Jeux des questions

Bonjour toi 😉

Quelle surprise de me retrouver chez Astriate ici . Merci pour ce repartage et d’avoir joué le jeu.

Avatar de AstriateLes bibliophiles

J’ai découvert ce tag sur le blog de Isabelle-Marie d’Angèle ( lire l’article ici ). Le principe est simple. Il s’agit de répondre à des questions en tant qu’adulte, et d’y répondre telle qu’on l’aurait fait en tant qu’enfant.

Es-tu une vraie princesse ?

Non. Est-ce que j’aimerais en devenir une ? La réponse est « sûrement pas ». J’aime mener ma vie comme je l’entends, m’habiller comme je veux, sans avoir à répondre aux attentes de tout un pays.

Es-tu une casse-cou ?

Je suis une personne qui aime mener une vie paisible. Je réfléchis toujours avant de prendre une décision. Ma devise est de ne pas risquer sa vie de manière stupide.

Aimes-tu les jeux de ballons ?

J’ai beau réfléchir, je n’en vois pas un seul qui me plaise réellement. Il m’arrive de regarder des matchs de football, mais uniquement pendant les grandes compétitions comme la CAN et…

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Un héritage empoisonné

Bonjour toi 😉

Si tu tenais le livre entre tes mains, tu verrais bien qu’il ne reste plus beaucoup de pages. Voici l’avant dernier chapitre.

Chapitre 34

Les résultats des tests ADN du masque ne laissèrent planer aucun doute, il s’agissait bien des empreintes du Docteur Marteau. Faventiny était le seul à savoir. Il avait demandé qu’ils arrivent sur son bureau avec la mention personnel et aucun cachet.

Il était resté tard. Coralie en compagnie de ses parents était en sécurité. Il avait ordonné à ses deux acolytes de rentrer chez eux, il les mettrait au parfum aussi vite que possible. Il ne s’attendait pas à recevoir l’enveloppe rapidement.

Sidéré, Faventiny ne comprenait pas. Qui était son double ? Marteau ?

Le commandant tenait encore les papiers à la main quand son téléphone vibra, il ne connaissait pas le numéro.

Il répondit.

Juliette Tomys avait passé la nuit à la clinique vétérinaire. Elle n’avait pas réalisé qu’elle avait failli perdre son chien. Une intoxication alimentaire lui avait-on dit. Elle ne comprenait pas, il ne mangeait que ce qu’elle lui donnait.

Elle était enfin rassurée, son doberman Einstein était tiré d’affaire, elle pouvait repartir avec lui. Il n’était pas encore très gaillard, mais il la suivit les oreilles basses.

Le quartier était calme, le jour se levait à peine. Elle jeta un coup d’œil chez son voisin. Il devait être de garde, sa voiture n’était pas là.

Elle ouvrit son garage avec sa télécommande et rentra son véhicule. Einstein put sortir en toute sécurité sans être vu. Il fila directement s’allonger dans son panier.

Elle venait juste de se préparer un café quand elle entendit le bruit de freinage et les portières claquer. Elle leva le rideau de sa fenêtre de cuisine et découvrit avec stupeur un groupe de policiers armés et masqués se déployer dans le jardin de son voisin.

Elle aperçut le commandant Faventiny qui semblait diriger les opérations. Elle n’osa pas se montrer.

Quelques minutes à peine après leur débarquement, on frappa chez elle.

—  Ouvrez, Police !

En soupirant, elle déverrouilla sa porte et se trouva face à Faventiny. Elle l’apostropha vertement.

—  C’est pas une heure pour déranger les gens. Qu’est-ce qu’on va croire autour ? Qu’est-ce qui vous arrive encore ? Vous avez retrouvé la mémoire ?

Il ne prit pas le temps de lui répondre et demanda :

—  Savez-vous où est votre voisin ?

—  Bonjour d’abord ! vous voulez un café ? Et puis non, je ne sais pas où il est, je n’ai pas dormi chez moi. Mon chien était à la clinique. J’ai failli le perdre. J’avais autre chose à penser que de le surveiller.

Esteban et Hugo revenaient vers leur commandant et lui affirmèrent que Marteau avait disparu. La maison était vidée.

Stupéfaite, elle écarquilla les yeux.

—  En voilà une nouvelle ! Hier encore…

Elle s’interrompit et se frappa le front.

—  Je parie que c’est lui qui a empoisonné mon chien. Comme ça, je n’étais pas là pour regarder. Mais demandez aux voisins d’en face, ils ont certainement entendu quelque chose, un camion qui vient déménager ne peut pas passer inaperçu.

Hugo répondit :

—  Ils sont absents.

Faventiny ordonna de repartir, il salua rapidement Juliette Tomys et grimpa dans sa voiture embarquant avec lui ses deux collègues.

Il se dirigea toujours suivi des autres véhicules vers la maison qui l’avait hébergé. De la même façon, ils la découvrirent vidée et sans aucune trace à identifier.

Daniel donna un coup de poing dans le mur et cria :

— Trouvez-moi quelque chose, n’importe quoi du moment que j’ai une piste.

Mais ils eurent beau chercher, toute l’équipe déployée ne releva aucune empreinte. La baraque avait été nettoyée de fond en comble.

Faventiny appela l’hôpital et demanda à parler au médecin. On lui répondit qu’il était parti, une urgence dans sa famille. Il ne fut guère étonné.

Esteban proposa d’essayer avec Martine Joly. Elle n’avait aucune nouvelle de Marteau. Elle ne l’avait pas revu.

Il lui parla alors du carnet.

— Où est-il ? Vous l’avez lu ? Pourquoi ne m’avoir rien dit ?

— Commandant, avec votre amnésie, la découverte du masque, et maintenant cette disparation, nous n’avons pas eu une minute à nous, souffla Hugo qui se demandait où pouvait bien être ce carnet.

Il se souvenait l’avoir glissé dans sa poche. Ils devaient le lire au commissariat, mais Juliette Tomys avait débarqué avec le masque puis Marteau était arrivé. Il avait dû l’entrainer pour sortir par-derrière. Où était — il ?

— Alors ?

— Au bureau, dans mon tiroir.

Il ne pouvait être que là, pensa-t-il, mais une fois sur place, Hugo ne trouva rien. Il se revoyait emmener Juliette Tomys en la tenant par le bras, il s’était fait bousculer par un collègue. Le carnet serait-il tombé ? Pour une faute professionnelle, c’en était une belle, Faventiny n’allait pas la laisser passer. Et soudain, il se souvint de l’homme, ce n’était pas un flic, mais Karl qui faisait le ménage. Il étouffa un juron.

— Bordel, il me l’a volé.

Faventiny et Esteban fixèrent Hugo qui confessa tout.

— Il n’y a plus qu’à interroger Martine Joly.

Avec horreur, ils apprirent que la maison dont les Faventiny avaient hérité appartenait bel et bien à Frédéric Marteau. Martine Joly leur avait dit que le chirurgien faisait souvent des cauchemars et qu’il racontait qu’il avait tué un à un les voisins qui habitaient près de chez lui. Il n’avait jamais été inquiété parce que ce n’était pas lui qui faisait le sale boulot, tous, des repris de justice qui étaient payés grassement et qui disparaissaient ensuite.

Faventiny appela alors sa femme pour lui annoncer la nouvelle, mais ce qu’elle lui apprit le fit entrer dans une rage folle.

— Je te jure qu’il n’y est pour rien, c’est son clone.

— Comment as-tu pu croire une chose pareille ? Et surtout ne pas m’en parler ? 

— Je sais où il m’a emmenée, nous y allons si tu veux.

— Mais nous ne trouverons rien, j’en suis certain.

À nouveau, les voitures de police suivirent le commandant et ce qu’ils découvrirent les laissa muets de stupeur.

La maison n’avait pas été vidée, le sous-sol où Coralie les entraina non plus. Ils regardèrent le clone, le visage de Faventiny, feuilletèrent toutes les notes de Marteau qui racontaient ses recherches. Il avait tout consigné par écrit et priait qu’on lui pardonne. Une lettre d’adieu était adressée à Coralie où il la remerciait de lui avoir fait confiance. Faventiny était seul avec sa femme, les policiers s’activaient tout autour d’eux.

— Que veut-il dire ? demanda-t-il en baissant la voix.

— Il souhaitait que je lui laisse deux jours et ensuite il se livrerait.

— Tu l’as cru ? Te rends-tu compte que tu es sa complice ? Entrave à la justice tu connais ?  

C’est alors qu’il se souvint de l’appel qu’il avait reçu. Il jeta un coup d’œil autour de lui, personne ne leur prêtait attention, trop occupé à relever des empreintes et prendre des photos.

À suivre…

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…

Comment Monsieur Lundi s’approprie le Lundi

Bonjour toi 😉

Revoilà monsieur Lundi et la Plume.

Je t’explique, je publie le lundi assez tard dans la journée, parce que je ne peux pas programmer mon billet. Pourquoi donc me demandes -tu ? Tout simplement parce que je ne peux pas écrire un texte sur le lundi avec le moral dans les chaussettes un vendredi 😂, t’as bien compris que les autres jours, j’ai plus la pêche 😊.

Bref…

— OHHHHHHHHHHHHHHHHHh Comment tu m’as fait cette semaine ?

— Ne râle pas, ça ne dure que 24 heures.

— C’est vraiment comme ça que tu me vois ?

— 😂😂 😂

— Au moins, je te mets de bonne humeur, ronchonne Lundi.

— Il faut que je te dise un truc, Lundi. Tu as compris pourquoi je retrouve mon ordi qu’à cette heure-ci ?

— Non, j’ai pas compris, mais tu vas me l’expliquer.

— Les autres jours, je…

— Ouais, les autres jours… et ils sont comment les AUTRES JOURS ?

— Pas la peine de crier.

— Alors, ILS SONT COMMENT ?

— Tu as vraiment un sale caractère, tu comprends pourquoi je te représente comme ça ?

— 😂😂 😂

— Il n’y a que toi qui ris.

— Peut-être que ceux qui vont me lire aussi, tu es trop drôle !

— ….

— Tu as perdu ta langue ?

Monsieur Lundi n’est vraiment pas content.

La Plume tente en vain de le reconnecter, mais…

On a perdu Lundi. La Plume pense qu’elle l’a vraiment vexé. Après tout, ce n’est pas de sa faute s’il tombe après le dimanche et qu’à cause de lui, il faut relancer la machine qui s’est un peu laissée aller pendant le week-end.

La Plume fait une tentative de conciliation, elle propose le dialogue (ce n’est pas très à la mode en ce moment 😉), mais Lundi campe sur ses positions.

— Et si Le lundi devenait ton jour avec une histoire ? Qu’en penses-tu ?

Monsieur Lundi semble intéressé. La Plume marche sur des œufs, si elle propose ça, il va falloir qu’elle s’y tienne, sinon, monsieur Lundi est capable de faire une grève de la publication et un Lundi qui bloque, ça peut devenir ennuyeux et entrainer une panne d’inspiration, une mélancolie qui s’installe et la page blanche qui se ratatine sur elle-même. Que dire des crayons qui vont se ranger dans les tiroirs et se dessécher, les feuilles des cahiers vont se coller entre elles et plus moyen de les ouvrir, non, il faut à tout pris éviter ça.

Un bureau trop bien rangé, ce n’est plus un bureau, un cerveau sans histoire à raconter c’est d’un triste !

La Plume prend son courage à deux mains (c’est lourd, le courage à retrouver le lundi 😉, je ne sais pas où il se cache d’ailleurs, mais, je vais le retrouver 😊 figure-toi que comme l’appétit vient mangeant l’écriture vient en écrivant 😉, bon je referme ma parenthèse, sinon je vais l’oublier celle-là 😂), donc la Plume prend son courage à deux mains, et affirme :

— Acceptes-tu de partager avec Mme la Chronique ?

— C’est qui celle-là ?

La Plume explique que c’est le retour des lectures.

— À ce que je vois, ce n’est pas non plus très régulier ça !

La plume n’en mène pas large et tente d’expliquer qu’elle n’a pas toujours le temps de lire.

Monsieur Lundi l’interrompt :

— Y en a un de bouquin qui attend sur ton bureau, il est bien terminé celui-là non ?

La Plume profite de cette brèche pour s’engouffrer dedans, sans le savoir monsieur Lundi lui a ouvert une autoroute.

— Justement, c’est parce que je prévoyais de te donner ta chance. Nous pourrions discuter tous les deux, es-tu d’accord ?

— Tope là !

— C’est ainsi que les lundis, tu auras droit à une histoire entre Lundi et La Plume, enfin une histoire, on va plutôt dire une…

— Ah ne commence pas à revenir en arrière, une promesse est une promesse.

— D’accord, d’accord.

La Plume s’incline.

Tandis que monsieur Lundi jubile.

© Isabelle-Marie d’Angèle (avril 2023).

À très vite…

Fleur d’avril tient par un fil

Bonjour toi 😉

Et si j’écrivais un texte sur Avril, le mois où les fleurs leur parfum distillent, puis dans le jardin défilent ?

— Tu vas te mettre en péril, me dis-tu.

— Mais non c’est facile.

Deal ?

La fée Avril

La fée Avril, ce matin est fébrile.

Elle a perdu ses espadrilles et ne pourra pas danser le quadrille. 

Avec elles, la Fée Avril se sentait si agile.

Sans elles, ce ne sera pas facile.

Certaine que c’est son cousin Achille qui lui piqué ses espadrilles,

Elle lui demande asile. Après tout, il est de sa famille.

Elle est habile, la fée Avril. Elle endort Achille avec son babil.

Qu’elle n’est pas la surprise de la Fée Avril de découvrir Basil,

Le chien d’Achille. Il dort sur ses espadrilles.

Quel chenapan ce Basile !

— File ! s’exclame la Fée Avril

Au cri de sa cousine, Achille ses yeux écarquillent.

— Que t’as fait mon chien si docile ? Ce n’est qu’une paire d’espadrille, murmure Achille.

Aux pieds de son maître, Basile se faufile, et s’allonge tranquille.

— Pas la peine de te faire de la bile, tu pourras le danser ton quadrille. Je pourrai même te conduire à la ville, deal ?

Il lui tend sa main gracile. Les yeux de la fée Avril brillent, tous deux danseront le quadrille au bal du mois d’Avril.

Sa jolie robe, elle enfile.

© Isabelle-Marie d’Angèle (avril 2023).

Agenda Ironique Avril 2023

Bonjour toi 😉

Ce n’est pas un poisson mais … l’agenda ironique d’avril est déjà en ligne .
Merci Max-Louis pour ce nouveau sujet, à vos claviers les Agendistes ironiques d’avril.
Il n’y a pas de quoi fouetter un chat mais quand même va falloir s’y mettre 😂.

À très vite…

Avatar de iotopLe dessous des mots

Photographie Iotop 2023


Bon jour à tous,

Je suis désigné pour animer l’Agenda Ironique d’Avril 2023 suite à un vote et cela pour la cinquième fois (en fait, je tiens un registre sur un papyrus d’époque… industriel).

Je suis heureux d’apporter ma pierre à l’édifice sur les hauteurs de l’Agenda Ironique avec toujours de belles floraisons textuelles d’année en année. D’ailleurs, je me demandais, si un jour, il ne faudrait pas tous les réunir sur un blog ?

La Genèse de l’AI : ICI ou ICI et celui du mois de Mars 2023 : Isabelle-Marie d’Angèle

Je vous propose le thème: CHAT

Si le chat représente, au-delà des symboles et des configurations vivantes qui peuvent nous être familières, un félin de petite taille constitué de toutes ses facéties, la littérature n’est pas en reste pour lui apporter du poil de la bête. Aussi aux exemples, nous pouvons pêcher quelques éléments distingués :…

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Agenda ironique -Mars- Résultats

Bonjour toi 😉

Voici donc les résultats de l’agenda . C’est Lyssamara pour son texte L’effleure du mâle avec 29,17 % de votes.

Vient ensuite Carnets paresseux avec Le réveil et le pissenlit et 20,83 % de votes.

En 3ème position arrive avec 12,5% JoBougon avec Ne vous fiez pas aux apparences ex aequo avec VictorHugotte et son pissenlit qui voulait se faire aussi belle que la rose.

Bravo à tous pour votre participation qui m’a sincèrement comblé de joie. C’était une belle expérience et je vous remercie de m’avoir permis de la vivre. Ce sera avec plaisir que j’hébergerai une autre fois cet agenda ironique.

Pour l’heure et le mois d’avril qui se profile à l’horizon c’est chez Ledessousdesmots que vous aurez la chance de trouver le nouveau sujet de l’agenda, à 37,5% des votes.

Je lui laisse donc le soin de vous proposer le nouveau sujet de l’agenda ironique qui je n’en doute pas une seconde sera tout aussi croustillant.

Belle journée à tous et à très bientôt pour de nouvelles écritures ironiques.

💖😊

À très vite…

Un héritage empoisonné

Bonjour toi 😉

La fin est proche et j’avoue avoir un peu de mal à quitter mes héros 😏

Chapitre 33

Frédéric Marteau invita sa passagère à descendre de la voiture. Elle hésita, mais voyant qu’il ne l’obligeait en rien, elle le suivit.

Elle n’était jamais rentrée chez lui. Elle fut surprise par l’ambiance chaleureuse qui se dégageait. Elle n’aurait jamais imaginé que son ami de faculté pouvait avoir aussi bon goût pour la décoration. Un grand canapé d’angle dans les tons taupe, moelleux à souhait occupait la pièce principale. Lorsque son mari et ses collègues avaient perquisitionné, ils n’avaient rien raconté et elle avait pensé que Marteau avait une maison banale et froide. Ce n’était pas le cas.

C’est dans la cuisine américaine des plus fonctionnelles qui lui servit un café. Il la regarda droit dans les yeux et commença son récit :

— Tout d’abord, il faut que tu saches que jamais je n’ai voulu te faire de mal, ni à toi ni à ton mari.

Elle haussa les sourcils, mais ne l’interrompit pas. Il continua donc d’une voix monocorde.

— J’ai toujours été fasciné par le clonage, je ne t’apprends rien. Alors, j’ai tenté une expérience. Veux-tu me suivre dans mon sous-sol ? N’aie crainte, je ne te ferai pas de mal et si tu as peur quand tu seras en bas, tu pourras repartir, je ne te retiendrai pas.

Curieuse au fond d’elle-même, elle lui emboita le pas après avoir avalé son café. Elle s’immobilisa sur la dernière marche et contempla avec stupéfaction ce qui s’offrait à elle.

Le sous-sol avait tout d’un centre de recherches avec ordinateur de la dernière génération. Elle se crut dans un film de Marvel avec les super-héros. Elle s’approcha de la vitrine où un homme la regardait. Marteau la laissa faire sans un geste pour la retenir.

Elle se planta devant celui qui ressemblait trait pour trait à son mari. Daniel Faventiny était face à elle, habillé de vêtements qu’il avait l’habitude de porter.

— Je n’ai plus réussi à le maîtriser, murmura Frédéric Marteau. Voilà pourquoi, il reste maintenant enfermé dans cette armoire. Tu vois, j’ai toujours la clé sur moi, il ne pourra plus faire de mal à personne.

— Tu veux dire que c’est lui qui a tué ces hommes, a blessé Daniel, l’a kidnappé et lui a fait perdre la mémoire ?

— Oui, je te le jure. Faventiny et ses collègues pensent que c’est moi avec un masque sur la tête qui ressemble à ton mari, mais c’est faux. C’est lorsque ma compagne a été attaquée que j’ai réalisé que ce clone s’était échappé. Je ne l’avais jamais enfermé parce que je n’avais pas imaginé qu’il pouvait prendre vie tout seul.

— Peux-tu m’expliquer pourquoi tu lui as donné le visage du commandant ?

Frédéric Marteau se mit à marcher de long en large, se gratta la tête, soupira, et commença à transpirer. Puis il lâcha :

— Je voulais juste quelques minutes, quelques heures, être à sa place. Je tenais les rênes, il ne pouvait faire que ce que je lui disais. Mais… la machine a été plus forte que moi et j’ai été dépassé.

— Je ne comprends toujours pas pourquoi tu n’as pas fait ton propre clone.

Il s’agaça.

— Avec mon visage ? Réfléchis un peu. Autant faire un beau clone, tu ne crois pas ?

— En fait, tu as créé celui de mon mari.

— Si tu veux, mais…

Il la regarda.

— Je suis désolé.

— C’est donc ce truc qui m’a embrassée ? Qui me surveillait dans la maison ? Qui m’a enfermée ? Pourquoi n’as-tu rien fait à ce moment là quand tu as compris ce qui se passait ?

Il haussa les épaules et avoua :

— Je voulais m’amuser un peu et… d’accord, ton mari m’agace. Je suis jaloux.

— Jaloux ? De quoi ? Je ne comprends pas.

— Il a tout ce que je n’ai pas. Il est beau, il est commandant…

Elle l’interrompit.

— Tu es un chirurgien plasticien renommé, tu n’as rien à lui envier côté professionnel.

Elle réalisa alors ce qu’il n’osait pas dire.

— Tu es amoureux de moi ? Fred ? Réponds-moi !

Il baissa la tête et murmura :

— C’est arrivé sans que je m’en rende compte, mais je t’assure que tout ça n’était pas prémédité.

— Tu vas tout raconter à la police.

— Laisse-moi encore quelques jours, mon projet est pratiquement terminé et je vais changer son visage. Ce ne sera plus le commandant, mais moi. J’ai d’ailleurs le moule de mon visage. Je t’en prie, deux jours, pas plus. Je pourrai présenter ce clone et montrer le fruit de mes recherches.

— Tu es fou Fred, jamais ça ne marchera. Il y a eu des morts, tu as usurpé le nom de mon mari, tu as volé son visage, j’ai bien vu la minuscule cicatrice.

— Un travail minutieux de grande beauté, tu ne peux pas le nier.

Elle regarda son ami. Il lui faisait pitié. Sa conscience professionnelle lui dictait de tout raconter et de l’arrêter, mais son air de chien battu la fit hésiter.

— Deux jours ? Tu me le promets ?

Il acquiesça.

La voiture de police stoppa brutalement devant la maison du chirurgien. Faventiny et ses deux collègues se ruèrent sur la porte qu’ils faillirent défoncer lorsque Juliette Tomys les interpella.

— Il n’est pas là, le toubib.

Les trois hommes cessèrent leur vacarme.

— Vous êtes certaine ?

— Vous voyez bien qu’il n’y a pas son véhicule. Il est à l’hôpital comme tous les jours.

Elle s’approcha d’eux et la mine curieuse les interrogea :

— Alors ce masque ?

Ils ne répondirent pas et remontèrent dans la voiture. Daniel cliqua sur le numéro de sa femme et à sa grande surprise, elle décrocha aussitôt.

— Un problème Daniel ?

Interloqué, il hésita, mais Coralie continua :

— J’étais avec Marteau. Il m’avait demandé de le rejoindre au café près de l’hôpital, c’est pour ça que tu appelles non ? Tu es rassuré, tout va bien, il voulait juste me parler de sa compagne. Il ne comprend pas pourquoi, il y avait un policier devant sa porte, il souhaitait que j’intervienne pour qu’il puisse la voir, il semblerait que ce soit impossible.

Quelque chose clochait, il le sentait. Ses collègues et lui ne les avaient pas aperçus dans le café. Coralie lui mentirait-elle ?

— Où es-tu ?

— Au l’institut médico-légal, où veux-tu que je sois ? Pourquoi m’appelais-tu ?

— Pour rien, à tout à l’heure.

Il raccrocha, perplexe.

À suivre…

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…

J’ai quelque chose à vous dire

Ce billet aujourd’hui parce que je suis un peu (beaucoup même 😊) frustrée.

Voilà, tu suis mon blog, on discute, mais je ne suis pas fichue d’avoir ton prénom 😣😤. Je m’en suis rendu compte avec les publications de l’agenda ironique ou j’aurai aimé discuté avec toi 😊.

Je vais chercher sur le tien, si je trouve un indice, nada ! 🧐

Encore faut-il que ton hébergeur me laisse aller fouiller dans ton à propos pour que j’arrive à découvrir qui se cache sous par exemple  : Gibulène, le petit escargot, ou Tous les drapeaux ?

Je te comprends, tu es connu, tu veux rester incognito mais comment veux-tu qu’on ait une vraie conversation si je m’adresse à un petit escargot, un drapeau, un opéra (toutlopera) à un carnet paresseux 😨 à une marinade d’histoires 😂 et j’en passe 😉.

Tu comprends qu’est-ce que je veux dire ? Promis, je ne t’en veux pas, mais quand même discuter avec une bulle atmosphérique (d’accord, je sais qui tu es mais c’est pour l’exemple 😂) ou un dessous des mots (je sais aussi, j’ai trouvé 😉), avoue que ça fait un peu bizarre.

Tu vas rire… j’ai cherché sur mon blog et je n’ai pas vu mon mail 😂 donc, si tu souhaites qu’on papote en vrai, tu le fais ici en commentaires ou sur la messagerie de mon Instagram ou de ma page Facebook, tu as tout sur mes publications. Je t’entends déjà dire, oh la c’est compliqué, je n’ai pas insta, je n’ai pas Facebook, tu l’as pensé très fort n’est-ce pas 😉 ? Sinon on se parle ci-dessous et si tu veux vraiment rester incognito, je respecte 😊

À bientôt l’ami 🙂

À très vite…