C’est la fête des papas demain, alors en l’honneur de tous les papas, je partage la chanson de Vianney, Beau-papa.
J’avais pas prévu d’un jour adopter Mon enfant j’ai dû surtout m’adapter Y’a pas que les gènes qui font les familles Des humains qui s’aiment suffisent
Et si l’averse nous touche, toi et moi On la traverse à deux, à trois Et si l’averse nous touche, toi et moi Prends ma main de beau-papa
J’t’attendais pas J’te laisserai pas Même sans l’même sang, on s’aimera
Non, je ne volerai jamais la place du premier qui t’a dit « Je t’aime » Sur ton visage, on voit son visage et c’est ainsi que tu es belle De vous à moi, c’est moi, j’avoue, qui me suis invité Dans sa vie, là, dans la vie où elle n’a rien demandé
Et si l’averse nous touche, toi et moi On la traverse à deux, à trois Et si l’averse nous touche, toi et moi Prends ma main de beau-papa
J’t’attendais pas J’te laisserai pas Même sans l’même sang, on s’aimera
On s’aimera
J’avais pas prévu d’un jour adopter En vérité nue, c’est toi qui l’as fait Y’a pas que les gènes qui font les familles Du moment qu’on s’aime
Et si l’averse nous touche, toi et moi On la traverse à deux, à trois Et si l’averse nous touche, toi et moi Prends ma main dis prends la
J’t’attendais pas J’te laisserai pas Même sans l’même sang, on s’aimera
Pourquoi ce titre ? Tu comprendras au cours de ta lecture 😉 et surtout n’hésite pas à dire ce que tu en penses 😊.
Marie-Sophie
Il n’était pas bien loin Charles ! Il expliqua à Célestine qu’il retrouvait Morgan régulièrement, histoire de le mettre au courant de ce qui se passait au village.
Pauvre Charles ! Il s’était pris un savon par la mère de Morgan qui n’avait pas compris pourquoi son fils ne lui avait pas fait confiance à elle. Il avait rétorqué qu’elle était trop bavarde et qu’elle n’aurait pas tenu sa langue cinq minutes et m’aurait immédiatement tout raconté. Célestine a été très vexée et a fait la tête à Charles, à tel point qu’il venait souvent déjeuner à la maison. Il repartait tard le soir, quand la lumière de notre voisine était éteinte. Je n’ai pas osé lui poser la question, s’il dormait quand même avec elle ou s’il utilisait le canapé du salon. À son âge, ça n’aurait pas été raisonnable.
Il tenait aussi souvent la boulangerie et bavardait avec les habitants et Archibald. C’est ainsi qu’un jour, je l’ai vu débarquer dans ma cuisine, très énervé.
— Vous n’avez pas assez perdu de temps toi et Archibald ?
Il s’était laissé tomber sur une chaise et m’avait réclamé quelque chose à boire. Il faisait chaud et il transpirait. Je lui versai un verre d’eau qu’il avala d’un trait, puis il posa son regard sur moi, il me détailla des pieds à la tête, ce qui me mit mal à l’aise.
— Quel âge as-tu maintenant gamine ?
Quand il m’appelait ainsi pépé Charles, c’est qu’il allait m’assener quatre vérités bien senties. Je la connaissais bien cette phrase, elle n’annonçait en général rien de bon.
J’étais seule. C’était le tour de Mélusine de tenir la boulangerie et pour une fois, le food truck ne bougeait pas. J’avais ma journée de repos, mais elle commençait mal. Je claculai mon âge, c’est vrai que les années passaient et que je me rapprochais des trente-cinq ans.
— Et Archibald ?
Ah ! nous y voilà ! encore le même refrain, mais ce qui suivit me scotcha.
— Morgan va rentrer. Il n’était pas très loin d’ailleurs. Il m’a dit qu’il pensait t’avoir laissé assez de temps pour réfléchir à ta situation. Je viens de sermonner Archibald, c’est ton tour. Quand est-ce que vous allez enfin réaliser que vous êtes faits l’un pour l’autre ? Même Morgan en est persuadé. Tu ne t’es jamais demandé pourquoi il n’avait pas insisté pour que tu t’installes chez lui ? Au fond de lui, il avait compris tu ne l’aimais pas assez pour vivre avec lui. Il m’a avoué que s’il avait su que tu étais enceinte, il se serait interrogé, étais tu étais prête à abandonner Archibald ? C’est pour cette raison que lorsqu’il a retrouvé la mémoire, il est parti. Il avait trop honte d’avoir pensé que finalement c’était mieux comme ça, tu n’avais pas à choisir. Aujourd’hui, il rentre. Il espère bien que vous resterez amis même si ses sentiments sont plus forts que les tiens.
Lorsque Charles se tut et qu’il me dévisagea, je ne sus quoi répondre. Est-ce que Morgan avait raison ? Est-ce pour ça que je n’avais pas réussi à lui annoncer la nouvelle de ma grossesse ? S’il n’avait pas eu son accident, qu’est-ce qui serait arrivé ? Je me replongeais dans le passé quand Gabriel s’était installé devant chez moi, j’imaginais avoir des sentiments pour lui, mais Archibald était dans mon coeur. C’est pour cette raison que j’avais fui et atterri ici. Seule avec Morgan, je croyais en être tombée amoureuse, mais dès que j’avais retrouvé Archibald, même Gabriel n’avait plus compté. Je pensais à Morgan, mais c’était toujours Archibald qui était dans ma tête.
Seulement, Archibald ne voulait voir en moi que sa meilleure amie.
Au stade où j’en suis de mon écriture, je suis à un carrefour. Aussi, voici le journal d’Archibald à partir de ce moment, son regard d’homme m’aidera peut-être à y voir plus clair. Ma plume ne parvient pas à se décider entre Morgan ou Archibald. Il y a un truc qui cloche quelque part, je ne vois pas lequel. Que pense donc Archibald ?
Archibald
Quelle mouche avait piqué Charles ? Je l’aime bien ce vieil homme. Il fait partie de notre vie à MarieSophe et Mélusine depuis longtemps. MarieSophe en a toujours parlé, je sais qu’elle le considère comme le grand-père qu’elle n’a jamais eu. Il a eu quand même un sacré courage de déménager pour la suivre jusqu’ici, parce que je ne me fais aucune illusion, c’est pour elle qu’il est là, même si Célestine y est pour quelque chose, sans MarieSophe, il aurait été perdu. Il m’a tellement raconté comment le fait de voir quotidiennement la maison fermée puis vendue le rendait malade et triste. Aussi, je n’ai pas compris pourquoi aujourd’hui, il est venu me passer un savon sorti de je ne sais où.
Heureusement que mes mains pétrissent la pâte, ça m’occupe l’esprit. J’entends Mélusine qui bavarde avec un client. Ce n’est pas MarieSophe, mais avec elle, nous formons un chouette trio et notre amitié est tellement solide que…
Je soupirai. J’ai peur ! mes sentiments pour ma meilleure amie, enfin, ai-je encore le droit de l’appeler ainsi, ont évolué et pépé Charles l’a compris. J’ai de plus en plus de mal à faire semblant, mais je m’en veux beaucoup d’avoir été soulagé qu’elle n’ait pas gardé ce bébé. Je sais, je suis un monstre. J’aime bien Morgan, il ne méritait pas ça, je m’étais presque fait à l’idée qu’ils allaient faire un couple, mais quand il a perdu la mémoire et que j’ai vu comment MarieSophe était malheureuse, mes sentiments sont revenus en force et je n’en suis pas fier. J’ai bien essayé de me rapprocher de Cybèle, mais elle a vite compris qu’elle et moi, ça ne marcherait jamais. En plus, elle n’était pas libre. Je me souviens du jour où en riant, elle m’a demandé pourquoi je me mentais à moi-même.
Faut-il être con pour ne pas oser franchir le pas ? MarieSophe est libre, elle ! dès que je la regarde, j’ai le cœur qui s’affole alors que je la connais depuis longtemps. Je la trouve belle, amusante, elle me fait rire et sortir de mes gonds aussi. Elle n’a pas conscience de ce qu’elle renvoie quand elle est face à moi, mon cœur fond de tendresse pour elle. Je l’admire, elle a su parfaitement s’adapter au food truck, elle plait aux clients. Quand, elle ne m’accompagne pas, qu’elle reste à la boulangerie, il ne se passe pas un instant sans qu’on me parle d’elle. Ce qu’elle ne sait pas c’est que souvent, on l’appelle ma femme lorsqu’ on me demande votre femme n’est pas avec vous aujourd’hui ? Elle n’est pas malade au moins ? Et moi, pauvre idiot, vous croyez que je rectifie en disant qu’elle n’est que mon amie ? Non, parce que pendant quelques minutes, elle est mon épouse.
Donc ce matin, Charles est venu me demander quand j’allais enfin me conduire comme un homme ? Le ton est monté, même Mélusine était inquiète, il parait qu’on nous entendait depuis la boutique. Charles m’a laissé en plan et je suis certain qu’il est parti chez MarieSophe, remonté comme une horloge, il n’allait pas s’arrêter en si bon chemin.
Je regarde ma pâte, elle est magnifique. À force d’être pétri, le pain va être encore meilleur, pour une fois que je n’utilise pas la machine, je verrai si je peux le proposer à la vente. Je le ferai goûter à MarieSophe, elle me dira ce qu’elle en pense. Je souris. Décidément, que ferais-je sans elle ?
Comme c’est le jour des enfants, je retrouve avec plaisir Héloïse qui a une version de Blanche-Neige a te raconter.
Alors que Stefano bricolait avec son père, Héloïse était restée dans la cuisine avec sa maman. Les deux coudes sur la table, elle fixait une belle pomme rouge qui la narguait dans le compotier.
— Elle ressemble à la pomme de Blanche-Neige, murmura la petite fille.
Charlie qui préparait un gâteau demanda :
— Tu as faim ?
— Pas du tout, répondit Héloïse. Tu crois que la pomme était d’accord pour empoisonner Blanche-Neige ?
— Je ne pense pas qu’elle ait eu son mot à dire. Donne-la-moi, je vais la couper en morceaux et la glisser dans ma pâte.
— Mais non, tu vas lui faire mal.
Charlie sourit.
— Tu ne dis pas la même chose quand tu croques dedans à pleines dents.
Héloïse souffla.
— Oui, mais là, c’est pas pareil. Dis maman, imagine que la pomme dans le conte, ait refusé d’être empoisonnée, qu’est-ce qui ce serait passé ? La princesse ne se serait pas endormie et la sorcière n’aurait pas été contente.
— Certainement qu’elle aurait été en colère, peut-être que le sort de Blanche-Neige aurait été pire.
— Pire comment ? Elle aurait été morte vraiment ? Les nains auraient été très malheureux alors !
— Et le prince aussi, ajouta Charlie en faisant un clin d’œil à sa fille.
— Tu sais quoi, je vais écrire une histoire où la pomme raconte ce qui s’est vraiment passé. En fait, la sorcière voulait tuer Blanche-Neige, mais elle n’a pas réussi. Stefano m’a lu une version où un morceau de pomme était resté coincé dans sa bouche. Je suis sûre que la pomme l’avait fait exprès.
— Quelle serait donc ta version, je t’écoute ma puce.
Héloïse se sentit remplie de fierté, surtout quand Charlie abandonna son gâteau et vint s’assoir près d’elle.
— Alors voilà : quand la méchante sorcière commença sa recette pour fabriquer sa pomme, elle était dans une cave froide et laide. Elle mit à chauffer des potions dans un grand chaudron. Seulement, lorsque la pomme prit sa forme, elle devint aussi vivante, parce que la sorcière s’était trompée dans ses mélanges. Tu sais, elle était un peu vieille et elle n’y voyait plus très bien quand elle lisait son gros livre de magie.
Charlie sourit et encouragea sa petite fille à continuer. Elle était toujours ébahie et stupéfaite par l’imagination d’Héloïse.
— La pomme se trouvait bien jolie, toute rouge et brillante, mais elle ne se sentait pas bien. Elle avait mal au ventre, tu sais un peu comme moi quand j’ai mangé trop de bonbons, elle comprit que sa peau n’était pas normale et qu’à l’intérieur d’elle, il y avait quelque chose de méchant. Bien sûr, elle n’avait pas d’yeux, mais sa peau brillait tellement fort parce que la sorcière la frottait pour qu’elle soit belle, que son reflet s’imprima sur sa peau. Elle aperçut les gros yeux de la vieille femme et elle eut tellement peur qu’elle décida de lui faire une farce pour la punir. C’était une pomme chipie !
Charlie eut du mal à garder son sérieux, mais elle respecta Héloïse et la laissa continuer sans l’interrompre.
— Tu te souviens que la sorcière avait mis plusieurs pommes dans un panier. Celle qui devait être empoisonnée était au-dessus. Sauf qu’elle échangea sa place avec une autre et quand Blanche-Neige la choisit et qu’elle l’approcha de sa bouche, elle lut sur la peau de faire semblant de mourir. Comme Blanche-Neige était très intelligente, elle joua la comédie sans poser de questions. C’est pour ça qu’elle met sa main à son front et qu’elle dit qu’elle ne se sent pas bien. Quand la sorcière est partie, Blanche-Neige se relève et ramasse la pomme tombée au sol. Elle la remercie. C’est alors que la pomme se change en prince charmant.
Charlie applaudit, mais elle fut vite remise à sa place, l’histoire n’était pas finie.
— Attends, et la méchante alors ? Figure-toi qu’elle aussi avait faim et comme elle avait un panier rempli de pommes, elle choisit évidemment celle qui était empoisonnée. Elle mourut dans d’atroces souffrances.
Charlie éclata de rire.
— Tu en as du vocabulaire dis-donc ! Atroces souffrances, rien que ça !
— Mathurin le dit tout le temps quand il parle de sa belle-mère qui a d’atroces souffrances dans ses jambes. Comme elle se plaint tout le temps qu’il dit, elle doit avoir sacrément mal !
Charlie se leva pour terminer son gâteau, cachant un sourire. Effectivement, la belle-mère du voisin était réputée pour être hypocondriaque et elle répétait à tout va que personne ne comprenait ses atroces souffrances, Héloïse avait bien compris le terme et l’avait placé exactement où il fallait dans son histoire.
— Du coup, on prend quelle pomme pour la couper dans ton gâteau ? demanda Héloïse, la moche toute ridée là ?
Je reprends avec plaisir le jeu des questions. N’hésite pas à y jouer aussi, ça permet de mieux se connaitre 🙂.
⁕ Je préfère la mer, je dirais même plus l’océan. La montagne m’oppresse. L’été, je fais un peu de randonnée, mais avec modération 😉. Par contre, l’océan, hors saison. Il y a trop de monde sur les plages et je ne suis pas partageuse de serviette et de sable 😁.
⁕ Le camping, mais en Mobil home. Il parait que ça s’appelle l’hôtellerie de plein air. Exit, les tentes et les caravanes. J’ai bien envie de tenter le camping-car. L’hôtel, j’aime aussi, mais ce n’est pas ce que je recherche en premier, d’autant plus que les hôteliers ne prennent pas forcément les chiens et de plus, il ne faut pas se leurrer, le prix n’est pas le même.
⁕ Le train sans aucune hésitation. Je n’ai jamais pris l’avion et je ne suis pas tentée. La voiture c’est aussi très bien, en fait, j’aime bien pouvoir emmener ce que je veux même si monsieur Chéri dit qu’il n’a pas J7 😁 (traduis un camping-car ou un fourgon 😏).
⁕ Je suis très casanière et pourtant j’y travaille à sortir de chez moi. Je suis toujours ravie de préparer les vacances, de trouver l’hébergement, et quand le jour du départ approche, je commence à stresser 🤣.
⁕ J’ai essayé les deux, le petit déjeuner sucré reste quand même mon préféré.
⁕ Fromage et dessert, mais pas le soir et pas tous les jours. Quand je dis dessert, c’est un yaourt ou un fruit, ce n’est pas le gros gâteau à la crème. Au restaurant, c’est souvent le dessert et pas de fromage. J’ai du mal à terminer le repas sans une touche de sucrée.
⁕ Glace au chocolat sans hésitation. Sur le bord de plage, je n’arrive pas à goûter autre chose, je ne suis pas joueuse.
⁕ Livre papier même si le numérique est pratique et ne prend guère de place. Tourner les pages, sentir le papier, avoue que c’est bien 💖.
Si tu le veux bien, réponds en commentaires aux questions ou partage sur ton blog sans oublier de me taguer sinon je n’aurai pas le plaisir de te lire.
Tu te rappelles que j’avais donné la parole à Monsieur lundi. Figure-toi qu’il a décidé si le cœur m’en dit et s’il t’en dit à toi aussi 😏 de parler de la semaine passée. Voici le résumé des jours précédents.
(❁´◡`❁) Humeur globale : Je te dirai que le lundi ça commençait mal parce que je ne recevais pas un colis qui aurait dû arriver bien avant la fête des Mères. Ce colis s’est perdu et impossible de le retrouver chez le transporteur. Bref, je te passe les détails, mais pas contente du tout, j’ai appelé le fournisseur que je sommais de me rembourser. Tu penses bien qu’il me soutenait que le colis arrivait. Et finalement, monsieur chéri est allé le récupérer. Donc, la semaine commençait mal et me mettait de très mauvaise humeur. Heureusement que la fête des mamans avec mes enfants s’était très bien passée et que j’avais été gâtée. Je dirai que l’humeur générale de la semaine était mitigée, surtout en découvrant l’attaque à Annecy de ce fou furieux qui s’en est pris à des enfants dont le plus jeune avait 22 mois. Quelle abomination !
(●’◡’●) Lectures : Je suis toujours sur une trilogie de l’auteure Marie-Bernadette Dupuy, l’orpheline de Manhattan. J’en suis au dernier tome. J’ai reçu en cadeau (on me connait bien 💖) le dernier livre de Mireille Calmel, Le templier de l’Ombre. J’ai dans ma PAL Morgan des Brumes du même auteur, mais comme je sais que la suite sortira en 2024, j’attends avant de commencer à le lire.
(•_•) Écriture : Je continue mon policier J’aime un voyou au grand cœur ainsi que le journal de Marie-Sophie. J’ai aussi une histoire écrite que je ne vous ai pas partagé. J’ai des tas d’idées, je n’ai pas l’imagination en panne mais comme je cherche toujours des nouvelles choses, je n’avance pas. Quel bazar dans ma tête.
ಠ_ಠ Sortie : À part une sortie en vélo et la promenade avec Oxybulle, je n’ai pas fait grand-chose. Avec monsieur Chéri, nous devrions aller au cinéma. À chaque fois que nous voyions un fim qui sort, nous disons Ah il doit être bien ! et puis le temps passe. Ma fille a vu La petite sirène et nous l’a conseillée. L’as-tu vu ? Il y a aussi celui avec Josiane Balasko qui me tente. Je te tiendrai au courant.
(●’◡’●) Plaisir : La promenade avec Oxybulle, c’est toujours du pur bonheur. Seulement, les chemins que nous empruntons, avec cette nouvelle idée de tonte raisonnée, c’est qu’il y a de plus en plus de mauvaises herbes et ça devient difficile de marcher sans se faire piquer. Évidemment, les papillons s’en donnent à cœur joie, mais nous, pauvres humains, ce n’est pas drôle. Heureusement que j’étais en pantalon et chaussure de randonnée 🙄. Autre plaisir, c’est de voir le jardin prendre ses couleurs de l’été et nous avons ramassé les premières framboises. Je te donnerai d’autres nouvelles du jardin dans un autre billet.
¯\_(ツ)_/¯ Chéri : Il prépare une randonnée en vélo, l’Ariégeoise. Concernant le vélo, monsieur Chéri est un adepte depuis toujours, mais en grimpant en âge, j’ai de plus en plus la trouille qu’il lui arrive un accident et je gère de moins en moins bien ce stress. Très prudent et ayant fait son certificat médical, je ne devrai pas être en stress. J’envie les gens qui restent zen en toute circonstance, moi, je n’y arrive pas.
(●’◡’●) Cuisine : Je ne sais pas toi, mais avec ces chaleurs qui arrivent, me revoilà avec mes salades, mes courgettes, mes tomates et poivrons.
(●’◡’●) Série télé : Je crois que je suis une fan inconditionnelle des feuilletons comme Ici tout commence et Demain nous appartient. Idem pour HPI avec Audrey Fleurot. As-tu regardé les randonneuses ? Le sujet était grave, mais on n’est pas tombé dans le mélo et il y avait des moments de franche rigolade. En replay, je suis en retard sur Tropiques criminels. Et puis, j’ai regardé Mask Singer, The Voice, 😉😂 eh oui madame, une vraie fan du petit écran.
(¬_¬ ) Ce serait bien que… je sorte davantage, reprenne mes dessins, mon tarot, mon zentangle.
Es-tu content, Monsieur lundi ? Comment ça je n’ai pas tout raconté ? Je ne vais pas non plus remplir des pages et des pages de toute ma vie, il n’y aurait pas assez de place, déjà que je suis bavarde 🤣et puis la semaine, ce n’est que 7 jours.
Citation piquée sur mon agenda du jour. J’aime bien l’idée de trouver un nouveau chemin pour ne pas faire comme les autres 😁. À force de vouloir rentrer dans le moule, on devient tarte, c’est un peu ça aussi l’idée 😏. C’est vrai que c’est marrant, mais c’est aussi pas toujours facile 😉.
Je te partage aujourd’hui le dernier clip de Vitaa, dont le vrai prénom est Charlotte. C’est une chanteuse dont j’apprécie le flow et la voix. Ses duos avec Slimane étaient magiques, je les ai écoutés et réécoutés. Il semble qu’ils ont repris leur carrière en solo, histoire de ne pas lasser leur public.
Quand j’ai découvert le clip de cette nouvelle chanson, j’ai été très surprise, mais en découvrant les paroles, je comprends mieux. Il semblerait que Vitaa arrête la musique pendant un temps…dommage pour ses fans et tant mieux pour elle, si elle en a besoin pour se retrouver.
15 ans que j'vis pour ça toi, tu te demandes si j'le mérite
J'avais 15 piges, j'rêvais déjà, qui va miser sur la petite
Vendu 1 million, 2 millions bientôt 3 millions, j'ai passé 38
J'suis comme un son qui s'arrête pas moi, j'construis ma vie comme un hit
Non, il y a plus rien qui me surprend autour de moi c'est l'Amérique
Mal au cœur quand je pense aux enfants, Seigneur faites qu'ils aient le déclic
On reste fort quand ça se complique, on lâche rien c'est le lexique
J'suis torturée faut que j't'explique
Moi, j'veux vieillir comme un classique
Putain, il y a plus personne qui fait la différence entre le mal et le bien
Mal et le bien, mal et le bien
Maintenant ces voix dans ma tête, devant vous je fais semblant d'aller bien
'Blant d'aller bien, 'blant d'aller bien
J'ai plus confiance en personne, quand le même sang peut te trahir
Y a pas d'Vitaa et y aura personne, j'serai Charlotte quand je vais mourir
J'ai des questions mais y a personne pour y répondre et c'est logique
Ouais c'est logique, ce que tu n'vis pas, tu l'imagines sans l'ressentir, oh
Si loin de celle que je voudrais
Tant des mensonges que j'me promets
J'souffre en silence mais je le sais
J'vais tout foutre en l'air
J'ai beau crier, j'fais du sur place
Y a des péchés qui s'effacent pas
Quand je vais partir c'est sans prévenir
Y aura plus rien à faire pour me retenir
"Mais maman, t'es sûre, tu vas pas être triste?
Mais, euh, tu vas faire quoi après"
Évidemment j'en aurai des regrets, mais j'écrirai encore (j'écrirai encore)
J'ai chanté toute ma vie à l'intérieur y a des choses qui ne changent pas
J'voudrais être sûre mais j'hésite
Et y a mon homme qui résiste (han-han)
C'est même plus moi qui décide, c'est plus moi
J'ai aimé le game, j'ai aimé le succès
(J'ai aimé le game, j'ai aimé le succès)
J'ai aimé mes rêves, j'ai aimé les réalisés
J'aurais voulu détester, que ça sorte de mon cœur
J'aurais voulu les dompter, mais la passion l'emporte, stop
On m'a dit, "tu chantes bien, c'est sur ton corps qu'il faut miser
Tu racontes ta vie, il suffit pas d's'apitoyer
Une femme dans un milieu d'obsédés
Sois belle pour vendre des CD"
J'vous dis qu'ils ont essayé
J'ai préféré vous faire pleurer
Même si l'histoire est belle
J'ai du mal à respirer
Quand j'vais partir, c'est sans prévenir
Personne pour me retenir
Personne pour me retenir
15 ans que j'vis pour ça toi, tu te demandes si j'le mérite
"Au moins t'facon, là t'es heureuse, c'est bon"
Je n’avais rien raconté à Kawas, j’avais éludé les questions, lui rappelant que j’étais son commandant, qu’il devait me faire confiance. Je l’avais vexé, il s’était muré dans un silence hostile et devant le commissariat, il n’attendit pas que la voiture soit arrêtée, il en sortit en claquant la porte.
Je devais faire face. J’avais une équipe à diriger, je ne pouvais pas faire n’importe quoi. J’aimais mon métier et Ô grand jamais, je ne trahirai ce pour quoi j’avais signé.
Je détachai mes cheveux, posai mes pieds sur le bureau et laissa tomber ma tête en arrière. Je regardai le plafond tentant de faire le vide dans mon esprit quand la ligne du téléphone m’avertit que j’avais un appel extérieur.
Surprise parce que c’était le travail du collègue de l’entrée de me passer les appels, je répondis.
— Commandant Merlin, j’écoute.
— Rendez-vous à 12 heures à votre brasserie habituelle.
Je n’eus pas le temps de réagir que l’inconnu avait raccroché. J’avais entendu une voix d’homme, c’est tout. Je pensais qu’en plein midi, je ne risquais pas grand-chose, mais j’hésitai à prévenir Kawas. Pourtant, mon intuition me conseillait de le faire. Après tout, on ne m’avait pas dit de venir seule.
Théo Kawas entra dans le bureau, le regard noir.
— Vous m’avez fait appeler Commandant ?
Je souris pour calmer le jeu.
— D’accord, tu es en colère et je le comprends. C’est pourquoi je fais appel à ton avis.
Je lui relatai le coup de fil. Il fronça les sourcils, mais ne dit rien.
— Je vais y aller, mais tu vas te planquer dans la brasserie. Tu pourras surveiller la personne qui va me parler et voir si elle est connue de nos services. Au moindre problème, tu interviendras. En plein midi, je ne risque pas grand-chose.
Il hocha la tête et sortit du bureau sans un mot. Je l’avais vraiment vexé. J’appelai ensuite les urgences, déclinai mon identité et demandai des nouvelles de Paco. Elles étaient rassurantes et l’on m’informa qu’il pourrait rentrer chez lui en fin de journée. Je cherchai le numéro de la clinique vétérinaire, et là aussi, Tuck allait bien. La balle lui avait effleuré la patte, son maître pourrait venir le récupérer dès que ce sera possible.
La matinée passa vite à signer des papiers et régler des affaires courantes. Kawas me rejoignit à midi moins cinq. Sans un mot, nous quittâmes le commissariat à pied pour trouver la brasserie située au coin de la rue.
Le capitaine marchait devant et ne s’occupait pas de moi, il s’installa au bar le premier. Il était connu, je vis le patron le saluer et lui désigner l’ardoise. Je l’entendis commander le plat du jour alors que j’entrais à mon tour. Je choisis une table d’où je pouvais regarder les allées venues des passants.
Je reconnus immédiatement l’homme qui s’assit face à moi. Kawas l’avait repéré également, il me fixa aussitôt attendant un signe de ma part. Je baissai les yeux. Il n’intervint pas.
— Diego Destrio.
— Lui-même et enchanté de faire enfin votre connaissance.
Ce bandit hors-norme n’avait jamais été pris. Comme tous les collègues à qui ils avaient eu à faire, je n’avais pas réussi à le coffrer. Il était de toutes les histoires de vols, arnaques, j’en étais certaine, mais il était très doué. Un genre de Gentleman cambrioleur, ma foi ! Et soudain, je réalisai.
— Vous connaissez François ? C’est pour ça que vous m’avez fait venir ?
Diego Destrio affichait une soixantaine bien conservée. Habillé d’un costume de lin noir, il faisait classe avec son borsalino vissé sur ses cheveux attachés en catogan.
— Est-ce que je peux vous faire confiance ? Paco est sûr de vous, mais pas moi.
Il s’adossa à sa chaise et sourit.
— Appelez donc votre collègue, qu’il se joigne à nous. Il m’a reconnu de toute façon, ne le laissez pas mijoter seul au bar.
— Qu’attendez-vous de moi, Destrio ? Ne me racontez pas que Paco fait alliance avec vous ?
— Faire alliance avec moi ? Paco est mon fils. Comprenez alors que je sois inquiet.
J’en restai coite. Je le vis comme dans un brouillard faire signe à Kawas. Le capitaine saisit une chaise et s’assit à côté de moi. Destrio lui tendit la main. Si un jour j’avais pu imaginer qu’il serrerait la main du voyou qu’il cherchait à coffrer depuis des années !
Destrio reprit :
— Comme je le disais à votre Commandant, Paco est mon fils. Je ne veux pas qu’il lui arrive quoique ce soit, sinon… vous me connaissez, je me vengerai et là…
Il laissa sa phrase en suspens, balaya la salle de la brasserie du regard et continua :
— Vous savez très bien que jamais le sang n’a coulé dans mes affaires et…
Kawas l’interrompit en tapant du poing sur la table. Le bruit fit se retourner quelques clients et le patron, surpris, faillit lâcher ses verres. Destrio, d’un geste de la main, signifia que ce n’était rien.
— Bon Dieu Destrio, je pourrais vous coffrer pour ce que vous venez d’avouer.
— Avouer quoi mon ami ? Qu’il n’y a jamais eu de meurtres dans mes affaires ? Fort heureusement ! mais, s’il arrive quelque chose à mon fils, je ne garantirais plus rien. Est-ce clair ?
Il leva la main.
— C’est moi qui vous invite. Faites donc apporter le plat de mon ami à cette table.
Kawas bouscula sa chaise en affirmant qu’il n’avait plus faim, mais Destrio lui attrapa le bras.
— Ne me mettez pas en colère, j’ai horreur de ça, rasseyez-vous et agissez comme votre commandant, elle reste digne et prête à m’écouter. Prenez-en de la graine, Capitaine.
— C’est ton père ? Il me fout la trouille.
Paco éclata de rire. Je découvrais son père qui sortait de la voiture et semblait de fort méchante humeur. Le grand-père de Paco l’attrapait par les épaules et le forçait à rentrer.
— Qu’est-ce qu’il a ton père ?
— C’est surement son travail.
— Il fait quoi ?
— Alors là j’en sais rien. Dans les affaires qu’il me dit ! en tout cas, il gagne bien sa vie, ça, c’est sûr.
— Et ta mère ?
— Elle est morte. Un accident !
— Désolée. T’es malheureux ?
— Je ne l’ai pas beaucoup connue. J’étais bébé. Papa raconte souvent qu’il a fait payer ceux qui s’en sont pris à elle.
— Commandant Merlin ?
Je sursautai. Destrio me regardait. Il avait toujours le même regard que lorsque j’étais gamine. Je me souvenais qu’il me faisait peur parce que ses yeux bleus avaient le don de vous transpercer, ce n’est pas qu’ils n’étaient pas beaux, mais leur couleur vous mettait mal à l’aise. Ceux de Paco étaient bruns.
— Désolée, vous disiez ?
— Je compte sur vous pour coffrer ceux qui s’en sont pris à mon fils.
Les plats arrivaient. Je n’avais pas réagi lorsque Destrio avait commandé pour moi. Le confit de canard me rappela la cuisine que faisait le grand-père de Paco. Il pensait la même chose que moi, car il en fit la remarque.
— Vous pourriez m’en dire un peu plus ?
Le goût de la volaille me fit retrouver la parole. Destrio posa ses couverts et me fixa. Kawas repoussa son assiette.
— Une bande voyous l’a tabassé, je veux savoir qui et pourquoi.
Le capitaine leva les yeux au ciel et gronda :
— Ne me faites pas croire que vous n’êtes au courant de rien. Votre fils est certainement celui qui vide les coffres et distribue l’argent à ceux qui en ont besoin. Un Robin des bois des temps modernes.
Destrio ne releva pas.
— Vous commandant, quelle est votre opinion ? Mon fils un voyou ?
Son regard m’indiquait clairement de me taire. Heureusement, le serveur vint nous débarrasser et nous proposer un dessert.
— Un café suffira, répondit Kawas.
— 3 cafés et l’addition. C’est pour moi !
Kawas se rebiffa et sortit sa carte, mais Destrio posa sa main sur la sienne.
— Ne refusez pas, c’est cadeau.
Le capitaine repoussa brutalement sa chaise et quitta le bar. Destrio haussa les épaules et indiqua au patron de n’apporter que 2 cafés. Puis il saisit ma main et m’attira vers lui.
— Angèle, je compte sur vous. Mon fils est tout ce qu’il me reste. Je refuse qu’il lui arrive quoique ce soit. D’ailleurs, je lui avais dit de ne pas se rapprocher de vous, mais il n’en a fait qu’à sa tête. J’imagine que vous avez compris que son poste de directeur de banque n’est qu’une couverture. Dans nos affaires, il faut garder l’esprit clair et ne pas s’abandonner aux sentiments. J’en ai fait les frais, il y a longtemps, je me suis promis que ça ne se reproduirait jamais. Dois-je encore répéter ?
— Qu’attendez-vous de moi ?
— Que vous coffriez les énergumènes qui s’en sont pris à mon fils et qu’ensuite vous le laissiez mener ses histoires à sa guise. Il se pourrait qu’il ait besoin de vos services et dans ce cas-là, vous fermerez les yeux.
— Comme vous le dites si bien, j’ai une équipe qui me fait confiance. Le capitaine Kawas ne me laissera jamais cacher des preuves. J’ai aussi une hiérarchie et des comptes à lui rendre.
— Je le sais comme je me souviens que gamine, vous couvriez régulièrement les bêtises de Paco.
Les cafés arrivèrent. Il l’avala d’un trait et paya l’addition. Il se leva, posa sa main sur mon épaule.
— J’espère ne pas avoir à vous revoir même si c’était un plaisir.
C’est chez Toutlopera que ça se passe ou de l’autre côté du miroir avec quelques contraintes : une pincée de coriandre et de poudre de perlimpinpin. Ah oui, si je pouvais ajouter un oxymore ce serait sympa 😉.
Voici donc mon texte pour cet agenda ironique du mois de juin.