Mes lectures d’été

Bonjour amis d’ici ! 😊

Ne vous y trompez pas ! La photo indique mes livres à lire et non ceux que j’ai lus cet été ! 😂 J’aime bien blaguer !

Ci-dessous ceux que j’ai eu le temps de lire et que j’ai pris plaisir à découvrir, parce que ceux que vous voyez en photo sont les versions papier 😊. Il y a aussi les numériques, vous comprenez pourquoi n’est-ce pas ? La place me manque …

Résumé :

Après le départ inattendu de sa Mémé Léontine qui l’a élevée, Rosie a foncé tête baissée pour se donner un semblant de cadre et de dignité en créant son salon de thé, un havre de paix et de plaisirs sucrés qui lui avait permis de soulager les maux de son enfance. Mais un malencontreux accident la contraint à rester inactive, faisant resurgir angoisses et objets du passé.Une montre à gousset… Une broche… Une lettre…Une seule personne est capable de poser la lumière sur ses souvenirs : Léontine. Sauf que Rosie ne l’a pas vue depuis presque vingt ans !Entourée de ses deux compères farfelus, Mauricette et Fernande, octogénaires au tempérament insolite et bien trempé dans leurs coutumes locales du Nord de la France, Rosie reprend les rênes de son commerce mais surtout de sa vie. Maintenant il est temps de se remuer… La chasse à la Mémé commence…

Un régal ! Les générations se rencontrent et les souvenirs ont la part belle.

Truffées de phrases écrites en Chti, je me suis amusée. Quand Rosie reprend le cours de sa vie, et qu’elle réalise qu’elle est passée à côté de quelque chose d’important, les sentiments se dévoilent.

Un bel hymne à l’amitié fidèle et à l’amour sur fond de pâtisseries sucrées. Les personnages hauts en couleur font souvent sourire et ça fait du bien.

Résumé

Finistère sud, fin 2018.
Lilo, fibromyalgique, a 47 ans lorsqu’elle fait un burn-out. Un grand ras le bol de l’irrespect, de l’incivisme, du tout-pour-soi et de la non-reconnaissance de son statut de malade. Elle craque.
Durant sa convalescence, elle décide d’agir pour changer le monde et se plonge dans une aventure sociale qui va chambouler le sien.
Seulement, des phénomènes surnaturels s’invitent dans sa vie. Elle peut soudain avoir des conversations avec Billy, son axolotl. Et qui sont réellement ses nouveaux amis, Raphaël, Laureen et Alain, avec qui elle communique de façon si spéciale ?
La découverte d’un secret de famille va-t-elle l’aider à comprendre ?

Surprenant et envoutant sont les premiers mots qui me viennent à l’esprit. Surprenant parce que la rencontre avec des personnes qui développent des pouvoirs surnaturels comme la rencontre avec les êtres disparus est un sujet qui ne me laisse pas indifférente, m’intrigue tout en me faisant flipper. Envoutant, parce que j’ai lu cette histoire rapidement avec grand plaisir.

Avouez que discuter avec un Axolotl, ça n’arrive pas tous les jours. Je suis allée découvrir comment est représenté cet animal et j’avoue que m’imaginer parler avec ce poisson a de quoi surprendre. Surtout quand il change de place, donne son avis et discute avec vous.

Les personnages sont très attachants et la cause que défend Lilo est noble. Je vous laisse la découvrir.

Résumé :

Homme d’affaires froid et intransigeant, Martin Hopkins est lassé des femmes vénales qui ne s’intéressent qu’à son image. Après s’être oublié un temps, il aspire à rencontrer sa douce moitié pour construire une vie à deux. Randall, son meilleur ami, lui propose alors de tester sa nouvelle application de rencontres…
Piper Perkins a tout pour être heureuse : job de rêve, parents aimants, amitié solide. Pour être comblée, il faudrait qu’un astéroïde s’écrase sur la tête de son insupportable patron et qu’elle rencontre enfin l’âme sœur. Si elle continue de prier pour une justice divine, elle est prête à se lancer à la recherche de la perle rare. Sur les conseils d’Eva, sa secrétaire et amie, elle s’inscrit sur Blind Dates, un site spécialisé dans les rencontres à l’aveugle.
Que va-t-il se passer quand ces deux caractères forts et explosifs vont se rendre compte que depuis des mois ils conversent avec la personne qu’ils détestent le plus ?
L’amour sera-t-il plus fort que la haine et les préjugés ?

De la romance pure et dure ! Incorrigible romantique, je reviens enfin à mon genre de lectures préférées. Amour toujours !

L’idée géniale de l’auteur est que les protagonistes ne se supportent pas, qu’ils travaillent ensemble, et qu’ils conversent aussi ensemble sur le site sans savoir qui ils sont. Mais comment cela est-il possible ?

À vous de le découvrir et vous ne serez pas déçus, l’imagination de l’auteure n’a pas de limites et j’ai apprécié.

Résumé :

Ce roman aborde ici le sujet de la survivance de l’âme, nous entraînant, au fil des pages, dans une dimension inexplorée où la vie et mort se fondent et se confondent.
Par le jeu de 4 personnalités qui sont reliées, à leur insu, par la loi des réincarnations, nous vivons leur évolution dans un univers où réalité et surnaturel s’entremêlent.
Franck et Hélène mènent une existence tranquille auprès de leur petit garçon jusqu’à ce terrible accident qui fera tout voler en éclats.
Charlie et Marylou vivent une histoire chaotique, mais trouveront la force de tout quitter pour réaliser leur chemin de vie.
Ces 4 vécus aux destins croisés nous interrogent sur les mystères de la vie, sur le libre-arbitre, sur les choix d’évolution et enfin sur notre devenir pour ce que nous appelons l’ultime voyage…

La réincarnation est ici maîtrisée parfaitement par l’auteure qui, je l’ai senti au fil de ma lecture s’est bien documentée sur la question.

Beaucoup d’amour dans ce roman, mais aussi des questionnements sur la vie ou plutôt je peux dire, les vies qui, selon l’auteure, nous sont octroyées. Il ne s’agit pas ici de religion, juste un point de vue sur la réincarnation dont nous sommes les seuls maîtres.

À découvrir avec plaisir pour les adeptes et même si j’ai été quelque peu déroutée par l’histoire et cette présentation, j’ai aimé le sujet abordé avec délicatesse par le biais des protagonistes. L’histoire est aboutie et je félicite l’auteure pour la qualité de sa plume.

Je suis ravie d’avoir partagé ces lectures avec vous et sachez que tous ces romans se trouvent facilement sur toutes les librairies en ligne.

A très vite …

Thriller : Un héritage empoisonné

Chapitre 8

Je souris tout seul dans ma pièce. Tu ne t’es rendu compte de rien. Je suis donc parfait tout comme ton homme. J’avais bien noté comment il était habillé. Je me suis coiffé de la même façon. Quant à sa voix, j’ai toujours eu ce don d’imitation. Tu en riais souvent, tu te souviens ? J’avais oublié de mettre sa montre, tu n’as rien vu. Pas très observatrice pour un médecin légiste ? Je te pardonne.

Je ne fais rien de mal. Je prends ce que je n’ai pas pu avoir et que je n’aurais jamais si je ne force pas le destin. Te rends-tu compte que tu m’as appelé chéri ? J’en ai encore le cœur tout chamboulé.

Tu es au courant qu’avec de l’argent, on peut tout faire. Et du fric, j’en ai ! L’héritage de mes parents, mon boulot qui me rapporte. Alors quand j’ai besoin d’un service, je sais où demander. En général, lorsque j’annonce la somme, j’ai ce que je veux. Des personnes sans scrupules qui ne posent pas de questions du moment qu’ils ont leur blé, il y en a partout.

J’ai toujours été fasciné par les clones. Peut-être en suis-je un ? Je ne le pense pas, mais j’ai tellement désiré ressembler à ton commandant que j’ai réussi. Si je te racontais, tu applaudirais, je suis un génie.

Évidemment, dans notre pays, tout ce que je voulais faire n’existait pas. Mais, comme je me prends un peu pour un Dieu tu as compris pas vrai ? J’y parviens de n’importe quelle manière. Quand mes patients découvrent les résultats, ils font tout pour amasser l’argent et tenter l’expérience.

Je répands le bien autour de moi, je rends heureux les gens, je redonne le sourire à ceux qui se trouvaient les pires défauts, n’est-ce pas merveilleux ?

Évidemment que j’ai testé mon idée sur moi, surtout quand j’ai vu le commandant Faventiny. Devenir comme lui, un bonheur. Pouvoir enfin te serrer dans mes bras, tu t’en rends compte ? Je ne te trompe pas, tu te crois avec lui. Tout le monde s’y retrouve. Il n’en saura jamais rien. De plus, tu ne crains pas grand-chose, je ne peux pas avoir d’enfants. Tu ne seras jamais enceinte de moi. J’ai tout prévu pour que tu ne sois pas malheureuse. Si, par hasard, tu attendais un bébé de lui, pas grave, je l’élèverais. Ne suis-je pas un peu lui ?

J’avoue que l’idée d’enlever le cadavre et de le ramener ici était un mauvais plan qui n’a servi qu’à me faire comprendre que j’étais le meilleur. J’ai compris que j’étais capable de le faire et que personne ne posait de questions. J’ai voulu tester mon visage sur ses collègues. Des gens qui le côtoient quotidiennement. J’ai berné tout son service. Un génie, je te dis !

Aujourd’hui, tu réalises les risques que j’ai pris avec le timing ? Ton commandant était à la cave. J’en ai profité pour arriver devant vous, raconter une histoire de clé que vous avez gobée et le tour était joué.

Je suis revenu ici sans que personne ne se rende compte de la supercherie.

J’adore faire des blagues et je suis très fort.

Maintenant, il est possible que ça agace ton homme avec tes questions, parce que ça va forcément coincer… il ne peut pas être à deux endroits en même temps. Vous allez sans doute vous disputer. Il va se croire fou. Toi, non, je ne le permettrai pas. Et qui sait, peut-être parviendrais-je à prendre sa place définitivement.

Un génie, je te dis !

J’oubliais ! Je suis très à l’aise dans votre maison. Elle m’a appartenu, mais vous pouvez chercher, vous ne découvrirez rien dans les papiers. Je vous l’ai donnée. Cadeau ! pour toi ! C’est pour ça que je la connais parfaitement. J’y ai vécu longtemps. Heureusement, il n’y a plus de voisins pour le raconter. C’est aussi pour cette raison que j’ai choisi de te l’offrir. Aucun risque qu’on te parle de moi.

Quand la police scientifique a débarqué ici, ce que j’ai pu rigoler ! ils ont tourné autour de chez moi sans me trouver.

Enfin, je n’habite pas tous les jours ici. Quand vous bossez, moi c’est pareil. Tu vois, je mène une vie tout à fait normale.

À suivre…

Cupidonetmoi.com

Pour tous ceux qui suivaient cette histoire, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle😂.

Je commence par la bonne… Je suis retenue pour un wordcamp de 45 jours, traduisez que pendant 45 jours je vais bosser pour terminer d’écrire mon roman, le corriger, le réécrire, le peaufiner, bref 45 jours intenses.

La sortie est prévue pour le 3 novembre si tout va bien et que je termine dans les temps. En numérique tout d’abord, version papier ensuite, tout comme Noël à la maison de coeurs blessés qui avait aussi été retenu pour ce travail d’écriture.

Et la mauvaise nouvelle alors ? 😉

C’est que vous ne pourrez plus lire la suite ici… Mais vous pourrez le découvrir en entier, le 3 novembre 😉.

Vous pourrez toujours suivre le thriller Un Héritage empoisonné et le feel good À cause de la clé.

Quelle rentrée !

À très vite …

C’est la rentrée !

Je n’ai pas repris l’école, mais je n’ai pas hésité à aller faire un tour. J’en ai profité pour regarder…

Les clients étaient encore habillés en été…J’ai croisé un panier en osier avec des pompons orange vestige d’une plage.

Les bermudas n’ont pas encore été remisés même si la chemise a remplacé le tee-shirt. Les lunettes de soleil trônaient encore sur la tête.

Pour des plus frileux, le gilet a recouvert les épaules. Les couleurs de l’été sont encore là, le blanc, le rouge, le jaune…

J’avoue… je vis dans le Sud-Ouest😉.

Je suis fan des agendas et j’en ai de toutes les sortes. Voilà le petit nouveau.

Cet agenda écrit par Silent Jill parle de sorcières et de magie, histoire de se reconnecter à tout ce qui nous entoure.

Silent Jill, youtubeuse, a décidé de partager ses connaissances sorcières avec son public.

Je vous avoue que c’est l’agenda qui m’a interpellée…Peut-être est-ce un signe ? 😉

J’aime bien être à contre courant. Pour la rentrée, si je coloriais ?

Pourquoi ai-je craqué pour deux carnets de coloriage ? Allez savoir …

Le jardin secret pour son nom et mes Mondes Rêvés parce que les dessins de maisons, de châteaux, de villages, de pâtisseries et d’animaux m’ont fait rêver comme le titre l’indique 😉.

J’ai suivi mon intuition comme toujours !

Il est évident que je ne pouvais pas colorier avec des feutres de l’année dernière ! C’est inimaginable ! Voici donc mes petits derniers !

36 feutres ! Ils s’ajoutent aux autres, ainsi qu’aux crayons de couleurs…

Je suis parée ! La rentrée peut commencer 😊

Belle rentrée à tous ! J’ai failli mettre la musique de Sheila L’école est finie, quelle blague !

Un p’tit coup de nostalgie pour terminer ?

À très vite …

Me revoilà !

Bonjour bonjour à vous !

1er septembre, je ne sais pas vous, mais à chaque fois, même si je ne fais plus de rentrée scolaire (Ah bon ? 😂) les mêmes parfums viennent me titiller !

C’est un billet de rentrée, très court, juste pour vous saluer et vous prévenir que je suis rentrée et que ce blog reprend vie ! Mes personnages m’attendent, la plume me démange, et mon imagination tourne à plein régime !

Belle journée à vous et à très vite !

En pause !

Bonjour bonjour !

Je pars quelques jours et je sais que vous allez attendre avec impatience la suite du thriller, de la romance et du feel good 😉😊.

J’ai plein d’idées pour la rentrée. Je pars aves des bouquins à lire, je vous ferai un retour. Je pars avec mes crayons et mes cahiers, parce que mon imagination n’est pas en vacances elle ! 😊

Je vous retrouve fin août, peut-être avant 😂 J’aime bien vous faire des blagues 😊.

Prenez soin de vous, attrapez le bonheur avant qu’il ne se sauve, et souriez ! 😊😊😊

A bientôt !

Romance : Cupidonetmoi.com

Chapitre 7

Léonie ne décolérait pas. C’était dimanche. Il était huit heures du matin et elle était déjà debout, alors qu’elle pouvait trainer au lit.

Elle se rappelait encore la peur qu’elle avait eue lorsque la vache s’était approchée d’elle. Le pire, c’est que Léandre comme les deux autres avaient pris un fou rire incontrôlable alors qu’elle tentait désespérément d’ouvrir la porte de la grange. Quand elle avait enfin réussi, elle était partie en courant, comme si elle avait le diable à ses trousses, se tordant les chevilles à qui mieux mieux. Elle avait bien entendu qu’on appelait son nom, mais elle ne s’était pas retournée. Marc l’avait rattrapée avec son véhicule. Il avait ouvert la portière. Mariette était installée à l’arrière. Sans un mot, elle était grimpée à l’avant, les bras croisés, refusant toute discussion. Il l’avait déposée devant chez elle. Elle était rentrée sans un regard vers eux.

Le samedi, Mariette avait tenté de lui reparler de la soirée, mais elle avait vite compris que son amie était en colère et surtout vexée.

La journée s’était déroulée normalement. Les clientes avaient peut-être senti que quelque chose clochait entre les deux coiffeuses, mais discrètes, pour une fois, elles ne firent aucune réflexion.  

Elle était prête de bonne heure un dimanche, ça ne lui ressemblait pas. Elle mettait en route sa cafetière quand un Bip lui signala un message. Elle lut

« Bravo, vous avez réussi votre deuxième rendez-vous. En route pour le troisième ! Cupidonetmoi.com »

Elle jeta son portable sur la table. Sa résolution était prise, il allait voir de quel bois elle se chauffait, le Léandre Castillo. Elle avala son café et rejoignit sa coccinelle verte garée devant chez elle.

Francis Castillo posté devant chez lui la vit arriver dans la cour. Il retint le border collie qui aboyait et tournait autour du véhicule. La jeune femme hésitait à descendre.

—  N’ayez pas peur ! Il n’est pas méchant !

Léonie sortit de sa voiture et tendit la main à Francis. La ressemblance entre le père et le fils la frappa. Après les salutations d’usage, elle demanda si elle pouvait parler à Léandre.

—  Il est encore dans la grange ma p’tite dame. Je vous y conduis.

Elle hésita et il s’en rendit compte.

—  Ne vous tracassez pas ! Vous ne salirez pas vos chaussures.

Elle n’osa pas refuser et le suivit.

Devant la porte, elle l’interrogea.

— Elles sont attachées ?

— Qui ? Les vaches ? Bien sûr, toujours pendant la traite. Ce serait le bazar sinon !

Il rit et ajouta :

— Même Rosalie, si c’est ça qui vous inquiète ! J’ai cru comprendre que vous n’aviez pas fait amie-amie la dernière fois que vous étiez vues ?

Il poussa la porte avant qu’elle ne réponde.

— Léandre ? Quelqu’un pour toi !

Léonie constata qu’effectivement, mise à part l’odeur toujours particulière, la grange était propre. Elle aperçut Léandre, la fourche à la main qui remettait du foin dans les mangeoires de ses bêtes. Affublé de sa sempiternelle combinaison verte, il venait vers elle.

Elle ne le laissa pas parler et attaqua bille en tête.

— Vous allez me foutre la paix avec cette application de rencontres ? Cupidonetmoi.com.

Francis interrogea son fils, surpris.

— Tu es sur un site toi ? Première nouvelle !

Léandre posa sa fourche, s’approcha plus près de Léonie et éluda la question.

— Bonjour quand même ! Je croyais qu’on se tutoyait ?

Puis, il se tourna vers son père.

— C’est une idée complètement débile de Marc de m’avoir inscrit. Je n’y suis pour rien.

Il regarda ensuite Léonie.

— Et pour te répondre, je n’ai rien fait sur cette application pour qu’on se rencontre. Mais si c’est à cause d’elle que j’ai droit à ta visite si tôt un dimanche matin, tu m’en vois ravi ! J’ai terminé. Tu viens prendre le petit déjeuner avec moi ?

Sans attendre, il se déshabilla de sa combinaison, l’accrocha à un porte-manteau et apparut en jeans et chemise ouverte.

Son père passa devant et Léandre invita Léonie à sortir. Francis, discret, les abandonna.

Mais Léonie ne l’entendait pas de cette oreille. Elle stoppa devant sa voiture.

— Non merci, je repars.

— Prends au moins un café ? Un thé ? Un chocolat ?

Il s’était arrêté à côté d’elle et elle eut l’agréable surprise de respirer une odeur de foin et de Giorgio Armani comme l’avait prédit Mariette. Elle rougit.

— Alors ? De plus, le dimanche Christophe passe m’apporter ses viennoiseries toutes chaudes…

Devant son hésitation, il avoua :

— D’accord, je m’excuse pour vendredi soir. Je n’ai pas pensé que tu pouvais avoir peur de ma vache. Elle n’est pas méchante. Mais tu étais drôle et…

— Tu t’es bien moqué de moi ! Même ton père est au courant !

À nouveau, elle vit que Léandre retenait un rire. Il lui prit la main et voulut l’entrainer.

— Juste un petit déjeuner pour me faire pardonner et tu me montreras ton application, mais je ne t’oblige à rien. Les personnes qui entrent chez moi sont toujours les bienvenus et souvent des amis.

Il l’abandonna devant sa voiture et se dirigea vers sa maison.

Ses parents regardaient discrètement par la fenêtre. Francis grommela :

— Il ne va quand même pas la laisser toute seule ? Heureusement que le chien est avec nous. Qui est-ce ? Tu la connais ?

— C’est Léonie, la coiffeuse.

— Ah ! elle rentre chez lui ! Il est aussi tête de mule que sa Rosalie, la porte est restée ouverte, mais il ne l’a pas attendu.

— Bah, il était certain qu’elle allait le suivre.

— Tu le savais qu’il s’était inscrit sur un site de rencontres ?

— Je l’ai appris par hasard. Regarde, elle s’appelle Cupidonetmoi.com.

— C’est quoi ce nom à coucher dehors ? Tu crois que ça va marcher ? Elle a peur des vaches, craint de se salir les chaussures, ça commence bien !

— Francis, on ne s’en mêle pas !

Léandre disposa les chocolatines et les croissants dans une corbeille et invita Léonie à s’approcher du bar comptoir.

 — Ce sera plus sympa ici que sur la grande table. Je te prépare un café, un thé ?

— Un café, ça ira !

Pendant que la machine glougloutait, il demanda :

— Tu me montres le message que tu as reçu ? Peut-être ai-je eu le même !

Effectivement, les mots identiques s’affichaient sur son portable.

— Puisque c’est comme ça, profitons-en pour faire mieux connaissance.

Il servit le café dans les mugs.

— Choisis ! Croissant, chocolatines ?

Il croqua à pleines dents dans un croissant, elle saisit le deuxième.

— J’ai bien compris Léonie que tu n’aimais pas trop les agriculteurs, mais ça ne nous empêche pas d’être amis. Cette application aura au moins réussi ça.

— Tu as raison.

— De toute façon, nous allons être amenés à nous revoir pour la journée découvertes, autant bien nous entendre.

Il tendit la main.

— Tope là ! Amis ?

— Amis ! Peut-être pourrions-nous nous désinscrire de l’application aussi ?

— Faisons ça !

Ils saisirent leur portable.

Impossible de vous déconnecter. Le programme n’est pas terminé tant que je n’ai pas réussi ma mission. Vous n’êtes pas en couple.

À suivre…

Thriller : Un héritage empoisonné

Chapitre 7

Je ne t’ai jamais voulu de mal Coralie, bien au contraire. D’ailleurs, je t’ai perdu de vue pendant un certain temps. Je ne t’ai jamais oubliée et j’ai toujours pensé que nous nous retrouverions un jour.

Pourquoi a-t-il fallu que tu tombes amoureuse de ce commandant ? J’ai bien compris que tu en pinçais pour lui dès que vous vous êtes rencontrés. Figure-toi que je n’étais pas loin, ce jour-là. Un pur hasard, je te le promets. Tu allais t’installer à une terrasse pour boire un café, tu étais avec tes collègues. D’ailleurs, Sophia Clarky a toujours été proche de toi pendant nos études.

Je disais donc, tu allais t’assoir à une terrasse, stupéfait, je t’avais reconnue et j’allais t’aborder quand il est arrivé. Je suis resté en retrait et je me suis rendu compte immédiatement de votre coup de foudre réciproque.

L’accident avec les tirs qui fusaient de partout, tu te rappelles ? Le commandant était sur les lieux. Il a fait évacuer tout le monde. J’ai été bousculé. J’ai tenté de te protéger, mais il l’a fait à ma place. Un mouvement de foule nous a séparés. Tu as disparu de mon champ de vision. J’ai eu le temps de capter l’instant où vos yeux se sont accrochés.

Du coup, j’ai fait des recherches sur lui. Je voulais être certain qu’il était bien pour toi et qu’il ne te ferait pas souffrir.

Rien à dire. Il est beau gosse et parfait. Aucune maîtresse, pas d’enfants, rien. À croire qu’il t’attendait tout comme toi.

Je ne lui ressemblerai jamais…

****

Finalement, Coralie et le commandant avaient décidé de la pendre quand même cette crémaillère. Ils n’avaient invité que leurs collègues respectifs comme prévu.

Hugo Cortilla avait un faible pour Sophia Clarky. Il espérait que pour une fois, elle le regarderait autrement que comme un flic. Il était plus âgé qu’elle, mais elle le faisait complètement craquer. Esteban se moquait de lui. Il y avait belle lurette qu’il lui aurait parlé s’il avait été à sa place.

— Voilà tes hommes Dany ! ils arrivent ensemble évidemment.

Faventiny sortit sur le perron pour les accueillir. Il siffla d’admiration devant la voiture d’Esteban.

Hugo s’extirpa du véhicule. La portière grinça quand il la referma.

— C’est une antique 2 CV ! Celle de James Bond quand même ! avec les impacts de balle !

— Sérieux ! elle est vraiment à toi ?

Daniel en faisait le tour en l’admirant

— Mais oui ! je suis fan de ces bagnoles.

— Ça coûte une blinde ces engins-là !

— Je n’en ai qu’une !

Hugo et le commandant rirent de bon cœur.

— Ah ! je comprends mieux pourquoi tu n’as jamais de pièces pour la machine à café !

— Oh ça va ! je vous rembourserai !

Celle des filles se pointait au bout du chemin. Esteban en profita pour se moquer à son tour de son coéquipier.

— Voilà ta dulcinée Hugo !

Faventiny surpris demanda :

— Tu en pinces pour la rouquine ? Je ne m’étais rendu compte de rien. Et ça marche ?

Hugo haussa les épaules.

Coralie descendait le perron afin d’accueillir ses collègues et amis.

— Le cliché ! une voiture avec l’impact des balles !

Vincenzo serrait les mains des policiers et embrassa Coralie.

— Elle est à qui ? demanda Sophia s’approchant à son tour des deux hommes.

— Pas à Hugo ! répondit Esteban.

La rouquine se tourna vers lui.

— Salut toi ! Je m’en doutais un peu ! un peu jeune pour toi non ?

Et vlan prends-toi toi ça dans les dents ! ça commençait mal ! Lui rappeler qu’il était plus vieux qu’elle n’arrangeait pas ses affaires. Mais le commandant passa les bras autour des épaules de son collègue et répliqua :

— Il a de la bouteille certes, mais c’est un gentil nounours.

Sophia se mit à rire.

— Je te taquinais !

Elle ouvrit le coffre de sa voiture et en sortit un cadeau volumineux. Coralie s’exclama :

— Vous êtes fous tous les deux ! Je vous avais dit que ce n’était pas la peine.

— Nous avons eu la chance de trouver exactement ce que nous voulions, dans les tons de ton entrée. Heureusement que tu nous as gentiment laissé les clés pour découvrir ta déco.

— D’ailleurs commandant, c’est de la veine que vous étiez partis quand nous sommes arrivés. Si vous aviez entendu du bruit, vous auriez pu nous tirer dessus.

— Allez ! rentrons ! il fait quand même meilleur à l’intérieur.

Coralie entraînait Sophia avec elle. Hugo et Esteban lui emboitèrent le pas.

Daniel retint par le bras Vincenzo.

— Que voulez-vous dire ?

— Ben oui, dans la semaine, Coralie nous a permis de venir voir votre baraque. Nous n’avions pas trouvé d’idée pour le cadeau. Nous vous avons croisé sur le chemin. Vous ne vous rappelez pas ? Vous aviez même oublié d’éteindre la musique, elle y était encore quand nous sommes entrés. Vous aimez le jazz vous ? Je n’aurais pas cru.

— Attendez… je ne comprends rien à ce que vous me racontez. Je ne vous ai pas vu cette semaine.

— D’accord, je ne dirais rien à votre femme si c’est ça qui vous tracasse !

Le commandant commençait sérieusement à s’énerver.

— Il n’est pas question de cacher quoique ce soit à Coralie. Je vous répète que je ne vous ai pas croisés et pour votre gouverne, sachez que je n’ai pas le temps d’écouter de la musique.

— Vous n’avez pas une enceinte ou un truc comme ça ?

— Vous me parlez chinois là ! qu’est-ce que j’en ai à foutre de ces trucs connectés. J’ai une tête à ça ?

— Il y avait une odeur de café dans la maison…

Coralie les appelait.

— Les garçons, vous arrivez ?

— Pas un mot à ma femme ! compris ?

Vincenzo lui fit un clin d’œil.

— Non, imbécile, ce n’est pas ce que vous croyez.

 J’adore jouer et prendre des risques. Je sens que je vais bien m’amuser. À moi de savoir saisir les bons moments…

Ils étaient installés dans le salon et Coralie déballait le cadeau offert par ses collègues. Elle dévoila un superbe miroir qui allait rapidement trouver sa place dans l’entrée comme prévu.

Sophia ne cessait de jacasser.

— Nous avons pensé que ça serait chouette quand vous arrivez de vous regarder immédiatement dans la glace.

— Surtout toi Daniel ! gloussa Coralie.

— Ah Commandant, vous êtes coquet ?

Esteban oscillait entre le tu et le vous et son chef lui en fit la remarque.

— Tu choisis une bonne fois pour toutes. Je t’ai déjà dit que tu pouvais me tutoyer. Je vais chercher les bouteilles. J’ai trouvé une superbe cave figurez-vous. Tu m’accompagnes Hugo ?

— Moi aussi, je viens.

Coralie resta avec Sophia et Vincenzo.

— Effectivement, les anciens propriétaires devaient apprécier le bon vin. Daniel s’est régalé à lire les étiquettes.

D’ailleurs il revenait déjà, seul.

— Tu as abandonné tes collègues ?

— J’y retourne. J’avais oublié la clé.

— Il en faut une pour ouvrir la cave ? demanda Sophia.

— Sais-tu où elle est chéri?

Coralie le regardait en souriant.

— Bien sûr ! dans le tiroir de la cuisine. J’y vais.

Pendant qu’il disparaissait, Coralie murmura.

— Il est beau quand même !

— Arrête ! Tu vas me faire envie.

— Tu devrais t’intéresser à Hugo, tu ne vois pas qu’il est amoureux de toi ?

Coralie taquinait son amie. Les trois hommes revenaient. Sophia remarqua.

— Vous avez fait vite commandant !

À suivre…