Je dis Poésie – Mai

Bonjour toi 😉.

Une fois de plus, j’ai griffonné quelques vers pour saluer le mois de Mai qui pour une fois sous ma plume s’est rebiffé 😉.

Salut, joli mois de Mai
Alors, on fait ce qu’il te plait ? 
Ah non, ça ne va pas recommencer
Avec ce En mai, fais ce qu’il te plait !
J’en ai assez !

Mai se rebiffe !
C’est comme une gifle.
Est-ce lui qui renifle ? 
Sûr que c’est pas le merle qui siffle
Mai est agressif.

Il a décidé
De faire ce qu’il lui plait. 
Ah ça ne va pas recommencer
Cesser de, les choses me dicter,
Vous me faites pleurer. 

Assez de ce soleil
Qui vous fait une couleur de miel. 
Regardez les abeilles
Mai ou pas Mai traditionnel
Elles restent opérationnelles. 

Mais, joli mois de mai
Je te connais,
Tu ne peux pas abandonner
Après toi, arrive l’été
Et les beaux jours tu promets. 

Ne fais pas ta mauvaise tête
Même si ton cœur n’est pas à la fête
Mène l’enquête
Pas de tempête,
Mai, tu es la vedette. 

Pars à la conquête
Mets ta Jacquette
Fais des claquettes
Et des courbettes
Bonjour Mai Starlette. 

Ça y est, tu as gagné
Je suis à tes pieds
Foi de Mai,
Ne viens pas grogner
Ni frissonner.

Je fais ce que je peux
Pas toujours ce que je veux
Pour t’en mettre plein les yeux
Avec un ciel pas toujours bleu
Essaie de rester joyeux. 

© Isabelle-Marie d’Angèle (Mai 2022)




À très vite…

MaLou, j’ai rétréci

Bonjour toi 😏

Cette semaine MaLou était avec Pilou. Celle-ci lui montrait son cahier d’inventions multiples. Très affairée, elle expliquait à sa grand-mère :

— Là, tu vois, tu traces le chemin pour que la souris attrape le fromage.

MaLou est en admiration devant l’imagination de la gamine, mais elle ne comprend pas tous les codes, alors quand elle désigne la route empruntée par l’animal, Pilou se met à rire.

— Mais non, c’est pas ça !

Explications à l’appui, Pilou lui montre ce qu’il faut faire. MaLou reste perplexe et remarque que ce n’est pas clair. Pilou tourne la page et passe à autre chose. MaLou ne peut s’empêcher de dire qu’il y a des fautes et que Pilou est quand même assez grande pour écrire correctement.

— Oui, mais là j’avais rétréci !

Stupéfaite, MaLou éclate de rire.

— Comment ça rétréci ?

— Ben oui, je n’avais pas grandi, j’étais plus petite.

Effectivement, sur certaines pages, MaLou remarque la différence de formulation des phrases. Elle rit encore de la réaction de Pilou et celle-ci se joint à elle.

— C’est bien quand on rigole toutes les deux, hein, MaLou.

— Tu sais, moi aussi, j’avais des cahiers où j’inventais des mots croisés.

— Tu me feras voir ? J’aime bien ça. D’ailleurs, celui que tu m’as acheté pour mon anniversaire, je l’ai terminé, celui avec les poissons où je fais travailler Ciel, il est bien rempli aussi.

Pilou a en effet décidé de faire travailler son poisson. C’est lui le dénommé Ciel. Elle note ses progrès, ce qu’il a à faire et s’il y parvient.

MaLou n’est pas certaine que le poisson rouge est capable de faire tout ce que Pilou lui demande, mais elle ne dit rien.

C’est chouette les vacances pour MaLou alors quand elle entend Pilou dire à sa sœur de 4 ans sa cadette :

— Je mets mes baskets neufs pour sortir.

Et que Lou répond :

— Moi je mets les huit.

MaLou éclate de rire à nouveau. Décidément, ces enfants ont de ces réflexions.  

À très vite…

J’aime un voyou au grand cœur

Bonjour toi 😉

Je partage le chapitre 3 de ma nouvelle histoire…

Chapitre 3

Je rangeais mon arme dans le tiroir de mon bureau. Kawas, comme un pantin surgi de sa boite, déboula et m’apostropha aussitôt, l’œil rieur, ce qui eut le don de m’agacer au plus haut point.

 — Tu as fait connaissance avec le directeur ?

— Et ?

Mon collègue se renfrogna.

— Je rigole.

— Je ne vois pas pourquoi. Ce mec m’a mis de mauvais poil illico. Il s’attendait à découvrir un homme commandant.

J’entendis Théo siffler et son sourire me fit démarrer au quart de tour.

— Crache le morceau, qu’est-ce que tu connais sur lui ?

— Il est beau gosse.

— Je n’ai pas trouvé.

— Pas à moi commandant. Toutes les femmes qui le rencontrent flashent sur lui, tu n’as pas pu y échapper. Avoue qu’il est craquant.

— Arrête Théo, je l’ai interrogé et je n’ai rien compris. J’ai la fâcheuse impression qu’il s’est foutu de moi. Le vol ne l’inquiète pas outre mesure et il est persuadé que c’est une affaire qui va se régler en moins de deux.

— Tu pourras raconter ça au maire, il est dans l’entrée.

Je me levais et regardais par la vitre qui donnait sur le hall. En effet, Antoine Carlin se présentait face à mon collègue à l’accueil. Je décidais d’aller à sa rencontre.

Antoine, je le connaissais bien et il venait certainement pour l’effraction sur son coffre à la banque. J’allais en apprendre davantage. Immédiatement, il me sourit et me tendit la main.

— Bonjour commandant.

— Monsieur le maire.

Je l’invitais à me suivre. Théo s’effaça pour le laisser entrer.

— Qu’est-ce qui vous amène ?

— J’ai reçu ça ce matin !

Il me donna un papier que je déchiffrais avec surprise.

Tu oublies ton idée de couper les arbres pour implanter ton supermarché et tu récupères ton argent. Il y a d’autres endroits pour le construire ton magasin, les arbres n’y sont pour rien, si tu as envie de grandeur.

Théo lut par-dessus mon épaule et murmura.

— C’est déjà arrivé dans une commune, ça ne vous rappelle rien commandant ?

Mon collègue reprenait le vouvoiement dès que nous n’étions plus seuls.

Effectivement, je me souvenais d’un cas similaire il y a quelques années. Mais le maire n’avait pas répondu aux exigences du corbeau. L’argent avait donc été distribué aux plus démunis de la ville.

— Le retour de Robin des Bois moderne, ajouta Kawas.

Je sentis immédiatement qu’il enviait ce héros et qu’il n’était pas contre cette initiative.

— Vous me retrouvez tous les papiers concernant cette affaire et…

— Pas la peine, commandant, je vais faire ce qu’il demande.

Stupéfaite, je contemplais Antoine.

— Mais enfin, si vous le laissez faire, il renchérira sur n’importe quoi la prochaine fois.

Il reprit.

— Il a raison. Pourquoi détruire tous ces tilleuls ? La commune compte de nombreuses personnes qui aiment aller s’y reposer. Je vais me débrouiller avec le conseil municipal.

— Pourquoi êtes-vous venu alors ? demandais-je perplexe.

— Pour que vous abandonniez cette affaire de vol.

Kawas me regarda et haussa les sourcils. Je compris immédiatement son petit jeu.

— Antoine, c’est parce que les prochaines élections approchent que vous vous comportez ainsi ?

— Laissez tomber.

Il me tendit la main et s’en alla.

— Mais qu’est-ce qu’il vient de se passer ? Tu peux m’expliquer ?

Je m’installais sur le coin de mon bureau.

— C’est très étrange, François Destrée me parlait justement des tilleuls lors de notre entretien. Il était tellement sûr de lui que je suis presque certaine que c’est lui qui a fait le coup.

Kawas se pencha vers moi et glissa.

— Tu devrais aller faire un tour à la salle de sports. Tu ne devrais pas être déçue.

Il me fit un clin d’œil et quitta mon bureau.

François Destrée avait un corps d’athlète irréprochable grâce aux heures d’entraînement auxquelles il s’adonnait.

Tôt le matin, il se rendait au mur d’escalade où il était certain de rencontrer peu d’adhérents. Agile comme un singe, il grimpait sans aucune difficulté. Jordan Calamine l’accompagnait pour le surveiller et tenir la corde de sécurité.

François avait 37 ans, mais il n’affichait pas son âge. Habillé d’un collant noir et torse nu, il montait de plus en plus haut. Il posait ses pieds sans aucune hésitation sur les prises, ses mains s’accrochaient sans trembler et Jordan regardait ce corps se déployer avec plaisir. François était beau, musclé, et le tatouage dessiné au bas du dos s’élargissait à chaque mouvement. Arrivé au plafond de la salle, il redescendit à la manière de l’homme-araignée. Jordan craignait toujours qu’il s’écroule et se blesse, mais François se déplaçait avec une dextérité infaillible.

Il détacha son harnais et sourit à son collaborateur et ami. Celui-ci soupira et avoua :

— Ces histoires finiront mal, un jour tu te feras gauler.

Destrée haussa les épaules. Jordan reprit :

— Je connais le commandant Merlin. Elle ne te lâchera pas comme ça.

Il éclata de rire.

— Je m’attendais à avoir un homme en face de moi et je découvre une jolie femme. Elle ne me fait pas peur.

— Quand vas-tu arrêter tes bêtises ?

François s’essuya les mains couvertes de magnésie et gronda :

— Tu appelles ça des bêtises, détruire des tilleuls âgés de plus d’un siècle pour y bâtir un hypermarché ? Il a un grand champ isolé et désert, qu’il y aille !

— Tu l’as dit toi-même, c’est isolé !

— Il construira des parkings.

François passa un tee-shirt sur son torse et aida son ami à ranger le matériel. Puis il saisit son sac de sport.

— Je rentre chez moi prendre une douche. Je te retrouve à la banque.

Alors qu’il montait dans sa voiture, celle de la police se garait à côté. Il reconnut le commandant.

— Bonjour monsieur Destrée. Vous êtes matinal ?

Je fixais le directeur. Moulé dans un collant noir, je ne pouvais détacher mes yeux de ses jambes fuselées. Quel bel athlète.

— Satisfaite ?

Je levais la tête et rencontrais le visage rieur de mon vis-à-vis. Debout, les bras croisés à côté de sa portière, il me regardait. Agacée, je rétorquais.

— Plutôt surprise, je n’imaginais pas un directeur de banque comme ça.

— Vous me voyiez, les lunettes accrochées sur le nez, cheveux grisonnants ? Quel cliché !

Je lâchais un sourire.

— C’est un peu comme vous qui pensiez découvrir un homme commandant.

Il rit. Dieu qu’il était beau. Je chassais cette idée aussitôt.

— Pourquoi êtes-vous ici de si bon matin ? Un vol ?

Il s’était approché de moi et je sentais le parfum de son déo. La pub de Axe me vint subitement à l’esprit. Je n’allais pas me laisser aller à ce genre d’âneries et tomber en pâmoison devant cet homme.

— Quel sport pratiquez-vous ?

Je compris que la question le surprenait. Il recula et monta dans sa voiture.

— Désolé, je suis pressé. Prenez un rendez-vous si vous souhaitez en savoir davantage sur ma personne.

Stupéfaite, je le regardais faire demi-tour et disparaitre au coin de la rue.

À très vite…

Jeux d’écriture

Bonjour toi 😉

Ici il était demandé ceci votre personnage se promène, croise une boite à livres, en choisit un et en l’ouvrant lit la phrase suivante « Je n’attendais que vous, rendez-vous demain même heure, même endroit ». A vous d’imaginer la suite…

Voici ma participation 👇

Comme tous les jours, Timothée sortait accompagné de son chien et de sa canne. Le premier tirait pour le faire avancer plus vite et la seconde l’aidait justement à marcher plus vite.

Comme tous les jours, il passait devant la cabine téléphonique rouge qui, parait-il, renfermait des livres. Il ne comprenait pas pourquoi, elle s’appelait pompeusement boîte à livres, alors qu’elle n’était qu’une cabine téléphonique point barre.

Et puis d’abord, à quoi ça servait ces livres ? D’accord, il était assez grognon ce matin Timothée. La faute à sa cafetière tombée en rade qui n’avait pas pu lui servir son café. Il était sorti de chez lui sans rien dans le ventre. Il avait décidé d’aller le prendre au bar. Tiens, justement à côté de cette satanée boite à livres. Ah, mais non, son chien avait choisi de s’y arrêter devant. Non, il ne levait pas la patte, il était trop bien éduqué, mais il poussait la porte de son museau, curieux. Timothée se trouva face à une rangée de livres. Ce n’était pas son truc la lecture, mais il était maniaque et un livre tombé au sol, ouvert, l’agaça. Il le ramassa et machinalement lut les premières phrases Je n’attendais que vous, rendez-vous demain, même heure, même endroit.

Sans s’en rendre compte, il consulta sa montre : 9 heures. Puis, il haussa les épaules, pensa à Patrick Bruel et à sa place des grands hommes et rangea le bouquin.

Son animal le tirait vers l’extérieur, il partit prendre son café.

Le lendemain matin, Timothée, regarda la pendule : 8 heures 45. Toujours la machine en panne. Il chercha la laisse de son chien, sa canne et sortit, se traitant de vieux sot.

8 heures 50. Il n’avançait pas vite le bonhomme. 8 heures 55. Il voyait la cabine rouge qui le narguait, son cœur s’accéléra.

Il ne vit pas la trottinette électrique qui arrivait face à lui, occupé à surveiller la cabine. L’animal prit peur et se mit à courir, Timothée, déséquilibré lâcha la laisse, sa canne le fit trébucher, il s’étala de tout son long sur le trottoir.

— Monsieur ? Répondez-moi, serrez ma main si vous m’entendez.

Timothée ouvrit les yeux.

— C’est vous mon rendez-vous ? demanda-t-il d’une voix chevrotante.

La dame au chignon gris saisit son portable et composa le 15. Il n’allait pas bien ce pauvre homme. Elle le voyait tous les jours passer devant la cabine rouge. Hier, elle avait perdu son livre. Elle venait de le retrouver. Il était 9 heures.

À très vite…

Bavardages entre Mélie et MaLou

Bonjour toi 😉

Comme c’est le jour des enfants, je partage ici une conversation d’une grand-mère avec sa petite-fille.

C’est un jour où Mélie et sa grand-mère ont une grande conversation.

— MaLou, tu jouais à quoi à l’école quand tu étais petite ?

Il faut qu’elle réfléchisse, c’était il y a quelques années quand même.

— À la corde à sauter, à l’élastique et aussi à la marelle.

— On ne peut pas jouer à la corde à sauter et à l’élastique, râle Mélie. De toute façon, on n’a pas le droit de les amener et puis c’est les CP (traduis les petits) qui les ont, c’est l’école qui leur donne. À la marelle, il y a trop de monde dans la cour, alors c’est interdit.

MaLou en rajoute, histoire de faire bisquer sa petite-fille

— Nous apportions les nôtres de cordes, tu penses bien que nous pouvions les comparer. La mienne était jolie, les poignées étaient en bois bleu. (Quelle mémoire cette MaLou).

Mélie fait la moue.

— Trop de chance parce que nous les cordes à sauter avec les manches en bois, les garçons se fouettent entre eux, alors interdit aussi.

MaLou est stupéfaite mais ne dit rien. Drôle d’époque ! Mélie qui a vu la tête de sa grand-mère la rassure aussitôt :

— Pas à moi bien sûr !

MaLou demande :

— Raconte-moi, à quoi joues-tu alors ?

— On parle.

— De quoi ?

— Bah de tout, des animaux et de ce qu’on a fait pendant le week-end.

C’est bien triste, pense MaLou. Elle se souvient qu’elle aimait bien le facteur n’est pas passé. Elle l’avoue à Mélie.

— Moi je voudrais bien, mais mes copines me disent que c’est pour les bébés. Dis MaLou, tu mangeais à la cantine toi ?

— Non ma poulette.

Mélie ouvre de grands yeux, comment est-ce possible ? Mais elle est contente pour sa grand-mère et lui dit à sa manière.

— Tant mieux pour toi parce que c’est pas bon et c’est toujours froid. Mais pourquoi tu n’y allais pas ? ajoute la curieuse.

— Je rentrais chez moi, j’avais le temps.

Mélie insiste.

— Jamais, jamais, tu n’y as mangé ?

MaLou sourit.

— Tu sais quoi ? Quand je suis allée au lycée non plus et pourtant j’y ai fait toute ma scolarité de la 6e à la Terminale. À ton avis, pourquoi ?

Devant le mutisme de sa petite-fille, MaLou avoue :

— J’avais en face de chez moi, le lycée.

Alors là, Mélie n’en revient pas et pense aussitôt :

— Pour le coup, tu n’étais pas obligée de te lever de bonne heure.

— C’est vrai, mais tu sais, j’entendais la sonnerie résonner toutes les heures, il y avait les bouchons devant la maison à chaque entrée et à chaque sortie. Et puis franchement, avoir le lycée face à ma fenêtre tous les jours, ce n’était pas rigolo.

— Oui, mais quand même ! Tu voyais toutes tes copines arriver alors ?

— Et les copains. Ils venaient même mettre leur vélo chez moi. Je dois t’avouer un truc ma chérie, le fait de ne pas être comme les autres, de ne pas manger à la cantine et de pouvoir bavarder avec les copains, ce n’est pas toujours facile non plus. J’aurais bien aimé aller au lycée avec ma belle bicyclette, moi.

Mélie ne lâche rien, elle a vraiment décidé d’en savoir plus sa grand-mère.

— Tu faisais quoi en sport ?

Mélie est en primaire, MaLou se creuse la tête. À son époque, le sport dans la cour, c’était surtout le ballon prisonnier.

— Nous aussi ! Et Harry Potter.

C’est autour de MaLou d’ouvrir de grands yeux. Sa petite-fille lui explique :

— C’est un jeu de ballon, celui qui est touché, sort du jeu. Il ne pourra y rentrer que lorsque celui qui l’a touché sort, en fait, je ne suis pas sûre du nom.

MaLou ne peut s’empêcher de demander :

— C’est du sport ça ?

— Ben oui !

Devant l’air sceptique de sa grand-mère, Mélie ajoute fière d’elle :

— On fait aussi du badminton.

Elle est rassurée, MaLou sourit, c’est du vrai sport ça.

— Je cours aussi.

— Tu fais de la course ?

— Non c’est pas ça, c’est en fait pour savoir à quelle vitesse on court.

À regarder la tête de sa grand-mère, Mélie préfère abandonner le sujet et passer à autre chose.

— On joue à ton jeu sur ton téléphone ?

Il faut bien l’avouer, MaLou là, elle déchire, même si parfois, c’est elle Mélie qui l’aide juste un peu, parce qu’elle y voit un peu mieux ou qu’elle plus rapide ?

À très vite…

Marie-Sophie, entre les deux son cœur balance

Bonjour toi 😉

Je partage avec toi la suite de Marie-Sophie.

Je n’en reviens toujours pas. Archibald a dégoté un four à pain à bois et le local qu’il est en train de remettre en état. La boulangerie qui va ouvrir fait la une de la gazette. Les habitants sont ravis de ne plus avoir de kilomètres à faire pour avoir leur baguette fraîche.

Il n’y avait pas eu de repreneur lorsque le propriétaire était parti à la retraite. Pourtant, il avait publié une annonce sur TF1et SOS village, mais ça n’avait pas trouvé grâce aux yeux de quelqu’un. Finalement, ça tombe bien pour Archibald. Celui-ci remet tout à neuf et il arrive avec toutes ses idées. J’espère de tout mon cœur que ça va marcher. Mon ami n’est pas basque et parfois, ce n’est pas facile de s’intégrer. Archibald pourra compter sur Morgan, connu comme le loup blanc.

Le boulanger, Gérard, est venu lui donner un coup de main et discuter avec lui. Il est en admiration devant Archibald qu’il trouve bien courageux. Jamais, il n’aurait pensé qu’il aurait pu quitter une affaire qui marche pour s’installer dans un endroit, certes sympathique, mais dont il ignore les coutumes et les habitudes.

Il a assuré à mon ami qu’il lui ferait sa publicité. Il était apprécié de ses clients, il pouvait compter sur lui pour parler de lui à des kilomètres à la ronde. L’expression m’a fait rire parce que pendant des kilomètres, il y a des prés verts et des vaches.

Archibald ne compte pas s’arrêter là, il a décidé plus tard de faire aussi une tournée pour les habitants qui ne pourraient pas se déplacer. Il y a un certain nombre de personnes âgées ici. Pépé Charles a approuvé cette idée. Il lui a même dit qu’il pouvait compter sur lui pour conduire son camion. Je ne savais pas que Charles avait son permis pour ce genre de véhicule. Il parait que le B ça suffit s’il ne pèse pas plus de 3,5 t. Je pensais juste à une fourgonnette, mais Archibald parlait d’un Food truck.

Mélusine a aussi réussi à convaincre d’autres mamans de se retrouver avec leurs enfants non scolarisés. Elle a fait la connaissance de Madeleine et Julia. Toutes deux ont une petite Juliette pour la première et un Alexandre de l’âge d’Enzo pour la seconde. François, lui, est seul pour élever sa petite Héloïse.

Pour l’instant, c’est la mairie qui met à leur disposition une salle. J’y suis allée faire un tour, elle est bien tristounette cette pièce. Avec Mélusine, nous avons demandé au maire s’il était possible de la repeindre avec des couleurs plus gaies. Il a refusé ! Elle peut servir à d’autres associations.

François qui tient une maison et table d’hôtes a proposé que ça se fasse chez lui une fois par semaine. La pièce qu’il offre est très cosy avec une petite banquette vieux rose et des rideaux assortis aux fenêtres, le mur en lambris réchauffe le tout. Quand nous y sommes allées, Mélusine et moi, nous avons été frappées toutes les deux par l’ambiance zen qui y régnait. C’est un endroit parfait pour les enfants.

Aujourd’hui, j’accompagne Morgan au marché. Il vend régulièrement son miel et les légumes qu’il cultive dans son jardin. Je charge les cagettes dans sa camionnette et en me retournant, je me trouve face à lui et contre lui.

Je ne sais toujours pas ce que je ressens pour lui et Archibald qui s’installe ici n’arrange rien. Je crois que je les aime tous les deux, certainement pas de la même façon, mais je ne veux pas faire de peine ni à l’un ni à l’autre.

Morgan me relève le menton et plonge ses yeux dans les miens. Sans crier gare, il pose ses lèvres sur les miennes. Puis, il repart chercher la dernière cagette de légumes. Ce fut tellement rapide que j’ai pensé avoir rêvé. Je reste plantée devant le coffre ouvert. C’est lorsque je le vois revenir que je me bouge.

— On y va ?

Morgan s’installe au volant et démarre. Je grimpe à côté de lui et je ne peux m’empêcher de lui demander :

— Pourquoi tu as fait ça ?

— J’en avais envie depuis longtemps et si je ne fais rien, tu ne vas rien tenter. Tu m’en veux ?

Je suis tellement surprise par sa réponse que je ne sais pas quoi dire. Est-ce que je lui en veux ? Un peu quand même. De quoi se mêle-t-il ?

Je lui jette un regard en coin. Il fixe la route.

— C’est vrai quoi ! ajoute-t-il.

Je n’ose pas lui demander ce qui est vrai. Me voilà bien.

Nous arrivons sur la place du marché et j’aperçois Archibald devant son local qui commence à prendre une belle allure. Son enseigne Au fournil d’Archi écrit sur une baguette en fer forgé, style girouette, lui ressemble, simple et efficace.

Dès qu’il nous aperçoit, il vient à notre rencontre. Suis-je amoureuse de mon meilleur ami ?

Jeux d’écriture

Bonjour toi 😉

Ici la consigne était celle -ci : je vous propose d’écrire un poème ou un récit à partir de la célèbre strophe suivante “Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne” en partant sur un style complètement différent de celui du poème initial.

Voici ma participation 👇

Pierre et Louise étaient prêts. Comme chaque année à cette période, ils quittaient la vallée pour grimper dans les alpages.

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, tout le village entendra les cloches de leur troupeau.

Pour l’heure, ils vérifiaient que leurs bêtes étaient toutes en pleine forme. D’ailleurs, les animaux sentaient qu’ils allaient partir. Une ambiance de fête régnait dans la chèvrerie. Même le berger des Pyrénées savait que bientôt, il serait le gardien de toutes ces bêtes et gare à celle qui dévierait de sa route, il la remettrait dans le droit chemin.

La nuit fut courte et le soleil pointait à peine son nez que déjà les biquettes étaient prêtes. La cheffe, noire et rousse à la barbichette rebelle portait la cloche au cou. Elle annoncerait son passage dans les rues du village. Boule, le chien était à pied d’œuvre, il leur tournait autour afin qu’elles ne s’éloignent pas et restent en troupeau. Une chèvre, c’est curieux, un rien peut lui donner l’envie de quitter la route et de grimper…

Demain, dès l’aube à l’heure où blanchit la campagne, tout ce petit monde sera dans les montagnes et retrouvera la ferme où pendant quelques mois, chacun vivra au rythme du soleil, des animaux, sans connexion autre que la nature.

À très vite

Je dis Poésie

Bonjour toi 😏

C’est le jour de la poésie, clin d’œil à toutes les Odette dont c’était la fête… hier 😉.

Aujourd’hui, c’est sa fête 
À Odette.
J’enfile ma salopette
Branche mes oreillettes
C’est la fête
Chez Odette. 

Nous partons en goguette
Jouer aux coquettes
Avec ma jolie Casquette,
Vissée sur la tête, 
Je souhaite à Odette
Une belle fête. 

C’est parti pour la guinguette
Retrouvons les copinettes
Pierrette et Mariette
Et poussons la chansonnette
C’est la fête
Saperlipopette !

Ne fais pas la tête
C’est ta fête Odette,
Oublie ce pickpocket
Dans sa fourgonnette
Cet homme malhonnête
Qui te rend tristounette. 

Un jour, à ta maisonnette
Il viendra, foi de Paulette
T’apporter des gaufrettes
Et des savonnettes
Pour ta fête 
Ma belle Odette. 

Oublie cette historiette
Ce n’est pas ta fête 
C’était hier Odette
J’avoue, c’est bête 
Si j’avais mis mes lunettes
Saperlipopette !

Anselme, bonne Fête
C’est toi le pickpocket ?
L’ami d’Odette
Dont c’était hier la fête
Au fait, aimes-tu les coquillettes ? 
Elle adore ça Odette !

© Isabelle-Marie d’Angèle 
À très vite…

Il faut toujours viser la lune

Bonjour toi 😏

C’est Jules aujourd’hui qui partage son mercredi avec toi 💖.

Il faut toujours viser la lune
Car même en cas d’échec
On atterrit dans les étoiles
(Oscar WILDE)

Jules, comme chaque soir après l’école, lunettes sur le nez regardait l’immeuble d’en face. Il réfléchissait. Comment faire pour qu’elle le remarque.

Elle, c’est Clémentine, la petite brune avec ses couettes qui volent dans tous les sens et qui lui met le cœur à l’envers.

— Tu veux que je t’aide ?

Jules sursauta. Il était seul dans sa chambre.

— C’est moi qui te parle.

— Qui ?

— Moi la lune, là dans le ciel, devant toi. Je suis pourtant pleine ce soir, tu n’arrêtes pas de me regarder !

— Heu non ! je regardais l’imm…

— Ta ta ta, c’est moi que tu regardais.

Jules gronda :

— Je te dis que non ! Je regarde la fenêtre de Clémentine.

— Pfft… de toute façon tu ne l’intéresses pas !

— Comment tu le sais d’abord ?

— Trop petit !

— Pas vrai ! regarde, je peux presque te toucher.

Debout sur le rebord, il levait les bras pour toucher la belle boule jaune, il vacilla.

— Attention Jules, tu vas tomber !

Une petite brunette affolée, faisait des grands gestes à la fenêtre d’en face.

Jules se rattrapa de justesse et maugréa :

— J’ai l’air malin !

— Il n’empêche qu’elle t’a repéré. Tu pourrais me remercier, la prochaine fois que tu ne sais pas comment faire. Pense à viser la lune ….

Jules sourit, des étoiles plein les yeux. Clémentine, elle aussi, ouvrait sa fenêtre, elle était vraiment trop belle avec ses couettes….

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…

J’aime un voyou au grand coeur

Bonjour toi 😏

Je te propose la suite de ma nouvelle histoire, elle semble t’avoir plu alors je continue.

Chapitre 2

Janvier 2021

Quel sale temps. Je relevai le col de mon blouson. Je balançai à bout de bras mon casque et j’écoutai avec plaisir résonner sur le bitume les talons de mes santiags.

— Bonjour Commandant !

Le policier de garde me salua et je lui répondis d’un sourire et d’un signe de tête. Je jetais un œil sur la main courante.

— Rien à signaler. La nuit a été calme. Je vous prépare un café ?

— Merci, il aura au moins le mérite de me réchauffer à défaut d’être bon. Vous me l’apportez dans mon bureau s’il vous plait ?

J’enlevai mon bonnet, saisis l’élastique autour de mon poignet. En un tour de main, un chignon lâche apparut.

— Votre café commandant.

— Merci Joe.

J’allumai mon ordinateur et fis défiler mes mails. Mon portable vibra.

— Putain, encore un vol ! m’écriais-je.

Le capitaine Kawas entra à ce moment-là. Il emplit tout l’espace en un instant. Son mètre 90 et ses 90 kilos lui valaient le respect des collègues. Judoka émérite, il ne fallait pas lui chercher des histoires. Il m’avait accueillie avec plaisir. Avoir une femme qui dirigeait le commissariat ne l’avait absolument pas dérangé. Il y avait maintenant cinq ans que je l’avais intégré.

Angèle Merlin, commandant de police, je dirigeai une équipe majoritairement constituée d’hommes. J’avais dû me faire respecter immédiatement et instaurer un climat de confiance soumis parfois à rude épreuve. Je pouvais affirmer aujourd’hui que ma brigade m’appréciait.

Il arrivait souvent qu’on me prenne pour un homme. C’est la faute de ma voix grave, elle instaurait le doute et j’avoue, j’en abusais, surtout au téléphone avec les personnes qui ne me connaissaient pas. Je signais parfois, Angel Merlin, omettant sciemment le e. Aucun de mes gars ne m’avait jamais vue habillée autrement qu’en jeans, chemise et blouson. Je me permettais quand j’avais le temps et que j’y pensais, un trait de khôl noir pour souligner mon regard noisette et j’osais un léger rouge à lèvres qui disparaissait rapidement à cause du café que j’ingurgitais au long de la journée. Chaussée de santiags, il ne me manquait que les éperons et un canasson pour ressembler à un cow-boy. D’ailleurs, j’avais surpris mes collègues me surnommer ainsi, je ne m’en offusquais pas, au contraire j’aimais ça et je le prenais pour une marque d’amitié voire une sorte de respect. Au lieu d’un cheval, je chevauchais une moto. C’est rapide et efficace pour me faufiler entre les voitures.

— Tu râles déjà de si bon matin, demanda Théo Kawas, soufflant sur son café.

— Ce satané voleur appelé le nouveau Robin des Bois a encore frappé. Il se prend pour Arrow ou quoi !

— C’est qui Arrow ?

— J’oubliais, tu ne regardes jamais la télé. C’est un super héros archet et masqué.

— Archet ?

Je bousculai mon collègue.

— Un qui tire à l’arc quoi !

— Voilà ! parle-moi français.

Il éclata de rire.

— Tu me fais marcher, c’est ça ?

Il ne me répondit pas et pesta contre le café qui était dégueulasse et trop chaud.

— Je n’arrive pas à comprendre, repris-je, il entre dans l’établissement comme un client ordinaire. Il n’y a jamais de braquage.

— Pourquoi parle-t-on d’un archet alors ?

Je tournai l’écran de mon ordinateur et d’un clic démarrai la vidéo.

— C’est celle de la banque. Regarde la salle des coffres.

Kawas se pencha et découvrit un homme masqué armé d’un arc qui d’une flèche déverrouillait la serrure. Il se servait, refermait le coffre et ressortait, comme si de rien n’était. Il en profitait pour faire un signe à la caméra.

— Il se moque de nous ! Il est doué quand même !

— Il est certain de ne pas être pris. C’est un comble.

— Comment arrive-t-il avec son arc sans être remarqué ?

— Et comment en repart-il ?

— Quel est le client qui à ton avis est capable de faire ça ?

Tous deux, nous fîmes défiler les images : une femme avec un enfant dans les bras, un vieux monsieur appuyé sur une canne, une Mamy cramponnée à son déambulateur.

Kawas siffla et maugréa :

— Il n’y a que des handicapés dans cette ville ? Ceux qui travaillent ne viennent pas à la banque ?

— Putain, t’as raison. Je parie que les caméras sont truquées.

Le commissaire Caroit entra dans mon bureau, me salua ainsi que le capitaine. Proche de la retraite, il décomptait les semaines qui le libéreraient de ses obligations. Mais, c’était un bon flic qui avait fait ses preuves et il ne voulait pas partir sur une affaire en cours, aussi l’histoire abracadabrante de ces vols l’agaçait au plus haut point. Il me bouscula.

— J’espère que vous avez une piste, ce rigolo nous mène par le bout du nez et je n’aime pas ça. Élucidez-moi cette enquête rapidement. C’est une petite ville ici, il n’y a qu’un établissement bancaire, ça ne devrait pas poser de problèmes.

Je haussai les épaules.

— C’est tout ce que ça vous fait ? maugréa mon supérieur.

— Je vais aller y faire un tour et rencontrer le directeur, je vous fais mon rapport dans la journée, commissaire.

— Je préfère ça. Kawas, accompagnez-là.

— C’est une enquête de routine, pas besoin de garde-chiourme, ripostais-je aussitôt.

Je sortis en claquant la porte, furieuse. Parfois, il me rappelait que j’étais une femme.

Je saisis mon casque et enfourchai ma moto. Elle rugit. Je souris en pensant que le commissaire pesterait dans son bureau en entendant le bruit.

Je levai la tête et le remarquai à la fenêtre. Banco ! Je le saluai en riant et m’engageai sur la route.

François Destrée écoutait son collaborateur qui lui racontait pour la énième fois le vol de la salle des coffres.

Jordan Calamine avoisinait les soixante ans et il n’avait jamais vu ça depuis qu’il travaillait dans cet établissement. Il connaissait François depuis une bonne quinzaine d’années et leur complicité était telle qu’il ne comprenait pas pourquoi son directeur ne prenait pas cette affaire au sérieux.

— C’est une blague, Jordan.

— Mais comment pouvez-vous en être si sûr ? L’argent a quand même été dérobé et le propriétaire va être furieux.

— Rappelez-moi son nom ?

— Je sais que vous ne l’aimez pas, c’est le maire de la commune.

Un message sur son téléphone l’avertit que le commandant Merlin souhaitait lui parler.

— La police ! Vous voyez Jordan, tout va rentrer dans l’ordre. Elle va faire son travail et tout ça ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

François le poussa gentiment vers la sortie et accueillit le nouveau venu.

Il éclata de rire et s’excusa aussitôt.

— Désolé, je m’imaginais déjà avoir affaire à un homme moustachu avec un imperméable grisonnant.

Il détailla sans vergogne Merlin et nota immédiatement, les jambes fines sous le jeans moulant, la poitrine généreuse qui se découvrait grâce au blouson et à la chemise entrouverts.

— Satisfait ? maugréais-je en le fixant dans les yeux. Pour qui se prenait ce mec ? pensai-je in petto.

Je compris tout de suite que ma voix rauque l’avait surpris. J’eus envie de m’amuser. Je dégageai mon holster où dormait mon arme et posai mon pied sur la chaise. Nonchalamment, je m’accoudai sur mon genou et toujours en ne le quittant pas du regard, je l’interrogeai :

— Alors, monsieur le directeur, racontez-moi un peu ce qui vous arrive.

…..

À très vite…

N’hésite pas à me dire ce que tu en penses 😊 Bonne lecture.