Héloïse veut faire du vélo

Bonjour toi 😉

Mercredi, jour des enfants, c’est avec plaisir que je retrouve mes petits personnages Héloïse et Stefano.

Héloïse aimerait bien faire du vélo. Stefano voulait lui prêter le sien.

— Non, j’en veux pas, c’est un de garçon.

Stefano haussa les épaules, il ne voyait pas la différence.

– Il est bleu.

— Ne me dis pas que tu en veux un rose ?

Joe qui avait entendu la conversation intervint :

— Il y a longtemps que c’est fini cette histoire, du rose pour les filles et du bleu pour les garçons.

— C’est pas vrai. Mes copines, elles ont des vélos roses.

Papa Joe fronça les sourcils et Charlie qui passait par là éclata de rire.

— Héloïse, je t’ai bien vu jouer au foot pas plus tard qu’hier. C’est pourtant un jeu de garçons non ?

La petite fille ouvrit de grands yeux et brava sa mère.

— C’est pas pareil, il y a des équipes de filles dans le football.

— Et ? insista Papa Joe.

— Ben… je veux un vélo rose voilà.

Joe et Charlie rirent de concert. Stefano y ajouta son grain de sel.

— Dis plutôt que tu préfères avoir un vélo neuf à toi que d’avoir le mien trop petit pour moi.

Héloïse se dandina d’un pied sur l’autre. Elle était démasquée. Charlie lui proposa :

— Nous ne savions pas que tu avais envie de faire du vélo, tu n’en avais jamais parlé, ce qu’on peut faire c’est que tu essaies sur celui de Stefano et si ça te plait et que tu débrouilles, promis, tu pourrais choisir celui dont tu rêves.

— Le vélo de mon fils est en très bon état, ajouta Joe qui ne trouvait pas utile d’en acheter un nouveau qui dans un an serait devenu trop petit. Il préférait attendre, mais il se tut.

Héloïse accepta du bout des lèvres. Joe vérifia la selle et l’ajusta à la taille de la fillette. Elle n’était jamais montée sur une bicyclette aussi papa Joe remarqua :

— Je crois me rappeler où sont rangées les petites roues, ça serait plus facile pour commencer.

Héloïse n’était pas d’accord, elle voulait être une grande tout de suite. Pour montrer qu’elle savait faire et surtout qu’elle pourrait avoir rapidement un vélo bien à elle, elle grimpa sur l’engin. Charlie tenta de lui tenir la selle et d’avancer avec elle, de peur qu’elle tombât n’ayant peut-être pas encore l’équilibre, mais Héloïse donna un gros coup de pédale et la voilà partie.

Surpris, Stefano qui avait failli être renversé se recula en criant alors que Papa Joe et Charlie, ébahis, contemplèrent Héloïse, très fière d’elle qui s’échappait par le portail.

Surpris, Stefano qui avait failli être renversé se recula en criant alors que Papa Joe et Charlie, ébahis, contemplèrent Héloïse, très fière d’elle qui s’échappait par le portail.

Affolée, Charlie se mit à courir derrière elle. Il ne passait pas souvent des voitures sur ce chemin, mais il suffisait que Mathurin rentrât avec son tracteur et c’était l’accident, mais Héloïse revint toute guillerette. Elle posa pied à terre et afiirma à Stefano.

— Je ne l’ai même pas abimé, il roule super vite. Merci.

Elle se tourna vers Papa Joe et sa maman.

— Alors, on y va quand choisir mon vélo ?

Charlie fronça les sourcils, sa fille la regardait d’un air frondeur qui ne lui plut pas.

— On a le temps et tu serais gentille de nous parler sur un autre ton s’il te plait. Ce vélo, comme tu l’as dit toi-même, fonctionne très bien. Il peut faire l’affaire pour quelques jours, histoire de voir comment tu te comportes avec lui. D’ailleurs, ce serait bien que dès que serons tous disponibles, nous partions faire une promenade ensemble, ce serait l’occasion de t’inculquer quelques règles du Code de la route. Tu n’as pas été très prudente de sortit ainsi sans regarder.

Héloïse baissa la tête. Elle n’avouera pas qu’elle n’avait jamais fait de vélo de sa vie.

— Je te parle, Héloïse.

Papa Joe voudrait intervenir, ce n’était pas non plus une catastrophe, mais le ton qu’avait employé Charlie le stoppa dans son élan. C’était une histoire entre ses deux femmes et il sentait qu’il ne devait pas s’en mêler. Le regard de Charlie quand elle fixait sa gamine, il l’avait déjà vu, il le mettait toujours mal à l’aise comme si elle détenait un pouvoir particulier.

— Pardon maman.

Stefano se gratta la tête, il avait la même mimique que son père. Décidément, c’était à n’y rien comprendre avec les filles. Il était pourtant certain qu’Héloïse n’avait jamais fait de vélo.

Il en fut encore plus convaincu quand celle-ci passa devant lui et lui fit un clin d’œil.

© Isabelle-Marie d’Angèle (Mai 2023).

À très vite…

J’aime un voyou au grand cœur

Bonjour toi 😉

Voici le chapitre 8. Il va te falloir un peu de patience pour connaitre la suite, je suis à flux tendu comme qui dirait l’autre 😂.

Chapitre 8



J’étais à peine descendue de ma moto que Luc Grégoras se garait devant chez moi. Je le regardais venir vers moi, tout sourire, un carton de la pâtisserie qu’il affectionnait à la main. Le médecin légiste, vêtu d’une veste, d’une chemise noire et d’un jeans, n’avait pas la même allure que lorsqu’il était affublé de sa combinaison blanche. Il était bel homme et sa joie de me voir ne faisait aucun doute. Il était amoureux, ça crevait les yeux.

Il déposa la gourmandise sur ma table de la terrasse et me prit dans ses bras.

— Déjà debout ? Tu es allée te promener en moto ?

Et le voilà avec ses questions. Il était bien gentil Luc, mais il m’embarrassait. Il attendait ma réponse. J’éludai en l’entrainant dans la maison. Pistole arrivait tout heureux de me retrouver, mais lorsqu’il aperçut Luc, il s’arcbouta et fit demi-tour. Mon chat n’aimait pas le légiste, allez savoir pourquoi.

— Tu ne regardes pas ce que j’ai apporté de la pâtisserie ?

Déçu, Luc enlevait son blouson et l’accrochait au porte-manteau.

— Tu as laissé la boîte dehors !

Il alla la rechercher alors que moi, j’appelais Kawas. C’était lui qui m’avait envoyé le message tout à l’heure. J’en profitais pour lui donner le numéro de la plaque d’immatriculation que j’avais gardé en mémoire.

Luc qui revenait m’apostropha alors que je raccrochais.

— Tu es en repos si je ne me trompe ?

— Écoute Luc, il y a encore eu un vol ce matin, je vais aller au commissariat. J’ai des choses à vérifier. Je suis désolée.

Mais il me retint par le bras.

— Angèle, je pensais que nous pourrions passer une journée tranquille tous les deux.

Je ne le laissai pas finir, me dégageai rapidement et l’invitai à repartir. Je n’avais pas envie de le retrouver chez moi à patienter. Nous n’étions pas un couple.

Je récupérai mon arme enfermée dans la bibliothèque et l’attendis pour qu’il sorte avec moi lui signifiant que je ne voulais pas qu’il reste à la maison.

Il haussa les sourcils, mais ne dit rien. Il reprit son blouson et se dirigea vers sa voiture sans me regarder.

Théo avait trouvé à qui appartenait le véhicule quand je le rejoignis dans mon bureau. Je m’attelais aussi au fichier des personnes susceptibles de correspondre à celles que j’avais aperçues. Évidemment, les deux hommes entrevus le matin dans la forêt n’en faisaient pas partie.

Je racontai tout au capitaine.

— Je suis certaine que Destrée sait quelque chose, mais il n’est pas mêlé à l’histoire. Peut-être du chantage ?

— J’ai la vidéo du braquage.

Je me penchai sur l’écran.

— C’est un copycat. On veut faire porter le chapeau à ce Robin des Bois. Quelqu’un se sert de lui pour faire ces vols. Je parie que c’est pour ça qu’il a dû grimper à son mur d’escalade et avoir son accident. Blessé, il ne pourrait rien faire.

— Un peu léger ton histoire.

— Je vais retourner chez Destrée.

— Je t’accompagne.

— Ce n’est pas officiel.

— Tu n’es pas de garde, je te rappelle, moi si. C’est moi qui mènerai l’interrogatoire et nous visionnerons l’enregistrement.

S’il fut surpris de voir débarquer la voiture de police, François n’en montra rien. Il avait troqué son jogging contre un pantalon noir et un tee-shirt blanc. Tuck ravi de me retrouver posa ses pattes sur mes épaules. Il fallut que son maître le rappelle à l’ordre sèchement pour qu’il m’abandonne tout penaud, la queue basse. Le capitaine Kawas le salua, lui expliqua le but de notre visite et lança l’enregistrement.

Je me tenais en retrait afin de capter la réaction de mon ami d’enfance. À la vue de la vidéo, je repérai aussitôt son sourire et sa réponse claqua :

— Des amateurs !

— Tu les connais ?

Je le regardai dans les yeux. Le capitaine s’en mêla :

— Si vous savez quelque chose, il est de votre devoir de nous le dire.

— Ces personnes ne sont pas des férus d’escalade ni d’arcs. Ils ont tenté de ressembler à ce voleur, c’est tout.

— Lequel ? demanda Kawas.

— Celui de la banque.

— Pourquoi pensez-vous que ce n’est pas le même ? insista mon collègue.

François se mit à rire.

— Vous êtes venu faire une enquête en fait ! Vous avez une commission rogatoire ?

Il se tourna vers moi.

— Angèle ? Je suis suspecté de quelque chose ? Si c’est le cas, j’ai besoin d’un avocat ?

Je calmai le jeu aussitôt.

— Mais non François, tes réponses nous ont surpris. Tu es tellement sûr de toi.

Je tentai de l’alerter, mais mon collègue fut plus rapide que moi. Il s’approcha de Destrée.

— Écoutez-moi, je ne veux pas que le commandant, sous prétexte que vous êtes son ami d’enfance soit dans une situation très inconfortable. Alors, si vous savez quelque chose dites-le.

— C’est simple, j’ai lu la vidéo du premier vol à la banque et ce n’est pas comparable, vous aviez affaire à un archer professionnel. Pas ici. Vous n’avez qu’à regarder la position de l’arme et la manière dont il tire les flèches. En plus, c’est un montage, c’est impossible qu’il ait réussi à atteindre sa cible.

— Vous pensez à un client en particulier ?

Je sentis l’hésitation imperceptible de François et je souris intérieurement quand il répondit :

— Non, je ne vois pas.

Kawas le remercia et lui rappela que s’il se souvenait de quelque chose, il pouvait passer au commissariat.

Je suivis mon collègue quand François m’attrapa par la main.

— Puis-je venir chez toi, ce soir ?

Je hochais la tête. Comme nous avions échangé nos numéros le matin même, j’en profitais, pour lui envoyer mon adresse.

Il était 19 heures quand je vis s’arrêter sa voiture devant chez moi. Il apportait une bouteille de vin blanc.

Je lui ouvris la porte et Pistole se faufila entre nos jambes. Il se mit à miauler et à ronronner contre celles de François. Surprise par cet accueil, je ne réalisai pas tout de suite que mon ami l’avait pris dans ses bras, le caressait puis l’installait sur son épaule. Pistole frottait sa tête contre la sienne. On pourrait penser qu’ils se connaissaient depuis toujours.

— Alors comme ça, tu es Pistole !

Il entra chez moi et pourquoi ai-je eu l’impression immédiate qu’il était à sa place. Il posa la bouteille sur la table basse du salon et se tourna vers moi.

— Merci pour ce matin, tu n’as rien dit.

Il me caressa la joue.

— Angèle, je ne veux pas que tu aies des soucis à cause de moi, je vais te raconter la vérité. Tu agiras en conséquence. Mais auparavant, j’ai une chose à faire.

Il s’approcha et ses yeux me sondèrent, sa main sur ma nuque m’attira lentement vers lui. Il ne sentit aucune résistance de ma part alors il posa délicatement ses lèvres sur les miennes. C’était doux comme une caresse. Ses yeux n’avaient pas quitté les miens. Quand il se recula, immédiatement un manque m’envahit.

— C’est moi le Robin des Bois dont tout le monde parle. Mais je ne suis pas un voleur. Je ne veux que la justice, moi. Les deux hommes que tu as vus ce matin, c’est eux qui me font chanter. Ils ont compris que c’était moi l’auteur des braquages, mais eux, ils veulent garder l’argent. Si je n’avais pas été blessé, c’est moi qui aurais commis ce vol et l’aurait redistribué. Je n’agis jamais au hasard, mais eux ne pensent qu’à l’argent et je dois les prévenir à chaque fois que je prépare un holdup. Je n’étais pas d’accord tu penses bien, alors ils m’ont obligé à grimper et ont agi à ma place. Je savais que j’allais tomber mais je savais aussi comment ne pas trop me faire mal.

À suivre…

© Isabelle-Marie d’Angèle

À suivre…

C’est le mois de Mai

Bonjour à toi 😉

Je t’offre ce bouquet de muguet pour qu’il t’apporte le bonheur, la joie et la sérénité.

Quelques dictons piqués ici et là 😉 sans oublier celui de En mai fais ce qu’il te plait

❃ Rosée de mai verdit les prés,

❃ La rosée du mois de mai rend le laboureur gai,

❃ Mai clair et venteux fait l’an plantureux,

❃ Rosées du mois de mai rendent le mois d’août gai,

❃ Brouillard en mai bientôt pleut ou gèle en mai plus qu’on ne veut,

❃ Le blé sera fort mal nourri si mai ne voit sa fleur et son épi,

❃ De la pluie le 1er jour de mai ôte aux fourrages leurs qualités,

❃ Mai sans rose rend l’âme morose,

❃ Au blé Mai donne soin tout comme juin au foin.

À très vite…

Dimanche Citation

Bonjour toi 😉

Le 27 avril, c’était la semaine internationale du Jazz 🎶, le 29 celle de la danse 💃. Je te partage une citation de Claude Debussy 💖 valable en musique comme en danse. Et si on veut aller plus loin, les règles qu’on nous impose sont loin d’être des œuvres d’art 😁.J’arrête de faire ma rebelle 😂.

Bon dimanche et …

À très vite…

J’aime un voyou au grand cœur

Bonjour toi 😉

Je te propose de découvrir le chapitre 7. J’ai écrit le chapitre 10, tu vois je n’ai pas beaucoup d’avance 😏😁.

Chapitre 7

Je saisis le parapheur et lus rapidement la note avant d’apposer mes initiales.

— Figurez-vous que votre chef et moi, nous nous connaissons depuis longtemps, mais nous n’avions pas fait le rapprochement. Moi si, mais pas Angèle, raconta François.

Kawas se tourna vers moi, interrogatif. Je n’avais qu’une envie, envoyer au diable ce François Destrée.

Je maugréai en lui rendant le courrier :

— Je ne l’avais pas revu depuis plus de vingt ans, normal que je ne le reconnaisse pas.

Mais François n’en resta pas là.

— Je sais qu’elle s’entraine régulièrement et qu’elle est fan de tree climbing, j’ai pensé qu’elle pouvait s’occuper de mon chien qui va manquer d’exercice.

Je repoussai brutalement mon fauteuil à roulettes qui alla s’écraser contre le mur et lui indiquai la porte.

Kawas demanda :

— C’est quoi le tree climbing ?

— Traduisez qu’elle grimpe aux arbres ! Elle adorait ça quand elle avait neuf ans, apparemment, elle n’a pas oublié.

Il se leva alors que je l’invitai à sortir de mon bureau avant que je l’engueule sans façon.

Tuck en passant près de moi, me lécha la main ce qui eut le don de faire dire à Paco.

— Tu vois, il t’a adoptée. Je t’emmènerai dans les bois que nous connaissons bien.

Il salua le capitaine et sans attendre ma réponse, il s’en alla suivi de son chien. Je claquai la porte, déclenchant le fou rire de mon collègue.

— Raconte !

J’eus l’envie de lui dire d’aller se faire foutre. N’avait-il pas du travail en retard ? Je savais qu’il avait horreur de l’administratif, mais je m’assis face à lui et lui débitai, sans m’étaler, mes vacances avec cet homme.

— Tu l’appelais Paco ?

— Ouais et franchement, je trouve que ça lui allait mieux que ce François Destrée pompeux. Si ça me permet d’en apprendre davantage sur lui, je vais en profiter.

Théo Kawas appuya ses coudes sur mon bureau et me fixa droit dans les yeux.

— Que feras-tu au cas où tu comprends qu’il est ce Robin des Bois moderne ?

— Je le coffrerai, évidemment !

Je n’avais pas baissé mon regard, ma voix n’avait pas tremblé. Théo se redressa et m’avertit :

— J’espère bien. Tu as gagné la confiance de tes hommes ici, tu ne vas pas tout foutre en l’air pour des souvenirs d’enfance.

Il se leva et la main sur la poignée de porte, il se retourna et lança :

— Comment a-t-il su pour ton entrainement dans les arbres ? Je n’étais même pas au courant.

— Sans doute a-t-il lu l’article dans le journal.

— Fais gaffe, Angèle, s’il fait des recherches sur toi c’est qu’il a une idée derrière la tête.

Le bruit de ma moto avait alerté le chien qui aboyait derrière la porte-fenêtre. Tuck, debout sur ses pattes arrière, me regardait en grattant nerveusement la vitre. Soudain, il quitta son poste et François m’accueillit devant l’entrée en jogging noir. Tuck, à ses pieds ne bougeait plus.

— Je savais bien que tu viendrais.

Je n’avais même pas hésité. L’envie de courir avec un chien m’avait toujours tenté. Malheureusement avec Pistole, impossible d’avoir les deux animaux. Il était bien trop exclusif. Ce chat, je devrais plutôt dire ce bébé, je l’avais récupéré dans une poubelle. Ses miaulements m’avaient alertée alors que je passais devant. Depuis son sauvetage, il me vouait un amour inconditionnel.

J’enlevai mon casque et ma chevelure s’écroula. Je l’attachai aussitôt avec le chouchou qui ne quittait jamais mon poignet.

— Je te préférai quand ils étaient détachés, dit François en s’approchant.

Sans façon, il posa sa main sur mon épaule et m’embrassa sur les deux joues. Je captai immédiatement son parfum d’Eau Sauvage de Dior et les souvenirs affluèrent.

Ce matin-là, Paco avait renversé le flacon de son grand-père. Quand nous nous étions retrouvés, je m’étais moquée de lui, parce qu’il sentait la cocotte comme je disais. Furieux, il était reparti et j’avais dû courir après pour m’excuser.

— Salut François !

Tuck s’approcha et me lécha les mains.

— Si Pistole savait ça, il me ferait la gueule toute la journée.

François haussa les sourcils. Je le taquinai :

— Tu n’as pas fait de recherches sur Pistole ? Il est mon chat persan.

Il ne répondit pas et m’entraîna à l’intérieur.

— Où puis-je me changer ?

Il m’indiqua la salle de bains. En bon flic que je suis, je ne pus m’empêcher de balayer du regard la pièce qui ne m’apprit rien, si ce n’était que le propriétaire aimait l’ordre et la propreté. Tout était nickel chez lui.

Une fois prête, François m’entraîna dans la forêt proche de chez lui. Tuck connaissait les lieux, il gambadait devant nous. Soudain, il stoppa et aboya furieusement. Deux hommes s’approchèrent accompagnés de l’animal, ils saluèrent mon ami. Je ressentis aussitôt son raidissement.

— Salut Destrée. J’avais bien reconnu ton chien. Bonjour Madame.

Ils ne s’arrêtèrent pas et poursuivirent leur chemin. François n’avait pas répondu à leur bonjour, il tenait Tuck par son collier qui grognait sourdement.

Mon instinct de flic me dictait de l’interroger, mais tel que je le connaissais, il éluderait mes questions. Je gardai le sourire et préférai ne faire aucune réflexion.

Grâce à ma mémoire visuelle, je saurai les reconnaitre. D’autant plus, que j’avais repéré un véhicule garé dans une allée, machinalement sa plaque d’immatriculation s’était enregistrée dans ma tête.

François parla à l’oreille de son chien. Celui-ci s’approcha de moi et s’assit.

— Tu n’as plus qu’à lui donner l’ordre de te suivre. Il t’écoutera, courra avec toi et s’adaptera à ton rythme. Si tu veux, pour démarrer, tu prends ce chemin, je t’attendrai à la sortie de l’autre côté. Il y a un petit parcours de santé, j’y serai.

Je commençai mon jogging et j’eus l’agréable surprise de sentir Tuck sur mes talons. J’accélérai l’allure et le chien fit de même. Finalement, il se mit à côté de moi. La sensation d’avoir l’animal à mon écoute était grisante. Il y a quelques années, j’aurais pu suivre une formation dans la police et avoir un Berger allemand, je n’avais pas voulu de peur de trop m’y attacher et qu’il lui arrive un accident. Aujourd’hui, quand je vois Tuck m’accompagner, je le regrettais, c’était un régal.

Nous retrouvâmes François comme il l’avait dit. Tuck se coucha aux pieds de son maître. C’est alors que mon portable professionnel bipa. Je n’étais pas de garde, mais je devais toujours être joignable. Légèrement essoufflée, je pris l’appel et fronçai aussitôt les sourcils. J’observai François qui caressait son chien. Je le voyais grimacer quand il se penchait vers lui, ses côtes cassées devaient le faire souffrir.

Lorsque je raccrochai, il m’interrogea du regard.

— Un problème ?

— À toi de me le dire.

Je le contemplai les bras croisés.

— Un nouveau braquage vient d’avoir lieu à la banque. Promets-moi que tu n’as pas prémédité ça pendant que je courrais avec toi ?

Je compris immédiatement qu’il n’était pas au courant. Il n’avait jamais su mentir quand il était gamin et sa colère, certes fugace, qui était passée dans ses yeux, m’apprit aussi qu’il avait prévu que ce genre de choses arriverait.

À suivre…

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…

Jeudi Poésie

Bonjour toi 😉

À quoi pense-t-elle ? 
Les yeux fermés, elle rêve,
Respire et d’un coup d’aile
S’envole et vers le ciel s’élève. 

Elle croise un nuage
Qui lui demande son âge,
Elle répond qu’elle ne sait plus
Il lui dit que lui non plus. 

Surprise, la tourterelle
S’enfuit à tire-d’aile,
Un humain dans le ciel
Bug dans le logiciel.

Tu n’as pas peur de tomber ?
Viens donc sur mes branches te poser,
Un beau chêne feuillu
Lui tend ses bras tout poilus. 

Elle ouvre les yeux
Le ciel est toujours bleu
Mais sur sa terrasse elle est
Revenue apaisée.

© Isabelle-Marie d’Angèle (avril 2023).


Bon jeudi 💐💖

À très vite…

La cabane d’Héloïse et Stefano

Bonjour toi 😉

Journée des enfants, je te laisse avec mes petits héros Héloïse et Stefano. Parfois au détour d’une phrase, la vérité sort de la bouche des enfants 😉😊.

C’était le grand jour, Papa Joe construisait la cabane de Stefano et Héloïse.

Les gamins s’étaient levés de bonne heure, pas de grasse matinée alors que c’était mercredi. Le petit déjeuner avait été avalé à une vitesse grand V. Charlie n’eut même pas de réflexions à faire, les mains étaient lavées, les bouches essuyées, les bols portés sur le lave-vaisselle et la table débarrassée. Joe fit un clin d’œil amusé à sa moitié d’un air de dire que si c’était tous les jours comme ça, ce serait merveilleux.

— Nous sommes prêts.

Héloïse en salopette, casquette sur la tête l’attendait de pied ferme avec un papier à la main. Elle lui tendit et du haut de ses six ans, elle interrogea Joe sérieusement :

— Tu vas suivre mon plan hein ? Je t’ai tout écrit là.

Elle indiqua sur sa feuille les différents dessins. Joe saisit ce qui ressemblait à un plan. Effectivement, une cabane était bien représentée. Il fronça les sourcils.

— Il n’était pas question qu’elle soit installée en haut d’un arbre.

Charlie s’approcha et posa son menton sur l’épaule du grand gaillard. Elle bouscula son chapeau pour mieux voir. Joe avait tout l’air d’un cow-boy même le matin de bonne heure.

Elle murmura :

— Ce serait dangereux non ?

Héloïse montra l’escalier.

— Ah parce qu’en plus, il faut faire des marches ? demanda Joe.

— Comment veux-tu qu’on y monte sinon ?

Les yeux grands ouverts de la gamine le fixaient. Il se sentit idiot d’avoir posé la question.

Stefano regarda son père en haussant les épaules d’un air de dire qu’il n’y était pour rien.

Charlie interrogea la fillette :

— Sur quel arbre avez-vous imaginé cette cabane ?

Les enfants se tournèrent l’un vers l’autre. Ils avaient de ces questions les adultes. N’empêche qu’ils n’y avaient pas réfléchi.

— Ok, j’apporte tout le matériel et on voit ensemble ce qu’on peut faire, proposa Joe qui n’avait quand même pas que ça à faire.

Charlie leur emboita le pas. Elle devait y mettre son grain de sel. C’était elle qui s’était occupée de l’achat du bois malgré les dires de son homme qui ne cessait de répéter qu’elle ne trouverait pas ce qu’il fallait. Pourtant, il la laissa faire. Charlie était la reine du bricolage, il avait déjà remarqué qu’elle avait des doigts de fée et que tout ce qu’elle touchait s’arrangeait sur l’heure.

Les enfants aidèrent Joe à porter les planches sur la remorque du tracteur. Il y déposa son énorme boîte à outils. Héloïse adorait la regarder. Elle lui faisait penser au grand sac de Mary Poppins en moins joli. Joe en sortait tout un tas d’objets qui servait tous à quelque chose. Quand il fouillait à l’intérieur, ça faisait un drôle de bruit et il n’en fallait pas plus pour que la petite fille s’imagine une histoire. Elle se demanda si Dame Tournevis et Seigneur Marteau étaient réveillés.

Ils grimpèrent à côté du siège, Charlie marchait à côté d’eux, accompagnée du chien Texas qui gambadait autour d’elle.

Héloïse désigna le platane qui trônait au milieu du pré peu éloigné de la maison.

— Là, papa Joe, la cabane sera bien.

Il fronça les sourcils. Il n’avait pas pensé à cet arbre, il le regarda mieux en s’approchant. Il n’avait jamais remarqué ses branches qui s’élançaient vers le ciel de cette façon.

— Tu vois, tu fais une échelle et hop !

Il grommela :

— Y a qu’à évidemment. Avec ton crayon, c’est toujours facile.

Mais, il arrêta son tracteur et descendit en sifflotant. Héloïse et Stefano sautèrent de l’engin très excités.

Heureusement que Charlie était avec eux, le travail avançait vite et la cabane prenait forme. Joe ne comprenait pas tout et surtout pas comment les enfants avaient de telles facilités pour emboiter les planches les unes aux autres. Charlie lui dit que le vendeur lui avait vanté ce matériau et qu’il était fait exprès pour le montage rapide de ce genre de construction.

Depuis que Charlie était entrée dans sa vie, Joe s’interrogeait tous les jours sur les dons qu’elle développait. Certes, elle était douée mais quand même ! Cartésien comme il l’était, des choses incompréhensibles pour lui le titillaient souvent, mais devant le sourire angélique de Charlie et son regard limpide, il baissait les armes et abandonnait la partie qu’il savait perdue d’avance.

La cabane était terminée… dans l’arbre. Joe n’en revenait pas. Charlie avait insisté pour la monter et la consolider au milieu du platane qui semblait s’écarter au fur et à mesure que l’habitation des enfants s’installait. Ne restait que l’échelle de corde à accrocher.

— Ah et il ne faudra pas oublier les poubelles pour le tri, dit Héloïse d’une voix ferme. Le Maître à l’école nous a bien expliqué.

— Ben voyons, et je vais les trouver où ? grogna Joe.

— Ne fais pas ton hérisson, répondit calmement Charlie. Regarde, j’avais prévu.

Elle montra les boites avec des couvercles de différentes couleurs. Elle désigna, la jaune pour le plastique, la verte pour les ordures, la bleue pour le carton, et le composteur pour les épluchures.

— Mais ?

Joe souleva son chapeau pour se gratter la tête et demanda :

— Parce que tu crois que les enfants vont manger ici et avoir besoin de toutes ces poubelles.

— C’est pour faire comme une vraie maison, lui répondit avec aplomb Héloïse.

— CQFD, ajouta Stefano.

— Merci Papa Joe.

Héloïse planta deux grosses bises sonores sur ses joues puis elle tapa des mains.

Elle regarda Joe accrocher l’échelle de corde, puis elle le vit retourner à son tracteur. Curieuse, elle le suivit.

— Oh, une balançoire !

Elle ne put réprimer sa joie et se mit à tourner comme une toupie, les bras écartés, pendant que Joe installait à une autre branche la balançoire. Il vérifia la solidité et invita les enfants à l’essayer. Stefano s’y assit le premier et s’élança. Héloïse en admiration le regardait, ébahie.

— Tu me pousseras au début, je ne sais pas trop faire encore.

Joe entoura les épaules de Charlie et tous deux contemplèrent les gamins dont les joues rouges et les yeux brillants exprimaient leur bonheur.

C’est alors qu’ils entendirent le camion poubelle s’arrêter devant la maison. Héloïse le regarda et dit :

— Bientôt, ils ne vont plus avoir de travail, on leur fait tout le boulot.

Et Joe ajouta in petto et en plus on paie plus cher ! Charlie lui fila un coup de coude pour le faire taire. Il sourit mais il n’en pensait pas moins.

© Isabelle-Marie d’Angèle (avril 2023).

À très vite…

Nouvelles de mon jardin

Bonjour toi 😉

Que de bonnes nouvelles, le jardin est en fête 💖💐🌼

Souviens-toi de mes renoncules l’année dernière, grignotées avant même qu’elles fleurissent. Aujourd’hui, elles s’épanouissent et il y en a plusieurs.

C’est au tour des campanules de sortir leurs fleurs bleues.

Lui, n’était pas là, l’an dernier. e viens de le découvrir. Bienvenue au myosotis des champs.

Il n’avait pas fleuri l’an dernier, nous ne savions pas pourquoi. Il parait que le rhododendron s’il a trop d’eau ne fleurit pas 😁, il doit souffrir pour que ses fleurs s’épanouissent. C’est chose faite, sa floraison commence. Je te garantis que je le surveille et que si tous ses boutons s’ouvrent, il va être super joli. Je te tiendrai au courant bien sûr 😉.

Ici, merci aux oiseaux qui nous ont apporté ces graines. Mais qu’est-ce que ça peut bien être ?

Tu as trouvé ? Mais oui, c’est de la moutarde 😂.

Ici, c’est mon jasmin de Virginie qui grimpe tous les jours. Je ne sais pas s’il nous fera l’honneur de nous offrir de belles fleurs oranges, je crois que c’est encore un peu tôt. Là aussi, je te raconterai comment il grandit.

Tu n’as pas le parfum mais je t’envoie avec plaisir mon lilas blanc.

Les pivoines ne sont pas encore ouvertes et le muguet, je pense qu’il n’y en aura pas cette année. C’est une chose que Monsieur Chéri n’arrive pas à garder.

Belle journée fleurie 🌼💐

À très vite…

Le manuel du Parfait gentleman – Monsieur POF

Bonjour toi 😉

Phrase du lundi affichée sur mon agenda du jour 👇

Un grand sourire ça va avec tout

Mais revenons à Monsieur POF.

Connais-tu ?

Je me régale avec ces expressions sorties d’une autre époque. J’en emploie certaines et il arrive que mon entourage m’interroge.

— Mais tu sors ça d’où ? Ça existe ?

Saperlipopette, bien sûr que ça existe. Et que dire de Sapristi, qui suivant les dires de Monsieur Pof est un juron familier qui marque l’étonnement.

Imagine un peu…

— Comment allez-vous Très cher ?

— Oui, la vie est chère ! 🤣 Mais pourquoi me demandez-vous ça ?

Effectivement, l’expression Très Cher n’est plus utilisée dans nos conversations.

— Juste Ciel, quel dommage !

Une expression que j’emploie souvent est Bien le bonjour, pour le coup, je te souhaite un jour empli de bonheur 😉. Imagine-toi arriver devant la machine à café, retrouver tes collègues et lancer à la Cantonnade Bien le bonjour. Regarde leurs têtesexprimer la surprise, le questionnement, voire le T’as fumé la moquette ce matin ? ou tu as mangé un clown ? Tu as fait l’école du rire ? Nous sommes loin du gentleman 😉.

C’est un bijou ce petit livre. Il me plait bien. Ce Monsieur POF a toute ma gratitude et je te le partage ce lundi, histoire de garder le sourire.

Extrait 👇

Comment se vêt un gentleman des plus guindés ? Pour ma part, j’ai eu le plus grand mal à dénicher de fringants vêtements… Équipé d’un joli petit arsenal de mots d’époqu, il était impératif d’y associer un zeste de grâce … À la poubelle, les sweat-shirts de gueux, les jeans troués de malotrus et les slips de gourgandin…. Dorénavant, je ne porterai que du classieu, du prestigieux… Il me fallait quelque chose d’à la fois élégant, raffiné… J’optai pour le style vestimentaire du XXe siècle. Des costumes trois-pièces, relativement simples, agrémentés d’une chaînette et, soyons fous, d’un nœud papillon ou d’une cravate

Bon lundi 💖

À très vite…