Du côté de chez Ma – Ralentir

Bonjour toi 😉

Du côté de chez Ma ici il nous est proposé de ralentir. En fouillant dans mes photos, j’en ai trouvé deux qui, à mon avis, représentent bien le thème.

Elle avance doucement, mais elle avance. Je me souviens d’un livre de la Comtesse de Ségur, où une princesse avait dû grimper sur le dos d’une tortue et se taire pendant tout le temps du voyage. Je ne sais plus trop pourquoi, mais même si elle était impatiente d’arriver, elle est arrivée. D’ailleurs, Jean de La Fontaine le disait bien dans le Lièvre et la tortue, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Cette photo a été prise dans un zoo. Regarde comme elle fière de prendre la pause 😉.

Une autre photo qui prend aussi tout son sens.

Belle semaine à tous du côté de chez Ma

À très vite…

Humeur belliqueuse

Bonjour toi 😉

Aujourd’hui, je viens bavarder avec toi d’un truc qui m’agace. S’il n’y en avait qu’un ce serait chouette pas vrai ? Ce n’est pas le cas, mais je vais te parler seulement de cet autocollant que je lis régulièrement sur les voitures. Et j’ai eu le temps d’en remarquer pendant mon périple de la semaine dernière. D’accord, je n’étais pas d’humeur joyeuse et un rien me faisait sortir de mes gonds. C’est fou comme mon imagination ne me laisse pas de répit quand je n’ai pas mon ordi ou un stylo à la main. D’ailleurs, comme je n’ai pas noté tout ce qui me passait par la tête, je suis en galère parce que je ne retrouve pas tout ce à quoi j’avais pensé. Mais celui-là je l’ai bien et je t’en parle illico.

Peux-tu m’expliquer pourquoi il faut faire plus attention aux voitures qui ont des enfants à bord ? Imagine un peu que je suive une voiture qui a cet autocollant, je roule doucement et j’ai la frousse de la cogner. Attention, il y a un bébé à bord. Pire, s’il en y a deux ! Je prends mon vélo, c’est plus sûr !

Mais, les voitures qui ont des enfants à bord et qui n’ont pas l’autocollant sur leur véhicule tu te rends compte ? ils sont très en danger, personne ne va faire attention et chacun va jouer aux autos tamponneuses avec eux. Non mais je rêve !

Franchement ! T’en pense quoi ? Je sais bien que ça fait joli, c’est sympa et les parents sont fiers d’annoncer qu’ils ont un bébé. J’entends bien ! Finalement laissez-le, c’est plus sûr !

Un jour, on mettra

Avoue que ça ne fait pas rêver et celui-là encore moins 😏 !

Au moins, on est prévenu 😂 si le conducteur oublie de mettre son clignotant, te double par la droite parce qu’il est pressé, ne s’arrête pas au STOP, te refuse la priorité, comment ça ce n’est pas les seniors qui font ça ? 😂 C’est qui alors ?

Je t’avais prévenu je suis d’humeur belliqueuse 😜 et je suis brune 😂.

Sans rancune hein, c’était mon humeur du jour !

Tu m’emmènes dans ta voiture ?

À très vite…

Relancer la machine

Bonjour toi 😉

Pas facile de relancer la machine ! Pas facile de se dire que de toute manière, la vie continue.

Pendant ces jours difficiles et éprouvants, j’ai eu l’impression d’être entre parenthèse. Le soleil brillait alors qu’il faisait gris dans mon cœur, les gens riaient dans la rue alors que moi j’avais les larmes qui coulaient.

Arrêt sur image ! je regarde autour de moi, je suis dans ma bulle de tristesse. Comme dans un film, au ralenti, les voitures passent, klaxonnent, les passants discutent et s’interpellent, bavardent de la pluie et du beau temps. Moi, je suis là, absente !

Et puis tout se remet en place.

Il est parti, il a rejoint l’autre côté, l’invisible.

Vient alors le moment de relancer la machine et de retrouver un tant soi peu le sourire.

Je réalise que c’est le printemps et que je n’ai rien écrit dessus.

Je suis face à mon ordinateur et je me pose la question. Pourquoi je tiens un blog ? Au départ, c’était pour partager mes écritures et mes bouquins. Est-ce utile ? Nécessaire ?

La réponse à cette question tient en un mot : Envie.

Oui, j’ai l’envie de bavarder par écrit avec vous, de piquer ici et là, des citations, des expressions, de vous raconter mes lectures.

Go, je relance la machine.

À très vite…

Pause

Bonjour toi 😉

L’image que je mets ci-dessous n’ annonce pas que je pars en vacances. J’accompagne celui qui part pour le dernier voyage, de l’autre côté de la rive… Je reviendrais d’ici quelques jours, le temps de laisser au temps d’accepter que la vie c’est aussi ça, ce départ vers l’ailleurs.

Du côté de chez Ma – Ensemble

Bonjour toi 😉

Chez Ma ici c’est la semaine de la photo sur le thème Ensemble. Voici ma participation 👇

Trois générations : grand-mère, fille, petite-fille.

C’était la soirée d’Halloween et nous avions décidé de nous maquiller et de nous mettre le même vernis. Trois générations proches, unies, ensemble.

Belle semaine Du côté de chez Ma pour découvrir les liens des autres participants.

À très vite…

Bavardages sur Petit Paul

Bonjour toi 😉

As-tu remarqué que les héros de nos livres ne vieillissent pas toujours ?

Que ce soit chez Sylvain et Sylvette, chez Alice, le club des 5 ou le clan des 7, les héros ont toujours le même âge. Quelle chance que le temps n’ait pas de prise sur eux. Peut-être devrais-je devenir un personnage récurrent de roman pour ne pas vieillir 😂. Fantômette ne prend pas une ride, elle a environ neuf ans comme ses lectrices. J’imagine que lorsque ses adeptes grandissent, elles passent à autre chose.

Les superhéros ne changent pas et même s’il leur arrive de multiples aventures, ils s’en remettent souvent et meurent rarement (même si… je dis ça je ne dis rien).

Si tu t’intéresses à l’âge d’Hercule Poirot, tu vas t’y perdre 😉.

Tout ça pour en venir à mon personnage Petit Paul.

Lorsque je l’ai créé, il avait 5 ans. Il a toujours 5 ans.

Pourquoi ? Parce que j’aime comme il parle à cet âge-là. Il pose des questions, il bavarde avec ses parents avec ses mots à lui et il n’a pas sa langue dans sa poche.

Extrait :

– Dis papa, c’est quoi le printemps ? C’est quand qu’il arrive ? Il vient en voiture ?

Papa sourit et répond patiemment :

– C’est une saison. Tu sais, comme l’hiver. Tu connais les autres saisons ?

– C’est quoi les saisons ?

Papa soupire. Tellement fort que Petit Paul a l’impression que les feuilles de l’arbre ont bougé. Il se met à rire.

– Pourquoi tu ris ?

– T’as fait bouger les feuilles en soufflant. Alors c’est quoi le printemps ?

– Je t’ai répondu, une saison, comme l’hiver, l’automne et…

– C’est quoi l’automne ?

– Quand les feuilles tombent et que la nature change de couleur.

– Pourquoi elle change de couleur ?

– Parce que c’est l’automne.

Papa se rend compte que sa réponse ne répond pas à la question. Il reprend :

– Il y a aussi l’été comme saison, tu sais quand il fait chaud et que tu vas dans la piscine.

– Alors le printemps, ce n’est pas quelqu’un ?

– Quelqu’un ?

– Toi et maman vous me dites d’attendre le printemps dehors, je croyais que c’était comme quand tu me disais d’aller attendre Papy et Mamy, j’attendais au portail, mais en fait, il n’y a personne qui va venir. Je pouvais attendre longtemps moi !

– Le printemps c’est la nature qui change. Tu entends ?

– J’entends rien.

– Écoute mieux, tu n’entends pas les oiseaux ? Le merle siffle, il fait ses vocalises.

– C’est quoi des vocalises ?

– C’est quand il chante sur plusieurs tons. Regarde les fleurs qui sortent de terre c’est un peu comme quelqu’un qui arrive. Quand j’ai planté les bulbes…

– C’est quoi les bulbes ?

– Attends, laisse-moi finir, et je te montrerai. Je disais, quand j’ai planté les bulbes en automne, j’ai attendu longtemps, et tu vois ma patience est récompensée, elles sortent de terre parce que ça va être le printemps, elles, elles le savent. Tu vois là, les fleurs jaunes ? Ceux sont les jonquilles et celles avec de l’orange, les narcisses,

– Et celles-là, les roses et violettes ?

– Les jacinthes. Respire leur parfum. Tu aimes ?

Petit Paul prit sa respiration et mit son nez dans les fleurs. Il éternua et éclata de rire.

– Et puis, le printemps c’est aussi, l’herbe qui pousse sur les pelouses regarde, je vais devoir passer la tondeuse. La nature se réveille petit à petit. Les oiseaux font leur nid. Regarde les tourterelles, écoute-les roucouler. Les arbres se couvrent de fleurs petit à petit, le forsythia est tout jaune et le seringa se remplume, regarde, il devient tout vert et là tu vois, il y a les bourgeons qui donneront des fleurs.

Tout en parlant, Papa montre à son petit garçon les arbustes fleuris, les oiseaux posés sur la margelle du puits, puis il respire à pleins poumons les bras levés vers le ciel et dit :

– Tu le sens ce printemps qui arrive ? Dans l’air ce n’est pas pareil…

Petit Paul est sceptique. Il respire lui aussi les bras levés et ne sent pas trop la différence avec hier, mais il ne veut pas faire de peine à son papa qui a l’air si content de lui. D’un coup, il lève le nez et dit :

– Hum ! Tu crois que c’est le printemps cette odeur ?

Papa sourit.

– Non, ça je crois que c’est le gâteau au chocolat de maman.

– C’est à n’importe quelle saison le gâteau au chocolat !

– Peut-être qu’elle veut fêter le printemps à sa manière. As-tu compris ce que c’est le printemps ?

– Oui, c’est une… saison… comme l’hiver, l’été, l’automne. Et on le voit parce que les arbres remettent des feuilles, que les fleurs sortent de la terre et que les oiseaux chantent.

– Tu es un champion !

– Dis c’est quoi les bulbes ?

Un jour, j’ai décidé de le faire rencontrer Muguette, l’héroïne de mon premier livre. Mes deux personnages ont fait connaissance en bavardant sur un banc en automne. Il n’avait toujours pas sa langue dans sa poche et n’a pas hésité à faire la morale à Muguette. Celle-ci ayant elle aussi un fort caractère, elle s’est laissée embobiner par ce petit bonhomme qui levait la tête pour la regarder.

Extrait :

– Pourquoi tu parles toute seule ?

Muguette se retourna et ne vit personne.

– J’ai bien entendu parler quand même, je deviens folle, maugréa-t-elle.

– Non, je suis là. Baisse les yeux, tu me verras. Je suis plus petit que toi.

Un petit garçon la fixait. Chapeau sur la tête, les bras dans le dos, il ne baissait pas les yeux.

– Tu parles toute seule, je t’ai entendu. Tu disais que tu avais froid. Tu sais, c’est normal, l’été est fini. Regarde, j’ai un chapeau.

Muguette regardait ce petit bout d’homme qui ne la lâchait pas des yeux.

– Tu as perdu tes parents ?

– D’abord on dit bonjour, mon papa m’a dit que c’était la première chose à dire quand on parlait avec quelqu’un.

– Il n’a pas dit aussi de ne pas parler à des inconnus ? siffla Muguette

– T’es en colère ?

Le problème c’est que Petit Paul dans l’histoire de Muguette va être obligé de grandir…

Et toi qu’en penses-tu de ces personnages qui ne grandissent pas ? As-tu un avis sur la question ?

À très vite…

Bonne fête Mesdames

Bonjour mesdames 😉

C’est notre journée mesdames 💖.

J’accepte la grande aventure d’être moi.

Simone de Beauvoir

Que nous soyons brune, blonde ou rousse, grande, petite, mince ou ronde, en activité ou pas, en couple ou pas, avec des enfants ou pas, n’oublions jamais que nous sommes formidables quelles que soient nos différences.

La femme est tout ce que l’homme appelle et tout ce qu’il n’atteint pas.

Simone de Beauvoir

À très vite…