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  • Agenda ironique Juin 2022

    14 juin 2022
    J’ai quelque chose à vous dire, Jeux d’écriture

    Bonjour toi 😉

    L’agenda ironique de juin 2022 se déroule chez le retour du Flying Bum ici avec ces consignes : C’est à mon tour de vous accueillir ce mois-ci dans ce merveilleux rendez-vous littéraire et amical. Comme juin inaugure notre été, nous qui habitons l’hémisphère nord, quoi de mieux pour sujet qu’un des petits bonheurs par excellence de la belle saison et j’ai nommé le pique-nique. Ce sera le thème pour juin. Mais, pas de pique-nique sans les enquiquineuses comme les fourmis et autres insectes piqueurs ou suceurs, cette fois-ci ce seront des mots bien singuliers qui devront coûte que coûte s’inviter au pique-nique : flavescent, amphigourique, sycophante et nidoreux. Sans toutefois gâcher le pique-nique quand même. Et tant qu’aller pique-niquer en région, pourquoi ne pas y ajouter aussi un régionalisme ou deux ?

    Voici donc ma participation 👇

    Un pique-nique bruyant

    C’était le pique-nique habituel organisé par le village. La bande de copains qui se connaissait depuis des années se retrouva une fois de plus à étaler la nappe rouge à petits carreaux.

    Les jambons tournaient au barbecue et les femmes de l’association du Comité des Fêtes, préparaient les assiettes de hors-d’œuvre, la célèbre assiette gersoise.

    Au fil du temps des trois garçons et des deux filles des années lycée, s’étaient ajoutés les compagnes et maris. Corentin était seul, il venait de se séparer de Sylvie. Elle n’avait jamais été tout à fait appréciée de l’équipe d’amis. Snob, une vraie pouf comme l’appelait Virginie, elle était loin d’avoir fait l’unanimité.

    Alors que chacun s’activait à vider les paniers des couverts et des verres, Corinne s’approcha de Virginie pour lui glisser à l’oreille qu’elle était bien contente que la Pouf ne soit pas là.

    — Avec ses cheveux flavescents, elle me faisait pitié.

    — Je t’ai entendu, grogna Corentin. Avec tes mots à l’emporte-pièce auquel on comprend rien, tu ne vas pas recommencer. Étaler ton savoir, ça tu sais faire. On le sait que t’es prof !

    — Et bé, ça commence bien, remarqua Philippe avec son accent du Midi bien prononcé. Qué passa ?

    — Oh ça va, j’ai juste dit qu’avec ses cheveux blonds à la Maryline, elle faisait tache !

    — Tu t’es tachée ? demanda l’amoureux de Corinne, Roméo, qui avait l’art de tout comprendre de travers. Il entendait une vache braire dans une étable, mais il ne savait pas laquelle, se moquaient ses copains.

    Corinne haussa les épaules et continua d’installer les couverts sur la nappe.

    Une musique d’ambiance offerte par un orchestre du coin jouait en sourdine. Le parfum des jambons qui braisaient attisaient l’appétit et les organisateurs commencèrent à rameuter la foule pour l’apéro.

    Chacun retrouvait un ami, un voisin et le ton monta d’un cran. C’était bon enfant. Soudain, le bruit d’un tracteur résonna et effarés les gens aperçurent le Léonce qui faisait vrombir son engin.

    — Il ne va pas faire ça ?

    — Bien sûr que si, répondit Roméo. Il n’est pas content que le pique-nique se fasse à côté de de chez lui, le gonze n’a qu’à venir, mais il est bien trop près de ses sous.

    — Tu parles, pour douze euros, il peut bien se fendre d’un billet, rétorqua Philippe le compagnon de Virginie.

    — Boudu, s’écria Roméo, il va épandre son fumier.

    Le président du comité des fêtes tenta une approche en faisant de grands signes à l’agriculteur. Celui-ci vint vers lui juché sur son tracteur qu’il n’arrêta pas. Il leur montra qu’il n’entendait rien.

    — Quel Pègue (idiot) pesta Greg.

    — Arrête ton moteur, cria le responsable de l’organisation, tu vois bien qu’on va déjeuner.

    Léonce gesticulait et beuglait également. Personne ne comprenait son langage amphigourique d’où il ressortait qu’il devait absolument faire son travail avant la pluie.

    — Quelle cagade !

    Personne ne parvint à stopper ce mauvais coucheur et bientôt un parfum nidoreux envahit l’atmosphère, déclenchant le fou rire de Léonce qui s’évertuait à passer près de l’emplacement dédié au pique-nique.

    — Tu l’avais pas prévenu ?

    — Complètement barjo le mec !

    — Il joue au sycophante, c’est sûr !

    — C’est quoi ?

    — On n’a plus qu’à remballer !

    — Et les jambons ?

    — Moi j’ai faim !

    Chacun y allait de son petit mot alors que l’orchestre jouait l’Hymne de nos campagnes de Tryo.

    Y a pas à dire, dans le Sud-ouest on sait s’amuser, pensait Corentin.

    Il regardait avec ironie tout ce monde qui finalement trinquait en riant en levant bien haut le verre à chaque fois que le Léonce passait devant eux.

    La bande de copains se regroupa autour de l’assiette gersoise composée de magret séché et de gésiers confits sur un lit de salade. Puis vint le tour de découper les jambons accompagnés de flageolets. Les verres se succédant au rythme du passage du tracteur, les voix s’envolaient, le ton montait, les rires fusaient. Suivant comment le couteau coupait, certain avait une tranche épaisse alors qu’autres voyaient le journal à travers. Les flageolets étaient servis à la louche et noyaient la viande.

    — À nous !

    L’orchestre entonna allez viens boire un p’tit coup à la maison et tout le monde se mit à danser au bruit de l’accordéon et du ronflons de Léonce.

    Joli cru ce pique-nique ! Les habitants de la commune s’en souviendraient.

    À très vite…

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  • J’aime un voyou au grand cœur

    14 juin 2022
    J’aime un voyou au grand coeur

    Bonjour toi 😉

    Voici le chapitre 4 😊

    Chapitre 4

    — Moi j’serais flic !

    — Toi ? Flic ? Une fille ? Moi je serai Robin des Bois.

    Je me réveillais en sursaut. Pistole, mon chat persan, feula. Je l’avais dérangé dans son sommeil. Il s’approcha de moi et se mit à ronronner contre mon oreille.

    Je le caressai machinalement. Pourquoi ce rêve ? Ces souvenirs remontaient à plusieurs années.

    Je repoussai la couette.

    — Désolée Pistole.

    Je le saisis et le posai au sol. Vexé, il dressa sa queue et sans un regard en arrière se dirigea vers la cuisine où il savait trouver ses croquettes préférées.

    Je me postai devant la fenêtre et contemplai mon jardin. Lorsque je m’étais m’installée ici, j’avais immédiatement eu le coup de cœur pour cette maison. Les volets étaient bleus d’origine, je les avais repeints en rouge rapidement, ma couleur de prédilection.

    Je vivais seule avec Pistole. Luc Grégoras, le médecin légiste qui travaillait avec moi, venait parfois me rejoindre. Il souhaitait que nous habitions ensemble, mais je suis pour le chacun chez soi. Je n’avais pas envie que mon équipe sache qu’il en pinçait pour moi. Il m’arrivait de l’accueillir alors que je ne connais pas sa maison. Il a l’art de me surprendre en débarquant à l’improviste. Un jour, je l’ai remis vertement en place lors d’une intervention, ses œillades et sa main posée subrepticement sur la mienne m’ont fait sortir de mes gonds. Il s’était platement excusé devant les collègues goguenards. Je n’ai pas besoin de commérages dans les couloirs de mon commissariat.

    Je sortais de la douche quand mon portable m’avertit d’un message. Je le consultai rapidement, la serviette nouée autour de moi. Théo Kawas m’écrivait que le Maire avait récupéré l’argent volé. Le commissaire avait décidé de ne pas donner suite.

    Quelle poisse ! pourquoi personne ne cherchait à mettre la main sur ce Robin des Bois de pacotille. Mon rêve me revint aussitôt en mémoire.

    Je m’habillai en vitesse, pris le temps de caresser Pistole qui me tourna le dos et s’enfuit. J’éclatai de rire en lançant à ce soir Pistole. Je vérifiais qu’il avait de quoi se nourrir pour la journée, saisis mon arme cachée dans un tiroir de la bibliothèque et quittai la maison.

    ******

    François Destrée accueillit Antoine Carlin avec le sourire.

    — Je suis ravi, monsieur le maire, que vous ayez récupéré votre argent. Souhaitez-vous encore nous donner toute votre confiance en nous le laissant dans nos coffres ?

    Le directeur souriait en tendant la main à son client.

    — Avez-vous testé toutes vos alarmes, monsieur Destrée ? Je n’ai pas envie que ça recommence d’ici quelques jours.

    — J’imagine que vous avez porté plainte. La police va faire son travail.

    Le maire secoua la tête.

    — Je préfère que cette affaire ne s’ébruite pas. Il n’y aura pas d’enquête, vous ne serez pas ennuyé.

    Destrée haussa les sourcils, surpris.

    — Pourquoi donc ?

    Puis, il se tapa la main contre le front et ajouta :

    — Je comprends, vous ne souhaitez pas faire de vagues avant les prochaines élections.

    Antoine éluda la question.

    — Je compte sur votre discrétion, monsieur Destrée.

    — Je vous rappelle que le commandant de police est déjà venu ici.

    — Ne vous inquiétez pas pour ça, Angèle Merlin ne vous ennuiera plus. Bonne journée.

    Destrée le raccompagna jusqu’à la porte de son bureau et avant qu’il s’en aille, il lui demanda :

    — Où en est votre projet de construction de supermarché ?

    — Il va prendre quelques mois de retard.

    Alors que j’entrais dans la banque et regardais à la dérobée le directeur, je notais en un clin d’œil son jeans foncé, sa chemise blanche, sa cravate et sa veste noires. Je saluais le maire qui me glissa en passant qu’il avait vu le commissaire et qu’il n’y avait plus d’enquête. Il pouvait toujours courir le chef, je voulais tirer cette affaire au clair.

    Destrée m’aperçut et croisa les bras devant son bureau, un sourire goguenard sur les lèvres. Ce type m’agaçait. Quelque chose chez lui m’intriguait et je découvrirai ce que c’était. Je m’avançai vers lui.

    — Que me vaut l’honneur de votre visite commandant ?

    Il m’invita à entrer et s’effaça pour me laisser passer.

    — Antoine Carlin a récupéré son argent, j’imagine qu’il est venu vous avertir.

    — Il m’a dit aussi que je ne devrais plus avoir droit à votre visite, qu’il avait fait le nécessaire auprès de votre commissaire. Alors que faites-vous dans mon établissement ? Auriez-vous un problème avec votre compte en banque ?

    — Figurez-vous que je suis intriguée. Comme vous le savez, je suis flic. J’aime bien fouiller. J’ai trouvé qu’il y a quelques semaines, la même aventure est arrivée dans une autre commune et contrairement à ici, l’argent avait été distribué aux habitants qui en avaient besoin.

    Je regardais Destrée prendre le temps de faire le tour de son bureau, d’appeler son assistante pour qu’elle nous apporte un café. Rien que cette démarche me fit bondir.

    — Je n’aime pas le café. Inutile de déranger quelqu’un pour venir me servir. Vous n’êtes pas capable de le faire vous-même ?

    Cet homme avait le don de me faire sortir de mes gonds. J’étais pourtant bien entrainée à garder mon sang-froid dans toutes circonstances, je me surpris moi-même en entendant ma voix.

    Il éclata de rire.

    — Vous me rappelez quelqu’un.

    Il se leva et m’incita à le suivre. Je lui emboitai le pas sans réfléchir. Il passa dans le bureau voisin et parla à la jeune femme qui sourit.

    — La commande est annulée, me dit-il. Je vous invite devant le distributeur de boissons. Vous pourrez choisir ce qui vous fait plaisir. Pardonnez-moi, c’est vrai que je ne vous avais pas demandé ce que vous aimiez.

    Il posa sa main dans mon dos pour me guider. Je frémis aussitôt à ce contact.

    Il glissa une pièce et choisit un café long. Il me regarda et m’en tendit une autre.

    Je la saisis machinalement et appuyais sur la touche chocolat. Une fois nos gobelets remplis, il reprit la conversation où je l’avais laissée.

    — Vous disiez donc qu’une histoire identique était arrivée ?

    — Figurez-vous que vous habitiez aussi dans cette commune.

    Il haussa les sourcils.

    — Je ne comprends pas. Vous m’accusez de quelque chose ?

    Immédiatement, je sus que je faisais fausse route. Je n’avais que des suppositions, quelle conne ! je biaisais :

    — Je pensais que vous aviez peut-être entendu ce qui était arrivé. La presse avait été assez discrète sur le sujet.

    Il secoua tête.

    — Je ne lis pas beaucoup les journaux. Je suis assez occupé. Mon temps libre, je le passe sur mon mur d’escalade ou à faire du sport. Je marche aussi beaucoup dans la nature.

    — Je comprends, pour ma part, je fais de la moto. J’imagine que vous allez me critiquer.

    — Chacun ses passions.

    Il jeta son gobelet dans la poubelle.

    — Si vous n’avez pas d’autres questions, je vais devoir vous laisser. J’ai des rendez-vous.

    Avant que j’ajoute un mot, il me salua et m’abandonna. Cet homme m’intriguait beaucoup et je ne savais pas pourquoi. À mon tour, je me débarrassais de la tasse en plastique et prenais le chemin de la sortie.

    À suivre…😀

    N’hésite pas à me dire en commentaires ce que tu penses de mes héros. Je prendrai en compte tes remarques, nous pourrions même discuter 😉.

    À très vite…

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  • Bavardages et Inspiration

    10 juin 2022
    Billet d’humeur, J’ai quelque chose à vous dire, J’aime un voyou au grand coeur

    Bonjour toi 😉

    Il arrive qu’une histoire commencée ne trouve pas sa suite. Pourquoi ?

    C’est une bonne question à laquelle, je n’ai pas forcément de réponse. Ici, il s’agit de J’aime un voyou au grand cœur.

    J’ai démarré cette histoire dans le cadre d’un nouveau concours et puis j’ai lâché. Je suis restée bloquée sur un chapitre. Les mots m’ont fait faux bond, l’imagination s’est fait la malle et j’ai fermé mon ordinateur, déçue. Je ne suis pas revenue dessus. Je suis d’autant plus frustrée que j’avais commencé à vous le publier parce que j’étais certaine d’aller au bout.

    Aujourd’hui, ces personnages me titillent comme s’ils voulaient absolument que je continue leur histoire à peine ébauchée. Il parait que lorsqu’apparait un blocage c’est que le texte n’est pas bon, qu’il y a quelque chose qui cloche. Je crois que dans ce cas précis, c’est tout qui est bancal et qui doit être revu.

    Voici l’image qui représentait mon personnage principal 👇Angèle Merlin

    Commandante de Police, fan de moto. Une toute nouvelle héroïne dont le caractère se rapprocherait de celui de Muguette. Voici son chat Pistole 👇.

    Comment imaginer Paco, alias François Destrée le directeur de banque, l’ami d’enfance, qui pourrait être le voyou au grand cœur. Un Robin des bois moderne en quelque sorte. Adepte d’escalade, il arbore un corps musclé et tatoué.

    Le voici décontracté 👇 ou au bureau 👇

    Dans sa tenue de justicier 👇 😉 ou en train de faire de l’escalade 👇

    Voici son chien Tuck, un berger australien tricolore 👇

    Je mélange le tout et normalement mon imagination se met en route. J’en suis au 9ème chapitre et toi tu en es au 3ème.

    Alors est-ce que je suis dans cet état d’esprit pour la suite 👇

    Je t’ai fait une blague, tout va bien 😂

    Ou bien dans celui-là 👇

    Il y a du travail, je réfléchis 🤔

    Ou encore 👇

    C’est vraiment la galère 🧐😕😯

    Et finalement

    J’abandonne 🥱

    C’est fichu, l’inspiration ne vient pas 😂😂😂.

    Là pour le coup, je m’y mets 😂

    À très vite…
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  • Journal d’Oxybulle -2

    10 juin 2022
    Journal d’Oxybulle

    Coucou les amis 🐕

    Tu ne devineras jamais ce que ma maîtresse a acheté …

    Figure-toi qu’Elle et Lui aiment faire du vélo. Dès que je la voyais chausser ses baskets, attacher ses cheveux, je savais qu’elle allait m’abandonner. (Oui, elle fait un drôle de truc sur sa tête, elle ne le fait que pour ça, sinon, elle a toujours les cheveux longs). De plus, elle met un casque, ça s’appelle comme ça parce qu’une fois que Lui l’avait posé au sol et que j’étais allé le renifler, il avait grondé Ne touche pas à mon casque.

    Je suis sage quand ils me laissent à la maison et même si les grands savants racontent que je n’ai pas la notion du temps, je me rends bien compte que ce n’est pas pareil lorsque je suis toute seule.

    Un après-midi, ils m’embarquent avec eux dans la voiture. Je n’avais pas mon panier, j’en ai déduit que ce n’était pas pour un voyage.

    Nous sommes arrivés devant une maison, ils me descendent et je remarque qu’il y a un chien derrière le portail. Il m’a fichu une de ces trouilles ! Tellement bien que je n’ai pas voulu avancer. Les autres propriétaires ont enfermé mon congénère qui, pas content du tout, s’est mis à gémir. J’étais fière de rester avec les miens, moi.

    Lorsque j’ai vu débarquer ce truc… je faisais moins la maline. Ma maîtresse a pris sa voix douce pour me rassurer, je lui fais confiance, elle ne m’a jamais fait mal, mais là pour le coup, j’étais en panique.

    Elle m’installe dans ce tout panier et pose comme une cage au-dessus. Prisonnière ! Je me mets à tourner en rond dans ce tout petit réduit. Les caresses de ma maîtresse m’ont quand même fait du bien et je me suis calmée, surtout que je n’y suis pas restée longtemps.

    J’ai regardé avec curiosité le vélo d’Elle et lorsque j’ai vu que Lui installait le panier sur son vélo, j’ai pigé le truc. C’était pour que je les accompagne en promenade.

    Rebelote, une fois celui-ci bien accroché, me revoilà campée sur mes pattes dedans. Cette fois, je me tiens sage, j’ai compris. Elle s’assied devant moi et c’est parti. Bon, c’était juste un essai, mais le lendemain, c’était pour la grande balade.

    J’avais les couettes au vent, je tournais la tête de chaque côté pour ne rien rater du paysage. De temps en temps, je grattais le dos de ma maîtresse avec ma patte. Elle me parlait, Lui me prenait en photo. Une vraie vedette !

    Je ne te raconte pas comment les gens nous regardaient passer avec curiosité. Il faut dire que le vélo d’Elle, il en jette ! Et le panier derrière elle, avec moi, c’est d’un chic !

    À la prochaine…

    À très vite…

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  • Je dis Poésie

    9 juin 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    En l’honneur de la fête des Diane, je partage ce poème de Théodore Agrippa d’Aubigné.

    Nous ferons, ma Diane, un jardin fructueux :
    J’en serai laboureur, vous dame et gardienne.
    Vous donnerez le champ, je fournirai de peine,
    Afin que son honneur soit commun à nous deux.
     
    Les fleurs dont ce parterre éjouira nos yeux
    Seront vers florissants, leurs sujets sont la graine,
    Mes yeux l’arroseront et seront sa fontaine
    Il aura pour zéphyrs mes soupirs amoureux.
     
    Vous y verrez mêlés mille beautés écloses,
    Soucis, œillets et lys, sans épines les roses,
    Ancolie et pensée, et pourrez y choisir
     
    Fruits sucrés de durée, après des fleurs d’attente,
    Et puis nous partirons à votre choix la rente :
    A moi toute la peine, et à vous le plaisir.
    
    
    
    

    Mais j’aurai pu aussi écrire sur cette Diane :

    Cahin-Caha
    Lentement mais sûrement
    La Diane grimpe lentement
    Cette côte là. 
    
    Les vitesses craquent
    Les portières claquent
    J’ai les cheveux au vent
    Vivante je me sens.
    
    Mythique Diane 
    Indétrônable et séduisante
    Tu es un Diam
    Toujours tu me hantes. 
    
    Encore tu défiles,
    Adorés des inconditionnels
    De ton si beau profil
    Tu restes la plus belle. 
    
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle Juin 2022
    
    
    À très vite…
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  • Jeux d’écriture

    8 juin 2022
    Jeux d’écriture

    Bonjour toi 😉

    Ici chez Marie la consigne était celle-ci : écrire un texte à partir de la citation suivante “pour bien écrire, il faut savoir vivre et revivre ses souvenirs” Alain Mabanckou. 

    Voici donc ma participation :

    Je t’écris cette lettre

    Cher ami,

    Je ne sais plus trop comment t’appeler, ça fait si longtemps que je n’ai plus de tes nouvelles. J’envoie cette lettre, un peu comme une bouteille à la mer. J’ai gardé ton ancienne adresse, j’espère que tu y habites encore.

    Te souviens-tu de nos fous rires dans ta rue qui descendait à pic vers l’océan ? J’ai bien failli m’étaler des dizaines de fois, mais tu as toujours réussi à me rattraper par la main. Le croirais-tu si je te disais que je le faisais exprès pour sentir tes doigts entrelacer les miens ?

    Que deviens-tu ? Tu as disparu, comme ça, du jour au lendemain et je n’ai plus jamais eu de contact avec toi. Pourquoi ?

    Te souviens-tu des danses sur la plage avec les copains ? Tu chantais en t’accompagnant à la guitare autour d’un feu que nous allumions tard le soir pour ne déranger personne et surtout pas les gendarmes.

    Dix ans sans nouvelles, c’est long ! J’ai bien tenté de soudoyer tes anciens amis, mais personne ne savait rien. Est-ce parce que tu l’avais voulu ainsi ? En tout cas, ils ont respecté à la lettre tes consignes, pas un mot sur ton départ. Ils font tous leur vie, ailleurs.

    Figure-toi que je suis tombée sur un roman à la librairie et j’ai tout de suite pensé à toi quand j’ai vu la couverture. Le titre Revivre ses souvenirs m’a immédiatement interpellée.

    Tu sais que j’ai un cahier empli des idées que tu me chuchotais à l’oreille quand tu étais en pleine phase de reconstruire le monde. Tu me disais souvent que ton rêve était de devenir écrivain et que pour y parvenir, il fallait revivre ses souvenirs pour que l’écriture soit belle.

    J’ai acheté ce bouquin. J’ai cherché s’il y avait une présentation de l’auteur, j’aurais peut-être eu la chance que ça soit toi, mais rien ! C’est bien ma veine, il souhaite rester anonyme.

    Je l’ai lu. Si ce n’est pas toi qui as écrit ces mots, ça y ressemble drôlement. Même si les noms ne sont pas les nôtres, j’ai l’impression de nous reconnaitre. Tout y est, les parfums d’été, les révisions du bac, les soirées d’anniversaire, les feux de camp avec la guitare et une danseuse qui me ressemble furieusement.

    J’espère que ma lettre te trouvera et que mes mots te rappelleront nos souvenirs et surtout nos projets, tous, t’en rappelles — tu ?

    À bientôt de tes nouvelles… peut-être qu’en écrivant à ta maison d’édition, j’aurai plus de chance ? Je ne lâche rien, je respire sans toi et je revis tous les jours nos souvenirs en les racontant sur un cahier d’écolier, mais j’aimerais pouvoir aller de l’avant et ne plus regarder en arrière. Si cette lettre n’a pas de réponse, je fermerai mon cahier et inscrirai le mot FIN.

    À très vite…
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  • L’Agenda Ironique de Juin 2022

    8 juin 2022
    J’ai quelque chose à vous dire

    Voici le sujet du nouvel agenda ironique, ça va pique-niquer ! Sortez les nappes et le panier.

    Avatar de Le retour du Flying BumLe retour du Flying Bum

    C’est à mon tour de vous accueillir ce mois-ci dans ce merveilleux rendez-vous littéraire et amical. Comme juin inaugure notre été, nous qui habitons l’hémisphère nord, quoi de mieux pour sujet qu’un des petits bonheurs par excellence de la belle saison et j’ai nommé le pique-nique. Ce sera le thème pour juin. Mais, pas de pique-nique sans les enquiquineuses comme les fourmis et autres insectes piqueurs ou suceurs, cette fois-ci ce seront des mots bien singuliers qui devront coûte que coûte s’inviter au pique-nique : flavescent, amphigourique, sycophante et nidoreux. Sans toutefois gâcher le pique-nique quand même. Et tant qu’aller pique-niquer en région, pourquoi ne pas y ajouter aussi un régionalisme ou deux?

    On se donne jusqu’à la Saint-Jean (24 juin) pour déposer un lien vers son texte, en commentaire sur le présent blogue, et ensuite, on votera jusqu’au 30 juin, heure de Paris.

    À vos nappes, sandwiches, crayons…

    Voir l’article original 22 mots de plus

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  • Marie-Sophie face au miroir

    7 juin 2022
    Marie-Sophie

    Bonjour toi 😏.

    Revoilà enfin Marie-Sophie, je suis certaine qu’elle t’a manqué 😉. La voici face à son miroir et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’est pas indulgente avec elle.

    La visite chez Saverio m’a sérieusement ébranlée. Morgan parle donc de moi et de plus, il est certain que je suis faite pour lui.

    Je me plante devant le miroir et me regarde sans complaisance. Qu’est-ce qu’il peut bien trouver de bien chez moi ?

    J’ai les cheveux roux en pagaille. Je devrais aller chez le coiffeur et dompter cette tignasse qui ne ressemble à rien, mais je n’en ai pas envie. Je les aime bien comme ça.

    Mes yeux verts sont… verts et encore pas tout à fait, de l’orange s’y emmêle. Ils ne sont pas en amande, ils sont… normaux. Quelques ridules apparaissent quand je souris.

    Mon visage est parsemé de taches de rousseur. Maman me disait que j’avais regardé le soleil à travers une passoire. Qu’est-ce qu’elle m’agaçait quand elle me serinait ça. Aujourd’hui, j’aimerais bien l’entendre me le glisser à l’oreille.

    Je continue mon inspection, sans complaisance. Une poitrine généreuse, un ventre pas très plat, c’est le moins que l’on puisse dire. Normal, je déteste les abdos. Dès que je commence, ça me donne envie de vomir. En fait, je ne suis pas fan du sport en général. J’ai bien tenté la salle, mais rien que de voir toutes ces minettes en tenue sexy qui se pavanent devant moi, ça me rend malade.

    Mes jambes ! Ah, elles me portent, mais c’est bien tout ce qu’elles savent faire. Elles ne bronzent pas, merci la peau des rouquines. Donc, adieu les jolies gambettes fuselées, hâlées, qui font rêver les hommes l’été.

    — Qu’est-ce que tu fais ?

    Mélusine est appuyée contre le chambranle de la porte et me regarde, l’œil narquois. J’entends Enzo qui galope dans le couloir. Il passe en coup de vent devant ma chambre. Mélusine le rattrape et lui répète de faire attention dans l’escalier. Ce garnement finira par se casser quelque chose à force de sauter les marches deux par deux.

    Je soupire. Qu’est-ce qu’un homme va bien pouvoir trouver de beau chez moi. Rien qu’à l’idée de penser aux mains de Morgan sur mon ventre, j’ai honte.

    Une larme s’échappe et coule sur ma joue. Je l’essuie rageusement. Depuis cette fichue dépression et les médicaments qui vont avec, je ne reconnais plus ce corps. Pourtant, c’est le mien, mais il m’a trahie et je lui en veux à mort.

    — MarieSophe ?

    À nouveau, Mélusine est postée dans l’encadrement de ma porte.

    — Je voulais te demander si tu étais prête pour…

    Elle ne finit pas sa phrase et s’approche de moi. Elle passe un bras autour de mes épaules.

    — Tu me racontes ?

    — Il n’y a rien à dire.

    Elle soulève son tee-shirt et me désigne le bourrelet qui est apparu et n’a pas disparu après la naissance de son fils.

    — Ce n’est pas pareil. Tu ne veux pas d’homme dans ta vie.

    — C’est ce que tu crois et ça t’arrange de le croire.

    Immédiatement, je pense au papa d’Héloïse, mais elle ne me laisse pas parler.

    — Alors, Morgan et toi ?

    — Il n’y a pas de Morgan et moi. Il m’a volé un baiser point.

    — Et ?

    — Il paraît que je suis la femme qu’il attendait, c’est Saverio qui me l’a dit.

    Je lui raconte.

    — Et ?

    Elle m’agace à me pousser dans mes retranchements.

    — On va retrouver Enzo ? Je n’ai rien à ajouter.

    Elle me tire par la main.

    — Quand vas-tu te décider à le laisser entrer dans ta vie ?

    Je ne peux retenir les larmes qui coulent sur mon visage. On dirait un torrent dont les digues ont sauté. Je hoquète.

    — Il s’imagine que je suis belle, mais… quand… il… va… me voir… Il… Oh, j’ai trop honte.

    Je m’écroule sur le lit. Patiente, Mélusine me caresse les cheveux et attend que je me calme.

    — As-tu essayé de lui parler ?

    — De moi ? Tu es folle ou quoi ?

    — Mais non, tu es bête !

    Elle rit.

    — Commence par lui tenir la main, le regarder. Fais en sorte que vous soyez tous les deux. Arrange-toi pour le frôler, le toucher. L’as-tu au moins respiré ? Connais-tu le parfum de sa peau ?

    Elle me parle chinois, là. Jamais, je n’oserai faire ça.

    Elle s’énerve.

    — MarieSophe, tu n’as plus quinze ans. Lâche prise quand tu es avec lui. Ce soir, profites-en pour aller le voir chez lui. Je suis certaine qu’il aura bien un truc à cuisiner pour vous deux.

    Enzo déboule alors dans la chambre.

    — Tu viens ? Et toi marraine ?

    Je lui ébouriffe les cheveux alors que sa mère répond à ma place.

    — Marie-Sophie a autre chose à faire pour l’instant.

    Mais elle se tourne vers moi et m’interroge :

    — C’est toujours OK pour ta participation avec les enfants ?

    Je fais oui de la tête. Elle prend la main de son fils et ils m’abandonnent.

    Je fais une grimace à mon miroir. Dans Mary Poppins, le visage qui lui fait face lui rend. Ici, il ne se passe rien.

    Je descends dans la cuisine et jette un œil par la fenêtre. Personne dans le jardin, mais je sens un parfum de confiture qui vient de chez Morgan.

    Sans réfléchir davantage, je pars le rejoindre. Je l’aperçois alors qu’il touille consciencieusement les fruits. Il est torse nu, un torchon blanc ceint autour de la taille. Je l’observe. Ses cheveux trop longs bouclent sur son front, il chasse, agacé, une guêpe qui tourne près de lui. Il est bronzé et je ressens une attirance que je n’avais jamais perçue auparavant. Mélusine avait raison. Si je prenais le temps de le regarder… Il lève les yeux et m’aperçoit. Il me sourit. Je ne m’étais jamais aperçue que son sourire était aussi sexy, oui c’est le mot. Je me rends compte que c’est à moi qu’il adresse ce sourire et à moi seule. Il a une manière de me contempler qui me fait rougir.

    Je m’approche. C’est de la confiture de fraises qui mijote. Le parfum me parvient et je ferme les yeux de plaisir.

    — Elle est presque cuite. Tu voudras la goûter ?

    Il attrape une petite assiette qu’il avait mise au frais, y verse une cuillerée de fruits et trace un trait au milieu. Les deux lignes ne se rejoignent pas.

    — Parfait ! J’éteins tout.

    Il est fier de lui. Je le vois à sa manière de se frotter les mains. Morgan est heureux avec rien. C’est ce qui fait son charme. J’aimerais bien lui ressembler.

    Les pots sont alignés sur la table de jardin protégée d’une toile cirée.

    — Tu veux m’aider ?

    Il m’invite à le rejoindre.

    — Goûte celle que j’ai faite hier.

    Il enlève le couvercle, prend une petite cuillère et l’approche de ma bouche. Je la savoure cette confiture, surtout quand il passe un doigt sur mes lèvres pour effacer le surplus qui a coulé. J’attrape sa main. Nos yeux se rencontrent. J’oublie le miroir.

    À très vite…

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  • Nouveau défi

    3 juin 2022
    Jeux d’écriture

    Bonjour toi 😉

    J’ai découvert l’atelier de Ghislaine ici et je relève le défi parce que j’aime les défis, l’écriture et partager les blogs que je visite.

    La consigne choisie était de placer ces mots : Clamer – Nuit – Ennemis – Gare – Mémoire – Bougies – Années – Vaciller.

    Une Bonne nouvelle

    Elle se rappelait avec nostalgie ces années où il l’abandonnait chaque dimanche soir. Il ne l’abandonnait pas, il partait seulement travailler. Elle grelottait de froid, la neige tombait et la nuit les enveloppait sur ce quai de gare. Le train et la solitude étaient ses pires ennemis. Elle craignait toujours de vaciller quand il lâchait sa main.

    Rien que le bruit de cette énorme machine qui s’arrêtait dans un crissement de ferrailles, lui écorchait les oreilles. Et que dire du redémarrage dès que le coup de sifflet retentissait, il lui arrachait le cœur. Elle ne s’y ferait jamais.

    Clamer à tout vent sa détresse lorsqu’elle rentrait seule dans leur maison, sa mémoire lui en restituait tous les détails. Le chien qui venait lui lécher les mains puis le chat se frottant contre ses jambes.

    À chaque fois, elle se pelotonnait sur le canapé puis la vie reprenait son cours.

    Mais aujourd’hui, il revenait avec une merveilleuse nouvelle. Il ne partirait plus aussi loin, une promotion lui était offerte. Elle pourrait même l’accompagner. De nouveaux projets se profilaient.

    Finis les quais de gare et les séparations qu’elle ne supportait plus. C’était la fête ce soir. Elle sortit la nappe des grandes occasions, les assiettes avec un joli fil doré qu’ils aimaient tous les deux puis elle alluma les bougies.

    © Isabelle-Marie d’Angèle 30 mai 2022

    À très vite…
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  • Jeux d’écriture – Le réparateur de radiocassettes

    31 Mai 2022
    Jeux d’écriture

    Bonjour toi 😉

    Chez Marie ici la consigne de la semaine pour l’atelier d’écriture était la suivante : je vous invite à écrire un texte ou un poème à partir des données suivantes : Anciennement gardien de la paix, Marion Blédine a lancé un atelier de réparation et d’entretien de radiocassettes au rez-de-chaussée de son ancien bureau. Elle nous raconte sa reconversion. 

    Voici ma participation 👇

    Je me demande encore ce qui m’est passé par la tête. Moi, Marion Blédine, anciennement gardien de la paix, reconvertie en réparateur de radiocassette.

    C’est sûr que je ne vais pas crouler sous les demandes, vu qu’il n’y a pratiquement plus de radiocassettes. Tu en as encore un toi ? Avoue ! Tu préfères écouter ta musique sur une plateforme en ligne. En plus, tu as tous les nouveaux succès qui sortent illico.

    Mais que veux-tu, lorsque j’étais gamine, j’écoutais Sheila et Ringo sur mon vieux machin à cassettes. Même qu’oublié dans la voiture, sur la plage arrière, il avait fondu. Oui madame ! Dans le sud, ça rigole pas, quand le soleil brille. ! Faut dire, que je viens du nord, avant que ça fonde chez moi, tu peux attendre que les poules aient des dents.

    Bref, alors que je faisais du rangement dans ma vieille maison, oui ça m’arrive, je suis tombée sur mes reliques de cassette. Mais comment les écouter vu que les radiocassettes n’existent plus ? C’est pourquoi j’ai fouillé dans mon grenier et je l’ai retrouvé. Noir et presque flambant neuf, doubles cassettes s’il vous plait ! (Je ne sais toujours pas pourquoi d’ailleurs, vu que tu ne peux qu’en écouter une à la fois).

    Qu’est-ce que j’ai fait à ton avis ? J’ai glissé Sheila dans la machine. J’avais presque la larme à l’œil à l’idée de me replonger dans mes souvenirs. Ouais ! question souvenir, rien, nada. Un ronronnement parce que le son était à fond, vu que j’étais certaine que ça allait marcher, et rien d’autre. L’école était bien finie pour Sheila et pour moi aussi. Quant à l’heure de la sortie, elle avait sonné pour moi. Gardien de la paix, ras-le-bol, j’avais trouvé ce que j’allais faire à la place.

    C’est bien beau tout ça, mais quand on n’y connait rien, comment veux-tu promettre des monts et merveilles à tes clients ? Et bien on se forme ma p’tite dame, voilà tout. Il devait bien y avoir un bouquin qui existait sur les réparateurs de radiocassette pour les nuls vu que pour les nuls, il existe plein de trucs.

    J’ai décidé de m’installer dans mon ancien bureau, en bas, comme ça, si des personnes à mobilité réduite avaient envie de venir faire réparer leur bazar, pas besoin de chercher un ascenseur et puis ma porte à carreaux est ouverte, facile de passer la tête.

    — C’est toi le réparateur de radiocassette ?

    Je sursaute, prise en flagrant délit de rêvasserie (ça ne m’arrivait jamais quand j’étais gardien de la paix) et me trouve face à un ado à l’allure dégingandée (mon ancien métier prend le dessus, je le toise et me dit que je ne l’ai jamais vu trainer dans le quartier).

    Il pose sur mon bureau le même radiocassette que le mien. J’y crois pas. Un double, tout pareil !

    — J’suis trop content, il n’y en a pas beaucoup des gens comme toi qui réparent ces appareils. Je pourrai l’avoir pour quand ? Regarde, quand on met les cassettes, tout s’embobine de travers. Tu pourras la récupérer ma cassette ? Au fait, j’te tutoie c’est grave ? Mais t’étais pas gardien de la paix avant ?

    Je souris à ce grand garçon, bien sympathique.

    — En fait, je n’y connais pas grand-chose. Tu es mon premier client. Regarde, j’ai un bouquin. Je pense que je vais m’en sortir.

    — Si t’as besoin d’aide, j’ai un pote qui tâte un peu dans les réparations en tout genre. Si tu veux je l’appelle.

    Il n’attend pas ma réponse et même pas dix minutes plus tard, un autre grand dadais fait irruption chez moi.

    — J’y crois pas, tu fais dans le business maintenant ? Tape-là, on va s’aider, tu vas voir. T’es plus dans la police hein ?

    Heu… dans quel guêpier me suis-je fourrée ?

    À très vite…
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    7 commentaires sur Jeux d’écriture – Le réparateur de radiocassettes
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