Le temps est aux vacances, un petit air de liberté flotte dans l’air depuis que le mois de juillet a commencé. Même si tu ne pars pas, tu le sens aux parfums chauds qui s’échappent de ton jardin ou de ceux qui te chatouillent les narines quand tu croises quelqu’un comme celui du monoï ou des huiles solaires. C’est comme ça !
Alors j’ai fouillé pour trouver une citation qui illustre les vacances et j’ai trouvé celle-ci de Jean-Jacques Rousseau 👇
J’aime marcher à mon aise et m’arrêter quand il me plait. La vie ambulante est celle qu’il me faut.
Michel Bussi l’illustre bien en écrivant : Le bonheur c’est simple, il suffit d’y croire ! Les vacances servent à ça, le ciel sans nuages, la mer, le soleil. À y croire, à faire le plein d’illusions pour le reste de l’année.
Bon dimanche et belles vacances à ceux qui partent, à ceux qui sont partis et à ceux qui restent chez eux 💖.
Nous voilà dans les années d’aujourd’hui 😂 ah quand même ! j’aime bien sa voix, son style et ce qu’il chante. Joli choix !
Nous – Julien dore
Nous On ira voir la mer Voir si les gens sont fiers Imaginer monter l’eau Bien qu’on n’ait rien su faire
On n’a plus rien à perdre Un peu de ventre et d’égo Et quelques langues à défaire Pour les revoir se plaire
Nous, nous, nous Nous on s’en fout de vous Vous pouvez prendre tout Tant qu’on est tendre nous
Nous, nous, nous Nous on s’en fout de vous Vous pouvez prendre tout Tant qu’on est tendre nous
Nous On ira voir la mer Voir si la lune éclaire De quelques têtes hors de l’eau Un monde où tout se perd
Demain c’est juste hier Un peu laissé sur le dos Un peu blessé par les pierres Qu’on n’a pas voulu perdre
Nous, nous, nous Nous on s’en fout de vous Vous pouvez prendre tout Tant qu’on est tendre nous
Nous, nous, nous Nous on s’en fout de vous Vous pouvez prendre tout Tant qu’on est tendre nous
Nous, nous, nous (Nous) Nous, nous, nous (Nous)
Complètement décalé, mais j’aime bien et toi ?
Et celui-ci 😂
Que de la bonne humeur 😂
Ce que j’aime chez lui c’est la revisite des chansons 👇 Lolita en est un exemple rien à voir avec la la version d’Alizée. Je me souviens qu’il l’avait présenté au concours de la Nouvelle star où il avait gagné d’ailleurs.
Ce matin, branle-bas de combat, IL descend les sacs.
ELLE y range ses affaires donc, j’en conclus qu’elle va partir. Je suis en panique à chaque fois même si je sais qu’ils vont m’emmener. Du coup, je me mets dans leurs pattes. IL râle parce qu’il ne peut pas passer et qu’il me marche sur la queue alors qu’ELLE me parle gentiment pour me rassurer et me montre qu’elle prend mon panier de voyage, ma trousse de toilette et mes croquettes.
Trousse d’Oxybulle avec brosse, parfums, et élastiques dans la boîte JET SET.
Quand même pour être certaine qu’ils ne m’oublient pas, je reste scotchée près de mon panier, ça les fait rire, pas moi.
Enfin, elle prend ma laisse. Je n’osais pas m’asseoir dessous l’endroit où elle est accrochée, ça voudrait dire que je lâchais mon panier. Je respire. J’ai vu qu’elle a nettoyé mes gamelles et a tout emballé dans mon sac fleuri. Celui-là je sais qu’il est à moi.
Sac de rangement Oxybulle
Où part-on ? La voiture, j’aime et je dors. Sauf quand ELLE se regarde dans un drôle de truc, je m’y vois dedans aussi et ça me flanque la pétoche alors je gémis et ça la fait rire. ELLE dit Mais c’est moi, n’aie pas peur. Du coup, je me rassois et ferme les yeux. Je la surveille, je suis certaine qu’elle ne s’en rend pas compte.
Quand IL s’arrête et baisse sa glace, je lève la tête. Il prend quelque chose et il redémarre.
Ah je reconnais l’endroit où on va. C’est chez Papy et Mamy. Je les appelle comme ça parce c’est ce qu’ils disent. Ils m’aiment eux aussi, ils me caressent et je leur rends bien en faisant la folle. Je cours partout pour me dégourdir les pattes. Il y a de place là-bas, j’adore monter jusqu’en haut du jardin et revenir en courant vers eux. En plus je suis fière, parce qu’IL dit toujours que ma queue en panache est belle et que je ressemble à un cheval au galop quand je passe à toute allure près d’eux.
Mais… qu’est-ce que c’est que ça ?
J’en ai déjà vu mais pas ici. Voyons ça de plus près !
Encore plus près.
J’aboie et montre mon mécontentement. C’est chez moi ici !
Ces bestioles sont aussi surprises que moi. Celle-là est plus grosse que les autres et elle souffle. Il y en a même qui font Meu. C’est un drôle de bruit, elles ne peuvent pas faire comme moi ? Whoua !
J’ai bien compris que je ne risquais rien alors je fais la maligne.
Elles arrivent de tous les côtés pour venir me regarder. Alors je m’assois.
Un vrai spectacle !
Désolée mesdames, j’ai autre chose à faire. J’ai soif !
Le jardin change, certaines fleurs fanent alors que d’autres arrivent. Voici un florilège de ce qu’il se passe chez moi 😉
Bégonia rouge
Ce bégonia n’était pas au mieux de sa forme. Il est allé à la clinique de fleurs blessées de Monsieur Chéri et le voilà tout ragaillardi 😊.
Lantana
Ce lantana date de l’année dernière. Il a eu un coup de chaud pendant un week-end où nous étions absents. Mais Monsieur Chéri l’a requinqué pourtant il avait vraiment soif. Il est tout fleuri encore aujourd’hui 👇
Voici mes asters, rappelle-toi, je ne savais pas ce que c’était avant qu’ils fleurissent. les voilà 👇
Asters
Elles prennent beaucoup de place ces fleurs 😊 et le rosier a du mal à fleurir cette année. Monsieur Chéri pense qu’il a eu un coup de froid au mauvais moment 😕
Rosier
Il n’y a que celui-là qui fleurit encore, les trois autres ne font que des feuilles 😕.
Ici voici les belles de nuit qui s’étendent de plus en plus chaque année, même si Monsieur Chéri fait ce qu’il faut 😉 👇
Belles de Nuit rouges
Normalement, elles sont rouges. Je te les partagerai quand elles seront fleuries. j’aime bien leur léger parfum, d’accord tu ne pourras pas le sentir 😎.
Voici l’Agapanthe blanche. Je pensais qu’elle allait être bleue mais surprise !
Agapanthe
La voici de plus près, elle est magnifique mais elle ne sent rien.
Ici l’Hortensia est le roi, il se plait bien dans son grand pot et il a trouvé sa place contre le mur. Il est ombragé et ça lui plait. L’Hortensia en pleine terre ne se porte pas si bien.
Hortensia
Là, c’est la surprise ! Merci aux mésanges et autres oiseaux qui ont semé leurs graines de Tournesol 👇
Tournesol
Je te donnerai de ses nouvelles quand il sera fleuri. Il a germé entre les pierres 😂. Tu en vois un autre à droite beaucoup plus petit 😊 et ici il a poussé dans la jardinière, il est déjà en fleur 👇
Tournesol
Alors là, c’est aussi la surprise. Il n’avait pas refleuri l’an dernier. Voici mon Gardénia 👇
Gardénia blanc
Il parfume le coin où il y a le jasmin. Celui-ci a terminé sa floraison. Monsieur Chéri avait changé de place le Gardénia qui, à son avis, ne se plaisait pas là où il était. Il avait raison, d’autres boutons arrivent.
Voici mon Dipladénia qui n’avait pas refleuri l’an dernier 👇
Dipladénia
Le Rhododendron n’a pas fleuri, nous ne savons pas pourquoi. Peut-être un problème de taille au mauvais moment ou trop taillé 🙄. Il s’étend tant qu’il peut mais il reste vert 👇
Rhododendron
Le Fuchsia est sur mon appui de fenêtre. Parfois il exhale un subtil parfum. Je l’ai tout près de moi 👇
Fuchsia
Un pied de Menthe pour parfumer les jus de fruits, les glaçons, et les mojitos 😊👇
Menthe
Les Géraniums sont toujours fleuris mais ils commencent à passer, les gerbéras également. Les tomates cerise arrivent par contre, je te les montre la prochaine fois.
Voilà les toutes dernières nouvelles. Et toi comment ça se passe dans ton jardin si tu as la chance d’en avoir un ?
Voici enfin mon retour de lecture sur La cerise sur le gâteau d’Aurélie Valognes. On connaît l’auteur pour son goût des titres faisant référence à des expressions, tu te souviens certainement de Mémé dans les orties, Au petit bonheur la chance (dans ma PAL donc pas encore lu 😁)En voiture Simone (je l’ai lu sous le titre Nos adorables belles-filles), Minute Papillon et son dernier pas encore acheté La ritournelle.
J’imagine que tu sais aussi ce que veut dire La cerise sur le gâteau, non ? c’est tout simplement, le petit truc positif qui vient s’ajouter à tout ce qui va déjà bien, ça pourrait être ça c’est le pompon 😂 quoique quelquefois, ce n’est pas toujours positif, bref !
On est parti pour mon retour de lecture dont je te présente le résumé 👇
La vie est mal faite : à 35 ans, on n’a le temps de rien, à 65, on a du temps, mais encore faut-il savoir quoi en faire…
Bernard et Brigitte, couple solide depuis 37 ans, en savent quelque chose.
Depuis qu’elle a cessé de travailler, Brigitte profite de sa liberté retrouvée et de ses petits-enfants. Pour elle, ce n’est que du bonheur. Jusqu’au drame : la retraite de son mari !
Car, pour Bernard, troquer ses costumes contre des pantoufles, hors de question. Cet hyperactif bougon ne voit vraiment pas de quoi se réjouir. Prêt à tout pour trouver un nouveau sens à sa vie, il en fait voir de toutes les couleurs à son entourage !
Ajoutez à cela des enfants au bord de la crise de nerfs, des petits-enfants infatigables, et surtout des voisins insupportables qui leur polluent le quotidien…
Et si la retraite n’était pas un long fleuve tranquille ?
Un cocktail explosif pour une comédie irrésistible et inspirante.
Déjà en découvrant le résumé, je me suis dit : C’est un drame d’être à la retraite ?
Effectivement, pour Bernard, c’est la catastrophe. Il n’accepte pas du tout d’être mis ainsi sur la touche, au point même de renvoyer un CV à son entreprise au cas où ils auraient besoin de lui parce que les jeunes qui le remplacent ne savent pas faire et que lui, il sait !
D’entrée, j’entends parfaitement son mal-être. Pourtant, je me dis que la retraite n’arrive pas du jour au lendemain. Elle se prépare. D’ailleurs, Aurélie Valognes, par l’intermédiaire de son héroïne Brigitte, t’en parle avec ses week-ends de comment gérer sa retraite, ce qu’il faut faire pour ne pas être toujours dans les pattes de son conjoint, parce que tu comprends bien que, lorsque tu es 8 h par jour au boulot, te retrouver le même temps et plus avec ton ou ta chérie, ça devient compliqué. On a bien vu pendant le confinement tous ces couples qui se sont séparés parce qu’ils ne se supportaient pas.
Comment dire… Évidemment, que c’est un bon moment de lecture, parce que tu t’amuses du comportement de Bernard qui passe de ne rien faire à tout faire exagérément. Bien sûr que le tri, l’écologie, le manger sain, prendre soin de la planète c’est bien et c’est ce qu’il faudrait faire, mais j’ai trouvé le trait poussé un peu trop loin. J’entends tous les jours ce qu’il faut ou ne pas faire, j’entends tous les jours comment trier ses poubelles, qu’il faut manger sain, qu’il faut faire du sport, ne pas utiliser trop sa voiture (pour la pollution je parle hein ! pas pour le prix de l’essence remarque ça aide 😂), faire de la récup (ce mot me saoule d’avance, c’est vrai que récupération c’est plus long à dire et ça fait moins joli), customiser ses vêtements ou autre chose (le rendre à ton goût traduire lui donner une seconde vie)… alors, je ne suis pas du tout contre ça, mais je n’avais pas envie de le lire à toutes les pages. Voilà ! J’ai la fâcheuse impression qu’aujourd’hui, nous devenons tous des assistés, nous ne savons plus rien faire tout seuls, il faut qu’on nous conseille.
Bien sûr que les scènes sont amusantes, c’est du Aurélie Valognes quand même ! Alors justement… J’ai été déçue ben oui !
Alors oui j’ai aimé parce que c’est fluide, facile à lire et j’avoue que j’aime la plume d’Aurélie Valognes. J’hésite quand même à acheter pour l’instant son dernier. C’est très axé sur la retraite et tous ses tracas et je n’avais pas l’impression pourtant que les retraités vivaient ce repos comme « forcé ». Quand on lit ses remerciements et le pourquoi de ce roman écrit pendant le confinement, je comprends ce qu’elle a voulu faire passer comme message, mais je reste un peu dubitative. Cet opus ne sera pas mon coup de cœur.
Pourtant, il y a des moments de franche rigolade notamment avec les voisins, je te laisse les découvrir. Mais là encore, je trouve le trait forcé et la cerise sur le gâteau… à mon avis, il y en a plusieurs. C’est tellement beau pour être vrai… mais c’est un roman, ne l’oublions pas.
Bon… en relisant ma prose, j’ai l’impression de l’avoir sabré 😂 ce n’est pas le cas, juste mon ressenti. Et non, je ne me suis pas servie de ce roman pour déverser ma colère 😂 c’est juste qu’en le lisant voilà ce que j’ai ressenti, une sorte d’agacement qui ne m’a pas lâchée.
Est-ce aussi parce que je suis une toute jeune retraitée (anticipée et obligée, mais c’est un autre sujet) et que je ne le vis pas du tout de cette manière, mais plutôt à la manière de Brigitte qui vit ça comme une liberté retrouvée, notamment pour faire ce que je veux quand je veux ?
La semaine prochaine, si je l’ai terminé parce que c’est un pavé quand même, je te parle de À la recherche d’Alice Love de Liane Moriarty. J’aime beaucoup cette auteure et là l’écriture n’est pas la même.
Alors toi, as-tu lu et connais-tu Aurélie Valognes ? Peut-être que tu n’as pas du tout le même avis sur ce retour de lecture? On en discute en commentaires.
Connais-tu Liane Moriarty ? J’ai lu Petits et grands mensonges et Le secret du mari. Sinon que lis-tu ?
C’est la fête des Thomas et rappelle-toi Saint Thomas ne croit que ce qu’il voit. Saint Thomas, patron des architectes, des géomètres, des maçons, des tailleurs de pierre. il est invoqué par les personnes en proie au doute.
Les dictons de Saint Thomas 👇
À la Saint Thomas, lessive tes draps
À la Saint Thomas ne fait pas gras
J’ai choisi cette citation de Saint Thomas d’Aquin
Il est plus beau d’éclairer que de briller seulement
J’ai participé à ce nouveau défi ici sur le blog Une bonne nouvelle par jour où les consignes étaient broder autour de cette photo prise en août 2019, sur la plage centrale, à Arcachon.Vous pouviez évoquer un après-midi à la plage ou bien délirer autour de la queue de la baleine (sculpture flottante installée de juin à septembre, et repeinte chaque année avec de nouvelles couleurs). N’hésite pas à aller lire les autres textes ici.
Voici ma participation 👇
Un après-midi à l’océan comme les autres…enfin presque !
Assis sur sa serviette, il respirait à pleins poumons et s’imprégnait des parfums. Il souriait.
Lunettes de soleil sur le nez, il se protégeait de ses rayons brulants. D’ailleurs, il les sentait sur sa peau qui s’échauffait peu à peu.
Elle s’assit près de lui et lui demanda si tout allait bien. Il hocha la tête. Elle lui saisit la main et raconta :
— Ton océan est bleu marine, il y a peu de rouleaux. C’est une journée calme.
Elle s’interrompit. Épaule contre épaule, elle se rendit compte qu’il avait besoin de protection solaire.
— Je vais te tartiner mon chéri, je vois que tu rougis par endroit. Tu ne veux pas enfiler un tee-shirt ?
Il fit non de la tête, alors elle prit le tube et commença à lui mettre la crème sur les épaules. Elle en profita pour le respirer. Il lui saisit la main et l’embrassa. Elle continua :
— Quelques parasols sont ouverts, mais il y en a peu. La plage n’est pas bondée. Le ciel a la couleur de l’eau et quelques nuages s’effilochent au loin. Plus loin, comme tu le sais, j’aperçois l’écume que font les rouleaux. Tu te souviens ?
Il lui pressa la main. Elle vit deux larmes couler sur sa joue. Elle les essuya délicatement.
— Tu veux rentrer ? Si c’est trop douloureux, nous reviendrons plus tard.
Il fit non de la tête. Elle continua.
— Il y a une baleine.
Il sursauta. Elle aimerait tant qu’il réagisse par la parole, il se tourna vers elle et elle comprit qu’il avait peur. Elle le rassura par un rire.
— C’est une sculpture ! Elle est multicolore.
Il s’apaisa immédiatement et un sourire fleurit sur ses lèvres. De sa main, il ébouriffa ses cheveux et la prit par les épaules. Elle se rappela que lorsqu’elle lui faisait des blagues, il faisait la même chose et ça se terminait souvent par une cavalcade vers l’océan, il la saisissait dans ses bras, courait avec elle et la jetait dans l’eau. Aujourd’hui, elle devra se contenter de ses bras autour d’elle.
— Voilà, c’est tout ! Il n’y a pas grande animation.
Elle se blottit contre lui et se souvint.
Il était un surfeur renommé. Les vagues ne lui faisaient pas peur et il les bravait les unes après les autres. Surfer sous les rouleaux, c’était sa passion. Mais un jour, ce fut l’accident. Il eut de la chance dans son malheur, seuls ses yeux furent touchés, le condamnant à imaginer ce qu’il aimait plus que tout. La parole s’était aussi fait la malle. Pourtant les médecins l’affirmaient, c’était lui qui bloquait les mots qui, ils en étaient certains ne demandaient qu’à sortir.
Alors, chaque jour, elle l’emmenait sur la plage et lui racontait ce qu’elle voyait. Elle était ses yeux et par ses blagues, elle espérait toujours le faire réagir. Encore aujourd’hui, elle n’avait pas réussi.
Soudain, un cri. Il tendit l’oreille. Il lui pressa la main pour qu’elle parle. Elle chercha la cause de cette angoisse. Ils se levèrent en même temps, elle, elle mit sa main en visière pour scruter l’eau. Elle comprit aussitôt. Un gamin dérivait, sa planche près de lui. Il avait dû s’assommer en tombant. C’était la marée descendante, irrémédiablement, il s’éloignerait de la rive. Elle expliqua rapidement la situation. Il lui prit le bras et l’entraina. Elle tenta de le retenir, mais il la tirait de plus en plus fort. Elle comprit qu’il voulait aller le chercher. Il n’y avait pas de sauveteurs en vue. Alors il cracha ses mots d’une voix éraillée qui n’avait pas parlé depuis de longs mois.
— Guide-moi, je vais y arriver. Je connais l’océan comme ma poche.
Alors, elle fut ses yeux. Lorsque l’eau vint lécher ses chevilles, il se sentit revivre. Elle cria pour le guider, il plongea dans le rouleau, s’il n’y avait pas eu danger, il aurait éclaté de rire de bonheur. Aussi bonne nageuse que lui, elle le suivait et lui parlait de plus en fort pour couvrir le bruit des vagues.
— Là, attrape la planche.
C’est elle qui saisit la main du gamin. C’est lui qui le ramena sur la plage devant la foule amassée qui applaudissait.
Il remit ses lunettes qui avaient glissé, mais étaient restées attachées à son tour de cou. Il reçut dans ses bras une maman reconnaissante. Les pompiers s’occupèrent du garçon qui ne présentait rien de grave.
Il se sentit happé par l’épaule.
— Je vous remercie.
Il sourit et lâcha ces mots :
— C’est moi qui vous remercie.
Elle ne comprit pas sa réponse.
Il saisit la main de sa compagne et sans se retourner, s’éloignèrent.