Jeux d’écriture #7

Bonjour toi 😏

Ici chez Marie nouvelle proposition d’écriture. Je dois commencer mon texte par J’étais pigiste dans un journal raté qui nourrissait la cervelle de

Voici donc ma participation 👇

J’étais pigiste dans un journal raté qui nourrissait la cervelle de..

Je mâchonnais mon crayon. Tu parles d’un sujet ! D’abord je n’ai pas envie d’être pigiste dans un journal raté. Si par hasard, je le devenais, ce ne serait certainement pas pour un journal raté. Et voilà ! Tu fais encore ta bêcheuse ! J’entends déjà les ricanements de ma meilleure amie.

N’empêche qu’elle me fait rire cette phrase. Je regarde les copines qui sont à fond sur leur copie et je pense que si le journal est raté, la cervelle de ceux qui le lisent ne doit pas valoir tripette.

J’avais lu un truc qui racontait l’invasion d’insectes qui se nourrissaient de papier. Voilà, j’ai trouvé le début : j’étais pigiste dans un journal raté qui nourrissait la cervelle des poux des livres.

Je les imaginais bien se régaler de toutes ces mauvaises nouvelles. Exit les virus, avalée la guerre, digérée la hausse du gasoil, disparu le chômage. Malheureusement, ils ne verront pas la différence avec les articles vantant la générosité des restaus du cœur, de la croix rouge. Ils ne participeront pas à la fête des voisins, de la musique et n’y comprendront rien à la hausse du SMIC.

C’est bien beau tout ça, mais je ne vais jamais remplir une copie double avec mes grignoteurs de bouquins.

Plus sérieusement… Et si je rajoutais un mot comme : lorsque j’étais…

— Vous risquez le hors sujet mademoiselle !

Je sursautais. Le prof me regardait au-dessus de ses lunettes.

— Ça ne se verra même pas.

— Que lisez-vous ici ?

Il me montrait la phrase qui me narguait depuis un bon quart d’heure.

— J’ai compris.

Il continua son chemin, les mains croisées dans le dos.

Je repris mon stylo et la mort dans l’âme écrivis :

J’étais pigiste dans un journal raté qui nourrissait la cervelle de mon grand-père. Il le savait bien qu’il ne valait rien ce journal mais comme j’y travaillais, il faisait semblant de trouver les articles formidables. Il attendait chaque semaine que je lui raconte en avant-première ce que j’allais proposer au rédacteur en chef et vérifiais ensuite sur le papier si tous les mots avaient bien été transcrits.

Je l’aimais bien mon grand-père.

À très vite…

Jeux d’écriture – #6

Bonjour toi 😉

Ici un atelier d’écriture est proposé avec la photo ci-dessous et la citation à inclure dans le texte Le début de l’absence est comme la fin de la vie. Voici ma participation :

Lisa détestait l’anglais, mais elle aimait bien son prof. Il avait un accent qui la faisait fondre. Et ses yeux ! D’un bleu lagon à tomber ! Il était américain, elle en était sûre. Un jour il l’emmènerait avec lui, elle en était persuadée. Elle fixait par la fenêtre le mur d’en face ou les mots French Kiss s’étalaient en rouge et blanc.

— Ferme la bouche ! Tu ressembles à une carpe.

Mariette, sa meilleure amie lui filait un coup de coude.

— Tu vas nous faire repérer.

Lisa sourit. Elle ne demandait que ça de se faire repérer par Dylan. Dylan et Lisa, ça sonnait bien.

— Je tenais à vous prévenir que la semaine prochaine, vous aurez un remplaçant.

— Quoi ?

Lisa se leva d’un bond à la surprise générale. Mariette la tira en arrière pour qu’elle se rassoie. Son professeur haussa les sourcils.

— Je n’avais pas réalisé que vous étiez aussi assidue en anglais ? Je pensais même au vu de vos notes que nous n’en aviez rien à faire. Mais rassurez-vous, ajouta-t-il devant la mine renfrognée de la collégienne, mon collègue est très compétent.

Lisa baissa la tête et ne répondit pas. La sonnerie retentit et la classe se vida rapidement. Mariette tenta d’emmener son amie, mais celle-ci lui fit signe de partir sans elle. Elle traina pour ranger ses affaires et s’approcha de son professeur.

— Vous rentrez dans votre pays ?

Il leva la tête et contempla la jeune fille.

— Je prends quelques jours pour retrouver ma femme qui va accoucher.

Devant la mine déconfite de son élève, il précisa :

— C’est ringard je sais, mais elle me manque et comme disait le dramaturge espagnol Félix Lope De Vega, Le début de l’absence est comme la fin de la vie. Sans elle, je suis complètement à l’ouest. C’est comme ça que vous dites n’est-ce pas ?

Il boucla son cartable et l’invita à sortir. Elle osa le retenir par la manche et débita d’une traite :

— Moi, ce sera la fin de ma vie quand vous serez parti.

Elle s’enfuit en courant.

Jeux d’écriture – Les fées et le printemps

Bonjour toi 😉

Ici chez Marie, un nouvel atelier d’écriture avec ces mots à placer dans l’ordre : euphorie, menthe, cassette, plan, hydratation, secours, reprographie, filtration, fontaine, nuage.

Voici donc ma participation :

C’était l’euphorie au pays des fées. Installées dans leur jardin, leur royaume invisible pour l’homme, l’une sur une corolle de fleurs, l’autre sur une branche de tilleul, elles humaient l’odeur de menthe qui se dégageait du massif.

Le printemps se profilait et il était l’heure de découvrir la cassette.

La reine, Titiana, de sa baguette, l’ouvrit. Comme chaque année, chacune savait qu’elles devraient suivre le plan bien établi depuis la nuit des temps.

Les plus curieuses Margot et Flora se penchèrent sur la feuille rose. Mélusine et Viviane pouffèrent comme d’habitude. Elles parièrent entre elles que la première chose qu’elles devraient surveiller et réguler était la bonne hydratation des graines, des fleurs, du terrain, blablabla.

Titiana les regarda et leur intima d’un coup de baguette sur leurs ailes de se tenir à carreau.

— Au secours, fit mine de crier Mélusine en se secouant.

Devant l’air offusqué de Titiana et le coup de coude de Viviane, elle se tint coite et baissa la tête. Ce n’était pas le moment de la ramener, elle pourrait être mise à pied et devoir rester enfermée dans son bocal. Elle se rappelait qu’elle n’était pas à prendre avec des pincettes quand il s’agissait du règlement.

Pour la première fois de l’histoire, une reprographie de la nature apparut.

— Il faut bien être à la page, remarqua la reine.

Toutes les fées battirent des ailes, joyeuses. Elles applaudirent devant ce qu’elles découvraient.

— Vous savez bien mes amies, que la nature n’en peut plus de tous ces déchets qui se déposent partout. Même l’eau en a perdu de sa pureté cristalline. Aussi, pour la première fois, nous allons devoir procéder à sa filtration.

Toutes soupirèrent. Elles le voyaient bien que personne ne faisait plus attention à Dame Nature. Celle-ci était d’ailleurs venue se plaindre à maintes reprises, notamment quand elle comprit que la fontaine de vie s’essoufflait. Elles avaient réussi à la remettre à peu près d’aplomb, mais elle restait fragile. Un rien pouvait la faire basculer…

Mais les fées étaient optimistes et travailleuses, elles veilleraient comme toujours. C’était le moment de recevoir de la main de la reine toute l’énergie suffisante pour tenir toute la saison avant l’approche de l’été. Elles baissèrent la tête et un nuage de poudre de fée s’abattit sur elles. Elles s’ébrouèrent en secouant leurs ailes, éclatèrent de rire et s’envolèrent chacune pour être à leur poste.

À très vite…

Jeux d’écriture

Bonjour toi 😉

Tu l’as bien compris, j’aime me promener au fil des blogs et je découvre l’atelier d’écriture de la bulle atmosphérique ici .

Avec les mots vacances, soupape, discours, horloge, soupir, zone, accumuler, procession, candeur, rente et l’ajout de 5 mots ayant pour terminaison – aire, j’ai inventé une petite histoire. J’ai corsé la chose en les mettant dans l’ordre de suggestion. Voici ce que ça donne 👎

Aglaé et Casimir partaient en vacances. Ils chargeaient avec méthode la voiture. Tout était classé comme dans Tetris. Rien ne dépassait et chacun tirait un point d’honneur à être le meilleur. Ils n’étaient pas adversaires, non, plutôt exemplaires.

Les jumeaux, Alex et Aline, les regardaient avec admiration.

— Papa c’est quand qu’on part ?

Casimir pour les faire patienter, se mit au volant et tourna la clé de contact. Rien.

Consternés, ils se regardèrent en silence. Aglaé murmura.

— Je parie que c’est la soupape de sécurité, le garagiste t’avait prévenu. Mais tu as voulu en faire uneaffaire personnelle. Tu as décidé toi-même que tu allais réparer ça tout seul. Nous voilà bien.

— Du coup, on sera quand même à la mer pour mon anniversaire ? demanda Aline, remplie d’espoir.

Casimir se lança dans un discours dont il avait le secret pour se disculper. Sa femme et les enfants jetèrent un œil discrètement sur l’horloge du tableau de bord et lâchèrent en même temps un soupir de lassitude. Il parla de sa zone de confort qu’il avait voulu quitter. Il expliqua qu’il ne désirait pas accumuler les factures en allant encore chez le réparateur. En procession devant lui, femme et enfants l’écoutaient religieusement un sourire aux lèvres.

Ils connaissaient par cœur ce discours qu’il récitait toujours avec candeur quand il était en faute. En attendant, l’heure tournait et les envies de baignade au bord de la mer s’éloignaient à vue d’œil.

Aglaé prit le taureau par les cornes et appela leur sauveur. Malheureusement, en plein inventaire, il ne put les dépanner.

Ils s’assirent en rond devant le véhicule. Puis Casimir se tapa le front de sa main.

— Et si je demandais de l’aide à Tante Agathe ? Sa voiture toute neuve dort dans son garage depuis belle lurette. J’ai refusé qu’elle me verse une rente, ce serait extraordinaire qu’elle me fasse faux bond. Ils se levèrent en même temps. Les enfants reprirent du poil de la bête et Aline se projeta immédiatement dans les vagues bleues.

À très vite…

Histoire avec des mots proposés

C’est le sur le blog ici que j’ai trouvés les mots : Retrouvailles, confinement, cœur, amour, distance, correspondance, téléphone, train, baiser.

Ecrire une histoire avec ces mots, merci fran_84

Voici donc mon texte :

Il en rêvait tellement de ces retrouvailles. Mais le nouveau confinement en avait décidé autrement. Ce mot, il l’entendait tous les jours. Il rythmait sa vie. Terminés les promenades, les rires, les parties de ballon. Certes, il n’était pas abandonné, il n’était pas malheureux, mais tout avait changé.

 Son cœur n’en pouvait plus de ne pas la retrouver. Il battait toujours, mais au ralenti. Ce n’était vraiment pas de chance ne plus être près de celle, dont les yeux le regardaient avec tellement d’amour.

Sa décision était prise. Il allait s’enfuir. Il n’y connaissait rien en kms. Mais il allait se débrouiller.

Dans la voiture, la distance parcourue pour l’éloigner d’elle lui avait semblé longue. Il s’était endormi sur la banquette arrière du véhicule et quand il s’était réveillé, il faisait nuit. Pourquoi, ne l’avait-elle pas accompagné ? Elle ne l’abandonnait jamais d’habitude. Il ne savait pas compter, mais il sentait bien que ça faisait beaucoup de jours qu’elle ne l’avait pas pris dans ses bras.

Une porte ouverte, une minute d’inattention, à lui la poudre d’escampette. Par où aller ?

Un mot lui revint en tête, mais il ne savait pas ce qu’il voulait dire : correspondance. Il se rappelait qu’elle courait justement à cause d’elle, elle allait la manquer qu’elle disait.

Il leva la tête et huma l’air. Il l’avait tellement accompagnée dans ses promenades, qu’il essaya de se rappeler comment elle faisait pour se diriger. Évidemment, il n’avait pas de téléphone, il aurait bien eu du mal à s’en servir.

Pas question non plus de prendre le train, il allait se faire rapidement repérer.

Armé de tout son courage, il commença à courir. De temps en temps, il s’arrêtait pour respirer.

Il avait perdu de sa superbe au bout de plusieurs jours, mais il était fier de lui, il était revenu à sa maison. Il gratta à la porte. Il avait faim, il avait soif.

C’est la voisine qui le recueillit. Elle le caressa, le flatta, le brossa, en lui répétant qu’il devrait encore patienter, mais que bientôt sa maîtresse le serrerait dans ses bras. Elle était à l’hôpital à cause du virus. Qu’est-ce qu’il l’a entendu ce mot-là aussi, même qu’on croyait qu’il pouvait l’attraper.

Il ne pensait alors qu’au baiser qu’elle allait lui donner quand il la retrouverait. Couché dans son panier, les yeux mi-clos, il sentait déjà son parfum et ses mains qui farfouillaient dans sa fourrure.

Il était prévenu, elle était faible. Il ne fallait pas qu’il saute sur elle quand elle arriverait. Mais qu’est-ce qu’ils croyaient les gens, il était fou de ma maîtresse, il savait bien comment il devait faire.

Elle était là. Il s’approchait tout doucement. Il a eu du mal à retenir sa queue qui frétillait de bonheur. Il la regarde, elle aussi. Sa main se tend vers lui, il avance sa tête. Dieu ! que c’est bon de sentir comme il lui avait manqué et que son amour pour lui n’avait pas changé.  

La voisine lui raconte qu’il a fait tout le chemin pour la retrouver. Elle le félicite, elle ne le lâche pas, il est collé à ses jambes, le regard accroché au sien.

Lever de lune

J’aime les nouvelles expériences. C’est pour ça que je participe pour le plaisir à l’expérience sur Maux&Cris https://widgets.wp.com/follow/index.html#

Il s’agit d’ assembler photo et texte de deux manières différentes :

  1. La photo est l’élément principal. Illustrez-la avec votre texte,
  2. Le texte est l’élément principal. Illustrez-le avec votre photo.

Voilà ma participation

La Lune se lève alors que le soleil vient de se coucher.

J’immortalise l’instant.

Il devait être 19 heures quand de la fenêtre de la cuisine, j’aperçus Dame Lune qui se levait doucement mais sûrement.

Je devais immortaliser l’instant pour ne pas l’oublier. Voilée par quelques nuages, Dame Lune se frayait un chemin parmi la brume du soir et un nuage qui traînait par là.

Les arbres moitié endormis, se demandaient « est-ce le matin ? » la lumière réapparaissant.

Alors que le soleil s’était couché de l’autre côté, Dame Lune faisait son entrée.

Ils avaient encore raté leur rendez-vous ces deux-là !

Jeux d’écriture

Sur https://www.fyctia.com/stories/jeu-1-melusine il y a les jeux d’écriture.

Ils ne rapportent rien, mais ils sont lus ou pas. Celui-là dure un mois.

  • jeu 1: Votre personnage de romance a un secret
  • jeu 2 : Votre personnage de thriller a un secret
  • jeu 3 : Vos deux personnages se rencontrent

Alors La Plume se met au travail, elle stimule son imagination et voilà qu’apparaît Mélusine, personnage de romance, facile ! La Plume est un brin chipie, pourquoi Marcello, le personnage du premier jeu, ne pourrait pas faire partie d’un thriller. Un secret ? Facile ! Le jeu 3, ils se rencontrent. Qui va l’emporter ? Comment la suite va évoluer ?

Au départ, j’avoue, le deuxième jeu, je ne l’avais pas créé. Le personnage de thriller pour moi c’est compliqué. Mais quand le sujet du jeu 3 est arrivé, je me suis dit pourquoi pas ?

Si vous allez sur le site, vous pourrez la lire 😉 et profitez-en pour découvrir Noël à la maison des cœurs blessés https://www.fyctia.com/stories/noel-a-la-maison-des-coeurs-blesses et si vous aimez mettez un ❤ Merci à vous !