Bonjour toi 😉🎅🎁💖🎄


Bonjour toi 😉🎅🎁💖🎄


Bonjour toi 😉
Je continue mon voyage en chansons sur la période Noël 🎅Un classique 💖avec Franck 😉
Parce que c’est la dernière semaine avant Noël, un p’tit coup de nostalgie 😁 ? (je crois que l’an dernier je l’ai déjà mise 😂) et je continue de regarder encore et encore 😁.
Une dernière ? Et je sais que tu vas me maudire mais j’aime bien 😂et puis d’abord, je fais comme je veux 😂
Bon samedi 💖

Bonjour toi 😉🎅🎄🌟


Bonjour toi 😉
Si je reprends mon calendrier de l’Avent, sourire à un inconnu, as-tu déjà essayé ?
Alors dans ce monde bizarroïde plusieurs scénarii s’offrent à toi. Comme je suis assez joueuse, j’imagine …Evidemment, je me suis inspirée de scènes vécues, vues, regardées, va savoir… Amuses-toi à faire le tri dans ce qui est la réalité ou pas 😁.

Ernest avait l’habitude de promener son chien. Celui-ci tirait sur sa laisse parce que son maître n’allait pas assez vite. Il trainait un peu la patte, mais Médor pas du tout. Fougueux et plein de vie, il avait envie de sentir l’herbe là-bas…

Augustine était sourde comme un pot aussi pour se faire respecter par Lino, son berger australien elle lui hurlait dessus. Pauvre bête qui ne savait pas si elle le disputait ou si elle lui faisait un compliment vu que le ton était toujours le même.
Médor repéra aussitôt son congénère. De même taille, mais pas du tout de la même race, lui, il serait plutôt un croisement d’un chien avec un autre… il tira plus fort.
Ernest suivit parce qu’il ne voulut pas lâcher la laisse et arriva ce qui devait arriver, elles s’emmêlèrent et l’homme faillit s’étaler devant Augustine. Elle lui fit son plus beau sourire oubliant qu’elle n’avait pas mis son dentier.
— Vous ne vous êtes pas fait mal ? Lino couché !
Le chien mort de trouille s’allongea instantanément et Ernest ne sut que dire devant le ton employé et le sourire qui lui fit froid dans le dos. Il ne put que bégayer un Excusez-moi en se baissant pour dégager la laisse et sans demander son reste, aussi vite qu’il le put, il s’enfuit, Médor se faisant trainer parce que lui avait envie de jouer avec son nouveau copain. Les gens sont vraiment bizarres, se dit Ernest. Pourquoi me criait-elle dessus ? Je n’ai pourtant rien fait de mal.
Augustine quant à elle pensa tout haut : quel malotru ! ça m’apprendra à sourire à un inconnu.
Morale de cette histoire : Vérifie toujours que tu aies ton dentier avant de sourire 😁🥴.

Ginette faisait son footing tous les matins. Elle ne croisait pas souvent grand monde et ça l’arrangeait, du genre plutôt sauvage, la solitude lui allait très bien.

Robert venait d’emménager. Il ne connaissait pas trop l’endroit, mais féru de course à pied il décida de découvrir son nouvel environnement. Il chaussa ses baskets et prit le premier chemin qui se présentait à lui.
Il repéra rapidement la joggeuse qui s’avançait vers lui. Elle allait sans doute pouvoir le renseigner sur les itinéraires intéressants. Elle semblait être du coin et vu les foulées qu’elle allongeait, pourquoi ne pas s’entrainer avec elle ?
Il lui fit son plus beau sourire quand elle arriva à sa hauteur et tenta un début de conversation :
— Bonjour !
À peine un salut et Ginette ne ralentit même pas sa course. Pour qui se prend — il ce mec ? Ce n’est pas parce qu’il s’est parfumé qu’il doit se croire tout permis. Il a dû renverser la bouteille.
Dépité, Robert continua sa course en solitaire.
Morale de cette histoire 1 : Si tu pars faire ton jogging, oublie le déo Axe, ça ne marche pas à tous les coups et tu sais bien que la pub est mensongère, les filles ne tombent pas à tes pieds.
Morale de cette histoire 2 : N’imagine pas que tous les mecs veuillent te draguer quand ils te font un sourire, ils veulent peut-être juste te dire bonjour.

Gérard et Huguette ont l’habitude de faire une promenade digestive. Ils avancent tranquillement sur ce petit chemin qu’ils empruntent régulièrement.

Marcelle se sent bien seule. Voilà quelques semaines que son compagnon est parti pour le long voyage. Elle n’a pas encore osé refaire les balades qu’ils arpentaient ensemble main dans la main, mais aujourd’hui, le soleil l’incite à prendre l’air. Triste, elle se met en route.

Tête baissée, elle avance, le cœur en déroute et les yeux noyés. Elle n’a pas vu le couple en face d’elle qui s’écarte pour la laisser passer sur ce chemin étroit. C’est en levant la tête qu’elle croise leurs regards. Elle affiche alors un sourire tremblant et s’excuse de sa distraction.
Ils lui rendent son sourire et engagent la conversation. Ils ont l’habitude de faire cette promenade après leur repas, ils habitent juste à côté. Si ça l’intéresse, elle peut se joindre à eux, c’est toujours plus agréable à plusieurs, on peut discuter et faire connaissance, bien sûr si ça ne la dérange pas.
Marcelle accepte, cette première sortie en solitaire était vraiment trop difficile.

Morale de cette histoire : Fais confiance à la vie, un sourire ne t’engage à rien, mais il peut t’apporter tellement.

Lulu n’aime pas l’école. C’est pourtant sa 1ère rentrée, mais il sait que ça ne va pas être son truc parce qu’il va quitter sa maman, d’ailleurs rien qu’à voir comment elle s’y prend pour lui faire un câlin, il a tout compris, la séparation n’est pas loin.
Clara adore retrouver ses copines de crèche. Elle commence l’école aujourd’hui, mais elle a déjà aperçu Lily qui était arrivée, elle embrasse sa mère et part mettre son sac au porte-manteau comme une habituée.
Elle manque renverser Lulu qui s’accroche aux bras maternels comme à une bouée de sauvetage.
— Faut pas pleurer !
Lulu lève la tête et rencontre deux yeux bleus entourés de deux couettes avec des élastiques en forme de cerise. Le tout est accompagné d’un sourire éblouissant. Il oublie sa peine et sourit en retour.

— La petite souris est passée ? T’en as de la chance, moi ma dent n’est pas encore tombée, mais regarde elle bouge.
Morale de cette histoire : Un sourire édenté n’a pas le même impact à trois ans qu’à 70 😂.

© Isabelle-Marie d’Angèle (Décembre 2022)

Bonjour toi 😉💖🎁🎄🌟


Bonjour toi 😉🎄🎅🌟


Bonjour toi 😉
Je continue mon enquête sur les enfants et Noël 🎅. Il serait bien de savoir où habite le père Noël, qu’en pensent les enfants ?
Il habite où le père Noël à ton avis ?

Il habite dans un autre monde avec des gentilles sorcières parce qu’il a une robe rouge comme elles 🙂
Au pôle Nord, parce que quand on le rencontre, on voit qu’il a froid ! 🎅
Dans une belle maison en bois et autour c’est de la glace 🙂
Il habite loin de ma maison mais c’est pas fatigant de venir porter les cadeaux parce qu’il a une voiture 😊
Tu y crois toi au père Noël ? (les avis sont partagés 😏 et toi y crois-tu ? )

Tout le monde sait qu’il existe ! Il est grand et gros, avec des vêtements rouges et une barbe. Si on est sage, il apporte des cadeaux 🙂
Non, je n’y crois pas. Je suis grand, moi. Je sais que c’est mon papa qui va acheter des jouets dans un magasin et qui les met sous le sapin 😁
Oui, j’y crois. Il est blanc et rouge, il est un peu vieux. Il apporte des sourires dans la maison et des poupées au pied du sapin… (j’adore l’idée du sourire dans la maison) 💖
Je sais pas trop. Mais ce que j’aime bien, c’est décorer le sapin avec papa et maman. On met des boules et des guirlandes, et j’ai des cadeaux le matin…🙂
Non, j’y crois pas, moi ! Mais je sais pas comment ils arrivent, les cadeaux. Peut-être que maman ou papa, ils vont les acheter dans un magasin… 😏
Question très importante : Qu’as-tu demandé au père Noël ?

Mon grand frère et moi, on a fait une lettre où on a mis plein de jeux. En plus, moi, j’aimerais bien avoir un déguisement de pirate. Et moi, je vais faire la lettre pour mon petit frère parce qu’il est trop petit pour la faire ! 💖
J’ai pas réfléchi, mais je regarde les catalogues de jouets avec maman et j’ai envie de tout ! Mais je suis pas sûr que le Père Noël aura assez d’argent…🤣
La plus belle des poupées avec son berceau, sa poussette, sa dînette, son biberon et plein d’habits pour l’habiller ! Je la préfère avec des cheveux longs et roux 🙂
Ce que je préfère, c’est faire un énorme sapin ! Comme ça, le Père Noël, il est content ! Et s’il est content, il va m’apporter des jeux et des superhéros. L’année dernière, il m’a déposé un vélo au pied du sapin ! 💖
Et toi qu’as-tu demandé au père Noël ?

Bonjour toi 😉💖🎄🌟🎅


Bonjour toi 😉
Parce que c’est Noël, parce que j’ai envie de te faire plaisir, parce que je suis trop gentille, je partage 2 chapitres aujourd’hui 🙂.

Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Le rire sardonique résonnait encore à ses oreilles.
— Docteur vous allez bien ?
Le Procureur avait toujours son téléphone à la main et il entendait les appels du Commandant.
— Qu’est-ce qu’il se passe ? Répondez-moi bon sang !
Le magistrat reprit ses esprits et rugit dans l’appareil :
— Où êtes-vous Faventiny ? Rappliquez ici immédiatement.
— Je fais au plus vite !
Dans la voiture, Hugo et Esteban le bombardaient de questions.
— Taisez-vous ! Je ne sais pas ce qui est arrivé. Appelez plutôt un collègue qui vienne nous dépanner illico.
Coralie se tenait face au Procureur.
— Vous avez vu comme moi qu’il lui ressemble !
— Impressionnant ! Je n’ai rien pressenti. Cherchons l’ouverture. C’était par là.
Ils eurent beau fouiller, ils ne trouvèrent rien.
— Il avait une télécommande, j’en suis certain.
— Redescendons dans le salon.
Une fois en bas, elle lui fit signe de se taire et montra les voitures. Ils enfilèrent leur manteau et se retrouvèrent dans celle de Coralie.
— Daniel pense qu’il y a peut-être des micros et des caméras. Il vaut mieux ne pas parler dans la maison.
— Partez de chez vous, vous n’êtes plus en sécurité.
— Je ne comprends pas ce qu’il veut. Il a pris de sacrés risques en se montrant à vous. On dirait qu’il joue.
Le procureur ne répondit pas.
Une voiture de police fonça sur eux et freina brutalement devant le perron. Daniel et ses deux collègues en sortirent comme des pantins de leurs boites.
Daniel ouvrit la portière côté conducteur et saisit les mains de sa femme.
— Dieu soit loué tu n’as rien !
Il jeta un œil sur le procureur et murmura :
— Claude, vous me croyez maintenant ?
Le magistrat, Claude Darcin, sourit.
— Vous devez être sacrément secoué pour m’appeler par mon prénom !
— Désolé !
— Ne vous excusez pas, je comprends.
Il sortit de la voiture.
— C’est flippant ! Il vous ressemble trait pour trait. Je n’ai pas vu de différence. Il a votre voix. Il est habillé de la même façon que vous. Votre femme également ne s’est rendu compte de rien. Pour vous que s’est-il passé ?
— La voiture a démarré normalement puis s’est arrêtée au bout de quelques mètres. Réservoir vide alors qu’Hugo venait d’en faire le plein.
— C’était donc un coup monté. Ce qui veut dire qu’il savait parfaitement que nous allions nous rendre chez vous.
Coralie sursauta.
— Vous êtes aussi surveillé ? Les micros sont partout ?
— Je vais faire le nécessaire dans nos locaux. Faventiny, faites la même chose au commissariat et envoyez une autre équipe à l’institut médico-légal. Pour chez vous, nous verrons plus tard. Suivant ce que nous allons trouver, nous aviserons. Restez sur vos gardes.
— Pas besoin de me le répéter, monsieur le Procureur.
— Laissez tomber ce titre, continuez de m’appeler Claude. Nous nous connaissons depuis assez longtemps, pas vrai ?
Il posa sa main sur l’épaule du Commandant et rejoignit sa voiture.
— Tenez-moi au courant, je file au tribunal.
Aucune des équipes ne détecta de micros dans les trois endroits. Par contre, il y avait des caméras, mais c’était tout à fait normal dans ces locaux. Elles cherchèrent alors comment elles étaient reliées. Ils ne trouvèrent rien.
— Ce tordu est vraiment très fort.
— Il vous connait bien Commandant. Vous êtes certain que vous n’avez pas eu dans votre jeunesse un copain qui vous souhaiterait du mal ? Qui voulait vous ressembler ?
— Non !
— Pas de frère jumeau ?
— Pas que je sache. Mes parents me l’auraient dit.
— Peut-être pourriez-vous aller leur demander ? suggéra Esteban.
— Bien sûr, je vais aller les inquiéter avec ça.
— Il faudrait les prévenir. Imaginez qu’il aille les voir ?
— Sait-il où ils habitent ? Mais tu as raison, je vais leur téléphoner, histoire d’avoir de leurs nouvelles. Ils ne seront pas surpris, je les appelle toutes les semaines.
****
Gérard et Anne-Marie Faventiny étaient ravis. Leur fils avait pris le temps de venir leur rendre visite malgré un planning chargé. Ils avaient juste regretté que Coralie ne l’accompagnât pas. Il les avait rassurés en racontant qu’elle était très occupée.
Gérard, ancien colonel de gendarmerie, l’avait questionné sur son travail. Il était fier de son Daniel. Il avait compris qu’il ne veuille rien divulguer de ses enquêtes en cours. Il aurait bien aimé pourtant se replonger pour quelques instants dans cette ambiance de terrain, mais son fils avait été intraitable. Une fois la voiture disparue au bout du chemin, les mains levées en un dernier au revoir, Gérard murmura dans sa moustache :
— Quel fichu caractère !
Anne-Marie qui n’était pas sourde lui tapa sur l’épaule.
— Tu étais pareil à son âge.
— Tu n’as rien trouvé de bizarre toi ?
— Non.
— Il bavardait davantage avant. Il avait toujours une anecdote à raconter. Là, rien.
— Peut-être que ses enquêtes sont sordides et qu’il n’y a pas en rire.
— Justement, c’est le contraire d’habitude, histoire de dédramatiser. Et puis, il aimait me demander conseil.
— Voilà c’est ça ! tu es déçu et jaloux parce qu’il sait se débrouiller tout seul maintenant !
Elle lui sourit.
— Pas du tout Anne-Marie. C’est autre chose. Tu n’as rien remarqué d’autre ?
— Mais non ! Ah ! tu ne vas pas jouer au flic avec lui quand même !
— Pourquoi ne portait-il pas son alliance ? Il n’est pas marié depuis un mois que déjà, il ne la met plus ?
La musique du réveil au clairon résonna.
— Ah quand on parle du loup !
Gérard décrocha le sourire aux lèvres.
— Alors fiston ? Tu as oublié de nous dire quelque chose ?
Anne-Marie faisait des signes désespérés à Gérard pour qu’il branche le micro, ce qu’il faisait automatiquement d’habitude.
Exaspérée, elle s’approcha de lui et se colla à son oreille.
Elle ne comprit rien à ce qu’il baragouinait. Elle arracha le portable des mains de son mari.
— Qu’est-ce que tu racontes mon chéri ? Tu étais là avec nous, il n’y a pas dix minutes. Ton père remarquait justement que tu n’avais pas mis ton alliance. Tu ne l’as pas perdue au moins ?
Le colonel reprit l’appareil en bougonnant.
— Elle a de ces questions ta mère alors que nous avons un sérieux problème. Je me disais bien aussi que tu n’étais pas comme d’habitude. Ne t’inquiète pas, je vais ouvrir l’œil.
****
Voilà ! J’ai testé toutes les personnes qui gravitent autour de toi et personne n’a fait de différence, même pas ta maman. Comme quoi, on raconte qu’elles reconnaissent leur enfant, tu parles ! Elle n’a rien compris, rien senti. Pourtant je l’ai embrassé, je l’ai complimentée sur sa bonne mine comme tu le fais toujours, elle n’y a vu que du feu. Elle était trop contente de me serrer dans ses bras. Et ton père ! Tout colonel qu’il a été, il a bien perdu de son flair. C’en est presque pas drôle et triste. Je veux jouer avec les grands moi, pas avec les secondes divisions. Mon vœu le plus cher est de gagner haut la main avec les meilleurs.
Moi, je suis prêt. Alors on joue ? À nous deux Faventiny !
Une semaine plus tard…
Coralie Faventiny reçut un appel de son ami Frédéric Marteau qui souhaitait la voir.
— Tu as des nouvelles ? l’interrogea la jeune femme.
— Ce serait plutôt à moi de te demander, tu ne penses pas ?
Elle devina son sourire.
— Je ne pourrai rien te dire de toute façon et comme je te l’ai déjà dit, ce n’est pas moi qui m’occupe de l’enquête. Je ne suis pas flic !
— Pour répondre à ta question, non, je n’ai rien trouvé chez moi qui pourrait t’aider. Je ne vois pas, de toute manière, qui aurait l’idée de ressembler à ton mari. Je désirais juste bavarder avec toi.
— Viens à la maison, tu parleras avec Daniel.
— Je ne suis pas certain qu’il ait envie de me voir.
— Ça me gêne d’être seule avec toi.
— Pourquoi ? Tu n’es pas libre de rencontrer qui tu veux ? Ne me dis pas qu’il est jaloux ?
Coralie n’aimait pas le ton de la conversation.
— Alors, tu m’appelais juste comme ça ?
— Non, j’ai réfléchi. Est-ce que ton mari avait pensé qu’on pouvait souhaiter s’en prendre à moi ?
— Je te répète que je ne parle pas de ses enquêtes avec lui. Demande-lui Fred ! Je vais devoir t’abandonner, j’ai du travail.
— Tu es fâchée ? Désolé ! Je te laisse.
Il raccrocha. Coralie rangea son portable. Elle appela aussitôt le Commandant.
— Coralie, ne te mêle pas de ça ! Tu ne vas quand même pas m’apprendre mon boulot ?
Il ne semblait pas dans son assiette.
— Tu vas bien ?
— Un mal de crâne qui ne me lâche pas ! Je vais aller à la pharmacie m’acheter du paracétamol.
— Tu couves quelque chose ?
— Ne t’inquiète pas, c’est juste une migraine. Il faut dire qu’avec le jumeau qui rôde autour de moi, je ne suis pas tranquille.
Deux fois en peu de temps, qu’elle se faisait raccrocher au nez. Ce n’était décidément pas sa journée. Vincenzo était en congés et Sophia occupée ailleurs. Elle était seule.
Faventiny saisit son manteau, son arme, et signala à Esteban qu’il voulait prendre l’air.
****
Cécilia Joly était assise face à son psychiatre, le Docteur Antoine Mercy.
— Vous devriez aller parler à la police.
— J’ai peur. Je ne peux pas. Si mon compagnon me voyait. Je n’ose même plus sortir de chez moi.
— Vous venez bien ici !
— Toujours en fin de journée. Je suis certaine de ne pas le croiser.
— Mon cabinet n’est pas à côté de chez lui, ni de l’hôpital où il exerce. Vous ne risquez rien. D’autant plus qu’il ne s’attend pas à vous voir.
— Il me croit morte. Il n’était pas au courant que j’avais une sœur jumelle. Comment faire ? Même au niveau de l’état civil, je suis décédée
— Il vous battait ! Vous auriez déjà dû le signaler.
— Vous connaissez sa réputation ? Jamais, la police aurait avalé mon histoire. Il est le grand chirurgien plasticien Frédéric Marteau.
— Il n’a pas le droit de vous frapper tout grand chirurgien qu’il est !
— Ce que je ne pige pas docteur, c’est pourquoi, les flics disent que c’est Martine sa compagne. Vous croyez qu’il était au courant ?
— Que vous vous étiez échangées ?
Cécilia Joly se tordait les mains. Elle ne savait plus quoi penser. Quand Hugo Cortilla l’avait questionnée, elle n’avait pas compris pourquoi il parlait de sa sœur comme étant la femme de Marteau.
— Je suis certaine qu’il a réalisé que je ne suis pas morte. Il est très fort et dangereux.
— Pourquoi ne voulez-vous pas exposer tout ça au gendarme qui est venu vous interroger ?
— J’ai peur. Mais je dois me confier à quelqu’un. Je ne peux pas garder ça pour moi. C’est trop grave. Vous me jurez que vous ne direz rien ?
— Vous connaissez quand même le secret médical ? Tout ce qui se dit ici ne sort pas de mon bureau.
— Alors, je vais vous raconter et ensuite je disparaitrais. Je sais où me cacher.
****
Le colonel Faventiny était fou de rage.
— Tu te rends compte que ça fait une semaine et nous n’avons rien appris de ce foutu bonhomme qui se fait passer pour notre fils.
Anne-Marie Faventiny, depuis qu’elle avait assimilé la nouvelle, n’en dormait plus. Elle s’en voulait énormément de ne pas avoir senti qu’elle parlait avec un parfait inconnu.
Il l’avait embrassée, elle aussi. Elle s’était blottie dans ses bras et avait respiré son parfum habituel. Elle n’avait qu’une envie, revoir son Daniel, le vrai.
— Gérard, j’ai besoin de bavarder avec lui, de le toucher. Tu peux comprendre ça ?
— Chérie, il doit avoir tellement de travail.
— Je n’imagine même pas ce que peut ressentir Coralie. Tu te rends compte s’il a l’idée de dormir dans son lit ?
Le colonel secoua la tête.
— J’espère qu’il n’ira pas jusque-là.
— Appelle-le, je t’en prie.
— Tu as vu l’heure ? Si ça se trouve, il est sur le terrain. Je vais le déranger. Nous le ferons ce soir. Au pire, nous pourrons parler avec sa femme.
Elle hocha la tête. Il fallait qu’elle s’occupe en attendant.
— Si nous allions prendre l’air tous les deux ?
— Allez, mets ton manteau, et sortons. Tu as raison, ça nous fera du bien.
****
Faventiny se dirigeait vers la pharmacie la plus proche du commissariat quand il reçut un appel de Claude Darcin, le Procureur.
— Faventiny, pouvez-vous me rejoindre au tribunal ? J’ai eu une idée ?
Le Commandant fit demi-tour, son mal de tête attendrait.
— Vous êtes fou, Monsieur.
— Ce chien vous sentira. J’en suis certain. Caressez-le. Regardez, il vous lèche déjà.
Daniel contemplait le Malinois magnifique qui frétillait de plaisir devant lui.
— Je le reconnais. C’est Hubert.
— Vous l’avez sauvé une fois de la noyade, vous vous rappelez ? En tout cas, lui il s’en souvient. Emmenez-le avec vous.
— Il n’appartient à personne ?
— Il est à vous maintenant. Il réagit très bien à deux mots, alors utilisez-les à bon escient. Il saura ce qu’il faut faire, désirez-vous une démonstration ? N’oubliez jamais, commencez toujours votre phrase par Hubert, son prénom. Ensuite, sur le mot que vous choisissez d’employer, vous forcez le ton. Il comprendra. Je vous montre ? Vous devrez en parler à votre femme. Si vous l’expliquez à votre chien, il réalisera qu’elle est aussi sa maitresse et qu’il doit la protéger autant que vous. Prêt ?
À suivre…
© Isabelle-Marie d’Angèle
Alors que penses-tu de ce nouveau personnage ? Dans toutes mes histoires un animal est présent, c’est très important pour moi 😉.
Bonne lecture et n’hésite pas à me dire en commentaires ce que tu penses de cette histoire et si tu as une idée sur cet horrible individu 😁.

Bonjour toi 😉🎁🌟🎄💖

