Je dis poésie

Bonjour toi 😉

Retour en arrière de quelques années 😂

J’ai eu 19,5 en 1ère au lycée avec ça 👇

Le CId – Pierre Corneille

Percé jusques au fond du cœur
D’une atteinte imprévue aussi bien que mortelle,
Misérable vengeur d’une juste querelle,
Et malheureux objet d’une injuste rigueur,
Je demeure immobile, et mon âme abattue
Cède au coup qui me tue.
Si près de voir mon feu récompensé,
Ô Dieu, l’étrange peine !
En cet affront mon père est l’offensé,
Et l’offenseur le père de Chimène !

Que je sens de rudes combats !
Contre mon propre honneur mon amour s’intéresse :
Il faut venger un père, et perdre une maîtresse :
L’un m’anime le cœur, l’autre retient mon bras.
Réduit au triste choix ou de trahir ma flamme,
Ou de vivre en infâme,
Des deux côtés mon mal est infini.
Ô Dieu, l’étrange peine !
Faut-il laisser un affront impuni ?
Faut-il punir le père de Chimène ?

Père, maîtresse, honneur, amour,
Noble et dure contrainte, aimable tyrannie,
Tous mes plaisirs sont morts, ou ma gloire ternie.
L’un me rend malheureux, l’autre indigne du jour.
Cher et cruel espoir d’une âme généreuse,
Mais ensemble amoureuse,
Digne ennemi de mon plus grand bonheur,
Fer qui causes ma peine,
M’es-tu donné pour venger mon honneur ?
M’es-tu donné pour perdre ma Chimène ?

Il vaut mieux courir au trépas.
Je dois à ma maîtresse aussi bien qu’à mon père :
J’attire en me vengeant sa haine et sa colère ;
J’attire ses mépris en ne me vengeant pas.
À mon plus doux espoir l’un me rend infidèle,
Et l’autre indigne d’elle.
Mon mal augmente à le vouloir guérir ;
Tout redouble ma peine.
Allons, mon âme ; et puisqu’il faut mourir,
Mourons du moins sans offenser Chimène.

Mourir sans tirer ma raison !
Rechercher un trépas si mortel à ma gloire !
Endurer que l’Espagne impute à ma mémoire
D’avoir mal soutenu l’honneur de ma maison !
Respecter un amour dont mon âme égarée
Voit la perte assurée !
N’écoutons plus ce penser suborneur,
Qui ne sert qu’à ma peine.
Allons, mon bras, sauvons du moins l’honneur,
Puisqu’après tout il faut perdre Chimène.

Oui, mon esprit s’était déçu.
Je dois tout à mon père avant qu’à ma maîtresse :
Que je meure au combat, ou meure de tristesse,
Je rendrai mon sang pur comme je l’ai reçu.
Je m’accuse déjà de trop de négligence :
Courons à la vengeance ;
Et tout honteux d’avoir tant balancé,
Ne soyons plus en peine,
Puisqu’aujourd’hui mon père est l’offensé,
Si l’offenseur est père de Chimène.

Je me rappelle l’avoir appris, répété et re-répété toute seule jusqu’à le connaître sur le bout des doigts sans me tromper et ça a payé. Je me souviens aussi que j’étais debout face à mon professeur de Français et à la classe, d’un coup le silence s’était fait. J’avais le cœur qui battait à 100 à l’heure et les mains qui devenaient moites 😂.

Et toi as-tu des souvenirs de récitations, poésie voire même de pièce de théâtre ?

À très vite…

Samedi Chansons

Bonjour toi 😉

Jukebox s’il-vous plait …

Si je te dis…. des yeux magnifiques… Tu penses à qui ?

Anton Ivan Boris et moi – Marie Laforet

… Lorsque nous étions encore enfants
Sur le chemin de Bruyères
Tout le long de la rivière
On cueillait la mirabelle
Sous le nez des tourterelles
… Anton, Ivan, Boris et moi
Rebecca, Pola, Yohanna et moi
… Le dimanche pour aller danser
On mettait tous nos souliers
Dans le même panier
Et pour pas les abîmer
On allait au bal à pied
… Anton, Ivan, Boris et moi
Rebecca, Pola, Yohanna et moi
Anton, Ivan, Boris et moi
Rebecca, Pola, Yohanna et moi
… Ça compliquait bien un peu la vie
Trois garçons pour quatre filles
On était tous amoureux
Toi de moi et moi de lui
L'une hier, l'autre aujourd'hui
… Anton, Ivan, Boris et moi
Rebecca, Pola, Yohanna et moi
… Dire qu'au moment de se marier
On est tous allés chercher
Ailleurs ce que l'on avait
À portée de notre main
On a quitté les copains
… Anton, Ivan, Boris et moi
Rebecca, Pola, Yohanna et moi
Anton, Ivan, Boris et moi
Rebecca, Pola, Yohanna et moi
… Aujourd'hui chaque fois qu'on s'écrit
C'est qu'il nous vient un enfant
Le monde a beau être grand
C'est à peine s'il contient
Nos enfants et leurs parrains
… Anton, Ivan, Boris et moi
Rebecca, Pola, Yohanna et moi
Sacha, Sonia, David et moi
Dimitri, Yanni, Natacha et moi
Sacha, Sonia, David et moi
Dimitri, Yanni, Natacha et moi

Magnifique 💖

Une autre ? Cadeau 😉

Nostalgie …. Magnifique chanson qui m’émeut toujours autant. Une voix inoubliable.

Encore une autre ?

Ah oui, pure nostalgie ! 😂😉💖 Je suis certaine que tu chantes avec moi 🎶🎶
Il y avait longtemps que je ne l’avais pas écoutée, mon jukebox est formidable 😂.

Une dernière 😉

Bon samedi et n’hésite pas à me dire en commentaires ce que tu penses du choix du jukebox.

À très vite…

Le château de sable

Bonjour toi 😉

C’est le jour des enfants et les enfants c’est aussi ça ! À force de les contempler, j’ai eu l’idée de cette histoire que je partage avec toi. Figure-toi qu’en la relisant, j’ai eu la larme à l’œil.

Ils en faisaient des allers et retours, pelle et seau à la main, bob sur la tête, pour piocher de l’eau. Accroupis face à face et très concentrés sur leur tâche, ils mouillaient le sable, remplissaient leur seau, le retournaient et tapaient avec leur pelle dessus afin de démouler une merveille de pâté.

Éclats de rire, course dans le sable, cris de joie quand les vagues les éclaboussaient et quand le seau se renversait et arrivait vide devant moi.

Je prenais forme peu à peu, ils étaient fiers de leur œuvre et très heureux. Debout devant elle, ils jaugeaient leur construction : rajouter une tour ici, un chemin là, trouver des coquillages pour la décoration et ils repartaient au galop vers l’océan.

Ils y passaient des heures à creuser avec leurs mains, se cacher dans le trou, vérifier que l’eau pénétrait petit à petit et que je ne risquais rien, car ils espéraient toujours me retrouver le lendemain matin.

Ils ont tout essayé : mettre un petit drapeau en haut de mes tours pour me reconnaître, me fabriquer très loin de cette eau qui leur grignotait irrémédiablement du terrain, faire une énorme tranchée autour de moi afin que je sois protégé. Rien n’y a fait.

J’ai tenté pourtant de résister. Je savais que le lendemain, mes bâtisseurs débouleraient en courant pour voir si je les attendais, mais petit à petit, les vagues venaient me lécher les pieds et alors mes fondations fondaient, s’effritaient, et je m’écroulais désespéré.

Un jour, mes deux compères ont mis tout leur cœur, je ressentais leur rage dans leurs coups de pelles assenés sur leur seau. J’étais magnifique avec mes tours, mes créneaux et mes coquillages qui formaient un joli chemin pour arriver au pont-levis et je sentais que cette fois j’allais résister. J’avais compris que la marée était plus basse que d’habitude et par chance ils avaient choisi de me construire plus haut sur la plage. 

Quand ils m’ont quitté ce soir-là avec un dernier regard, j’ai eu envie de leur faire un clin d’œil et de leur dire que je les attendrais et déjà j’étais heureux à l’idée d’entendre leurs cris de joie le lendemain. Mais les châteaux de sable ne font pas de clin d’œil et je suis resté bien droit à ma place, bien décidé à résister coûte que coûte.

Le soleil s’est couché, et j’ai pu admirer cette merveille, car j’étais toujours debout, je ne m’étais pas écroulé comme les jours précédents. Les derniers promeneurs me contournaient et murmuraient entre eux en me regardant, j’étais fier. L’eau n’était pas arrivée jusqu’à moi, il était temps, je crois, mais cette fois-ci le ciel était avec moi. Je me préparais à passer ma première nuit sur la plage et à me laisser bercer par le bruit incessant des vagues. J’étais heureux.

Le soleil s’est levé, j’ai cligné des yeux, me suis regardé. J’étais toujours debout, rien n’avait bougé. Ravi, j’ai attendu.

Ils ne sont jamais venus, les vacances étaient terminées.

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…

Du côté de chez Ma – Météo

Bonjour toi 😉

Du côté de chez Ma ici le thème était la météo. Je partage donc des souvenirs de météo que j’ai immortalisés comme ce bel arc en ciel 👇. Le dicton dit que lorsqu’il pleut et qu’il fait soleil en même temps, c’est que le diable marie sa fille. Je préfère celui de la Bible où l’arc en ciel est l’alliance entre Dieu et les hommes.

Ici, c’est la neige qui a fait son apparition, et c’est très rare chez nous. Le jardin est méconnaissable 👇, caprice de la météo .

Dans un tout autre ordre d’idée, beaucoup plus romantique, ce beau coucher de soleil sur l’océan.

Belle semaine à toi et n’hésite pas à aller du côté de chez Ma .

À très vite …

Jeux d’écriture

Bonjour toi 😉

Ici chez Marie la consigne était celle-ci : écrire un texte à partir de la citation suivante “pour bien écrire, il faut savoir vivre et revivre ses souvenirs” Alain Mabanckou. 

Voici donc ma participation :

Je t’écris cette lettre

Cher ami,

Je ne sais plus trop comment t’appeler, ça fait si longtemps que je n’ai plus de tes nouvelles. J’envoie cette lettre, un peu comme une bouteille à la mer. J’ai gardé ton ancienne adresse, j’espère que tu y habites encore.

Te souviens-tu de nos fous rires dans ta rue qui descendait à pic vers l’océan ? J’ai bien failli m’étaler des dizaines de fois, mais tu as toujours réussi à me rattraper par la main. Le croirais-tu si je te disais que je le faisais exprès pour sentir tes doigts entrelacer les miens ?

Que deviens-tu ? Tu as disparu, comme ça, du jour au lendemain et je n’ai plus jamais eu de contact avec toi. Pourquoi ?

Te souviens-tu des danses sur la plage avec les copains ? Tu chantais en t’accompagnant à la guitare autour d’un feu que nous allumions tard le soir pour ne déranger personne et surtout pas les gendarmes.

Dix ans sans nouvelles, c’est long ! J’ai bien tenté de soudoyer tes anciens amis, mais personne ne savait rien. Est-ce parce que tu l’avais voulu ainsi ? En tout cas, ils ont respecté à la lettre tes consignes, pas un mot sur ton départ. Ils font tous leur vie, ailleurs.

Figure-toi que je suis tombée sur un roman à la librairie et j’ai tout de suite pensé à toi quand j’ai vu la couverture. Le titre Revivre ses souvenirs m’a immédiatement interpellée.

Tu sais que j’ai un cahier empli des idées que tu me chuchotais à l’oreille quand tu étais en pleine phase de reconstruire le monde. Tu me disais souvent que ton rêve était de devenir écrivain et que pour y parvenir, il fallait revivre ses souvenirs pour que l’écriture soit belle.

J’ai acheté ce bouquin. J’ai cherché s’il y avait une présentation de l’auteur, j’aurais peut-être eu la chance que ça soit toi, mais rien ! C’est bien ma veine, il souhaite rester anonyme.

Je l’ai lu. Si ce n’est pas toi qui as écrit ces mots, ça y ressemble drôlement. Même si les noms ne sont pas les nôtres, j’ai l’impression de nous reconnaitre. Tout y est, les parfums d’été, les révisions du bac, les soirées d’anniversaire, les feux de camp avec la guitare et une danseuse qui me ressemble furieusement.

J’espère que ma lettre te trouvera et que mes mots te rappelleront nos souvenirs et surtout nos projets, tous, t’en rappelles — tu ?

À bientôt de tes nouvelles… peut-être qu’en écrivant à ta maison d’édition, j’aurai plus de chance ? Je ne lâche rien, je respire sans toi et je revis tous les jours nos souvenirs en les racontant sur un cahier d’écolier, mais j’aimerais pouvoir aller de l’avant et ne plus regarder en arrière. Si cette lettre n’a pas de réponse, je fermerai mon cahier et inscrirai le mot FIN.

À très vite…

Du côté de chez Ma – Petit déjeuner

Bonjour toi 😉

Du côté de chez Ma ici c’était l’heure du petit déjeuner. Je le publie alors que c’est plutôt presque l’heure de l’apéro mais bon, tu prends quand même ? 😉

C’était un petit déjeuner d’anniversaire de mariage, je te rassure, ils ne sont pas toujours comme ça nos petits déj !

À la semaine prochaine Du coté de chez Ma

À très vite…

Je dis poésie

Bonjour toi 😉

C’était l’anniversaire de ma maman, un 2 juin.

C’était un 2 juin
Ton anniversaire
Que je fêtais avec entrain
C’était hier…

C’était le 2 juin
Que tu soufflais tes bougies
Tous, tapaient dans les mains
La mine réjouie. 

Fleurs, cadeaux,
Tout était beau
Pour toi, si fière
De fêter ton anniversaire.

Rires et surprises
Étaient de mise 
Pour fêter l'évènement
de ma maman.


C’était le 2 juin 
C’était presque l’été
Mais un matin, le 24 juin
L’été pour moi s’est envolé. 

Aujourd’hui, je me souviens
De tous ces 2 juin
Même si tu n’es plus là
Pour me serrer dans tes bras. 

Maman, je pense à toi
Comme si c’était hier
Pour te souhaiter un bel anniversaire
Même si tu n’es plus là 
Pour me serrer dans tes bras. 

© Isabelle-Marie d’Angèle - Juin 2022


À très vite…