Les fils de l’exilée d’Acadie – Nicole Provence

Bonjour toi 😉

Voici mon retour de lecture du dernier roman de Nicole Provence qu’elle m’a gentiment fait parvenir. Je l’en remercie du fond du cœur.

Juillet 1786. Après la mort de sa mère Augustine LeBlanc-Charretier, Jacques quitte le Nouveau-Brunswick à bord de la goélette L’Anguille pour rejoindre son frère Pierre dans le Poitou. Si les retrouvailles des garçons, après deux années d’une douloureuse séparation, les remplissent de joie, il s’avère très vite que leur attachement à la terre familiale n’est pas le même. Pierre, à treize ans, ne rêve que mener la vie rude de paysan auprès de Victor Chauvet, qui veut l’adopter. Jacques, qui a fêté ses quinze ans, réprime de plus en plus difficilement son désir de repartir sur les mers. Il veut découvrir le monde en compagnie de Serge Ferdonnet, le capitaine de L’Anguille, qui s’est attaché à lui. Deux évènements les bouleverseront. L’arrivée prévue de leur oncle Julius, coureur des bois en Gaspésie, et l’irruption dans leur vie de la jeune et belle Marguerite. En cette fin de XVIIIe siècle, le Poitou est victime d’un hiver glacial, suivi d’une grande sécheresse. Les taxes de plus en plus élevées imposées par l’État et le manque de bonnes récoltes laissent le peuple paysan exsangue. Pour survivre, la contrebande de sel sévit, malgré les lourdes condamnations. Quel avenir attend les deux frères ? 

Si je dis dès le début que j’ai beaucoup aimé ce livre, vas-tu lire ma chronique ?

Et pourtant, la première chose qui me vient à l’esprit c’est ça. J’ai commencé et j’ai tourné les pages rapidement parce que je voulais savoir la fin.

Ce roman fait suite à l’Exilée d’Acadie, mais tu peux très bien découvrir cet opus sans connaitre le précédent.

Jacques retrouve Pierre, dans le Poitou après avoir fait la traversée sur la goélette en compagnie de Serge, le capitaine. Le jeune homme ne rêve que de grands espaces, de sel sur les lèvres et les cheveux dans le vent. Il se sent rapidement à l’étroit où le travail à la ferme ne lui plait pas du tout. Même s’il est ravi de revoir son frère, il comprend très vite qu’il ne pourra rester indéfiniment avec lui. Sa vie n’est pas auprès de lui à retourner la terre.

Pierre au contraire est tout à fait à son aise en compagnie de Victor qui souhaite l’adopter. Celui-ci veut mettre au clair ses affaires en allant chez le notaire pour demander les papiers à fournir. Jacques en profite alors pour évoquer son émancipation. Son frère et Victor comprennent que sa place ne sera jamais auprès d’eux. Pourtant, il faut attendre l’arrivée de Julius, l’oncle des deux gamins, il va quitter la Gaspésie où il est coureur des bois, pour trouver du travail en France. Victor et les deux garçons pensent à bien l’accueillir, il ne sera pas seul, sa fille et son petit-fils l’accompagneront. Julius acceptera-t-il l’adoption ?

Et puis, il y a Marguerite, une belle jeune femme dont le cœur penche vers Jacques. Même si celui-ci se laisse séduire, il n’est pas amoureux et surtout, il ne veut pas qu’elle l’empêche de réaliser ses projets, à savoir, repartir en mer avec Serge. Celui-ci voit en lui le fils qu’il a perdu et serait heureux de le former et de l’emmener avec lui découvrir le monde.

Malheureusement, rien ne se passe comme prévu.

J’aime beaucoup l’écriture de Nicole Provence. Ses personnages sont touchants même si Jacques m’a agacée plusieurs fois avec ses idées de voyage et son émancipation. D’ailleurs, une fois le papier en main, il ne savait plus trop s’il devait ou pas partir. La vie se chargera de lui faire prendre une décision rapidement.

Au cours de ma lecture, j’ai parcouru les bois avec Julius pendant ses chasses et j’ai appris comment il vivait au XVIIIe siècle. J’ai vu les difficultés des fermiers pendant l’hiver dans le Poitou ainsi que l’entraide entre eux. J’ai découvert la contrebande de sel et Nicole Provence a l’art de vous raconter une belle histoire qui s’enchaine simplement. Chaque personnage a sa place et sa vie. J’ai beaucoup aimé et je recommande vivement ce roman.

À très vite…

Mes lectures de l’été

Bonjour toi 😉

Je ne sais pas toi, mais l’été je lis souvent des histoires légères qui me font rire, sourire, qui me font du bien et qui ne me demandent pas trop de réflexion.

Avec les deux premières auteures, je me doutais que j’allais me régaler sans jeux de mots pour la première avec sa confiserie qui rien qu’au titre donne l’eau à la bouche.

Jenny Colgan, depuis sa boulangerie au bout du monde, je n’hésite pas à acheter ses romans. Je ne suis jamais déçue. Ici, c’est dans une confiserie après une pâtisserie pour ceux qui connaissent 😉, que je me retrouve. Je te garantis que les parfums, je les ai bien sentis 😃. L’auteure a le génie d’expliquer en guise de début de chapitre ce qu’est telle ou telle friandise, avec son avis tout personnel 😉. J’ai tout aimé dans l’histoire et une fois de plus, je me rends compte si je ne le savais pas déjà que le passé te rattrape toujours. Rosie retrouve sa tante qui tenait autrefois cette confiserie. Elle est maintenant âgée et ne peut plus s’en occuper, c’est Rosie qui va prendre le relai tout en prenant soin d’elle qui n’a pas un caractère facile.

À découvrir sans hésitation.

Avec Sophie Kinsella, je participe à la pire fête de l’année et je ris. Cette auteure a le don d’inventer les situations les plus abracadabrantes et là, elle s’est lâchée, j’en souris encore en y repensant. Imagine-toi que tu n’es pas invitée à la grande réunion de famille dans ta maison d’enfance, qui vient d’être vendue. Que fais-tu ? tu restes dans ton coin en ruminant ta rancune ? Ou comme ici, tu y vas, mais tu connais parfaitement l’endroit et ses cachettes alors tu participes à tout sans que personne ne te voie. Évidemment, tu en apprends des choses 😂.

Mais, mon coup de cœur de cet été est Le Rossignol de Anne-Gaëlle Huon.

Premier roman que je découvre et j’ai été conquise. Me voilà plongée dans l’univers des oiseaux et des siffleurs. Magnifique ! Je ne t’en raconte pas plus, mais je te susurre quand même que j’ai été sincèrement émue. Que de beaux sentiments ! si j’avais pu, j’aurais lu ce roman d’une traite. Une histoire d’amitié… jusqu’au bout. J’ai volé dans la baie de somme avec les migrateurs en compagnie de ces deux gamins qui les découvraient et les imitaient, mais chut ! Écoute…

À très vite…

Son autre mort – Elsa Marpeau

Bonjour toi 😉

Nous sommes lundi et qu’est-ce qui est écrit sur mon agenda ?

Les lundis sont comme des ex : même s’ils sont ennuyeux, ils finissent toujours par revenir 😂

Trêve plaisanterie, si je te partageais mon retour de lecture ça te plairait ?

Alex mène une vie normale jusqu’à l’arrivée de l’écrivain Charles Berrier dans le gîte rural qu’elle tient avec son mari. Une nuit, l’homme essaie de la violer. En cherchant à se défendre, elle le tue. Paniquée, craignant que les conséquences de son acte ne détruisent sa famille, Alex dissimule le corps. Avant que la disparition de Berrier ne soit connue, et pour éloigner d’elle les soupçons, Alex décide de s’infiltrer dans son entourage pour trouver qui, parmi les proches de l’écrivain, aurait pu l’assassiner…

Le thriller n’est pas ma lecture de prédilection, mais c’est en me promenant entre les stands du Salon du livre de Brive que j’ai découvert l’auteure, Elsa MARPEAU. Elle est la créatrice de la série Capitaine Marleau.

J’ai un peu discuté avec elle, notamment de la différence qu’il y a entre écrire un roman et écrire un scénario.

Bref, j’ai pris le temps pour aller à la rencontre de ce bouquin, la dédicace date de septembre 2019. Il était dans ma PAL et enfin, je m’y suis mise.

Je suis très mitigée. Effectivement, c’est un polar qui te tient en haleine parce que comme dans la série Columbo, tu sais rapidement qui a tué qui. Ici, ce n’est pas le policier qui va tenter de découvrir le meurtrier, c’est celui-ci qui va brouiller les pistes pour qu’il ne soit pas accusé. Et ça marche ! D’où le titre.

Quand tu regardes la couverture, tu vois deux visages. Effectivement, Alex en a deux. Dans sa maison d’hôtes tenue par elle et son mari, c’est une femme effacée qui ne sent pas à l’aise dans sa vie.

Lorsqu’elle devient la meurtrière, c’est quelqu’un d’autre qui entre en scène. Avec un changement de look radical, Alex est plus sûre d’elle, elle apprend à refouler ses angoisses, à vivre sans sa famille et à aller à la rencontre des gens.

Au fil des chapitres, je suis sidérée par l’audace d’Alex qui fait comme si le brillant auteur était toujours vivant. Elle distille des publications sur les réseaux sociaux laissant croire que c’est lui qui les écrit, elle va chez lui et parle avec sa femme, devient l’amie de sa maîtresse et rend visite à son éditeur, personne n’y voit que du feu. Impressionnant ! Elle se fait passer pour la secrétaire de Berrier, celle qui gère son roman et tout le monde gobe la supercherie sans se poser de questions.

Sauf un détective privé à qui on ne raconte pas des bobards. Il sent immédiatement l’entourloupe, je cite « Je ne serai pas étonné qu’il y ait une part de vérité dans vos mensonges ».(dans la série Columbo, ce serait lui l’inspecteur), mais il ne détient aucune preuve.

Là où ça se complique dans ma lecture c’est qu’un truc m’a certainement échappé, tout semblait bien rouler, et soudain je me demande que vient faire ce site de rencontres sur lequel Alex s’inscrit. Pour brouiller vraiment bien les pistes et que ce détective ne lance pas la police à ses trousses, elle doit verrouiller rapidement la mort fictive de Berrier. D’où le site de rencontres, trouver un homme roux qui lui ressemble, l’accrocher pour qu’ils partent ensemble et qu’elle puisse monter son histoire de disparition de l’écrivain…

Bref, lorsqu’Alex rentre enfin chez elle et que les réseaux sociaux se déchainent, elle semble apaisée. Elle ne sera pas inquiétée. Non, mais moi je n’ai pas tout compris.

C’est un bon roman policier. L’as-tu lu ? Si oui, j’attends avec plaisir tes commentaires.

À très vite…

Le mystère Soline – Marie-Bernadette Dupuy

Bonjour toi 😉

Je partage aujourd’hui mon retour de lectures des 3 tomes du mystère de Soline, 3 romans de 480 pages environ. Tu le sais, je suis fan des sagas familiales, je te raconte ci-dessous ce que j’en ai pensé.

Alpes de Haute-Savoie, fin du 19e siècle. Louise Favre est âgée de douze ans lorsqu’une terrible catastrophe naturelle bouleverse sa vie.


2015. Jeune femme volontaire et intrépide, Soline Fauvel est pisteuse-secouriste et maître-chien d’avalanche. Animée par une farouche volonté d’indépendance, elle a quitté le foyer de ses parents adoptifs et se consacre à son travail, guidée par un don qui lui permet d’avoir des visions de personnes en péril.


Mais une mystérieuse personne tente d’éloigner d’elle tous ceux qui lui témoignent de l’affection, et semble prête à aller jusqu’au meurtre. Et si tout était lié à l’accident dont elle a été victime dans sa petite enfance, et qui l’a laissée sans aucun souvenir de ses origines.

Soline devra se plonger dans son passé pour découvrir la vérité et le lien invisible qui l’unit à Louise, jeune fille d’une autre époque, mais qui partage avec elle un même don et un même courage.

Août 2015. Soline cède au désespoir, certaine de ne jamais retrouver l’homme qu’elle aime. Le destin en décide autrement. Benjamin réapparaît, mais il n’est plus le même. Une nouvelle épreuve commence pour la jeune femme, qui doit le reconquérir, au prix de bien des angoisses. Et ses craintes grandissent lorsqu’un terrible cauchemar lui montre des visions d’horreur, d’autant plus que le mystérieux assassin rôde toujours.

Excédée mais déterminée, Soline décide de défier ce criminel insaisissable qui sème la mort autour d’elle. Comme pour l’encourager, de brèves visions l’entraînent au-delà du temps, pour revoir la belle Louise Favre dont le sourire la réconforte. Mais le fil invisible qui les relie demeure une énigme…

Dans le refuge que représente pour eux le vieux chalet du vallon des loups, Soline et Benjamin attendent patiemment le printemps qui verra la naissance de leur fille.  Mais l’ombre menaçante du tueur les obsède et, comme son ami l’inspecteur  Lambert, la jeune femme pressent que l’homme qui l’a harcelée peut réapparaître et lui nuire à nouveau, en semant la mort autour d’elle.

Guidée par son intuition, Soline commence aussi à douter de la sincérité de Benjamin. Son compagnon semble lui cacher une terrible vérité sur leur enfance et malgré sa promesse, il refuse d’en parler.

Soline, partagée entre le doute et la colère, trouve du réconfort dans les visions de plus en plus précises qu’elle a de Louise, cette belle inconnue d’un autre siècle et le lien puissant qui unit les deux femmes au-delà du temps est découvert par le plus grand des hasards.

Un dernier tome riche en suspense et en émotion qui lève enfin le voile sur le « mystère Soline ».

Marie-Bernadette Dupuy est adepte des sagas familiales qu’elle situe régulièrement dans de belles régions. Ici, nous sommes dans les Alpes de Haute-Savoie.

Elle nous raconte souvent l’histoire d’une héroïne, jolie, au caractère bien trempé, qui sait ce qu’elle veut et parfois à l’avant-garde sur son temps.

Dans cet opus, je découvre une jeune femme Soline, pisteuse-secouriste, accompagnée d’un superbe chien. Soline est assez indépendante. Elle a le don de voir les choses ce qui inquiète ses parents adoptifs. Dès le début, je sens qu’ils cachent quelque chose, comme s’ils craignaient qu’elle apprenne un secret. Celui de sa naissance peut-être ?

Hormis les beaux paysages, la justesse des sentiments des personnages, je l’avoue, Soline m’agace. Est-ce parce que j’ai connu des héroïnes décrites par l’auteure, plus dynamique, plus enjouée ? Soline a des difficultés avec le don qu’elle a reçu, il lui permet de voir une femme d’une autre époque. Cest vrai, je m’attendais à une Soline plus guerrière.

La vie de Soline est étroitement liée à celle de Louise Favre, née à la fin du 19e siècle. Au fil des pages, je voyage entre le monde actuel et celui de Louise. Je reconnais que la situation est déroutante et que Soline peut l’être, mais à chaque fois, elle semble trop fragile.

Soline a un coup de foudre pour Benjamin, mais elle est en danger. Tous ceux qu’elle aime ont un accident, et lorsqu’elle s’en rend compte, elle décide de rencontrer cet homme qui dépose régulièrement une rose devant chez elle ? Il ne lui veut pas du mal à elle, ce qui n’est pas le cas de ceux qui vivent près d’elle et qui ont des sentiments pour elle. S’ensuivra toute une série de péripéties.

Cette histoire est teintée de magie, d’enquête policière, d’amour, d’amitié, tout ça sur fond de paysage enneigé entouré de chiens-loups.

Il ya une chose que Soline ne perçoit pas, elle a beaucoup de charme et les hommes qui la côtoient semblent subjugués par elle. Cela suscitera pas mal de jalousie.

Les passages sur l’autrefois sont bien amenés et bien décrits. Je me promenais avec Soline, je respirais les parfums de bois dans la cheminée, j’entendais les cris lors des catastrophes que Louise Favre malgré son don de voyance ne pouvait empêcher, au contraire de Soline qui, elle, pouvait tenter de les éviter ou d’aider les secouristes pour retrouver les personnes qui ont eu un accident. Ce qui d’ailleurs est le point de départ de tous les ennuis de Soline.

Comment croire cette jeune femme qui sait ce qui va arriver ? N’est-elle pas liée à ces accidents ?

Effectivement, elle se sent seule, même si elle est bien entourée. Je la trouve soupe au lait, elle s’emporte facilement, surréagit rapidement pour pleurer tout aussi vite par la suite.

Les secrets de son compagnon et de ses amis ne lui plaisent pas et je le comprends, l’auteure en a bien joué et c’est ce qui m’a paru bien long. À chaque fois que Soline pensait découvrir la vérité, un détail venait tout remettre en question. Ceci peut expliquer ses colères et son mal-être et la peur que personne ne lui fasse confiance.

Alors, t’ai-je convaincu ? Toi qui aimes les grandes sagas, les romans de terroir, les héroïnes au cœur généreux, ces romans sont faits pour toi et tu passeras un bon moment de lecture.

© Isabelle-Marie d’Angèle (février 2023).

À très vite…

Le spleen du Pop-Corn qui voulait exploser de joie – Raphaëlle Giordano

Bonjour toi 😉

Après mon retour de lecture sur Le bazar du zèbre à pois que tu peux retrouver ici voici celui sur le dernier livre de Raphaëlle Giordano, le spleen du pop-corn qui voulait exploser de joie.

Joy travaille dans une agence de celebrity marketing qui connecte des talents VIP avec de grandes marques. Dans ce monde d’image et de luxe, mieux vaut être brillant. Mais Joy ne se sent pas vraiment de talents particuliers et afin de compenser, elle se met toujours plus de pression. Elle, que son père surnommait enfant son  » p’tit pop-corn  » tant elle irradiait de gaieté, se retrouve aujourd’hui au bord de l’implosion jusqu’à en développer un toc digital qui lui donne l’illusion de garder le contrôle.

Pour couronner le tout, à la veille de Noël, voilà qu’on lui confie la délicate mission d’organiser l’événement des dix ans de l’agence. C’est là que le destin intervient pour la mettre sur le chemin de Benjamin, jeune entrepreneur plein de vie et d’optimisme. Lui et sa petite troupe ont la joie contagieuse, et cette rencontre va bouleverser Joy dans ses certitudes. Le temps de la  » désapplication  » serait-il venu ? Mais attention, car un pop-corn qui éclate, ça fait du bruit. Beaucoup de bruit…

Je ne vais pas te mentir, j’ai préféré le bazar du zèbre à pois que j’ai trouvé plus attrayant et nouveau. Ici, rien de ce que l’on connait déjà.

Joy travaille dans une boîte celebrity marketing où elle est débordée, se fait manipuler, a du mal avec ses collègues, bref, elle a perdu toute sa joie de vivre et sa confiance en elle. Ce sujet a été traité maintes et maintes fois, j’en entends parler tous les jours. C’est bizarre parce qu’en lisant le résumé, je n’ai pas été interpellée par ça, c’est la rencontre avec Benjamin, le jeune entrepreneur qui m’a décidée. Comme quoi le résumé a bien fait son rôle avec la phrase d’accroche Lui et sa petite troupe ont la joie contagieuse… .

Oui, mais voilà… effectivement, Benjamin et sa troupe (Carmen et Rayane) ne sont pas des tristes. J’aime beaucoup Carmen et ses premières fois…

En fait, Carmen qui n’est plus de première jeunesse a décidé de ne pas se laisser abattre par la fuite des ans et participe à des premières fois… par exemple poser nue et se faire peindre 🙂. Tu vois, c’est dans ces chapitres-là que je me régale parce que Raphaëlle Giordano est bourrée de nouvelles idées. Je ne vais pas te dire que c’est ce que j’aimerais faire, mais plutôt le concept d’essayer des premières fois (pour ne pas mourir idiot comme dirait mes enfants 🤣, ok je suis bien trop méfiante, casanière, bref, je m’éloigne du sujet 😏). Carmen est celle qui reprend sa vie en main et je cite repart à la conquête de sa vie et de sa liberté. Elle se bouge pour faire simple 🙂.

Ensuite, il y a la présentation de l’entreprise de Benjamin qui est sympa. En la découvrant, tu vois une Joy qui planifie tout, refuse les surprises et la perte de temps, se laisser convaincre par le jeune homme. Pourtant, elle n’y met pas du sien, n’a jamais le sourire et ne se déride facilement, elle en viendrait même à le perturber.

Ils sont tout à fait opposés, mais on le sait, les contraires s’attirent et c’est ce qui va arriver, mais on n’est pas dans une romance, ni une histoire d’amour, même si Joy est courtisée et folle de son patron (oui, je t’avais prévenu, rien de nouveau) époux de surcroit (bien sûr) de la patronne (évidemment) qui trompe son mari avec le stagiaire (ah ?).

Tout ça mélangé fait que… ça va exploser… comme les pop-corn et ça fait du bruit…

Bon… ou je suis passée complètement à côté du message ou il n’y en avait pas et tout va bien et c’était quand même un moment de lecture agréable même si je m’attendais à autre chose.

Alors, je te laisse le découvrir même si j’avoue que je ne t’en ai pas fait un très grand éloge, mais peut-être que toi tu l’as lu d’une autre façon et dans ce cas, n’hésite pas à me le dire, je serais ravie d’avoir un avis différent.

Je termine en te disant que c’est une lecture qui va te faire sourire, te redonner l’envie d’avoir confiance en toi et dans la vie et d’en reprendre le contrôle.

© Isabelle-Marie d’Angèle (janvier 2023).

À très vite…

D’écume et de sang – Mireille Calmel

Bonjour toi 😉

Je viens partager avec toi une de mes dernières lectures. Ce livre, je l’ai lu ou plutôt devrais-je dire dévoré de la première à la dernière page. Tu le sais, je suis une fan inconditionnelle de Mireille Calmel et j’achète les yeux fermés ses nouveaux romans. Celui-ci est écrit à la première personne, ce qui est assez rare chez cette auteure. Immédiatement, j’ai été happée par l’histoire.

La confession bouleversante de Jeanne de Belleville, pirate au courage inouï…

 » Je n’avais pas le droit de l’aimer. Pourtant, il nous a suffi d’un seul regard échangé pour que nous sachions que nous étions l’un à l’autre et que nous le resterions jusqu’à notre dernier souffle. Pas un instant je n’ai cessé de penser à lui, d’être à lui.

Alors, quand le roi de France me l’a arraché en toute injustice, tout cet amour, immense, éperdu, s’est transformé en haine. Et cette soif de vengeance a fait de moi l’être impitoyable que l’Histoire a retenu sous le nom de la « Tigresse bretonne’.

Pour que ma vérité s’entende, voici ma confession. Sans espoir de pardon. Et sans regrets. « 
Jeanne de Belleville,
dame de Clisson et de Montaigu. 25 avril 1359

Tout d’abord, si tu regardes la couverture de ce roman, tu sais que c’est d’une femme dont il va être question. Avec le mot écume dans le titre, tu penses à la mer, il n’y a qu’à voir les bateaux. Le mot sang t’indique qu’il ne va pas s’agir d’une histoire à l’eau de rose. L’héroïne est belle, rousse, la couverture a fait son travail, tu es happée.

Le résumé… La confession bouleversante de Jeanne de Belleville, pirate au courage inouï. Tout est dit dans la première phrase. Quand tu continues et que tu lis je n’avais pas le droit de l’aimer. D’accord, c’est une histoire d’amour.

Mais quelle histoire … Il n’y aucun répit dans ce roman historique. D’ailleurs, c’est souvent avec les romans de Mireille Calmel que je découvre l’Histoire. Si les professeurs d’Histoire avaient ce talent de conteur, ce serait magnifique et on ne s’ennuierait pas une seconde pendant leurs cours (parenthèse, ils sont un peu… 😂).

Tout commence par un regard. Jeanne tombe amoureuse au premier regard à 13 ans d’Olivier de Clisson, l’ennemi juré de son père. C’est à partir de là que toute la vie de Jeanne change, à cause d’une haine entre sa famille et celle des Clisson.

Les évènements s’enchainent, Jeanne est battue par son père et sa mère ne lui pardonnera jamais. Toutes deux le quittent et quand Jeanne se retrouve seule, sa maman étant décédée, elle devra à nouveau faire face à la haine de son père qui la mariera de force à un homme dont la méchanceté n’a pas de limite et dont la haine envers les Clisson est la même.

Entourée par les gens fidèles à la mémoire de sa mère et grâce à qui elle a été entrainée à se battre, à vivre auprès de la nature, elle saura faire face.

Olivier de Clisson, qui n’a jamais oublié le regard échangé avec Jeanne, veille de loin sur elle, et au fil de ma lecture, je suis stupéfaite par la force qu’il déploie pour protéger celle qui lui a ravi le cœur. Au gré de la vie de Jeanne, je découvre un amour profond, fidèle et solide qui résiste à toutes les épreuves même au-delà de la mort.

Oui, car Olivier de Clisson n’a pas que des amis et trahi, il sera décapité. Commence alors pour Jeanne, une seconde vie pour le venger. Sous la plume de Mireille Calmel, se dévoile alors la tigresse, sans état d’âmes pour tuer tous ceux qui ont trahi son mari et elle porte bien ce nom de Tigresse bretonne.

Je pourrai tellement encore te raconter mais je ne peux le faire sans spoiler aussi je te laisse découvrir Jeanne de Belleville.

Si tu aimes les romans historiques et les femmes combattante et combatives, ce livre est fait pour toi. Je te garantis de passer un moment de lecture exceptionnel.

© Isabelle-Marie d’Angèle (janvier 2023).

À très vite…

VENENUM – Sylvain Gillet

Bonjour toi 😉

Lorsque Sylvain Gillet m’a contactée pour le service de presse de son nouveau roman noir, je n’ai pas hésité alors que ce n’est pas mon genre de lecture de prédilection, comme quoi, la confiance dans l’auteur était réciproque puisqu’il m’a proposé de le chroniquer tout comme je l’avais fait pour Commedia Nostra.

Embauché sur une croisière transatlantique Lisbonne-New York, le guitariste Abel Diaz enquête, sans qu’on lui demande, sur la mort soi-disant naturelle de Orville Montgomery, un compagnon musicien parti trop tôt pour le Paradis du Blues.

En France, le commissaire Ange Amadeo fait face à une série de meurtres de prostituées.

Y a-t-il un lien entre tous ces crimes ? Une fois son neurone à intrigue titillé, ce guitariste au douloureux passé va remettre en question ce qui parait incontestable, en creusant des pistes et en se posant des questions dont sa compagne, la très bavarde guitare Linda, ne sera pas la dernière à se moquer.

Une investigation mêlant meurtres croisés de plus ou moins longue date et loufoqueries diverses, durant laquelle Abel fera face aux venins du passé qui continuent d’empoisonner le présent.

Lorsque je commence ma lecture, je me demande pourquoi je me suis laissée embarquer dans cette histoire. Je ne suis pas patiente et j’aime quand ça démarre rapidement. Ici, l’auteur doit planter le décor, faire les présentations et tout ça prend quelques pages. Je découvre le bateau, l’équipe de musiciens qui accompagne Abel Diaz ainsi que la très jolie fille d’Orville Montgomery. Puis débarquent les croisiéristes, puis le personnel, ça en fait du monde et du coup tous ces gens sont potentiellement coupables de meurtre si meurtre il y a.

Mais lorsque ça commence, je suis happée illico. Je retrouve la plume gouailleuse de Sylvain Gillet ainsi que son humour à la Audiard.

Abel Diaz est musicien. Son instrument fétiche ? La guitare, dénommée Linda, avec laquelle il dialogue souvent. Elle n’a pas sa langue dans sa poche et n’hésite pas à le remettre vertement à sa place, l’avertir des dangers, voire lui faire la tête si le guitariste ose jouer sans elle.

Je note d’ailleurs que les dialogues ne sont pas nombreux hormis ceux avec Linda et quelques interrogatoires menés à la façon Diaz. Abel se pose énormément de questions et celles-ci peuvent embrouiller le lecteur. Et justement…

Son ami, Orville Montgomery, est retrouvé mort dans sa cabine et c’est Abel qui a eu droit à son dernier coup de fil, l’appelant à l’aide.

Alors que tout un chacun affirme que le vieux jazzman est décédé naturellement, Abel Diaz pense le contraire et il va tout faire pour le prouver.

Et voilà la machine qui se met en marche, je suis ça très sérieusement, mais l’auteur a le don de me perdre dans les réflexions d’Abel Diaz. J’avoue qu’il se pose beaucoup de questions, mais elles auront toutes une réponse.

Sylvain Gillet n’a rien laissé au hasard et le tout est superbement bien ficelé. J’aurais bien aimé partager avec toi certaines répliques, mais sorties de leur contexte, elles ne veulent plus rien dire aussi, je te laisse les découvrir, tu ne seras pas déçu si tu es fan d’enquêtes policières.

Lorsque j’arrive dans les dernières pages, je suis scotchée parce que rien, mais alors rien ne m’avait préparé à cette chute, quoique… Tous les indices sont importants, n’oublie pas, et puis… pourquoi parle-t-on de ce commissaire Ange Amadeo (qui m’a bien fait rire) ? Je t’ai mis la puce à l’oreille ? Je t’ai donné envie de découvrir ce roman noir truffé de bonnes répliques ?

Je félicite chaleureusement l’auteur et le remercie tout autant pour ce bon moment de lecture.

© Isabelle-Marie d’Angèle (décembre 2022).

À très vite…

Au clair de la Louve – Tome 4 – Rime de Bervuy

Bonjour toi 😉

Je viens partager avec toi ma dernière lecture. Comme je l’ai déjà dit, je ne suis d’habitude pas fan de fantasy. Pourtant, ici, c’est quand même le 4ème tome que je découvre toujours avec autant de plaisir. Je me suis attachée à ces héros hors du commun, Maryhead est une sorcière et Renan un vampire, avoue que ce n’est pas habituel. Je te laisse découvrir ci-dessous le résumé et mon ressenti.

Une fois de plus, la famille Mancini vient assombrir l’horizon de Maryhead et Renan.

Les doutes et les questions se multiplient et les épreuves finissent par balayer toutes leurs certitudes. La réalité a différentes facettes.

Sauront-ils trouver un chemin autre que celui tracé pour eux par les fantômes du passé ?

Ce que j’aime chez cette auteure c’est qu’elle ne laisse rien au hasard. Quand tu crois que tout va s’arranger pour nos deux héros, il se passe un truc qui remet tout en question.

Maryhead est une sorcière immortelle qui se change en louve, c’est un personnage très fort, comme tu peux t’en rendre compte. Malheureusement ou heureusement pour le lecteur, sinon ce ne serait pas drôle, elle ne peut pas tout contrôler surtout quand un vampire, ici c’est une femme, Fedora Mancini, s’en prend à elle bien qu’elle soit censée être détruite.

Mais, tu vas me dire, un vampire est déjà mort non ? Là est le problème, et son âme alors, que devient-elle ? Ne voilà-t-il pas que, comme elle est très forte cette Fedora et surtout très méchante et machiavélique au possible, qu’elle peut reprendre forme dans un corps… tu ajoutes à ça qu’elle avait fait de Renan sa chose, ce vampire magnifique et amoureux de Maryhead, tu penses bien qu’elle ne va pas les laisser filer leur belle histoire sans s’en mêler.

Renan, est un seigneur obscur (n’hésite pas découvrir les tomes précédents pour savoir comment il l’est devenu), peut vivre le jour, parfois, boire un peu d’alcool, mais n’avale rien d’autre que du sang quand il doit se nourrir, veille sur sa jolie sorcière, mais à son tour, il peut devenir fou, surtout lorsque l’auteure aussi diabolique que ses héros, s’amuse à semer des embûches que tu n’imagines même pas sur leur chemin.

Alors, que dire de ce nouvel opus si ce ne n’est que j’ai compris rapidement qu’il y aurait une suite, car il est quasiment impossible d’abandonner ainsi nos personnages sur ce goût d’inachevé. En effet, rien n’est terminé, loin de là, surtout quand le passé s’en mêle et ajoute son grain de sel, histoire de redistribuer les cartes. Je pourrais même dire que tout va recommencer.

Je félicite chaleureusement l’auteure qui garde son lecteur en haleine jusqu’au bout. Je n’ai détecté aucun temps mort et ne me suis jamais ennuyée. Ce livre de 450 pages t’embarque au pays des vampires, des sorciers, des loups-garous, sans que jamais tu ne penses que ça ne peut pas exister.

Rime de Bervuy crée un univers, le sien où elle excelle, tout y est possible et j’en redemande alors que ce n’est franchement pas mon genre de prédilection. Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais et surtout accepter de se laisser emporter dans un monde imaginaire presque réel.

Pour les adeptes de fantasy, je le recommande fortement, pour les plus timides, croyez-moi, vous ne serez pas déçus du voyage.

À très vite…