loin.
— Ce serait extraordinaire quand même ! Surtout quand on reviendra et qu’on racontera tout ce qu’on a vu.
Millie en parle comme d’un voyage tout à fait normal en voiture ou en train, en avion ou en bateau.
— Après tout, ce n’est qu’une fusée.
— C’est vrai ça ! Pense un peu, il n’y aurait pas d’embouteillage là-haut.
— Je verrais les étoiles de près, peut-être que je pourrais en décrocher une.
— Alors là, je ne sais pas trop, je crois que plus on s’approche, plus elles s’éloignent.
— Si tu ne viens pas, je te verrais d’en haut, tu serais toute petite.
— Pour le coup, oui, je serai minuscule, peut-être que tu ne me reconnaitras même pas. Tu sais quoi ? Je crois que ce qui me plairait bien sur la lune, c’est qu’on ne pèse pas lourd et qu’on marche en sautant.
— Tu crois qu’on pourrait se donner la main ?
— Bien sûr, mais avec nos combinaisons, ce ne serait pas trop pratique.
— Tu saurais la conduire toi, la fusée ?
— Heu… Déjà que je me perds quand les panneaux changent de place alors…
Vive les vacances, Pilou et Lou sont parties à Venise.
Hormis les photos envoyées par les parents à MaLou et PaLou, où ils ont admiré la place Saint-Marc, le palais des Doges, le pont Rialto, les pâtes dévorées par Lou qui se moquaient pas mal de prendre la pause pour immortaliser l’instant 😂, la traversée en vaporetto, les maisons de couleur de Burano, la bibliothèque où l’on monte sur des tas de livres (si c’est vrai), les ruelles en labyrinthes, MaLou avait bien envie de connaître l’avis de Pilou et Lou.
De vraies globe-trotters les gamines, elles s’envolent en avion comme si elles partaient en voiture alors que MaLou n’est jamais montée dedans.
— C’est vrai MaLou t’as jamais pris l’avion ? Pourtant c’est rudement bien !
Cris horrifiés des petites filles.
Bref, MaLou, à l’occasion de la fête des grands-mères, (elle se demande toujours d’ailleurs pourquoi au téléphone, Pilou et Lou s’exclament Bonne Fête MaLou, elle croit toujours qu’elles se trompent de numéro 😏, ça fait quand même 10 ans que ça dure cette histoire de grand-mère 😂) reçoit un coup de fil, enfin de smartphone 😂 (ça se dit ça ?). Après le traditionnel Bonne fête MaLou, celle-ci en profite pour connaître comment s’est passé le voyage, elles ont certainement plein de choses à raconter, Venise c’est magnifique, pense-t-elle. Elle imagine déjà les bavardages sans fin sur les livres de la bibliothèque, les maisons de couleurs, le…
— Ben tu sais quoi ? Y a une mouette qui m’a piqué mon gâteau ! Même que j’ai pas pu finir mon goûter, il était au chocolat en plus ! J’te passe papa !
Après Disney et les princesses puis les animaux, place aux méchants.
La première pour moi, c’est l’horrible Maléfique 🥴 dans la Belle au bois dormant.
Vient ensuite la méchante reine dans Blanche-Neige, mon dieu qu’elle est moche ! J’avoue, Disney ne l’a pas ratée 😂. Elle était pourtant la plus belle dans son miroir 😁
Dans Cendrillon, place à la Belle-mère et ses deux filles, Javotte et Anastasie.
Dans Bernard et Bianca, c’est Médusa et ses crocodiles qui font peur à Jenny. Bernard et Bianca sont aussi morts de trouille dans le Bayou du Diable.
Te souviens-tu de Cruella d’Enfer dans les 101 Dalmatiens ?
Avec la Petite Sirène, c’est Ursula, l’immonde pieuvre qui prend le rôle de la méchante. Elle réussira à réduire à néant le roi Triton … pas pour longtemps…
Place au prince Ali … enfin à Jafar dans Aladdin.
Bonjour Gaston dans la Belle et la bête, pour ceux qui auraient un doute, ce n’est pas la Bête le méchant 😂
Dans Raiponce, c’est Mère Gothel la méchante, celle qui ne veut pas qu’elle coupe ses cheveux pour garder sa beauté et sa jeunesse.
C’est le Docteur Facilier qui prend la place du méchant dans la Princesse et la grenouille
Edgard dans les Aristochats souhaite qu’ils disparaissent pour s’approprier la fortune de Madame de Bonnefamille.
Comment ne pas parler du Capitaine Crochet dans Peter Pan.
Pour terminer même si je n’ai pas parlé de tout le monde 😉, voici Pat Hibulaire, le méchant qui se trouve souvent avec Mickey.
Comme c’est le jour des enfants, je continue ma promenade dans mon monde Disney.
Il y a Disney et les Princesses, aujourd’hui, je t’emmène chez Disney et les animaux. Il a le chic pour nous faire aimer ces bestioles qui dans la vraie vie ne sont pas toujours sympathiques 😁.
Prenons Bernard et Bianca par exemple, quelles adorables souris ! Elles sont d’un chic ! Pourtant, si tu les croises chez toi, tu n’as qu’une envie… t’en débarrasser 😂. Figure-toi que lorsque je vois une libellule, je pense aussitôt à Evinrude 😉. Quant à l’albatros, j’ai beau scruter le ciel, je n’en aperçois pas souvent 😉.
De même, si tu as un renard dans ton poulailler, tu ne vas pas lui serrer la patte et pourtant, il me semble bien gentil dans Robin des Bois. N’est -il pas craquant avec son chapeau à plumes ? Quant à Lady Marianne, avoue qu’une renarde ainsi a la classe !
Comment ne pas citer Bambi, cet adorable faon et ses amis Panpan le lapin et la moufette Fleur. Mes enfants n’aimaient pas le début parce que la maman disparait.
Le Lion n’est pas non plus un animal qu’on aimerait caresser… quoique lorsqu’il est petit, c’est une belle peluche. Ah ce roi Lion avec ses amis aussi moches qu’attachants, c’est ça la magie Disney.
Ne sont-ils pas beaux ces dalmatiens ? 101 c’est quand même beaucoup 😉. Ici, tu retrouves la méchanceté des hommes dans la peau d’une Cruella d’enfer 😁. Je m’amuse souvent à repérer les maîtres avec leurs chiens qui souvent se ressemblent. Disney avait vu juste 😂 moi-même avec Oxybulle, j’ai autant les cheveux en bataille qu’elle avec ses poils coiffés en couette 🥴 (j’ai abandonné les couettes je te rassure 😂).
Quittons la terre pour explorer les fonds marins avec la Petite Sirène. Un crabe qui apprend à sourire, il fallait le faire quand même ! Tu t’imagines parler à un crabe qui marche de travers sur la plage ? Moi j’évite, j’ai trop peur qu’il me pince. Quant à la méduse… sans commentaires 😁.
Je continuerai la semaine prochaine parce que des animaux, il y en a encore tellement !