Citations à la volée : Saint-Amour.

Aujourd’hui 9 août, c’est la Saint Amour. Pour l’incorrigible romantique que je suis, je ne pouvais pas écrire un billet dessus.

Hormis la commune et les vins du beaujolais qui portent son nom, je suis allée chercher dans mon cahier de citations.

Je ne vous cache pas que sur L’Amour, il y en a, tout simplement parce que sans amour, le monde serait bien triste. J’aurais pu en ajouter encore et encore…

Victor Hugo disait Vous voulez la paix ? Créez l’Amour. En voilà une phrase qui fait réfléchir. S’il y avait plus d’amour dans notre monde… c’est un autre débat que je ne vais pas commencer.

Guy de Maupassant plus romantique avouait que L’amour est délicat. Un rien ne le froisse. Cette phrase me fait penser à la délicatesse d’une rose dont les pétales n’aiment pas être froissés.

Virgile affirmait que l’amour triomphe de tout et Platon que l’amour est aveugle.

Tout est mystère dans l’amour nous contait Jean de la Fontaine. Parfois c’est compliqué, alors que moi je pense que tout est simple.

Marcel Proust pensait que l’amour est inguérissable. Michel Sardou le chantait avec sa maladie d’amour qui court court… elle surprend l’écolière, elle fait chanter les hommes et pleurer les femmes… rappelez-vous votre premier chagrin d’amour.

Henri Salvador nous avertissait avec la sienne de Maladie d’amour maladie de la jeunesse. L’amour c’est la mort mais c’est aussi la vie.

Je terminerai avec Charles Trenet et son cœur qui fait Boum. Tout avec lui dit Boum et c’est l’amour qui s’éveille, parce que finalement, le cœur fait Boum quand on est amoureux, quand on est heureux, quand on est empli d’amour.

Belle journée à vous ! 💖💖

C’est au mois d’août…

Bonjour à vous,

Bienvenue à toi le mois d’août. Nous t’attendions depuis longtemps et voilà que tu arrives, mais n’as-tu pas oublié quelque chose ? LE SOLEIL ! 😂

Sur un air de C’est au mois d’août de Pierre Perret je fouille dans mes citations, mes proverbes et mes dictons.

Le premier attire mon attention et me fait rire Qui se marie le 1er août, la corde se met au cou ! Ah bon ?Je n’aime pas l’expression se mettre la corde au cou qui prend son origine au XVème siècle qui vient des vaincus qui se livrent. L’image du mariage dans tout ça en prend un sacré coup !

Quand il pleut en août, il pleut du miel et du vin, comme quoi le bonheur des uns fait le malheur des autres 😂. Les vacanciers crient J’veux du soleil et les viticulteurs appellent la pluie.

Quand août est pluvieux, septembre est souvent radieux. C’est vrai que l’arrière-saison est belle et tant pis pour ceux qui ont repris le travail. Ils râlent et ils ont bien raison. Heureux sont les retraités ou ceux qui n’ont pas d’enfants en âge scolaire. Les plages sont vides, le sable n’est que pour eux, et il y a du soleil ! Ne tardez pas trop pour la montagne… ne vous laissez pas surprendre par la neige 😂.

Je reste dubitative devant Quand août est pluvieux, août est radieux. Je ne sais pas comment le prendre… 😉 avec le sourire en tout cas.

Le 8 août, si tu t’appelles Dominique, c’est ta fête et ne te plains pas si le soleil pique. Je remarque que tous les dictons amènent une réflexion. La météo c’est un sujet incontournable et neutre finalement. Vous appelez un ami, un parent, et irrémédiablement après les salutations d’usage Tu as quel temps ? Et c’est parti pour au moins dix minutes de discussion sur le baromètre, le pluviomètre, la chaleur, le froid, et blablabla. Avouez !

Avec celui-là, surveillez le 1er, le 2 et le 3 août Tels les trois premiers jours d’août, tel le temps de l’automne.

Bref, installe-toi août et profitons encore de toutes ces belles soirées.

Si elles sont fraîches, j’enfilerai une petite laine comme disait ma maman, si elles sont chaudes je resterai plus longtemps à écouter les grillons et je m’enivrerai des parfums d’été. Il en y en a beaucoup si vous avez la chance d’être à la campagne.

Bel été à vous !

© Isabelle-marie d’Angèle.

Illustration Sophie Griotto

C’est les vacances

31 juillet. Chassé-croisé sur les routes des vacances.

Je me souviens…

Papa râlait parce que j’amenais toujours le truc qui n’entrait plus dans la voiture et sa phrase fétiche Je n’ai pas un J7, me revient en mémoire quand mon chéri me demande :

— C’est tout ? Il n’y a plus rien à prendre ?

Et c’est là que je me dis que peut-être, je pourrais encore aller chercher la paire de chaussures qui ira avec la robe, et un autre livre au cas où j’aurais tout terminé et que je n’aurais plus rien à lire, et l’écharpe ou le pull s’il fait froid… je ne pense pas à l’ordinateur qui pourrait me servir…

Devant le sourire goguenard de Chéri, je réponds.

— Non, il n’y a plus rien.

Il ne pousse pas le bouchon trop loin en ajoutant :

— Tu es sûre ?

Pour citer Michel Bussi, je dirais Le bonheur c’est simple. Il suffit d’y croire. Les vacances servent à ça. Le ciel sans nuages, la mer, le soleil. À faire le plein d’illusions pour le reste de l’année.

Papa disait lorsque la voiture démarrait et que nous quittions la maison :

— À partir de maintenant, ça décompte !

Que j’ai haï cette phrase.

William Shakespeare affirmait Si l’on passait l’année entière en vacances, s’amuser serait aussi épuisant que travailler.

Maman ajoutait :

— Il faut partir pour revenir.

Aujourd’hui, Être en vacances c’est n’avoir rien à faire et avoir toute la journée pour le faire. Rober Orben qui a dit ça ne pensait pas aux femmes qui ont toujours à s’occuper des enfants et à faire la cuisine… 😉.

La voiture est chargée et comme dans le jeu Tétris, tout s’imbrique, rien ne dépasse. On dirait que c’est fait pour ! Je suis admirative devant mon chéri qui classe ça d’une main de maître. Oui, c’est un classement, comme lorsqu’il range les courses sur le tapis roulant du supermarché et ensuite dans les sacs, puis dans le coffre, mais ça c’est une autre histoire.

Lorsque je regarde les véhicules qui nous croisent ou que nous doublons, je remarque des chargements qui brinquebalent, des vélos harnachés à la 6/4/2 comme dit mon chéri, des plaques d’immatriculation qui tiennent parce qu’elles veulent bien et qu’elles n’ont pas le choix.

Ils me font presque envie, parce que nous, ça ne se voit pas qu’on part en vacances.

Mais si… notre sourire béat en est la preuve puis l’odeur du café et des viennoiseries achetées avant de partir et qui seront dévorées au premier arrêt.

Et ça, c’est vraiment les vacances ! Il ne fait pas encore très chaud, la vapeur du café s’élève de la tasse, le croissant craque sous la dent.

Et je termine sur une citation de Georges Bernanos On peut faire très sérieusement ce qui nous amuse. Les enfants nous le prouvent tous les jours.

Je souffle sur mon café, ça fait des bulles, ça me chatouille le nez, je ris… J’ai dix ans, je sais que c’est pas vrai… mais j’ai dix ans quelque part…

© Isabelle-Marie d’Angèle