Texte à créer avec les mots château, appareil photo, sac, singe, lasso, tête de morts, loup, bécher, hache.
Urbex
Megan, adepte de l’urbex et globe-trotteuse dans l’âme ne partait jamais sans son appareil photo pendu à son cou.
Avec Rémi, ils s’étaient donné rendez-vous devant le château, prestige du petit village.Grâce à lui, l’été, des groupes débarquaient d’un bus pour le visiter.
Rémi l’ayant rejointe, les sacs à dos remisés dans le coffre de la vieille 4L, ils se mirent en route, lui au volant.
Ils avaient repéré à quelques kilomètres de là, une bâtisse en ruines. Quand ils descendirent du véhicule, ils remarquèrent aussitôt le panneau représentant une tête de mort. Ils se concertèrent du regard et après quelques hésitations, ils entrèrent dans une pièce qui devait servir de laboratoire. Sur un vieux plan de travail, des béchers les narguaient. Ils avaient gardé un liquide noirâtre dans leur fond. Sans aucun doute, les personnes qui travaillaient là devaient s’adonner à des expériences sur des animaux, à en croire les photos de petits singes ressemblant à des capucins, accrochés sur des portes. Une en particulier retint leur attention, le regard de la petite bête semblait leur demander de l’aide.
Écœurés et toute bonne humeur envolée, ils firent demi-tour. Leur virée tournait au cauchemar. Ils remontèrent dans la vielle 4L, mais un homme sur la route se mit en travers et leur fit signe. Il tenait un lasso et une hache dépassait de son sac accroché à son épaule. Intrigué, Rémi baissa la vitre.
— C’est interdit d’aller là-bas. Vous avez eu la frousse hein ? Je le vois dans vos yeux. C’est connu comme le loup blanc qu’il se passait des trucs bizarres là-dedans, mais… je suis sûr que si vous y retourniez maintenant, vous ne verriez plus la même chose.
Il éclata de rire et continua son chemin.
Rémi regarda son amie. Ni une ni deux, ils firent demi-tour. La pièce était telle qu’il l’avait vue auparavant. Ils entendirent alors l’éclat de rire de l’homme.
Ils prirent leurs jambes à leur cou et sans demander leurs restes reprirent la 4 L et foncèrent aussi vite qu’elle le pouvait.
J’aime regarder le ciel, les nuages qui prennent des formes, qui se regroupent, qui font la course. La nuit, les étoiles me font rêver. Dans mon monde, quelqu’un les peint …
L’homme qui peint les nuages
Depuis toujours il peint les nuages Il y a des années qu’il n’a plus d’âge. Il dessine ce qu’il a envie de voir Comme dans un ciel noir Où les nuages s’amoncellent Il fait flamber l’étincelle Alors que dans un ciel bleu Les nuages y voguent heureux. Du haut de son échelle Qui grimpe vers le ciel Son pinceau à la main Toujours il peint. La nuit, il ajoute les étoiles Le jour, elles mettent les voiles. Alors le soir il recommence Elles mènent la danse Brillent de tous leurs feux Lui en mettent plein les yeux. Parfois nuages et étoiles se fondent Forment une ronde En se tenant la main Ils tournent jusqu’au lendemain. Puis, les étoiles s’éteignent Et lui, son cœur saigne Pourquoi étoiles et nuages Ne font-ils pas bon ménage ? Alors il recommence Dans une éternelle danse À peindre les nuages Lui qui n’a pas d’âge.
C’est la Saint- Valentin et en même temps le 1er jour de carême dans la religion catholique. Sur mon blog, c’est le jour des enfants, hier c’était la soirée des merveilles 🤣.
Je mélange tout et ça donne ça ! Commençons par l’amour 💖.
Quoi de plus mignon pour la Saint Valentin que ces petits oiseaux 😍. La Saint Valentin, pour nous c’est tous les jours, pas besoin de journée particulière pour se rappeler qu’on s’aime 😁. Je te dirai qu’un petit cadeau fait tout de même toujours plaisir. N’oublions pas quand même que c’est aussi la fête de l’amitié. Dans tous les cas, joyeuse fête à tous les amoureux avec Peynet bien sûr !
1er jour de carême, quelle idée de le faire tomber le jour de la Saint Valentin 😏 (Pâques est tôt cette année, fin mars). Je me souviens de la messe où j’accompagnais mes parents. C’était un peu triste à mon goût et je me rappelle très bien le parfum. Le prêtre qui balançait l’encensoir dans l’allée et dirigé vers les laïcs et la fumée qui s’en échappait. Puis, ensuite, la croix marquée sur le front, signe que le carême commençait avec ce symbole de pénitence. Je me souviens que ça me faisait sourire de voir tous ces fronts marqués de noir 😁 et parfois le prêtre avait eu la main lourde 🤭.
Je vais ressortir la blague que Monsieur Chéri me dit chaque année : Quel est le jour le plus long de l’année ? – Mardi Gras, car le lendemain il faut des cendres 🤭. Donc, comme je te l’ai dit hier, j’ai fait des merveilles et Monsieur Chéri les crostolis (beignets italiens dont il dit que ce n’est pas la bonne recette parce que ce n’est pas le rendu dont il a le souvenir).
Pour ma part, j’ai ressorti celle trouvée ici 👇 dans ce livre dont l’édition me ravit 💖
Même l’écriture me fait chaud au cœur 💖
Les merveilles sont tout à fait comme j’en ai le souvenir, même si chez moi dans le Nord, nous n’en faisions pas, c’était plutôt les gaufres (que je fais habituellement). C’est dans ma région d’adoption, le sud-ouest que j’ai découvert les merveilles ou les oreillettes.
Et je termine par cette réflexion parce que nous sommes le 1er jour de Carême et que c’est aussi le jour des enfants 😉.
Cela se passe au catéchisme, une petite fille en colère demande :
Pourquoi c’est toujours le même qui fait Dieu, il faudrait que ça change, moi j’attends mon tour 😏.
Monsieur Carnaval est de sortie et les enfants autour de lui lancent des confettis sur la foule ravie.
Comme toutes les autres années, il a revêtu son costume préparé pour les festivités.
Grâce à ses créateurs Gilles et Virgile, tous deux de leurs mains habiles qui avaient cousu son habit à coups d’aiguille, il avait récupéré les clefs de la ville.
Voilà pourquoi aujourd’hui le voilà. Il est attendu ici et là acclamé par des Hourra et des applaudissements à tout va.
Fier il est, monsieur Carnaval, c’est lui qui mène le bal, même s’il sait que pour lui ça finira mal, il sera ce soir brûlé et c’est normal.
C’est la tradition qui veut que par le feu l’hiver sauve qui peut et le printemps arrive peu à peu.
Guidance de la semaine : Reste motivée à atteindre tes objectifs… À force, ta motivation deviendra habitude. Pour rester focus, créez-vous une routine que vous répéterez chaque jour. Persévérez même si c’est difficile, car au-delà de 28 jours, cette routine sera devenue une habitude que vous pratiquerez sans y penser. [L’agenda de Parole de Sorcière].
Citation de la semaine : La rivière semble dormir, mais il lui arrive de sortir de son lit — Brunetto Latini.
[✿◡‿◡] Humeur globale : Rien à signaler. Semaine tranquille et franchement, je ne vais pas avoir grand-chose à raconter 😂, comment est-ce possible pour une bavarde comme moi. Je vais bien trouver quelque chose… Humeur taquine ?
[⓿_⓿] Sport : la piscine, la salle avec le vélo elliptique et la marche du matin [une fois cette semaine, faut pas exagérer quand même !] ça devient une routine [je n’aime pas la routine].
Ouais, je n’aime pas la routine. Quand je commence le vélo elliptique et que je sais que je dois tenir 30 minutes [c’est long quand tu y penses 🥱] et qu’au bout de 1 minute, j’ai mal aux jambes, aux bras, j’ai le cerveau qui me dit d’arrêter, que je ne tiendrai pas, que ça ne sert à rien, il me faut une sacrée dose de courage [oui oui du courage] pour continuer ma route. Alors, je m’invente une histoire. Heureusement, j’ai la musique dans les oreilles, je suis branchée sur le flow de la motivation, j’ai donc de la musique rythmée et je ne sais pas ce que Deezer va me choisir, c’est la surprise. Une chanson dure environ 3 minutes [souvent plus], le temps se décompte. Comme je suis la cadence, ça passe plus rapidement. Souvent pour ne pas dire à chaque fois, les sons me plaisent, je me répète les paroles dans la tête [pas tout haut, j’aurai l’air malin 😂] ça défile encore plus vite et j’accélère. Résultat, je me mets minable, je deviens toute rouge et j’ai la frange qui dégouline 😁. Comment font les autres qui sortent toujours impeccables ? Si si, je te l’affirme [parce que mes yeux enregistrent tout, même si je suis dans ma bulle], les filles restent maquillées [je ne maquille pas quand je fais du sport, le khôl va couler et je vais ressembler à un panda]. Certaines sont sur un vélo avec le téléphone à la main 😏 [quelle mauvaise langue !].
Si moi, je me mets minable, il y en a un autre qui fait pareil. Monsieur chéri ne va pas à la salle de sport pour faire de la figuration 😂 qu’on se le dise !
[★‿★] Challenge écriture : Si tu me lis et me suis, tu as pu constater que le défi de l’agenda ironique de ce mois-ci portait sur une pièce de théâtre. Je me suis amusée à inventer un acte. Je ne connais pas tous les codes de cette écriture, mais finalement, c’était sympa à faire et surtout c’était un challenge qui me sortait de ma zone de confort.
J’en ai trouvé un autre, le va-et-vient. Tu le découvriras début mars. Certains des blogs amis y participent et c’est ainsi que j’ai eu envie de m’y mettre. Il y a un sujet défini par mois et nous sommes un binôme. Je publierai sur le blog de mon binôme et lui sur le mien. Le thème de mars est « Invalide », c’est bien de connaitre d’autres plumes, je trouve l’idée géniale.
Ne t’inquiète pas, je continue aussi l’écriture de Marie-Sophie 😊.
[✿◕‿◕✿] Jardin : Les petites jonquilles, les violettes et crocus pointent le bout de leur nez. J’en parlerai dans la semaine, j’ai pris des photos. C’est fou comme la nature change vite.
Voilà pour cette semaine. Et toi, raconte-moi tout.
C’est chez Photonanie que ça se passe ce mois-ci. En voici les consignes.
Photonanie souhaite que la forme du texte soit présentée en un acte ou plus d’une pièce de théâtre, qu’il y ait un zeugme et d’y glisser les mots suivants :
Je n’ai jamais écrit de pièce de théâtre, aussi je demande toute ton indulgence. Pour le coup, je suis sortie de ma zone de confort pour la présentation, mais je pense qu’on y retrouve tout de même ma plume quelque part 😏.
Voici donc le 1er acte de cette pièce.
Les stories perdues de Louis et Marie
Les 3 coups résonnent. Le rideau s’ouvre sous les applaudissements du public. Nous sommes en novembre 2023, quelque part là-haut dans un coin de paradis.
Un couple est en train de lire. Le décor, le ciel. Lui, debout sur un nuage gris, car il souffre de cathisophobie depuis qu’il s’est assis sur un cactus et en a gardé un souvenir piquant et très désagréable parcourt le journal. Elle, sur un autre en forme de canapé blanc fait défiler des articles sur son téléphone. Soudain, elle sursaute et laisse échapper un cri. Elle manque par là même chuter de plusieurs mètres. Lui, surpris, tourne la tête vers elle.
Elle : Sire, étiez-vous au courant que nous avions été tous deux guillotinés en 1793 ? Cela ferait exactement 400 ans.
Le Sire en question abandonne son journal qui s’envole et sa colère gronde à un point que son teint vire ponceau, lui si pâle de nature. Sa moitié retient un éclat rire tellement il est drôle.
Lui : Fichtre, ça fait un bail ! comment est-ce possible ? Moi, Louis XVI, le roi des Français, guillotiné ? La peine de mort n’est-elle pas abolie depuis longtemps ?
Elle : Vous dites n’importe quoi très cher, en 1789, rappelez-vous, la révolution, la prise de la Bastille… et blablabla. Vous radotez, permettez-moi de vous le faire remarquer.
Lui : Vous avez raison, ma reine, la situation était… délicate.
Elle : C’est le moins que l’on puisse dire, Sire.
Silence. Il la rejoint sur le canapé qui ploie sous son poids. Il manque de tomber, car il reste debout. Il reprend :
Lui : Cessez de m’appeler ainsi, vous savez bien que cela n’a plus lieu d’être.
Elle arque ses sourcils impeccablement dessinés et remarque :
Elle : Oui, nous sommes morts, mais j’aime vous donner ce titre. Vous êtes toujours mon roi préféré. Et puis vous êtes idiot de ne pas vous asseoir vous me donnez le vertige.
Il la contemple de toute sa hauteur et fredonne Vertige de l’amour.
Lui : Vous êtes quand même drôlement bien conservée et je vous aime comme au premier jour.
Elle : Il y a bien longtemps alors.
Elle rit.
Soudain, il quitte le nuage, il semble marcher ou voler c’est selon comme on l’imagine à grandes enjambées. Il soliloque.
Lui : Je n’étais pas un roi de médiocrité. Que sont devenus mes travaux de serrurerie ? vous rappelez-vous ma chère, comme j’étais fasciné par la mécanique, la chimie et…
Elle le stoppe d’un geste.
Elle : Grand Dieu oui.
Elle se passe la main sur le front. Elle a lâché son portable. Il le rattrape au vol, il pense à haute voix qu’il s’en est fallu de peu pour qu’il disparaisse dans les nuages plus bas. Pour le retrouver, il se voit déjà dans ce coton ouateux en train de fouiller. Elle fronce les sourcils et s’inquiète. Elle ne comprend rien à ce qu’il raconte, ne serait-ce pas les prémices de la sénilité ? Cela fait quand même 400 ans, ce n’est pas rien !
Lui : Quel beau travail de précision ? Vous dites qu’il est écrit là-dedans que nous avons été guillotinés ? Comment ce si petit appareil peut-il être au fait de cette situation ?
J’espère tout de même que la lame était désinfectée, imaginez que nous soyons contaminés ? Ce serait le bouquet. De plus d’être mort, nous serions malades. Quelle horreur ! Avec la médecine qui balbutiait et n’était pas au point pour trouver les causes et les aboutissements.
Elle : Vous avez encore raison.Quand je pense que je suis passée dessous sept mois après vous. Je n’avais pas dû aller chez le coiffeur. Cela aurait été dommage d’abimer le travail de ma camériste.
Un rire sardonique se fait entendre, les nuages virent au gris. Il souffle :
Lui : Allons bon, je sens que nous l’avons encore froissé. Il est pire que du papier, pour un rien, il se fripe.
Elle : Calmez-vous très cher, ce n’est pas bon pour votre cœur. Même si nous sommes déjà morts, faisons comme si…
Dans sa bulle Elle n’entend rien Une chouette hulule Elle peint.
Que capte-t-elle ? Un rayon de soleil ? Une feuille s’envole Légèrement la frôle.
Elle peint Elle n’entend rien.
Peut-être sent-elle le souffle du vent Qui la caresse doucement Ou le parfum des fleurs Qui l’enveloppe de douceur ? Nul ne le sait. Elle est en paix. Seule avec son pinceau Qu’elle trempe parfois dans l’eau Rien ne l’atteint. La nature et elle ne font qu’un.
Seule, elle peint Et n’entend rien.
L’herbe imprégnée De fraiche rosée Est la bienvenue. Sur ses pieds nus Sur ses lèvres, un sourire Puis un soupir Apaisée, elle peint Rien ne l’atteint.
Comme c’est le jour des enfants, vois un peu ce à quoi j’ai pensé 😉.
Imagine ce qui se serait passé si quand le prince Philippe est venu embrasser Aurore, elle ne se réveillait pas !
Évidemment, je prends la version Disney, avec les fées et tout le bazar qui va avec et un peu beaucoup de notre monde d’aujourd’hui. Exit la magie, nous sommes en 2024.
Les fées avaient bien veillé à ce que tout le monde au château soit endormi. Rien ne bougeait même pas une feuille, d’ailleurs il n’y avait plus de vent. C’était Dame Flora qui avait eu cette idée faramineuse. Dame Pimprenelle et Dame Pâquerette avaient suivi les ordres.
Aussi quand le prince sur son beau cheval blanc était arrivé, les fées applaudirent. Enfin, le château allait se réveiller. Elles avaient surveillé sa bataille avec le dragon, celui-ci était mort, Philippe lui ayant transpercé le cœur à l’aide de son épée magique.
Toutes les trois cachées derrière le rideau, elle contemplait le prince gravir les marches qui menaient au donjon.
La belle endormie devait rêver, elle semblait sourire. Les fées attendaient avec impatience que les lèvres du jeune homme se posent sur celles de la princesse.
Le voilà près d’elle. Il la dévisage, la trouve… une belle fille quoi, mais pas de quoi en faire tout un conte ! Il met un genou en terre et se penche sur la bouche rosée. Il s’était répété plusieurs fois la scène. Et…rien ne se passa.
— J’en étais sûre, grogna Dame Flora. Vous vous prétendez la chef et regardez ce qui arrive. Déjà que c’est à cause de vous que nous en sommes là, si vous aviez accepté qu’Aurore soit habillée d’une robe bleue et non d’une rouge, nous ne nous serions pas battues à coup de baguette magique, le corbeau de Maléfique ne nous aurait pas découvertes et Aurore ne se serait pas piqué le doigt.
Encore cette querelle à propos de la robe ! Dame Pâquerette soupira et répliqua :
— Pas la peine de vous chamailler, que faisons-nous ?
— C’est vrai ça, gronda le prince. Je l’ai avalée, moi, votre histoire de princesse endormie. Vous croyez sincèrement que j’ai que ça à faire, réveiller les filles qui dorment depuis longtemps ? En fait, elle est atteinte d’une flémingite aigüe, c’est tout !
Quel malotru ! pensèrent en même temps les trois fées. Peut-être que finalement, ce n’est pas celui que veut Aurore.
Dame Flora, vexée, murmura :
— Ne nous avait-elle pas parlé d’un paysan qui l’avait rencontrée dans la forêt ?
— Comment le retrouver ? demanda Dame Pimprenelle.
Dame Flora à la pointe du progrès, sortit son téléphone portable et tapa dans la barre de recherche : Paysan — Aurore — Bois.
Un lever de soleil apparut, un champ de blé et des bûches.
— Pas concluant votre truc ! remarqua Dame Pimprenelle qui commençait à s’impatienter.
— Pourquoi ne pas prendre notre baguette magique et annuler le sort tout simplement ? proposa de sa voix douce Dame Pâquerette.
— Impossible, répondit Dame Flora. Le sort en est jeté, c’est le baiser d’un prince qui doit la réveiller.
— Moi, je vous laisse, j’ai autre chose à faire, notamment la chasse à courre. Ce n’était pas une bonne idée et puis, ouais, elle est jolie, mais y a mieux !
L’homme tourna les talons et repartit par là où il était venu.
— Pas si vite l’artiste, le rattrapa Dame Pimprenelle. Elle le sonda de son regard de lynx. C’est bien ce que je pensais, vous avez une copie conforme. Qu’en avez-vous fait ?
— J’arrive, j’arrive !
Il était bien essoufflé cet homme et semblait tout déconfit d’arriver en retard.
— Désolé, je n’ai pas trouvé de métro pour monter jusqu’ici. C’est qu’il y en a des marches ! J’aurais pu prendre mon tracteur, mais avec le prix du gaz-oil !
Il se pencha sur la princesse et lui baisa les lèvres. Aussitôt, elle ouvrit les yeux et sourit.
— Ben voilà, c’est fait ! Pas de quoi fouetter un chat !