Le spleen du Pop-Corn qui voulait exploser de joie – Raphaëlle Giordano

Bonjour toi 😉

Après mon retour de lecture sur Le bazar du zèbre à pois que tu peux retrouver ici voici celui sur le dernier livre de Raphaëlle Giordano, le spleen du pop-corn qui voulait exploser de joie.

Joy travaille dans une agence de celebrity marketing qui connecte des talents VIP avec de grandes marques. Dans ce monde d’image et de luxe, mieux vaut être brillant. Mais Joy ne se sent pas vraiment de talents particuliers et afin de compenser, elle se met toujours plus de pression. Elle, que son père surnommait enfant son  » p’tit pop-corn  » tant elle irradiait de gaieté, se retrouve aujourd’hui au bord de l’implosion jusqu’à en développer un toc digital qui lui donne l’illusion de garder le contrôle.

Pour couronner le tout, à la veille de Noël, voilà qu’on lui confie la délicate mission d’organiser l’événement des dix ans de l’agence. C’est là que le destin intervient pour la mettre sur le chemin de Benjamin, jeune entrepreneur plein de vie et d’optimisme. Lui et sa petite troupe ont la joie contagieuse, et cette rencontre va bouleverser Joy dans ses certitudes. Le temps de la  » désapplication  » serait-il venu ? Mais attention, car un pop-corn qui éclate, ça fait du bruit. Beaucoup de bruit…

Je ne vais pas te mentir, j’ai préféré le bazar du zèbre à pois que j’ai trouvé plus attrayant et nouveau. Ici, rien de ce que l’on connait déjà.

Joy travaille dans une boîte celebrity marketing où elle est débordée, se fait manipuler, a du mal avec ses collègues, bref, elle a perdu toute sa joie de vivre et sa confiance en elle. Ce sujet a été traité maintes et maintes fois, j’en entends parler tous les jours. C’est bizarre parce qu’en lisant le résumé, je n’ai pas été interpellée par ça, c’est la rencontre avec Benjamin, le jeune entrepreneur qui m’a décidée. Comme quoi le résumé a bien fait son rôle avec la phrase d’accroche Lui et sa petite troupe ont la joie contagieuse… .

Oui, mais voilà… effectivement, Benjamin et sa troupe (Carmen et Rayane) ne sont pas des tristes. J’aime beaucoup Carmen et ses premières fois…

En fait, Carmen qui n’est plus de première jeunesse a décidé de ne pas se laisser abattre par la fuite des ans et participe à des premières fois… par exemple poser nue et se faire peindre 🙂. Tu vois, c’est dans ces chapitres-là que je me régale parce que Raphaëlle Giordano est bourrée de nouvelles idées. Je ne vais pas te dire que c’est ce que j’aimerais faire, mais plutôt le concept d’essayer des premières fois (pour ne pas mourir idiot comme dirait mes enfants 🤣, ok je suis bien trop méfiante, casanière, bref, je m’éloigne du sujet 😏). Carmen est celle qui reprend sa vie en main et je cite repart à la conquête de sa vie et de sa liberté. Elle se bouge pour faire simple 🙂.

Ensuite, il y a la présentation de l’entreprise de Benjamin qui est sympa. En la découvrant, tu vois une Joy qui planifie tout, refuse les surprises et la perte de temps, se laisser convaincre par le jeune homme. Pourtant, elle n’y met pas du sien, n’a jamais le sourire et ne se déride facilement, elle en viendrait même à le perturber.

Ils sont tout à fait opposés, mais on le sait, les contraires s’attirent et c’est ce qui va arriver, mais on n’est pas dans une romance, ni une histoire d’amour, même si Joy est courtisée et folle de son patron (oui, je t’avais prévenu, rien de nouveau) époux de surcroit (bien sûr) de la patronne (évidemment) qui trompe son mari avec le stagiaire (ah ?).

Tout ça mélangé fait que… ça va exploser… comme les pop-corn et ça fait du bruit…

Bon… ou je suis passée complètement à côté du message ou il n’y en avait pas et tout va bien et c’était quand même un moment de lecture agréable même si je m’attendais à autre chose.

Alors, je te laisse le découvrir même si j’avoue que je ne t’en ai pas fait un très grand éloge, mais peut-être que toi tu l’as lu d’une autre façon et dans ce cas, n’hésite pas à me le dire, je serais ravie d’avoir un avis différent.

Je termine en te disant que c’est une lecture qui va te faire sourire, te redonner l’envie d’avoir confiance en toi et dans la vie et d’en reprendre le contrôle.

© Isabelle-Marie d’Angèle (janvier 2023).

À très vite…

D’écume et de sang – Mireille Calmel

Bonjour toi 😉

Je viens partager avec toi une de mes dernières lectures. Ce livre, je l’ai lu ou plutôt devrais-je dire dévoré de la première à la dernière page. Tu le sais, je suis une fan inconditionnelle de Mireille Calmel et j’achète les yeux fermés ses nouveaux romans. Celui-ci est écrit à la première personne, ce qui est assez rare chez cette auteure. Immédiatement, j’ai été happée par l’histoire.

La confession bouleversante de Jeanne de Belleville, pirate au courage inouï…

 » Je n’avais pas le droit de l’aimer. Pourtant, il nous a suffi d’un seul regard échangé pour que nous sachions que nous étions l’un à l’autre et que nous le resterions jusqu’à notre dernier souffle. Pas un instant je n’ai cessé de penser à lui, d’être à lui.

Alors, quand le roi de France me l’a arraché en toute injustice, tout cet amour, immense, éperdu, s’est transformé en haine. Et cette soif de vengeance a fait de moi l’être impitoyable que l’Histoire a retenu sous le nom de la « Tigresse bretonne’.

Pour que ma vérité s’entende, voici ma confession. Sans espoir de pardon. Et sans regrets. « 
Jeanne de Belleville,
dame de Clisson et de Montaigu. 25 avril 1359

Tout d’abord, si tu regardes la couverture de ce roman, tu sais que c’est d’une femme dont il va être question. Avec le mot écume dans le titre, tu penses à la mer, il n’y a qu’à voir les bateaux. Le mot sang t’indique qu’il ne va pas s’agir d’une histoire à l’eau de rose. L’héroïne est belle, rousse, la couverture a fait son travail, tu es happée.

Le résumé… La confession bouleversante de Jeanne de Belleville, pirate au courage inouï. Tout est dit dans la première phrase. Quand tu continues et que tu lis je n’avais pas le droit de l’aimer. D’accord, c’est une histoire d’amour.

Mais quelle histoire … Il n’y aucun répit dans ce roman historique. D’ailleurs, c’est souvent avec les romans de Mireille Calmel que je découvre l’Histoire. Si les professeurs d’Histoire avaient ce talent de conteur, ce serait magnifique et on ne s’ennuierait pas une seconde pendant leurs cours (parenthèse, ils sont un peu… 😂).

Tout commence par un regard. Jeanne tombe amoureuse au premier regard à 13 ans d’Olivier de Clisson, l’ennemi juré de son père. C’est à partir de là que toute la vie de Jeanne change, à cause d’une haine entre sa famille et celle des Clisson.

Les évènements s’enchainent, Jeanne est battue par son père et sa mère ne lui pardonnera jamais. Toutes deux le quittent et quand Jeanne se retrouve seule, sa maman étant décédée, elle devra à nouveau faire face à la haine de son père qui la mariera de force à un homme dont la méchanceté n’a pas de limite et dont la haine envers les Clisson est la même.

Entourée par les gens fidèles à la mémoire de sa mère et grâce à qui elle a été entrainée à se battre, à vivre auprès de la nature, elle saura faire face.

Olivier de Clisson, qui n’a jamais oublié le regard échangé avec Jeanne, veille de loin sur elle, et au fil de ma lecture, je suis stupéfaite par la force qu’il déploie pour protéger celle qui lui a ravi le cœur. Au gré de la vie de Jeanne, je découvre un amour profond, fidèle et solide qui résiste à toutes les épreuves même au-delà de la mort.

Oui, car Olivier de Clisson n’a pas que des amis et trahi, il sera décapité. Commence alors pour Jeanne, une seconde vie pour le venger. Sous la plume de Mireille Calmel, se dévoile alors la tigresse, sans état d’âmes pour tuer tous ceux qui ont trahi son mari et elle porte bien ce nom de Tigresse bretonne.

Je pourrai tellement encore te raconter mais je ne peux le faire sans spoiler aussi je te laisse découvrir Jeanne de Belleville.

Si tu aimes les romans historiques et les femmes combattante et combatives, ce livre est fait pour toi. Je te garantis de passer un moment de lecture exceptionnel.

© Isabelle-Marie d’Angèle (janvier 2023).

À très vite…

VENENUM – Sylvain Gillet

Bonjour toi 😉

Lorsque Sylvain Gillet m’a contactée pour le service de presse de son nouveau roman noir, je n’ai pas hésité alors que ce n’est pas mon genre de lecture de prédilection, comme quoi, la confiance dans l’auteur était réciproque puisqu’il m’a proposé de le chroniquer tout comme je l’avais fait pour Commedia Nostra.

Embauché sur une croisière transatlantique Lisbonne-New York, le guitariste Abel Diaz enquête, sans qu’on lui demande, sur la mort soi-disant naturelle de Orville Montgomery, un compagnon musicien parti trop tôt pour le Paradis du Blues.

En France, le commissaire Ange Amadeo fait face à une série de meurtres de prostituées.

Y a-t-il un lien entre tous ces crimes ? Une fois son neurone à intrigue titillé, ce guitariste au douloureux passé va remettre en question ce qui parait incontestable, en creusant des pistes et en se posant des questions dont sa compagne, la très bavarde guitare Linda, ne sera pas la dernière à se moquer.

Une investigation mêlant meurtres croisés de plus ou moins longue date et loufoqueries diverses, durant laquelle Abel fera face aux venins du passé qui continuent d’empoisonner le présent.

Lorsque je commence ma lecture, je me demande pourquoi je me suis laissée embarquer dans cette histoire. Je ne suis pas patiente et j’aime quand ça démarre rapidement. Ici, l’auteur doit planter le décor, faire les présentations et tout ça prend quelques pages. Je découvre le bateau, l’équipe de musiciens qui accompagne Abel Diaz ainsi que la très jolie fille d’Orville Montgomery. Puis débarquent les croisiéristes, puis le personnel, ça en fait du monde et du coup tous ces gens sont potentiellement coupables de meurtre si meurtre il y a.

Mais lorsque ça commence, je suis happée illico. Je retrouve la plume gouailleuse de Sylvain Gillet ainsi que son humour à la Audiard.

Abel Diaz est musicien. Son instrument fétiche ? La guitare, dénommée Linda, avec laquelle il dialogue souvent. Elle n’a pas sa langue dans sa poche et n’hésite pas à le remettre vertement à sa place, l’avertir des dangers, voire lui faire la tête si le guitariste ose jouer sans elle.

Je note d’ailleurs que les dialogues ne sont pas nombreux hormis ceux avec Linda et quelques interrogatoires menés à la façon Diaz. Abel se pose énormément de questions et celles-ci peuvent embrouiller le lecteur. Et justement…

Son ami, Orville Montgomery, est retrouvé mort dans sa cabine et c’est Abel qui a eu droit à son dernier coup de fil, l’appelant à l’aide.

Alors que tout un chacun affirme que le vieux jazzman est décédé naturellement, Abel Diaz pense le contraire et il va tout faire pour le prouver.

Et voilà la machine qui se met en marche, je suis ça très sérieusement, mais l’auteur a le don de me perdre dans les réflexions d’Abel Diaz. J’avoue qu’il se pose beaucoup de questions, mais elles auront toutes une réponse.

Sylvain Gillet n’a rien laissé au hasard et le tout est superbement bien ficelé. J’aurais bien aimé partager avec toi certaines répliques, mais sorties de leur contexte, elles ne veulent plus rien dire aussi, je te laisse les découvrir, tu ne seras pas déçu si tu es fan d’enquêtes policières.

Lorsque j’arrive dans les dernières pages, je suis scotchée parce que rien, mais alors rien ne m’avait préparé à cette chute, quoique… Tous les indices sont importants, n’oublie pas, et puis… pourquoi parle-t-on de ce commissaire Ange Amadeo (qui m’a bien fait rire) ? Je t’ai mis la puce à l’oreille ? Je t’ai donné envie de découvrir ce roman noir truffé de bonnes répliques ?

Je félicite chaleureusement l’auteur et le remercie tout autant pour ce bon moment de lecture.

© Isabelle-Marie d’Angèle (décembre 2022).

À très vite…

Au clair de la Louve – Tome 4 – Rime de Bervuy

Bonjour toi 😉

Je viens partager avec toi ma dernière lecture. Comme je l’ai déjà dit, je ne suis d’habitude pas fan de fantasy. Pourtant, ici, c’est quand même le 4ème tome que je découvre toujours avec autant de plaisir. Je me suis attachée à ces héros hors du commun, Maryhead est une sorcière et Renan un vampire, avoue que ce n’est pas habituel. Je te laisse découvrir ci-dessous le résumé et mon ressenti.

Une fois de plus, la famille Mancini vient assombrir l’horizon de Maryhead et Renan.

Les doutes et les questions se multiplient et les épreuves finissent par balayer toutes leurs certitudes. La réalité a différentes facettes.

Sauront-ils trouver un chemin autre que celui tracé pour eux par les fantômes du passé ?

Ce que j’aime chez cette auteure c’est qu’elle ne laisse rien au hasard. Quand tu crois que tout va s’arranger pour nos deux héros, il se passe un truc qui remet tout en question.

Maryhead est une sorcière immortelle qui se change en louve, c’est un personnage très fort, comme tu peux t’en rendre compte. Malheureusement ou heureusement pour le lecteur, sinon ce ne serait pas drôle, elle ne peut pas tout contrôler surtout quand un vampire, ici c’est une femme, Fedora Mancini, s’en prend à elle bien qu’elle soit censée être détruite.

Mais, tu vas me dire, un vampire est déjà mort non ? Là est le problème, et son âme alors, que devient-elle ? Ne voilà-t-il pas que, comme elle est très forte cette Fedora et surtout très méchante et machiavélique au possible, qu’elle peut reprendre forme dans un corps… tu ajoutes à ça qu’elle avait fait de Renan sa chose, ce vampire magnifique et amoureux de Maryhead, tu penses bien qu’elle ne va pas les laisser filer leur belle histoire sans s’en mêler.

Renan, est un seigneur obscur (n’hésite pas découvrir les tomes précédents pour savoir comment il l’est devenu), peut vivre le jour, parfois, boire un peu d’alcool, mais n’avale rien d’autre que du sang quand il doit se nourrir, veille sur sa jolie sorcière, mais à son tour, il peut devenir fou, surtout lorsque l’auteure aussi diabolique que ses héros, s’amuse à semer des embûches que tu n’imagines même pas sur leur chemin.

Alors, que dire de ce nouvel opus si ce ne n’est que j’ai compris rapidement qu’il y aurait une suite, car il est quasiment impossible d’abandonner ainsi nos personnages sur ce goût d’inachevé. En effet, rien n’est terminé, loin de là, surtout quand le passé s’en mêle et ajoute son grain de sel, histoire de redistribuer les cartes. Je pourrais même dire que tout va recommencer.

Je félicite chaleureusement l’auteure qui garde son lecteur en haleine jusqu’au bout. Je n’ai détecté aucun temps mort et ne me suis jamais ennuyée. Ce livre de 450 pages t’embarque au pays des vampires, des sorciers, des loups-garous, sans que jamais tu ne penses que ça ne peut pas exister.

Rime de Bervuy crée un univers, le sien où elle excelle, tout y est possible et j’en redemande alors que ce n’est franchement pas mon genre de prédilection. Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais et surtout accepter de se laisser emporter dans un monde imaginaire presque réel.

Pour les adeptes de fantasy, je le recommande fortement, pour les plus timides, croyez-moi, vous ne serez pas déçus du voyage.

À très vite…

Un peu, beaucoup, à la folie – Liane Moriarty

Bonjour toi 😏

Voilà ce que j’écoute en écrivant ce billet, tu l’écoutes avec moi ?

Maintenant que tu es dans la même ambiance que moi, je partage avec toi mon retour de lecture.

Trois couples épanouis. De charmants enfants. Une amitié solide. Et un barbecue entre voisins par un beau dimanche ensoleillé : tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment. Alors, pourquoi, deux mois plus tard, les invités ne cessent-ils de se répéter : « si seulement nous n’y étions pas allés » ?
Après le succès du Secret du mari, traduit dans 55 pays, et de Petits secrets, grands mensonges, adapté par HBO, Liane Moriarty continue de dévoiler la noirceur qui rôde sous les vies ordinaires et nous plonge au cœur des redoutables petits mensonges et des inavouables secrets de l’âme humaine… Fin, décapant, et jubilatoire.

Tu le sais, ce n’est pas le premier roman que je lis de cette auteure. Une fois de plus, Liane Moriarty m’emmène dans son univers stressant, angoissant, où je me pose mille questions à la fois et où j’ai envie de tourner les pages pour connaître la fin.

Mais qu’est-ce qu’il y a bien pu arriver ce jour de barbecue ? Je te garantis que tu vas en feuilleter des pages et en découvrir des secrets avant de tout pouvoir mettre bout à bout et enfin comprendre ce qui s’est réellement passé. Je me suis même dit un moment ah ce n’était que ça, pas la peine d’en faire tout un flan. Oui, mais voilà, l’histoire n’était pas finie…(tu m’étonnes 😂)

Clémentine et Erika sont amies. Enfin c’est ce que je lis et crois au début du livre, mais au fur et à mesure que je découvre leur vie, je m’interroge sur leur amitié et surtout sur Erika.

De secrets en révélations, je reste coite. Au fil du roman, tu te rends compte que ce barbecue finalement était ordinaire, mais…

Voilà tout est dans le mais…

Des couples qui se connaissent relativement bien, qui se disent amis, mais quand on tente d’ajouter d’autres personnes à ces amis, les conflits commencent, la jalousie et les questionnements apparaissent. Autour d’un verre, les langues se délient pour certains alors que d’autres sont en retrait, et justement ceux qui se mettent à part savent peut-être ce qui s’est réellement passé. Oui, mais voilà, quand on ne supporte pas trop l’alcool, la mémoire se fait la malle, ce n’est vraiment pas de chance !

Le comble c’est qu’au fil des pages ton avis évolue sur tel ou tel héros. À tel chapitre tu l’aimes, au suivant il t’insupporte et t’agace. Tous ces héros ont chacun leur caractère, leurs problèmes et tout s’imbrique parfaitement au fil des découvertes.

À ce petit monde s’ajoute un voisin grincheux… Quel rôle joue-t-il dans ce fichu barbecue ? Oui c’est bien ce que tu te demandes au fil des pages, parce qu’il s’invite régulièrement dans les conversations et puis un jour, on n’en parle plus… enfin presque plus…

Je te laisse à tes questionnements sans réponse, mais peut-être l’as-tu lu, il n’est pas récent ce bouquin, mais j’aime bien aussi piocher dans ce qui est paru il y a quelque temps, je ne suis pas dans l’actualité et je peux me faire ma propre idée sans être spoiler.

Bonne lecture.

Mais au fait, que lis-tu ?

Pour terminer en musique, voici ce qui est apparu sur mon flow 🎶

À très vite…

La cerise sur le gâteau – Aurélie Valognes

Bonjour toi 😉

Voici enfin mon retour de lecture sur La cerise sur le gâteau d’Aurélie Valognes. On connaît l’auteur pour son goût des titres faisant référence à des expressions, tu te souviens certainement de Mémé dans les orties, Au petit bonheur la chance (dans ma PAL donc pas encore lu 😁)En voiture Simone (je l’ai lu sous le titre Nos adorables belles-filles), Minute Papillon et son dernier pas encore acheté La ritournelle.

J’imagine que tu sais aussi ce que veut dire La cerise sur le gâteau, non ? c’est tout simplement, le petit truc positif qui vient s’ajouter à tout ce qui va déjà bien, ça pourrait être ça c’est le pompon 😂 quoique quelquefois, ce n’est pas toujours positif, bref !

On est parti pour mon retour de lecture dont je te présente le résumé 👇

La vie est mal faite : à 35 ans, on n’a le temps de rien, à 65, on a du temps, mais encore faut-il savoir quoi en faire…

Bernard et Brigitte, couple solide depuis 37 ans, en savent quelque chose.

Depuis qu’elle a cessé de travailler, Brigitte profite de sa liberté retrouvée et de ses petits-enfants. Pour elle, ce n’est que du bonheur. Jusqu’au drame : la retraite de son mari !

Car, pour Bernard, troquer ses costumes contre des pantoufles, hors de question. Cet hyperactif bougon ne voit vraiment pas de quoi se réjouir. Prêt à tout pour trouver un nouveau sens à sa vie, il en fait voir de toutes les couleurs à son entourage !

Ajoutez à cela des enfants au bord de la crise de nerfs, des petits-enfants infatigables, et surtout des voisins insupportables qui leur polluent le quotidien…

Et si la retraite n’était pas un long fleuve tranquille ?

Un cocktail explosif pour une comédie irrésistible et inspirante.

Déjà en découvrant le résumé, je me suis dit : C’est un drame d’être à la retraite ?

Effectivement, pour Bernard, c’est la catastrophe. Il n’accepte pas du tout d’être mis ainsi sur la touche, au point même de renvoyer un CV à son entreprise au cas où ils auraient besoin de lui parce que les jeunes qui le remplacent ne savent pas faire et que lui, il sait !

D’entrée, j’entends parfaitement son mal-être. Pourtant, je me dis que la retraite n’arrive pas du jour au lendemain. Elle se prépare. D’ailleurs, Aurélie Valognes, par l’intermédiaire de son héroïne Brigitte, t’en parle avec ses week-ends de comment gérer sa retraite, ce qu’il faut faire pour ne pas être toujours dans les pattes de son conjoint, parce que tu comprends bien que, lorsque tu es 8 h par jour au boulot, te retrouver le même temps et plus avec ton ou ta chérie, ça devient compliqué. On a bien vu pendant le confinement tous ces couples qui se sont séparés parce qu’ils ne se supportaient pas.

Comment dire… Évidemment, que c’est un bon moment de lecture, parce que tu t’amuses du comportement de Bernard qui passe de ne rien faire à tout faire exagérément. Bien sûr que le tri, l’écologie, le manger sain, prendre soin de la planète c’est bien et c’est ce qu’il faudrait faire, mais j’ai trouvé le trait poussé un peu trop loin. J’entends tous les jours ce qu’il faut ou ne pas faire, j’entends tous les jours comment trier ses poubelles, qu’il faut manger sain, qu’il faut faire du sport, ne pas utiliser trop sa voiture (pour la pollution je parle hein ! pas pour le prix de l’essence remarque ça aide 😂), faire de la récup (ce mot me saoule d’avance, c’est vrai que récupération c’est plus long à dire et ça fait moins joli), customiser ses vêtements ou autre chose (le rendre à ton goût traduire lui donner une seconde vie)… alors, je ne suis pas du tout contre ça, mais je n’avais pas envie de le lire à toutes les pages. Voilà ! J’ai la fâcheuse impression qu’aujourd’hui, nous devenons tous des assistés, nous ne savons plus rien faire tout seuls, il faut qu’on nous conseille.

Bien sûr que les scènes sont amusantes, c’est du Aurélie Valognes quand même ! Alors justement… J’ai été déçue ben oui !

Alors oui j’ai aimé parce que c’est fluide, facile à lire et j’avoue que j’aime la plume d’Aurélie Valognes. J’hésite quand même à acheter pour l’instant son dernier. C’est très axé sur la retraite et tous ses tracas et je n’avais pas l’impression pourtant que les retraités vivaient ce repos comme « forcé ». Quand on lit ses remerciements et le pourquoi de ce roman écrit pendant le confinement, je comprends ce qu’elle a voulu faire passer comme message, mais je reste un peu dubitative. Cet opus ne sera pas mon coup de cœur.

Pourtant, il y a des moments de franche rigolade notamment avec les voisins, je te laisse les découvrir. Mais là encore, je trouve le trait forcé et la cerise sur le gâteau… à mon avis, il y en a plusieurs. C’est tellement beau pour être vrai… mais c’est un roman, ne l’oublions pas.

Bon… en relisant ma prose, j’ai l’impression de l’avoir sabré 😂 ce n’est pas le cas, juste mon ressenti. Et non, je ne me suis pas servie de ce roman pour déverser ma colère 😂 c’est juste qu’en le lisant voilà ce que j’ai ressenti, une sorte d’agacement qui ne m’a pas lâchée.

Est-ce aussi parce que je suis une toute jeune retraitée (anticipée et obligée, mais c’est un autre sujet) et que je ne le vis pas du tout de cette manière, mais plutôt à la manière de Brigitte qui vit ça comme une liberté retrouvée, notamment pour faire ce que je veux quand je veux ?

La semaine prochaine, si je l’ai terminé parce que c’est un pavé quand même, je te parle de À la recherche d’Alice Love de Liane Moriarty. J’aime beaucoup cette auteure et là l’écriture n’est pas la même.

Alors toi, as-tu lu et connais-tu Aurélie Valognes ? Peut-être que tu n’as pas du tout le même avis sur ce retour de lecture? On en discute en commentaires.

Connais-tu Liane Moriarty ? J’ai lu Petits et grands mensonges et Le secret du mari. Sinon que lis-tu ?

À très vite…

Permets-moi de t’embrasser (tome 2)- Beth Holland

Bonjour toi 😉

Je te présente aujourd’hui mon retour de lecture sur le tome 2 de Permets-moi de t’embrasser. Evidemment, il serait bien que tu aies découvert le premier tome, sinon, tu ne vas pas comprendre le cheminement des protagonistes. Je te fais un petit rappel du premier tome par le biais du résumé, le titre : Demande-moi de t’embrasser.

Malgré ses 26 ans, Benjamin ne laisse aucune place pour l’improvisation et les sentiments ! Rester maître de mes choix de conquêtes, ne jamais tomber amoureux, sont quelques-unes des règles du jeune homme, play-boy collectionneur d’aventures.

Leur travail, au sein de Shows & Events, va les amener à coopérer pour l’ouverture d’une nouvelle agence.
Entre les règles que chacun s’impose et celles mises en place par leurs dirigeants, leur collaboration promet des étincelles et même quelques feux d’artifices…

Voici le tome 2

L’arrivée de Benjamin au sein de l’agence de Shows & Events a bouleversé les habitudes bien trop ordonnées de Marie. Approchant les 40 ans, la nouvelle directrice a de plus en plus de mal à rester de marbre face à son assistant. Cependant, difficile de faire confiance à ce jeune homme au passé trouble.
Lui qui vivait sans attache en enchainant les aventures, Benjamin envisage maintenant de revoir son mode de fonctionnement. Malheureusement, les souvenirs douloureux remontent à la surface et l’empêche encore d’envoyer valser ses résolutions.

Dans le 1er tome, je fais connaissance avec Marie, jeune femme de 40 ans, maman d’une adolescente. Marie est veuve et n’a jamais oublié son mari, s’est jetée avec passion dans son travail, a élevé sa fille seule, et s’est imposé des règles strictes dont celle-ci, faire passer Charlotte avant tout. L’amour n’a pas sa place.

Ici, je retrouve Marie qui a été chamboulée par l’arrivée de son assistant Benjamin, âgé de 26 ans, qui ne la laisse pas indifférente.

Chamboulée jusqu’à quel point ? Remettre en cause tout ce qu’elle a construit depuis des années, à savoir la reconnaissance dans son job où la consécration dans cet opus est à portée de main ? Elle ne le veut pas. Mais le cœur a ses raisons que la raison ne connait pas et le beau Benjamin pourrait bien la faire changer d’avis.

Mais qui est véritablement Benjamin ? Celui qu’il prétend être ? Il n’a tout d’abord pas daigné avouer de qui il était le fils. Ensuite, alors qu’il semble amoureux de Marie, celle-ci se rend compte qu’il n’est pas toujours clair dans ses affirmations. Il est parfait dans son travail, elle n’y trouve rien à redire, mais dans sa vie amoureuse ce n’est pas si évident.

Pourtant Marie a envie de lui faire confiance. Tout au long du roman, je navigue entre l’agacement et susurre à l’oreille de Marie de ne pas se laisser avoir, et tout comme elle, j’évoque l’idée de donner une seconde chance à cet homme brisé.

Brisé ? Il l’a été. Par une femme qui l’a détruit, ce qui explique sa manière bien à lui de gérer ses amours. Mais avec Marie, il ne peut pas agir de la même façon. Adieu, les coups d’un soir, les fuites sans un mot, les bobards à dix balles que ses conquêtes avalaient sans broncher. Il est amoureux et hésite.

J’ai donc deux héros fous l’un de l’autre qui n’osent pas se lancer dans une belle histoire. À mes yeux, Marie est parfaite. Lui, beaucoup moins. Elle a quarante ans, il en a vingt-six et ça se voit dans sa tête.

Pourtant, l’auteure a su trouver les mots pour qu’ils s’accordent enfin et je me suis laissée prendre au jeu de cette séduction.

L’amitié est présente ainsi que la famille et la fille de Marie exprime également son rôle d’ado dans l’histoire. J’avoue que Beth Holland ne l’a pas épargné ce Benjamin, et une fois encore, j’en ai voulu à cet homme. Il a géré, il a expliqué et je reconnais que je n’aurais peut-être pas été aussi indulgente que Marie.

Des flash-backs m’ont parfois déroutée, mais ils ont leur place afin de comprendre parfaitement les réactions des héros. Chaque protagoniste a un passé comme tout un chacun et c’est grâce ou à cause de lui que nous devenons ce que nous sommes.

Dans ce 2ème tome, j’ai bien aimé aussi l’explication du titre. Un verbe peut parfois tout changer…

Si tu aimes la romance, les beaux et bons sentiments, ces histoires, tomes 1 et 2 sont pour toi. C’était agréable ce moment avec ces héros, pourquoi ne les embarquerais-tu pas dans ta valise pour les vacances, sachant que ces romans se lisent à tout moment de l’année.  

La semaine prochaine je te parlerai de La cerise sur le gâteau d’Aurélie Valognes.

À très vite…

La louve Cathare (Tome 2) – Mireille Calmel

Bonjour toi 😏

Si tu veux connaître mon avis sur le tome 1 c’est ici. J’avoue, j’ai mis du temps pour lire le second tome. Non pas parce que je n’avais pas envie, plutôt parce qu’il est paru en février 2021 et que je voulais le garder en attendant qu’un autre livre de Mireille Calmel sorte. C’est chose faite, D’écume et de sang est paru le 19 mai, avis aux amateurs 😊.

Voici donc mon avis 👇.

1229, abbaye de Montmartre. Deux ans que Griffonelle, l’effrontée, se morfond dans son couvent.
Loin du jeune roi qui l’aime passionnément, mais aussi de la fabuleuse mine d’or, en pays cathare, dont elle détient le secret.
Alors que le roi, décidé à s’emparer de l’incroyable trésor, s’apprête à lancer un ultime assaut contre la forteresse de Cabaret, Griffonelle s’échappe de sa geôle et parvient à rejoindre la Montagne Noire. Mais elle n’est pas seule à guetter sa vengeance…
Dans les entrailles du massif, un homme sans visage attend son heure. L’heure où le passé
devra ressurgir dans un terrible affrontement avec la Louve cathare…

Je ne vais pas te mentir, je suis fan à 200% de Mireille Calmel, alors je vais tenter de rester objective.

C’est une belle suite au tome 1 et comme toujours Mireille Calmel nous entraîne tambour battant dans son univers. Je reprends ce que dit Femme Actuelle « Mireille Calmel n’a pas son pareil pour camper des héroïnes du Moyen Âge hypermodernes. » Tout est dit.

Je retrouve ici Griffonelle abandonnée par le roi de France, le futur Saint-Louis, dont elle est amoureuse. Les sentiments sont réciproques, mais Louis, est surveillé par sa mère Blanche de Castille. Celle-ci ne supporte pas la jouvencelle. Ce qui au départ pourrait être une amourette, devient au fil des pages, un amour partagé.

Griffonnelle est en danger, car elle détient la carte d’une mine que Na Loba aimerait récupérer. Elle n’est pas la seule et une course poursuite et contre la montre se déroule.

Griffonnelle n’en peut plus d’être enfermée. Grâce à Triboulet, le nain qui lui a tout appris, assassiné à la fin du premier tome, elle joue la comédie à la perfection et les religieuses se laissent prendre à son histoire. Elle avoue qu’elle veut prendre le voile et que ses sentiments pour Louis ont évolué. Un jour, dans le jardin qu’elle désherbe sous la surveillance de la mère supérieure, elle découvre un coffret. Une fois ouvert, elle y trouve à l’intérieur une relique de Saint-Denis.

Elle fait en sorte que le roi puisse venir la regarder et en profite pour le tromper, l’aimer pour la première fois et s’enfuir.

À partir de là, le rythme s’accélère. J’apprends pourquoi Na Loba déteste tant Griffonnelle, ainsi que les liens qui l’unissaient avec sa mère Mahaut et Triboulet.

Je découvre un mystérieux personnage masqué, intéressé par Griffonelle. Quelles sont ses intentions ?

J’assiste à un combat sans merci alors que la nature se met en colère et sous une pluie torrentielle, Griffonelle voit disparaître la femme qui la haïssait tant. Pourtant, les sentiments qui les animent toutes les deux, quels sont-ils ? Entre haine et amour, il n’y a qu’un pas. Na Loba se serait-elle mise en danger pour la sauver ?

J’admire une Blanche de Castille froide autant qu’amoureuse pour parvenir à ses fins, intransigeante et craignant pour son fils Louis. Une femme forte qui sous la plume de Mireille Calmel déploie des allures de grande reine. Petite fille d’Aliénor d’Aquitaine, elle a de qui tenir, quand elle prend les armes et revêt sa côte de maille.

Une fois de plus, c’est un coup de cœur pour ce roman et cette héroïne, la louve cathare. Elle porte bien son nom, tout comme l’animal, elle protège les siens. Tu comprendras au fil des pages pourquoi, je trouve que cette appellation lui va comme un gant.

Beaucoup de suspense est distillé jusqu’à la dernière page. L’amour est omniprésent, parfois si proche de l’amitié que ces sentiments se mêlent. Qui est le méchant ? À qui faire confiance ? Jusqu’où ira Louis pour sauver Griffonelle ?

Tout au long du roman, la vengeance règne en maître. Gagnera-t-elle ? À quel prix ? Je te laisse découvrir ce tome 2 d’une louve cathare, fière et attachante malgré tout.

Et toi ? Connais-tu les romans de Mireille Calmel ? J’ai eu la chance de la rencontrer et même de l’interviewer. Elle est adorable et très à l’écoute de ses lecteurs.

À très vite…

L’impossible pardon – Martine Delomme

Bonjour toi 😉

Comme promis, voici mon retour de lecture de la suite de Après les ténèbres.

Force du destin ? Hasard malheureux ? Le monde de Marion vacille avec le retour de celui qu’elle a aimé avec passion huit ans plus tôt. Et dont elle n’a pas pardonné les silences et l’abandon…
Marion, femme dans la tourmente qui s’engage aussi, par son métier de journaliste, à faire toute la lumière sur un trafic de vin dans sa région de Montauban.

Il y a huit ans, Fabien a disparu sans explication, quittant la France et Marion, son bel amour. Un choc familial puis une longue errance l’ont fait changer de vie, il est devenu propriétaire de vignoble. Mais, force du destin ou jeu du hasard, à Montauban, il revoit celle qu’il a tant aimée. Marion a tourné la page, non sans douleur. Elle a épousé Romain qui travaille lui aussi pour la filière viticole et qui a adopté son petit garçon. A ces retrouvailles qui viennent troubler son bonheur tranquille, une affaire de vin frelaté expose Marion, journaliste d’investigation pugnace, à de nombreux dangers…
Avec la résurgence du passé, sombre et douloureux, les anciens amants devront faire face à leurs sentiments exacerbés, et à leur difficulté à trouver le chemin du pardon.
Tant de secrets et de non-dits les ont séparés…

Comme je te l’ai dit, c’est en découvrant le résumé que j’ai compris que ce roman était la suite des aventures de Marion et Fabien.

Ici, je retrouve la jeune femme mariée à Romain et maman d’un petit Lucas de 7 ans. Romain est tonnelier et Marion journaliste.

Fabien s’est installé en Italie. Il y produit du vin et porte maintenant le nom de Fabien Santarelli. À toi de découvrir comment il en est arrivé là.

La rencontre avec Marion n’aurait jamais dû avoir lieu sauf s’il était écrit qu’ils devaient à nouveau se trouver face à face afin de terminer ce qu’ils avaient commencé.

Lorsque j’ai lu le titre de cette suite, j’ai imaginé immédiatement que Marion ne pourrait jamais pardonner à l’ancien notaire sa fuite et son refus de communiquer. Il l’a abandonnée tout simplement.

C’est d’ailleurs ainsi que ça se déroule. Marion ne veut absolument plus parler à Fabien, elle est heureuse avec Romain et a refait sa vie. Quand je réalise que Lucas n’est pas le fils de Romain et qu’il a sept ans, je pense que si je fais le rapprochement facilement entre le départ de Fabien et l’âge du gamin, Fabien va aussi s’en apercevoir rapidement. C’est ce qu’il fait, mais, j’admire sa dignité, surtout lorsqu’il comprend qu’il a tout perdu en fuyant ses responsabilités, 7 ans auparavant. Le passé l’a rattrapé. Quant à Romain, qui ne se doute de rien, j’ai mal pour lui. Mais, c’est quelqu’un de bien, attachant et sympathique, tu t’en rendras rapidement compte au fil des pages.

Seulement, tu te doutes bien qu’un élément déclencheur va perturber tout ce que Marion a réussi reconstruire. À nouveau, elle va devoir faire face à l’impossible et abominable vérité. Vers qui va-t-elle se tourner ? Alors que sa famille est restée présente autour d’elle, c’est à Fabien qu’elle demande de l’aide. Les sentiments très forts qu’ils avaient ressentis l’un pour l’autre n’ont pas disparu.

Fabien est très discret et ne s’impose aucunement dans la nouvelle vie de la jeune femme, il n’en reste pas moins qu’il a encore les mêmes sentiments pour elle et découvrir qu’il est père, le pousse à vouloir s’engager un peu avec son fils, lui qui a tant souffert de l’éloignement d’avec le sien.

L’impossible pardon peut réserver d’étranges surprises. Moi-même, j’ai trouvé certaines réactions de son entourage nobles et généreuses, notamment celle de la maman de Marion.

Le danger rôde, mais de qui vient-il ? Toujours avec brio, la plume de Martine Delomme m’a embarquée dans un suspense qui m’a tenue en haleine jusqu’à la dernière page.

Je te laisse lire cette suite où j’ai rencontré une Marion, à nouveau forte et fragile à la fois.

La semaine prochaine, je te ferai découvrir le tome 2 de La Louve cathare de Mireille Calmel.