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  • Journal de Marie-Sophie

    3 février 2023
    Marie-Sophie

    Bonjour toi 😉

    Quand je te disais que mes personnages m’embarquaient dans leurs péripéties, lis un peu ce qui arrive à Marie-Sophie 😉.

    J’aurais dû lui parler… ce jour-là tout bascula…

    J’étais à la boulangerie quand je vis débarquer Saverio. Il semblait très agité. Il me salua d’un signe de tête et passa dans le fournil. Comme il avait l’habitude de venir chercher ses commandes, je n’ai pas été surprise, mais mon portable bipa au même moment. C’était Gabriel. Inquiète, parce qu’il était tôt, j’ai pensé immédiatement à un accident, j’avais raison. Morgan était aux urgences.

    Saverio revenait accompagné d’Archibald. Je lui tendis mon téléphone, incapable d’entendre ce que Gabriel allait me dire.

    Saverio me prit dans ses bras. Il savait lui aussi. Morgan avait eu beaucoup de chance, sa camionnette était bonne pour la casse, mais lui il était indemne.

    Saverio accepta de m’emmener immédiatement, Archibald appela Mélusine. Pépé Charles garderait Enzo. Célestine était déjà au chevet de son fils.

    Alors que Saverio tentait de faire la conversation dans la voiture, je restai muette. Je posai ma main droite sur mon ventre comme pour protéger ce petit être qui grandissait en moi. Je n’arrêtais pas de penser que j’avais eu maintes occasions d’annoncer la nouvelle à Morgan, mais j’avais toujours reculé, prétextant que ce n’était jamais le bon moment. Tout à l’heure, je lui dirai, je me le suis promis, assise dans ce véhicule qui m’emmenait vers lui. Je réalisai alors que j’aimais Morgan, que sans lui, je n’étais pas grand-chose. Pourquoi fallait-il que je m’en rende compte aujourd’hui ?

    Saverio se gara sur le parking et nous nous dirigeâmes vers les urgences. Gabriel m’y attendait. À croire qu’Archibald l’avait prévenu de mon arrivée, mais pas du tout, il avait été bipé parce qu’une ambulance déboulait sirène hurlante.

    Gabriel eut juste le temps de me donner le numéro de la chambre où nous pouvions trouver Morgan. J’entendis qu’il murmurait vaguement quelque chose à Saverio, mais je fonçais sans l’attendre.

    Sa maman était à son chevet. Elle se leva. Elle semblait sereine, je m’approchai de Morgan. Il me sourit.

    — Tu es revenue ? Qui t’a prévenue ? Il y a longtemps pas vrai ? Il a fallu ce stupide accident pour que tu t’aperçoives que tu avais fait la plus belle erreur de ta vie ? Mais je te pardonne.

    Je ne comprenais rien à ce qu’il racontait. Il saisit ma main et me tira vers lui. Célestine s’interposa et de sa voix douce me glissa :

    — Ne fais pas attention, il est un peu confus. Les médecins m’avaient prévenue, mais je ne m’étais rendu compte de rien, ses propos étaient tout à fait normaux.

    Saverio entra alors dans la chambre. Morgan se tourna vers lui et un nouveau sourire éclaira son visage.

    — Saverio ! J’ai dû vous flanquer une sacrée trouille pour que tu te radines aussi vite. Regarde qui est là ? Je sais bien que tu ne l’aimais pas beaucoup, mais tu vois, elle est revenue. C’est toi qui l’as appelée ?

    Saverio pâlit. Gabriel entra à son tour dans la chambre. Avec sa blouse blanche, il m’impressionna surtout dès qu’il prit sa voix de médecin pour demander à Morgan comment il allait et de lui décliner son nom et la date.

    — Morgan Castille. Je crois que nous sommes en janvier.

    — Peux-tu me dire qui sont ces personnes ?

    Morgan s’exécuta de bonne grâce. Il nomma Saverio, Célestine sa maman, mais quand vint mon tour, mon cœur manqua un battement.

    — Voici Marie, la femme de ma vie. Elle était partie, mais elle est revenue.

    Gabriel le reprit gentiment :

    — Marie-Sophie, tu veux dire, elle habite à côté de ta maison.

    Sa voix fut sans appel et il retira sa main de la mienne.

    — Je ne connais pas de Marie-Sophie. Toi, tu es Gabriel, je le sais, tu es le papa d’Enzo.

    Patiemment, Gabriel continua :

    — Exactement et comme tu le dis, Enzo vit avec Mélusine sa maman et Marie-Sophie que voilà. C’est avec elle que tu as fait ta vie.

    Morgan me dévisagea et s’excusa :

    — Je suis désolé…

    Je m’approchais de lui et voulus lui reprendre sa main, comme nous avions l’habitude de le faire, de glisser mes doigts entre les siens. Il les cacha sous les draps et demanda à Saverio.

    — Marie n’est donc pas revenue ?

    Saverio répondit brutalement :

    — Tu sais ce que je pensais d’elle. Elle n’était pas pour toi. C’est Marie-Sophie, ta femme.

    — Non !

    C’était sans appel et le cœur en lambeaux, je sortis en courant de la chambre. Gabriel me rattrapa dans le couloir et m’entraina à l’extérieur.

    — C’est le choc qu’il a reçu sur la tête. Au scanner, il n’y a rien, mais il a certainement subi un traumatisme. Si tu avais vu la voiture, tu comprendrais qu’il a vraiment eu beaucoup de chance, il n’a aucune fracture. Sa mémoire lui fait un peu défaut, mais elle va revenir.

    Je pleurai sans retenue dans ses bras, me moquant de ce que les infirmières pouvaient penser. Je hoquetai sur son épaule.

    — Il ne savait pas encore pour ma grossesse.

    — Tu pourras lui annoncer d’ici quelque temps, je te promets qu’il va se souvenir de toi.

    — Je ne connaissais pas cette autre femme.

    — Morgan a vécu avant toi, c’est normal qu’il ait déjà été amoureux. Je dois te laisser Marie-Sophie, j’appelle Archibald.

    — Il ne pourra pas venir, il est occupé.

    — Je n’en suis pas aussi certain que toi.

    J’aperçus alors mon ami arriver en courant. Je lâchais Gabriel pour me jeter dans ses bras qui se refermèrent sur moi. En pleurant, je débitai que Morgan ne se souvenait pas de moi. Archi me caressa les cheveux et interrogea du regard Gabriel.

    — Va le voir Archibald, peut-être que toi, il te reconnaitra et que tu seras le déclic.

    Mon ami hocha la tête et nous suivîmes Gabriel. Il nous abandonna à l’accueil et nous repartîmes vers la chambre de Morgan. Dès qu’Archibald entra dans la pièce, le visage de Morgan s’éclaira.

    — Ah ! te voilà, mon boulanger préféré. Tu as amené la baguette ?

    J’attendis dans le couloir, effondrée.

    Célestine et Saverio vinrent m’y rejoindre, ils m’annoncèrent que Morgan rentrerait chez lui rapidement. Ses examens étaient bons. Le neurologue n’avait rien détecté à part cette amnésie, qui ne concernait que moi apparemment. Morgan devrait rencontrer un psychiatre avant de sortir.

    Archibald ne resta pas longtemps dans la chambre, il invita Célestine à y retourner et m’entraina ainsi que Saverio. Nous nous retrouvâmes au bar de celui-ci.

    Tout le village était déjà au courant de l’accident de Morgan qui était connu comme le loup blanc. Chacun demandait des nouvelles, Saverio n’entrait pas dans les détails, il affirmait que son ami allait bien, qu’il avait eu beaucoup de chance et qu’ils le verraient rapidement. Il ne fit pas mention de son problème de mémoire, certain que c’était temporaire.

    — Qui était cette Marie ?

    Saverio soupira.

    — Dis-moi la vérité, je ne suis pas idiote, Morgan ne vivait pas comme un moine avant de me rencontrer.

    — Elle lui a fait beaucoup de mal, mais il n’a jamais voulu l’admettre qu’elle n’était pas pour lui. Quand elle est partie pour faire sa vie avec un touriste qui avait passé quelques semaines dans le département, un écrivain, il a mis des mois à encaisser la trahison. Un véritable coup de foudre, je dois le reconnaitre entre elle et cet homme. Le bouquin qu’il a publié sur la région a été un succès. Mais, il l’avait bel et bien oubliée, Marie-Sophie. Combien de fois est-il venu me dire ici au comptoir combien il était heureux avec toi. Tu es son rayon de soleil. Il ne rêve que d’une chose, c’est que tu deviennes sa femme et que vous ayez des enfants. C’est pour ça que je t’affirme qu’il va recouvrer la mémoire rapidement. Ce n’est pas possible autrement, il t’a dans la peau. La première fois qu’il t’a vue, il est aussitôt venu m’en parler et je le cite Tu sais Saverio, je crois que j’ai trouvé mon âme sœur.

    Archibald posa sa main sur la mienne et la serra. Je levai alors la tête et affirmai :

    — Je vais me battre, je vous garantis qu’il va se souvenir de moi.

    © Isabelle-Marie d’Angèle (février 2023).

    À très vite…
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  • Haïku du jour – Chandeleur

    2 février 2023
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Je ne pouvais pas laisser passer ça, la chandeleur ! Fête des chandelles et fête religieuse pour les catholiques. Je m’en tiens à la fête des crêpes 😋 juste pour le plaisir des papilles et des gourmands. Evidemment que je vais les faire sauter ce soir avec une pièce dans la main comme le veut la tradition, afin d’avoir de l’argent toute l’année 😁. Pour l’heure, c’est celle du Haïku 🙂.

    Fête des crêpes
    Il y en a pour tous les goûts
    Chocolat pour moi
    
    
    À très vite…
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  • Agenda ironique – les scores de janvier 2023

    1 février 2023
    Défis-Challenges, Reblog

    Les votes sont clos, l’agenda ironique migre ailleurs et je ne sais pas encore ce qu’il mijote et qui le mijote, mais quelle surprise de découvrir que mon texte arrive en 2ème place ex-aequo avec Carnets paresseux et Photonanie .

    Avatar de tiniakpoLétique et tocs

    Fiou ! Que d’engoûments !
    Les résultats du vote pour les contributions à l’A.I. de janvier 2023 se tiennent dans un mouchoir de poche, compris entre 15 et 22 mentions.
    En tout : 16 textes commis par 15 auteur.e.s; c’est atelier se porte comme un châle, en cette saison hivernale 😁 .

    Seule en tête (22) : L’Adrienne, avec F comme Frutti (153 mots).
    Avec 22 mentions pour 22 participations au vote, il s’agit là d’une indéniable unanimité !
    Bravo et merci pour elle.

    Partagent le podium en deuxième position (20) :

    carnetsparesseux, avec Frutti di mare, un poème ? (222 mots)
    Isabelle-Marie d’Angèle,
    avec « As-tu déjà vu danser un crabe sur Tutti Frutti… » (204 mots)
    Photonanie, avec La méprise (183 mots)

    Sur la troisième marche, se tiennent par le coude (19) :

    duff john, avec Rock around the langoustine (214 mots)
    MiJoRoy, avec L’amour à-bras-le-corps (172 mots)

    Voir l’article original 271 mots de plus

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  • Bonjour Février

    1 février 2023
    Mois

    Bonjour toi 😉

    Nouveau mois, le plus court, le plus petit, tout ça à cause d’une jalousie entre Jules César et son fils. Pas grave, c’est le mois des crêpes, de la Saint-Valentin, de mardi gras, et aussi le mois qui annonce que le printemps arrive bientôt. Ce n’est déjà pas si mal pour un mois qui n’a que 28 jours, parfois 29.

    Neige en février nous garantit un bel été, c’est le mois pour semer les carottes et les pois, les agneaux qui naissent pendant le mois sont les plus beaux, pas mal pour un mois de 28 jours, tu ne crois pas ?

    Bienvenue à toi Février 💖

    À très vite…
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  • Un héritage empoisonné

    31 janvier 2023
    Un héritage empoisonné

    Bonjour toi 😉

    Que se passe-t-il dans cette maison ? Quel est ce personnage étrange qui prend l’apparence du commandant ? Vas tu le savoir aujourd’hui ? 😏

    Chapitre 22

    Gérard Faventiny, le père de Daniel fouillait dans ses dossiers. Il était descendu dans sa cave. C’est là qu’il y entreposait toute sa paperasse relative à ses enquêtes. Il y retrouva ses carnets remplis de notes. Il chercha longtemps avant de trouver ce qu’il voulait.

    Triomphant, il grimpa les marches quatre à quatre.

    — Je souhaiterais te montrer quelque chose, Anne-Marie.

    Il ouvrit son calepin.

    — Te souviens-tu d’un film que nous avions aimé parce que ton acteur préféré y jouait ? Volte-Face ?

    — Ah ! Nicolas Cage et John Travolta.

    — Te rappelles-tu du sujet ?

    Anne-Marie pâlit.

    — Ne me dis pas que c’est ce qui se passe avec notre fils !

    — Des tordus, il en existe partout. J’ai eu une affaire bizarre il y a quelques années avec un médecin qui agissait sur des patients avec des traitements non homologués. Personne n’a porté plainte. L’enquête n’a pas abouti.

    — Quel est le rapport avec le film ?

    — Je n’arrive pas à me rappeler le nom du toubib qui travaillait sur des masques moulés sur des visages de personnes qui n’aimaient plus le leur et souhaitaient en changer. Il y avait eu une demande de volontaires. C’était passé dans le journal. Le Conseil National de l’Ordre des médecins avait rapidement mis fin à ces expériences. Mais peut-être que certains ont gardé ce visage.

    — Tu penses que notre fils aurait participé ?

    — Tu as raison c’est idiot. Je ne vois pas Daniel se lancer dans ce genre d’opération. Mais peut-être que quelqu’un aurait eu le sien moulé et qu’il s’en servirait aujourd’hui ?

    — Oui, mais pour cela, il aurait fallu qu’il se fasse hospitaliser.

    — Je suis agacé de ne pas retrouver ce chirurgien. J’aimerais tant pouvoir aider Daniel.

    Le Commandant Faventiny avait ordonné à ses coéquipiers de faire une recherche approfondie sur Frédéric Marteau. D’autre part, il avait convoqué Hugo Cortilla avec qui il travaillait depuis qu’il avait été nommé.

    — Tu te souviens quand j’ai été hospitalisé ?

    — Il me semble que c’est au moment de l’attentat… Attends, ce n’est pas là que tu as rencontré pour la première fois ta femme ? Dix quinze ans peut-être.

    — J’ai été absent longtemps ?

    — Une semaine je crois, peut-être plus. Mais tu n’as pas repris tout de suite, tu avais des pertes de mémoire et souvent des migraines. Je me rappelle que tu ne voulais en parler à personne. Tu n’étais pas commandant et en pleine période de concours.

    Faventiny se massa les tempes.

    — Encore cette migraine, chef ?

    Esteban venait d’entrer, accompagné d’Hubert qui aussitôt se pressa contre les jambes de son maître.

    — Vous devriez le garder chez vous. Il est trop malheureux quand il ne vous voit pas.

    Hugo contempla son supérieur.

    — Tu devrais consulter. Ces maux de tête qui te reprennent sont anormaux. D’ailleurs, tu ne devais pas te faire suivre par ton neurologue ?

    — Je n’ai pas le temps et ne je voulais pas en parler à Coralie.

    — Elle est médecin, elle pourrait t’aider.

    Esteban apportait aussi une enveloppe qu’il jeta sur le bureau de Daniel.

    — Voilà les résultats de l’analyse de votre alliance. Je n’ai pas lu. Je vous en laisse la primeur.

    Faventiny la décacheta.

    — Le salaud !

    Il montra le courrier aux deux hommes.

    — Si je comprends bien, avec cet appareil microscopique, il pouvait tout entendre et tout voir. Pire que James Bond le bonhomme ! siffla Esteban admiratif.

    — Du coup, il n’est plus au courant de rien maintenant ? demanda Hugo.

    — C’est bien ça qui m’inquiète, répondit Daniel. Il doit être furieux et je crains les représailles.

    Il fut saisi d’un vertige et dut s’asseoir.

    — Daniel, va consulter. Coralie pourrait te faire une prise de sang et tu serais rassuré. Imagine que ce tordu te drogue chez toi ! Après tout, dans ton café du matin, il peut tout faire.

    Faventiny hocha la tête et appela sa femme.

    Esteban apportait aussi le compte-rendu de ses recherches sur Marteau.

    — C’est un toubib avant-gardiste ce type. Il a été sanctionné plusieurs fois, mais jamais radié. Il doit avoir le bras long pour passer à travers. Regarde Hugo cet article :

    « Frédéric Marteau, serait-il le chirurgien qui pourrait changer les visages de ses patients ? »

    Je n’ai pas réussi à trouver la suite comme si tout avait été effacé.

    Hugo consultait aussi les notes et soudain il écarquilla les yeux.

    — Alors ça ! C’est écrit en tout petit, attends je zoome.

    Esteban s’approcha.

    « Le célèbre chirurgien Frédéric Marteau soupçonné de meurtres… »

    — La suite ?

    — Disparue.

    — Je vais trouver. Ne dis rien au Commandant pour l’instant, on en parle quand on a toutes les informations. 

    — Fais vite !

    Faventiny était à l’institut médico-légal. Sa femme remontait sa manche.

    — Ne regarde pas ! Voilà, ça y est, c’est fait. J’aurais les résultats dans la journée. Pourquoi ne m’as-tu rien dit ? Je te prends rendez-vous avec ton neurologue aussi. Ce n’est pas normal ces vertiges qui te reprennent.

    — C’est surement le stress. Cette histoire de double m’angoisse. Je ne la comprends pas. Je viens d’apprendre que mon alliance était une mine de renseignements. Comment a-t-il fait pour se la procurer ?

    — Ce n’est pas difficile, tu l’enlèves pour dormir.

    — Tu te rends compte de ce que ça veut dire ?

    — Oui Daniel !

    Il hésita puis se lança.

    — Tu connais vraiment bien Marteau ?

    — Quand nous étions en fac, il était gentil. C’était un mec sympa. Aujourd’hui, je ne sais pas, ça fait quand même un bail que nous ne nous étions pas vus.

    — Vous suiviez les mêmes études ?

    — Oui médecine. Mais il avait des idées qui me faisaient peur. Par exemple, il se passionnait pour le clonage. D’ailleurs quand je l’ai rencontré la dernière fois au café, c’est de ça que nous avons parlé. Il m’a certifié que ça ne pouvait pas être le cas dans l’histoire qui nous concerne.

    — Comment peut-il en être aussi certain ? Tu penses qu’il pourrait être l’auteur de ce double qui nous harcèle ?

    — Mais pourquoi ? Dans quel but ?

    — Pour coucher avec toi. Il est amoureux de toi. Il est jaloux. Tu n’as pas été sans remarquer sa figure ? Greffé de partout, il n’est pas beau à voir.

    — Tous les amochés ne vont pas se refaire faire le portrait.

    Faventiny se tapa le front du poing.

    — Mais voilà ! Il a dû greffer quelqu’un avec mon visage. Regarde-moi bien sous toutes les coutures Coralie, comme un médecin sait le faire. Vérifie que je n’ai pas une minuscule cicatrice.

    — Tu m’inquiètes là Daniel ! Allonge-toi sur la table.

    Sophia et Vincenzo qui entraient à ce moment-là éclatèrent de rire.

    — C’est bien la première fois que nous allons étudier un cas vivant ! déclara Vincenzo.

    — Promis, nous ne vous ferons pas mal, plaisanta Sophia. Attention, je prends le scalpel.

    Elle le brandit et s’approcha du commandant et mima le geste de lui ouvrir le ventre.

    — Que cherches-tu Coralie ?

    Elle ne répondit pas, concentrée sur sa tâche, loupe à la main, elle inspectait son mari.

    — Daniel, il y a une petite incision presque invisible… qui fait le tour de ton visage comme si… quelqu’un avait voulu te le découper pour te l’enlever.

    À suivre…

    © Isabelle-Marie d’Angèle

    À très vite…
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  • Intentions 2023 Suite

    30 janvier 2023
    J’ai quelque chose à vous dire

    Bonjour toi 😉

    Comme je te l’avais promis, je reviens vers toi afin de reprendre avec toi le grand projet de mes intentions de 2023.

    Nous sommes bien d’accord, il ne s’agit pas de résolutions pures et dures que je devrai absolument suivre à la lettre 😏, c’est juste ce qui m’est apparu au fil des jours. Quand j’ai découvert sur les blogs amis, notamment sur celui de Josée ici qu’une liste d’intentions était publiée, j’ai réfléchi et ça a pris du temps. Je ne suis pas encore parvenue aux 23 comme prévu (23 comme 2023 pour ceux qui se poseraient la question 😉).

    En premier, tu vois que le rire a la bonne place. Normal, c’est mon mot phare, autant le mettre à l’honneur.

    Le blog, ce n’est pas un scoop, je continuerai d’y être assidue et d’y publier ce que tu connais déjà et qui je l’espère te fait plaisir aussi 🙂.

    Écriture, alors ça, c’est d’une évidence 😂, sans mes crayons, mon ordi et mes cahiers, je ne peux pas respirer.

    Lecture bien sûr, puisque pour moi, l’un ne va pas sans l’autre, si j’écris je lis, si je lis j’écris. Écriture et Lecture vont de pair, ils se donnent la main et sont inséparables pour moi. D’où une PAL impressionnante, mais qui devient quand même raisonnable.

    Tu vas me dire, et je te le confirme, pour l’instant ces intentions ne seront pas difficiles à tenir, c’est de la routine pour moi, quoique le rire avait beaucoup disparu, mais il est revenu, à mon grand bonheur, j’y travaille 😉.

    Voici celles qui sont débarquées, comme ça sans que j’y prenne garde et qui ne vont pas être forcément faciles pour moi.

    La calligraphie… vaste programme. J’ai toujours aimé écrire, je me débrouille assez bien, mais pourquoi ne pas faire ça mieux avec de belles lettres ? Je ne vais pas me lancer dans l’écriture des livres anciens 😁 ni dans l’enluminure, mais j’avoue, je me suis documentée, j’ai acheté des feutres et un bouquin explicatif. Je ne me lance pas encore dans la plume et l’encrier 😂.

    Voici mes premiers essais qui me serviront pour décorer mon bullet journal.

    Comme tu peux le constater, je ne suis pas au point, mais pour y parvenir, il faut écrire et encore écrire, faire des lignes en fait, je suis optimiste. Zentangle, un mot qui vous interroge. C’est chez Passiflore ici que j’ai découvert ça et je l’en remercie vivement. Il faut lire Zen Tangle, tu traces des lignes au feutre noir dans un carré de 9 cm sur 9 cm. Voilà un peu ce que ça donne pour moi, pas besoin d’avoir d’être une grande dessinatrice, ça tombe bien.

    Si tu fais des recherches sur internet sur le Zentangle, tu verras tout ce qui se fait, c’est très joli et très reposant, en tout cas, ça m’apaise et me fait tout oublier, je suis dans ma bulle, comme lorsque j’écris.

    Le tarot… Alors là, j’avoue que je ne sais pas comment c’est arrivé… Je ne te parle pas du jeu de tarot non, mais du tirage des cartes. J’ai dû lire un article sur un blog et ensuite, j’ai découvert que l’écrivain Bernard Werber écrivait sous le thème du tarot de Marseille, bref, de fil en aiguille, je me suis retrouvée à avoir de superbes jeux de tarots illustrés par Ciro Marchetti et le tarot simplifié de Joséphine Ellershaw.

    J’ai commencé à feuilleter, à découvrir les cartes qui sont magnifiques, je t’en parlerai davantage quand je serai plus au point. Je ne comprends toujours pas comment l’envie de tarot m’a interpellée.

    Je reviens sur une de mes intentions qui veut tout dire ou rien dire du tout pour toi. Mon histoire. Là aussi, je ne sais pas comment c’est arrivé et pour t’en parler, je vais prendre un raccourci. J’ai une sœur et un frère plus âgés que moi d’une génération on va dire. Ils ont des souvenirs que je n’ai pas et comme nous n’avons plus nos parents, je n’ai plus qu’eux pour qu’ils me racontent mes grands-parents voire plus. Seulement voilà, pour des raisons X Y, je ne les vois pas beaucoup et on ne se parle que par téléphone, SMS ou mails, et pas trop souvent avec mon frère. Comment m’est venue cette idée de les appeler et de leur demander qu’ils me racontent, je n’en sais rien. La grande surprise c’est qu’ils sont une mine de souvenirs, j’ai pris des notes, j’ai pris plaisir à les écouter et je pense qu’eux aussi. Quand tu réalises que j’ai fait ça le jour de la fête de ma sœur et que le lendemain c’était celle de ma maman… moi j’y crois que les personnes disparues sont juste de l’autre côté… Pourquoi donc également, une photo de mes parents tout sourire est tombée d’une étagère alors que je ne savais pas qu’elle était là ?

    J’arrête ici mon bavardage parce que l’intention Voir des gens n’est pas non plus facile et elle est longue à expliquer, ce sera l’occasion d’en reparler.

    Je te souhaite une belle journée 🙂💖.

    À très vite…
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  • Intentions 2023

    27 janvier 2023
    J’ai quelque chose à vous dire

    Bonjour toi 😉

    Je te propose de découvrir mon projet d’intentions pour 2023, j’y reviendrai plus en détails prochainement. Ceci est un aperçu 😉 parce que ça demande pas mal d’explications 😏 mais ça commence déjà, le temps me manque 😂.

    N’hésite pas à me poser les questions si tu t’interroges 🙂, j’y répondrai avec grand plaisir.

    À très vite…
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  • Je dis Poésie

    26 janvier 2023
    À la…, Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    À la Sainte Paule,
    On fait la farandole
    Dans la cour de l’école,
    Sous le grand saule. 
    
    À la Sainte Paule
    Le petit chat miaule
    Et vient sur mon épaule, 
    Il est un peu pot de colle. 
    
    À la Sainte Paule,
    Sous ses yeux, un trait de khôl
    Pour entrer dans le rôle
    D’une propriétaire de geôle.
    
    À la Sainte Paule
    Tu n’as pas le monopole
    De boire de la gnole
    Garde bien le contrôle ! 
    

    Bon jeudi 💖

    À très vite…
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  • Journal de Marie-Sophie

    24 janvier 2023
    Marie-Sophie

    Bonjour toi 😉

    Je ne m’attendais pas à la tournure qu’allait prendre la vie de Marie-Sophie, bon, mes personnages n’en font qu’à leur tête de toute façon 😏.

    Je suis enceinte ! voilà une nouvelle à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

    C’est Gabriel qui m’a fait la prise de sang. Il ne m’a pas trouvée en forme quand il était venu diner à la maison et je n’ai pas compris pas ce qui l’avait alerté, peut-être son flair de toubib. Il faut dire que depuis ma tentative d’en finir, je suis surveillée comme le lait sur le feu.

    Le jour où je ne travaillais pas à la boulangerie, j’étais allée à l’hôpital où le résultat était tombé rapidement. Je revois la tête de Gabriel quand il m’a tendu la feuille.

    — Tu as lu ? lui demandais-je innocemment. À voir ta tête, je crois que oui.

    J’avais baissé les yeux et il m’avait fallu quelques minutes pour réaliser. Lorsque je rencontrai son regard, je bafouillai un ce n’est pas possible auquel il avait répondu :

    — Tu n’es pas heureuse ? Si je comprends bien ce n’était pas prévu.

    Je n’avais pas réagi. Il me parla alors des futurs examens à faire, des rendez-vous à programmer pour le suivi de ma grossesse, mais je n’avais rien enregistré.

    Depuis, je ne savais pas quoi faire. Les mots tournaient en rond dans ma tête. Je devrais annoncer la nouvelle à Morgan, c’était la première chose à faire sauf que je n’y arrivais pas et je ne comprenais pas pourquoi. Je posais régulièrement la main sur mon ventre en imaginant ce petit être qui grandissait en moi, oui je crois que j’étais heureuse, mais je réalisais que j’avais envie de l’avoir toute seule ce bébé. C’était malin d’avoir tant critiqué Mélusine, je ne valais pas mieux qu’elle surtout que là, il y avait bien un papa.

    Je devais bien me l’avouer, le retour de Gabriel avait tout chamboulé. Que faire si ce n’est me tourner vers mon ami de toujours ? Il serait de bon conseil j’en étais certaine.

    Un soir, quand nous nous étions retrouvés tous les deux pour fermer la boulangerie, je parlais à Archibald. Je ne m’attendais pas à voir ses yeux se remplir de larmes et qu’il me serre dans ses bras.

    — C’est merveilleux MarieSophe, tu vas avoir un bébé. Quelle bonne nouvelle, je suis tellement heureux pour toi.

    Il me fixait la mine réjouie et ajouta en riant :

    — Quel cachottier Morgan, je l’ai encore vu ce matin et il ne m’a rien dit le bougre ! Ah ! il sait tenir sa langue le coquin !

    — Il n’est pas au courant.

    Stupéfait, Archibald se recula pour mieux me regarder.

    — Attends, pourquoi ne lui as-tu rien dit ? Je ne sais pas moi, mais dans tes films de romance, la fille profite d’un moment de complicité pour annoncer la nouvelle avec des petits chaussons enrubannés dans une boîte, un truc comme ça, tu vois. Toi, la plus romantique des nanas que je connaisse, tu n’as pas fait ça ? Il faut que tu m’expliques là !

    — C’est Gabriel qui…

    Archibald s’éloigna de moi et gronda :

    — Décidément, il est revenu pour foutre le bordel, lui ! 

    Mon ami arpentait la boulangerie, les mains dans les poches. Il fulminait.

    — Pourquoi est-ce lui qui est courant MarieSophe ? Ne me dis pas que tu craques pour lui ? Morgan ne mérite pas ça, je l’aime vraiment ce type.

    — Mais que vas-tu t’imaginer ? C’est Gabriel le médecin qui est au courant. Il ne m’a pas vue bien, il a voulu me faire une prise de sang, c’est tout.

    — Comme par hasard pour savoir si tu étais enceinte ? Tu sais qu’un test en pharmacie aurait pu faire l’affaire ? De quoi se mêle-t-il ? Il est revenu te tourner autour MarieSophe et toi tu le laisses faire. C’est sûr qu’apprendre qu’Enzo était son fils a dû changer ses plans.

    Archibald bougonnait, il était furieux. Je me souvenais du temps où Gabriel était apparu dans ma vie et qu’il habitait en face de chez moi, Archibald ne l’aimait pas. Je pensais que c’était du passé, il semblerait que ce ne soit pas le cas.

    — Je vais lui parler !

    — Tu ne vas rien faire du tout Archi !

    — Alors tu annonces illico presto la nouvelle à Morgan.

    Je grondai à mon tour :

    — Est-ce que je me mêle de ton histoire avec Cybèle ?

    Il fronça les sourcils et se campa devant moi, les mains sur les hanches.

    — Quel est le rapport ?

    — Toi aussi tu pourrais lui parler et lui dire que tu en pinces pour elle !

    — Je l’ai fait.

    — Et tu ne m’as rien dit ?

    Je sens la colère monter, il ne m’avait jamais rien caché.

    — Pour la bonne raison que je me suis pris une fin de non-recevoir. Se prendre un vent à mon âge, pas de quoi en faire des histoires.

    Je m’approchai de lui et posai ma main sur son bras.

    — Tu es triste ?

    — Même pas ! Je crois que je suis condamné à rester célibataire.

    Il saisit mon visage et me regarda droit dans les yeux.

    — MarieSophe, dis-moi pourquoi tu ne veux pas en parler à Morgan ? Tu n’es pas heureuse ? Rassure-moi, tu le désires ce bébé ?

    Je baissai la tête, il me la releva aussitôt. Je murmurai :

    — Laisse-moi un peu de temps. C’est tout nouveau de toute façon.

    — Et si tu en discutais avec Mélusine ?

    Je soupirais. Ce n’était plus comme avant avec elle et je n’avais pas envie d’écouter ses conseils. Archibald le comprit. Il me prit par les épaules.

    — Allez viens, rentrons, je garderai ton secret le temps qu’il te faudra. Mais, tel que je connais Morgan, il ne sera pas long à le découvrir.

    © Isabelle-Marie d’Angèle (janvier 2023).

    À très vite…
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  • Un héritage empoisonné

    20 janvier 2023
    Un héritage empoisonné

    Bonjour toi 😉

    Voici le chapitre 21 de mon thriller. Je me régale autant à le relire et le partager. J’ai l’impression de le découvrir à nouveau 😏.


    Chapitre 21

    — Qu’est-ce t’as foutu Joseph ?

    — Je ne suis pas d’accord avec ton plan.

    — Ah ! tu ne vas pas recommencer, c’est qui le boss ?

    — Qu’est-ce qu’il t’a fait ce flic ? Hein ? Tu vas me le dire ? Il ne t’a jamais fait de mal quand t’étais gosse. Ne me raconte pas que c’est parce qu’il t’a piqué ta gonzesse, je ne te croirai pas.

    — Tu peux pas comprendre.

    — Si ! J’y étais moi quand tout le monde se moquait de toi. C’est même moi qui…

    — Arrête j’te dis ! Je ne veux plus rien entendre et fous le camp, je vais faire sauter la baraque. Ce serait idiot qu’il t’arrive quelque chose, pense à ta gosse. Karl prendra le relai avec le flic.

    — Tu vas déraper, j’te répète !

    — C’est pas parce qu’on est amis depuis longtemps que tu dois me dicter ce que je dois faire ! T’étais bien content d’avoir l’argent non ? Ta gamine va vivre, ce serait dommage qu’elle n’ait plus de papa ?

    — Je ne veux pas avoir de morts sur la conscience, ça ne faisait pas partie du plan. Il était question d’un jeu, je te l’accorde, tordu.

    — Les règles ont changé, voilà tout !

    Joseph écrasa sa cigarette.

    Sophia Clarky était seule à l’institut médico-légal quand Faventiny débarqua.

    — Bonjour Commandant ! Un problème ?

    — Bonjour ! Coralie m’a demandé de venir vous chercher. Un corps a été retrouvé au bord d’un lac. Vous pouvez m’accompagner pour la rejoindre ? Je vous emmène.

    — Je préviens Vincenzo de mon absence.

    Elle bipa son collègue et suivit Faventiny.

    — Pourquoi ne m’a-t-elle pas appelée elle-même, Commandant ?

    — Elle était occupée.

    — Depuis quand vous déplacez-vous vous-même ?

    Elle sourit.

    — Vous ne pouviez pas envoyer Hugo ?

    Il ne répondit pas. Ils arrivaient au bord du lac. Elle n’aperçut pas l’équipe habituelle et aucune voiture n’était stationnée.

    — Nous sommes les premiers ? demanda-t-elle surprise

    Il stoppa le véhicule, ouvrit la portière et lui ordonna de sortir.

    — Vous êtes de mauvaise humeur Commandant ? Pourquoi me parlez-vous comme ça ?

    — Tu vas la fermer oui ?

    Stupéfaite, elle ne trouva rien à répliquer. Faventiny n’était pas du genre à monter le ton de cette façon, surtout pas avec elle. Il était plutôt du style à respecter les collègues.

    — Alors, viens et regarde bien ! Tu vas faire passer un message à ton toubib !

    Il la tira brutalement par le bras. Elle faillit s’étaler dans l’herbe, se prit les pieds dans la lanière de sa sacoche. Sa poigne ferme l’empêchait de s’enfuir.

    — Tu vois ?

    Il la fit mettre à genoux devant un corps. Du bout de sa chaussure, il le retourna. Elle reconnut alors une femme qui ressemblait à fortement à celui qu’elle avait examiné, il y avait quelques jours.

    — Quand vous aurez fini de vous foutre de ma gueule ! Tu voix cette femme, elle est morte à cause de vos conneries. Et si vous ne faites pas ce que je veux, il t’arrivera la même chose. Fais passer le message !

    Il la lâcha et s’en alla en courant.

    Choquée, Sophia essaya avec difficulté de saisir son portable et de biper son collègue.

    — Vincenzo ?… Viens, je… le Commandant… il a… tué… une…

    — Au… secours… j’ai mal…

    Sophia regarda le corps à ses pieds. La femme n’était pas morte. Elle réagit rapidement pour l’aider et tenter de la rassurer. Elle envoya aussi l’adresse de l’endroit où elle se trouvait à son collègue.

    Vincenzo montra le message au Commandant et à Coralie. 

    — Allons-y immédiatement !

    — Mais… Commandant… Sophia disait…

    Coralie le stoppa net.

    — C’est lui le Commandant Faventiny, Vincenzo. Regarde son chien !

    Couché à ses pieds, le museau entre les pattes, Hubert ne bronchait pas. Vincenzo s’inclina.

    Esteban et Hugo étaient déjà partis sur les lieux du crime. Ils y trouvèrent une Sophia complètement paniquée. Elle saisit les mains d’Hugo et lui affirma avoir vu Faventiny.

    — Il était comme fou ! Il me parlait mal. Il m’a menacée. Il était méchant je t’assure !

    Elle s’était mise à le tutoyer. Le policier ne sut quoi répondre, cette histoire devenait vraiment inexplicable. Lui-même ne s’était jamais trouvé face à l’imposteur et il se demandait s’il reconnaitrait son Commandant qu’il côtoyait tous les jours.

    Quand Daniel Faventiny arriva sur les lieux, accompagné de Coralie, Sophia se planta devant lui et l’apostropha vertement en lui tapant sur la poitrine de ses poings.

     — Qui me dit que vous êtes Daniel Faventiny ? Vous étiez là tout à l’heure, vêtu de la même façon. Votre voix était identique. Vous m’avez assuré que la prochaine victime serait moi. Vous étiez…

    Elle craqua et se mit à pleurer. Vincenzo l’emmena hors de la scène.

    Faventiny s’approcha alors de la femme, maintenant allongée sur une civière, une couverture lui tenait chaud. Quand elle reconnut le Commandant, elle hurla :

    — C’est… lui… qui m’a fait du mal… Arrêtez-le ! C’est… lui…

    — Non, madame, je suis le Commandant Faventiny. Celui qui a tenté de vous assassiner est un imposteur.

    Elle ferma les yeux et essaya de saisir ses mains. Daniel revit le même geste qu’avait fait Joseph. Il se laissa faire.

    Avec difficulté, elle souleva ses paupières. Elle formula un chut et perdit connaissance.

    Coralie la fit aussitôt évacuer avec Vincenzo et Sophia. Elle resta sur les lieux avec ses collègues de la police scientifique afin de relever les empreintes sur le sol.

    Daniel lâcha son chien. Hubert partit en courant dans les fourrés.

    — C’est du lourd, là Commandant ! S’il se met à tuer des gens en votre nom, les Bœufs-Carottes vont s’en mêler et, je ne parie pas cher de votre matricule.

    — Préviens le Procureur, tu es bien avec lui, suggéra Hugo.

    — Je ne sais pas comment taire cette histoire. Le corps va arriver à l’hôpital, va être examiné, il va y avoir une enquête, je ne peux pas l’éviter.

    — Il n’y a que la victime qui peut assurer que ce n’est pas vous. Il s’agit de Cécilia Joly non ?

    — Il faut absolument qu’il la croie morte.

    Daniel, à ce moment précis, pensa à celle qui lui avait fait signe de se taire, tout comme Joseph précédemment.

    Il répéta le même geste à ses collègues et déclara :

    — J’ai un appel, je le prends.

    Hugo et Esteban le regardèrent faire semblant de parler à son portable.

    — Mauvaise nouvelle, Cécilia Joly est décédée.

    Il s’approcha de sa femme pour lui communiquer l’information et en rajouta une couche.

    — Dommage, elle aurait pu nous en raconter un peu plus.

    Il saisit ensuite son carnet et écrivit Je suis certain qu’il entend tout ce que je dis. Qu’est-ce qu’elles ont mes mains ? Pourquoi Joseph et Cécilia Joly les recouvrent ?

    Il montra ses notes à Esteban et Hugo.

    — Peut-être qu’elles ont été greffées !

    © Isabelle-Marie d’Angèle

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