Participer à un wordcamp c’est apprendre plein de choses notamment ce mot : Moodboard. Traduisez planche d’humeur. En clair, posez tout qui vous passe par la tête pour créer l’ambiance, l’atmosphère de votre roman.
Je le faisais évidemment, en prenant des notes, en cherchant des illustrations. Je partage mon cahier avec mes notes prises au vol, les idées, le début de l’histoire, la recherche des prénoms, leur physique, leur âge.
C’est le bazar mais c’est le premier jet, il y a un début à tout. 😉
Voilà aujourd’hui ce que j’ai préparé pour le visuel qui va m’accompagner pour toute l’histoire et je l’enrichirai au fur et à mesure. Avouez qu’il a un peu plus d’allure ! 😊
L’application Cupidonetmoi.com est représentée en fond avec son écran qui défile. On aperçoit Rosalie, et l’idée du marché du village, de la ferme, et de mes deux héros est bien présente.
Je vous présente maintenant le cahier qui va accueillir toute l’histoire de Cupidonetmoi.com jusqu’à son déroulement, c’est à dire, jusqu’à la publication, la mise en page, la recherche de la couverture, les propositions de correction… 45 jours intenses ! Je vous dis !
Le parfum des confitures ça vous parle ? Celui des prunes en particulier, la prune d’ente ici ! Celui qui embaume toute la maison et qui rappelle tous les souvenirs.
Souvenirs souvenirs ! chantait Johnny Hallyday. Ils fleurissent dès que ce parfum m’envahit. La cueillette tout d’abord, sous un soleil de plomb, avec les copines. Le fruit juteux dont le jus dégouline sur le menton quand je le goûte. Méfiez-vous de la prune dégustée chaude au soleil sur l’arbre, elle peut vous surprendre ! 😉. Puis la prune coupée en deux, dénoyautée pour la faire cuire.
Ces souvenirs me ramènent des années en arrière. La nostalgie s’installe teintée de mélancolie.
Et le bruit ? Le glougloutement, les bulles, l’écume. La cuisson tout un art. La surveiller pour ne pas qu’elle accroche. Remuer les fruits en faisant des 8 pour bien mélanger les fruits et pour pas qu’elle brûle au fond. Je répète ce que disait maman.
Ce parfum encore qui envahit la maison, même si vous la faites cuire dehors, qui change lorsque la confiture est presque prête. La goûter pour voir si elle est cuite, sur une assiette froide. Faire un trait au milieu, la cuisson est parfaite si ça ne se rejoint pas.
La mise en pots :
Belle provision pour l’hiver jusqu’à l’année prochaine. Elle accompagnera le fromage (un régal), le petit-déjeuner sur le pain frais, le quatre-quarts , le yaourt nature, le goûter des enfants. Je suis certaine que vous avez d’autres idées.
J’avoue, c’est ma préférée. Même si celle de Mirabelles faite aussi cette année est excellente.
Et vous ? Aimez-vous les confitures ? Les faites-vous ?
Le lendemain matin, Pierre et Margareth Rose furent surpris de découvrir leur fille dans sa robe jaune citron en train de préparer le petit-déjeuner.
— Ton planning a changé ? demanda sa mère.
— Non, je suis en vacances.
Ses parents se regardèrent.
— J’ai fait une connerie, le chef de la réception, m’a mis au frais pendant trois semaines. Je ferais toute la saison sans congés, avec lui. Charmant ! Tout ça à cause de Noé.
Elle leur raconta en détail ce qu’il s’était passé.
— Surtout papa, tu ne t’en mêles pas ! Si j’avais su… fichue clé ! J’y suis pour rien en plus !
— Que vas-tu faire ? Partir un peu ?
— Je vais aider Sidonie à la Paillotte, gratis évidemment !
Son père grommela.
— Sidonie et Martin ! Les jumeaux ! S’il leur prenait l’envie de s’en aller, je me demande ce que tu deviendrais, ma chérie.
Cléo baissa les yeux. C’est tout à fait ce que lui avait dit la veille au soir Martin. Tous, commençaient à lui taper sur le haricot, à répéter qu’il fallait qu’elle s’envole. Nom d’une pipe, c’était sa vie, elle en faisait ce qu’elle voulait.
Quand Sidonie vit débarquer la jolie brune aux cheveux longs sur la plage, elle lui fit un signe de tête. Lorsqu’elle remarqua qu’elle parlait avec le réalisateur rencontré la veille, elle se posa des questions mais ils arrivèrent à son comptoir et elle leur fit son plus beau sourire.
— Je vous sers quelque chose ? Un café ? Un chocolat chaud ? Vous êtes bien matinal, monsieur Maestro.
— Je vous présente ma fille, Brune. Votre amie n’est pas là ?
— Elle travaille à cette heure-ci.
Arsène se fit discret. Il n’était pas censé savoir que Cléo était mise à pied. Le portable de Sidonie sonna. La musique de Jusqu’ici tout va bien de Gims retentit.
— Cléo ? Tu n’es pas au boulot ?
Brune et son père s’éloignèrent vers la plage.
— J’ai fait des recherches papa, comme tu me l’as demandé. J’ai peut-être trouvé un truc. J’attends de la rencontrer et je te donnerai mon avis.
Sidonie ne l’avait pas prévenue que Maestro était là. Aussi quand Cléo apparut devant elle, elle fronça les sourcils parce qu’elle aperçut Brune et Arsène.
— Encore vous ?
Sidonie haussa les épaules et affirma qu’ils venaient d’arriver. Elle ne présenta pas Brune. Celle-ci s’approcha d’elle et tendit la main.
— Bonjour, je suis la directrice de casting de Monsieur Maestro. Il m’a parlé de vous. Je suis heureuse de faire votre connaissance.
Sidonie ne fit aucune remarque. Cléo, prise par surprise, serra la main de la jeune femme qui devait avoir au moins le même âge qu’elle. Elle l’envia aussitôt, la trouva très jolie, et… très sympathique. Ses cheveux longs volants au vent, son sourire franc, ses yeux violets, tout en elle lui plut et lui inspira confiance. Pourtant, elle resta sur la défensive parce que le réalisateur était là. Elle sentit le coup fourré à plein nez. L’air de sainte nitouche de Sidonie ne lui disait rien qui vaille non plus.
Arsène comprit qu’une fois de plus sa fille avait fait mouche. Elle avait un don pour mettre à l’aise les gens dès leur première rencontre. Brune était inoubliable. Elle tenait ça de sa mère, disparue à sa naissance. L’accouchement avait mal tourné et Arsène s’était retrouvé veuf et seul à élever le nourrisson, il y avait vingt-cinq ans. Il n’avait que vingt ans, sa carrière était loin de celle qu’elle était aujourd’hui, mais il s’était accroché pour son Brune. Aidé par ses parents, il avait travaillé dur et il était fier de ce qu’il était devenu. Sa fille était la prunelle de ses yeux.
— Alors ? Intéressée ? Tu t’appelles Cléo c’est ça ? Moi, c’est Brune.
La rouquine ne répondit pas. Évidemment, elle avait un prénom top. Elle pensa in petto qu’heureusement qu’elle n’était pas blonde. Elle sourit à cette idée.
— Sais-tu que Cléo veut dire Gloire et célébrité ? Les Cléo sont débordantes d’énergie, tu vois c’est un signe.
Stupéfaite, Cléo réagit.
— Elle est bien bonne celle-là !
— Je parie que ça aurait tout changé pas vrai ?
Brune se tourna vers Sidonie.
— Tu nous sers un chocolat chaud ? Cléo ?
— Sido fait ça très bien. Sidonie est mon amie. Elle me connait mieux que personne.
— Enchantée Sidonie. Alors si vous êtes copines, tu vas pouvoir la décider à venir passer un bout d’essai. Tu sais ce que je peux te proposer ? Pourquoi pas le faire ici, dans ton univers ?
Arsène trouva l’idée excellente. La jeune femme serait certainement plus à l’aise. Mais Cléo ne fut pas de cet avis.
— Non, je ne suis pas une comédienne. Laisse tomber ! être regardée par le monde entier et me faire critiquer, non merci ! Et pour ta gouverne, je n’ai rien d’une célébrité.
— Je suis d’accord, répondit à sa grande surprise Brune. Ce n’est jamais agréable, mais tu sais, passer à côté d’une opportunité peut aussi amener les remarques de ton entourage, par exemple s’il pense que tu as raté quelque chose. Finalement, il vaut mieux se faire critiquer pour une bonne raison, tu ne crois pas ?
Cléo éclata de rire.
— Tu es forte toi ! Pour retourner la situation et mon cerveau par-dessus le marché, tu es la reine, mais ça ne marche pas. Je n’ai pas envie.
— Même pas pour gagner de l’argent ?
— Même pas !
— Alors je n’insiste pas. C’est dommage… on le boit ce chocolat chaud ?
Cléo trempa ses lèvres dans le breuvage mousseux et demanda à Sidonie si elle pouvait venir l’aider à la paillote sans rémunération évidemment. Brune ne fit aucune remarque, mais se tourna vers Arsène et Claudio et les interrogea :
— Vous apercevez la fille là-bas ? La blonde bouclée ?
Cléo, à la dérobée, suivit le doigt de Brune et se figea. Guilaine Latin. Sidonie fit de même et baissa la tête pour cacher son sourire. Bien joué, pensa-t-elle !
— Je l’ai repérée en arrivant. Nous pourrions peut-être aller la voir et lui proposer de faire un bout d’essai.
Brune se leva, remercia Sidonie pour le chocolat et tendit sa joue à Cléo.
— Désolée, je ne peux pas rester plus longtemps. Monsieur Maestro cherche depuis des semaines son héroïne, je vais tenter ma chance avec la blonde.
Cléo murmura, le nez dans son mug.
— Elle va dire oui, c’est sûr !
Brune se retourna vers elle.
— Tu la connais ?
— Ouais !
Cléo leva les yeux et regarda son amie.
— Hein, Sido qu’on la connait ?
Elle opina de la tête.
— Si tu veux une garce pour le rôle, tu as tapé dans le mille.
Arsène se toussota, salua Cléo et Sidonie.
— Brune ?
Cléo posa son mug.
— Attendez !
Brune et le réalisateur s’arrêtèrent. Sidonie retint son souffle.
— C’est quoi le texte ? Pour rigoler, j’essaye. Après tout, si vous cherchez le genre de la blondasse qui arrive, je peux peut-être tenter le coup.
Elle marchait en effet vers eux. Cléo frissonna, une sueur froide coulait sous ses bras. Arsène et Brune sourirent.
— Où vous sentez-vous le plus à l’aise ?
— Chez moi ! Venez !
Cléo ne perdit pas de temps, Guilaine Latin l’avait repérée, elle accélérait le pas. Brune et Arsène lui tournaient maintenant le dos. Cléo en profita pour les entrainer.
Ils étaient deux garçons et une fille,
Ils écoutaient de la musique.
Ils riaient, pas encore de béquille,
Et l'allure dynamique.
Ils buvaient du coca
Et chantaient blablabla.
Pas de soucis en tête
L'avenir devant eux.
Ils ne pensaient qu'à la fête
Ils étaient heureux.
Les années ont passé
La vie ne les a pas séparés.
Ils sont toujours deux garçons une fille
Ou plutôt deux hommes et une femme.
Ont-ils le vague à l'âme ?
Ils ne s'en font pas pour des vétilles.
Ils n'écoutent plus de la musique
Elle les rend mélancoliques.
Ils n'entendent plus bien
C'est eux les doyens.
Ils préfèrent donner les graines aux oiseaux,
Ça ne fatigue pas leurs cerveaux.
Le banc n'a pas changé lui !
Les années ne l'ont pas détruit.
Eux, ils ont juste vieilli !
C'est la vie !
Allongée sur son lit, Cléo regardait le plafond. Elle n’avait pas du tout envie de quitter sa maison et de se lancer dans un projet aussi fou. Elle avait peur des caméras, de ce qu’on pourrait raconter sur elle. Elle était certaine que ses parents, s’ils apprenaient la nouvelle, seraient ravis. Depuis le temps que son père la tannait pour qu’elle prenne son envol. Lorsqu’elle avait trouvé ce poste à l’hôtel qui venait d’ouvrir, elle avait remercié le ciel de ne pas devoir partir. Elle était casanière Cléo, elle n’avait pas l’âme vagabonde. Les souvenirs revenaient à la surface. Elle soupira. Cette mauvaise copine qui lui avait fait tant de mal, elle ne pouvait pas l’oublier. Alors, se remettre au-devant de la scène, elle ne s’en sentait pas le courage. Elle avait quinze ans, comme disait son père, c’était du passé tout ça ! Pourtant, la blessure ne s’était jamais refermée.
Ses parents ne devaient pas apprendre que le réalisateur était en ville. Comment l’éviter le lendemain quand elle prendrait son poste ?
Arsène regardait par la fenêtre un verre à la main.
— Que penses-tu de cette fille ? Tu te rends compte qu’elle ne s’est pas présentée elle-même ? Je connais son prénom grâce à ce garçon d’étage. Cléo ? c’est original !
Claudio rejoignit son ami.
— J’ai eu une idée ! Si j’écrivais sur elle ? Je ne suis pas certain que ce soit son père le problème. Si c’était elle qui n’avait pas envie tout simplement ?
— Tu rigoles ? N’importe quelle femme à sa place aurait signé immédiatement.
— Pas son genre, crois-moi ! Tu devrais appeler ta fille. Comme directrice de casting, je suis sûr qu’elle penserait la même chose. Elle a le physique, mais pas le caractère.
— Je dois donc abandonner ?
— Ce n’est pas ce que je dis et ce n’est pas à moi de te donner des ordres, suis ton instinct.
— C’est toi qui l’as repérée. Moi, finalement, je suis d’accord avec toi, mais si c’est pour m’attirer des problèmes, j’hésite. Je ne fais pas dans le social, si elle ne veut pas, tant pis.
Surpris, Claudio fixa son ami dans les yeux.
— Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Ce n’est pas dans tes habitudes de changer d’avis aussi vite ?
— Je dois réfléchir. Je la regarderais travailler… de loin, sans qu’elle nous voie.
— Pas facile ! elle est à la réception, je te rappelle.
— On se débrouillera. Cherche un peu si elle a un profil Instagram. Je l’enverrai à Brune. Ma fille saura me dire si je fais fausse route. Depuis que Marjorie l’a prise sous son aile, elle fait des progrès à une vitesse grand V. Claudio posa son verre puis saisit son téléphone.
— J’irais bien piquer une tête dans la piscine. Pas toi ?
— Pourquoi pas ? Alors tu as trouvé ?
— Hey, attends ! je note le code du Wifi. Il n’y a pas le feu, si ?
— Depuis le temps que je cherche…
— Tu n’es plus à un jour près ! remarqua son ami.
— Le temps c’est de l’argent, tu le sais bien.
— Pas à moi Arsène, je te connais trop bien.
Une fois connecté, Claudio fit défiler les images.
— Tu as bien dit qu’elle s’appelait Cléo Rose ?
— Peut-être a-t-elle un surnom ?
Devant le silence de son ami, il s’approcha.
— Regarde et écoute !
Une vidéo se mit en route après les pubs habituelles.
La voix de Cléo emplit toute la suite. Les deux hommes se turent religieusement. Elle chantait l’hymne à l’amour d’Édith Piaf.
— Elle date de quand cette vidéo ?
— Dix ans !
— Et depuis ?
— Rien !
— Son compte Instagram ?
— Rien ! pas de Facebook, ni Tweeter, rien ! Le nom de sa famille est connu, comme elle nous l’a raconté. Mais rien sur elle. J’ai eu de la chance de découvrir cette pépite. Elle a été likée un nombre incalculable de fois, regarde ! Elle est toujours d’actualité et les commentaires sont bons. Je te l’avais dit qu’il y avait un truc pas clair chez cette fille.
— J’appelle Brune, ensuite je te rejoins à la piscine. Mais je te préviens Claudio, si je subodore une embrouille, je cherche quelqu’un d’autre.
Le scénariste acquiesça et ouvrit son sac de voyage pour prendre son maillot.
Cléo, surprise de découvrir le numéro de son chef s’afficher sur son écran, sentit son cœur s’emballer. Elle décrocha les mains moites. L’appel ne dura que quelques secondes. Il voulait la voir immédiatement. Il savait qu’elle habitait à côté, il en profitait. Elle quitta sa tenue de plage pour un pantalon blanc avec un tee-shirt assorti à son bandanas vert qu’elle garda. Il était l’heure de diner, ses parents allaient se mettre à table quand elle passa devant eux. Son père hocha la tête.
— Je fais vite leur promit-elle, ne m’attendez pas.
— Oui, monsieur, j’ai abandonné mon poste quelques minutes. Le client avait perdu ses clés et…
— Vous ne devez jamais quitter la réception, mademoiselle Rose. Savez-vous ce qu’il s’est passé pendant que vous étiez à l’extérieur ?
— Non, monsieur !
Cléo sentait le rouge farder ses joues et la sueur froide couler le long de son dos.
— Quelqu’un est monté dans les étages après avoir subtilisé la clé d’une chambre d’un de nos clients. Il a pu entrer, fouiller, et s’emparer des bijoux de valeur.
— Je suis désolée. Mais…
Cléo n’osa pas dénoncer Noé qui aurait dû être son poste. Elle se mordit la langue jusqu’au sang pour ne rien dire. Il arrivait justement.
— Je vous prie de m’excuser monsieur. Mademoiselle Rose est venue parce que… J’ai dû aller aux toilettes, une envie…
Le chef de la réception l’interrompit.
— Vous savez, vous aussi, que vous ne devez pas quitter l’entrée. Je vais devoir prendre des sanctions. Vous, il désigna le portier, je veux bien passer sur votre négligence parce que vous faites partie de la maison depuis longtemps. Mais vous, mademoiselle Rose, vous avez intégré notre équipe grâce au relations de votre père dans la ville, mais je ne peux tolérer une telle erreur de votre part. Je vous demanderais donc de poser trois semaines de congés. Vous reviendrez pendant la pleine saison. Je veillerai personnellement à ce que vos plannings correspondent avec les miens. Je vous aurais à l’œil. Une autre bêtise de ce genre et c’est la porte. Vous pouvez disposer et profitez bien de vos vacances. Vous aurez besoin de toutes vos forces quand vous réintégrerez votre place.
Cléo pesta et ses deux émeraudes fusillèrent Noé. Il la regarda et s’excusa platement, il tourna les talons rapidement, bien content de s’en être sorti à bon compte. La saison estivale était particulièrement lourde à gérer et même s’il plaignait sa collègue, il ne se retourna pas. Elle le suivit, mais devant l’attitude de son chef qui la surveillait, elle stoppa nette sa course ! Elle quitta l’hôtel, furieuse, et heurta son ami Martin.
— Cléo ? Qu’est-ce que tu fais ici ?
Elle lui raconta tout.
— Mais c’est génial ! Tu vas pouvoir aller tourner ton bout d’essai !
Elle haussa les épaules.
— Tu peux toujours rêver.
Arsène Maestro rejoignit Claudio qui l’attendait au bar. Il avait tout entendu, immobile sur la dernière marche des escaliers qui menaient à sa chambre. Un sourire s’épanouit sur ses lèvres.
Je partage cet acrostiche pour le fun, histoire de détendre un peu ma plume qui carbure depuis ce matin.
I nimitable ça c'est vrai ! 😂
S ociable évidemment !
A gaçante Il paraît !
B isounours c'est mon monde à moi, hélas !
E fficace obligée !
L ibre je déteste les contraintes !
L oyale gare à ceux qui trichent !
E clectique tous les goûts sont dans la nature
M achiavelique j'adore ce mot ! 😂
A mbitieuse accrocher la lune ? pas quand même !
R ouspèteuse j'avoue ! ma seconde nature !
I ndomptable comme ma crinière !
E mmerdeuse tout va ensemble, faut pas rêver !
D ébrouillarde ça dépend pour quoi !
A moureuse depuis longtemps du même homme ! la chance !
N aturelle pas assez à mon goût !
G affeuse sans commentaire !
E loquente ouais ! 😂
L impide comme le nez au milieu de la figure !
E conome si c'est vrai !
Le wordcamp est officiellement commencé avec la présentation du projet.
Les grandes questions Où en êtes-vous de votre écriture, réécriture, comment avez-vous travaillé sur votre roman pendant ces derniers mois me cueillent dès que j’allume l’ordinateur.
Mes chapitres s’enchaînent, la motivation et l’inspiration sont bien présentes.
L’équipe que nous formons,(10), s’appelle Les Plumes d’automne. Nous avons choisi ensemble ce nom, un bel exemple de solidarité et de travail d’équipe.
Nous avons chacun des romans différents, nous arrivons avec nos doutes, nos questions, nos disponibilités pas toujours évidentes, nos peurs de ne pas être à la hauteur et de ne pas y arriver dans les temps. C’est là que le groupe se soude et s’aide en se répétant de ne jamais douter, de croire en soi, et d’aller au bout de ce projet.
Je souris tout seul dans ma pièce. Tu ne t’es rendu compte de rien. Je suis donc parfait tout comme ton homme. J’avais bien noté comment il était habillé. Je me suis coiffé de la même façon. Quant à sa voix, j’ai toujours eu ce don d’imitation. Tu en riais souvent, tu te souviens ? J’avais oublié de mettre sa montre, tu n’as rien vu. Pas très observatrice pour un médecin légiste ? Je te pardonne.
Je ne fais rien de mal. Je prends ce que je n’ai pas pu avoir et que je n’aurais jamais si je ne force pas le destin. Te rends-tu compte que tu m’as appelé chéri ? J’en ai encore le cœur tout chamboulé.
Tu es au courant qu’avec de l’argent, on peut tout faire. Et du fric, j’en ai ! L’héritage de mes parents, mon boulot qui me rapporte. Alors quand j’ai besoin d’un service, je sais où demander. En général, lorsque j’annonce la somme, j’ai ce que je veux. Des personnes sans scrupules qui ne posent pas de questions du moment qu’ils ont leur blé, il y en a partout.
J’ai toujours été fasciné par les clones. Peut-être en suis-je un ? Je ne le pense pas, mais j’ai tellement désiré ressembler à ton commandant que j’ai réussi. Si je te racontais, tu applaudirais, je suis un génie.
Évidemment, dans notre pays, tout ce que je voulais faire n’existait pas. Mais, comme je me prends un peu pour un Dieu tu as compris pas vrai ? J’y parviens de n’importe quelle manière. Quand mes patients découvrent les résultats, ils font tout pour amasser l’argent et tenter l’expérience.
Je répands le bien autour de moi, je rends heureux les gens, je redonne le sourire à ceux qui se trouvaient les pires défauts, n’est-ce pas merveilleux ?
Évidemment que j’ai testé mon idée sur moi, surtout quand j’ai vu le commandant Faventiny. Devenir comme lui, un bonheur. Pouvoir enfin te serrer dans mes bras, tu t’en rends compte ? Je ne te trompe pas, tu te crois avec lui. Tout le monde s’y retrouve. Il n’en saura jamais rien. De plus, tu ne crains pas grand-chose, je ne peux pas avoir d’enfants. Tu ne seras jamais enceinte de moi. J’ai tout prévu pour que tu ne sois pas malheureuse. Si, par hasard, tu attendais un bébé de lui, pas grave, je l’élèverais. Ne suis-je pas un peu lui ?
J’avoue que l’idée d’enlever le cadavre et de le ramener ici était un mauvais plan qui n’a servi qu’à me faire comprendre que j’étais le meilleur. J’ai compris que j’étais capable de le faire et que personne ne posait de questions. J’ai voulu tester mon visage sur ses collègues. Des gens qui le côtoient quotidiennement. J’ai berné tout son service. Un génie, je te dis !
Aujourd’hui, tu réalises les risques que j’ai pris avec le timing ? Ton commandant était à la cave. J’en ai profité pour arriver devant vous, raconter une histoire de clé que vous avez gobée et le tour était joué.
Je suis revenu ici sans que personne ne se rende compte de la supercherie.
J’adore faire des blagues et je suis très fort.
Maintenant, il est possible que ça agace ton homme avec tes questions, parce que ça va forcément coincer… il ne peut pas être à deux endroits en même temps. Vous allez sans doute vous disputer. Il va se croire fou. Toi, non, je ne le permettrai pas. Et qui sait, peut-être parviendrais-je à prendre sa place définitivement.
Un génie, je te dis !
J’oubliais ! Je suis très à l’aise dans votre maison. Elle m’a appartenu, mais vous pouvez chercher, vous ne découvrirez rien dans les papiers. Je vous l’ai donnée. Cadeau ! pour toi ! C’est pour ça que je la connais parfaitement. J’y ai vécu longtemps. Heureusement, il n’y a plus de voisins pour le raconter. C’est aussi pour cette raison que j’ai choisi de te l’offrir. Aucun risque qu’on te parle de moi.
Quand la police scientifique a débarqué ici, ce que j’ai pu rigoler ! ils ont tourné autour de chez moi sans me trouver.
Enfin, je n’habite pas tous les jours ici. Quand vous bossez, moi c’est pareil. Tu vois, je mène une vie tout à fait normale.
Pour tous ceux qui suivaient cette histoire, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle😂.
Je commence par la bonne… Je suis retenue pour un wordcamp de 45 jours, traduisez que pendant 45 jours je vais bosser pour terminer d’écrire mon roman, le corriger, le réécrire, le peaufiner, bref 45 jours intenses.
La sortie est prévue pour le 3 novembre si tout va bien et que je termine dans les temps. En numérique tout d’abord, version papier ensuite, tout comme Noël à la maison de coeurs blessés qui avait aussi été retenu pour ce travail d’écriture.
Et la mauvaise nouvelle alors ? 😉
C’est que vous ne pourrez plus lire la suite ici… Mais vous pourrez le découvrir en entier, le 3 novembre 😉.
Vous pourrez toujours suivre le thriller Un Héritage empoisonné et le feel good À cause de la clé.