Agenda ironique – Novembre

Bonjour toi 😉

L’agenda ironique se tenait chez Carnets paresseux ici. J’avoue que j’ai peut-être passé la date 😁mais je ne trouvais pas l’inspiration. Elle m’est venue ce matin. J’ai aussitôt couché sur le papier ce qui suit 👇. Il était question d’horoscope et de ces quelques mots à glisser ici et là : chevalparapluiesouquenillepingouintubéreuse et Vierzon.

Adélaïde arriva à la gare de Vierzon, 
Non sans réprimer un frisson. 
Quelle malchance ! Il pleuvait ! 
Elle descendit sur le quai.

Elle sortit son journal, 
Elle ne s’en tirait pas si mal,
Pour trouver l’adresse indiquée 
De cette madame Irma renommée. 

Elle ouvrit son parapluie
Et maudit cette Sophie. 
Elle n’aurait pas dû lui parler
De cet homme qu’elle aimait. 

Va donc voir cette Irma, 
Elle te rassurera. 
Mais pourquoi Vierzon ? 
J’avais haussé le ton. 
Pourquoi aller si loin
Habillée comme un pingouin ?

Parce qu’il faut que je vous dise,
Mon Dieu quelle sottise ! 
Je devais pour la rencontrer
Drôlement m’accoutrer !

Frac noir et chemise blanche
Habillée comme pour un dimanche
Était de mise pour cette voyante
Que j’espérais accueillante. 

Me voilà devant sa porte.
Elle créchait, rue Aigue-Morte. 
Pas besoin de frapper, 
Elle m’avait vue arriver. 

Entrez donc, gente demoiselle !
M’accueillit-elle en robe à bretelles. 
Où est donc votre cheval ? 
Serait-il en cavale ? 

Abasourdie, je ne comprenais rien,
Un parfum de tubéreuse sur ses mains
M’enivra au plus haut point !
C’était écrit, là, dans le coin !
D’un doigt accusateur, 
Elle montrait l’horodateur. 

Que venait-il faire ici ? 
Alors que je fermais mon parapluie,
À l’intérieur, ça portait malheur
Inquiète, je regardai l’heure. 
Avais-je fait tout ce chemin
Pour rien ? 
Mais non, m’assena-t-elle, 
Je m’assis face à elle. 

Vous êtes un beau pingouin,
Pour vous un bon point. 
Mais vous n’avez pas de cheval
Là c’est un peu bancal. 

J’étais venue… tentais-je
Ne m’interrompez pas, sacrilège !
Elle sortit sa boule de cristal
Je faillis me sentir mal.

Je me vis en souquenille
En vieille fille. 
Voilà ce qui vous attend
Vous perdrez tout votre argent
Si vous vivez avec cet homme
Je vois plutôt un Guillaume.

Ne cherchez pas si loin
Le bonheur est à portée de main. 
Demain ? Je le verrai demain ? 
Si je suis ici, c’est malin !

Je dois rentrer chez moi,
Devant moi, elle croisa les doigts. 
Vous n’avez pas compris,
Elle me sourit. 

Et le soleil apparut. 
Je me sentis mis à nue. 

Fermez les yeux, 
Je vis d’un coup tout en bleu. 
Moi et cet homme merveilleux. 
Pas beaucoup d’argent, 
Est-ce si important ? 
Une vie normale
Sur mes épaules un châle,
Un feu de cheminée
Comme je l’aimais. 
Une vie emplie de hauts de bas
Des enfants serrés dans mes bras.
Cela suffit à mon bonheur
J’ouvrais les yeux, c’était l’heure
De rentrer chez moi
Pour te trouver, toi ! 

© Isabelle -Marie d’Angèle (novembre 2023)


À très vite…

BIC pour l’Agenda Ironique

Bonjour toi 😉

Me revoilà avec le nouveau sujet de l’Agenda Ironique qui se passe chez Sabri Na . En bref, Sabri Na nous propose et ce jusqu’au 26 septembre de parler d’un souvenir d’école réel, inventé, fictif, douloureux, absurde, drôle… Tout est écrit chez Sabrin NA et c’est là aussi que tous les textes seront partagés.

Voici donc ma participation :

Je m’appelle BIC. Je sais que tu penses que je suis un stylo. Oui, mais pas n’importe lequel et surtout pas comme celui qui est jaune avec un capuchon bleu. Moi je suis beau, rouge et brillant avec une plume (j’aurais pu m’appeler Geronimo, mais BIC c’est plus court). Je ne tombe jamais en panne, pas comme les autres qui d’un coup coupe le rythme de l’écriture et se retrouve direct à la poubelle après d’infructueux essais pour le faire redémarrer, en le grattant sous le pied, en soufflant sur la mine, en gribouillant de plus en plus fort sur le papier quitte à tout déchirer, bref ! Non, moi elle me recharge dès qu’elle sent que je vais être à sec, d’une belle encre turquoise que tous m’envient.

Elle m’a eu en cadeau parce qu’elle avait réussi son BEPC, traduis Bic En Pleine Course. Elle m’aime et je ne la quitte jamais, même si j’avoisine les crayons qu’elle utilise parfois. Je fais ami-ami avec eux, mais j’avoue faire le rapporteur quand l’un deux, bave. Quelle horreur !

Les années passent et j’en ai assisté à des cours de toutes sortes. J’en ai écrit des lignes et des mots que même elle ne comprenait pas toujours. Je me souviens du mot HELP que j’avais écrit alors que c’était LP, elle m’a tellement raturé que j’en ai fait une tâche. Quelle vexation ! J’entendais déjà les crayons qui blablataient sur mon dos. De colère, j’ai fait en sorte que le tube de colle se renverse sur eux. Malin ! Il fallait les voir tous agglutinés les uns contre les autres, j’en ris encore. Elle beaucoup moins !

Je me souviens d’un jour où j’ai eu la CROUS de ma vie. Je tressautais dans son sac, elle courait tellement vite parce que la grille allait fermer. Le pion lui avait fait remarquer que la prochaine fois elle resterait dans la rue. C’était l’année de son Bonbon Tout Sucré. Elle avait la fâcheuse habitude de me glisser derrière son oreille comme un vulgaire crayon à papier. Je craignais de mettre de l’encre partout, mais elle s’en moquait. Elle me reprenait, parfois me mordillait le bouchon, j’adorais ça !

Et le jour où tout content, j’ai écrit ZEP, j’espérais rencontrer l’auteur de Titeuf. Ah tu parles, il s’agissait d’une Zone Éducation Prioritaire, j’en suis restée comme deux ronds de flan. Non, mais je te jure, ça ne se fait pas des trucs pareils ! Quelle idée, il devrait râler pour usurpation d’identité.

Aujourd’hui, je suis vieux. Je trône sur son bureau et c’est encore moi qui signe tous les papiers. J’ai malheureusement dû changer la couleur de mon encre, et passer au noir, c’est plus administratif, parait-il !

Elle m’appelle toujours BIC, diminutif de Bichou. Un petit nouveau est venu me rejoindre, il s’appelle PILOT et fait du roller, il n’a pas de plume, il ne se recharge pas mais change tout le temps, je n’arrive pas à savoir si c’est lui ou un autre. Aucune personnalité le gonze !

À très vite…

Agenda ironique – Août

Bonjour toi 😉

Les consignes sont ici chez Gibulène. il est question de cigales qui papotent dans un camping. Les mots à caser : calinotade, patito, cabinets, et fada.

Voici donc ma participation et n’hésite pas à aller lire les autres textes toujours chez Gibulène.

Les cigales du pin

La scène se passe en Provence où le tournage d’un documentaire dans un camping commence.

— Action !

— L’homme de Cro-Magnon racontait des préhistoires à ses enfants.

Crii crii cri

— Coupez ! Quel est ce bruit ? Impossible de tourner.

Le réalisateur était furax. Même avec le casque sur les oreilles, il n’entendait que ça. Il invectiva l’acteur.

— Vous m’aviez promis qu’il n’y aurait pas de bazar ici, que c’était un coin tranquille et blabla bla.

Crii Crii Crii

— C’est la Provence, peu chère.

— Peu chère peu chère, vu le prix du sandwich pour le déjeuner et vous croyez que ça ne coûte rien ce temps perdu ?

Un peu plus loin sur un banc, deux vieux appuyés sur leur canne contemplaient la scène et commentaient.

— Quel fada ce Parisien, il n’a pas reconnu le bruit des cigales.

Celles-ci cachées dans le grand pin qui ombrageait l’endroit riaient sous cape et plus elles riaient, plus elles cymbalaient.

— Qu’est-ce qu’il a cru le grand réalisateur venu de la capitale, que nous allions arrêter de chanter parce qu’il tournait dans le Camping Paradis ?

— Regarde-le… il appelle le maire pour nous faire taire.

Elles éclatèrent de rire. Le temps n’était pas venu où le maire ferait taire les cigales. Personne ne s’y était frotté, par contre leurs ailes l’une contre l’autre s’en donnaient à cœur joie.

Crii crii crii.

L’un des papy appela l’acteur en faisant de grands signes avec sa canne ce qui eut le don de mettre encore plus en colère le réalisateur.

— Mais où allez-vous ? J’ai un reportage à tourner, moi !

— Dis-lui à ton parisien que c’est les cigales qui chantent. Dans son cabinet de la capitale, personne ne lui avait dit ? Il faut tout leur apprendre à ces parigots, remarqua le vieux monsieur.

Crii crii crii

— J’ai bien essayé de lui faire entendre raison, mais il n’a rien compris.

— Calinotade, affirma le papy, les Parisiens savent tout à ce qu’ils disent.

— Et toi tu es du pays mon gars ?

— Pour sûr qu’il l’est, répondit une des cigales du haut de son arbre, c’est le patito de la Nelly, celle qui élève des chèvres. Elle nous aime, elle !

Crii Crii Crii

— Dès qu’elle ouvre ses volets, elle tend l’oreille pour savoir si elle nous entend.

Le réalisateur remettait son casque et lança son sempiternel Action et il hurla en levant la tête vers le grand pin

— C’est valable pour vous aussi. Taisez-vous, juste le temps de ma prise. Après, vous pourrez chanter tout l’été. D’ailleurs, je ne sais pas si vous rappelez, mais la cigale ayant chanté tout l’été se trouva fort dépourvue quand l’hiver fut venu. Alors, hein, réfléchissez si vous ne voulez pas qu’il vous arrive encore des misères. Les fourmis ne sont pas prêteuses.

— Ah il ne va pas nous remettre ça sur le tapis, fanfaronna l’une des cigales.

— Quand même il a raison, remarqua l’autre, ce fut compliqué pour nous. Rappelle-toi.

Un dernier Crii Crii Crii et ce fut tout.

Les deux vieux sur leur banc se levèrent d’un bond oubliant leurs cannes et chancelant parce qu’ils n’avaient plus l’habitude d’être sans elles, ils haussèrent les yeux vers le pin.

— Ah non, vous n’allez pas vous taire. La Provence sans vous, ce n’est plus la Provence. Vous n’allez pas écouter un Parisien qui n’y connait rien ? Allez chantez maintenant.

Les deux cigales se concertèrent.

— Il faudrait savoir on ne nous disait pas de danser ?

— Ouais, mais tu sais les vieux, ils radotent parfois, il ne faut pas leur en vouloir…

À très vite…

Agenda Ironique – De l’autre côté du miroir

Bonjour toi 😉

C’est chez Toutlopera que ça se passe ou de l’autre côté du miroir avec quelques contraintes : une pincée de coriandre et de poudre de perlimpinpin. Ah oui, si je pouvais ajouter un oxymore ce serait sympa 😉.

Voici donc mon texte pour cet agenda ironique du mois de juin.

Un miroir facétieux

Il était une fois
Ça s’effritait sur les doigts
Une pincée de coriandre. 
Elle aimait bien Alexandre
Miss Coriandre !

Alexandre, lui, aimait le miroir
Il le regardait tous les soirs.
Flatté d’être ainsi admiré
Celui-ci décida de s’illuminer.

Ah non, s’exclama Coriandre
J’imagine déjà l’esclandre !
Ce vieux fou va proposer
À Alexandre de le traverser.

Cela s’était déjà produit
Ça avait mal fini.
Miroir cassé, 
Alexandre blessé.

Coriandre prit les devants
Pas question que l’enfant
Pleure toute la nuit
Elle aurait mal pour lui. 

Coriandre appela Perlimpinpin
Son copain malin.
Avec sa poudre il aidera le miroir
Il n’y verra que du feu ce lascar,
Il croira enfin
Qu’il est assez malin
Pour faire aller de l’autre côté
Le gamin les doigts dans le nez.

Alexandre s’approcha tout près
Du miroir à le toucher. 
Qui était ce petit géant
Qui souriait de toutes ces dents ? 
La bouche collée 
Sur le miroir glacé
Il se sentit aspiré
De l’autre côté. 

Coriandre cria ô scandale
Parti sans ses sandales
Ce chenapan allait se faire mal.
Il y a plus grave
Pensa le copain Perlimpinpin
Il aura beau être brave
Et appeler jusqu’à demain
Sans ma poudre magique
Il ne pourra pas c’est logique,
Retraverser le miroir
Prépare ton mouchoir. 

Miss Coriandre affolée
Se mit à gesticuler.
Calme-toi poudre piquante
tu es vraiment énervante !
L’apostropha le miroir
Star d’un soir, 
Tu me crois si abruti
Que je n’ai rien compris ?
Ton protégé pourra retraverser
Grâce à mon cadre illuminé. 
Collez-vous à moi
En un claquement de doigts
Vous le rejoindrez
Votre protégé. 

Aussitôt dit aussitôt fait
Les deux poudres collées
S’effritèrent à jamais
Personne ne sut alors de l’autre côté 
Du miroir ce qu’il y avait. 

© Isabelle-Marie d’Angèle (Juin 2023)

Pour découvrir les autres textes, va donc faire un tour ici.

À très vite…

Agenda ironique de Juin

Bonjour toi 😉

C’est chez Toulopera que ça se passe avec ces consignes :

Puisque vous avez eu l’aimable inconscience de me confier l’Agenda Ironique de Juin 2023, voici ce que je vous propose. Le thème principal sera « ce qui se passe de l’autre côté du miroir ».

Comme contraintes supplémentaires, histoire de mettre un peu de sel dans votre récit, je vous demande de le saupoudrer d’un peu de coriandre et d’une pincée de poudre de perlimpinpin. Et puis, si vous pouviez placer un petit oxymore, ça me ferait plaisir tant j’adore cette figure de style.

Il n’y a pas d’autre contrainte, sinon celle de nous surprendre et de nous faire sourire. Votre texte pourra être un poème, une nouvelle, une recette de cuisine, une uchronie steam-punk… Ce que vous aurez envie d’écrire, en bref.

On se donne jusqu’au 28 juin pour récolter nos textes, et nous donner les moyens de mettre 20/20 à tout le monde.

Ya plus qu’à 😂

À très vite…

3 p’tits chats – Agenda ironique Avril

Bonjour toi 😉

Chez Max-louis alias Iotop ici tu as toutes les consignes pour le nouvel agenda ironique du mois 😊.

Le thème c’est le chat et les mots à placer sont : automate, créature, usurpation, compresseur.

Voici donc ma participation 👇

3 p’tits chats, chapeau de paille…

3 p’tits chats… Chapeau de paille chapeau de paille…

— J’en ai ras le bol de cette chanson ! miaule le p’tit chat gris.

— Pareil, ronronne le 2e p’tit chat gris en passant sa patte par-dessus son oreille.

— Ils z’en ont pas marre de zette chanson que zes créatures hautes trois pommes répètent comme des hommes tomates.

Le 3e p’tit chat gris zozote. C’est Zébulon.

— Automates, on dit ! crache le 1er qui s’appelle Prof

Le 2e se fait les griffes sur le coussin et assène que c’est une usurpation de parler d’eux comme ça. C’est une chatte qui s’appelle Lolita.

— C’est quoi le rapport avec Zapeau de paille ?

— Il y en a pas.

— 3 p’tits chats, chapeau chapeau de paille, paillasson…

— Arrête, j’ai la tête serrée comme dans un compresseur.

— Z’est quoi un comprezzeur ?

Prof hausse les pattes épaules.

— C’est quand t’es ratatatiné, répond Prof.

— Avec de la confiture ?

Les yeux de Zébulon brillent et il se pourlèche déjà les babines. Lolita se tord de rire sur son coussin.

— Pas une tartine, chaton, ratatiné, écrasé comme une crêpe quoi !

— Z’est bon une crêpe aussi, et pourquoi on parle touzours des zzats et pas des zziens ?

— Parce que les chats font pas des chiens, tiens ! répond Prof.

— Ze crois que tu te trompes, c’est les zziens font pas des zzats.

— Ah ne joue pas au chat et à la souris avec moi, crache à nouveau Prof.

— Fais pas ta mauvaise tête, y a pas de quoi fouetter un chat non plus, minaude Lolita.

Prof se redresse, s’étire, et d’une démarche fière la queue levée, il dit :

— J’ai d’autres chats à fouetter moi, je vous abandonne.

— Ze te suis, ze vais attraper une souris à défaut de crêpe !

Quant à Lolita, elle continue de faire sa toilette. La nuit tous les chats sont gris, mais quand même !

© Isabelle-Marie d’Angèle (Avril 2023)

Toujours ici tu trouveras les mots des agendistes ironiques avrilistes 😂. Bonnes lectures.

À très vite…

Agenda Ironique Avril 2023

Bonjour toi 😉

Ce n’est pas un poisson mais … l’agenda ironique d’avril est déjà en ligne .
Merci Max-Louis pour ce nouveau sujet, à vos claviers les Agendistes ironiques d’avril.
Il n’y a pas de quoi fouetter un chat mais quand même va falloir s’y mettre 😂.

À très vite…

Avatar de iotopLe dessous des mots

Photographie Iotop 2023


Bon jour à tous,

Je suis désigné pour animer l’Agenda Ironique d’Avril 2023 suite à un vote et cela pour la cinquième fois (en fait, je tiens un registre sur un papyrus d’époque… industriel).

Je suis heureux d’apporter ma pierre à l’édifice sur les hauteurs de l’Agenda Ironique avec toujours de belles floraisons textuelles d’année en année. D’ailleurs, je me demandais, si un jour, il ne faudrait pas tous les réunir sur un blog ?

La Genèse de l’AI : ICI ou ICI et celui du mois de Mars 2023 : Isabelle-Marie d’Angèle

Je vous propose le thème: CHAT

Si le chat représente, au-delà des symboles et des configurations vivantes qui peuvent nous être familières, un félin de petite taille constitué de toutes ses facéties, la littérature n’est pas en reste pour lui apporter du poil de la bête. Aussi aux exemples, nous pouvons pêcher quelques éléments distingués :…

Voir l’article original 162 mots de plus

Agenda ironique-Mars-Votes

Bonjour à tous 😉

Je tiens à vous remercier pour toutes vos participations à l’agenda ironique de mars aussi différentes les unes que les autres et toutes avec une belle histoire. Je l’ai dit à chacun et j’avais l’impression de me répéter, je les ai toutes aimées. Je le redis encore ici. Merci d’avoir jouer le jeu avec les contraintes que je vous avais données.

Je vous rappelle les participations, un coup de relecture et hop, c’est le vote pour ton histoire préférée (j’avoue, ça va être compliqué 😉).

https://touslesdrapeaux.xyz/agenda_ironique.html

Place maintenant aux votes. J’espère n’avoir oublié personne et que le vote se déroulera bien (on dirait presque des élections super importantes 😂). C’est la première fois que je fais ça, donc je demande toute votre indulgence si un couac se glisse dans l’histoire, quelle ironie ce serait !

Comme prévu, je vous laisse jusqu’au 30 pour voter.

Si d’autres participants souhaitent héberger le prochain agenda, n’hésitez pas à le dire en commentaires.

Rendez-vous le 31 mars pour les résultats 😊.

À très vite…

Agenda ironique – Mars – Rappel

Bonjour toi 😉

Si tu veux encore participé à l’agenda ironique de Mars, tu peux toujours. Je rappelle que la date butoir est le 28 Mars.

Petite piqure de rappel ? Tu trouveras tout ici et je te le mets ci-dessous en image 👇.

Va donc voir ce que les ironiques marsiens ont déjà raconté chez Marinade d’histoires, chez PoLétique et Tocs , chez Gibulène, chez Lissamara, chez Jobougon, Chez Mijo, chez Victorhugotte, chez Duff John et chez Toutloperaoupresque .

Au plaisir de te lire 🙂

À très vite…

Agenda ironique de Mars – Suite

Bonjour toi 😉

Je te rappelle les consignes de cet agenda ironique concocté par Moi 😏.

L’histoire se passera dans un champ avec des fleurs, des plantes, des mauvaises herbes mais vous choisirez celles qui piquent, qui grattent, qui puent, qui dévorent ceux qui s’approchent trop près, à vous les chardons, les orties, les plantes carnivores, et celles qui n’existent pas encore, mais que vous allez inventer au gré de votre fantaisie. Je ne vous impose qu’une fleur LE PISSENLIT et vous en ferez ce que vous voulez. Ah j’oubliais, il aura une valise, il adore voyager.

Pensez à mettre une pendule, un réveil, une horloge, c’est vous qui décidez du moment que ça donne l’heure.

Vous avez le choix d’écrire en vers, en prose, un récit, un poème, un dialogue, pas un roman de 500 pages hein, une suffira amplement.

Dans tous les cas, amusez-vous et glissez-moi les mots graine, sauvage et corolle.

Voici ma participation :

Le rêve du pissenlit

Monsieur Pissenlit en avait ras le bol de tous ces sauvages qui l’arrachaient à la terre sans lui demander son avis. Et puis quelle idée de lui souffler dessus, il allait finir par s’enrhumer et ça ce n’était pas envisageable.

Il saisit sa toute petite valise et se glissa dans sa corolle jaune. C’était son plus bel habit de soirée et pour lui plaire, il devait le revêtir. Il venait juste de se transformer et ses graines se disséminaient un peu partout, mais foi de pissenlit, il n’en avait que faire de Dame Nature, il renfila en vitesse ses pétales dorés.

Monsieur Pissenlit était amoureux et dans le champ d’herbes folles où il habitait, ELLE ne risquait pas de le voir. Il était bien trop petit, caché par les laiterons qui lui ressemblaient, mais qui n’étaient pas de sa famille, du moins il l’espérait, parce qu’ils piquaient quand on les touchait. Il le savait bien, lui qui s’y frottait régulièrement à cause du vent qui lui balançait de ces rafales.

Les colchiques, certes jolis lui avaient donné la colique, quels poisons ! Ils n’arrêtaient pas de lui faire les yeux doux quand il avait son beau costume, mais dès sa transformation, exit le pissenlit. Ah ! ils pouvaient faire les fiers dans les pelouses ! Pourtant lui aussi avait son heure de gloire avec son jaune dispersé aux quatre coins des prairies. ELLE ne se risquerait pas à les ramasser ceux-là !

Allez courage, il devait la rejoindre. Rien qu’à regarder le pré de chardons à traverser, il en avait le tournis. Sa montre gousset ne donnait plus l’heure depuis le jour où les gens avaient décidé de l’avancer ou la reculer selon les saisons (in petto, il pensait que de toute façon, lui, il poursuivait son cycle de vie, une heure en plus ou en moins n’y changeait rien), mais il n’en avait pas besoin. C’était à peu de chose près son heure pour faire sa cueillette, il n’y avait qu’à contempler le ciel.

Il rêvait à elle depuis l’instant où il avait découvert qu’il pouvait faire avec elle un excellent smoothie. Détox qu’ils l’appelaient cette boisson…

Il l’avait aperçue au détour d’une fenêtre, elle était posée dans un compotier et le narguait avec sa superbe teinte orangée. C’est avec elle qu’il devait se mélanger.

Il devait à tout prix être sur sa route quand ELLE passerait avec son panier. ELLE, c’était la femme qui concoctait des mixtures avec les plantes. Les mauvaises langues racontaient qu’elle était sorcière, lui, il n’y croyait pas du tout. Rien qu’à l’idée d’être malaxée avec sa belle, il sentait une douce chaleur l’envahir. Le pissenlit et l’orange, quel magnifique mariage de couleurs et de vitamines.

La voilà ! Elle balançait allégrement sa panière en osier, sa jupe fleurie voletait et ses cheveux attachés en un chignon décoiffé n’en faisaient qu’à leur tête.

— Tu es bien joli toi !

Paniqué un peu quand même, il sentit qu’il s’élevait dans les airs puis posé délicatement dans le fond de la corbeille… à côté d’autres comme lui.

Il avait complètement oublié qu’il était tout petit et qu’il allait devoir partager son orange. Mais quelle surprise, elles aussi étaient plusieurs ! Soupirant d’aise, il se laissa bercer par le doux mouvement du cabas qui se balançait au rythme des pas de la dame.

© Isabelle-Marie d’Angèle (mars 2023).

Je remercie déjà les participants qui ont répondu présent et qui m’ont agréablement surprise avec leurs histoires toutes aussi jolies les unes que les autres, toutes différentes et c’est ça qui est magnifique, toutes émouvantes.

Allez donc les découvrir, vous aurez déjà une petite idée 😉

Chez Marinade d’histoires, chez PoLétique et Tocs , chez Gibulène, chez Lissamara, chez Jobougon, Chez Mijo, chez Victorhugotte, chez Duff John.

Vous avez jusqu’au 28 mars pour rendre vos copies. Faites-moi rêver avant que vienne l’heure du vote.

Mettez vos liens dans les commentaires ici pour que je vous retrouve et n’oublie personne.

Au plaisir de vous lire 💐

À très vite…