Mots d’enfants

Bonjour toi 😉

Je continue de partager avec toi les mots de nos enfants qui ont une sacrée imagination 🙂.

Dès le matin, rien que le café qui fume leur fait imaginer qu’un fantôme en sort 😏, avoue que tu n’y avais pas pensé, moi non plus 😉.

C’est vrai qu’une maman, quand on l’a bien choisie c’est magique 💖. Des grincheux vont dire qu’on ne la choisit pas et que s’ils avaient pu choisir… Bref, c’est le jour des enfants ! Moi, elle était bien ma maman 💖.

Un jour, ils se rendent compte que maman n’est pas ton prénom 😏et ils sont surpris ! C’est vrai qu’ils nous appellent toujours maman.

Ils ont tout compris !

Ici, c’est quand même une question existentielle !

Mais…y a pas à dire, une maman c’est bien ! 😉

Je termine par celle-ci 🤣 Imparable !

Bon mercredi 💖

À très vite…

Jour des enfants et des parents

Bonjour toi 😉

Mercredi, jour des enfants. Et si pour une fois, c’était le jours des parents 😂. On les aime nos enfants mais parfois… allez avoue…

Ils sont un peu un pot de colle non ? 😂

Et ça ? ça ne te rappelle rien ? 😂

Les départs à l’école en retard 😉

Tu l’avais tellement imaginé ta vie avec les enfants 😂

Tu l’avais dit pourtant que tu ne serais pas comme les autres 😉

Et finalement 💖💖

À très vite…

Comptines sur la pluie ☂

Bonjour toi 😉

C’est le jour des enfants et que dirais-tu de chanter leurs comptines ?

Comme il pleut depuis ce matin, chantons sous la pluie ☂et mettons là à l’honneur, d’autant plus que je ne sais pas toi, mais le bruit de la pluie ça me plait bien 💖et ça m’apaise, d’ailleurs les bâtons de pluie ne sont-ils pas renommés pour la relaxation ?

Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
Il pleut, il fait beau temps
C’est la fête du serpent.
Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
Il pleut, il fait soleil
C’est la fête à l’arc en ciel.
Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
La grenouille a fait son nid
Dessous un grand parapluie.
Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
Il pleut, il fait beau temps
C’est la fête au paysan.
Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
Il mouille, il pleut
C’est la fête au poisson bleu


Il pleut, il pleut bergère,
Rentre tes blancs moutons.
Allons à ma chaumière,
Bergère, vite allons.
J’entends sur le feuillage,
L’eau qui coule à grand bruit.
Voici venir l’orage !…
Voilà l’éclair qui luit !
Entends-tu le tonnerre ?
Il roule en approchant.
Prends un abri, bergère,
À ma droite en marchant.
Je vois notre cabane,
Et tiens, voici venir
Ma mère et ma sœur Anne
Qui vont l’étable ouvrir.
Bonsoir, bonsoir ma mère,
Ma sœur Anne bonsoir,
J'amène ma bergère
Près de nous pour ce soir.
Va te sécher ma mie,
Auprès de nos tisons.
Sœur, fais-lui compagnie,
Entrez, petits moutons.
Soignons bien, ô ma mère
Son tant joli troupeau;
Donnez plus de litière
A son petit agneau.
C'est fait, allons près d'elle
Eh bien, donc, te voilà !
En corset qu'elle est belle
Ma mère voyez-la.
Soupons! Prends cette chaise,
Tu seras près de moi;
Ce flambeau de mélèze
Brûlera devant toi.
Goûte de ce laitage
Mais tu ne manges pas !
Tu te sens de l'orage ?
Il a lassé tes pas.
Eh bien! Voilà ta couche :
Dors-y bien jusqu'au jour;
Laisse-moi sur ta bouche
Prendre un baiser d'amour.
Ne rougis pas, bergère,
Ma mère et moi demain
Nous irons chez ton père
Lui demander ta main. 
Petit escargot porte sur son dos sa maisonnette
Aussitôt qu'il pleut, il est tout heureux, il sort sa tête
Petit escargot porte sur son dos sa maisonnette
Aussitôt qu'il pleut, il est tout heureux, il sort sa tête
Petit escargot porte sur son dos sa maisonnette
Aussitôt qu'il pleut, il est tout heureux, il sort sa tête.

L’araignée Gipsy
Monte à la gouttière
Tiens voilà la pluie!
Gipsy tombe par terre
Mais le soleil a chassé la pluie
L’araignée Gipsy
Monte à la gouttière…



Bon mercredi 💖

À très vite…

Héloïse et le rêve de Noël

Bonjour toi 😉

Noël approche à grands pas et te souviens-tu de l’histoire d’Héloïse et Stefano, tu peux la retrouver ici. Voici la fin 👇.

Charlie avait le don pour décorer la maison de papa Joe. Héloïse était en admiration. Tout ce que touchait sa maman se transformait en quelque chose de magnifique. Héloïse était certaine que jamais la maison de papa Joe n’avait été aussi belle.

Stefano approuvait et ses yeux brillaient. Il se rappelait vaguement que lorsque sa maman était encore là, son père allait chercher un sapin pour le garnir de boules multicolores. Mais aujourd’hui il était triste, petit à petit ses souvenirs s’estompaient et Charlie prenait toute la place.

Ils étaient bien allés tous les quatre choisir le bel arbre vert chez un l’horticulteur, ami d’enfance de Joe. Ils avaient eu du mal à se décider, mais ils étaient finalement tombés d’accord sur un sapin qui trônait dans la pièce à vivre, à savoir la grande cuisine avec son immense cheminée. Il y en avait bien une autre qui faisait office de salon, comme l’appelait pompeusement Joe, parce qu’elle avait un canapé où les chats aimaient s’y blottir et que la télé qu’ils allumaient rarement était installée, mais vu qu’ils y passaient peu de temps, l’arbre avait pris sa place là où Charlie faisait mijoter ses petits plats.

Héloïse avait ouvert la fenêtre de son calendrier de l’avent. Deux jours restaient avant Noël. La maison était prête, Charlie avait sorti la farine, les œufs et les emporte-pièces pour les biscuits. Héloïse s’accouda à la table et ferma les yeux. Deux jours avant de savoir si son rêve allait se réaliser.

— Tu es occupée Charlie ?

Une bourrasque s’engouffra dans la cuisine quand Papa Joe entra. Héloïse était en admiration devant lui. Il enleva son chapeau et secoua ses boucles emmêlées. Il s’approcha de la jeune femme, lui piqua un baiser sur la joue et ébouriffa au passage la tête de la petite fille.

— Je t’emmène.

Il siffla son chien pour qu’il rentre.

— Toi aussi Héloïse, tu me guideras dans mon choix. Stefano est déjà dans mon carrosse.

Charlie essuya ses mains au tablier qu’elle quitta rapidement et sans s’interroger davantage saisit son manteau et le suivit. Héloïse posa son bonnet à pompon de guingois sur sa tête et enfila à la hâte sa doudoune rouge.

— Tu sais où on va ? murmura la gamine à l’oreille de Stefano.

— Aucune idée.

Ce n’était pas souvent qu’ils allaient au village. Les deux enfants ébahis découvrirent alors le traineau du père Noël. Charlie descendit rapidement du 4×4 et se dirigea vers le bonhomme à la barbe blanche.

Héloïse le reconnut, c’était celui de son rêve. Son petit cœur s’accéléra surtout quand il la vit et lui fit un clin d’œil. Charlie leur fit signe.

Stupéfaits, Stefano, Héloïse et Joe furent invités à s’asseoir dans le traineau.

— Pourquoi il fait nuit ? murmura Stefano à l’oreille d’Héloïse.

Charlie qui avait entendu répondit aussitôt :

— N’est-ce pas mieux pour voyager dans le ciel ?

Le vieil homme s’installa à l’avant.

— Vous êtes bien au chaud ?

Les plaids rouge et blanc recouvraient les enfants. Joe enfonça son chapeau sur les oreilles et saisit la main de Charlie.

Comment était-ce possible ? Héloïse serrée contre Stefano ouvraient grandes ses mirettes. Ils voyageaient dans le ciel, à bord d’un traineau tiré par quatre rennes. Jamais, elle n’avait pensé que ça pouvait arriver. Elle pouvait presque toucher les étoiles.

Soudain il amorça une descente et se posa délicatement dans la neige. Entouré de sapins, c’était le calme absolu.

— Je m’occupe de mes bêtes, je reviens.

Le vieillard encore leste pour son âge, mais d’ailleurs quel âge avait-il ? Héloïse pensait qu’il était très très vieux, mais après tout, elle n’en savait rien.

Ils se retrouvèrent seuls, tous les quatre, autour d’un feu qui crépitait. Qui l’avait allumé ? Ils s’assirent près des flammes qui grimpaient haut dans le ciel noir. Joe avait d’assez grands bras pour serrer contre lui Charlie et les deux enfants. Il murmura :

— Vous ai-je déjà dit que je suis le plus heureux des hommes ?

Il regarda Stefano.

— Je t’aime tellement mon fils.

Il essuya une larme qui perlait au bord des cils de son gamin.

— C’est le froid, dit Stefano bravement.

Joe fit mine de le croire.

— Et toi mon petit lutin, dit-il en s’adressant à Héloïse, depuis que tu es entré dans ma vie, tu es un rayon de soleil au quotidien. J’ai quelque chose à te demander, mais avant il faut que j’aie l’accord de ta maman.

Il saisit la main de Charlie et plongea son regard dans celui de la jeune femme.

— Accepterais-tu de devenir ma femme ? Je sais bien que c’est désuet et je ne suis pas très fort pour les demandes en mariage, mais…

Charlie l’interrompit :

— Oui.

Le feu crépita et le vieillard en rouge réapparut.

— Ah je vois que vous vous êtes mis au chaud. Mes rennes sont prêts à repartir, vous aussi ?

— Héloïse ? Tu dors ?

Charlie regardait sa gamine accoudée toujours à la table.

— Je croyais que tu allais m’aider pour les biscuits, mais…

Héloïse se frotta les yeux. Elle avait encore rêvé. Elle soupira.

Une bourrasque s’engouffra dans la cuisine quand Papa Joe entra. Il avait un drôle d’air. Stefano était derrière lui.

La voix cassée il enleva son chapeau et déposa un petit cadeau sur la table. Devant la mine surprise de Charlie, il haussa les épaules et dit :

— Je n’ai pas la patience d’attendre Noël, depuis ce matin, je tourne en rond. J’ai fini par en discuter avec mon fils et nous sommes tombés d’accord, je… t’offre ta surprise aujourd’hui, comme ça tu l’auras pour… enfin… si tu veux bien…

Héloïse n’avait jamais vu Papa Joe comme ça, il se tordait les mains comme elle quand elle avait fait une bêtise et qu’elle ne savait pas comment l’avouer.

— Vas-y papa, fais pas ta mauviette.

Stefano poussait son père vers Charlie.

Joe tendit la petite boite enrubannée de rouge à la jeune femme. Elle s’essuya les mains, les joues rosies de plaisir.

— J’adore les surprises.

Délicatement, elle enleva le ruban et commença à déplier le papier. Héloïse admirait sa mère. Elle, elle déchirait toujours tout, trop impatiente. Maman, elle, prenait tout son temps et c’était à chaque fois pareil.

Charlie ouvrit le petit couvercle de la boîte. Un anneau apparut, tout simple. Héloïse se pencha et le découvrit en même temps. Elle se frotta les yeux et se pinça, histoire d’être certaine que ce n’était pas encore ce fichu rêve qui revenait.

Joe balbutiait :

— Ce n’est pas trop mon truc les demandes en mariage, mais…

— Bref, papa aimerait bien qu’on forme une vraie famille, l’interrompit Stefano qui avait honte de son père, lui toujours si sûr de lui. Moi, je suis d’accord, même si je n’oublierai jamais ma maman, mais je veux bien que tu deviennes un petit peu la mienne.

Charlie se jeta dans les bras de Papa Joe. Héloïse baissa la tête, c’est certain, elle allait se réveiller.

— Et toi mon petit lutin, j’aimerai savoir… Papa Joe saisit son visage et la regarda tendrement, si ta maman veut bien, accepterais-tu que je devienne ton papa même si…

Héloïse éclata en sanglots, se blottit contre lui et hoqueta :

— C’est le plus beau Noël de ma vie.

Charlie proposa alors d’aller fêter ça au village peut-être y aurait-il une surprise.

C’est en arrivant sur la place que les enfants émerveillés découvrirent le traineau du père Noël.

Héloïse s’échappa des mains de Charlie pour courir vers lui bousculant au passage les gamins qui souhaitaient lui parler. Elle se jeta dans les bras du bonhomme en rouge et lui murmura un merci tremblant dans les oreilles. Le vieux monsieur à la barbe blanche la regarda de ses yeux plissés, esquissa un sourire et la serra dans ses bras.

© Isabelle-Marie d’Angèle (décembre 2022).

À très vite…

Il était des fois

Bonjour toi 😉

Petit Paul comme tous les soirs demanda une histoire avant de s’endormir. C’est papa qui dut s’y coller aujourd’hui. Il saisit un illustré dans l’étagère.

— Non pas une histoire dans un livre. Invente.

Papa soupira. Il n’avait pas beaucoup d’imagination et surtout pas trop envie de se creuser la tête. De plus, une émission à la télévision l’intéressait et elle allait commencer. Il demanda plein d’espoir :

— Tu veux que j’appelle maman ?

Il était déjà debout, mais Petit Paul le rattrapa par la main.

— Non, toi !

Résigné, papa se lança. Quand Petit Paul avait une idée derrière la tête, inutile de tenter de le faire penser à autre chose.

— Il était une fois…

— Pourquoi une fois ? Tu ne peux pas changer, c’est toujours pareil que ça commence.

Le garçon bien assis dans son lit regarda plein d’espoir son père. Il avait tellement confiance en lui que celui-ci regretta d’avoir pu préférer le grand écran à son bonhomme de cinq ans. Il allait vraiment devoir faire un effort, car ce soir l’imagination lui faisait cruellement défaut.

— Alors ? insista le gamin.

— Il était… deux fois ?

— C’est nul papa. Commence par il était des fois que j’aimerais… avoir un chien. Tu vois, je t’aide.

— Ah d’accord, c’était donc ça ! Il était des fois un petit garçon qui n’arrêtait pas de répéter qu’il voulait un chien.

Papa sourit pensant que finalement le sujet de l’histoire était trouvé.

— Des fois que son papa changerait d’avis, continua Petit Paul plein d’espoir.

— Des fois que le petit garçon commençait sérieusement à énerver son papa.

— Des fois que le papa n’aurait pas bien entendu.

— Des fois que le petit garçon n’aurait pas compris que ce n’était pas possible.

— Des fois que le papa voudrait que le petit garçon ne soit pas malheureux, insista Petit Paul les larmes aux yeux.

— Des fois que le petit garçon jouerait bien la comédie avec ses yeux tout tristes.

— Mais je pleure vraiment…

— Des fois qu’il faudrait peut-être s’endormir.

— Des fois que tu ne m’aimes plus.

— Des fois que tu dis n’importe quoi.

— Non c’est pas vrai, sinon tu me l’achèterais le chien.

La patience de Papa avait quand même des limites.

— Petit Paul, ça suffit, tu te couches des fois que je me fâcherais pour de bon et que tu n’aurais jamais de toutou.

Le gamin releva la tête :

— T’as dit quoi ?

— Tu dors maintenant.

Papa l’embrassa et éteignit la lumière.

— Tu changeras peut-être d’avis hein papa, murmura Petit Paul, des fois que je serais vraiment sage et que je n’en parlerais plus jamais ? Et puis, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, même que c’est toi qui le dis.

© Isabelle-Marie d’Angèle (novembre 2022)

À très vite…

Lou et PaLou

Bonjour toi 😉

— Dis PaLou, tu veux bien jouer avec moi à attrape-queue ? demande Lou du haut de ses 4 ans.

Surprise de PaLou qui ne connait pas ce jeu. MaLou a dû lui en parler, c’est certain. Devant le manque de réaction de son grand-père, Lou insiste :

— Mais si tu sais bien, c’est quand les poules attrapent les queues des autres poules.

Ouf ! PaLou se souvient et sourit à sa petite-fille.

— Tu veux dire attrape-queue ? Va le chercher, tu connais sa place.

Lou grimpe l’escalier et s’arrête à mi-palier, regarde l’étagère où s’empilent les jeux de société et ne le trouve pas. PaLou qui l’a suivie remarque qu’elle l’a devant les yeux.

Lou montre les trois dernières marches et évidemment, la boite n’est plus à son niveau. PaLou rit et la lui désigne.

— Pique-plume tu voulais dire.

— Oui c’est ça, alors tu vas jouer avec moi.

— D’accord, mais tu l’installes toi-même.

PaLou ne veut pas qu’elle s’aperçoive qu’il ne se rappelle plus trop les règles. Il a gardé pourtant une vague idée du jeu et laisse Lou poser les cartes identiques les unes à côté des autres, face contre la table.

PaLou éclate de rire, car il se souvient maintenant. C’est un memory et le but est de retourner une carte et de retrouver sa jumelle. Si Lou les pose deux par deux, ce n’est pas du jeu ! Il se fait avoir comme un bleu. On n’apprend pas à un singe à faire des grimaces !

— Hey, tu as cru m’avoir pitchounette, mais je pense que les cartes doivent être mélangées.

Clin d’œil de Lou et la partie commence. PaLou se fait battre à plate couture par la gamine de 4 ans. Même pas vexé le PaLou ! Il n’a jamais été fort à ça mais pour rien au monde il ne l’avouerait.

— Pas grave PaLou, c’est parce que t’as pas l’habitude.

Elle s’empresse aussitôt d’aller clamer haut et fort à sa sœur qu’elle a gagné et que dorénavant, elle pourra jouer toute seule et non plus en équipe.

Elle revient rapidement vers PaLou et lui propose alors une partie de trappe-trappe, mais elle impose ses conditions.

— Tu me laisses prendre un peu d’avance parce qu’avec tes grands bras tu vas vite m’attraper.

De sa petite main, elle touche PaLou et détale aussitôt en criant :

— Touché !

 © Isabelle-Marie d’Angèle (novembre 2022)

À très vite…

Mimiques enfantines

Bonjour toi 😉

C’est mercredi et j’ai envie de partager avec toi les mimiques des enfants. Ils sont les stars entre les boudeurs, les rigolos, les rêveurs, les blagueurs, les cascadeurs, les moqueurs, tu te retrouveras certainement dans l’un d’eux.

À très vite…

Petit Paul et le sèche-linge

Bonjour toi 😉

Tout d’abord, je te mets dans mon ambiance musicale 🎶.

C’est le jour des enfants et j’ai entendu un reportage qui m’a laissée sans voix. Ensuite, la colère a grondé puis finalement ça m’a fait rire. Franchement, tu vas comprendre pourquoi…

 Du coup, je vais donner la parole à mon lascar de fiction qui n’a pas sa langue dans sa poche.

Petit Paul, stupéfait regardait la télé, mais son papa n’appréciait pas qu’il soit si près de l’écran.

— Combien de fois faudra-t-il de ne pas t’approcher autant ?

— Tu as vu ? Tu as vu ?

Petit Paul en bégayait presque.

— Mais de quoi parles-tu ? s’étonna son père.

— Maman, Maman, viens voir.

Très excité, il courait partout pour dénicher sa mère qui se demandait ce qui pouvait bien mettre son petit bonhomme dans cet état. ?

— Moi je sais le faire, pas besoin qu’on m’explique !

Ses parents le fixaient sans comprendre.

— Ils sont nuls à la télé, en plus, ils apprennent ça à des adultes alors que moi, je sais déjà accrocher le linge tout seul.

Papa Marco monta le son pour tenter d’entendre ce que racontait le reportage, mais Petit Paul parlait à leur place.

— Regarde, ils montrent comment accrocher le linge pour qu’il sèche plus vite. Comment il faut faire pour l’approcher d’une source de chaleur, comme si ce n’était pas évident, le chaud ça chauffe hein papa ? Même que tu me dis de ne pas être trop près pour ne pas me brûler. Pourquoi les journalistes expliquent tout ça hein maman ?

— Je crois que c’est pour faire des économies d’énergie, répondit-elle.

— Mais oui, la machine qui sèche ! Tu n’en as pas toi, tu préfères accrocher tout dehors quand il fait beau et dans le cellier quand il fait froid. Et puis, tu dis que ça sent le frais quand ça sèche dans la nature. Et même que le soleil peut enlever des tâches régalcitrantes.

— Récalcitrantes, le reprit papa Marco en souriant.

— Oui, mais je m’en rappelle jamais, et puis, régal il me plait bien ce mot, il me fait penser au goûter.

Petit Paul se mit à rire, toujours ancré sur son idée.

— Ils ne sont pas doués ces adultes s’ils ne savent pas accrocher le linge. Je le fais bien moi, avec mes chaussettes, même que parfois, le fantôme de la machine il en cache. Tu trouves normal papa qu’on nous dise ça à la télé ? Peut-être qu’ils n’ont pas de parents pour leur expliquer.

— Tu as la chance de vivre dans une maison avec un jardin, ceux qui habitent dans un appartement ont besoin de la machine. De plus, ceux qui n’ont pas souvent de soleil, c’est compliqué aussi pour accrocher à l’extérieur.

— Ben alors, pourquoi les maisons qu’on voit avec le linge, c’est des grandes avec plein d’espace et même qu’il y a un jardin ? Moi, quand j’serai grand, je ferai journaliste et je raconterai des trucs intéressants et je ne dirai pas aux adultes, des choses qu’ils savent déjà, ils ne sont pas des enfants qui n’ont rien appris, hein papa que j’ai raison ?

© Isabelle-Marie d’Angèle (Octobre 2022)

Quand cessera-t-on de nous infantiliser ? C’est pénible à la fin, tu n’es pas d’accord ?

On termine en musique, voici celle qui passe en ce moment 🎶

À très vite…

Petit Paul et le recyclage

Bonjour toi 😉

C’est mercredi et Petit Paul a une question, je te laisse avec lui et son papa.

Petit Paul regarde son papa installer les différentes poubelles : jaune pour le plastique, verte pour le verre, bleue pour le carton.

— Et tu trouves ça joli toi ?

Petit Paul, les mains derrière le dos, est planté devant cet étalage.

— En plus, il t’en manque.

Son père qui trouve aussi que ce tri sélectif dans le cellier prend une place pas possible réplique aussitôt :

— Celle des ordures ménagères est dans la cuisine sous l’évier.

— Je ne te parle pas de celle-là ! Moi, je la verrais bien rose.

Papa hausse les sourcils. Qu’est-ce que son fils a encore dans la tête.

— Ben oui, vu qu’on recycle tout, pourquoi ne pas le faire avec les animaux quand ils sont morts. Ils pourraient bien avoir une deuxième vie non ? Regarde, ils font bien la pub pour un grille-pain, la dame qui pleure parce qu’elle ne peut plus s’en servir, elle est malheureuse quand elle le porte dans la poubelle écosystème. C’est pareil… moi j’aurais bien aimé que mon chat ait été recyclé.

Devant le silence de son père qui ne s’attendait pas à ça, il continue.

— Peut-être qu’il l’est, mais autrement. Tu t’en souviens de la pub ?

— Heu…

— Fais un effort papa. Elle l’a reconnu dans une bouilloire.

Un grille-pain en bouilloire, soit ! Le papa de Petit Paul n’imagine pas le chat Léo recyclé en…

— Peut-être qu’il est recyclé en souris.

Papa a du mal à se retenir de rire. Imaginer le gros chat de gouttière en souris, alors là !

— C’est pas drôle. Je l’aimais bien mon chat. Si j’avais une poubelle rose, j’y mettrais les photos de ce qui disparait et peut-être que… c’est comme ma boîte à bisous. Tu sais, quand toi ou maman venez me dire bonsoir avant que je m’endorme, j’enferme les bisous dans ma boîte, comme ça, quand j’en ai envie, j’ouvre ma boîte et je fais comme si vous étiez avec moi, ça m’a bien servi à l’école.

Papa serre la main de son petit garçon.

— Alors, tu crois que tu vas en trouver une de poubelle rose ?

— Tu sais Petit Paul, je ne suis pas certain que…

— Il faut y croire papa, moi j’y crois. Léo peut être recyclé.

— En souris ?

Petit Paul fait un clin d’œil à son père.

— Ou en chat.

Papa ébouriffe les cheveux de son gamin et éclate de rire.

— Bien joué ! C’est tout ce que tu as trouvé pour me demander d’avoir un autre chat ?

Petit Paul ne répond pas. Il se gratte la tête signe de réflexion chez ce petit bonhomme.

— C’est dommage qu’on ne puisse pas le faire avec les humains. Tu t’en rends compte que ça…

— Petit Paul que dirais-tu d’aller retrouver maman ?

— Ouais, mais on reprendra cette conversation, hein, papa ?

Le plus tard possible, mon bonhomme pense son père. N’empêche, une poubelle rose… il sourit, si c’était si facile…

© Isabelle -Marie d’Angèle (Août 2022)

À très vite…