C’est en publiant sur Instagram que j’ai pensé faire un billet ici. Je peux raconter davantage (tu as oublié ? je suis bavarde 😉).
Tu ne remarques rien d’étrange ? Regarde mieux …
Voilà, Léonie a un visage pas Léandre. Pourquoi ? Tout simplement parce que je ne l’ai pas trouvé comme je le voulais. Tu vas me dire, Léonie est exactement comme tu la voyais ?
Non, évidemment, mais je m’en suis inspirée, tout comme de Léandre. La jeune femme est coiffeuse, lui est agriculteur d’où la chemise à carreaux (Oh le cliché 😂) je n’allais pas le mettre en costume 3 pièces quand même, il travaille au milieux de 40 vaches. D’accord, elle est plus classe, plus citadine ajouterais-je.
Chaque histoire commence ainsi, par la recherche de mes personnages. Ensuite, le prénom et le nom, l’âge, le caractère, la profession et la situation familiale. Là où ça se complique, c’est l’endroit où je les installe. Je me rends compte qu’ils sont souvent dans le sud de la France. Pourtant, je n’en suis pas originaire.
Ici, vous ne voyez que les personnages principaux, il y a tous les autres qui se greffent au fur et mesure. Je les vois, je les entends, ils ont parfois, voire souvent, un accent. Certains sont grognons, d’autres préfèrent rigoler. Dans Cupidon, les villageois se déchainent en commérages chez le coiffeur et au bar.
Il m’est arrivé pour l’histoire de Muguette de trouver que le chéri de mon héroïne avait un drôle de caractère qui ne me plaisait pas et pourtant, je l’ai laissé parler, c’était sa vie et son comportement collait.
Dans Noël à la maison des coeurs blessés, toutes les lectrices ont craqué pour Georges. C’est vrai qu’il est gentil, il me fait penser à quelqu’un 😉. Il est même plus que gentil surtout avec Philippine, pas en affaires, où ce n’est pas le même homme. Philippine, par contre, en a agacé plus d’une avec son caractère d’enfant gâté. Je me suis beaucoup inspiré de la série Dallas et Revenge pour le travail de Georges.
Si toi aussi, tu écris, dis-moi en commentaires, comment tu procèdes et si tu n’est que lecteur, raconte-moi comment tu imagines les personnages des livres.
Je regarde mon calendrier et je me rends compte qu’il affiche déjà la date du 7 janvier. J’ai visité d’autres sites, d’autres blogs, je me suis baladée sur les réseaux et j’ai bien remarqué que chacun y va de son bilan de l’année écoulée. Je réfléchis.
C’est amusant parce que je suis allée vérifier la définition du mot bilan, c’est aussitôt celui auquel je pensais qui m’est apparu : le bilan comptable. En clair, le résumé de l’année financière d’une entreprise😎 à voir ma tête, je n’ai jamais été amie avec les chiffres.
Bilan de compétences s’affiche ensuite. C’est mieux. Je peux dire que pendant l’année 2021, j’ai réussi à écrire et publier deux romans. Quand je pense à tous ces mots alignés les uns derrière les autres qui forment des phrases, un chapitre puis un autre, je suis très fière. Je suis arrivée au bout de mes histoires et elles tiennent la route. Alors évidemment, si je me rabats sur le bilan comptable… comment dire … 😉 tu m’as comprise, je ne suis pas le nouveau prix Femina et ce n’est pas grâce à la vente de mes bouquins que je vais pouvoir retirer un salaire. En fait si, je peux m’acheter des galettes 😂. Trêve de plaisanterie, j’écris parce que ça me plait et que j’ai des personnages plein la tête qui ne demandent qu’à vivre leur vie.
Arrive le bilan social. Vaste débat puisque l’année 2021, question sociabilité, je peux dire que c’était le calme plat. Derrière mon écran, plus envie de sortir, de voir du monde, et de me montrer. Masque, puis plus masque et à nouveau masque, vaccin obligatoire ou pas et finalement obligatoire (si si vous allez être obligés sinon vous allez vous faire disputer et je suis polie), repas ensemble puis plus ensemble. Voir la famille et puis finalement ce n’est plus recommandé, vacances quand même mais les gens étaient tellement contents de sortir qu’ils en devenaient dangereux à se bousculer pour être à la première place pour voir le panorama, du coup, j’ai perdu l’envie de sortir. Ces mêmes gens font la queue devant les laboratoires et les pharmacies 🙄. J’ai ma carte d’abonnement au cinéma qui va prendre la poussière. Donc bilan social Zéro. Plus de sourire, plus envie de voir des gens, plus de bisous en cas que la personne soit positive. Comment veux tu que je sois positive dans cet état d’esprit ? Parce que la langue française est tellement bien faite que positif a plusieurs sens. Si tu rencontres une personne positive c’est qu’elle est contagieuse ou pleine de zenitude ? J’aimerais bien qu’elle soit contagieuse de zenitude 😊.
J’enchaîne avec le bilan santé. Rien à ajouter. Si si ça va !
Bilan lectures ? J’avoue que je n’ai pas cassé 4 pattes à un canard, traduisez que je n’ai pas beaucoup avancé dans ma pile de livres à lire (PAL pour les initiés). Quand j’ai un stylo à la main, pas facile de lire. Mais cette année, je vais prendre le temps et puis quand même, j’ai fait quelques belles découvertes. J’en parlerais plus tard.
Bilan sur mon blog ? Là c’est toi qui peux me dire que je n’ai pas franchement été présente régulièrement. Il y a du boulot !
Finalement, ce bilan bascule sur les résolutions de l’année 2022. Alors là, tu ne vas pas être déçue, je n’en prends aucune parce que je suis incapable de les tenir 😂😂.
Et toi ton bilan 2021 ? Prends-tu des résolutions pour la nouvelle année ? Raconte-moi tout en commentaires.
As-tu remarqué que dès que tu lis un de mes articles, tu peux voir tout ce que je publie aussi sur Instagram ?
Ainsi, tu n’auras pas l’impression de rater quelque chose 😊.
Sur Instagram, place aux images et aux photos et pas trop de blablabla.
Par contre, ici, tu trouveras toutes mes histoires, mes bavardages, mes lectures, mes musiques, mes coup de cœur, mon humeur du jour et aussi les livres publiés dans ma boutique.
Ça me fait toujours sourire, le terme de Boutique. Pour moi, j’imagine un endroit avec une porte qui fait gling gling quand on entre, un comptoir, et beaucoup de choses à vendre. La mienne, est en ligne, donc pas de gling gling et du coup, je ne sais pas si quelqu’un entre 😊 et il y a 3 livres à vendre. D’accord, il faut bien commencer, mais le terme Boutique est un peu pompeux. Le pire c’est que c’est moi qui l’ai choisi ce terme, puisque c’est moi qui est ai créé ce site 😊. Tu as une autre idée toi ? J’avoue, je sèche ! Bric-à-brac me plaisait bien mais est-ce que ça fait sérieux ? Après, tu ne viens pas ici pour être sérieux ! Vitrine n’est pas mal non plus, mais là aussi, pour moi, c’est synonyme de grandes baies vitrées et de décoration, de mise en valeur avec des lumières, j’oublie !
Et puis il y a échoppe. Si je prends la vraie définition, c’est une petite boutique en planche et quand je vois les images, elles me plaisent bien 😉. Tu vas me dire, il y a toujours une porte, un comptoir et certainement du bric-à-brac dedans, et un carillon qui fait cling cling 😊.
Il y a aussi Kiosque qui est une petite boutique où l’on vend des journaux…et des fleurs ou des confiseries 😋, souvent situé en plein vent dans les jardin ou sur les trottoirs.
Je viens te parler un peu des mes romances. Déjà 3 quand même ! Mine de rien, ça en fait des mots écrits rien que pour le dernier 423 987 caractères 😎. Je vais te dire un secret, je suis en train d’en écrire un autre. Si si ….mais chut 🤐 j’en parlerai une autre fois. Mais parlons d’abord de mes » bébés ».
Cupidonetmoi.com une application malicieuse qui met un village sens dessus dessous.
Mon décor : un village du Sud-Ouest que je connais bien, avec une ferme, rappel de toutes mes vacances.
Mes personnages font tous partie de la vie d’un village, du boucher en passant par le bar-tabac-presse, l’épicerie, le boulanger et la coiffeuse où toutes les dames du village s’y retrouvent pour bavarder.
Mes héros ? Léandre et Léonie qui n’auraient jamais dû se rencontrer.
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Une vraie romance de Noël avec tous les ingrédients, du chocolat à la magie, en pensant par la famille.
Philippine et Georges, le couple phare mais aussi Victorien, vous feront passer un Noël à la maison des coeurs blessés où ils se retrouveront pour panser leurs plaies et retrouver le bonheur.
À consommer sans modération, un plaid sur les genoux un chocolat chaud à côté.
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Muguette ! Une héroïne aussi attachante qu’attachiante. Elle croque la vie et aime à sa manière. Elle s’est mis en tête de tomber amoureuse d’un homme qui porte un prénom de fleur comme elle. Jasmin de la Rochefleurie va en faire les frais et être pris dans ses filets.
Et si malgré tout, il aimait bien être pris dans ses filets ?
Arsène Maestro avait mal dormi comme chaque fois qu’il commençait un tournage. Dès 6 heures du matin, il était sur le pied de guerre.
Claudio dégustait déjà un café quand il déboula dans la pièce qui servait de réfectoire. Il s’attabla près de lui.
— Tu as ta tête des mauvais jours. Arrête, tu vas nous porter la poisse. Bois ton café, avale un croissant et respire.
— C’est un sacré risque que je prends quand même ! Jamais, de toute ma carrière, je n’ai basé un film sur une actrice inconnue, si on peut l’appeler comme ça. Rien que le producteur me fout la frousse.
— Tu es en plein doute, c’est normal. Au pire, tu le produiras toi-même !
— Si ce client n’avait pas perdu ses clés, s’il n’y avait pas eu cette histoire de bijoux volés, je suis certain que Cléo n’aurait jamais accepté.
— C’est une sacrée coïncidence, j’avoue !
— C’est trop beau pour être vrai, je sens que je vais galérer !
Il regarda son ami.
— Promets-moi que tu n’y es pour rien !
Claudio s’étouffa avec son pain. Il toussa, cracha, pleura. Arsène lui tapa dans le dos, se traitant de con. Enfin, le scénariste, reprit son souffle, repoussa sa chaise bruyamment et froidement lui dit.
— Pour qui me prends-tu ? On se connait depuis longtemps, t’as oublié ?
Il le planta là sans se retourner. Il croisa Marjorie et l’a prévint sans s’arrêter.
— J’espère que tu as une bonne nouvelle, il est d’une humeur de chien !
Marjorie fit demi-tour, mais Maestro l’avait aperçue. Il vint la rejoindre. N’était pas actrice qui veut et dans ce rôle, Marjorie était minable. Le réalisateur se rendit compte immédiatement que quelque chose clochait. Il attaqua aussitôt.
— Un problème ?
Elle éluda et passa devant lui pour prendre un plateau. Elle espérait qu’il rebrousse son chemin, mais c’était mal le connaitre. Elle aperçut alors Ulysse, elle lui fit signe pour détourner son attention. Le styliste vint vers eux. Il les salua.
— Alors ? Prêts ? Je suis curieux de voir comment Cléo va se comporter. Je suis vraiment content pour elle.
Son sourire et sa bonne humeur eurent le don de détendre l’atmosphère. Marjorie l’invita à sa table. Maestro préféra les laisser seuls. La directrice de casting poussa un soupir de soulagement. Elle murmura.
— Ulysse, Cléo a perdu sa voix.
Il ne fut pas surpris à la grande stupéfaction de Marjorie. Il expliqua.
— C’est tout Cléo ! Mais ne vous inquiétez pas, elle aura sa belle voix voilée pour déclamer son texte. Rassurez-vous.
— Vous êtes sûr ?
— Certain ! Elle a un don. Mais chut ! ne le dites pas à Maestro. Lorsqu’il va l’entendre, il va être très surpris. Cléo a la faculté de changer de voix selon ce qu’elle ressent. Gamine, elle cartonnait quand elle jouait dans les pièces de théâtre.
— Ce n’est pas l’impression qu’elle m’a montrée ce matin. Elle était en panique totale !
— Cléo est toujours en panique. Elle n’a pas confiance en elle. C’est une sacrée opportunité que Maestro lui offre. Elle saura ce qu’elle vaut vraiment. Elle ne l’a pas encore compris et n’y croit pas de toute façon. Je vous assure que même si elle rafle un prix d’interprétation, elle pensera qu’il n’est pas pour elle. Elle est très agaçante et fatigante à toujours tout refuser. Où est-elle ? Elle ne devrait pas prendre son petit-déj ?
— Tonio démêle ses boucles. Il va falloir trouver une solution pour ça aussi, il n’a pas qu’elle à s’occuper.
Ulysse éclata de rire.
— Ne me racontez pas qu’elle est la seule dans ce cas-là ! Allons allons Marjorie, tout va bien se passer. Tenez, regardez, la voilà.
Il se leva pour l’accueillir. Tonio la suivait de prés. Il en profita pour plaquer deux bises sur les joues d’Ulysse.
— Dis-moi Tonio ? Tu as galéré pour coiffer l’héroïne du jour ?
— Pas plus que d’habitude chéri !
Ulysse entoura des bras son amie et lui chuchota à l’oreille.
— Alors cette voix te joue encore des tours ?
Elle acquiesça sans répondre. Il l’entraîna vers le buffet. Elle se servit un chocolat chaud. Perrette la cuisinière, lui donna du pain frais avec de la confiture, glissa aussi quelques amandes sur son plateau et un yaourt nature. Cléo remercia en souriant. Comment avait-elle sur ce qu’elle aimait ? Un coup d’œil vers Ulysse la renseigna. C’était lui ! Il se souvenait de tout. Elle mit sa main dans la sienne.
— Je suis heureuse que tu sois là.
Sa voix voilée l’attendrit.
— Pour le coup, elle est trop sexy, Maestro va craquer.
Elle ne répondit pas et s’installa à table. Tonio prit place en face d’elle, près d’Ulysse. Clémentine vint les rejoindre. Chrono en main, Cléo avait une petite demi-heure.
Elle n’en pouvait plus. Entre la robe, le maquillage, les retouches de coiffure, elle avait le cœur qui battait la chamade. Elle était enfin prête et attendait son tour. Elle regardait Arsène derrière sa caméra. Il avait noué négligemment autour du cou une écharpe noire, sa chemise blanche était largement ouverte. Très concentré, il la fixait et ne se laissait pas distraire. Un calme olympien régnait sur le plateau. Elle entendit le sacro-saint Silence on tourne et le clap exécuté par un machiniste. Elle savait que dans quelques minutes, ce serait pour elle. Ça ne dura pas longtemps, Arsène criait déjà Coupez. Claudio applaudit. À chaque fois, il était ému de voir son texte joué.
— C’est bon pour moi ! Prochaine scène !
Dans un ballet réglé comme du papier à musique, caméraman, scripte, se mirent en place pour le changement de décor. Claudio s’approcha de Cléo et lui donna quelques conseils pour la scène qu’elle allait tourner.
— Ne sois pas surprise par la caméra qui va te filmer de très près. Le spectateur doit te connaitre, t’aimer ou te détester. Reste naturelle, mais n’oublie pas que tu deviens Ludivine de Montgomery. Exit Cléo Rose. Pour cette scène, tu es face à ton père. Vous allez vous disputer. Alors, tu imagines. Tu te mets à la place de Ludivine, ce n’est pas Cléo qui parle.
Jean Reno s’approcha d’elle.
— On va s’engueuler ? Je sens que je vais adorer.
Il eut le don de la faire sourire.
— Allez, on y go !
Claudio pressa son épaule et lui fit un clin d’œil. Arsène leva les yeux et découvrit Cléo dans sa robe jaune et prune comme il l’avait souhaité. Son foulard dans les cheveux était noué comme il le voulait. Parfait. Il lui sourit.
— Prête ?
Elle connaissait son texte, savait où elle devait se mettre. Son père était face à elle. Elle le regarda. Les micros étaient au-dessus d’eux. Les voyants des caméras étaient rouges. Claudio croisa les bras et s’installa derrière Arsène. Il découvrirait les images en même temps que lui. Arsène leva la main, le machiniste arriva avec son clap qu’il mit devant les deux acteurs. Cléo sentit le trac monter et ses mains devenir moites. Son père de fiction lui sourit avant de prendre un air sévère comme le voulait la scène.
Silence on tourne ! Les voyants des caméras passèrent au vert.