J’ai découvert ce tag sur le blog de Isabelle-Marie d’Angèle ( lire l’article ici ). Le principe est simple. Il s’agit de répondre à des questions en tant qu’adulte, et d’y répondre telle qu’on l’aurait fait en tant qu’enfant.
Es-tu une vraie princesse ?
Non. Est-ce que j’aimerais en devenir une ? La réponse est « sûrement pas ». J’aime mener ma vie comme je l’entends, m’habiller comme je veux, sans avoir à répondre aux attentes de tout un pays.
Es-tu une casse-cou ?
Je suis une personne qui aime mener une vie paisible. Je réfléchis toujours avant de prendre une décision. Ma devise est de ne pas risquer sa vie de manière stupide.
Aimes-tu les jeux de ballons ?
J’ai beau réfléchir, je n’en vois pas un seul qui me plaise réellement. Il m’arrive de regarder des matchs de football, mais uniquement pendant les grandes compétitions comme la CAN et…
Après Disney et les princesses puis les animaux, place aux méchants.
La première pour moi, c’est l’horrible Maléfique 🥴 dans la Belle au bois dormant.
Vient ensuite la méchante reine dans Blanche-Neige, mon dieu qu’elle est moche ! J’avoue, Disney ne l’a pas ratée 😂. Elle était pourtant la plus belle dans son miroir 😁
Dans Cendrillon, place à la Belle-mère et ses deux filles, Javotte et Anastasie.
Dans Bernard et Bianca, c’est Médusa et ses crocodiles qui font peur à Jenny. Bernard et Bianca sont aussi morts de trouille dans le Bayou du Diable.
Te souviens-tu de Cruella d’Enfer dans les 101 Dalmatiens ?
Avec la Petite Sirène, c’est Ursula, l’immonde pieuvre qui prend le rôle de la méchante. Elle réussira à réduire à néant le roi Triton … pas pour longtemps…
Place au prince Ali … enfin à Jafar dans Aladdin.
Bonjour Gaston dans la Belle et la bête, pour ceux qui auraient un doute, ce n’est pas la Bête le méchant 😂
Dans Raiponce, c’est Mère Gothel la méchante, celle qui ne veut pas qu’elle coupe ses cheveux pour garder sa beauté et sa jeunesse.
C’est le Docteur Facilier qui prend la place du méchant dans la Princesse et la grenouille
Edgard dans les Aristochats souhaite qu’ils disparaissent pour s’approprier la fortune de Madame de Bonnefamille.
Comment ne pas parler du Capitaine Crochet dans Peter Pan.
Pour terminer même si je n’ai pas parlé de tout le monde 😉, voici Pat Hibulaire, le méchant qui se trouve souvent avec Mickey.
Je t’emmène rencontrer Cendrillon, les souris,la marraine et le prince charmant évidemment 😉💖.
Attention au château de la Belle au bois dormant et à la fée maléfique qui pourrait t’endormir pour quelques années. Heureusement que Dame Flora, Dame Pimprenelle et Dame Flora veillent.
Au château de la Belle et la Bête, c’est une autre histoire … Allons voir si la rose n’a pas perdu ses pétales.
Dans le monde des Aristochats, il s’en passe des choses avec Duchesse, O’Malley, Berlioz, Toulouse et Marie. Sans compter que le méchant Edgard monte un plan machiavélique. Heureusement que Napoléon et Lafayette veillent.
Nous retournerons dans mon univers Disney, j’ai encore tellement de choses à partager avec toi. J’espère que tu as passé un bon moment j’ai été ravie de faire ce voyage avec toi.
Je continue de partager avec toi les mots de nos enfants qui ont une sacrée imagination 🙂.
Dès le matin, rien que le café qui fume leur fait imaginer qu’un fantôme en sort 😏, avoue que tu n’y avais pas pensé, moi non plus 😉.
C’est vrai qu’une maman, quand on l’a bien choisie c’est magique 💖. Des grincheux vont dire qu’on ne la choisit pas et que s’ils avaient pu choisir… Bref, c’est le jour des enfants ! Moi, elle était bien ma maman 💖.
Un jour, ils se rendent compte que maman n’est pas ton prénom 😏et ils sont surpris ! C’est vrai qu’ils nous appellent toujours maman.
Ils ont tout compris !
Ici, c’est quand même une question existentielle !
C’est le jour des enfants et que dirais-tu de chanter leurs comptines ?
Comme il pleut depuis ce matin, chantons sous la pluie ☂et mettons là à l’honneur, d’autant plus que je ne sais pas toi, mais le bruit de la pluie ça me plait bien 💖et ça m’apaise, d’ailleurs les bâtons de pluie ne sont-ils pas renommés pour la relaxation ?
Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
Il pleut, il fait beau temps
C’est la fête du serpent.
Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
Il pleut, il fait soleil
C’est la fête à l’arc en ciel.
Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
La grenouille a fait son nid
Dessous un grand parapluie.
Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
Il pleut, il fait beau temps
C’est la fête au paysan.
Il pleut, il mouille
C’est la fête à la grenouille
Il mouille, il pleut
C’est la fête au poisson bleu
Il pleut, il pleut bergère,
Rentre tes blancs moutons.
Allons à ma chaumière,
Bergère, vite allons.
J’entends sur le feuillage,
L’eau qui coule à grand bruit.
Voici venir l’orage !…
Voilà l’éclair qui luit !
Entends-tu le tonnerre ?
Il roule en approchant.
Prends un abri, bergère,
À ma droite en marchant.
Je vois notre cabane,
Et tiens, voici venir
Ma mère et ma sœur Anne
Qui vont l’étable ouvrir.
Bonsoir, bonsoir ma mère,
Ma sœur Anne bonsoir,
J'amène ma bergère
Près de nous pour ce soir.
Va te sécher ma mie,
Auprès de nos tisons.
Sœur, fais-lui compagnie,
Entrez, petits moutons.
Soignons bien, ô ma mère
Son tant joli troupeau;
Donnez plus de litière
A son petit agneau.
C'est fait, allons près d'elle
Eh bien, donc, te voilà !
En corset qu'elle est belle
Ma mère voyez-la.
Soupons! Prends cette chaise,
Tu seras près de moi;
Ce flambeau de mélèze
Brûlera devant toi.
Goûte de ce laitage
Mais tu ne manges pas !
Tu te sens de l'orage ?
Il a lassé tes pas.
Eh bien! Voilà ta couche :
Dors-y bien jusqu'au jour;
Laisse-moi sur ta bouche
Prendre un baiser d'amour.
Ne rougis pas, bergère,
Ma mère et moi demain
Nous irons chez ton père
Lui demander ta main.
Petit escargot porte sur son dos sa maisonnette
Aussitôt qu'il pleut, il est tout heureux, il sort sa tête
Petit escargot porte sur son dos sa maisonnette
Aussitôt qu'il pleut, il est tout heureux, il sort sa tête
Petit escargot porte sur son dos sa maisonnette
Aussitôt qu'il pleut, il est tout heureux, il sort sa tête.
L’araignée Gipsy
Monte à la gouttière
Tiens voilà la pluie!
Gipsy tombe par terre
Mais le soleil a chassé la pluie
L’araignée Gipsy
Monte à la gouttière…
Noël approche à grands pas et te souviens-tu de l’histoire d’Héloïse et Stefano, tu peux la retrouver ici. Voici la fin 👇.
Charlie avait le don pour décorer la maison de papa Joe. Héloïse était en admiration. Tout ce que touchait sa maman se transformait en quelque chose de magnifique. Héloïse était certaine que jamais la maison de papa Joe n’avait été aussi belle.
Stefano approuvait et ses yeux brillaient. Il se rappelait vaguement que lorsque sa maman était encore là, son père allait chercher un sapin pour le garnir de boules multicolores. Mais aujourd’hui il était triste, petit à petit ses souvenirs s’estompaient et Charlie prenait toute la place.
Ils étaient bien allés tous les quatre choisir le bel arbre vert chez un l’horticulteur, ami d’enfance de Joe. Ils avaient eu du mal à se décider, mais ils étaient finalement tombés d’accord sur un sapin qui trônait dans la pièce à vivre, à savoir la grande cuisine avec son immense cheminée. Il y en avait bien une autre qui faisait office de salon, comme l’appelait pompeusement Joe, parce qu’elle avait un canapé où les chats aimaient s’y blottir et que la télé qu’ils allumaient rarement était installée, mais vu qu’ils y passaient peu de temps, l’arbre avait pris sa place là où Charlie faisait mijoter ses petits plats.
Héloïse avait ouvert la fenêtre de son calendrier de l’avent. Deux jours restaient avant Noël. La maison était prête, Charlie avait sorti la farine, les œufs et les emporte-pièces pour les biscuits. Héloïse s’accouda à la table et ferma les yeux. Deux jours avant de savoir si son rêve allait se réaliser.
— Tu es occupée Charlie ?
Une bourrasque s’engouffra dans la cuisine quand Papa Joe entra. Héloïse était en admiration devant lui. Il enleva son chapeau et secoua ses boucles emmêlées. Il s’approcha de la jeune femme, lui piqua un baiser sur la joue et ébouriffa au passage la tête de la petite fille.
— Je t’emmène.
Il siffla son chien pour qu’il rentre.
— Toi aussi Héloïse, tu me guideras dans mon choix. Stefano est déjà dans mon carrosse.
Charlie essuya ses mains au tablier qu’elle quitta rapidement et sans s’interroger davantage saisit son manteau et le suivit. Héloïse posa son bonnet à pompon de guingois sur sa tête et enfila à la hâte sa doudoune rouge.
— Tu sais où on va ? murmura la gamine à l’oreille de Stefano.
— Aucune idée.
Ce n’était pas souvent qu’ils allaient au village. Les deux enfants ébahis découvrirent alors le traineau du père Noël. Charlie descendit rapidement du 4×4 et se dirigea vers le bonhomme à la barbe blanche.
Héloïse le reconnut, c’était celui de son rêve. Son petit cœur s’accéléra surtout quand il la vit et lui fit un clin d’œil. Charlie leur fit signe.
Stupéfaits, Stefano, Héloïse et Joe furent invités à s’asseoir dans le traineau.
— Pourquoi il fait nuit ? murmura Stefano à l’oreille d’Héloïse.
Charlie qui avait entendu répondit aussitôt :
— N’est-ce pas mieux pour voyager dans le ciel ?
Le vieil homme s’installa à l’avant.
— Vous êtes bien au chaud ?
Les plaids rouge et blanc recouvraient les enfants. Joe enfonça son chapeau sur les oreilles et saisit la main de Charlie.
Comment était-ce possible ? Héloïse serrée contre Stefano ouvraient grandes ses mirettes. Ils voyageaient dans le ciel, à bord d’un traineau tiré par quatre rennes. Jamais, elle n’avait pensé que ça pouvait arriver. Elle pouvait presque toucher les étoiles.
Soudain il amorça une descente et se posa délicatement dans la neige. Entouré de sapins, c’était le calme absolu.
— Je m’occupe de mes bêtes, je reviens.
Le vieillard encore leste pour son âge, mais d’ailleurs quel âge avait-il ? Héloïse pensait qu’il était très très vieux, mais après tout, elle n’en savait rien.
Ils se retrouvèrent seuls, tous les quatre, autour d’un feu qui crépitait. Qui l’avait allumé ? Ils s’assirent près des flammes qui grimpaient haut dans le ciel noir. Joe avait d’assez grands bras pour serrer contre lui Charlie et les deux enfants. Il murmura :
— Vous ai-je déjà dit que je suis le plus heureux des hommes ?
Il regarda Stefano.
— Je t’aime tellement mon fils.
Il essuya une larme qui perlait au bord des cils de son gamin.
— C’est le froid, dit Stefano bravement.
Joe fit mine de le croire.
— Et toi mon petit lutin, dit-il en s’adressant à Héloïse, depuis que tu es entré dans ma vie, tu es un rayon de soleil au quotidien. J’ai quelque chose à te demander, mais avant il faut que j’aie l’accord de ta maman.
Il saisit la main de Charlie et plongea son regard dans celui de la jeune femme.
— Accepterais-tu de devenir ma femme ? Je sais bien que c’est désuet et je ne suis pas très fort pour les demandes en mariage, mais…
Charlie l’interrompit :
— Oui.
Le feu crépita et le vieillard en rouge réapparut.
— Ah je vois que vous vous êtes mis au chaud. Mes rennes sont prêts à repartir, vous aussi ?
— Héloïse ? Tu dors ?
Charlie regardait sa gamine accoudée toujours à la table.
— Je croyais que tu allais m’aider pour les biscuits, mais…
Héloïse se frotta les yeux. Elle avait encore rêvé. Elle soupira.
Une bourrasque s’engouffra dans la cuisine quand Papa Joe entra. Il avait un drôle d’air. Stefano était derrière lui.
La voix cassée il enleva son chapeau et déposa un petit cadeau sur la table. Devant la mine surprise de Charlie, il haussa les épaules et dit :
— Je n’ai pas la patience d’attendre Noël, depuis ce matin, je tourne en rond. J’ai fini par en discuter avec mon fils et nous sommes tombés d’accord, je… t’offre ta surprise aujourd’hui, comme ça tu l’auras pour… enfin… si tu veux bien…
Héloïse n’avait jamais vu Papa Joe comme ça, il se tordait les mains comme elle quand elle avait fait une bêtise et qu’elle ne savait pas comment l’avouer.
— Vas-y papa, fais pas ta mauviette.
Stefano poussait son père vers Charlie.
Joe tendit la petite boite enrubannée de rouge à la jeune femme. Elle s’essuya les mains, les joues rosies de plaisir.
— J’adore les surprises.
Délicatement, elle enleva le ruban et commença à déplier le papier. Héloïse admirait sa mère. Elle, elle déchirait toujours tout, trop impatiente. Maman, elle, prenait tout son temps et c’était à chaque fois pareil.
Charlie ouvrit le petit couvercle de la boîte. Un anneau apparut, tout simple. Héloïse se pencha et le découvrit en même temps. Elle se frotta les yeux et se pinça, histoire d’être certaine que ce n’était pas encore ce fichu rêve qui revenait.
Joe balbutiait :
— Ce n’est pas trop mon truc les demandes en mariage, mais…
— Bref, papa aimerait bien qu’on forme une vraie famille, l’interrompit Stefano qui avait honte de son père, lui toujours si sûr de lui. Moi, je suis d’accord, même si je n’oublierai jamais ma maman, mais je veux bien que tu deviennes un petit peu la mienne.
Charlie se jeta dans les bras de Papa Joe. Héloïse baissa la tête, c’est certain, elle allait se réveiller.
— Et toi mon petit lutin, j’aimerai savoir… Papa Joe saisit son visage et la regarda tendrement, si ta maman veut bien, accepterais-tu que je devienne ton papa même si…
Héloïse éclata en sanglots, se blottit contre lui et hoqueta :
— C’est le plus beau Noël de ma vie.
Charlie proposa alors d’aller fêter ça au village peut-être y aurait-il une surprise.
C’est en arrivant sur la place que les enfants émerveillés découvrirent le traineau du père Noël.
Héloïse s’échappa des mains de Charlie pour courir vers lui bousculant au passage les gamins qui souhaitaient lui parler. Elle se jeta dans les bras du bonhomme en rouge et lui murmura un merci tremblant dans les oreilles. Le vieux monsieur à la barbe blanche la regarda de ses yeux plissés, esquissa un sourire et la serra dans ses bras.
Petit Paul comme tous les soirs demanda une histoire avant de s’endormir. C’est papa qui dut s’y coller aujourd’hui. Il saisit un illustré dans l’étagère.
— Non pas une histoire dans un livre. Invente.
Papa soupira. Il n’avait pas beaucoup d’imagination et surtout pas trop envie de se creuser la tête. De plus, une émission à la télévision l’intéressait et elle allait commencer. Il demanda plein d’espoir :
— Tu veux que j’appelle maman ?
Il était déjà debout, mais Petit Paul le rattrapa par la main.
— Non, toi !
Résigné, papa se lança. Quand Petit Paul avait une idée derrière la tête, inutile de tenter de le faire penser à autre chose.
— Il était une fois…
— Pourquoi une fois ? Tu ne peux pas changer, c’est toujours pareil que ça commence.
Le garçon bien assis dans son lit regarda plein d’espoir son père. Il avait tellement confiance en lui que celui-ci regretta d’avoir pu préférer le grand écran à son bonhomme de cinq ans. Il allait vraiment devoir faire un effort, car ce soir l’imagination lui faisait cruellement défaut.
— Alors ? insista le gamin.
— Il était… deux fois ?
— C’est nul papa. Commence par il était des fois que j’aimerais… avoir un chien. Tu vois, je t’aide.
— Ah d’accord, c’était donc ça ! Il était des fois un petit garçon qui n’arrêtait pas de répéter qu’il voulait un chien.
Papa sourit pensant que finalement le sujet de l’histoire était trouvé.
— Des fois que son papa changerait d’avis, continua Petit Paul plein d’espoir.
— Des fois que le petit garçon commençait sérieusement à énerver son papa.
— Des fois que le papa n’aurait pas bien entendu.
— Des fois que le petit garçon n’aurait pas compris que ce n’était pas possible.
— Des fois que le papa voudrait que le petit garçon ne soit pas malheureux, insista Petit Paul les larmes aux yeux.
— Des fois que le petit garçon jouerait bien la comédie avec ses yeux tout tristes.
— Mais je pleure vraiment…
— Des fois qu’il faudrait peut-être s’endormir.
— Des fois que tu ne m’aimes plus.
— Des fois que tu dis n’importe quoi.
— Non c’est pas vrai, sinon tu me l’achèterais le chien.
La patience de Papa avait quand même des limites.
— Petit Paul, ça suffit, tu te couches des fois que je me fâcherais pour de bon et que tu n’aurais jamais de toutou.
Le gamin releva la tête :
— T’as dit quoi ?
— Tu dors maintenant.
Papa l’embrassa et éteignit la lumière.
— Tu changeras peut-être d’avis hein papa, murmura Petit Paul, des fois que je serais vraiment sage et que je n’en parlerais plus jamais ? Et puis, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, même que c’est toi qui le dis.
— Dis PaLou, tu veux bien jouer avec moi à attrape-queue ? demande Lou du haut de ses 4 ans.
Surprise de PaLou qui ne connait pas ce jeu. MaLou a dû lui en parler, c’est certain. Devant le manque de réaction de son grand-père, Lou insiste :
— Mais si tu sais bien, c’est quand les poules attrapent les queues des autres poules.
Ouf ! PaLou se souvient et sourit à sa petite-fille.
— Tu veux dire attrape-queue ? Va le chercher, tu connais sa place.
Lou grimpe l’escalier et s’arrête à mi-palier, regarde l’étagère où s’empilent les jeux de société et ne le trouve pas. PaLou qui l’a suivie remarque qu’elle l’a devant les yeux.
Lou montre les trois dernières marches et évidemment, la boite n’est plus à son niveau. PaLou rit et la lui désigne.
— Pique-plume tu voulais dire.
— Oui c’est ça, alors tu vas jouer avec moi.
— D’accord, mais tu l’installes toi-même.
PaLou ne veut pas qu’elle s’aperçoive qu’il ne se rappelle plus trop les règles. Il a gardé pourtant une vague idée du jeu et laisse Lou poser les cartes identiques les unes à côté des autres, face contre la table.
PaLou éclate de rire, car il se souvient maintenant. C’est un memory et le but est de retourner une carte et de retrouver sa jumelle. Si Lou les pose deux par deux, ce n’est pas du jeu ! Il se fait avoir comme un bleu. On n’apprend pas à un singe à faire des grimaces !
— Hey, tu as cru m’avoir pitchounette, mais je pense que les cartes doivent être mélangées.
Clin d’œil de Lou et la partie commence. PaLou se fait battre à plate couture par la gamine de 4 ans. Même pas vexé le PaLou ! Il n’a jamais été fort à ça mais pour rien au monde il ne l’avouerait.
— Pas grave PaLou, c’est parce que t’as pas l’habitude.
Elle s’empresse aussitôt d’aller clamer haut et fort à sa sœur qu’elle a gagné et que dorénavant, elle pourra jouer toute seule et non plus en équipe.
Elle revient rapidement vers PaLou et lui propose alors une partie de trappe-trappe, mais elle impose ses conditions.
— Tu me laisses prendre un peu d’avance parce qu’avec tes grands bras tu vas vite m’attraper.
De sa petite main, elle touche PaLou et détale aussitôt en criant :